Alain YVER

Alain YVER

ALEX BEAUPIN Après moi le déluge

ALEX BEAUPIN   Après moi le déluge






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Alex Beaupain : Nouvel album ’Après moi le déluge’
Après 33 Tours, Pourquoi battait mon coeur et une B.O. pour Christophe Honoré, Alex Beaupain sort en avril 2013 son quatrième album, Après moi le déluge.

Alex Beaupain sort le 15 avril 2013 son nouvel album, Après moi le déluge, un album nostalgique et résolument moderne. Il sera défendu sur scène, et notamment lors du concert prévu à l’Olympia le 13 mai. 
Découvrez en exclusivité le premier extrait intitulé Grands soirs. Textes ciselés, univers musical poétique et singulier, Alex s’impose comme l’une des personnalités les plus talentueuses de la nouvelle scène française.

http://www.evous.fr/Alex-Beaupain-en-duo-avec-Camelia-Jordana-sur-son-nouvel-album,1153023.html


 




Le chanteur publie son quatrième album, « Après moi le déluge ». Et porte un regard cru et désabusé sur les relations sentimentales.

Le garçon possède le sourire carnassier des charmeurs.A 38 ans, Alex Beaupain se sent enfin, un peu, installé dans le paysage de la chanson française. La faute à Christophe Honoré, qui, en utilisant les chansons d’Alex pour ses films, lui a permis de toucher progressivement un public de plus en plus vaste. « Quand j’ai sorti mon premier disque, se souvient-il, je pensais être arrivé au firmament de ma carrière. J’attendais que Françoise Hardy m’appelle pour me demander une chanson, que Souchon m’invite sur scène à ses côtés. Evidemment, rien de tout cela n’est arrivé. Ça a même été un sacré four. » S’ensuit une légitime période de doute, un dégoût passager, une envie de raccrocher plus vite que prévu. « Mais quand Christophe a fait chanter les titres de mon premier disque à ses acteurs, tout a changé. »
A l’image d’un Gainsbourg qui connut le succès via ses interprètes, Beaupain a pris du galon grâce aux autres. « Ça fait du bien », concède-t-il. Depuis, Alex a enchaîné disques et tournées, entrecoupés de projets cinématographiques. Huit années ont passé depuis le premier incident de parcours et le voilà désormais en promotion pour le très beau « Après moi le déluge », sorti cette semaine chez Universal. « Avant, j’étais chez Naïve, un label indépendant, ce qui a ses qualités et ses limites. Chez Universal, je me sens plus responsable, les moyens mis en place ne sont pas les mêmes… » Mais Beaupain n’a guère de soucis à se faire.
“Un Julien Clerc, un Souchon sont des modèles”
«  Après moi le déluge » raconte sa vie amoureuse de manière crue, entre vérités pas toujours bonnes à dire et règlements de comptes. Amours masculines, pulsions sexuelles, chansons de rupture et de désillusions politiques, l’artiste ne s’épargne pas mais sait trouver les mots justes et percutants. « Oui, admet-il, certaines chansons sont méchantes. Mais mes relations amoureuses ne sont pas toujours simples et douces. » Quand on lui demande quelle est la plus belle chanson d’amour de tous les temps, il répond, sans rire, « Ouragan » de Stéphanie de Monaco. « Je ne crois pas qu’une chanson soit intemporelle. Au contraire, elle est marquée par son époque. “Ouragan”, aussi maladroite soit-elle, me replonge immédiatement en 1986. »
Adoubé par François Hollande et le Parti socialiste lors de la dernière élection présidentielle (le candidat le citait comme son artiste préféré, le PS a utilisé « Au départ » comme bande-son de meetings), le chanteur n’est pas pour autant un admirateur amouraché de l’actuel locataire de l’Elysée. « J’ai toujours voté PS, c’était logique pour moi de leur donner mon accord pour utiliser mes chansons. Mais je n’ai pas voulu aller chanter à la Bastille le soir de la victoire, j’estime que ce n’était pas ma place. » Sans illusions, Alex est déçu par les premiers mois de la présidence, par l’affaire Cahuzac et ses conséquences.
« Mais je n’imaginais pas que cela allait être tout rose. Et je préférerai toujours Hollande à Sarkozy. » Jane Birkin ou Julien Clerc louent constamment ses mérites, ce dernier ayant même composé « Coule » pour ce nouvel album. « J’ai toujours lu des biographies de chanteurs, j’ai regardé quelles étapes étaient importantes à franchir dans une carrière. Un Julien Clerc, un Souchon sont des modèles du genre. Si je pouvais suivre leur voie… » Prochain défi : un premier Olympia en mai. « C’est typiquement le genre de soir important où il ne faut pas se louper. Mais, si mes chansons sont assez bonnes, ça devrait aller. » En espérant qu’après ce ne sera pas… le déluge.

