Alain YVER

Alain YVER

16 HORSEPOWER

16 HORSEPOWER







leur site
http://www.16horsepower.com/

site de fans
http://www.16horsepower.net/

http://www.youtube.com/watch?v=f-vpAn15-vE

http://www.youtube.com/watch?v=7DMCzSmkeHE

http://www.dailymotion.com/video/xanmpv_noir-desir-16-horsepower-the-partis_music

http://www.amazon.fr/Secret-South-16-Horsepower/dp/B00004RCC1

http://www.guitariste.com/forums/groupe-artiste,16-horsepower,431480.html

paroles en français
http://memesprit.fr/tag/sixteen-horsepower/





16 Horsepower
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

16 Horsepower est un groupe de rock américain fondé en 1992 par David Eugene Edwards et Pascal Humbert. Basé à Denver, dans le Colorado, il est à ce titre un groupe éminent du Denver Sound. Son rock sombre est influencé par des artistes aussi différents que John Fogerty, The Gun Club, Violent Femmes ou Joy Division[1] et par des styles très variés, notamment les mélodies folk des Appalaches, le bluegrass, le gospel du sud des États-Unis et le folk européen. La musique de 16 Horsepower est aussi associée à l'Americana et à l'Alternative country. Le groupe s'est séparé en 2005.

Histoire du groupe

16 Horsepower est composé de l'Américain David Eugene Edwards et des Français Pascal Humbert et Jean-Yves Tola[2] (respectivement anciens bassiste et batteur des Passion Fodder). Humbert et Tola possèdent un héritage français très riche qui ressort dans certains morceaux. Le grand-père d'Edwards était un pasteur nazaréen[3], et en le suivant il se frotta à tous types de musique Gospel. Cette expérience enrichit son écriture ainsi que sa composition musicale, donnant au groupe son particulier. Dans beaucoup de morceaux du répertoire du groupe, on retrouve une forte imagerie chrétienne, en particulier celle sur la capacité rédemptive de Jésus-Christ[2].

On peut aussi trouver une légère ressemblance artistique entre 16 Horsepower et Noir Désir. Bertrand Cantat apparaît d'ailleurs sur deux titres du groupe, Fire Spirit (reprise du Gun Club, sur l'album Low Estate, ainsi que sur le live Hoarse) et The Partisan (reprise de Leonard Cohen, sur l'album Low Estate), et 16 Horsepower assure la première partie de Noir Désir lors de la tournée de ces derniers pour l'album 666.667 Club.

Le groupe se sépare en avril 2005. David Eugene Edwards continue avec Woven Hand, renommé Wovenhand, projet solo parallèle au groupe, sous le nom duquel il a déjà sorti quatre albums avant la séparation de 16 Horsepower. De leur côté, Pascal Humbert et Jean-Yves Tola jouent sous le nom de Lilium, projet parallèle lui aussi amorcé alors que 16 Horsepower était encore en activité. Pascal Humbert fait de temps à autres des apparitions scéniques avec Wovenhand.

Discographie

    * 1995 : 16 Horsepower (EP)
 
    * 1996 : Sackcloth 'n' Ashes
http://memesprit.fr/2012/04/la-chanson-de-la-semaine-haw-16-horsepower/

Ne suis-je que le jouet du destin ? J’avais prévu de vous parler d’une autre chanson cette semaine, mais comme pour bien vous la présenter il me fallait au préalable vous faire découvrir la musique de 16 Horsepower, l’article commençait à devenir un peu trop lourd à mon goût ; et comme pour réfléchir à la façon de vous présenter 16 Horsepower j’ai réécouté leur premier single, première chanson que j’ai entendue d’eux et qui m’en a fait tout de suite tomber amoureux, l’évidence m’est apparue : je vous parlerai de cette autre chanson la semaine prochaine, la Chanson de CETTE semaine, c’est Haw !

Haw a été publiée en 1996 sur l’album Sackcloth’n'Ashes, et est parfaitement représentative du style de 16 Horsepower : mélange d’instruments traditionnels qui contribuent à produire un son folk voire country, réminiscence d’un western fantasmé, et d’une énergie purement rock, dans la lignée du Gun Club la musique de 16 Horsepower est en outre accompagnée de la voix très particulière du chanteur David Eugene Edwards, qui signe des textes sombres et enfiévrés. Sur Haw, la basse rythme une cavalcade effrénée tandis que les notes liquides de la slide guitar livrent un ténébreux duel contre les décharges réverbérées de la guitare saturée, créant en quelques mesures une atmosphère de western sombre unique en son genre ; la vidéo réussit assez bien à traduire en images cet envoûtant far-west gothique, qui m’emporte à tous les coups. Je vous laisse la découvrir maintenant, et je reviens ensuite avec une tentative de traduction maison du texte original.




