Alain YVER

Alain YVER

AGNES MARTIN

AGNES MARTIN






//studiocleo.com/gallerie/martin/martin.html

//www.youtube.com/watch?v=_-JfYjmo5OA

//www.artnet.com/artists/agnes-martin/



Agnès Martin

Agnès Martin (22 mars 1912 - 16 décembre 2004) est un peintre canado-américain, souvent considérée comme minimaliste, bien qu'elle se considère elle même comme expressionniste abstraite.
Biographie
Agnès Martin est née en 1912 à Makline (Saskatchewan), au Canada. Elle passe son enfance à Vancouver et s'installe, en 1931, aux États-Unis. Elle y entreprend des études universitaires et enseigne, à partir de 1937, un peu partout dans le pays. En 1940, elle est à New York, passe des diplômes à l'université Columbia, enseigne à Harlem, puis dans l'Oregon. À la fin des années 1940, elle est à Albuquerque, où elle fréquente l'Université du Nouveau-Mexique. En 1950 elle obtient la nationalité américaine.
1958 : Première exposition personnelle à la Betty Parsons Gallery.
1967 : Retour au Nouveau Mexique. Installation à Taos, puis s'arrête de peindre pendant 7 ans.
1975 : Elle retourne à la peinture en s'associant avec la Pace Gallery de New York.
1997 : Elle reçoit le lion d'or de la biennale de Venise
En 1999, elle est classée parmi les dix meilleurs artistes vivants par le mensuel Arts News Magazine.
Son œuvre
La majeure partie de son travail se compose de grilles carrées. Bien que minimaliste dans la forme, ces peintures s'écartent de l'intellectualisme, fréquent dans les démarches minimalistes, au profit d'une approche personnelle et spirituelle.
En raison de la dimension spirituelle supplémentaire de son travail, elle a préféré être classifiée en tant qu'expressionnisme abstrait. Ses compositions utilisaient essentiellement le noir, blanc, et le brun avant son arrivée au Nouveau-Mexique. Ensuite elles ont évolué par l'emploi de teintes légères, changeantes selon la lumière.
Agnés Martin oblige le spectateur à s'approcher de son œuvre pour la percevoir, en cela elle intègre dans ses compositions l'attitude en mouvement du spectateur, et l'oblige ainsi à une nouvelle dimension de perception, en cela l'œuvre d'Agnès Martin est magistrale.
L'album Redbird, du compositeur américain John Zorn, a été inspirée par le travail d'Agnès Martin et dédicacée à celle-ci.

//fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_Martin






Agnes Martin

Peintre américain d'origine canadienne (Maklin, Saskatchewan, 1912-Taos, Nouveau-Mexique, 2004).
Elle commence à peindre à la fin des années 40, dans l'esprit de l'Expressionnisme abstrait, proche de celui qui est défini par Gorky, Rothko et Gottlieb. En 1958, elle expose pour la première fois à la gal. Betty Parsons de New York, alors que s'affirme sa démarche, caractérisée par une composition rigoureusement plane du tableau et une utilisation de la ligne pour elle-même et non plus pour souligner un contour. À partir de 1963, son travail atteint sa pleine maturité. Sur la toile peinte en blanc, ou sur du papier, Agnes Martin trace au crayon noir ou de couleur une grille régulière, constituée de lignes horizontales et verticales se coupant à angle droit, et dont le module, toujours rectangulaire, varie suivant l'espacement des lignes. Elle utilise toujours des formats carrés, dont les dimensions correspondent au mieux à l'amplitude normale du geste (généralement 183 cm pour les toiles, 22,5 cm pour les œuvres sur papier). En 1967, arrivée au point ultime de sa démarche, Agnes Martin cesse de peindre, se retire dans le désert du Nouveau-Mexique et ne reprend son activité qu'en 1972. Son travail prend alors une autre orientation. La toile, où une marge est laissée en réserve, est divisée en larges plages rectangulaires (4 ou 6) peintes dans deux gammes de couleur (rose et bleu) opalescentes et subtiles. Issues de cette recherche, les œuvres les plus récentes présentent simplement une division bipartite. Partant du réel, comme en témoignent les titres de ses tableaux (Grass, 1967, crayon vert sur papier, coll. Stedelijk Museum, Amsterdam), Agnes Martin tente d'en traduire l'essence, se basant sur une conception symbolique et métaphysique du monde. Défini par l'artiste elle-même comme classique, son travail assure la transition entre l'œuvre de peintres tels que Newman et Rothko et des recherches plus récentes comme celles de Sol Lewitt. Son œuvre est présenté dans les plus importants musées américains. L'artiste a exposé à Paris en 1973 et 1988 à la gal. Yvon Lambert. Une rétrospective lui a été consacrée (Paris, M. A. M. Ville de Paris ; Amsterdam, Stedelijk Museum) en 1991 et à New York, Milwankee, Miami, Houston et Madrid en 1993.

