Alain YVER

Alain YVER

ALKA "La Première Fois"

ALKA  "La Première Fois"


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https://www.facebook.com/pages/ALKA/156339684394386

//www.youtube.com/watch?v=K5xNIluM2m4




Alka
Chanteuse-comédienne

Avant d’être chanteuse, Alka (Alka Balbir, fille du journaliste sportif Denis Balbir) est  une comédienne qui fait partie de la troupe d’Edouard Baer et qu’on a pu voir dans les pièces Looking for Mister Castaing, Miam Miam et A la Française. Entre 2000 et 2006, elle joue dans plusieurs séries télé.  Au cinéma, on la retrouve en 2011 dans le film de Benoît Forgeard Réussir sa vie et on la verra dans le film d’Alexandre Arcady intitulé 24 jours sur l’affaire Halimi.
Côté musique, elle assure la 1ère partie en 2010 de Benjamin Biolay au Casino de Paris. Elle prête sa voix également à des titres de Château Marmont et Lafayette. En 2013, le même Benjamin Biolay écrit et réalise le 1er album d’Alka intitulé La première fois, 12 titres sur le thème de l’amour.


//www.franceinter.fr/personne-alka






La dernière muse de Biolay joue les chattes sur un toit brûlant et se fait les griffes. Critique et écoute.
Alka - La Première Fois

par Claire Stevens le 25 octobre 2013


Dès les premières notes, la comparaison saute aux oreilles : avec sa voix de retour d’asphyxie, la brune évoque immanquablement Adjani tandis que Biolay, en arrière-plan, joue les pygmalions gainsbouriens. Un Gainsbourg qui lui aurait tricoté, en fait de pull marine, un album aux humeurs assassines ou fielleuses (Alka Balbir partage avec son mentor le goût pour le foiré dans les rapports humains). Jusqu’ici comédienne (au théâtre d’Edouard Baer ou dans les clips de Breakbot), l’égérie jolie a apparemment décidé d’embrasser une carrière plurielle plutôt que des rôles pléthoriques, en même temps qu’elle revoyait la définition du mot “interprète” : au printemps, sa présence éthérée alimentait déjà les fantasmes du trio electro Chateau Marmont, en guest de leur premier album.
Sur la partition sombre d’un B. B. présent à l’extrême, comme s’il s’était roulé dans les draps, Alka en impose aujourd’hui en prototype de l’anti-gourdasse, en même temps qu’elle sait se couler dans le moule : même poussée à la limite de ses possibilités vocales par un parrain pervers (Biolay jouant avec sa voix autant qu’avec nos nerfs), la muse brille par son aplomb. Il faut le talent d’une contorsionniste pour se plier aux exigences de cette chanson française aussi iconoclaste que paradoxale, au point de taper dans la caisse d’une certaine tradition seventies ou dans l’héritage de Francis Lai. Pendant que Benjamin croit jouer à la poupée, Alka offre un énorme supplément d’âme à ces douze variations à la mélancolie souvent noire et faussement blasées. Respect.


//www.lesinrocks.com/musique/critique-album/alka-melancolie-noire-faussement-blasee/