Sackcloth 'n' Ashes
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Albums par 16 Horsepower

Sackcloth 'n' Ashes est le premier véritable album de 16 Horsepower sorti le 6 février 1996[1] sur le label A&M Records.

Historique

Cet album de rock alternatif fortement inspiré de musique country et de rock gothique, mais aussi influencé des albums de Violent Femmes ou de The Gun Club[2], a été composé par David Eugene Edwards et les membres du groupe. Ce style sera à la base de toutes productions ultérieures d'Edwards avec 16 Horsepower et sa formation ultérieure Wovenhand. Très en contact dans son enfance avec le milieu religieux — son grand-père était un pasteur nazaréen et sa grand-mère l'emmenait fréquemment assister aux veillées funéraires — David Eugene Edwards retranscrit dans cet album certaines de ces influences tant morbides que prédicatrices en les incluant dans la musique country et l'univers du XIXe siècle américain[1].

Le titre de l'album Sackcloth and Ashes (« Le Sac et la Cendre » et au figuratif, « être contrit ») fait référence à la Bible et plus particulièrement au livre de Daniel (9,3) (ainsi qu'à l'évangile selon Matthieu (11,20) et au Livre d'Esther (4,1) et à l'Évangile selon Luc (10,13)).

Notes et références

   1. Å™ a et b (en) Critique de Sackcloth 'n' Ashes [archive] dans CMJ New Musics no 30, février 1996, p.18 et 42.
   2. Å™ (en) Recalling the overlooked life of Jeffrey Lee Pierce [archive] par Chris Morris dans Billboard magazine du 20 avril 1996, p.73.




   
    * 1997 : Low Estate

  Label :     A&M
 Sortie :    mercredi 22 avril 1998
 Format :  Album / CD   
        
Deux ans après leur surprenant premier album, les 16 Horsepower nous livrent leur second opus: "Low Estate". Dès la première écoute, on se rend forcément compte que le groupe a, ici, privilégié l'éléctricité et l'énergie; même s'ils n'ont pas oublié d'inclure quelques morceaux calmes et mélancoliques s'inscrivant dans la plus parfaite continuité de "Sackcloth 'n' Ashes" ("Low Estate", "The Denver Grab" ou "Pure Clob Road").
Si les guitares électriques occupent une place importante dans cet album, on y trouve encore (et fort heureusement) des banjos ("Brimstone Rock", "Phyllis Ruth"), ou des accordéons ("Low Estate" ou "Pure Clob Road"); c'est-à-dire tout ce qui faisait le charme de 16 Horsepower dans "Sackcloth 'n' Ashes".
L'album s'ouvre avec "Brimstone Rock", et avec ce premier titre toutes les sensations éprouvées lors de l'écoute du premier album remontent à la surface: tous les sentiments de mélancolie voire même d'affliction vous saisissent, le tout transcendé par l'énergie déployée par les guitares électriques.
Certains titres s'imposent à l'auditeur comme étant remplis d'une noirceur vénéneuse (comme "Pure Clob Road"). Cependant, 16 Horsepower arrive à surprendre; notamment avec les siamois et terriblement efficaces "For Heaven's Sake" et "Sac of Religion". Ces deux morceaux font la part belle aux guitares électriques avec une fougue et une énergie contrôlées. Le résultat est magnifique, et David Eugene Edwards se permet même de lâcher quelques cris bestiaux sur "Sac of Religion".
Ainsi, sur "Low Estate", le groupe mêle toutes ses influences permettant au disque de posséder une atmosphère que seuls les 16 Horsepower semblent capables d'insuffler au rock.
"Low Estate" sera réédité plus tard avec trois titres supplémentaires, dont deux accompagnés par B. Cantat (la reprise incendiaire du Gun Club "Fire Spirit", et une version vraiment splendide de "The Partisan").
Bref, les 16 Horsepower réussissent un véritable tour de force avec leur deuxième album, en pratiquant un rock unique et reconnaissant parmi tant d'autres.