//www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Martin/153351






MARTIN AGNES (1912-2004)


En annonçant sa mort, survenue le 16 décembre 2004, à l'âge de quatre-vingt-douze ans, la presse rappelait qu'en 1999, le magazine américain ARTnews avait placé la discrète Agnes Martin dans sa liste des dix meilleurs artistes vivants, et qu'elle avait reçu le lion d'or de la biennale de Venise en 1997. Elle s'est éteinte à Taos, au Nouveau-Mexique, là où elle avait vécu le plus clair de son temps.
Née à Maklin, dans la province de la Saskatchewan, au Canada, Agnes Martin passe sa jeunesse à Vancouver, avant de s'installer aux États-Unis en 1932 (elle prendra la nationalité américaine en 1950). Elle y poursuit des études scientifiques et enseigne notamment à Columbia, puis à l'université du Nouveau-Mexique à Albuquerque. Elle commence réellement à peindre vers l'âge de vingt-cinq ans, mais détruit la plupart de ses premières œuvres, encore empreintes de biomorphisme. À la fin des années 1950, elle adopte la forme de la grille, qui permettra longtemps d'identifier son œuvre. Il s'agit, dans ces premiers essais, d'une grille souple, assez variable et qui n'occupe pas toujours la totalité du format. Il arrive même que l'artiste y ajoute des éléments exogènes comme les perles incluses dans The Waves, en 1963, l'œuvre étant constituée d'une boîte fermée dont le dessus est en Plexiglas.
En 1957, Agnes Martin emménage à New York, où elle fréquente des artistes comme Ellsworth Kelly, Robert Indiana ou encore Ann Wilson. Son travail est représenté à l'époque par la galerie Betty Parsons (il le sera, à partir de 1975, par la Pace Gallery). Sa peinture évolue rapidement vers une abstraction de plus en plus rigoureuse et frontale. Ses grilles, d'abord circonscrites dans un cadre à l'intérieur du tableau, vont peu à peu occuper toute la surface, manière que les critiques qualifient de Hard Edge. Mais – c'est un trait essentiel de sa personnalité – l'artiste ne se fige pas dans un dogmatisme formel, et il lui arrivera encore d'inscrire sa grille comme un carré dans le carré de la toile.  […]
//www.universalis.fr/encyclopedie/agnes-martin/






La biographie de Agnes Martin

Peintre américaine d'origine canadienne (elle obtient la nationalité américaine en 1950), Agnes Martin grandit à Vancouver, puis s'installe aux Etats-Unis en 1931, à l'âge de dix-neuf ans. Elle étudie à l'université de Columbia, puis à celle du Nouveau-Mexique, où elle s'installe, et commence à enseigner à partir de 1937.En 1958, alors qu'Agnes Martin est âgée déjà de quarante-six ans, son travail est découvert par la galeriste Betty Parsons, qui lui offre sa première exposition personnelle. L'artiste vit alors quelques années à New York, mais quitte la ville en 1967, déçue par le milieu artistique. Elle retourne vivre au Nouveau-Mexique, arrête de peindre pendant sept ans, puis s'installe au pied de la chaîne de montages Sangre de Cristo, près de Galisteo, vivant retirée du monde.Agnes Martin est considérée comme une artiste minimaliste — bien que l'artiste fasse référence à l'expressionnisme abstrait pour évoquer son oeuvre. L'essentiel de ses oeuvres est constitué de grilles carrées, mais Agnes Martin s'est toujours défendue de tout intellectualisme, préférant les dimensions personnelles et spirituelles : la plupart de ses « grilles » font référence au taoïsme. Cherchant une vérité autre, l'artiste s'est toujours distancée de la réalité et de la vie sociales : on dit qu'à sa mort en 2004, à l'âge de quatre-vingt douze ans, elle n'avait pas lu un journal depuis cinquante ans...Agnes Martin a reçu en 1997 le Lion d'Or à la Biennale de Venise.Quelques expositions importantes« Agnes Martin: A Field of Vision, Paintings from the 1980's », Dia Art Foundation, New York (2006)« Agnes Martin, Five Decades », Zwirner & Wirth Gallery, New York (2003)Biennale de Venise (1997)« Agnes Martin 1957-1967 », Institute of Contemporary Art, University of Pennsylvania, Philadelphie, et Pasadena Art Museum (1973)« Agnes Martin », Betty Parsons Gallery, New York (1958)

