Alain YVER

Alain YVER

AKHENATON

AKHENATON




//www.akh-official.com/

//www.facebook.com/AKHENATON.OFFICIEL

//www.facebook.com/pages/Akhenaton/23934062681

//fr.myspace.com/akhenatoniam

//www.jeanmarcmorandini.com/article-293126-le-rappeur-akhenaton-critique-vivement-la-tele-realite-et-surtout-secret-story.html

//www.raphistorik.fr/interviews/akhenaton-iam.php

//rapadonf.fr/blog/2011/02/akhenaton-je-ne-voulais-plus-subir-l%E2%80%99industrie-du-disque-interview/

Quand Akhenaton raconte son rap
//www.youtube.com/watch?v=f2MWKiukHms





Pour Akhenaton,
 «le rap est formaté aujourd'hui», qu'en pensez-vous?

Publié le 26 mars 2010.

DEBAT - Dans son livre, «La face B», le leader du groupe IAM fait un constat sévère sur le rap d'aujourd’hui. Donnez-nous votre avis...
Le chanteur emblématique du groupe de rap IAM sort La Face B (éd. Don Quichotte), écrit en collaboration avec le journaliste Eric Mandel. Dans ce livre, personnel et analytique, le chanteur mêle l’histoire du rap à des réflexions plus engagées politiquement. Pour lui, «une certaine forme de rap, malheureusement majoritaire» aujourd'hui est devenue l’inverse d’un «rap qui se voulait ouvert, de partage, contestataire et créatif». Désormais, il est «formaté et vante des valeurs de droite, voire d’extrême droite».






Akhenaton (IAM) sort sa biographie

Akhenaton, l'une des figures majeures du rap français sort une autobiographie qui sera accompagné d'un triple album ! Le livre et le CD sortent le 22 mars.

Le leader du groupe de rap culte IAM sort donc un livre intitulé Face B à l'intérieur duquel il reviendra sur sa carrière au sein d'IAM mais aussi sur sa vie personnel, de son enfance à Marseille à aujourd'hui en passant par New York et le succès d'IAM qui dure encore après plus de 20 ans d'existence.

Un contenu précieux pour les fans d'Akhenaton et tous ceux qui s'intéressent à la musique car même si le rappeur se livre dans sans chansons, il reste un personnage discret dont on connaît peu de choses. On découvrira dans ce livre l'histoire de l'homme, quelqu'un de passionné, l'histoire du rappeur, ces bonnes périodes et ses mauvaises passes.

Le plus grand succès d'Iam, c'est bien sûr l'album L'école du micro d'argent, véritable phénomène lors de sa sortie en 1997. Il devient vite disque d'or (2 jours !!!) et se vend en fin de compte à plus d'1 500 000 exemplaires. L'album sera récompensé par deux Victoires de la Musique. On se souvient encore des titres comme Petit frère ou l'Empire du coté obscur dont on connait tous les paroles par coeur. Retrouvez tous les clips d'Iam sur leur channel Jukebo !







Réponse d'Akhenaton à Fred Musa
vendredi 6 mai 2011

Dans ce post, je vais simplement laisser la parole à Akhenaton qui répond au post de Fred Musa.

Fred…

Je vais mettre de côté l'estime que j'ai (avais) pour l'homme Fred Musa, pour répondre dans ces quelques lignes au Fred servile que j'ai découvert en lisant les quelques mots déplacés écrits dans ton blog que l’on m’a transmis.

Je pense, que tu sais, très bien que moi ou IAM n'avons jamais craché dans la soupe et si tu avais pris le soin de lire ou d’écouter l'intégralité des interviews consacrées à "l'affaire" skyrock, tu aurais vu que je disais que le succès de "l'école du micro d'argent" est dû en partie à skyrock, sans conteste, mais je n'ai JAMAIS entendu que le succès de "TA" radio revenait pour beaucoup au changement de format insufflé par ce même album, par IAM et ses nombreuses productions.

Quand je pense que c'est moi que tu appelles démago… C'est à mourir de rire…

Depuis 10 ans ou ton patron Laurent Bouneau a décidé de ne pratiquement plus nous jouer, est ce que tu m'as souvent vu monter au créneau contre skyrock ?

En ce qui concerne les passages payants à l'antenne et les factures que tu devrais présenter au groupe IAM, rassures toi, c'est déjà fait, ça s'appelle de l'espace pub que NOS maisons de disques ont payé et je peux te presenter ou presenter à tes auditeurs, ce qu'EMI, UNIVERSAL, SONY et 361 RECORDS ont versé à la régie pub de Skyrock.

S'il te plait, arrêtes de faire comme si le passage à l'antenne n'était pas lié à l'achat de cet espace pub, ça en devient grotesque ! Je n'ai jamais dit que vous étiez pires que les autres radios…vous êtes tout simplement pareils !!!!

C'est le mensonge comme quoi vous êtes différents que vous racontez aux enfants qui vous écoutent qui est pénible et extrêmement…démagogique.

Tout ce bordel qu'il y a eu autour d'un changement hypothétique à sky (ce qui n'arrivera jamais) est symptomatique de ces affabulations: victimisation, communication, les deux ingrédients de votre recette.

La prochaine fois, taches de bien lire et d'interpréter ce que je dis: je me fous des futurs-ex changements chez sky comme du changement de propriétaire du bar du coin, tout simplement, parce que c'est vrai.

Je ne peux pas croire que tu préfères l'hypocrisie intéressée que je serais censé avoir à la franchise dont je fais preuve.

Ton billet d'humeur à mon encontre et à celle de Booba achève ta transformation irréversible en un gonzague docile, en un chiot assis devant le grammophone et qui écoute la voix de son maitre.