                                                                                                                     par X_Jpbowersock


    * 2000 : Secret South
http://www.chronicart.com/musique/chronique.php?id=1341

Voir notre entretien avec le groupe dans Le Mag.
16 Horsepower sur scène est un moment de joie dont on se remet difficilement. Pour les traquer : surveillez leur site perso

Ca commence avec Clogger, un brûlot revanchard tel qu'on les aime chez 16 Horsepower : lacérant, rock et sec comme un coup de trique. Puis on se rend ensuite compte que ce n'est qu'un baroud (ou un bras) d'honneur à la Good night ladies du Lou Reed de Transformer. Car vite, le tempo baisse et le grand œuvre opère. Moins mystique et tranchant que son sublime prédécesseur Low estate, Secret south débarque en effet pour nous filer un sale coup de cafard. Exit la rage contenue qui explosait parfois comme un trop-plein de rancœur. Elle est aujourd'hui diffuse, délayée dans cette longue parade fière et résignée.

En clair, Le Fire Spirit est toujours présent mais sous forme de braises sur lesquelles Edwards et sa bande soufflent doucereusement pour les garder ardentes. La douleur suinte en effet de chacune des merveilles de Secret south. Mais pas de panique ce pseudo-renoncement est en fait une victoire, et si les morceaux défilent comme des bêtes que l'on mène aux abattoirs survient la révélation. 16 Horsepower que l'on savait bon groupe en est devenu un grand. Un groupe qui s'avance : seul au monde, les bras en croix, en loser magnifique ; et qui dit non, en l'assumant et le clamant avec classe. Un groupe qui fait baisser les yeux devant tant de beauté vénéneuse, de gravité sentencieuse ou de désespoir lyrique (cf. la litanie sudiste Silver saddle). Ce n'est pas un parti pris artistique -mais un fondamental à prendre ou à laisser.

Ecouter Cinder alley et l'un des sommets de l’album, Poor mouth (pour ces entrelacs mélodiques au fer rouge), suffisent à s'en convaincre. Ces complaintes contre le vent mauvais ou les courants mortels sont habitées de bout en bout, et nous descendent au troisième sous-sol pour nous y maintenir la main au collet. Ailleurs, d'autres nasses nous immobilisent. Car Secret south, en faisant fi d’un country rock désabusé qui cocufie le père Ingalls de la Petite Maison dans la prairie et déroule le tapis rouge à Hank Williams, impose ses ballades ensorcelantes aux envoûtements revêches, proches de ceux de PJ Harvey ou Nick Cave. C'est d'ailleurs ce qui frappe, on connaissait les accointances françaises d'Edwards (dans le groupe même et avec Théo Akola ou Bertrand Cantat) mais certainement pas une telle communion avec l'esprit du magnifique loup (des steppes ?) des Bad Seeds. Solide sur ses jambes mais chétif dans sa tête, Secret south sous des dehors spartiates (instrumentation classique colorée par bandonéon, banjo et violon) est certainement le chef-d'œuvre de 16 Horsepower, dont l'addiction tient dans le lancinant extatique et tellurique d'Eugene Edwards (grâce à son chant de procession inouï). Et comme la chanson de Ferrer, ce Sud secret s'inscrit, lui aussi, dans l'éternité -plus d'un million d'années…

                                                                                                                           William Salama

  Secret South
  Label :     Glitterhouse
 Sortie :    jeudi 13 avril 2000
 Format :  Album / CD  Vinyle   
        