//www.premiere.fr/Star/Agnes-Martin-3139270





Agnès Martin, " LE DOS AU MONDE "


par richardmonnier Pro  29. mars 2008
Notes à partir du texte intitulé "Agnès Martin, le dos au monde", entretien avec Mary Lance. Traduction Patrick Javault.

J'apprécie chez Agnès Martin sa façon de se condredire. Elle peut affirmer : "Je n'ai jamais peint de grille avec des carrés. Le carré est dur et agressif. Le rectangle est plus détendu. Je n'ai peint de grilles qu'avec des rectangles. Le carré est comme certaines personnes trop sûres d'elles-mêmes, agressives." tout en sachant très bien qu'elle a peint exclusivement sur des toiles carrées de 2m sur 2m pendant 40 ans. Sur un autre sujet, elle peut dénoncer : "L'intellect est au service de l'ego. C'est lui qui fait les conquêtes et ce genre de choses. L'intellect est la lutte avec les faits, comme les scientifiques. Ils découvrent un fait puis ils en découvrent un autre. Et ensuite ils découvrent un autre fait qui lui est relatif. Ensuite, ils tirent une déduction de tous ces faits. Pour moi, ce ne sont que des hypothèses, c'est inexact", puis quelques lignes plus loin, admirer les inventeurs de l'avion : "...on a voulu vraiment voler. C'est ce qu'on voulu vraiment les frères Wright. Ils ont pensé progressivement à faire un avion".
En affirmant qu'elle peint "en tournant le dos au monde", Agnès Martin veut dire qu'elle ne peint pas les faits, elle "peint le moment où on se sent heureux à propos de rien". La contradiction ne l'atteint pas. Elle n'est pas raisonnable. Elle peint "les émotions subtiles que nous éprouvons sans raison".
Là où on la sent très éloignée des images communes, c'est quand elle révèle : "un jour, j'ai pensé à l'innocence et une grille m'est venue à l'esprit". Pour nous qui avons une idée sans doute conventionnelle de la liberté, la grille est spontanément le symbole de l'enfermement et de la séparation, pour A. Martin, je suppose que la grille est un filtre avec lequel elle module l'éclairage qu'elle dirige, et le regard qu'elle porte, sur Gabriel, le personnage de son film. La grille tamise la lumière dont ses peintures nous éclairent.
//www.richardmonnier.net/2008/03/29/agnes-martin-l-e-d-o-s-a-u-m-o-n-d-e-3963563/






Agnes Martin s'efface

21 décembre 2004
L'artiste canadienne, associée au mouvement Hard Edge Painting, est morte jeudi au Nouveau-Mexique.
Par GAUVILLE Hervé

