Alain YVER

Alain YVER

ALFRED BOUCHER

ALFRED BOUCHER







     LE FONDATEUR DE LA RUCHE



Alfred Boucher né le 23 septembre 1850 à Bouy-sur-Orvin décédé à Aix-les-Bains en 1934, est un sculpteur français qui a réalisé de nombreuses œuvres de facture classique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Biographie

Alfred Boucher naît le 23 septembre 1850 à Bouy-sur-Orvin près de Nogent-sur-Seine, dans le département de l'Aube, à cent kilomètres de Paris, où son père est ouvrier agricole. Sa famille s'installe dans cette ville en 1859 au service du sculpteur Joseph Marius Ramus (1805-1888). Remarqué par l'artiste dont il devient l'assistant, l'adolescent est présenté à Paul Dubois (1829-1905), sculpteur réputé, natif de Nogent-sur-Seine, qui l'encourage dans sa vocation d'artiste.

Soutenu par des bourses de sa ville et de son département, Alfred Boucher entre à l'École des beaux-arts de Paris en 1869 et suit les cours de Paul Dubois et de Antoine Dumont (1801-1884). Malgré un double échec au premier prix de Rome il reçoit par deux fois le second prix, en 1876 et 1878[1],[2], il séjournera par deux fois longuement en Italie en 1877-1878 et 1883-1884.

Ses statues de facture classique le font peu à peu reconnaître et le Salon de 1881 le couronne pour la Piété filiale. Dès lors sa célébrité s'accroît par la diffusion de réductions en bronze de ses œuvres et par les très nombreux bustes qu'il réalise : il immortalise aussi bien des hommes de Sciences comme Laennec, des hommes de Lettres comme Maupassant, que des personnalités politiques comme le roi de Grèce Georges Ier ou le président Casimir Périer, et beaucoup d'autres. Il devient un artiste officiel, décoré de la Légion d'honneur, Chevalier en 1887, Officier en 1894, Commandeur en 1906 et Grand-Officier en 1925[1],[3], et aborde avec succès différents sujets. Dans une veine réaliste, il exprime le goût de son époque pour l'Antiquité et l'olympisme renaissant avec son groupe de coureurs à pied intitulé Au but ! qui est primé au Salon de 1886 à Paris. Une version de grande taille sera réalisée en bronze et installée dans les Jardins du Luxembourg mais sera fondue pendant l'Occupation allemande durant la deuxième guerre mondiale. Dans le même esprit, il représente le lanceur de disque Gustave Huot en discobole antique sur une médaille. Il aborde également comme ses confrères de l'époque des sujets sociaux et naturalistes en représentant les hommes au travail comme le Terrassier ou la Petite moissonneuse.

Il préfère cependant des thèmes plus poétiques en associant nature, nu féminin et mythologie comme dans la série des Volubilis et des Baigneuses par exemple. Ces sujets décoratifs sont très souvent diffusés par des reproductions en bronze, en marbre ou en porcelaine de Sèvres que l'on trouve toujours au catalogue des marchands d'art spécialisés.

Apprécié par la bourgeoisie fortunée et par les autorités politiques, il s'installe à Aix-les-Bains en 1889 en conservant son atelier parisien, et honore de nombreuses commandes de monuments commémoratifs. On peut citer comme exemple le mausolée Herriot en 1899 ou la sépulture du ministre lyonnais Burdeau au cimetière du Père-Lachaise. Parallèlement, il peint quelques toiles aujourd'hui oubliées.

Au sommet de sa célébrité, il est couronné par le Grand Prix de sculpture de l'Exposition universelle de 1900 et continue à travailler. Après la Grande Guerre, utilisant un nouveau matériau, le ciment armé, Alfred Boucher réalisera encore, à la fin de sa vie, les monuments aux Morts de Nogent-sur-Seine (1920), et d'Aix-les-Bains (1922).

Fidèle à la ville qui l'avait soutenu dans ses années de formation, il a fondé en 1902 le musée de Nogent-sur-Seine (musée Paul Dubois - Alfred Boucher) qui abrite certaines de ses œuvres. Généreux et philanthrope, il a créé aussi la même année la Ruche pour aider les jeunes artistes en faisant aménager pour eux des ateliers dans le Quartier du Montparnasse en récupérant un pavillon de l'Exposition universelle.

Il a eu aussi un rôle de formateur pour la génération suivante en encourageant les talents de Laure Coutan ou de Camille Claudel qui a réalisé un buste de son premier maître, ou encore de Louis Morel (1887 - 1975) qui deviendra le collaborateur/praticien d'Auguste Renoir à Essoyes dans l'Aube.

Il mourra à près de 84 ans à Aix-les-Bains en 1934 et une rétrospective de son œuvre l'honorera en 1935 à Paris.

//fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Boucher


11/06/2012
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