En parlant de ton boss, Laurent Bouneau m'a dit un jour de 1995, alors que sa radio avait un format "variété" et que nous lui proposions avec Kheops une émission de rap: " le rap ? Ca s'adresse à une tribu!"….. noté ! 1er sur le rap ? NON : 1er GRACE au rap.

N'oublies JAMAIS que je rappais avant skyrock, que je rappe pendant qu'elle existe et que serai encore là quand vous ne serez plus.

Akhenaton du groupe IAM








Akhenaton (IAM) :
« La carte musique jeune n'est pas viable »

Internet offre la possibilité à des labels indépendants de sortir du giron des majors de la musique. Dernier en date, Me-Label est la création du chanteur rap marseillais Akhenaton, membre du groupe IAM. Entretien.
Jean-Marie Portal
Micro Hebdo
le 31/12/10 à 11h42

Micro Hebdo : Avec Me-Label.com, vous vous affranchissez des canaux de distribution musicale classiques. Pourquoi ?
Akhenaton : Je veux produire de la musique en toute indépendance, sans maison de disques et sans distributeur. Et pouvoir aussi proposer du contenu exclusif. Mais l’indépendance, c’est aussi ne plus avoir à démarcher les radios et les télés pour qu’elles diffusent mes morceaux et mes clips. Je ne veux plus faire ça.

Tous vos albums ne sont pas disponibles sur le site. C’est volontaire ?
Non. J’aimerais bien proposer tous mes albums sur le site, mais comme certains d’entre eux ont été distribués sous un label qui ne m’appartient pas, je ne peux malheureusement pas faire ce que je veux. C’est terrible ! Je suis dégoûté de ne pas pouvoir proposer tous mes classiques à mes fans.
Est-ce essentiellement à cause de cela que vous remettez en cause les circuits de distribution traditionnels ?
Oui. Parce qu’on n’y maîtrise rien. Prenez mon film, Conte de la frustration. Après y avoir travaillé pendant des années, je n’ai pas pu communiquer dessus. Un an et demi après avoir fini le tournage, France 2 ne l’avait toujours pas diffusé. Et comme le film n’était pas sorti, personne ne voulait en distribuer la bande originale. Quand je vois France 2 produire avec de l’argent public, les producteurs bénéficier d’aides, et moi, en bout de chaîne, qui ai payé la production de la BO, attendre que le bâton frappe… j’en tire la leçon.
« Mieux vaut être un artisan dans sa boutique »
Plus jamais ça ?
Oui, j’ai décidé que ça ne se passerait plus jamais comme ça. Mieux vaut être un artisan dans sa boutique plutôt que de travailler dans un supermarché où l’on te dit ce que tu dois mettre en rayon… et de fermer ta gueule.
Laisserez-vous alors d’autres artistes profiter de Me-Label ?
Bien sûr que d'autres artistes pourront profiter de mon label ! Mais il leur reviendra de gérer ce qu’ils mettront en ligne sur le site. Si je commence à m’occuper de tout, je deviens un label comme les autres. Et ce n’est pas l’objectif.
Sur votre site, la musique est au même prix que sur la plupart des boutiques en ligne. Qu’est-ce qui justifie alors de l’acheter ici plutôt qu’ailleurs ?
Déjà parce que les morceaux proposés en téléchargement sont au format Wav, de bien meilleure qualité que le MP3. Il faudrait que les gens comprennent ce que c’est que le MP3. Tu prends un morceau, tu lui retires ses basses et ses aigus… il te reste du son. C’est ça le MP3. Juste du son.
« Lorsque j’apprécie un artiste, je suis prêt à payer pour profiter de sa musique »

En s’abonnant au site www.me-label.com, pour 14,99 euros/an, les fans d’Akhenaton peuvent télécharger un titre inédit par mois, le remixer et le partager avec les autres abonnés.

Et l’autre attrait du site, c’est sa partie Abonnements ?
Oui, c’est ce qui fait l’originalité de Me-Label. L’abonnement coûte 14,99 euros par an et donne droit à l’équivalent d’un album à télécharger au rythme d’un titre inédit par mois. Ces titres, l’abonné peut les récupérer sur douze pistes et les remixer avec le logiciel RealTimeMixer, disponible sur le site. Et ensuite proposer ses créations à l’écoute en les déposant dans l’espace Mix Sharing du site.
Ne craignez-vous pas que les abonnés s’échangent directement leurs fichiers , sans passer par le site ?
Moi, lorsque j’apprécie un artiste, je suis prêt à payer pour profiter de sa musique. Les abonnés de Me-Label font ce qu’ils veulent avec ma musique, tant que ça se passe sur le site.
A propos d’échanges de fichiers, quelle est votre position par rapport à l’Hadopi ?
Je ne suis pas pour la répression. Ce n’est pas à la police de réprimer le téléchargement illégal, c’est aux FAI de surveiller ce qui se passe sur leurs réseaux. Déjà en révisant leur discours. Quand on voit des publicités où l’on vous dit que vous allez pouvoir télécharger autant que vous voulez, il y a un problème à la base.
La Carte musique pour les jeunes constitue-t-elle néanmoins un bon début de solution ?
Ce dispositif n’est pas viable. Il n’existe pas d’outils statistiques permettant de savoir quels sont les albums les plus achetés sur Internet avec cette carte. Du coup, les subventions de l’Etat aux artistes sont réparties en fonction du Top Albums des plates-formes de téléchargement. Et ce ne sont pas les artistes les plus réellement téléchargés par les jeunes qui touchent de l’argent.
Votre prochain album We Luv NY ne sera donc disponible que sur Me-Label ?
Oui, mais pas seulement en téléchargement. Il sera possible de commander le CD et même le vinyle.
Interview publiée dans Micro Hebdo n°660 du 9 décembre 2010.