http://www.parismatch.com/Culture-Match/Musique/Actu/Alex-Beaupain-douchE-par-l-amour-478942/






Alex Beaupain:
 «je ne sais écrire que des chansons d’amour»

15 avril 2013

Le chanteur Alex Beaupain pose le 11 avril 2013 à Paris (Photo Thomas Samson. AFP)
    
Par AFP
Révélé par les films de Christophe Honoré, Alex Beaupain publie ce lundi «Après moi le déluge», un magnifique quatrième album sur lequel il assume pleinement sa filiation avec Souchon, Barbara et Julien Clerc et son goût pour les chansons d’amour, les «seules» qu’il sache écrire.

Longtemps l’ancien étudiant de Sciences-Po est resté dans l’ombre des projecteurs. Ceux des films de Christophe Honoré, dont il a écrit les musiques, faisant chanter à l’écran Catherine Deneuve ou Louis Garrel et remportant au passage un César pour «Les Chansons d’amour» en 2008.
«Ca m’allait très bien jusqu’à un certain point parce que ce sont ces bandes-originales qui m’ont fait connaître, qui m’ont permis de continuer à faire des albums en tant que chanteur», confie-t-il à l’AFP.
«Mais mon but c’était d’écrire des chansons et d’exister à part entière. J’ai été soulagé quand j’ai senti avec +Pourquoi battait mon coeur+ que ça y était, qu’on m’identifiait comme chanteur», dit-il.
Publié en 2011, ce troisième album a suscité l’enthousiasme de la critique et du public, qui a découvert la finesse de sa plume sur «Au départ», parallèle sans illusion entre l’histoire de la gauche et celle d’un couple.
«Après moi le déluge» creuse la même veine. Douze chansons mélancoliques, cruelles, mariant l’intime et l’universel sur un thème unique: l’amour.
«J’ai accepté le fait que je ne savais écrire que des chansons d’amour, sourit-il. J’essaye de faire en sorte qu’elles ne soient pas tout le temps dans le registre de la désespérance qui est ma porte d’entrée naturelle, ou de la mièvrerie».
A l’opposé de ce qui transparaît dans ses textes, le musicien de 39 ans est volubile, et fait preuve dans la vie et sur scène d’un humour mordant, volontiers teinté d’auto-dérision.
Influences
«Sur scène, il ne faut pas que ça soit la messe, il faut avoir un peu de recul. Mais les chansons, ce ne sont pas des blagues, c’est important. Les chansons que je préfère, ce sont celles qui peuvent m’émouvoir au bout de la vingtième fois», explique-t-il.
De «Ca m’amuse plus», «souchonnade» assumée, à «Coule» composée par Julien Clerc - qui lui avait demandé d’écrire sur son dernier album -, Alex Beaupain affiche ses influences sur «Après le déluge».
«Longtemps j’ai planqué ce truc-là parce que je me disais que c’était un peu manquer de personnalité d’être trop référencé», reconnaît-il.
«Mais en fait, c’est con. D’abord parce qu’on n’invente rien et puis parce que j’aime les artistes chez lesquels on retrouve ce qu’ils ont aimé, écouté. Je trouve assez beau cette idée qu’on soit des passeurs», dit-il.
«J’ai compris que, profondément, j’aime la variété et la grande chanson française», explique le musicien.
Sur les précédents albums, «j’essayais de mettre des trucs électro parce que je me disais que c’était la modernité. Sauf que je n’écoute pas ça chez moi», avoue-t-il.
«Après le déluge», le premier album qu’il a co-réalisé, est habillé de cordes et de piano, d’arrangements rétros qui frisent parfois le mélo.
«Je me suis dit qu’il fallait arrêter d’avoir peur du mauvais goût, parce qu’il y a des choses de mauvais goût qui sont très belles, que j’adore au premier degré», dit-il.
«Je crois que la création française - les films, les disques - est en train de crever de ce truc de peur du mauvais goût. Tout est tellement contraint par la recherche d’une certaine élégance qu’on ne trouvera jamais que c’est bien d’assumer les choses», estime-t-il.