                
Après deux albums surprenants et passionants, les 16 Horsepower nous reviennent en 2000 avec l'ambitieux Secret South, dont le but est de confirmer définitivement la crédibilité de ce groupe ayant alors déjà collaboré avec Gordon Gano (Violent Femmes), John Parish ou encore Bertrand Cantat.
Et sur ce troisième album, force est de constater que les compositions sont toujours aussi belles ("Poor Mouth" ou "Burning Bush"). De plus, Secret South compte parmi ses onze morceaux quelques titres vraiment excellents. Ainsi, "Clogger", qui a la lourde tâche d'ouvrir l'album avec sa ligne de basse lourde et imposante, impressionne dès la première écoute, et ce, grâce à un sens de la dynamique indéniable. "Clogger" n'est pas le seul moment fort de Secret South. Des titres comme "Burning Bush", le très beau "Poor Mouth" ou encore le passionnant "Splinters" s'affirment être des morceaux dignes du plus grand intérêt. A noter également la reprise du chant (devenu traditionnel), "Wayfaring Stranger" -également repris par Johnny Cash ou par les très psychédéliques HP Lovecraft entre autres- qui est joué au banjo et qui apparaît ici magnifiquement dépouillée de tout artifice.
Cependant, Secret South n'arrive pas à atteindre le niveau atteint par ses prédecesseurs. En effet, si les compositions et les textes en eux-mêmes sont toujours très bons, les 16 Horsepower sont sur cet album moins intimistes, et cela nuit à la qualité de Secret South. Le son développé ici est bien tros gros et l'on arrive parfois à en regretter les ambiances mélancoliques et intimes créées sur les albums précédents. Ainisi, "Cinder Alley" ne parvient pas à toucher réellement l'auditeur, même si ce titre n'est un mauvais morceau en lui-même. De même, à l'écoute du pourtant très agréable "Praying Arm Lane", on se surprend à penser qu'il manque un petit quelque chose pour que cette composition soit réellement excellente, ou pire, qu'il y a du superflu dans ce titre.
Le problème de Secret South est là: cet album apparaît moins personnel que les précédents opus de 16 Horsepower. Il se termine donc sur des titres qui n'ont malheureusement rien d'exceptionnel. La ballade au piano "Just Like Birds" ne passionne pas plus que ça, la reprise de Bob Dylan "Nobody 'Cept You" est sympa et "Straw Foot" réussit néanmoins à susciter de nouveau l'intérêt de l'auditeur grâce à un minimalisme certain et attirant.

Si Secret South est loin d'être mauvais, on se demande pourtant régulièrement (et malheureusement) où sont passées ces ambiances mélancoliques et intimistes qui faisaient le charme des deux premiers albums de Sixteen Horsepower. Il était vraisemblablement difficile de composer un album capable de succéder à Sackcloth 'n' Ashes et Low Estate.

                                                                                                                        par X_Jpbowersock



    * 2001 : Nobody 'Cept You (EP)
   
    * 2001 : Hoarse (live)
  Label :     Glitterhouse
 Sortie :    mardi 06 mars 2001
 Format :  Live / CD  Vinyle   
        
En guise de quatrième album, les 16 Horsepower nous livrent un superbe album live, qui ne comprend aucun titre de leur précédent opus, Secret South, puisqu'il s'agit dune collection de titres joués en live durant leurs tournée en 1998.
En choisissant les titres présents sur cet album, force est de constater qu'aucun risque n'a été pris. Quasiment aucun des "classiques" de 16 Horsepower ne manque à l'appel: de "American Wheeze" à "Horse Head" en passant par "Black Soul Choir" ou "Low Estate". Les morceaux les plus emblématiques de leur musique nous sont donc ici proposés. Ce live permet tout simplement de prendre conscience que 16HP est également un grand groupe de scène envoûtant et intrigant. Si les versions présentées ne sont pas radicalement différentes des versions studio, elles n'en demeurent pas moins excellentes et s'affirment comme étant définitivement enchanteresses ("Horse Head", "Low Estate" ou le ténébreux "American Wheeze"), ou dotées d'une énergie et d'une intensité renversantes ("For Heaven's Sake", "South Pennsylvania Waltz" ou "Brimstone Rock").
En plus ce ces quelques titres, Hoarse comprend trois reprises; à savoir: le génialissime "Bad Moon Risin'" de Creedence Clearwater Revival, le puissant "Fire Spirit" du Gun Club (enregistré au Bataclan avec la présence de Bertrand Cantat au chant, voire aux cris) et le splendide "Day Of The Lords" de Joy Division.

En 11 titres, les 16 Horsepower nous démontrent leur efficacité sur scène, et nous permettent d'entrevoir véritablement la richesse de leur univers et de susciter, chez leur public, toujours plus de fascination. Bien sûr cet album ravit (et ravira) les inconditionnels de 16HP, mais il permet (et permettra) sûrement au groupe de se faire une belle réputation auprès des néophytes grâce à la qualité de la prestation offerte ici.
Superbe!