Alka - Toute toute première fois
Samedi, 12 Octobre 2013

Après avoir fait ses classes sur les planches aux côtés d'Edouard Baer, s'être essayé à la chanson dans une mauvaise resucée d'Elli & Jacno ou sur un chef-d'oeuvre, Alka sort enfin son premier album, simplement nommé La Première Fois. En bonne comédienne qui se respecte, Alka nous dira que la vie "c'est avant tout des rencontres", et il y en a une qui fut déterminante pour elle : Benjamin Biolay qui, hypnotisé, lui a fait cadeau de cet album. Avec Alka, on a parlé d'Isabelle Adjani, de baston entre France Gall et Jenifer, et de Mélanie Laurent - qui ferait bien de s'inquiéter pour sa place de "touche à tout".
Comment s’est effectuée la rencontre avec Benjamin Biolay ?
Alka Balbir (Alka) : C’était à une soirée il y a six ou sept ans, alors que je venais d'arriver à Paris et commençais à sortir pour les premières fois de ma vie. Mon copain et moi, on s’est incrustés à une soirée en appartement et il était là.
Il t’a dragué ?
Non, pas du tout. Ou alors je n’ai rien remarqué : moi, j’étais dans mon histoire avec mon mec. J’étais très mal à l’aise, je ne me sentais pas bien dans cette soirée. Et là, il est arrivé et ça m’a apaisé. (Rires) Lui aussi était très mal à l’aise, du coup je me suis sentie instantanément proche de lui. On s’est parlé quelques minutes, de musique notamment, il m’a demandé de lui faire écouter ce que je faisais. On s’est revus deux jours plus tard et c’est comme ça que tout a commencé.
Cela veut dire que tu as mis la musique de côté pendant sept ans ?
Je n’y ai pas vraiment réfléchi ; entre Benjamin et moi, c'est une histoire d’amitié avant tout. Au départ, on faisait ça pour rigoler, je n’y croyais pas forcément dur comme fer. On se retrouvait de temps en temps pour s’amuser. Et puis tout d’un coup, il a eu beaucoup de succès et beaucoup de choses à faire.
Il a écrit, composé et produit ton album. Tu lui a donc fait une confiance aveugle ?
Quand je l’ai rencontré, je savais déjà qui il était et j'appréciais beaucoup ce qu’il faisait. J’étais embringuée dans une histoire d’amour très compliquée, j’avais peu d’amis, et Benjamin est l’une des premières personnes à qui je me suis confiée lorsque je suis arrivée à Paris. Il a en quelque sorte joué le rôle d'un guérisseur d’amour ! Il m’écrivait des chansons à travers lesquelles je pouvais expier mon histoire d’amour en musique. Je ne pouvais que lui faire confiance.
Tu as déclaré être fascinée par les muses ; tu as dû aimé t’abandonner à lui, non ?
Oui, je trouve très belle l'idée d'être la source d'inspiration de quelqu’un. Ca me chavire un peu. Après, j'apprécie également les personnes qui écrivent et composent elles-mêmes leurs propres chansons, bien évidemment. J’aimerais d’ailleurs être moi aussi en mesure de le faire. Mais apparemment, notre rencontre a inspiré Benjamin et  j’en suis très flattée, justement parce que j’ai toujours été dans ce fantasme de la muse.
Quelles sont tes muses fétiches ?
Ce n’est pas très original, mais je peux te citer Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, Jane Birkin, Brigitte Bardot... toutes les filles qui ont chanté pour Gainsbourg. Quand j'étais jeune, j’étais vraiment dans ce fantasme-là.
Je dois sûrement être la 72ème personne à te le dire, MAIS : tu as exactement la même voix qu’Isabelle Adjani, ce qui est très troublant. Penses-tu que ça puisse te desservir ?
J’ai plus l’impression de chanter de façon "gainsbourienne", comme pourraient le faire Birkin ou Charlotte Gainsbourg. La vérité est que je ne sais pas vraiment chanter et que ma voix se rapproche peut-être du timbre d’Adjani. J’adore chanter dans un souffle, ça me fait des papillons dans le ventre. Par exemple, quand je chante à fond dans un karaoké, je trouve que je chante mal ! (Rires)
Tu as une chanson de karaoké fétiche ?
Oui, Banana Split de Lio !
Tu es très chanson française, alors ?
Oui, totalement et depuis toujours. Après, quand je suis en soirée, je suis très R’n’B, à la Beyoncé, Rihanna et compagnie.
 Je t’ai vue chanter sur scène, tu n’avais pas encore l’air très à l’aise...
Il faut que j’apprenne à me contrôler. Je pense que tu as raison. Sur scène, c'est seulement après trois chansons que je commence à me détendre. Ca me stresse de chanter parce que je ne me dissimule pas derrière un personnage, c’est un acte vraiment très intime. Et puis chez Edouard Baer, là, j’étais dissimulée non seulement derrière mon propre personnage, mais aussi derrière la troupe toute entière et Edouard qui est très connu : c’était donc la sécurité.
Tu savais en grandissant que tu serais artiste, peu importe le médium ?
Oui : très jeune, j'étais fascinée par Peau d’Âne ou Top Hat (Le Danseur du Dessus en V.O., une célèbre comédie musicale de 1935 avec Fred Astaire, ndlr), et à mon sens, ce métier est un tout. Chanter et jouer la comédie, c’est pareil pour moi.
 Je suppose que ça te brancherait de jouer dans une comédie musicale.
Oui, bien sûr ! J’ai dû écouter Starmania cinq milliards de fois - mais il faudrait que la comédie musicale soit bonne...
Tout à fait, je pensais plus aux Misérables qu’à Robin des Bois...