http://www.liberation.fr/societe/2013/04/15/alex-beaupain-je-ne-sais-ecrire-que-des-chansons-d-amour_896261







Alex Beaupain, invité spécial de Télérama.fr
L’invité de Télérama.fr | Pour la sortie de son album, en écoute exclusive, Alex Beaupain est l'invité de Télérama.fr. Ses nouvelles chansons et ses coups de cœur vous accompagnent tout au long de la journée.
Le 25/03/2013  
Propos recueillis par Valérie Lehoux
 
L'idée est venue d'une envie commune. A Télérama, on aime bien Alex Beaupain et lui aime bien notre site. Alors, à l'occasion de la sortie de son nouvel album Après moi le déluge (AZ), nous lui avons proposé d'investir Télérama.fr pour nous faire partager durant toute une journée ses envies, ses coups de cœur, ses passions dans toutes les rubriques du site. Il nous parlera donc comédies musicales, sites Web, salles de concert, mais aussi de toute la musique qui le fait vibrer. Vous pourrez également découvrir deux nouveaux morceaux en vidéo.
Pour commencer la journée, en plus de l'écoute d'Après moi le déluge, ci-dessous, vous trouvez plus bas une interview dans laquelle il nous raconte la génèse de cet album.

Alex Beaupain, invité spécial de Télérama.fr
En Télérama répèt’ session (vidéo 1/2) : “Après moi le déluge”
En Télérama répèt’ session (vidéo 2/2) : “Vite”
Son top 5 des comédies musicales
Ses 10 albums fétiches 
Son rapport au Web
Ses histoires d'amour avec les salles de concert parisiennes

On vous a découvert avec Les Chansons d'amour, qui évoquait le deuil. Il n'en est plus question sur ce disque…
Heureusement. J'ai découvert qu'on pouvait raconter des choses essentielles, et faire des chansons valables, sans forcément creuser le sillon des traumatismes et des grandes douleurs. Mes textes restent assez autobiographiques : ils partent tous de quelque chose que j'ai vécu. D'ailleurs, j'ai longtemps pensé que je ne m'intéressais qu'à moi même – et que mon premier disque n'avait pas eu de succès car il était trop égocentré. Mais les sentiments authentiques sont de l'ordre de l'universel ; le tout est de savoir créer une intimité avec les auditeurs. C'est à cela que je tends, car c'est ce qui me touche dans la chanson. Chez Barbara notamment.
“J’aime bien le bonheur… 
mais il n’a aucun intérêt 
pour écrire des chansons !”
Vos chansons d'amour sont rarement sereines… 
Dans la vie, il m'arrive évidemment de vivre des histoires sereines. J'aime bien le bonheur… mais il n'a aucun intérêt pour écrire des chansons ! En tout cas, je n'ai sans doute pas le talent de faire des chansons de plénitude.
Vous avez travaillé avec d'autres compositeurs. Pourquoi ? 
Je l'avais déjà fait, mais de façon plus restreinte. Il est important de se renouveler, et en l'occurrence, je suis bien meilleur auteur que compositeur – enfin… disons que j'ai plus de facilité pour les textes que pour les musiques. Sur ce disque, il y a notamment une composition de Julien Clerc. Je l'ai rencontré par l'intermédiaire de mon agent, qui est aussi le sien. J'ai commencé par écrire un texte sur son propre album [La Nuit c'est tous les jours, ndlr], nous nous sommes rencontrés, il a été charmant. Travailler avec lui raconte quelque chose de mon parcours.

