Alain YVER

Alain YVER

AIRBOURNE

AIRBOURNE




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Bruxelles (Ancienne Belgique), le 24-11-2013

Live report : Airbourne, ils sont fous ces Australiens!


Hier soir, si il y a une chose que l'on a pas encore comprise vu l'affiche proposée, c'est bien la raison pour laquelle l'Ancienne Belgique de Bruxelles n'affichait, pour une fois, pas sold-out! Les lettres rouges du prompteur situé en face de la salle laissaient pourtant défiler un nom plus qu’alléchant : celui d'Airbourne. Venus nombreux, mais pas assez tout de même pour remplir la salle, les metalheads de la capitale et d'ailleurs allaient vivre une soirée qu'ils ne sont pas prêts d'oublier de si tôt, mais ça, à cette heure avancée de l'après-midi, ils ne peuvent encore que le subodorer! Pour leur part, celles et ceux qui venaient pour la première fois à un concert de la cylindrée australienne avaient intérêt à avoir les oreilles bien accrochées et à aimer le houblon. Car oui, Airbourne joue juste, mais fort, très fort et a surtout pour effet secondaire de faire couler beaucoup de bière et pas que dans le gosier, si vous voyez ce que l'on veut dire! Retour sur une soirée qu'il ne fallait pas manquer et qui valait largement la bonne gueule de bois de début de semaine qu'elle aura sans doute laissée à une bonne partie des membres de l'assistance.

Si la majeure partie du public s'était donné rendez-vous à l'heure du set de la bande des frères O'Keeffe, les entrailles de l'Ancienne Belgique ont cependant ouvert leurs portes assez tôt en cette fin de weekend. Dès 18h30 les quelques personnes déjà massées le long des barrières de sécurité allaient pouvoir découvrir le set énergique des Suédois de Bombus. Celui-ci, malgré sa courte durée, aura impressionné et nous aura confirmé une chose: Bombus porte son nom à merveille. Ces Suédois originaires de la ville de Göteborg font partie de ces groupes à surveiller, qu'on se le dise! Ces-derniers étaient étaient suivis par leurs compatriotes de Corroded dont la musique, bien que puissante, aura malheureusement été involontairement placée au second plan par le groupe lui-même. A être trop bavard quand on n'a que trente minutes pour convaincre, ce n'est pas toujours bon. Parler ou jouer, il faut choisir. De notre côté entre parler et écouter, on a fait notre choix.

La suite de la soirée allait laisser découvrir une cylindrée en devenir. En guise de support act collant à merveille avec le style des super stars de la soirée, les Anglais de Black Spiders et leur hardrock teinté de Motörhead, d'AC DC et de Black Sabbath était sans doute LE groupe qu'il fallait pour ouvrir la scène à Airbourne. Avec seulement deux albums au compteur, ces boys de Sheffield ont déjà tout des grands. En à peine 35 minutes, les cinq English ont fait du bruit, beaucoup de bruit, mais ont surtout chauffé la salle de la meilleure manière qu'il soit.

Aux alentours de 21 heures, quatre Australiens terminent de se préparer en coulisse. On s'en doute, ça va être explosif, mais on ne sait encore pas à quel point. D'entrée de jeu, les frères O'Keeffe et leurs acolytes impressionnent et nous font presque oublier ce qu'on a vu et entendu juste avant en moins en temps qu'il ne faut pour le dire et l'écrire. Avec leur nouvel album en poche intitulé Black Dog Barking, Airbourne arrive comme un rouleau compresseur. Car oui, si la réputation des boys originaires de la petite ville de Warrnambool, dans le sud de l'Australie, a dépassé depuis belle lurette les frontières du pays des kangourous, il n'y a pas à dire, ça surprend toujours! Dans la catégorie "à la manière d'AC DC", les quatre lascars sont ce qu'il se fait de mieux actuellement et ils nous le prouvent une fois de plus.

Après une entrée déjà plus que fracassante, le leader du groupe, Joel O'Keeffe, nous démontre que s'il est passé maître dans le domaine du rock'n'roll surpuissant, il maîtrise également l'art de "foutre le bordel" (appelons un chat un chat) plus qu'à la perfection. Dès le second titre du set, l'olibrius prend un roadie en otage, monte sur ses épaules et traverse toute la fosse la guitare portée à bout de bras. Sur son passage, l'homme entre en osmose avec son public tout en continuant de jouer. Si il y avait encore des sceptiques dans la salle, deux chose ou l'une: soit ils sont partis en courant, soit ils auront été définitivement conquis, comme l'était déjà la grande majorité du public.

Si la durée moyenne d'un album d'Airbourne ne dépasse pas les 35 minutes, sur scène, les quatre boys n'y vont également pas avec le dos de la cuillère. Le pied au planché du début à la fin, ils nous assomment à coup de riffs tous plus fous les uns que les autres. Certes, les éternels négatifs y trouveront encore un manque d'originalité, mais il faut avouer qu'en seulement trois albums, Airbourne parvient à déplacer une énergie archi folle et a mis toute la planète rock d'accord. En plus de très bons titres sortis de leur dernière galette, les Australiens nous achèvent presque à coup de "Stand Up for Rock 'N' Roll", "Runnin' Wild" ou encore de "Too Much, Too Young, Too Fast", tous issus du premier album du groupe, celui qui les a fait bondir hors de leur Australie natale et franchir les portes des plus grands festivals européens et américains!

Si Airbourne ne nous donne aucun répit, le public, pour sa part, est sans pitié pour les barmen et pour la sécurité. Au bar, il faut suivre, les chopines défilent. Si une partie du précieux liquide termine dans le gosier, l'autre, finit en l'air ou sur le public. On ne compte plus le nombre d'amateurs du crowd-surfing qui voguent sur cette marée humaine tout en essayant de garder une partie du nectar dans leur gobelet. Ceux d'en-dessous les portent à bout de bras et devront inévitablement faire un passage par la case douche avant de rejoindre Morphée. Mais pour l'instant pas encore question de dormir, ce bougre de Joel O'Keeffe a vu juste. Quand il demande qui dans l’assistance devra aller travailler demain, il esquisse un petit sourire au coin de la bouche. Il le sait, beaucoup de celles et ceux qui auront levé les bras en criant de toutes leurs forces pour répondre à cet appel auront du mal à arriver à l'heure au bureau le lendemain! Pour sa part, il boit presque cul sec la bouteille de rouge qu'il tient tendue au-dessus des premiers rangs. Pas de doute, le beaujolais nouveau est arrivé.

A peine cette grosse rasade avalée, l'homme au torse poilu remet le rouleau compresseur en action. Après une heure de jeu et un rapide détour par les coulisse, les frères O'Keeffe et le reste du groupe reviennent sur les planches afin de terminer ce qu'ils avaient commencé. Le public, lui, en redemande, bien évidemment. Joel O'Keeffe, augmente au passage le volume des amplis afin que le mur de Marshall situé en arrière plan crache toute sa puissance durant les derniers titres. Entre deux morceaux le leader aux boucles brunes qui descendent le long de son visage quitte une nouvelle fois la scène et se retrouve derrière nous, au premier étage de l'Ancienne Belgique afin d'aller titiller celles et ceux ayant préféré prendre de la hauteur. L'homme gratifie l'AB d'un solo endiablé, la guitare suspendue dans le vide au-dessus de la table mixage. Pour rejoindre les trois autres membres du groupe qui continuent de jouer sur scène, le charismatique cinglé n'a pas quatre chemins. Et hop, un passage de plus dans le public. Comment ne pas l'aimer?

De retour sur les planches, le coco n'hésite pas à asperger le public de bière. Banal me direz-vous, si ce n'est que l'homme ouvre les pintjes en fracassant les canettes sur son crâne afin de les ouvrir. La bière sort alors par salves et asperge celles et ceux qui ont la chance, ou le malheur, de se trouver dans la ligne de mire du chanteur. Après avoir bombardé le public de la sorte avec cinq ou six bières, Airbourne reprend de plus belle et nous prépare son final. Le band venu de l'autre côté du globe achève définitivement le public de l'Ancienne Belgique et promet de revenir s'ils sont encore en vie et surtout si nous le sommes aussi. Car oui, en plus d'être de doux cinglés, ces rockstars-là sont de vrais athlètes. Dopés peut-être, mais athlètes quand même.

Nous, on vous le dit, on a déjà commencé à s’entraîner en vue de leur prochain passage.

//www.shootmeagain.com/concert/1522_bruxelles_24-11-2013








Live Report   
Airbourne : lâchez les dingos !