Oui, c’est un peu ça le problème, on n'a pas vraiment de comédies musicales super chouettes ici. Mais Le Soldat rose n'est pas mal, non ? J’ai cru entendre dire que c’était pas mal. Après, je n’ai pas une grande voix, donc en ce qui concerne la faisabilité du projet pour moi, ça reste à voir… En réalité, rien ne me fait peur tant que ça me plaît. J’ai envie de faire de belles choses, peu importe la forme.
Tu as déclaré avoir porté une confiance totale à Benjamin Biolay ; aurais-tu ainsi pu chanter les mots de quelqu’un d’autre ?
Oui, absolument, mais j’ai besoin d'établir une véritable connection et un rapport authentique avec la personne en question. Je travaille beaucoup avec des amis, j’ai du mal à m’abandonner avec quelqu’un que je ne connais pas. Dès que je sens qu’on m’aime, hé bien je fais tout pour ne pas décevoir : on revient donc là à l’idée de la muse. En fait, j’ai besoin de savoir qu’on m’aime pour réussir à m’abandonner. C’est une question de rencontres - je sais que c’est bateau de le formuler ainsi, mais dans mon cas, ça s'avère très vrai. J’aurais du mal à accepter que des gens que je ne connais pas me proposent des chansons par e-mail. J’ai besoin d’un rapport intime à la personne, il me faut être convaincue qu’une collaboration peut avoir lieu même si je ne suis que l’interprète.
Avant, j’avais tendance à penser que les musiciens se contentant d'être interprètes ne sont pas vraiment impliqués dans le processus créatif, mais tu parlais tout à l'heure de Rihanna - et maintenant d’interprétation - et je trouve qu’une chanteuse comme elle a réussi à transcender tout ça. Elle est certes «simplement interprète», mais elle vit à fond ses chansons. En fait, c’est un vrai métier, quoi.
Absolument, et je me bats pour cela ! C’est bien normal puisque je suis moi-même dans cette position, mais c’est vrai qu’être interprète est un métier à part entière. Regarde France Gall, par exemple. Moi, je suis bouleversée même par de vieilles émissions où les chanteurs font des play-backs pourris. Cela ne me dérange pas : il s'agit juste de quelqu’un qui dégage quelque chose de dingue. Aujourd’hui, il est de bon ton de savoir tout faire, or ce n'est pas tout le monde qui en est capable. Quand Catherine Deneuve joue dans un film, on ne lui demande ni de l’écrire ni de le réaliser il me semble... Bref, c’est très bien les gens qui savent faire plein de choses, je les admire, mais j’éprouve aussi beaucoup de respect pour ceux qui se cantonnent à une seule chose mais qui la font bien.
Tu penses quoi de Mélanie Laurent, une consœur à toi qui sait tout faire ?
Euh... ça ne me touche pas beaucoup, mais ce que je peux admirer chez elle, c’est qu’elle ose passer à l’acte. Moi, je ne fais les choses qu'à partir du moment où quelqu’un me prend par la main, alors que Mélanie Laurent n’a pas peur. Moi, si j’osais plus, j’aurais peut être fait plus de films.
Pourquoi, tu veux dire que tu as raté beaucoup de castings car tu n’as pas suffisamment osé t'imposer ?
Quand je ne connais pas les gens, je suis hyper-fermée, j’ai du mal à m’abandonner, et la force de Mélanie Laurent est qu’elle n’a pas peur.
Quelles étaient tes idoles quand tu étais petite ? Quelque chose me dit qu'il s'agit avant tout de femmes, non ?
Oui, toutes les chanteuses de Gainsbourg, Barbara... ou Mylène Farmer qui, elle, m’a vraiment très souvent accompagné dans la vie ! (Rires)
Tu es allée la voir en concert à Bercy ?
Non, je t’avoue que tout ça me fout un peu le bourdon aujourd’hui. A part ça, j’ai récemment un petit peu buggé sur Sylvie Vartan, mais j’aime aussi beaucoup France Gall et Michel Berger ainsi que toute la chanson populaire de cette époque. Chez moi, on écoutait peu de musique mais on regardait beaucoup la télé, donc j’ai en fait découvert la musique par le biais de France 2 et TF1.
J’ai lu quelque part qu'on a décrit ton album comme de la "variété française". Cette catégorie te correspond ?
Oui, ça ne me dérange pas du tout, j’adore le présenter comme ça, d'autant plus auprès des personnes qui pensent que c’est ringard ! Pour moi, au contraire, ça m'évoque la plus belle époque ! (Rires)
Tu penses quoi de France Gall qui a été méchante avec Jenifer à propos de ses reprises ?
Je ne sais pas ce qui s’est véritablement passé, mais je peux comprendre que lorsque une fille reprend toutes tes chansons et les massacre, hé bien ça ne doit pas être facile à vivre. Après, France Gall n’a pas été très sympa non plus, c’est vrai. J’ai moi-même enregistré une reprise d’une chanson de France Gall, mais j'ai choisi un titre qui est très peu connu, c’est une démarche plus enrichissante je trouve, j’ai envie de faire redécouvrir ce morceau. J’ai l’intention de lui envoyer l’album.
Est-ce que la musique est ta priorité pour les mois qui viennent ?
J’ai tourné un film, le prochain Alexandre Arcady : c'est une oeuvre hyper-dure qui raconte l’histoire d’Ilan Halimi. L'ensemble est filmé du point de vue de sa famille, et moi je joue sa sœur. Le tournage m’a vraiment remuée, je dirais même qu'il m'a chamboulée. Je comprends qu’à force de jouer des rôles dramatiques, certains acteurs deviennent fous. Et en décembre, je joue dans le film d’un réalisateur avec qui j’ai déjà travaillé et qui s’appelle Benoît Forgeard.
 La Première Fois, son premier album, est d'ores et déja disponible chez Naïve.