Akhenaton,
le rap dans les veines, l’engagement dans la peau

le 22. avril 2011

Avant de faire vibrer les inconditionnels du Printemps de Bourges au son de son nouvel opus musical, Akhenaton, l’une des légendes du rap français, dont la reconnaissance artistique s’étend au-delà de la scène nationale, s’est livré à cœur ouvert dans une interview à Libération.
Akhenaton, de son vrai nom Philippe Fragione, également connu en tant qu’Abd el-Hakim depuis sa conversion à l’islam, chante New-York avec passion, dans un album « We Luv NY » dédié à ses souvenirs enchanteurs de la Grosse Pomme, en duo avec Faf LaRage. Derrière l’idole qui a bercé toute une génération, le citoyen engagé n’est jamais très loin, particulièrement imprégné de la réalité socio-politique du pays, qui le fait s’interroger, s’alarmer, ou tempêter.
Parmi tous les soubresauts qui agitent l’Hexagone, s’il devait hiérarchiser les phénomènes de société les plus inquiétants, la renaissance du FN et l’irruption de Marine Le Pen sur le devant d’une autre scène, plus âpre et sans scrupules, seraient indéniablement bien positionnées. Mais, c’est surtout le braconnage en terre frontiste qui fait sortir le rappeur de ses gonds : « ce qui m’inquiète depuis pas mal d’années c’est l’emprunt de tous les thèmes qui agitent le FN par les partis classiques. Et puis j’entends des petites réflexions chez des gens censés être de gauche. On le dit dans l’album : « Les gens qui ont la bouche le plus à gauche sont souvent les plus gros racistes ».
Sans illusion quant à l’exercice de la politique, et à une démagogie de bas étage qui lui fait perdre toute noblesse, Akhenaton apporte la contradiction à la rhétorique anti-musulmane dans un esprit très cartésien : « Les mecs ils font la prière dans la rue. Ok, il y a 7,5 millions de musulmans en France, où peuvent-ils prier ? Les catholiques n’iront pas prier dans la rue. Les églises ont été construites avant 1905 et la loi sur la séparation de l’église et de l’état. Pourquoi mettre la laïcité et l’islam en opposition ? S’il faut construire des mosquées parce que la réalité du pays a changé depuis les années 60, faisons en sorte que les gens aient des lieux décents pour prier. Avec IAM, on en parlait dès 1990. » déplore-t-il.
Le rap dans les veines, et l’engagement dans la peau, sa conclusion en forme de mot d’ordre pourrait se fredonner en rythme sous la bannière de la mobilisation citoyenne : « On va faire comme aux Etats-Unis. On doit s’organiser en groupe de pressions pour peser sur la société. C’est le seul moyen de nous faire entendre ».