Vendredi, 29 novembre 2013  par Animal

On connaît particulièrement Airbourne pour ses performances en festival. Ceux qui ne les ont pas encore approché dans ces conditions rêvent de voir Joel O’Keefe escalader les structures de ces scènes extérieures et se lancer dans un solo à vingt mètres au-dessus du sol, au désespoir des équipes de sécurité. Mais si pour les Australiens, c’est bientôt l’été, une fois arrivés dans l’hémisphère nord, il faut bien les enfermer dans une salle. Pas de problème ! Ce ne sont pas des murs qui vont les retenir, les empêcher de montrer ce qu’ils savent faire quelle que soit l’environnement où on les envoie.
De passage dans la région lyonnaise, c’est au Radiant-Bellevue de Caluire que les hard-rockeurs sont venus poser les amplis. Une salle que les headbangueurs de Lyon connaissent bien peu. Si on a pu, comme en 2008, y voir passer des groupes comme Down ou Bullet For My Valentine au temps où on ne l’appelait que le Radiant, il s’agit de la première occasion qui est donnée aux metalleux d’assister à un show aussi électrique depuis la réouverture en janvier dernier de la salle après des travaux de rénovation qui ont permis de la hisser parmi les plus grandes de l’agglomération. L’occasion aussi de voir comment elle passera le test des déluges de watts des Australiens.

Néanmoins, on se doute que ce n’est pas la curiosité de connaître un nouveau lieu qui a conduit le public à se masser dans la coursive du Radiant, où se trouvent bar et stands de merch, gonflée de monde et quasi impraticable. Airbourne monte année après année de plus en plus haut sur les affiches des festivals du monde entier (et donc pas seulement sur leurs structures) et il est encore temps de se précipiter pour les voir, pour dire plus tard « Je les ai vu là, dans telle salle, avant qu’ils remplissent les stades ». Oui, ça commence à devenir un phénomène…

Mais c’est pas l’heure. D’abord on a Corroded et Black Spiders. A moins que ce soit le contraire… En effet, si de près, chacun pouvait lire sur les gilets de membres du gang Corroded le nom de leur groupe, de plus loin, en lisant parfaitement à travers le jeu de lumières le nom de Black Spiders (qui, en fait, était inscrit en grosse lettres blanches sur un backdrop qu’on pouvait lire par transparence à travers le rideau qui le cachait), on pense avoir à faire aux Anglais alors que ce sont bien les rockers suédois qui occupent cette première partie de soirée.
Mais au-delà des illusions, dans les faits, les deux groupes, musicalement, sont tout à fait interchangeables. Pour ce qu’on savait déjà de Black Spiders, ce pouvait très bien être eux sur scène, jouant ce hard rock épais, qui fait taper du pied, qui fait sécher les cheveux mais dont les compos ne sont pas vraiment inoubliables. Pour les deux groupes, c’est encore le look et l’attitude qui les distinguent le plus. Style gang de bikers pour les uns, le tiercé confort jeans-T-shirt-baskets pour les autres. Mais dans les deux cas, une indéniable volonté de faire passer un bon moment au public, un moment de partage, un moment rock’n'roll, plein d’énergie, avec la banane. Le chanteur-guitariste de Corroded invite le public à pousser des « Hey, hey ! » quand il joue tel riff, Black Spiders recommande, eux, aux spectateurs à dresser leur médium en adressant un « Fuk you » au groupe. Drôle de concept que ce dernier, de vouloir se faire inviter à se faire mettre par un public qui pourrait très bien saisir l’opportunité de dire la chose au premier degré.

Enfin, quand Black Spiders est monté sur scène, avec une musique d’intro tirée d’un film, c’est le nom d’Airbourne qui était déjà scandé dans la salle. Bien sûr, quand les Australiens montent sur scène, c’est au son du fameux thème de Terminator 2, mais après Corroded, l’audience était déjà chaude pour la tête d’affiche. Et si les braises continuaient à couver pendant le deuxième concert de la soirée, le thermomètre n’a pas explosé avant la montée des Australiens sur les planches. Et si vous n’étiez pas là pour voir ça, vous ne l’avez pas senti.
La sirène retentit. Vos bras se lèvent, vos cordes vocales vibrent, vos pieds bougent tout seul ? Vous êtes donc « Ready To Rock ». C’est là qu’on s’aperçoit de la différence entre n’importe quel groupe de hard rock et un groupe comme Airbourne : pas besoin de se forcer, les sensations sont irrépressibles. Sur scène, la course folle commence. Justin Street, à la basse, fait voltiger les hélicoptères comme à un concert de death metal. Ryan O’Keefe, à la batterie, installe un groove magique…

Une fois ces quelques bases installées, il serait possible de détailler ce concert point par point, raconter comment Joel O’Keefe, dès le troisième morceau, « Girls In Black », traverse la foule sur les épaules d’un roadie, déroulant ainsi un solo parfaitement maîtrisé, même dans cette posture, qu’il poursuit sur la console de l’ingé-son à l’autre bout de la salle pendant que ses potes assurent l’assise rythmique à cette démonstration de l’idée de liberté dans le rock. Sur scène, Roads et Street balancent leurs manches d’avant en arrière, en parallèle, dans une chorégraphie bien connue. Puis Joel revient par le même moyen qu’il l’avait emmené, pousuivant son solo, traversant une foule qui l’acclame, pour finir le morceau sur scène. Rien que cet exemple démontre tout ce qui peut se passer durant une seule chanson. Alors faut-il conter le concert par le menu ?
Vous voulez au moins la carte des vins ? Pour commander « Cheap Wine & Cheaper Women », Joel O’Keefe sort le rouge : Shiraz Motörhead, c’est carrément plus rock’n'roll. Et sous les encouragements du public, il la descend (au moins la moitié) au goulot. Vous êtes plutôt bière ? Le frontman vous ouvre quelques canettes… en les frappant sur sa tête (et pas qu’un peu !) jusqu’à ce qu’elles explosent dans des jets de mousse blanche, avant de les lancer dans le public.
Car Airbourne est aussi généreux. Si le petit voyage à travers la foule de Joel O’Keefe en début de concert a surtout honoré une moitié de la salle, il refera le voyage dans la seconde moitié de concert pour cette fois approcher le reste du public, notamment en traversant d’un côté à l’autre toute la foule, en passant par son cœur. Et que dire de cette attention envers des fans du premier rang qui affichaient, depuis le début du show, sous le nez des zicos, une petite pancarte « No One Fits Me Better Than Airbourne » : au moment des rappels, en plein milieu de « Live It Up », Joel va voir chacun de ses camarades, modifie les réglages des amplis, on se demande alors ce qu’ils préparent… Y aurait-il un problème quelque part ? Non, spécialement pour ces fans du premier rang, Airbourne va jouer « No One Fits Me (Better Than You) », une rareté ainsi offerte au public lyonnais.

Non, vraiment, égrainer chaque moment de concentré de rock’n'roll (Joel O’Keefe qui joue « Live It Up » sur les amplis, les petits bouts de reprises d’AC/DC dans « Runnin’ Wild »…) de cette soirée n’effacera pas le fait que certains (la salle, loin d’être vide, n’était pas non plus pleine à craquer) ont raté ça et tant pis pour eux. Par contre, tout ceux qui ont fait le déplacement ont dû se rendre compte d’une chose : ce n’est que le début pour Airbourne.
Certains sceptiques pourront toujours s’amuser à demander : quel avenir quand on ne fait qu’appliquer une vieille recette ? Mais qui peut reprocher à un grand chef de connaître la recette du bœuf bourguignon et de savoir mitonner ce délice, d’y ajouter sa patte personnelle, et de vous faire exploser les papilles avec un tel classique ? C’est la même chose avec Airbourne. Tout le monde sait d’où ils tiennent cette recette, mais ça ne fait pas tout : le groupe incarne le rock’n'roll jusqu’au bout des ongles. Quand ces gars transpirent, leur sueur est du pur extrait de rock. Et quel groupe peut se permettre de caser toute une liste de hits dès le début (cf. la setlist ci-dessous), en avoir encore assez pour la fin, et d’en laisser de côté (on regrettera notamment de ne pas avoir eu ce soir un « Blonde, Bad & Beautiful ») sans frustrer qui que ce soit à la fin ? En moins de dix années d’existence, avec trois albums, Airbourne a déjà accumulé toute l’expérience et le carburant pour aller très, très loin dans la galaxie Rock.