 Propos recueillis par Sarah Dahan
//www.brain-magazine.fr/article/interviews/15992-Alka---Toute-toute-premi%C3%A8re-fois







Alka – La première fois
oct 16 • 2013


Je ne garde pas un très bon souvenir de la première fois où j’ai vu Alka. C’était en 2010, elle faisait la première partie de Benjamin Biolay en février. Plutôt maladroite, cette jeune fille longiligne chantait avec une voix comparable à un souffle lointain. Je trouvais ça plutôt fade et sans relief. Le Prince Miiaou qui a assuré les premières partie de Biolay quelques mois après aura eu l’effet inverse : un véritable coup de coeur.
Trois années passent, et voilà qu’au début de l’automne 2013, le premier album d’Alka Balbir (la fille de Denis Balbir, le journaliste sportif français) sort enfin. Alors pour tous les admirateurs de Benjamin Biolay, ça faisait un moment qu’on savait que l’auteur de La Superbe travaillait avec Alka. Cet album se faisait donc attendre, puisque les rares informations qui filtraient sur ce couple d’artistes étaient synonymes de symbiose musicale.

Un premier EP sorti en milieu d’année nous a mis l’eau à la bouche avec les titres fiévreux Bâtards Suprêmes et la Vie par les deux bouts. La voix d’Alka à la première écoute peut surprendre, ou au contraire pas du tout. On se demande si le fantôme d’Isabelle Adjani, époque Pull Marine, n’est pas loin.
Les mots sont crus, les textes sont sombres : la voix fluette de la jeune fille libère des paroles estampillées Biolay. Il suffit d’ailleurs de regarder la tracklist (Tu m’aimes mal, D’un amour à l’autre, Te satisfaire, Pas la peine de dire adieu) pour se demander si on ne vas pas écouter un album du chanteur Lyonnais.
Et toi, oui toi
Je sais ce que tu as fait hier soir
Et toi, oui toi
Inutile de rouler ces grands yeux noirs
Et toi, oui toi
Où as tu passé la nuit dernière
Et toi, oui toi
Tu sens la femelle, le foutre et la bière
Entre la Alka que j’ai vu il y’a trois ans et celle présente sur cet album, mon avis a bien changé. Sa voix digne d’une muse Gainsbourienne déballe des histoires d’amour crasseuses. Il est souvent question d’amour noir : de tromperie (La main dans le sac), de fuite (Pas la peine de dire adieu) où Benjamin Biolay vient faire les choeurs, comme Jeanne Cherhal le faisait sur Tout ça me tourmente, sur l’album La Superbe
Concernant les mélodies, on reconnait là aussi la patte de Biolay. Les chansons sont étoffées (comme le sont les titres de son dernier album Vengeance). Pas la peine de dire adieu illustre parfaitement cela.
Au commencement c’était nul
C’était glauque c’était bidon
C’était flasque c’était sans fond
Je mettais même du sent-bon
Au deux tiers c’était minable
C’était morne, c’était banal
C’était même pas bancal
C’était flou ou trop frontal.
L’intégralité des chansons écrites et composées par Benjamin Biolay semble donc correspondre à l’univers effrontée d’Alka. C’est troublant puisqu’elles transpirent le vécu (D’un amour à l’autre) où des histoires pleine de grâce côtoient des situations de tous les jours un peu moins glamour.
La balade Je m’en vais ou l’électrique Tu m’aimes mal balaient une fois de plus le large spectre musical de Benjamin Biolay, mais il est évident que la guitare sèche comme les synthés siéent parfaitement à Alka.
L’album se conclut par une reprise de France Gall, (The Pirouettes m’avait déjà séduit dans cet exercice), dans une atmosphère jazzy, différente de ce qu’on a pu entendre jusque là. On ne sait pas si le très-souvent-attendu deuxième album sera une réussite, mais pour sa première fois, le défi est relevé haut la main.


//www.pinkfrenetik.com/2013/10/16/alka-la-premiere-fois/#.UrbVbvbJneY







Alka, souffle gainsbourien
Premier album, La première fois
Alka
04/12/2013


Alka, jeune fille de 28 ans, est la nouvelle muse de Benjamin Biolay. On retrouve ce dernier à l'écriture, à la composition et à la réalisation de La première fois, un disque puissant et mélancolique dans lequel plane le fantôme vocal d'Isabelle Adjani.

D'abord, l'évidence qui nous saisit et qui sème un court instant le doute dans notre esprit. Une voix éthérée, ardente, intime, savoureusement sensuelle et parfois au bord de la rupture. Est-ce le retour à la chanson sous pseudo d'Isabelle Adjani ? Mauvaise pioche. Pourtant une similitude criante et troublante. Elle brûle toutes les lèvres. Alka le sait : elle n'a pas fini de l'entendre cette comparaison.
"On m'en parle tous les jours depuis la sortie du disque, mais ça ne me dérange pas. J'ai énormément d'admiration pour Isabelle Adjani, aussi bien l'actrice que la chanteuse. Pour moi, c'est plus une manière de chanter gainsbourienne, une voix par défaut. Mon timbre fait que je chante dans le souffle". Comme l'interprète du célèbre Pull Marine en 1984 avec Serge Gainsbourg, Alka Balbir trouve ici en Benjamin Biolay un Pygmalion de haut vol. Curieuse coïncidence diront les mauvaises langues.
Pour la genèse de cette complicité artistique, il faut légèrement remonter dans le temps. Une rencontre de hasard il y a six ans, lors d'une fête en appartement. En plein questionnement sentimental, elle est dans "un état proche de l'Ohio". Lui s'ennuie ferme à cette soirée. Ils échangent. Entre eux, une connexion immédiate. "Je me suis totalement confiée à lui, je vivais une vraie souffrance. Benjamin a été mon confident, il m'a aidée à m'en sortir. Il m'est apparu comme quelqu'un de familier. On a aussi parlé musique et deux jours après, on s'est mis à en faire ensemble".
A la base, l'approche n'est que ludique. Pas question de tirer des plans sur la comète d'autant qu'à cette période, Biolay doit jongler entre ses collaborations et une carrière solo qui prend son envol. "Au départ, on n'avait pas l'intention de sortir quelque chose, c'était juste pour le fun. Je me rendais sur les séances d'artistes pour lesquels Benjamin travaillait".
Mais Alka, qui entre-temps rejoint la troupe délurée d’Édouard Baer sur les planches, finit par se prendre sérieusement au jeu et franchit le pas. C'est un saut dans le vide. De timides premiers pas scéniques, des doutes et la crainte d'être malmenée. "Je pensais vraiment que j'allais m'en prendre plein la gueule, qu'on allait ironiser sur le côté muse".
Qu'elle se rassure, son album échappe à tout couperet. Les chansons sont des éclats de miroir brisé, dans lesquels chacun peut se reconnaître. Elles distillent leur doux poison insidieux. Et s'il est seulement question d'amour, Alka se montre nettement plus chardon que fleur bleue. "L'amour, c'est mon moteur, mon défi permanent. Mais je ne vois pas l'intérêt de chanter l'amour heureux".
Elle trouve dans les mots de Biolay - dont la patte se fait évidemment sentir - un parfait vecteur pour s'insurger ou jouer les tragédiennes ("Et toi oui toi/Je sais ce que tu as fait hier soir/Et toi oui toi/Inutile de rouler ces grands yeux/Et toi oui toi/Où as-tu passé la nuit dernière/Et toi oui toi/ Tu sens la femelle, le foutre et bière"). C'est cru, vachard, intense et mélancolique.
Des morceaux immédiats et "catchy" (Bâtards suprêmes, Te satisfaire), des constats tranchants (Tu m'aimes mal, Besoin d'autre chose), des émotions à fleur de peau (La première fois), une reprise goûteuse de France Gall (Les gens bien élevés). Et puisque la voix vampirise l'ensemble, Alka ne risque pas de toucher le fond de la piscine.