On peut exister tout en revendiquant mes influences – sur l'album, j'ai composé une chanson « à la manière » de Souchon, comme un hommage. Je chante aussi une mélodie de La Grande Sophie : c'est une musicienne formidable et son dernier album, La Place du fantôme, a vraiment été important pour moi – c'est suffisamment rare pour être souligné. Pourquoi d'ailleurs ne pas continuer de collaborer ? J'y pense.
Dans Profondément superficiel, vous épinglez vos collègues chanteurs ? 
C'est une chanson à prendre au second degré, sur la posture de certains chanteurs de mon genre. Ce n'est pas un métier si simple : une fois qu'on a tari sa source première d'inspiration, on se demande ce sur quoi on va bien pouvoir écrire… Je crois qu'il est essentiel de ne pas se prendre au sérieux – et j'espère que j'y arrive, même si je prends très au sérieux le fait d'écrire des chansons. A vrai dire, il existe beaucoup de minauderie, d'affectation et de pose dans ce métier. Cela m'est assez insupportable.

http://www.telerama.fr/musique/alex-beaupain-invit-sp-cial-de-t-l-rama-fr,95119.php






Alex Beaupain :
“Internet a une fonction masturbatoire évidente dont je ne peux pas parler”

L’invité de Télérama.fr | Google, Facebook, YouTube, les sites porno… Alex Beaupain navigue aussi sur le Web. Il nous raconte sa relation avec la Toile.
Le 09/04/2013  
Propos recueillis par Caroline Besse

Photomontage d'après les captures d'écran d'une googlisation "Beaupain". © DR
Quel est votre usage du Web ? Consultez-vous les articles sur vous ? 
Forcément, on m'envoie des articles sur moi, il m'arrive de lire ce qui circule. Je n'ai pas tellement besoin de me « googliser », car mon agent, qui a une alerte Google, m'envoie des trucs. Je lui fais confiance pour m'envoyer les choses les plus élogieuses sur moi, et les saloperies, on finit toujours par me les envoyer d'une façon ou d'une autre. Généralement, elles me font rire, car je n'ai jamais aimé que les commentaires sur moi soient tièdes. L'intérêt d'Internet c'est que les commentaires y sont beaucoup moins tièdes que dans la presse écrite.
Après, ce qui est énervant, c'est le côté n'importe qui écrit sur n'importe quoi, n'importe qui donne son avis, et c'est vrai que je n'aime pas trop ça. Mais dans l'ensemble, ça m'amuse de lire des mauvais papiers sur moi. Donc évidemment que je vais voir des choses sur moi. Quand j'ai fait un concert aussi, j'aime bien. Je trouve que c'est un joli souvenir de voir des gens qui ont filmé et qui mettent les extraits sur YouTube. Je ne suis pas du tout pour l'interdiction de ce genre de choses, parce que des fois c'est un moyen, même pour nous, quand ça n'a pas été filmé, de garder des jolis moments. Oui, on va se voir. Je suis sûr que tous les chanteurs le font.
Est-ce que vous fréquentez les réseaux sociaux ?
Je suis sur Facebook. J'ai un Facebook officiel et un Facebook à moi. Au début je ne comprenais pas, alors j'ai accepté tout le monde comme ami, donc je suis quasiment à 5 000 « amis » et fatalement il y a un pourcentage de « non-amis » là-dedans qui est assez important. Je ne peux pas tellement poster des trucs, faire des blagues, car aussitôt il y a plein de gens que je ne connais pas qui réagissent, mais Facebook me sert beaucoup pour la discussion instantanée, pour le chat.
Et je me suis rendu compte qu'il y avait des gens, dont Christophe Honoré [ils ont travaillé ensemble sur Les Chansons d'amour, ndlr], avec qui je ne parle pas forcément beaucoup au téléphone, mais ce mode de communication nous permet de communiquer plus qu'avant. Ça me plaît assez, il y a plein de gens avec qui je préfère communiquer par chat que par texto ou par téléphone. Ça me permet presque de renouer des liens, comme avec Christophe Honoré, qui est quelqu'un d'important pour moi.
Que cherchez-vous sur Internet ?
Je trouve ça formidable pour aller chercher plein de choses, la grande idée, c'est que dès qu'on veut savoir quelque chose, c'est dessus, que ce soit l'âge de quelqu'un ou une chanson qu'on voudrait retrouver. J'écoute énormément de chansons sur Internet, sur YouTube via des clips, des extraits d'émissions.
Par exemple, il n'y a pas longtemps, on m'a envoyé un documentaire sur Barbara dans les années 70. C'est le genre de choses qu'on peut découvrir par Internet et j'aime cet outil pour ça. C'est aussi un outil de mémoire, comme j'ai toujours aimé les artistes qui avaient de la mémoire, ça me plaît. Et pour conclure sur Internet, il y a la fonction masturbatoire évidente dont je ne peux pas parler. Il y a trop de sites pornographiques formidables sur Internet, mais si je dis ça, je casse mon image, comme dirait Alain Souchon.