Akhenaton1, de son vrai nom Philippe Fragione2 est un chanteur et producteur de rap français, ainsi que réalisateur, né le 17 septembre 1968 à Marseille.
Membre emblématique du groupe IAM, Akhenaton est considéré comme l'un des plus anciens représentants du rap en France. Son maniement des figures de style et de la rime dans la tradition de la poésie arabe, sa grande expérience dans la production instrumentale ainsi que ses talents de scénariste lui valent une reconnaissance artistique qui s'étend au-delà de la scène rap française.
Biographie
Philippe Fragione est né le 17 septembre 1968 dans le troisième arrondissement de Marseille. Issu d'une famille d'immigrés italiens originaires de Naples, Philippe se passionne pour l'histoire, les dinosaures, et l'Égypte (il en tirera d'ailleurs son pseudonyme, en référence au neuvième pharaon de la 18e dynastie).
Jusqu'à l'âge de seize ans, il partage son temps libre entre les copains, le football et ses lectures. Après un séjour dans la famille de son père, installée à New York, il découvre le rap. De ce jour, sa vision de la vie change totalement. Il vit alors avec son père, responsable informatique à la Caisse régionale d'assurance maladie de Marseille (Sécurité sociale) et lui annonce, alors qu'il n'a que 17 ans, son désir de faire du rap. Il poursuivra tout de même ses études mais les abandonnera lors de sa première année de DEUG en biologie.
En 1993, après s'être converti à l'islam, Akhenaton adopte le prénom Abdelhakim et se marie à Aïcha.
Carrière
Akhenaton a d'abord été connu en tant que rappeur du groupe IAM. Son flow est reconnaissable parmi beaucoup d'autres grâce à son accent marseillais. Son œuvre est très marquée par ses origines napolitaines, l'islam et les rues de Marseille et de New York.
Sa première apparition discographique a lieu sur le titre This is the B Side, face B du vinyle Let's Make Some Noise des Choice MC's enregistré à Brooklyn en 1988, ce qui en fait le premier featuring rap franco-américain3. Il rencontre également à cette occasion MC Serch (en), membre de 3rd Bass (en), puis plus tard de Non Phixion4.
Métèque et Mat, premier album solo
En 1995 sort Métèque et Mat le premier album solo d'Akhenaton, où le rappeur se raconte et décrit son univers au travers de ses influences napolitaines (L'Americano, Métèque et Mat), musulmanes et mystiques (Dirigé vers l'est, Je combats avec mes démons), mythologiques et poétiques (Prométhée, Au fin fond d'une contrée) ou tout simplement marseillaises. La ville est en effet très présente dans cet album, tout comme dans les albums d'IAM de cette époque. Akhenaton y revendique une identité marseillaise ("Bad Boys de Marseille" I et II) et invite La Fonky Family et IAM sur ces titres. Décrivant l'univers de la rue, par le racisme ou la prison (Un Brin de Haine, Lettres aux Hirondelles), Akhenaton donne dans Métèque et Mat ses réflexions sur les inégalités, sur le monde musical et la France de l'époque. L'album est introduit par un story-telling biographique qui retrace de manière fictive le parcours d'un ex-membre de la mafia (La Cosca), et comporte aussi des titres teintés de sagesse (Le calme comme essence), de repentance (Je ne suis pas à plaindre), d'auto-dérision (Je suis Peut-être), ou d'humour à vocation dénonciatrice (Éclater un type des Assedic, J'ai pas de face). 300 000 exemplaires de Métèque et Mat se sont vendus.
Sol Invictus, deuxième album solo
Avec Sol Invictus en 2001 (175 000 exemplaires), AKH produit un album beaucoup plus sombre[réf. nécessaire], comme il le dira dans Soldats de Fortune, il l'a écrit en dépression, le moral fracassé. La solitude face à l'intolérance (Nuits à Médine, Horizon vertical), au mépris, à la nostalgie et au temps (NYC transit, Entrer dans la Légende) transpirent au travers de cet album aux paroles brutales [réf. nécessaire]. Si beaucoup des thèmes restent les mêmes, Sol Invictus est plus grave et musicalement plus varié que Métèque et Mat.
Black Album, troisième album solo
En 2002, le rappeur produit Black Album, sur lequel il aborde notamment les thèmes du trafic d'humain qui alimente les réseaux de prostitution des pays de l'est (Nid de guêpes), l'alimentation du racisme par la complaisance des médias (Ecœuré), la légitimité du mouvement hip-hop (Nerf de glace), et se livre à l'introspection et la repentance (Une journée chez le diable). Cet album reçoit de nombreuses collaborations d'artistes, notamment Soprano, Mic forcing, Bruizza...
Soldats de Fortune, quatrième album solo et La fin de leur monde, coup d'éclat censuré
En 2006, Akhenaton revient en solo avec Soldats de Fortune, dans lequel collaborent IAM, Sako, Psy4 De La Rime ou Veust Lyricist entre autres. Plus festif[réf. nécessaire], ce double album reprend néanmoins les thèmes qui ont toujours inspiré l'artiste (les racines, la musique, la rue). L'actualité et la politique sont toujours des sujets importants, avec des évocations des attentats du 11 septembre 2001 à New York et des guerres en Afghanistan et en Irak qui les ont suivis (Déjà les Barbelés). Akhenaton y fait aussi passer quelques messages sur la politique et sa crainte de voir la politique néo-libérale conservatrice l'emporter[réf. nécessaire].
À ce sujet, l'album se caractérise par La fin de leur monde présent sur le second disque de la version collector où Akhenaton invite une nouvelle fois son frère d'arme d'IAM Shurik'N pour un morceau fleuve de plus de 10 minutes à l'instar de Demain c'est loin près de dix ans plus tard. Dénonçant les dérives du système capitaliste, les failles du monde politique et la manipulation de masse par l'irresponsabilité des médias, le morceau et le clip qui l'accompagne sont plébiscités sur Internet mais censurés par la radio et la télévision.
En 2007, Akhenaton participe activement au nouvel album de Julie Zenatti. Il lui composera Si le temps me le permettait et Le chemin de l'école ; c'est la première fois qu'il travaille avec une artiste issue de la variété française. Si le temps me le permettait est le troisième single de la Boîte de Pandore.
Cette même année, il participe également au projet Opinion Sur Rue Vol.3 (Produit et réalisé par KL13 et les frères Saiff) en enregistrant un titre en duo avec Chiens De Paille Pour la Cause. Opinion Sur Rue Vol.3 était réalisé au bénéfice de l'association J'ai Un Rêve, afin d'aider les enfants défavorisés en France et dans le monde.
En 2008, il fait une apparition sur le troisième album de Sans Pression, pionnier du mouvement Hip-Hop québécois. Le 14 mars 2008, il chante au pied des pyramides de Gizeh, lors du concert anniversaire des 20 ans d'IAM. En octobre de la même année, il réalise un titre solo pour la bande originale du film sur Jacques Mesrine, Sur les lèvres de la peur.
We Luv New York, avec Faf Larage
Co-signé avec Faf Larage, Akhenaton définit We Luv New York comme « un hommage au rap des premières heures, tout ce qui nous a amenés à faire du son aujourd'hui. [...] C'est de la musique old school vue avec un œil moderne de 2010. »5 L'album est disponible le 21 mars 2011 sur Me-Label, le label d'Akhenaton6 en format physique et téléchargement7.
Production
En 2010, Akhenaton crée le label électronique de musique Me-Label sur lequel les utilisateurs peuvent souscrire à un abonnement en ligne leur permettant d'avoir accès à des sons inédits de l'artiste. Me-Label est également utilisé pour la distribution d'albums, tels que We Luv New York et les précédents albums solo d'Akhenaton. Par le passé, Akhenaton a également créé le label musical Côté Obscur, la maison d'édition La Cosca et le label musical 361 Records, qui fabrique des disques vinyles (33 tours) et produit des artistes sur support vinyle. Il a produit des morceaux pour de nombreux rappeurs dont Bambi Cruz, Passi, Stomy Bugsy, Chiens de Paille, Fonky Family, Freeman, La Brigade, 3ème Œil.
En 2000, il coréalise le film Comme un aimant avec Kamel Saleh et en 2009 Conte de la frustation avec Didier D. Daarwin.
En 2006, pour accompagner l'album Soldats de Fortune, un clip de la chanson La fin de leur monde est réalisé. Consistant en 11 minutes d'images réelles illustrant les paroles, le clip est pourtant boudé par les chaînes musicales [réf. nécessaire], de manière incompréhensible selon les nombreux fans d'Akhenaton et de IAM en général. La vidéo est diffusée cependant largement sur internet, au travers d'une pléthore de blogs dénonçant parfois la censure du clip [réf. nécessaire]. L'univers d'IAM se base sur la mythologie, le fantastique, l'irréel, on note souvent des clins d'œil culturels, politiques, cinématographiques et musicaux (samples, paroles...).
Pseudonyme
Il répond à plusieurs surnoms : Chill, AKH, Sentenza (du personnage incarné par Lee Van Cleef dans le film Le Bon, la Brute et le Truand), Spectre, Abdelhakim. Il en existe d'autres, le plus souvent lié à Chill et découlant des parties de Pro Evolution Soccer : Achill (qu'on retrouve sur le morceau Troie), Irv Gochill Mordor Inc (champion du monde de PES).
Pour les Égyptiens de l'antiquité, l'Akh (« le bienheureux ») est l'un des éléments qui entre dans la composition de l'être.
Projets non musicaux
Akh WebTv : Une émission qui livre l'univers musical de l'artiste Akhenaton, on le découvre tel qu'il est hors caméra, on y retrouve les making of des clips, les coulisses de la préparation des projets musicaux et filmographiques. Chaque lundi, une nouvelle émission est proposée aux internautes sur le site de la Cosca Network dont il est le créateur et le producteur. En 2009, il présente une émission culinaire sur Cuisine.tv appelé Cosca Cook.
Discographie
Première apparition discographique de Akhenaton:1988 Choice M.C.- This Is The "B" Side
Albums solo
[afficher]
1995 : Métèque et mat
[afficher]
2001 : Sol Invictus
[afficher]
2002 : Black Album
[afficher]
2006 : Soldats de Fortune
Albums avec IAM
[afficher]
1989 : IAM Concept
[afficher]
1991 : ... de la planète Mars
[afficher]
1993 : Ombre est lumière
[afficher]
1997 : L'École du micro d'argent
[afficher]
2003 : Revoir un printemps
[afficher]
2007 : IAM Official Mixtape
[afficher]
2007 : Saison 5