    * 2002 : Folklore
    * 2003 : Olden (trois sessions live)
    * 2008 : Live March 2001 (2 CD en live)
    * 2011 : Yours Truly (compilation)

Vidéographie

    * 2005 : 16HP DVD
    * 2006 : Live DVD


   1. Å™ (en) Recalling the overlooked life of Jeffrey Lee Pierce [archive] par Chris Morris dans Billboard magazine du 20 avril 1996, p.73.
   2. Å™ a et b L'Homme qui prechait à l'oreille des chevaux [archive] dans L'Humanité du 7 avril 2000.
   3. Å™ (en) Critique de Sackcloth 'n' Ashes [archive] dans CMJ New Musics no 30, février 1996, p.18 et 42.






Amazon.fr

Les 16 Horsepower chantent le coeur de l'Amérique profonde : un endroit parfois effrayant mais intensément spirituel, pétri de culpabilité et de morale. Le chanteur David Eugene Edwards allait au rodéo lorsqu'il était enfant, ses parents élèvent des chevaux dans le Colorado. L'americana, pour lui, ce n'est pas une tranche d'exotisme bon marché. À bien écouter ses chansons les plus traditionnelles comme "Wayfaring Stranger", on peut penser que la découverte d'influences comme Jeffrey Lee Pierce (Gun Club) lui a permis de remonter jusqu'aux maîtres que sont Robert Johnson ou la Carter Family. Sa voix habitée, les reverbs amples, les thèmes qui semblent empruntés à l'écrivain Cormac McCarthy se mêlent et créent une sorte de country blues gothique bien éloignée des clichés fadasses croisés d'habitude dans le rock chrétien. --Hubert Deshouse


Critique

Rock Du Terroir - Du changement dans la continuité pour Sixteen Horsepower (définitivement la révélation rock de la fin des années 90) qui passe d'une major à un indépendant et qui produit lui-même son nouvel album. Un album riche en images fortes, en sonorités pesantes et mélancoliques (son titre résume bien l'ensemble). La grosse artillerie rock, parfois présente dans les deux albums précédents, se fait plus nuancée. Pas de batterie coup de poing, mais des émotions livrées à l'état brut, avec toujours au centre de ces grandes manoeuvres une volubilité instrumentale assez fascinante et la voix incroyable de David Eugene Edwards, clamant, récitant ou hurlant des textes d'une profondeur inégalée en ces jours de disette créatrice. Ainsi, on pense pas mal à l'album Hallowed Ground de Violent Femmes, pour cet équilibre fragile mais toujours maîtrisé entre le rugueux et le liquoreux, entre le religieux et la provocation, entre l'hommage et la révolution artistique. Définitivement hors des sentiers battus et rabattus empruntés par les populaces FMisantes, Sixteen Horsepower s'impose d'album en album comme une valeur sûre et incontournable, aussi bien sur disque que sur scène. Respect.









Bertrand Cantat :
Une nouvelle aventure avec une vieille connaissance...

News publiée Le Mercredi 16 Mars 2011 à 18:29

Fin novembre 2010, l'histoire du rock français sent un de ses piliers s'effondrer sous elle : on espérait un nouveau chapitre de la saga Noir Désir, après la remise en liberté de Bertrand Cantat en 2007 et le retour en studio du chanteur avec ses acolytes, on a eu un épilogue brutal. Le 29, Serge Teyssot-Gay annonce son départ, motivé dans des termes énigmatiques et délétères, du groupe girondin. Dans la foulée, ceux qui restent se résignent, par la voix de Denis Barthe, à jeter l'éponge : Noir Désir, c'est fini.
Depuis, chacun des anciens compères lost in the see se consacre à ses projets personnels, une habitude déjà largement adoptée durant les années de hiatus du groupe.

Serge Teyssot-Gay est reparu pour s'expliquer et pour promouvoir son projet Zone libre. Quant à Bertrand Cantat, après avoir offert sa voix et un titre au slammeur Souleymane Diamanka, également partie prenant de deux albums prévisiblement chiqués (un hommage collectif à Bashung, un album de collaborations de Brigitte Fontaine), il semble parti pour reprendre le collier avec un nouvau groupe ! C'est en effet l'information délivrée ce mercredi à Musique Info par Olivier Caillart, patron du label Barclay, maison (anciennement) de Noir Dez' et (toujours) de Bertrand Cantat.