http://www.telerama.fr/medias/alex-beaupain-internet-a-une-fonction-masturbatoire-vidente-dont-je-ne-peux-pas-parler,95976.php







Les promesses tenues d’Alex Beaupain
Jérémy Sebbane

Alex Beaupain
« Au départ, au départ, un homme, une rose à la main »… la chanson d’Alex Beaupain avait accompagné l’an dernier les rassemblements de celles et ceux qui espéraient le changement.
Celle-ci n’avait pourtant rien d’un hymne militant puisqu’elle mettait en parallèle une liaison qui se termine et des espoirs déçus face à la gauche au pouvoir. Comme une prémonition. Comme un prélude aux désillusions que d’aucuns ressentent aujourd’hui, victimes de l’amour ou électeurs désappointés.
Dans le nouvel album du chanteur sorti ce lundi Après moi le déluge, les drapeaux roses et rouges ne l’amusent plus et les promesses de « grands soirs » se heurtent aux réalités des « petits matins ». Plus que jamais d’actualité donc.
Et pourtant, l’album d’Alex Beaupain n’est pas un album politique. Comme il l’a lui-même récemment dit dans Libération, il ne sait « écrire que des chansons d’amour ». Et quelles chansons d’amour !
Celles du film éponyme de Christophe Honoré inspiré de sa propre vie dont les mélodies sont devenues cultes pour toute une génération.
Celles des Bien-Aimés aussi, autre grand et beau film du même réalisateur où les mots précis et sensibles du chanteur accompagnaient les destins de femmes et d’hommes ne pensant qu’à vivre et à aimer quitte à souffrir.
Et enfin, celles de ses albums solos regorgeant de pépites encore trop souvent mal connues (Pas grand chose sur le deuil, A travers sur la bisexualité…).
Le dernier en date – comme le précédent Pourquoi battait mon cœur, du reste, – a reçu un accueil unanime des critiques et en particulier de ceux issus des journaux les plus exigeants et les plus branchés.
C’est mérité car il s’agit probablement du plus bel album de chanson française de ces dix dernières années.
Mais ce n’est pas forcément un service car, oui, Alex Beaupain écrit des textes marqués par une réelle intelligence des sentiments et compose des mélodies élégantes mais son album n’a rien d’inaccessible et les références qu’il assume sans fausse modestie (Etienne Daho, Barbara, Alain Souchon et… Julien Clerc dont on retrouve la patte dans la chanson Coule) sont toutes des icones populaires. Très loin de l’image « bobo » que quelques paresseux aimeraient lui coller donc.
Mélancoliques, souvent nostalgiques (Ca m’amuse plus, En quarantaine), parfois torturées (Je peux aimer pour deux, la plus belle chanson de l’album et aussi celle qui l’ouvre), les chansons d’Alex Beaupain parlent toutes plus ou moins d’amours compliquées, les plus intéressantes, de toute évidence, pour le poète qui, tel Brassens, un autre de ses modèles, semble penser qu’il n’y a pas d’amour heureux.
L’écoute de ce disque n’a pourtant rien d’une souffrance tant il parle au cœur et au cerveau et tant il provoque à chaque seconde une irrésistible attraction.
A défaut de publier le sien, Alex Beaupain a donc toutes les chances avec cet album mature et séduisant qui a la beauté de l’engagement sans ses limites d’entrer dans le patrimoine de la chanson française.
Car, contrairement à la gauche se frottant à la difficulté de concilier discours et actes, Alex Beaupain, depuis des années, tient toutes les promesses placées en lui.
 Après moi le déluge
Sortie le 15 avril 2013