Alka La première fois (Naïve) 2013
 Par Patrice Demailly
//www.rfimusique.com/actu-musique/chanson/album/20131204-alka-premi%C3%A8re-fois







Chronique de La Première Fois


La chanteuse l'avoue volontiers : les chansons de son premier album tournent autour de l'amour, celui qui fait souffrir plutôtque le modèle béat. Première incursion d'Alka Balbir sur un long-format musical, La Première Fois bénéficie d'un room service grand luxe avec la confection de onze titres par Benjamin Biolay et des séances au Studio ICP de Bruxelles, en compagnie des musiciens Nicolas Fiszman (guitare, basse), Denis Benarrosh (batterie), Rachel Pignot (choeurs).

Sans doute est-ce la voix de l'interprète, étrangement proche de celle d'Isabelle Adjani sur l'album couvé par Serge Gainsbourg, qui a intrigué son mentor, également en charge d'instruments (guitare, basse, claviers, programmation). Toujours est-il que l'humeur générale de La Première Fois n'est pas à la badinerie avec ses textes empreints de noirceur et de désillusions. Si le premier titre « Bâtards suprêmes » semble une tentative de hit radiophonique assez brouillonne et le suivant « La Vie par les 2 bouts » peine à décoller, la suite s'avère plus intéressante avec les ballades pop rock « Pas la peine de dire adieu » et « D'un amour à l'autre », plus dynamiques et compréhensibles.

À l'inverse d'Adjani qui ne cédait pas à tous les désirs du Pygmalion Gainsbourg, Alka se laisse volontiers phagocyter par un Biolay omniprésent, dont le style transpire, de la musique aux textes. Ces histoires de désamour, de jalousie, d'adultère et de rupture, traitées au synthétiseur (« Tu m'aimes mal »), au piano (« Je m'en vais ») ou à la guitare acoustique (« Qui je suis ») déroulent un catalogue de sentiments peu réjouissants, propre à heurter les âmes les plus sensibles. Ce fait assumé, il recèle d'autres mélodies agréables à défaut d'être renversantes : « La Première fois », « La Main dans le sac », « Besoin d'autre chose » tandis que « Te satisfaire » pimente la liste de paroles érotogènes. La voix sussurée d'Alka fait aussi son effet dans cette prolongation de Pull Marine qui se clôt sur une reprise choisie de France Gall, « Les Gens bien élevés ».
Loïc Picaud

//www.music-story.com/alka/la-premiere-fois/critique






Alka
mercredi 4 décembre 2013 19:56 | Écrit par David Romieux

Jolie révélation de cette année avec un premier album, crée avec Benjamin Biolay, Alka nous livre les secrets de la conception de ce premier bébé tout en mélancolie, de souffrance dans l'amour. Une interview assez fourre-tout où nous parlons de chansons d'amour, d'Alizée, d'électro, de cinéma.
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Ton album est sorti le 30 septembre, et le 14 octobre en physique, L'album a mis 6 ans à voir le jour. Pourquoi autant de temps ?
Pour plein de raisons ; parce que je travaille avec quelqu’un, Benjamin Biolay, qui est très occupé et puis parce que on s’est vus par période en fait,  ça s’est fait comme ça sans raison particulière, on se voyait de temps en temps et dès qu’on se revoyait on se remettait à travailler ensemble. Lui il est très pris aussi et un peu distrait surement mais voilà à l’arrivée il est fidèle donc on a toujours réussis à se retrouver plusieurs jours pour retravailler, mais à chaque fois, il y avait de longues périodes où l'on se voyait plus, enfin pour travailler en tout cas.
6 ans pour le faire, mais est-ce que l’album reflète 6 ans de vie ?
Il a’a quelques chansons qui du coup datent d’il y a six ans mais elles reflètent à peu près toutes le passé, c’est plutôt l’époque où j’ai rencontré Benjamin, c’est plutôt basé sur cette époque-là. « La première fois » est le premier titre qui a été composé, après vraiment c’est à chaque fois qu’on se voyait qu’il recomposait des chansons, et oui c’est vrai qu’il y en a qui sont beaucoup plus récentes et qui sont peut-être du coup différentes du reste, enfin c’est vrai que ça regroupe plein de périodes de ma vie mais bon de toute façon ça regroupe ce que je suis moi et finalement je n’ai pas énormément changé en six ans je crois.
La première rencontre apparemment, vous étiez tous les deux mal à l’aise et une des premières phrases que tu lui balance c’est « Je vends des petites culottes »,
Oui, alors oui ça avait été repris. C’est vrai que j’ai dit ça parce que j’ai commencé au moment où je l’ai rencontré c’est vraiment les débuts de mes sorties dans Paris, je venais juste d’habiter à Paris, je commençais juste à sortir, et c’est vrai que je me suis aperçue très vite que dans les milieux dans lesquels je trainait tout le monde était chanteur tout le monde était comédien et tout le monde assumait ça et moi je l’assumais pas du tout parce que je travaillais pas à cette époque. Et le travail que je faisais c’était effectivement de vendre des culottes et je trouvais ça marrant de dire ça, j’aimais bien piquer un peu les gens « Voilà moi je vends des culottes désolé » , c’était vraiment pour faire «  Je suis pas comme tout le monde »  et c’était vrai que je vendais des culottes, j’assumais complètement ce côté vendeuse de culottes. Donc voilà il m’a dit « Tu fais quoi ? » et je lui ai dit « je vends des culottes ». Bon après on a évidemment parlé plus longtemps, il m’a dit « Non je ne pense pas que tu fasses que ça » ,  très vite je lui ai dit aussi que j’étais actrice et que je chantais, que j’avais un autre projet avant que j’avais arrêté déjà quand je l’ai rencontré. On a très vite parlé de ça et il a voulu écouter le projet que je faisais avant et on s’est revu, je sais pas, deux jours après, je lui ai fait écouter et il m’a proposé de travailler avec moi.
L’une des qualités de l’album, c’est que justement tu parles d’amour, mais d’un point de vue complètement différent de ce qu’on entend maintenant, c’est-à-dire que c’est même plus de  l’amour c’est de la souffrance, tu voulais vraiment prendre ce point de vue là ?
Oui, enfin c’est pas que je voulais c’est que naturellement, c’est mon point de vue en fait,  c’est ma vision de l’amour ou en tout cas c’est mon fantasme de l’amour. C’est pas forcément ce que je vis au quotidien sinon ce serait vraiment épuisant mais en tout cas c’est ce que j’ai vécu, c’est ce que je vis parfois et mon fantasme de l’amour c’est ça. Pourquoi aujourd’hui c’est quoi les chansons d’amour ? C’est joyeux ?
On va dire que les chansons joyeuses sont souvent de la merde et celles qui sont tristes font de plus belles chansons...
De toute façon moi je n’aime que les chansons tristes ou en tout cas au moins quand y’a une pointe de mélodie, parce que j’aime bien aussi les chansons légères, comme dans l’album j’ai repris une chanson de France Gall qui s’appelle « Les gens bien élevés »,  c’est beaucoup plus léger mais bon la mélodie ou enfin y’a toujours une pointe de mélancolie qui fait que je trouve ça beau.
Alka - Bâtards Suprêmes