Olivier Caillart révèle que Cantat s'est rapproché d'une vieille connaissance, Pascal Humbert, du groupe 16 Horsepower, auprès duquel il était intervenu en 1997 pour l'album Low Estate : "Bertrand a pour idée de travailler avec un Français qui vivait aux Etats-Unis et qui est rentré en France, Pascal Humbert, qui jouait précédemment dans 16 Horsepower." On retrouve dans cette association le même schéma que lors du retour à la musique de Cantat : ce sont notamment ses amis d'Eiffel qui lui avaient remis le pied à l'étrier...

Dissout en 2005 après plus de dix années d'existence, 16 Horsepower, groupe de rock américain emblématique du Denver Sound et caractérisé par l'atmosphère sombre qui parcourait ses différents styles, avait invité Bertrand Cantat pour deux reprises de l'album Low Estate : Fire Spirit, une reprise de The Gun Club (groupe au frontman duquel Noir Désir rendit hommage avec la chanson Song for JLP [Jeffrey Lee Pierce] sur l'album 666.667 Club), et The Partisan, une reprise de Leonard Cohen. Les retrouvailles de Cantat et Humbert s'annoncent intéressantes...

Mais avant que celles-ci accouchent d'une quelconque production, on découvrira Bertrand Cantat en duo avec Brigitte Fontaine pour une relecture de Les Vergers, et dans sa reprise du Aucun Express de Bashung, titre d'ouverture de l'album hommage au défunt rockeur, TELS, à paraître le 26 avril. Tracklisting et intervenants :

1. Aucun express, Noir Désir
2. J'passe pour une caravane, Gaétan Roussel
3. Madame rêve, -M-
4. Ma petite entreprise, Benjamin Biolay
5. Je fume pour oublier que tu bois, Keren Ann
6. Angora, Vanessa Paradis
7. Volutes, Stephan Eicher
8. 2043, Dionysos
9. Alcaline, Christophe
10. Gaby oh Gaby, BB Brunes
11. Osez Joséphine, Miossec
12. Apiculteur, Raphael







Best of et B Sides pour 16 Horsepower

http://www.pinkushion.com/Best-of-et-B-Sides-pour-16

mardi 26 juillet 2011, par Paul-Ramone

Repoussé depuis janvier, Glitterhouse sortira finalement le 5 septembre prochain la compilation Yours Truly , célébrant la musique de feu 16 Horsepower. Le premier CD est un best of classique compilé à partir des morceaux préférés des fans, ces derniers ayant été sollicités sur le net. Le second CD comprend une douzaine de B-Sides et de raretés, les détails sont ci-dessous.

16 Horsepower - Yours Truly (Glitterhouse/Differ-ant)

Tracklisting :
CD 1 : Best of :

1) Black Soul Choir (1996, Sackloth’n’Ashes)
2) American Wheeze (1996, Sackloth’n’Ashes)
3) Splinters (2000, Secret South)
4) Haw (1995, EP Sixteen Horsepower)
5) For Heaven’s Sake (1998, Low Estate)
6) Clogger (2000, Secret South)
7) Hutterite Mile (2002, Folklore)
8.) Poor Mouth (2000, Secret South)
9) Cinder Alley (2000, Secret South)
10) Low Estate (1998, Low Estate)
11) I Seen What I Saw (1996, Sackloth’n’Ashes)
12) Strawfoot (2000, Secret South)

CD 2 : B-sides & Rarities :

1) Phyllis Ruth (b-side from Heel on the Shovel CD-Si 1995, deleted)
2) Flowers In My Heart (b-side from Heel on the Shovel CD-Si 1995, deleted)
3) Dead Run (b-side from Heel On The Shovel CD-Si 1995, deleted)
4) American Wheeze (Radio session recording from1995, originally appeared on V/A - Radio Asylum Vol. 1, deleted,)
5) Black Soul Choir (Radio session recording, 1996, originally appeared on V/A - Beat Up Bosnia, deleted)
6) Bad Moon Rising (b-side from For Heaven’s Sake CD-Si 1997, deleted)
7) Worry (b-side from For Heaven’s Sake CD-Si 1997, deleted)
8) The Partisan (A-side of the French CD-Single “The Partisan” 1998, deleted)
9) Fire Spirit (b-side from The Partisan CD-Si 1998, deleted)
10) Cinder Alley (previously unreleased demo version from 1999)
11) Poor Mouth (previously unreleased demo version from 1999)
12) Clogger (Remix from Clogger CD-Si 2000, deleted)
13) De-railed (b-side from Splinters CD-Si 2001, deleted)
















   


04/10/2012
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