Après moi le déluge
Alex Beaupain

CRITIQUE

Certains l'attendent toute leur vie, leur « grande chanson ». Celle qui les dépasserait et qui bouleverserait par la force de son évidence. D'autres tentent de la faire venir aux forceps pendant des années — et c'est rarement réussi. Avec son quatrième album solo, Alex Beaupain tient sa chanson, renversante, épique et simple. Je suis un souvenir, un long crescendo de joies et de larges retenues, retrace une vie entière, du berceau au tombeau, en six minutes et vingt et une secondes. On y retrouve tout l'art du chanteur : la justesse et la concision d'un verbe poétique ; la clarté d'un regard faussement distant, et jamais cynique. Depuis son premier disque en 2005, et plus encore ses Chansons d'amour deux ans plus tard (BO du film éponyme de Christophe Honoré), le garçon se distingue par une implacable lucidité, qui jamais ne sombre dans la trivialité — en dépit d'un vocabulaire parfois cru. Attrait du feu, appel du vide, amours fugaces, frottement des corps et souffrances volontaires... Beaupain chante une vérité mise à nue, bien souvent reflet de la nôtre. Les petits matins pâles de désenchantement (Grands Soirs, vibrant), ou l'effrayante fugacité des heures (Vite, étourdissant). Une fois n'est pas coutume, pour ouvrir son monde, il fait ­appel ici à d'autres compositeurs : La Grande Sophie (dont la mélodie emporte) ou Julien Clerc (archi reconnaissable sur Coule), avec lequel il a déjà ­travaillé. On s'étonnera de certains arrangements, penchant vers une variété seventies qui ne met pas en lumière la force des chansons... C'est dommage. Mais face à un tel répertoire, la réserve est anecdotique. — Valérie Lehoux

http://www.telerama.fr/musiques/apres-moi-le-deluge,96123.php






Compositeur de B. O. des films de Christophe Honoré, Alex Beaupain sort Après moi le déluge, un joli album de chanson d'amour. Il nous livre sa philosophie du style.

Dans l'une des suites de l'Hôtel Particulier Montmartre, il ne faut que quelques minutes à Alex Beaupain pour sélectionner les tenues avec lesquelles il va poser pour cette séance photos. À 39 ans, l’auteur de B. O. des films de Christophe Honoré (Dans Paris, Les Chansons d’amour, Les Bien-Aimés) a un goût très sûr en matière de mode. Pour ce discret fils d’institutrice et de cheminot élevé à Besançon, il est hors de question de tenter des tenues audacieuses. Son style ressemble à sa musique : précis, élégant, et romantique aussi parfois. Alex Beaupain sort ces jours-ci son quatrième album, Après moi le déluge, où il poursuit son exploration sans fausse pudeur de l’état amoureux, de la confusion des sentiments et des dégâts qu’elle peut parfois engendrer. Pour nous, il joue les mannequins et livre ses coups de
cœur en matière de style.

“La masculinité s’acquiert avec l'expérience”
La masculinité
Elle réside dans l’ambiguïté. Autrement dit, c’est accepter et assumer sa féminité mais aussi son côté mâle, sans pour autant être dans une virilité exagérée. La masculinité s’acquiert avec l’expérience, donc avec l’âge. Le modèle, pour moi, c’est sans conteste David Bowie.