C’est un morceau qui te tenait à cœur d’ailleurs ce morceau-là de France Gall ?
Oui ça me tenais à cœur, comme plein d’autres d’ailleurs, dès que je découvre une nouvelle chanson j’ai tendance à l’écouter pendant des jours des jours des jours en boucle et cette découverte-là elle m’avait vraiment fait de l’effet, de découvrir cette chanson et j’avais très envie et c’est à ce moment-là que j’ai décidé de la reprendre, et voilà du coup elle est là et je suis très fière, j’adore cette chanson.
On parlait des chansons tristes justement, pour toi c’est quoi les trois plus belles chansons d’amour tristes ?
Alors les trois plus belles chansons d’amour tristes c’est sûr qu’il y a forcément Barbara dans le lot, je dirais soit « Quand reviendras-tu ? » ou « Septembre », il y’a aussi Christophe, « Les paradis perdus » et, qu’est-ce que je pourrais dire d’autre, et puis c’est con mais « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Gainsbourg c’est un classique mais bon c’est vrai que ça fait chialer.
Comment ça se passe le travail avec Benjamin ? Comment vous vous êtes impliqués tous les deux ? T’es à l’écriture ou il a tout écrit ?
Il a tout écrit, il a tout fait de bout en bout.
Et du coup, je trouve que vous avez le même esprit pour écrire des chansons et ça vous reflète vraiment, comment ça se fait en studio pour que ça fonctionne aussi bien sur l’album ?  
Ben ça se fait pas que en studio justement, en tout cas avec lui, c’est une rencontre. Je l’ai beaucoup dit  mais c’est que j’ai rencontré ce garçon à une époque de ma vie ou j’étais très perdue et très seule, j’avais vraiment aucun ami, vraiment, et c’est devenu mon premier confident sur l’histoire terrible, en tout cas pour moi, que je vivais à l’époque. Donc ça s’est fait naturellement, je lui ai même pas parlé pour en faire des chansons, je lui ai parlé comme à un ami, comme à un confident et il se trouve que ça a dû l’inspirer. Après quand on va en studio, en fait il écrit chez lui, il écrit même pas vraiment sur du papier il a plein de phrases en tête et puis on arrive en studio il les écrit comme ça et puis après il me fait écouter, c’est très rapide en fait en studio c’est immédiat, on a pas vraiment réfléchit ensemble, on en parlais pas vraiment, c’est quand j’aimais une chanson qu’il écrivait je disais que je l’aimais et je la chantais et j’étais heureuse et je disais je la veux absolument et voilà.
Ça doit faire bizarre justement parce que Benjamin a travaillé avec énormément d’artistes féminines et même encore aujourd'hui avec de jeunes artistes, je pense a Elisa Jo aussi avec qui il a travaillé, ça doit être étrange le fait qu’il te propose des titres qui te touche à ce point-là ; il a très bien cerné qui tu étais en fait ?
Je pense qu’il a vraiment un don pour ça, il n'a pas seulement un talent d’écriture je crois qu’il a aussi un donc pour ça. C’est assez incroyable de réussir à cerner autant les gens, c’est vrai je pense qu’il a un vrai don pour ça, pour réussir à écrire des chansons pour les autres, je pense que c’est un vrai talent qu’il a.
Musicalement justement dans tout l’album il y’a une certaine mélancolie qui s’installe, c’est ce que tu  aimes vraiment ?
Ah oui, oui c’est ce qui me plait complètement, de toute façon si je voulais pas de mélancolie honnêtement je n’aurais pas travaillé avec lui. Moi c’est qu’au départ je ne me pose même pas la question, travailler avec Benjamin ça ressemble à ce qu’il est et c’est parce que je ressemble à ce qu’il est aussi et qu’il me ressemble aussi que ça a fonctionné
Il y’a des morceaux, par exemple  « La main dans le sac » ou il y’a ce truc fraiche, avec moins de pudeur, les choses vont directement droit au but c’est que ce que tu voulais , que ça tape là où ça doit taper ?  
Oui en fait c’est juste que je suis comme ça, je sais pas ce que je dégage vraiment, je sais que j’ai l’air un peu timide, que j’ai l’air sage mais en fait dans l’intimité je suis assez crue et forcément comme il m’a connu comme ça. En tout cas ça me correspond totalement et voilà c’est que j’aime aussi, c’est que c’est pas que gnangnan, parce que moi je dis des gros mots, je parle crument et voilà un peu comme un garçon, ça se voit pas forcément mais bon.