SUITE ICI
//fr.wikipedia.org/wiki/Akhenaton_%28rappeur%29






Akhenaton, c'est IAM, le groupe de rap marseillais qui a popularisé cette musique en France à la fin des années 80. Il y avait NTM, Assassin et IAM.

La dernière envie d'Akhenaton, c'est la radio. Ainsi, Le Mouv' vient de lui confier les rênes d'une émission hebdomadaire. Tu le sais..., tous les samedis de 19h à 20h, avec une rediffusion le dimanche de 13h à 14h. Il a carte blanche, totalement, complètement. Akhenaton peut y faire ce qu'il veut. Soit parler, soit passer des disques, soit recevoir des invités.
Enregistrée à Marseille depuis les locaux de France Bleu Provence, l'émission Tu le sais... diffusée sur Le Mouv' nous promet de beaux moments musicaux, que ce pionnier du hip-hop veut faire partager aux auditeurs avec la même ferveur et passion.
Akhenaton a maintenant 42 ans, il a sorti quatre albums en solo, sept albums avec IAM, et son dernier né fut We Luv New York, avec Faf Larage. Faf Larage est un rappeur marseillais également, très respecté dans le milieu, et accessoirement frère de Shurik'n, membre fondateur du groupe IAM.
Alors que les deux hommes présenteront leur opus commun sorti en mars 2011, lors du final du festival Black & Basque, dimanche 11 septembre à Bayonne, sortent inlassablement les clips qui illustrent les tubes de l'album. D'abord Euh..., puis On rêvait New York, ensuite Je danse pas, MRS, et enfin Hong Kong Hero.
Par ailleurs, Akhenaton, qui est un véritable homme d'affaires et un touche-à-tout de talent, n'a jamais pu se contenter de rapper. Il s'est essayé à l'animation et s'en est sorti avec les honneurs. D'abord présentateur de l'émission culinaire Cosca Cook, sur Cuisine TV, en 2009, il a également animé la fameuse Akh WebTv, un programme qui propose aux internautes de partager son quotidien chaque lundi. Les vidéos sont disponibles sur le site de la Cosca Network dont il est le créateur et le producteur.







Akhenaton (IAM) : « J'aime les choses inattendues »

Par Pierre Penin

Le festival commence ce soir. Dimanche, pour la clôture, IAM entre en scène. Akhenaton, son leader, était de la première édition, l'an dernier.

Akhenaton, fidèle à l'événement, et IAM se produisent dimanche soir à la Poterne en clôture du festival de Moustic.