La mode
Quand on parle de mode, on pense immédiatement aux tendances, à de l’éphémère, alors que la mode doit, au contraire, résister aux époques. Mon idée de la mode est à l’opposé du fameux être à la mode. 

L'élégance
Je suis davantage touché par une démarche, une gestuelle ou une manière de s’exprimer que par une tenue. Je suis extrêmement sensible à la précision du langage, au mot juste.

Le glamour
Cela renvoie souvent aux actrices pulpeuses des années 1950 comme Marilyn Monroe. J’ai un faible pour Catherine Deneuve, que j’ai eu la chance de rencontrer. Elle est désinvolte, et il émane d’elle une classe naturelle.

Mon style
Sobre, pour éviter la faute de goût. Je porte des jeans et des pulls cintrés, toujours de couleurs sombres.

La faute de goût
Le pantacourt. Il écrase la silhouette et je déteste montrer mes jambes. Sinon, il y a le sweat à capuche. Après 40 ans, cela devient compliqué voire ridicule. 

La tenue red carpet
Un costume Lanvin bien ajusté sur une chemise blanche et une cravate noire. Un classique !

Souvenir mode
Les chandails que ma mère me tricotait ; j’ai des souvenirs de démangeaisons atroces.
 Sac, Hermès, boots, Chevignon.Photo Enzo AddiMon icône du style
Romain Duris. Il réussit toujours à se mettre en valeur sans en faire trop. Cela s’appelle sans doute le charisme. 

Mes basiques
Jean Lee noir, chemise blanche, noire ou à carreaux, et des Converse noires montantes.

Mes couturiers préférés
Lanvin, et Missoni pour les pulls et les blousons.

Mes marques fétiches
A.P.C., Agnès b., Converse.

Mes chaussures idéales
Les boots Rautureau : montantes et confortables.

Mon prochain achat
Un trench Burberry, un des summums du style chic et discret. Je cherche aussi de nouveaux pulls. Les miens boulochent très vite. Vous avez une adresse à m’indiquer ? (Rires.) 

Alex Beaupain, Après moi le déluge, sortie le 15 avril. En concert le 13 mai à l’Olympia.

http://madame.lefigaro.fr/style/masculinite-sacquiert-avec-lexperience-080413-376900






jeudi 18 avril 2013
Alex Beaupain


Voici le quatrième album studio d’Alex Beaupain qu’il a intitulé « Après moi le déluge ».  Douze nouvelles chansons inspirées encore et toujours par le sentiment amoureux, terrain d’inspiration presque exclusif du chanteur.
 
Après la pluie qu’il a beaucoup chantée pour nous faire partager ces amours contrariés, pas de soleil apparent, mais un déluge proclamé. C’est Alex Beaupain tel qu’en lui-même, cherchant la cruauté dans la légèreté parfois indécente de la variété. Amour mode d’emploi, ou comment quitter l’être aimé et souhaiter son malheur. Au jeu des liaisons dangereuses, Beaupain rajoute le jeu de mots sur un rythme de  piano cardiaque qui nous ramène à un Sheller à la recherche de ses filles de l’aurore.
 
Extrait de « Après moi le déluge »
 
Chanson rosse qui voudrait être rose, c’est ainsi souvent la chanson d’amour selon Beaupain qui se rêve tout de même marchand de sirop pour protéger nos élans du cœur. Se rêver punk dans un show des Carpentiers, s’improviser Barthes au top iTunes, persister à faire un chanteur désenchanté pour une génération qui frôle la quarantaine et qui voudrait garder fière allure.
 
Extrait de « En quarantaine »
 
Ce qui fait le charme d’Alex Beaupain c’est de ne pas chercher le bon goût à tout prix, de ne pas être régulier dans son inspiration musicale, d’où la volonté d’aller chercher pour ce nouveau disque des collaborations d’artistes comme Julien Clerc ou La Grande Sophie pour écrire des musiques qui ne font jamais le choix entre la pop et la variété. Puisqu’au bout du chemin c’est le style vif et implacable de l’écriture Beaupain qui provoque des tempêtes de lucidité sous nos crânes affligés.
 