Avec ceux d'Ellsworth Kelly ou Leon Polk Smith, le nom d'Agnes Martin est associé à un mouvement artistique aujourd'hui un peu oublié. La Hard Edge Painting se définissait d'abord par opposition à l'abstraction gestuelle. Mais «hard edge», cela désigne une notion telle que «limite nette», «contour tranché» ou «bord précis». L'artiste canadienne correspondait à cette définition. Sa peinture est tirée au cordeau. L'une des particularités tient d'ailleurs au format de ses toiles. Bon nombre d'entre elles sont carrées et exécutées sur de grandes dimensions. Ces surfaces, rayées ou quadrillées, ressemblent à une partition musicale ou à un cahier d'écolier. Les couleurs s'y déploient sur une gamme très douce de tons pastel. Agnes Martin frôle le monochrome, mais lui préfère les dégradés à peine perceptibles et le recours aux bandes parallèles. Elle peint à l'acrylique, emploie une sorte de plâtre et trace ses lignes au crayon.
Division. Née en 1912 à Maklin, dans la province canadienne de Saskatchewan, Agnes Martin émigre aux Etats-Unis en 1931 et s'y fait naturaliser à 38 ans. A la fin des années 40, son travail l'amène à côtoyer le premier noyau des expressionnistes abstraits. Ses recherches la rapprochent alors des travaux de Rothko et de Gorky. Sa première exposition personnelle se tient en 1958 dans la galerie new-yorkaise Betty Parsons. Dès le début des années 60, sa pratique se resserre sur la division de la toile en horizontales et en verticales. Elle varie les espacements et utilise, sur une préparation de blanc ­ toile ou papier ­, des crayons noirs et de couleur.
L'impression produite est une rigueur qui échappe à la rigidité par une empreinte personnelle atténuant l'austérité du résultat. La peinture se met à vibrer à l'unisson d'une nature s'élançant vers le haut, le vivant : «Quand nous entrons dans une forêt, nous ne voyons pas les arbres tombés, en train de se putréfier. Nous sommes inspirés par la multitude des arbres dressés vers le ciel» (1).
Cette recherche la conduit vers un dépouillement qui va soudain, en 1967, adopter un tour radical. Elle arrête de peindre et se retire dans le désert du Nouveau-Mexique. Sa retraite artistique va durer cinq ans. A 60 ans, elle reprend ses crayons et ses pinceaux. Elle s'appuie maintenant sur un motif naturaliste ­ le vert de l'herbe, par exemple ­ pour découper la toile en sections rectangulaires ou, tout simplement, en deux larges parties colorées. Elle se défend d'introduire dans son art une part de subjectivité, tout en déclarant que «les sentiments abstraits et non objectifs jouent un rôle très important dans la vie» (1). Dès lors, une certaine dose de classicisme va se glisser sous le sceau d'une alliance reconduite sans cesse entre lumière et espace.
Pierre. A l'écart des centres d'activités artistiques depuis longtemps, elle n'en a pas moins reçu de Germano Celant, à la Biennale de Venise de 1997, un Lion d'or pour l'ensemble de son oeuvre. Deux ans plus tard, le magazine Art News la placera sur sa liste des dix meilleurs artistes vivants. Les honneurs sont arrivés tard. Il faut être soi-même capable de s'attarder entre observation et contemplation pour pénétrer une des rares peintures qui se donnent sans réserve à qui sait la cueillir : «Quiconque est capable de rester assis un moment sur une pierre au milieu d'un champ est capable de voir ce que je peins» (1).
Agnes Martin est morte à Plaza de Retiro, communauté de retraités située à Taos (Nouveau-Mexique), où elle vivait depuis 1991. Elle avait 92 ans.
(1) «La beauté est le mystère de la vie», conférence prononcée en avril 1989 à Santa Fe.

//www.liberation.fr/culture/0101513020-agnes-martin-s-efface







DISPARITION D'AGNES MARTIN


Agnes Martin, peintre américaine spécialiste de l'art abstrait, est décédée en début de journée jeudi au Plaza de Retiro, une communauté de retraités située à Taos, au Nouveau-Mexique, où elle vivait depuis 1991. Elle avait 92 ans.

Peintre de l'abstrait, reconnue dans le monde entier, Agnès Martin était née en 1912 dans la province canadienne de Saskatchewan et avait émigré aux Etats-Unis en 1931.

Lumière et clarté
Elle était l'une des artistes les plus brillantes d'Amérique avec « une capacité incroyable de réduire à son essence ce que nous ressentons à propos de l'espace et de la lumière », a déclaré Elizabeth Broun, directrice du musée Smithsonian à Washington. Dans ses toiles, elle cherchait à susciter des émotions fortes.

Au MOMA et au Guggenheim
Nombre de ses oeuvres sont exposées dans les collections du Musée d'art moderne (MOMA) et du musée Guggenheim, à New York, ainsi qu'à la Tate Gallery, à Londres. En 1999, le grand ARTnews magazine avait placé la peintre sur sa liste des dix meilleurs artistes vivants. Elle vivait isolée des grands centres de l'art contemporain depuis plusieurs décennies.

À la demande de l'artiste, aucune cérémonie ne soulignera cette disparition.

//www.radio-canada.ca/culture/modele-document.asp?section=expositions&idEntite=2590


29/01/2013
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