"La premier fois" relate une certaine réalité, c’est juste que ce que tu dis dans l’album, des milliers de français tous les jours au lieu de prendre de belles paroles tu dis les choses directement
Oui c’est ça que j’aime bien sûr, ce que je veux c’est qu’il y ai une identification possible. Moi j’ai envie d’être une fille comme tout le monde en fait, j’aime bien le côté muse, c’est quelque chose qui me plait, mais à la fois j’ai envie d’être une fille populaire comme tout le monde en qui tout le monde peut se reconnaitre et sur qui tout le monde peut se plaquer. C’est important pour moi je veux refléter la vie d’aujourd’hui, le monde d’aujourd’hui, comme il est.
Tu peux nous parler du morceau « Qui je suis » c’est un de mes morceaux préférés sur l’album…
Moi aussi c’est un de mes morceaux préférés, je pourrais dire que c’est un des plus forts parce que c’est un morceau qui, pour le coup, est le plus intime, parce que c’est vraiment un morceau qu’il a écrit pour mon histoire d’amour que j’avais avant. « La première fois » et celui-ci c’est vraiment mon histoire totalement, les autres c’est plutôt des trucs autour, il est très intime pour moi, c’est un des morceaux que je préfère.   
A part ça, est-ce que tu as aussi d’autres projets ? Parce que tu es aussi comédienne, tu as d’autres projets pour remonter sur scène, ou autres ?
Remonter sur scène non, mais là en ce moment je tourne dans le prochain film d’Alexandre Arcady et en décembre je fais aussi un autre film, un film de Benoit Forgeard, c’est les deux projets que j’ai, remonter sur scène pour chanter mais pas encore pour faire du théâtre.
Et musicalement moi je pensais à ça, parce que tu connais Château Marmont...
...Oui, j’ai fait une chanson avec eux .
Tu connais Ed Banger, est-ce que ta voix pourrait s’y prêter, aller vers d’autres projets comme l'électro ?
Oui, vraiment oui, parce que déjà dans l’album de Benjamin y’a un peu d’électro, et ce que j’aime dans l’électro de Château Marmont, qui ont travaillé d’ailleurs pour Alizée, et dans les musiques d’Ed Banger, alors pas tous les artistes, mais ce que j’aime dans cette électro là, c’est qu’il y a des mélodies, c’est très mélodieux et beaucoup de morceaux finalement sont mélancoliques. Je pense par exemple a SebAstian qui a fait une chanson sur la dernière compilation d’Ed Banger en français, l’électro mélangée à la chanson française c’est presque un fantasme, j’adore, je trouve ça magnifique.
Du coup un projet comme avait fait Alizée qui étais excellent avec Château Marmont, ça te tenterait ?
J’adore, après le seul truc que je trouvais, ce qui peut me déranger dans ces projets-là c’est ce que ça manque un peu de défauts, j’adore cet album mais pour moi ça manque peut-être un tout petit peu de personnalité ou de défauts en tout cas, parfois vouloir faire quelque chose de trop bien, moi c’est ça qui me fait peur c’est de vouloir faire quelque chose de trop propre et que ça perde un peu d’âme. Je suis hyper fière, j’ai envie de faire de la variété française, mais de la belle variété française, c’est ça qui me plait.
La dernière chose c’est le défi I Live U, tu vas m’imposer une interview que je dois faire dans les six prochains mois, musique, cinéma sport, si je réussis tu offres ce que tu veux à un des lecteurs sinon je te dois un restau.
Ah c’est génial, je veux pas être trop méchante avec toi non plus… je sais, Christophe, et que tu lui parles de la chanson « Parle lui de moi ».


Merci à Alka, et laissez-vous tenter pour découvrir son magnifique premier album

//www.iliveu.fr/index.php/decouvertes/248-alka-premiere-fois-interview






Alka s'adresse aux "Bâtards suprêmes" dans son premier clip
MERCREDI 06 NOVEMBRE 2013

Après avoir travaillé pour Vanessa Paradis en lui offrant ses "Love Songs", Benjamin Biolay révèle le talent d'Alka, actrice et comédienne qui a publié le mois dernier son tout premier album, "La première fois.", dont le premier extrait "Bâtards suprêmes" fait l'actualité pour son clip signé Fafi. Entrez dans l'univers d'Alka sur Pure Charts !

Crédits photo : capture d'écran Pure Charts
L'actrice et comédienne Alka Balbir se lance dans la chanson. Fille du journaliste sportif Denis Balbir, l'artiste laisse tomber son nom de famille pour devenir tout simplement Alka. C'est le nom qui figure sur la pochette de son premier album "La première fois.", sorti le 7 octobre. Troublantes, mélancoliques et parfois même un peu dérangeantes pour leur texte, les douze premières chansons d'Alka sont l'oeuvre de Benjamin Biolay, qui fait d'elle sa nouvelle muse après Élodie Frégé ("Le jeu des 7 erreurs") et Vanessa Paradis, pour qui il a confectionné avec la participation de nombreux auteurs et compositeurs l'album "Love Songs", sorti en mai. La patte de Benjamin Biolay se fait indéniablement sentir sur "La première fois.", qui parle essentiellement d'amour - mais pas d'amour heureux ! Pas vraiment romantique, l'artiste qu'on a vu dans les films "Réussir sa vie" de Benoît Forgeard (2012) et "Le Père de mes enfants" de Mia Hansen-Løve (2009) aime quand ça fait mal.

L'interprète de "La superbe" fait de très brèves apparitions sur les chansons "La vie par les 2 bouts" et "Je m'en vais", se faisant simplement choriste pour laisser s'exprimer la voix feutrée et délicate d'Alka. Mais c'est avec "Bâtards suprêmes" que l'exploitation de l'album débute. Le titre fait l'objet d'un clip signé par la Toulousaine graffiti-artiste Fafi, qui a déjà mis ses talents au service de Mark Ronson pour son clip "Oh My God" en 2007. Également réalisatrice du clip "Atlantis" d'Azealia Banks (2012), Fafi a imaginé un scénario relativement simple pour mettre en lumière le texte de Benjamin Biolay. Kidnappée et emmenée en pleine forêt pour y être ligotée, Alka parvient à s'échapper et retrouve sur son chemin une voiture qu'elle empruntera sûrement par la suite pour partir le plus loin possible.

Résolument sombre, le premier album d'Alka contient une reprise de France Gall, "Les gens bien élevés". Souhaitons-lui que l'interprète de l'original ne lui adresse pas une tribune assassine dans un journal pour cette appropriation, comme elle l'a fait en juin dernier pour la sortie de l'album "Ma déclaration" de Jenifer, sur lequel on retrouve ses titres "Résiste" et "Évidemment". Sans être sectaire, on peut affirmer que l'univers d'Alka n'a absolument rien à voir avec celui de Jenifer. Oscillant entre pop et variété française, "La première fois." séduit par la sensualité que le grain de voix d'Alka sait apporter à des mélodies enjouées qui restent facilement gravés dans la tête.

La collaboration d'Alka et Benjamin Biolay ne remonte pas à cette année. La jeune femme a en effet déjà fait une apparition dans le clip de"Dans ta bouche" du chanteur, en 2010. Les deux artistes se connaissent en effet depuis de longues années. « Je l'ai rencontré à une soirée. J'étais très mal à l'aise. On s'est mis à parler . Je lui ai dit que je chantais et il a eu envie d'écouter » explique-t-elle (Naïve). C'était il y a six ans...

Jonathan HAMARD

//www.chartsinfrance.net/Alka/news-88666.html







Alka – La première fois
24 novembre 2013

Une voix douce, murmurante vous accueille en chansons sur une trame mélodieuse.  Entre pin-up sauvage et vierge immaculée, Alka joue la trame sonore d’un film rêvé. Une chanteuse française qui pourrait vous emmener au 7e ciel.
Un premier album atypique écrit, composé et réalisé par Benjamin Biolay pour nous dévoiler en sa muse Alka, une voix brûlante et habitée par les textes des autres.  Alka a déjà fait les premières parties de spectacle de Benjamin Biolay et séduit les visiteurs du Printemps de Bourges, et fait frissonner les festivaliers de Cannes.
La force d’Alka réside dans ses multiples talents d’actrice, interprète au théâtre et sur disque.  Un album qui nous captive par la douceur, les mélodies entêtantes, et lyrisme tragique
Je vous invite à visionner la vidéo « Bâtards suprêmes » où vous pourrez constater par vous-même le merveilleux jeu de rôle de l’actrice française Alka.  C’est d’une authenticité à couper le souffle, excellente autant dans son rôle d’actrice que sa voix sublime et envoûtante.
Les pièces de l’album : « Bâtards suprêmes, La vie par les 2 bouts, Pas la peine de dire adieu, d’un amour à l’autre, Tu m’aimes mal, Je m’en vais, Qui je suis, La première fois, Te satisfaire, La première fois, Te satisfaire, La main dans le sac, Besoin d’autre chose, Les gens bien élevés. »
Pas besoin de vous spécifier que le thème abordé par cette belle tigresse est l’amour sous toutes ses formes, autant la nouveauté, le désir amoureux, celui d’enfanter, les reproches parce qu’on l’aime mal, l’adultère, et la séparation.  Sur une des chansons, on y entend également la voix rauque, très mâle de Biolay qui apporte un très beau contraste avec la voix mi femme fatale, mi enfantine d’Alka.
À l’intérieur de la pochette vous trouverez un livret avec toutes les paroles et en l’ouvrant, un poster de la belle Alka avec ses yeux charbonneux et sa bouche pulpeuse.  Une découverte à écouter pour vous faire rêver et vous ramener à la réalité.


//info-culture.biz/2013/11/24/alka-la-premiere-fois-premier-album-en-magasin-le-26-novembre/


















26/12/2013
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