Extrait de « Vite »
 
Y’a du Souchon dans l’air en ces temps incertains. Et il se trouve que cela redonne des couleurs à la chanson française. Inspirée, elle devient grande, très grande comme dans cet état des lieux objectif  et sans détour.
 
Extrait de « Je suis un souvenir »
 
Les chansons de Beaupain sont toujours pensées et écrites à partir d’une bonne idée. Chez lui « que reste-t-il de nos amours ? » devient « que reste-t-il de nos grands soirs ? » Nous aurions d’ailleurs dû écouter plus sérieusement sa chanson « Au départ » qui fit les beaux jours de la campagne du candidat Hollande il y a moins d’un an. Un parallèle entre une histoire d’amour et l’itinéraire de la gauche au pouvoir. Du coup de foudre, à la cohabitation, de l’espoir à la désillusion.  La preuve par l’exemple que l’on doit toujours écouter Beaupain pour savoir où nous en serons demain.

http://www.franceinter.fr/emission-encore-un-matin-alex-beaupain








Interview. Alex Beaupain, un chanteur à part

Trop souvent réduit au rôle de compositeur des bandes originales des films de Christophe Honoré, Alex Beaupain est un artiste à part entière. Rencontre.
Publication : 10/04/2013

On a le sentiment que l’album Pourquoi battait mon cœur a été un tournant dans votre carrière…
Chaque disque est une sorte de libération. La vraie différence avec celui-ci est que l’on m’a enfin identifié comme un chanteur à part entière. On a cessé de me réduire à mon travail avec Christophe Honoré. Mais je suis effectivement très fier de cet album et la tournée qui a suivi a été belle.
Le succès critique et public qui l’ont entouré ont-ils changé votre manière de travailler ?
Non, pas fondamentalement. C’est motivant, bien sûr, mais l’angoisse avant de commencer un disque est toujours la même. On ne sait jamais très bien si l’on va réussir à sortir des titres. Et puis on en fait un, puis deux, puis dix ! C’est assez mystérieux comme processus…
Vous vous étiez essayé à une chanson politique avec Au Départ, l’envie ne s’est pas fait sentir à nouveau ?
Je considère avant tout que c’est une bonne chanson avant d’être une sorte d’exercice de style. C’est vrai que c’était la première fois que je sortais un peu du thème amoureux. Sur mon nouveau disque, le titre Grands Soirs est dans le même esprit, c’est d’ailleurs une expression politique.
Votre nouvel album pousse encore plus loin l’exploration de l’égoïsme dans les relations amoureuses, notamment la chanson titre…
C’est exactement ça, une vraie chanson d’enfoiré (rires). Cela me plaît de sortir du beau rôle habituel du chanteur. Après moi, le déluge dit finalement tout haut ce qu’on pense tous. On ne souhaite pas à l’autre de trouver un bonheur plus grand que celui qu’il a eu avec nous. C’est très égoïste, mais aussi très humain.
Musicalement, on sent également un réel virage pop…
J’ai décidé de partir en studio directement avec un groupe et d’essayer de faire sonner la musique un peu plus à l’anglo-saxonne. Plein d’autres influences se sont rajoutées et je suis très heureux du résultat.
Vous semblez avoir une relation très forte avec Christophe Honoré, autant humainement que dans le travail…
Nous sommes amis de longue date. J’avais 17 ans et lui 21 lorsque nous nous sommes rencontrés. De fil en aiguille on a parlé de musique, de cinéma et on a commencé à travailler ensemble. Pour Les Chansons d’Amour, par exemple, le scénario est né de mes chansons. C’est une relation qui nous nourrit tous les deux je pense. Je pense que l’on travaillera encore ensemble. Jusqu’à ce qu’il ne veuille plus de moi !

http://www.cotecaen.fr/22736/interview-alex-beaupain-un-chanteur-a-part/
















23/04/2013
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