//www.radiometal.com/article/airbourne-lachez-les-dingos,128032#more-128032







Airbourne – Black Dog Barking
Par Nicolas Didier Barriac - Le 16 Août 2013

Guitariste.com

AC/DC refuse de prendre sa retraite, Airbourne ne peut pas reprendre le flambeau officiellement. Mais dans les faits, les australiens œuvrent déjà depuis dix ans comme la doublure la plus efficace du gang des frères Young. Black Dog Barking est le troisième opus porté par la fratrie O’Keeffe et il solidifie encore un peu plus le rock abrasif et survitaminé que la France a découvert dès le premier single du premier album. Les deux frangins étaient de passage à Paris pour nous parler de leur nouveau-né avant de repartir sur les routes du monde entier, la véritable maison de ces troubadours du hard rock que sont les Airbourne.
Black Dog Barking remonte deux ans en arrière lorsque vous êtes allés à Los Angeles. Alors que s’est-il passé depuis ces deux années (rires) ?
Joel O’Keeffe : Nous avons beaucoup écrit à la maison et en tournée. Nous n’avons jamais arrêté d’écrire en fait, même lorsque nous avons joué avec Iron Maiden par exemple. Nous avons enregistré assez rapidement des démos de tout ce que nous avons écrit afin de trier les meilleures idées.

Il y a une différence de style ou de sensations dans les chansons que vous composez durant des sessions d’écriture spécifiques ou sur la route ?
J. O’K. : Oui, en tournée c’est davantage des riffs qu’autre chose. Au bout du compte, nous avons compilé environ 50 ou 60 idées pour des morceaux à utiliser sur Black Dog Barking. A force de jouer certains trucs on s’aperçoit vite qu’il manque de la pêche à certains morceaux. Il suffit alors d’attendre d’avoir assez de morceaux qui tuent (rires) ! Lorsque nous nous sentions prêts pour faire l’album, Brian Howes est arrivé. Nous avions rencontré énormément de producteurs pour l’album. Brian était fait pour ce disque. Il comprend le groupe et a grandi en écoutant les mêmes choses que nous. Nous pouvions parler de morceaux de Metallica comme Whiplash ou d’un extrait de Turbo de Judas Priest et nous comprendre immédiatement. Généralement, les autres producteurs n’ont pas ce degré de complicité avec un groupe car ils s’intéressent à une scène plus actuelle. Brian a les mêmes références que nous et le même amour de la musique des années 70 et 80. Nous avons rencontré de bons gars pour produire Black Dog Barking mais aucun n’avait la même prestance que Brian. De plus, il a vraiment su nous comprendre pour mettre en valeur le son de chacun de nos instruments tout en se mettant au service total de nos compositions.


Vous n’avez jamais été tentés de bosser avec quelqu’un qui n’avait aucun point commun avec vous musicalement pour voir ce qu’il pourrait faire d’Airbourne ?
J. O’K. : Les groupes produits par Brian sont très différents du nôtre. Et puis, je ne nous imagine pas bosser avec quelqu’un qui nous dirait : « Votre prochain disque, je le vois bien dans la veine d’un Nickelback »
Ryan O’Keeffe : Ouais, ça le fait pas (rires) !
J. O’K. : C’est un exemple d’un changement de direction mais qui ne nous conviendrait pas du tout. Nous avons préféré comme souvent privilégier le rock ‘n’ roll et prendre un gars qui aime également ce background. Nous avons fait le tracklist de l’album avec un vinyle en tête. Le tracklist du vinyle est l’ordre que nous voulions avoir sur cet album. Ca marche aussi sur le CD mais il y a un moment très spécial sur le vinyle où il faut retourner le disque. Il y a une face A et une face B sur Black Dog Barking. Cela ne veut pas dire que des morceaux sont moins importants car je ne le crois pas... C’est juste qu’il y a des moments distincts tout au long du disque. Par exemple, Ready To Rock vous donnera envie de boire des bières, de lancer des télévisions dans votre chambre et de baiser plein de gonzesses alors que d’autres inspireront des moments plus contrastés. En tout cas, tout au long de Black Dog Barking, nous évitons l’ennui et les morceaux de m****. Il n’y a que la crème de la crème des compositions que nous avons réalisées ces derniers temps. Cela a toujours été le cas avec Airbourne et ça ne pouvait pas changer.

Pour No Guts No Glory je me rappelle que vous aviez sélectionné les chansons à garder en les mettant à plein volume dans un bar désaffecté avant de passer devant d’un air distrait pour savoir si la musique retiendrait votre propre attention. Comment avez-vous opéré votre sélection cette fois-ci ?
R. O’K. : Nous avons travaillé chanson par chanson cette fois-ci. Avant d’arriver en phase de pré-production nous n’avions aucune idée des titres qui allaient figurer sur Black Dog Barking en définitive. Nous avons souvent réagi par réaction : lorsque nous finissions un titre rapide nous voulions quelque chose de plus « délicat ». Nous avons fait cela jusqu’à arriver au dixième morceau ! 10 est le chiffre de cet album car Ready To Rock date d’il y a dix ans ! Peu de gens s’en souviennent mais le morceau était sur notre EP en 2003.

Les sessions d’enregistrement ont-elles été difficiles ? Car il faut quand même sélectionner parmi 50 idées…
R. O’K. : Nous n’avons eu que trois mois mais ils ont été bien employés car nous avons bossé chaque jour de la semaine même pendant les fêtes de fin d’année. Mi-janvier Black Dog Barking était terminé.

Tous les fans de rock vous le diront : si un groupe passe bien le cap de son troisième album, c’est qu’il a le potentiel de rester. Vous aviez cela en tête au moment de finir Black Dog Barking ? Vous êtes d’accord avec ce cliché qui date des origines du rock ?
R. O’K. : Nous avions surtout en tête que l’album devait être excellent et repositionner le groupe là où il devait être. Black Dog Barking montre un groupe de rock ‘n’ roll tout ce qu’il y a de plus honnête en train d’essayer de faire la meilleure musique possible. Le morceau-titre est d’ailleurs assez parlant à ce niveau là. Il est agressif à sa manière et clôt l’album d’une façon dont nous sommes très fiers.

Je trouve Black Dog Barking un peu moins léger que par le passé, autant dans les sonorités que dans les paroles. Bien entendu, il y a toujours des moments de délire mais globalement le disque est plus mûr, plus rock. Vous le ressentez aussi ?
R. O’K. : Oui, c’est sûrement ce que nous recherchions sans vraiment le savoir. Black Dog Barking est un disque qui attrape l’auditeur littéralement et ne le relâche pas. Néanmoins il y a tout de même quelques instants très fun sur le disque avec Animalize ou Live It Up. Notre manager a vraiment résumé le truc la première fois qu’il a entendu la musique : « Je peux mourir tranquille à présent. C’est honnêtement un des meilleurs albums que j’ai entendus depuis que je fais ce métier. » Je suis heureux qu’on puisse partager ce sentiment car nous sommes nous-mêmes très contents du travail accompli.


//www.guitariste.com/interviews/airbourne-black-dog-barking,3152,1.html








Airbourne to rock

24 juillet 2013

Dès les choeurs virils qui constituent l'intro de «Ready to rock», l'intro de ce «Black Dog Barking», on sait qu'on ne va pas être déçu. Airbourne fait du Airbourne, à savoir un hard-rock aussi simple que jouissif, toujours placés sous les bons auspices d'AC/DC et Rose Tatoo. Et ce n'est d'ailleurs pas le solo de guitare du morceau, très Angus Young, qui me permettra de dire le contraire...
Pour ceux qui ont adoré les deux précédents opus du groupe, pas de mauvaise surprise en vue. Ca pulse, ça balance, ça riffe, ni blast-beats ni trip-hop à l'horizon. «Back in the game» est taillé pour le live, tout comme «Firepower». «Hungry» fonce comme un Hummer au milieu des embouteillages.
Bonne nouvelle, malgré sa volonté délibérée d'éviter toute sophistication, Airbourne tente quand même un peu de se renouveler. Ce peut être via un «No one fits me (better than you)» un peu plus mélodique que d'habitude. Ou «Live it up», qui bénéficie d'une vraie introduction (à la AC/DC...) et d'un refrain sympa (et d'un clip, voir ci-dessous).
L'inspiration n'est cependant pas toujours au rendez-vous. Je trouve «Animalize» un peu quelconque, tout comme «Woman like that». "Cradle to the grave» part d'une bonne idée, mais ne tient pas la distance. Et «Black dog barking», la chanson, ne s'avère pas vraiment mémorable.
Airbourne continue solidement de labourer le même sillon. L'enthousiasme de ses membres fait plaisir à voir, mais il serait peut-être temps d'essayer d'évoluer un peu, sous peine de rester de ne jamais dépasser le statut d'un Krokus, groupe éminemment sympathique mais dont on sait pas si les livres d'histoire garderont trace...

J'ai rencontré deux des trois membres d'Airbourne, les frères O'Keeffe, Joel et Ryan, au moment de la sortie de leur dernier album. Quant j'entre dans leur chambre d'hôtel, une petite stéréo joue "Dog eat dog", d'AC/DC.
- C'est un hymne de bienvenue pour les journalistes ?
- (Rires). Yeah ! C'est le genre de truc qu'on écoute avant de monter sur scène, ça nous inspire.
- Comment s'est passé l'enregistrement de ce 3e album ?
- Nous sommes allés à Los Angeles pour celui-là. L'idée était de se mettre sérieusement au travail, une chanson après l'autre, de terminer l'une avant de s'attaquer à la suivante. Malgré celà, le processus n'a pas pris trop de temps, d'autant que le producteur, Brian Howes, nous a beaucoup aidés.
- Vous aviez déjà tout sous forme de maquettes, ou avez-vous laissé un peu de place à l'improvisation ?
- On avait environ 50 démos, et au final, nous n'avons gardé que 10 chansons, afin de réaliser l'album le plus parfait que nous puissions faire. C'était notre objectif : ne garder que 10 titres.
- Donc, pas de changements par rapport à ces maquettes ?
- Non, pas trop. "Hungry" est restée telle quelle, "Back in the game" également. Par contre, "Ready to rock" a un peu évolué. On aime bien essayer des choses différentes en studio, et Brian nous y a encouragés. Essayons comme ci, essayons comme ça... On avait des idées, lui aussi, mais en général, les plus brillantes, c'étaient les siennes !
- Quels sont vos critères pour passer de 50 chansons à 10 ? La possibilité de les reproduire sur scène, l'impact que vous pensez qu'elles peuvent avoir live, autre chose ?
- Le facteur numéro 1, c'est si ça passe bien live. Une chanson ne passera pas le cap de l'enregistrement si on ne pense pas qu'elle va le faire live. Du coup, ça devient dur de faire une setlist, parce qu'on a envie de toutes les jouer en concert ! Et il faut penser à l'équilibre entre les différents albums...
- Vous les essayez toutes sur scène, puis vous n'en gardez que quelques-unes ?
- On tient compte de l'avis des fans, on voit celles qu'ils préfèrent. Nous, on voudrait toutes les jouer !
- Mais ça peut vous arriver de teste live une chanson qui n'a pas encore été enregistrée, et donc que les gens ne connaissent pas ?
- Non. C'est vrai que les fans peuvent malgré tout connaître un inédit via YouTube, mais je trouve que ça ne rend pas justice à ta chanson, la qualité sonore n'est pas au rendez-vous. Je me souviens, la première fois que j'ai entendu "Thunderstruck", d'AC/DC, c'était une vidéo à la télé, bof... On a une idée assez précise de ce qui peut marcher live. «Ready to rock», «Hungry», «Firepower», on les joue au Wacken ou au Hellfest, les gens deviennent dingues.
- Cette chanson, «Ready to rock», il y en une qui porte le même titre sur votre tout premier EP. C’est la même  ?
- (Ils répondent tous les deux en même temps) C’est la même/Elle est différente.
- La même, mais en différent  ?
- (Rires) La même sorte de riffs, mais des paroles différentes. On a aussi complètement changé l’intro. Tout ça nous est venu en studio. C’est un peu la magie de la chose  : se laisser emporter par une chanson, voir où elle nous mène. Il ne faut pas trop réfléchir, et se dire, là il me faudrait un passage plus pour les radios… C’est la plus mauvaise manière d’agir. Nous, on est plutôt, voici le riff, voici la rythmique, voici les paroles, voici le feeling, voyons où cela nous emmène, allons-y et arrêtons d’essayer de tout planifier. Je pense que c’est vraiment la meilleure manière d’agir. Tom Petty a dit qu’il se contente d’attraper des trucs dans le ciel. C’est la chanson qui doit te diriger, pas l’inverse. Toi, tu es une marionnette  !
- Je sais que vous privilégiez l'efficacité lors de l'écriture de vos chansons. Mais est-ce que ce n'est pas parfois un peu restrictif  ? Vous n'auriez pas envie de composer des choses un peu plus complexes  ?
- On n'est pas ce genre de groupes... J'aime écouter des choses compliqués, des groupes sophistiqués, mais ce n'est juste pas nous  ! Depuis la sortie de notre tout premier EP, on est essentiellement un groupe live et, en studio, on recrée les conditions du live. On veut garder cette vibe. Pour faire une analogie avec l'alcool, on préfère la bière ou le whisky, pas les cocktails compliqués avec trop d'ingrédients.
- Une chanson idéale ne doit donc pas dépasser les 4 minutes  ?
- Ca dépend...Souvent, le plus simple, c'est le mieux. Tu peux toujours te lancer dans une grande démonstration de guitare, mais c'est de l'esbrouffe. Cet album, il est fait pour être écouté entre copains, autour d'un barbecue, bière à la main. Mais on voudrait aussi que, dans un an ou deux, il fasse partie du paysage, que quand tu fais la fête, tu te dise, tiens, je vais mettre le dernier Airbourne.
- Une de vos chansons, "Live it up", est utilisée dans un parc d'attractions  ?
- On travaillait à L.A. sur ce titre. Il était presque terminé, et on a vu débarquer des gens de Six Flags, qui nous ont dit qu'ils cherchaient une chanson pour un de leurs grands-huits, dans un de leurs parcs de Californie. On leur a fait écouter, et ils nous ont demandé la permission de l'utiliser. On a dit oui, quelle bonne idée  !
- Vous êtes fans des grands-huits  ?
- On va aller sur celui-là  ! Il sera tout neuf, et ce sera le plus haut et le plus rapide du monde. Il est un peu spécial, on l'appelle un top hat.
- Vous êtes très réguliers  : un album tous les 3 ans.
-  Ca nous prend du temps, parce qu'on est en permanence sur la route. Ca ne nous dérangerait pas de sortir un nouvel album tous les ans, mais ce rythme nous permet d'aller partout, y compris dans de nouveaux pays.
- Vous seriez capable d'être aussi productifs, un album par an  ?
- On enregistre des riffs, des petites choses en tournée.
-  A quand un album live, vous y pensez  ?
- Oui, il y a déjà eu beaucoup de discussions à ce sujet. Pourquoi pas après le prochain album, qui sera notre quatrième  ? Voire même avant, on pourrait aussi sortir un EP 6 titres llive. C'est dans les tuyaux...
-  Avec sa version DVD  ?
-  Absolument  !
- Vous jouez dans plusieurs festivals en France cette année, dont certains ne sont pas du tout metal  ? Pas de soucis avec ça  ?
-  Du tout  ! Le rock est universel. Et, on ne sait jamais, on va peut-être faire des convertis. Ils vont laisser pousser leurs cheveux, porter une veste Motörhead et des patchs Iron Maiden  !


//rocknroll.blog.leparisien.fr/archive/2013/07/24/airbourne-14143.html








Eurockéennes:

Airbourne et Skip The Use font vibrer Belfort
Publié le 06-07-2013


Le rock énervé du groupe de hard rock australien Airbourne et l'énergie folle des Français de Skip The Use ont fait vibrer la presqu'île du Malsaucy où se tenait vendredi la deuxième journée des Eurockéennes de Belfort. (c) Afp
Belfort (AFP) - Le rock énervé du groupe de hard rock australien Airbourne et l'énergie folle des Français de Skip The Use ont fait vibrer la presqu'île du Malsaucy où se tenait vendredi la deuxième journée des Eurockéennes de Belfort.
Riffs interminables et cheveux dégoulinants de sueur, les frères O'Keeffe et leurs acolytes de Airbourne ont investi la grande scène des Eurockéennes en fin d'après-midi pour offrir le rock puissant si cher au public des Eurockéennes depuis 25 ans.
Déchaîné, le chanteur Joel O'Keeffe s'est cassé plusieurs canettes sur la tête avant de descendre dans le public pour jouer au plus près de ses fans, aux anges.
La relève du rock français, le groupe Skip The Use, est ensuite monté sur scène avec brio. Mêlant esprit punk et énergie funk, les trentenaires lillois emmenés par le charismatique chanteur Mat Bastard ont tenu la scène et conquis le public.
Mat Bastard a maintenu les festivaliers en haleine, sautant de la scène vers le public ou grimpant sur la scène réservée aux personnes handicapées. Avec énergie, il a réussi à faire courir près de 20.000 personnes de gauche à droite, devant la grande scène.
Né en 2008 à Lille, Skip the Use s'est notamment fait connaître grâce à son tube "Ghost", avant de remporter la Victoire de l'album rock de l'année, en février dernier, pour son deuxième album "Can Be Late" (Universal).
En fin de soirée, The Smashing Pumpkins a pris les manettes de la grande scène. Le chanteur Billy Corgan, créateur et leader du groupe né à Chicago en 1988, a enchaîné les titres sans interaction avec le public. Son rock envoûtant et torturé semblait un peu terne après le rock endiablé de ses cadets.
La journée du festival s'était ouverte avec les deux copines du jeune groupe de rock américain Deap Vally et leur rock décomplexé. En mini-short, Lindsey, la blonde, a réveillé les festivaliers de sa voix chaude et puissante, pendant que la rousse, Julie, usait sa batterie d'un rythme implacable.
A l'occasion des 25 ans du festival belfortain, les organisateurs ont voulu rendre un hommage aux débuts des années 1990 qui ont vu grandir le festival, tant avec des groupes nés à cette période qu'avec des formations reprenant le style de leurs ainés.


//tempsreel.nouvelobs.com/culture/20130706.AFP8699/eurockeennes-airbourne-et-skip-the-use-font-vibrer-belfort.html






Interview : Airbourne – Sonisphere France 2013


Airbourne est un groupe australien au style proche de celui de AC/DC mais avec une puissance scénique assez dévastatrice, en grande partie assumée par son leader, chanteur et guitariste,  Joel O’Keeffe. Ils étaient présents pour la deuxième fois au Sonisphere France, après un premier passage à Amnéville en 2011. Rencontre avec le guitariste David Roads.
On peut vous encore vous demander si ça vous plaît de jouer au Sonisphere ou vous avez trop entendu la question aujourd’hui ?
Non, c’est cool au contraire. On aime le Sonisphere, le concert était cool. Il devait y avoir 6000 ou 7000 personnes, on a filmé et pris des photos pendant le show, bu un coup après… On est partis ronfler dans le bus et voilà ! (rires)
Vous êtes déjà venus au Sonisphère il y a deux ans, vous revenez cette année… Ca vous plaît on dirait !
Ouais ! C’était super la première fois, ça l’est encore cette fois-ci. C’est toujours agréable de jouer en live ici.
Qu’est ce qui a changé pour vous, entre ces deux passages ?
Hé ben, c’est pas exactement pareil, cette année c’est plus light côté festival, mais on fait 17 concerts en Europe, donc c’est vraiment « sur la route » pour nous.

Qu’est ce que vous avez envie de dire aux gens qui vous comparent à AC/DC ?
On s’en fiche en fait, parce qu’on adore AC/DC ! C’est vrai que c’est le groupe de rock qui se rapproche le plus de ce qu’on fait. En fait on est inspirés par beaucoup de groupes de cette époque-là, Judas Priest, Iron Maiden… Je crois qu’au fur et à mesure des années on a quand même trouvé le style Aibourne, mais on ne renie pas ces influences-là, c’est tellement rock n’roll qu’on ne peut pas passer à côté.
Vous n’avez pas l’impression d’être décalé avec un style old school aujourd’hui alors qu’on tend plus vers de l’électro ?
Si, mais c’est volontaire en fait. On se laisse aller à notre passion, la musique, on suit notre style. On est tous allés à l’école pendant les années 90, le rock n’était déjà plus pareil. Il y avait ces groupes qui nous plaisaient mais qui ne s’éloignaient pas tant que ça des sentiers battus de l’époque. Mais c’était très difficile de percer pour les groupes qui faisaient des choses différentes, John Grant, les Bing Brothers, ce genre de musiciens qui suivent leur cœur. Quand on a formé le groupe on s’est tout de suite dit qu’on voulait être différents, qu’on voulait rester honnêtes avec nous même et jouer la musique qu’on avait toujours aimé. Old school, heavy metal, ces classiques qui nous parlent.
Vous venez de finir votre nouvel album, Black Dog Barking. Pourquoi ce nom ? Qu’est ce qui vous a inspiré dans cette nouvelle création ?
Ryan et Joel ont trouvé cette idée, c’est le signe qu’on a toujours utilisé pour le groupe, on a des titres selon les périodes, l’état d’esprit. No Guts, No Glory c’était le précédent, aujourd’hui Black Dog Barking on peut y voir plusieurs significations. Une première ce serait de dire qu’on parle des tournées, il y a des bons et des mauvais moments, quelquefois tu as l’impression d’avoir « a black dog on your shoulder » (avoir le cafard, NdlT). Ca représente des choses comme ça, c’est aussi le nom de l’une des chansons de l’album. Je suis content de cet album, en plus la pochette est cool, ça colle bien avec le contenu.

Les tournées ne sont pas toujours roses alors ?
Oh non, c’est pas facile, c’est clair. Enfin, c’est quand même beaucoup de plaisir, c’est tout ce qui compte pour nous : créer de la musique et aller la partager partout ensuite, surtout en festivals. Tu joues, tu t’endors au volant du bus, tu tombes malade, t’as le rhume ou une grippe, tu dois quand même jouer, ça peut être vraiment dur.
Airbourne est un groupe qui se révèle en live… Notamment grâce eu jeu de scène de Joel. Tu penses que c’est la meilleure manière de découvrir le groupe, en live ?
(rires) Oui, je vois ce que tu veux dire ! Alors oui, surtout pour des gens qui n’aiment pas spécialement le rock n’roll. On se considère comme plus que des musiciens, on est des dramaturges, on est sur scène pour divertir, on veut que ce soit mémorable. Sinon les gens sont juste là à te regarder jouer de ton instrument, bon… Mais Joel, oui, il est cinglé. On essaie de lui faire faire d’autres trucs, parce qu’à force de la jouer comme ça, il va finir par tomber de scène et se tuer. Et là on serait bien dans la merde ! (rires)

D’ailleurs il parait que vous avez eu des soucis d’assurance à ce sujet ? C’est vrai ?
Oh, ouais, on a toujours eu et on aura toujours des problèmes avec ça. Certains festivals sont très pointilleux, d’autres s’en fichent… Mais bon, ça fait partie du groupe, outrepasser les limites… Il y a quelques années un festival a entendu dire qu’on allait faire n’importe quoi sur scène, le directeur est venu avec la police, le manager nous a dit « vous ne faites pas ça, sinon ils vont nous mettre une amende de 10 000 dollars ! Joel, je sais que tu aimes briser les règles mais ne fais pas ça aujourd’hui, pas ici ! ». (rires)
Et il l’a fait finalement ?
Non, pas cette fois-là. On ne peut pas se permettre de payer ces amendes, on s’y est tous mis pour lui dire « hey Joel, allez, sois sympa… ». (rires)
Guitariste rythmique au sein d’un groupe de rock, c’est pas frustrant comme rôle ?
Non, j’adore ça ! On échange des fois, je passe à la basse… Mais j’adore ça, garder un œil sur la batterie, poser le rythme, chanter… Ah oui je chante beaucoup plus sur cet album, en backup vocals. Tu vois mine de rien je m’emmerde pas j’ai beaucoup à faire !
Tu participes aussi à la composition des morceaux ?
C’est plutôt Joel et Ryan qui composent, mais chacun connaît bien son rôle, du coup quand on écrit on propose tous des choses en vrac, on trouve un rythme… C’est un peu en mode bœuf, tout le monde participe. Les paroles c’est plutôt eux deux, en général ils écrivent ensemble. Mais c’est vraiment sous forme d’idée quand ils nous ramènent ça, tout le monde est bienvenu pour faire des modifications.
Tu disais dans une interview ton admiration pour Motörhead, rêves-tu d’être encore sur scène à l’âge de Lemmy ?
Ouais, on s’est retrouvés plein de fois dans les mêmes festivals, on a aussi fait leur première partie. Récemment on a joué avec eux à Fortarock, aux Pays-Bas. C’est un groupe génial, et ils sont là depuis si longtemps… Lemmy a l’air de pas trop mal tenir, encore. (rires) Continuer de jouer à 70 ans, carrément, et même encore après. Je ne laisserai plus Joel faire ses conneries à cet âge-là quand même. (rires) Mais oui, continuer, rester fidèle à ses valeurs et à sa musique, garder le même état d’esprit… C’est un but pour nous. On trouvera toujours une manière de ne pas rendre ça chiant même si on ne saute plus partout, on restera fidèles à l’esprit rock n’roll.
D’habitude vous ouvrez pour Maiden, mais aujourd’hui vous passez après eux… Pas trop stressant ?
Bah, non, pas vraiment. Tu sais, du moment que je peux voir leur concert, ça me va. J’espère qu’on arrivera à capter l’ambiance pour garder une continuité. On est pas trop stressés, mais ça semble un peu… Tu sais. Irrespectueux. C’est un groupe qui nous a incités à nous mettre à la musique, on imaginait pas une seconde qu’on se retrouverait à jouer après eux ! (rires) Il y a quelques années au Wacken en Allemagne on a joué après Judas Priest, c’était aussi bizarre. Mais c’est pas vraiment du stress, c’est juste étrange.

J’ai vu sur votre Facebook une photo avec des bières Bitburger et du Valium. Vous respectez le slogan “sex, drugs & rock’n’roll” ?
Oh ça ça doit être Ryan ! (rires) Des fois je prends du Valium parce que je n’arrive pas à dormir dans l’avion, le jetlag entre autres. Ryan adore la bière allemande, il adore la Bitburger. Et le Valium… C’est même pas tellement sex drugs & rock n’roll, c’est « tu bois jusqu’au matin, tu montes dans l’avion et tu prends du Valium parce que t’arrives pas à dormir ». (rires)
Vous utilisez beaucoup les réseaux sociaux ?
Ouais. Facebook, Twitter… J’aime bien l’idée de pouvoir parler directement aux fans, discuter des concerts, voir leurs réactions… Je crois que Joel poste pas mal, pour remercier les fans après un concert, dire que c’était géant… On a pas une personne qui s’en occupe pour nous, si vous voyez des messages sur Facebook ou Twitter en général c’est Joel.
Beatles ou Rolling Stones ?
C’est dur ! (rires) C’est deux groupes géniaux. Mais je vais dire les Stones. On a joué avec eux une fois, il y a un moment, c’était énorme. Je respecte quand même les Beatles, hein ! Mais personnellement j’opte pour les Stones.


Propos recueillis par Guillaume Hann & Ugo Schimizzi
Transcription : Marine Pellarin


//magazine-karma.fr/live/interview-airbourne/






Avant-première Airbourne :

entendez aboyer la meute des dingos

Jeudi, 16 mai 2013  par Animal

« Si tu ne fais pas attention, le Black Dog va t’arracher la tête ! C’est ce qu’on fait : on est les Black Dogs du rock’n’roll et on vient pour toi ! » nous disait récemment le chanteur-guitariste Joel O’Keefe. Et cette grosse bête venue des Antipodes devrait cogner à votre porte le 20 mai exactement.
Black Dog Barking, le nouvel album d’Airbourne, n’est donc plus qu’à quelques pas de votre paillasson qui n’aura probablement plus la même couleur une fois qu’il lui aura fait son affaire pas très propre, car totalement rock’n'roll. Mais vous pouvez déjà l’entendre hurler derrière votre porte en attendant qu’il s’en prenne à votre chaîne hi-fi. Allez-vous lui ouvrir ? Si oui, vous allez vous précipiter dans la suite car nous vous offrons en avant-première, en partenariat avec Roadrunner Records, l’écoute intégrale de cet opus.


//www.radiometal.com/tag/airbourne







Airbourne - Black Dog Barking
[ CHRONIQUE ] METAL - Airbourne
Lundi 20 Mai 2013

Le pur son hard rock ou encore heavy metal s’essouffle un peu depuis les années 2000s à cause d’un style plus extrême mais beaucoup moins musical. Oui, mais je vous réponds : « les voies du rock sont impénétrables ». Le rock pur et dur revient en force, le very bad trip s’éloigne et on repart sur les routes. On note depuis quelques années un come back du bon gros son bien blues avec des jeunes fous furieux comme Bullet, The Scams, les Sticky Boys ou encore Hardbone. Comme le chante si bien Joel O' Keeffe « Rock’N’Roll will never die », et ouep ! On n’arrête pas de vous le répéter !

Tout d’abord, il est temps de leur rendre justice, car J’ACCUSE : avant Airbourne, certains se plaignaient de ne pas entendre assez de jeunes rockers. Ces mêmes personnes sont les premières à critiquer la bande des frères O' Keeffe jugeant qu’ils plagient AC/DC.

C’est vrai, les deux frangins sont australiens, comme les Young, et ont décidé de monter un groupe de hard rock. Airbourne, c’est du vrai rock’n’roll, un digne fils d’AC/DC, de Rose Tattoo, voire de Kiss grâce à leurs chœurs. Joel O’Keeffe a aussi beaucoup plus de caractère que Bon Scott ou Brian Johnson avec une fuckin’ attitude et une agitation bien personnelle. Son frère, Ryan O’Keeffe (il ressemble à Tom Cruise avec les cheveux longs non ?), possède un touché plus appuyé, plus puissant… en gros, bien plus metal.

Avouons-le, depuis Runnin’ Wild et No Guts. No Glory, on sait que les Australiens ne nous sortiront pas tout de suite une ballade mais nous attendons avec panache leur retour. Souhait exaucé car leur quatrième album (si on compte l’EP aujourd’hui introuvable) est enfin là avec un titre bien accrocheur : Black Dog Barking. À l’inverse des pochettes précédentes où le groupe se mettait en scène, apparaît seulement la mâchoire baveuse d’un gros chien. Un chien enragé ? Non, plutôt un chien purement excité. Dès le départ, la bande de fous furieux nous crie que nous devons être prêts avec une version sur-vitaminée d’une de leur première compos qui était présente sur leur EP : « Ready To Rock ». Avec leur deuxième titre « Animalize », on se demande si cette grosse mâchoire est celle d’un animal, ou au final une comparaison avec leurs fans ! Deux chansons et toujours le même remède : de gros riffs bluesy, des chorus puissants, un Joel hyper actif…

Après avoir analysé les deux premiers titres, je ne peux vraiment vous décrire les autres, tant ils se ressemblent sur la composition. C’est agressif, impulsif, énergique. Chaque note claque et touchera votre âme un une seconde !

Airbourne, c’est un véritable défouloir. Voilà pourquoi on les aime. Il suffit de comprendre que nous devons lâcher-prise avec leur « Firepower », et bien évidemment de faire la nouba avec leur fameux single : « Live It Up ». Les femmes sont toujours au centre de leur univers, ici avec « Woman Like That » (et oui, on sait ce qu’elles aiment hein ?!). Airbourne propose deux compos plus posée, parfaites pour la route avec « Back In The Game » et « Cradle to the Grave ».

Avec ce nouvel album, Airbourne montre qu’il n’a pas changé son fusil d’épaule mais qu’il s’est toujours aussi bien le magner. Voilà un album qui s’écoute à fond. Les amateurs de son bien Rock, qui portent la barbe, des santiags, du cuir et du jean seront parfaitement satisfaits.

Black Dog Barking propose les mêmes recettes que ses deux prédécesseurs. Vous en auriez douté ? Mais franchement, avouez qu’au fond de vous, votre cœur adore ! Si Airbourne a su toucher autant de fans avec leur musique, c’est grâce a leur passion. Cette même magie qui nous a fait aimer AC/DC, Guns N’ Roses, Metallica ou encore Black Sabbath…

Allez, dites-le… j’entends pas… Airbourne, c’est le groupe de notre génération ! Voilà, merci !

//www.lagrosseradio.com/metal/webzine-metal/chronique-metal/p6556-airbourne-black-dog-barking.html







Joel O'Keeffe, chanteur-guitariste du groupe Airbourne
[ INTERVIEW ] METAL
Mardi 8 Février 2011


*Après les interviews de Grand Magus et Enslaved, voici que notre bon Lionel/Born 666 légendaire s'attaque à l'une des figures mondiales du hard rock "nouvelle génération" : Joel O'Keeffe, chanteur-guitaristes des australiens d'Airbourne. De quoi keeffer sa race non ?*

Bon, le rendez-vous a enfin été pris. Il faut dire que, depuis leur venue à Paris le 18 Décembre 2010, il a été très difficile de caler une interview avec les membres d’Airbourne.

D’abord celle-ci devait avoir lieu au Trabendo avec Ryan, mais comme vous aviez pu le lire sur le Live report cela a du être annulé à cause d’une météo capricieuse et enneigée. Le lendemain, ils partaient pour l’Australie pour les fêtes de fin d’année.

Mais grâce à la persévérance de Karine de chez Roadrunner France, on a finalement calé puis recalé pour se décaler un décalage... horaire. Actuellement en Australie pour le Big Day Out Festival, c’est un Joel O'Keeffe en pleine forme que je joins au téléphone à Melbourne (9H00 à Paris, 19H00 à Melbourne). Tandis que je suis au café/tartine beurre-confiture, Joel est à la bière/Jack Daniels/Cacahuètes... choisissez votre fuseau horaire !

Lionel/Born666 : Joel c’est un plaisir de réaliser une interview avec toi en direct de Melbourne, quelle heure est-il là-bas à l’autre bout du monde ?