 Akhenaton s'extrait quelques minutes du studio où il travaille avec ses acolytes d'IAM. Hier, au téléphone : « Pardon, j'étais en train de caler ma voie sur un morceau, je suis encore un peu dedans… »
Le groupe de rap de Marseille prépare en ce moment son prochain album, mais ne cesse de tourner. Mercredi en Suisse, demain soir à Bayonne, sur la scène de Black and Basque. « On vient directement de Suisse à Bayonne. » L'année dernière, Akhenaton inaugurait le nouveau festival en duo avec Faf Larage.
« Sud Ouest » : À peine sorti de scène, l'année dernière, vous avez promis de revenir avec IAM. Pourquoi ?
Akhenaton : C'est d'abord une question d'amitié. Une amitié ancienne entre IAM et Moustic (1). Et puis le cadre est très beau, c'est un vrai plaisir pour les artistes. C'est vrai que dès la fin du concert, j'ai dit à Moustic « pas de souci, on revient avec IAM ». En plus, on vient trop peu dans la région. Pourtant, on est séduit, on y est bien à chaque fois. Disons que c'est un combo entre amitié et plaisir de se trouver au Pays basque.
Le concept de rapprocher cultures afro-américaine et basque vous parle-t-il ?
Ca me parle beaucoup. Le rapprochement des cultures, Moustic le faisait déjà avec sa radio qu'il anime depuis le Pays basque (la Web radio « I have au dream », NDLR). Il y partage des standards de la soul, du jazz, du blues, de l'afro-beat… Il transpose cet esprit dans un festival. Il met en présence des cultures fortes.
Je suis convaincu que l'on a plus de chance de comprendre les autres quand on est issu de cultures puissantes, ancrées, que lorsqu'on évolue dans un désert culturel.
Rien d'incongru pour vous dans le concept Black and Basque ?
« Incongru » ? Peut-être ? En tout cas, j'aime les choses inattendues. Pas les choses déjà sur le papier, sans surprise.
Ce sont des choses qui paraissent improbables et puis des gens se mobilisent et le font. Et ça tourne, ça semble évident.
En tant que rappeur, vous êtes nourri de culture afro-américaine…
J'ai grandi avec cette culture-là. Je dirais que j'ai été plus formé par cette culture américaine ou afro-américaine, que par la culture française. J'étais tout gosse quand j'ai basculé dans le rap. Cette musique venait de là-bas, c'est devenu une passion, très vite une obsession. Je me souviens que les esprits étroits se moquaient de moi. Ils m'appelaient l'Américain. Aujourd'hui, tout le monde écoute cette musique. C'est, en France, celle qui est la plus populaire. Mais il faut dire ici que même si j'étais « l'Américain », j'étais fier de mes racines, plantées au sud de l'Italie.
La chanteuse Angélique Kidjo parle à ce propos d'« antiglobalisation ». Validez-vous la formule ?
Je crois qu'elle et moi partageons cet avis sur l'idée de globalisation. On peut garder ses racines et aimer d'autres cultures, voire, dans mon cas, grandir dans une autre culture. Dire que demain, il n'y aura plus de problème si nous sommes tous pareils : je n'y crois pas.
Même si nous étions identiques physiquement, trait pour trait, faites confiance aux hommes pour trouver le moyen de se diviser. Je préfère les différences.
Ce ne sont pas elles qui divisent. Quand je vais dans un restaurant sénégalais, je voyage. Cela m'enrichit. Je suis dans un état d'esprit d'ouverture.
Quelle relation entretenez-vous avec vos racines italiennes (2) ?
J'y ai toujours été sensible. Ce sont mes grands-parents qui ont migré, mais ma génération parle italien. Je parle italien. C'est quelque chose de très ancré dans ma famille. Mon père nous amenait à Naples, quand nous étions petits. On est très attaché à notre culture et à notre histoire.
Doit-on en déduire que la défense de la langue, au Pays basque ou ailleurs, vous importe ?
C'est important. Je ne comprends pas cette peur historique de l'État français devant les langues régionales. Je ne comprends pas cette volonté de gommer les différences culturelles, qui passent en tout premier lieu par la langue. Je ne comprends pas cette façon de n'y voir que du régionalisme ou de simples velléités autonomistes.
Le provençal vit-il chez vous ?
À Marseille, il a quasiment disparu. C'est très triste. Le Pays basque a la chance de s'être réveillé pour maintenir sa langue.
Madonna a intégré à son spectacle Kalakan, un groupe de txalaparta, percussions traditionnelles basques. Ce genre de fusion vous intéresse-t-elle ?
C'est marrant que vous me disiez ça, parce que je suis allé au Maroc, où j'ai vu jouer Darba Marrakchia. Un seul chanteur avec des percussions marocaines autour. C'était un rouleau compresseur qui me passait dessus ! Je veux fait un jour un spectacle avec des percussions. Plein de percussions différentes. Les percussions sont une pulsion, comme des battements de cœur. Je comprends l'expérience de Madonna avec ce groupe basque. On a déjà travaillé avec un groupe de polyphonies corses, A Filetta, pour la BO du film « Comme un aimant ». On a fait d'autres morceaux avec eux après.
Vous enregistrez le prochain album d'IAM : dans quelle direction partez-vous ?
On travaille d'une manière un peu violente : on se donne trois mois pour enregistrer le disque. On pourrait prendre des années, mais on est comme ça, on a besoin de cette urgence. On était parti sur une collaboration avec Ennio Morricone, mais ça a été compliqué avec son label : les droits étaient à un prix inaccessible. On part sur des sonorités seventies, dans l'inspiration des musiques de films de l'époque. On suit cette piste.
(1) Jules-Edouard Moustic, alias Christian Borde, est l'initiateur du festival Black and Basque, avec l'association JFB Lagunak (les amis de Jean-François Bizot). (2) Akhenaton, de son vrai nom Philippe Fragione est né le 17 septembre 1968 à Marseille.





La Face B
Critique
Il ne fallait pas moins d’un triple best-of pour retracer une carrière née auprès d’IAM, avec la cassette autoproduite Concept. Depuis, Akhenaton, membre charismatique du groupe a aligné les succès avec ses acolytes et en solo. Il avait sorti en 2005 un Double Chill Burger (Best of), mais ce nouveau CD est présenté comme « la bande originale d’un livre » intitulé lui aussi La Face B.