Joel O’Keeffe : Pour nous il est 19H00, l’heure de prendre une bonne bière…

Lionel : Quelle chance... Première question, êtes-vous fatigués après 11 mois sur la route ?

Joel O’Keeffe : Non non, on n’est jamais fatigués quand il s'agit de monter sur scène. Mais il y a encore une grosse tournée à réaliser. D’abord on finit notre tour en Australie, Nouvelle Zélande, puis on repart pour une tournée aux USA et Canada. Juste après on enchaîne sur certains festivals en Europe (dont le Sonisphere en France). Les festivals d’été comme le Wacken, et j'en passe…

Lionel : On vous a vu au Hellfest en 2010, donc vous n’y serez pas cette année ?

Joel O’Keeffe : Non on n’y sera pas. Par contre, on sera au Sonisphere, un grand évènement.

Lionel : Quelle différence existe-t-il entre les fans à travers le monde ?

Joel O’Keeffe : Les français par exemple sont très passionnés. Ils aiment passer du bon temps. Ils sont très expansifs.

Lionel : Ressentez vous une certaine pression avant d’enregistrer le successeur à votre second opus studio No Guts, No Glory ?

Joel O’Keeffe : Non, pas vraiment, on ne ressent pas de pression, même pas celle de la bière (rires). On n’avait pas de pression pour le précédent album, on en aura pas pour notre troisième.

Lionel : Où trouvez-vous votre énergie ?

Joel O’Keeffe : Peut-être dans la bière et dans le Jack Daniels... mais également dans le Rock 'n' Roll que nous jouons et aussi dans le public qui nous renvoie toute son énergie.

Lionel : Qui vous écrit votre set-list car à chaque fois c’est très amusant de lire ce qu’il y a d’écrit devant vos pieds de micro… « Raise the Flaps » pour « Raise the flag », « Bottom of the Smell » pour «Bottom of the Well »  « Born to Grill » pour « Born to Kill »  « Blind, mad & Mole » pour « Blonde, bad & Beautiful » ...

Joel O’Keeffe : C’est notre Tour Manager et il a beaucoup d’humour. C’est un homme très drôle.

Lionel : As-tu écouté le dernier Motörhead, The Wörld is Yours?

Joel O’Keeffe : Oui oui !! il est excellent comme d’habitude. C’est du très bon Motörhead.

Lionel : Si vous n’aviez pas créer Airbourne qu’auriez vous fait ?

Joel O’Keeffe : On aurait fait du Rock 'n' Roll mais dans un autre groupe… (rires)

Lionel : Est-ce que le succès a changé vos vies ?

Joel O’Keeffe : Non pas vraiment. Nous voyageons seulement beaucoup plus à travers le monde pour monter sur scène. Mais j'ai toujours le même jean, les mêmes amis. On aime toujours jouer du Rock 'n' Roll, boire une bonne bière et prendre du bon temps.

Lionel : C’est vrai et en plus tu as toujours des trous dans tes jeans, et je m’en suis encore rendu compte lors du « Bring the Noise » Festival au Trabendo à Paris…

Joel O’Keeffe : Oui « Hole in my Pair of Jeans »…

Lionel : Oui AC/DC disait “I’ve got Hole in my shoes, I got holes in my teeth, I got holes in my socks” !

Joel O’Keeffe : (rires) I’ve got hole in my pair of jeans...

Lionel : Quelle est ta bière préférée?

Joel O’Keeffe : A Paris, en France, j’adore la 1664. C’est une excellente bière.

Lionel : As-tu des anecdotes concernant vos tournées avec Motörhead ou Mötley Crüe ?

Joel O’Keeffe : Non, pas d’anecdote complètement dingue. Par contre les Roadies de Mötley sont des mecs supers. Ce sont de grands professionnels.

Lionel : A chaque fois pendant les interviews les journalistes te posent toujours des Questions sur tes influences comme AC/DC, The Angels, Rose Tattoo, mais toi il y a-t-il d’autres groupes qui t’ont influencé ?

Joel O’Keeffe : Oui bien sûr, j’aime ces groupes et c’est vrai qu’ils nous ont influencé mais il y en a d’autre. Par exemple j’ai toujours aimé Judas Priest, Iron Maiden, Guns n' Roses, Led Zeppelin ou encore Motörhead pour ne citer que ceux-là.

Lionel : Quels groupes de ta génération aimes-tu ?

Joel O’Keeffe : J’aime bien les ricains de Drowning Pool et les anglais de The Answer par exemple.

Lionel : Es-tu toujours d’accord pour dire que le meilleur son de batterie est celle de Phil Rudd sur Stiff Upper Lip ?

Joel O’Keeffe : Oui toujours d’accord et encore plus que jamais !

Lionel : Si tu avais l’occasion de poser une seule question a Bon Scott, quelle serait-elle ?

Joel O’Keeffe : Je lui dirais … Bon (Scott), qu’est-ce que tu veux boire ?

Lionel : Quand tu montes tout en haut des structures des festivals, que vois-tu ?

Joel O’Keeffe : Oh je crois que j’ai la plus belle vue de tout le festival. Je vois des dizaines de milliers de gens en bas et c’est très impressionnant.

Lionel : Ça doit être difficile de voire des « Bad, Blonde & Beautiful Girls » de tout en haut?

Joel O’Keeffe : Non j’ai une bonne vue... (rires)

Lionel : Sur la route, avez-vous le temps d’écrire des bouts de riffs, des chansons ou rien du tout ?

Joel O’Keeffe : En tournée, on est toujours en train d’écrire, on a toujours un moment pour ça. Tu sais, pendant les Soundcheck et sur la console, on peut toujours enregistrer des bouts de chansons. Donc comme tu peux le constater, c’est quand même assez difficile de trouver des moments pour se concentrer sur la réalisation de l’album.

Lionel : Avez-vous déjà choisi un producteur pour le prochain album ?

Joel O’Keeffe : Non non, pas encore, il est un peu trop tôt.

Lionel : Que pouvons-nous vous souhaiter pour 2011 ?

Joel O’Keeffe : Continuer à faire des concerts, faire du Rock 'n' Roll et boire des bières… On va essayer de se retrouver ensemble en Mai/Juin pour composer et finaliser de nouveaux titres, ensuite il faut encore plusieurs mois pour réaliser un disque et le sortir. Donc tu peux imaginer qu’il faudra au moins encore attendre jusqu’en 2012 avant la sortie de notre prochain album…

Lionel : Pouvons-nous nous attendre à une reprise d’un groupe de la part de Airbourne ?

Joel O’Keeffe : Tu sais il nous arrive de reprendre en live du Creedence Clearwater Revival comme « Fortunate Son » ou même « Whole Lotta Rosie » d'AC/DC !

Lionel : Merci encore pour l’interview...

Joel O’Keeffe : Merci beaucoup à toi et « Vive la France » (en français) !!

Après une conversation aussi sympathique, il ne nous reste plus qu'une chose à dire : Long Live Rock 'n' Roll, Long Live Airbourne!

//www.lagrosseradio.com/metal/webzine-metal/interview-metal/p3236-joel-o-keeffe-chanteur-guitariste-du-groupe-airbourne.html






Airbourne au Hellfest 2010
[ LIVE REPORT ] METAL
Mercredi 30 Juin 2010


Voici un groupe que Spiderman n'aurait pas renié, que le cascadeur Rémi Julienne aurait eu du mal à encadrer, qu'AC/DC aurait des difficultés à ne pas apprécier (ou à ne pas détester, allez savoir ?)... Airbourne ! Des australiens bien trempés, de retour cette année sur le site du Hellfest.

Les voici sur la Mainstage 1, à 17h, autrement dit à une heure de forte affluence potentielle. Et celle-ci le sera, quasiment démesurée même, pour l'un des premiers "big crowd concert" de ce samedi 19 juin. De quoi annoncer en beauté une suite absolument gargantuesque (Slash, Twisted Sister, Alice Cooper... pour ne citer qu'eux) !

Musicalement, j'en vois au fond qui ne savent pas à quoi Airbourne ressemble ? J'ai du mal à vous croire les gars mais, pour celà, imaginez un peu AC/DC... vous connaissez, n'est-ce pas ? Eh bien voilà, Airbourne est en quelque sorte l'héritier parfait de ce groupe hard rock légendaire, australien lui aussi (tiens tiens)... De là à dire que les jeunots ont été nourris à coups de "T.N.T.", "Highway to Hell" ou "Back in Black", il n'y a qu'un pas que j'ose à peine franchir.

Alors évidemment, ce n'est pas avec l'envie d'une claque musicale que je m'en vais observer leur set. Non. Mais pas grande curiosité d'un show que l'on annonçait grandiose, Airbourne ayant une réputation de groupe dynamiteur sur scène. Croyez-le ou non, cette réputation est loin d'être usurpée...

Au rayon "titres joués", ce n'est donc pas ici ce qui importe le plus. Pour information, Airbourne a deux albums à son actif et a donc largement puisé dans chacune de ses oeuvres. Retenons par exemple des titres comme "Diamonds in the Rough" ou "Runnin' Wild" pour les puristes, pour le reste je vous laisse voir avec les big fans présents sur place.

Visuellement, nous ne sommes pas loin du pied intégral. La formation océanique se donne sans compter, bougeant un peu partout sur la large scène, à l'image de son bondissant guitariste/chanteur Joel O'Keeffe.

Un vrai frontman qui n'hésitera pas de donner de sa personne en... escaladant la structure metallique menant tout en haut de celle-ci afin d'y jouer un solo en quasi-équilibriste !! Moment impressionnant qui a dû en faire flipper plus d'un (organisateurs y compris), mais qui restera gravé à jamais dans la mémoire collective.

En bref, si la musique d'Airbourne s'avère plutôt dispensable sur CD, elle prend toute sa vigueur et son intérêt sur scène, ne serait-ce que pour la présence naturelle des bonhommes. Chapeau bas donc, notamment à vous Mister O'Keeffe... en espérant quand même que jamais il ne vous arrive le moindre accident, car à cette hauteur ça ne pardonnerait pas...

//www.lagrosseradio.com/metal/webzine-metal/live-report-metal/p2777-airbourne-au-hellfest-2010.html






Airbourne


un groupe de hard rock1 australien formé en 2003 à Warrnambool par les frères Joel O'Keeffe (chant et guitare solo) et Ryan O'Keeffe (batterie).
Historique
Formation (2003-2006)


Justin Street et Joel O'Keeffe en concert
Le groupe a été formé en 2003 par les frères Joel et Ryan O'Keeffe. Joel reçoit sa première guitare à l'âge de 11 ans alors qu'au même âge Ryan tapait sur sa première batterie2. Joel fit la connaissance de David Roads alors qu'ils travaillaient tous les deux dans un hôtel de Warrnambool en Australie. Ils commencèrent chacun à ramener leur guitare au travail, faisant des bœufs et travaillant sur des idées de chansons pendant leurs pauses. Bientôt David Roads rejoignit les frères O'Keeffe dans leur "cabane" (ainsi nommée car c'était une pièce en dehors de la maison) pour jouer ensemble. Le bassiste Justin Street compléta le groupe en 2003, après que Ryan l'eut bousculé en revenant saoul d'une fête. Ce dernier lui apprit qu'il jouait de la basse et qu'il souhaitait rejoindre un groupe. Les quatre membres déménagèrent à Melbourne, Airbourne était né.
Le groupe a été influencé par : The Angels, AC/DC, Judas Priest, Def Leppard, Thin Lizzy, Rose Tattoo et Motörhead. Après de multiples concerts dans des pubs de la capitale australienne, Airbourne réalise enfin son premier album Ready to Rock, sur un label indépendant Sik Kitty Productions. Sorti en 2004, le groupe signa finalement plus tard un contrat pour 5 albums avec Capitol Records. Le groupe fit les premières parties de Mötley Crüe, Motörhead et des Rolling Stones.
Runnin' Wild (2006-2008)
En 2006, les membres du groupe déménagent aux États-Unis pour commencer l'enregistrement de leur premier album international, intitulé Runnin' Wild, avec le producteur Bob Marlette. Runnin' Wild sortit d'abord en Australie en juin 2007. Trois singles sortiront de cet album, "Too Much, Too Young, Too Fast", "Runnin' Wild" et "Diamond in the Rough". Après que Capitol Records a cassé le contrat qu'il avait avec le groupe, Airbourne signe avec le label de rock américain Roadrunner Records. Malgré cela, le groupe a du mal à passer sur les radios australiennes.

Runnin' Wild sort en janvier 2008 aux États-Unis et en juin 2008 en Europe. Le groupe explose enfin grâce aux nombreuses apparitions des titres de l'album dans divers jeux vidéo. Ce qui aide le groupe à se faire connaître mondialement.
L'album se vend à près de 250 000 copies à travers le monde, les critiques saluent alors la qualité de l'album, ainsi Hardrockhideout écrit : « Runnin' Wild est un disque qui va surpasser les attentes des fans de hard rock. Les fans de hard rock des années 1980 et d'AC/DC vont l'adorer. »
Alors que le groupe est souvent comparé à leur illustre ainé AC/DC, Joel O'Keeffe explique lors d'une interview en septembre 2008 : « Peu importe d'où tu viens et quand tu viens, tu seras toujours comparé à quelqu'un. Surtout pour nous qui venons d'Australie et qui faisons le même genre de musique. Être comparé au meilleur groupe de rock'n'roll du business, qui est toujours actif et est aujourd'hui sur le point de publier un autre album, il n'y a pas de meilleur compliment.»3 et dans une autre en 2010 : "Bah, on nous compare au meilleur groupe de rock encore en activité… Que veux-tu qu'on fasse ? Qu'on pleure et qu'on demande à être comparés à Coldplay ? Et puis si tu savais, en Australie, le nombre de groupes auxquels tu ne veux pas être comparé…"'
Airbourne commence à se faire remarquer sur la scène hard rock, ainsi la légende du rock Lemmy Kilmister du groupe britannique Motörhead, fait une apparition dans le clip "Runnin' Wild" conduisant le camion dans lequel joue le groupe.
En novembre 2008, à L'Astoria de Londres, Dan Hawkins (Stone Gods / The Darkness) rejoignit le groupe sur scène pour reprendre le titre d'AC/DC "Whole Lotta Rosie".
Les concerts du groupe se manifestent par une formidable énergie sur scène de tous les membres; Joel O'Keeffe , lorsque le groupe joue en plein air va jusqu'à escalader la structure de la scène qui maintient les projecteurs et réalise des solos de guitare à une trentaine de mètres au-dessus du sol. Lorsque le groupe joue en salle, il prend des bains de foule en ouvrant le passage devant lui, ce qui ravit le public. La marque de fabrique d'Airbourne est qu'en plein milieu d'un morceau, Joel O'Keeffe lance dans le public des cannettes de bière qu'il a auparavant percé en cognant avec force dessus.
No Guts. No Glory.
David Roads confirma lors d'une interview que le groupe allait rentrer en studio en janvier 2009,

pour enregistrer le successeur de Runnin' Wild. Dans le numéro 17
du magazine Kerrang!, Joel O'Keeffe affirma que le groupe enregistrait au Criterion Hotel, le pub où le groupe joua son tout premier concert à Warrnambool, Australie. O'Keeffe ajoute : « On a branché tout notre matos, prêts à faire du pub-rock australien fait dans un pub rock australien ! »4.
L'album No Guts, No Glory est sorti le 8 mars 20105. Après avoir enregistré leur premier morceaux en Australie, le groupe a déménagé à Chicago aux États-Unis pour enregistrer le reste de l'album avec le producteur Johnny K (Disturbed, 3 Doors Down, Staind)6.
Black Dog Barking
Le groupe a travaillé 1 an sur le nouvel album, sachant qu'ils en ont aussi un peu profité pour se reposer après la tournée de No Guts No Glory. Joel et Ryan étaient à Los Angeles en avril 2012 pour rencontrer des producteurs. Airbourne était à Los Angeles pour enregistrer Black Dog Barking de mi-octobre à fin décembre 2012. L'album a été produit par Brian Howes (Hedley, Nickelback…) et l'enregistrement a débuté aux Van Howes Studios (studios du producteur à L.A.).

Ils sont ensuiteallés aux Armoury Studios à Vancouver (ex-studio de Bruce Fairbairn) pour terminer l'album courant janvier (entre le 7 et le 20 janvier environ). Le premier épisode de "Airbourne in the Studio" y est consacré.
L'album se nomme Black Dog Barking, il contient 10 morceaux et est sorti le 20 mai 2013 en Europe et en Australie, et dans le monde entier le 21 mai 2013 sous le label Roadrunner Records au niveau mondial. Le premier single est Live It Up.
Membres
    •    Joel O'Keeffe - Chant et Guitare solo
    •    Ryan O'Keeffe - Batterie
    •    David Roads - Guitare rythmique et Chœurs
    •    Justin Street - Basse et Chœurs
Anciens
    •    Adam Jacobson — Basse et Chœurs
    •    
//fr.wikipedia.org/wiki/Airbourne







19/12/2013
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