Le rappeur marseillais passe donc au mix ses productions, à commencer par l’indétrônable Métèque et Mat. Si certains instrumentaux sont clairement datés, les textes d’Akhenaton gardent une grande profondeur, à l’image du sublime « Je ne suis pas à plaindre » et d’« Au fin fond d’une contrée ». Sol Invictus, album plus sombre est repris en grande partie, ce qui permet de (re)découvrir l’émouvant « Le Fiston », « Gemmes » avec le MC new-yorkais Bruizza, et « Mon texte, le savon ». L’humour légendaire marseillais se fait entendre dans « C’est ça mon frère ».

Du Black Album méconnu, et moins facile d’accès, on retient le lancinant « J’voulais dire » (d’abord gravé sur Comme Un Aimant), et « Une journée chez le diable », teintée de soul où le rappeur écrit « Sept ans après Mat et Métèque, j’affronte les mêmes cohortes dans mes thèmes ». Enfin, le dernier album solo d’Akhenaton Soldats de Fortune, a lui aussi le droit à une deuxième chance sur les platines, de quoi apprécier « Déjà les barbelés » en duo avec l’excellent Sako de Chien de Paille ; « Mots blessés » et le nostalgique « Sur les murs de ma chambre » (feat. Saïd).

On trouve évidemment parmi les 45 titres, des morceaux d’IAM, dont l’incontournable « Je danse le mia », enregistré ici lors d’un live au Caire, le mythique « Demain c’est loin » et l’amer « Si tu m’aimais », extrait de Saison 5. Seule vraie trace de la magnifique B.O. de Comme Un Aimant, une version inédite et acoustique de « Is Is Really Home » avec le grand Isaac Hayes.

Paula Haddad





Akhenaton/Charlie Hebdo : « On devrait rapper avec une carte de presse collée sur le front »
Rédigé par La Rédaction | Lundi 24 Septembre 2012
Outre la méconnaissance de l'islam, « les gens ont un problème avec l'islam en France depuis le 11-Septembre », a fait remarquer le rappeur du groupe IAM, Akhenaton, lors d’une interview sur Europe 1 vendredi 21 septembre.

Malgré sa colère face aux caricatures de Charlie Hebdo qui ont semé les troubles dans le monde musulman, Akhenaton se positionne contre les manifestations dans les rues. Il préfère répondre par la parole, « en écrivant, en répondant, en argumentant ».

« Je comprends bien la liberté de la presse mais nous (les rappeurs, ndlr), on se pose des questions. Dans notre musique, à chaque fois qu’on dit une parole de travers ou qu’on donne notre avis sur des choses de manière véhémente, on passe au tribunal. Alors peut-être qu’on devrait rapper avec une carte de presse collée sur le front et ça passerait mieux. Selon moi, on ne leur refuse pas le droit de caricaturer mais la liberté d’insulter ou de blesser », fait savoir le chanteur, converti à l’Islam depuis 1993.

Akhenaton dénonce par ailleurs le « gouffre culturel » à l’origine de la persistance des violences dans la ville de Marseille dont il est originaire. « Marseille est à l'aube de devenir capitale culturelle et on parle de tout sauf de culture », a-t-il déclaré, avant de préciser que le « désert culturel (...) s'est vu supplanter par la culture télévisuelle et notamment par la télé-réalité qui a fait entraîné de mauvaises valeurs ».

//www.saphirnews.com/Akhenaton-Charlie-Hebdo-On-devrait-rapper-avec-une-carte-de-presse-collee-sur-le-front_a15321.html






Cet homme est devenu une des personnalités les plus médiatiques de Marseille. Il est aussi et sans aucun doute un des représentants le plus écouté du rap en France. Il faut dire que l'homme est disert. Son discours est clair et parfois percutant, démago diront certains. Connu sous un pseudonyme, emprunté à l'Egypte ancienne, Akhenaton est résolument un homme de son temps, musicien et citoyen.
Philippe Fragione est né le 17 septembre 1968 dans le XIIIème arrondissement de Marseille. Issus d'une famille d'immigrés italiens originaires de Naples, le jeune Philippe et son frère Fabien vivent dans la banlieue phocéenne avec leur mère, employée de l'EDF. Philippe ne s'intéresse pas vraiment à l'école alors qu'il semble réellement curieux, désireux d'apprendre. A l'âge de 8 ans, on lui achète une encyclopédie qu'il lira du début à la fin. Il se passionne pour les dinosaures puis pour l'Egypte ancienne. Il trouve là, ce qui sera plus tard son pseudonyme, Akhenaton (autre nom du pharaon Aménophis IV).
Le rap à 17 ans
Jusqu'à ses seize ans, Philippe, appelé aussi Chill partage son temps libre entre les copains, le football et ses lectures. Après un séjour dans la famille de son père, installée à New York, Philippe découvre le rap. De ce jour, sa vision de la vie change totalement. Il vit alors avec son père, fonctionnaire à la Sécurité sociale et lui annonce alors qu'il n'a que 17 ans, son désir de faire du rap. Il poursuivra tout de même ses études mais abandonnera lors de sa première année de DEUG en biologie.
Ses rencontres avec Shurik'n, Kheops et Imothep vont lui permettre de monter un groupe. En 89, sous le nom d'IAM, ils sortent une cassette auto-produite. En 91, sort le premier album du groupe "De la planète Mars".
Incontestablement leader d'IAM, Akhenaton devient rapidement de par son charisme, sa facilité de parole, son sens aigu de la critique, mais aussi sa sincérité et sa franchise, un interlocuteur de choix pour les médias. Il sait défendre les couleurs du rap, mais aussi celles de Marseille. Il intervient dans les débats politiques et sociaux, donnant ainsi son avis sur des sujets très divers.
Très intéressé par les religions, c'est vers l'Islam que Chill se tourne. Il se convertit en 93 un peu avant son mariage avec Aïcha, une jeune Marocaine, devenant ainsi Abdel Hakim.
Retour aux sources
Avec le succès national du simple d'IAM "Je danse le Mia"(93), les Marseillais sont devenus des figures incontournables du rap français. Alors que le groupe après une longue tournée, met un frein à ses activités, Akhenaton en profite pour livrer son premier album solo en octobre 95, enregistré en partie à Naples, ville d'où une partie de sa famille est originaire. "Métèque et mat" est une œuvre très personnelle où l'on retrouve la faconde du rappeur. Il y évoque la mafia ("La Cosca"), la rébellion face au système établi ("Je rêve d'éclater un type des Assedic"), etc. Sur "Lettres aux hirondelles", il se permet même de sampler "Saïd et Mohamed" de Francis Cabrel. Par ailleurs, "Une femme seule" est inspirée de la vie de sa mère. Ce coup d'essai se transforme rapidement en coup de maître avec 300.000 exemplaires écoulés. Avant de passer à autre chose.
Ce travaille personnel n'a pas entamé son envie de poursuivre l'aventure d'IAM, car la notion de collectif est essentielle pour Akhenaton. Il s'investit dans la production, monte un label Côté Obscur et une maison d'édition, La Cosca. Il continue bien évidemment ses activités au sein d'IAM.
Cinéma
Akhenaton avec Kheops écrit la bande originale d'un des plus gros cartons de l'année cinématographique française en 98, "Taxi" de Robert Pires dont le producteur n'est autre que Luc Besson. En février 99, ils reçoivent d'ailleurs la Victoire de la Musique pour la meilleure bande originale de l'année.
Mais ce qui reste le grand projet d'Akhenaton en cette fin d'années 90 est sans aucun doute le film qu'il cosigne avec son acolyte Kamel Saleh. "Comme un aimant" est un long métrage de fiction dont l'action se déroule dans un quartier de Marseille. Akhenaton écrit la bande originale avec Bruno Coulais, auteur entre autres de la BO du film "Microcosmos". On trouve aussi des pointures soul internationales comme Cunnie Williams ou Isaac Hayes. Un jeune Marseillais, Bouga, chante "Belsunce break down" et le simple fait vite partie des sommets des charts français.
En même temps qu'il développe ce projet, Akhenaton travaille sur un disque de musique électronique. Sous sa direction, quelques quinze Djs ou compositeurs s'adonnent aux joies du travail collectif. "Electro cypher" sort fin 2000. Plutôt électro-funk, cet album est très inspiré par le travail effectué dans le passé par le groupe allemand Kraftwerk mais aussi par celui de la Zulu Nation d'Afrika Bambaataa. Akhenaton une fois de plus, élargit son champ d'action, s'impliquant d'avantage dans la production de jeunes talents.
Deuxième
Le 19 juin, Akhenaton réapparaît en solo sur la scène musicale avec un single "AKH" annonciateur d'un album qui sort en octobre, "Sol Invictus" ("soleil invincible"). Contrairement à "Métèque et mat" concocté seul dans son coin, le rappeur fait appel pour ce disque, à Shurik'n, aux Chiens de Paille ou à Dadou de KDD. Plutôt nostalgique, voire désabusé, "Sol invictus" est résolument tourné vers le passé, que ce soient par les thèmes évoqués ou par le son très "années 80" que l'on entend presque tout du long des 18 morceaux. Cet opus se vendra à plus de 175.000 exemplaires.
Quelques mois plus tard, en novembre 2002, Akhénaton sort un "Black album" constitué de morceaux composés lorsde l'enregistrement de l'album précédent mais non retenus et de titres destinés à des B.O.F. Au même moment, un DVD "Live au Docks des Suds", la vidéo de l'unique concert qu'il a donné en avril à Marseille est mise sur le marché.
Depuis 2001, Akhénaton s'est remis à travailler par intermittence sur le nouvel album tant attendu d'IAM. C'est ainsi qu'après des enregistrements entre New York, Paris et Marseille, "Revoir un printemps" sort en septembre 2003. Le travail du leader du groupe reprend donc au sein du collectif.
Fin 2005, le rappeur fait paraître un double album intitulé "Double Chill Burger" qui rassemble une grande partie de ses titres en solo. On compte aussi 8 inédits.
Après la sortie de l'album d'IAM et la tournée qui a suivi, Akhenaton se penche sur l'enregistrement de son nouvel album solo. "Soldats de fortune" sort en mars 2006 sur son label indépendant, 361 Records. Tous les membres d'IAM figurent d'une façon ou d'une autre sur l'album, y compris Shurik'n que l'ont entend chanter dans les chœurs de "Sur les murs de ma chambre". Album de la maturité pour les uns, album de la sérénité retrouvée pour d'autres, "Soldats de fortune" se penche essentiellement sur les problèmes de société chers au rappeur. Quelques morceaux emprunts d'humour viennent alléger le propos comme dans "Commode le Dégueulasse". Toujours très engagé, le rappeur inclut dans le livret du disque une page expliquant pourquoi et comment s'inscrire sur les listes électorales. Akhenaton reste ainsi engagé dans les causes qui lui tiennent à cœur.
Akhenaton est un touche-à-tout. Difficile quand on est aussi curieux de la vie, de se cantonner à une seule activité. Devenu une des têtes pensantes du rap français, cet artiste développe son art et son talent dans différents domaines tels que le cinéma et la musique.
//www.rfimusique.com/artiste/rap/akhenaton/biographie





















30/11/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres