Alain YVER

Alain YVER

ANTON CORBIJN

ANTON CORBIJN








3 liens sur ce site:
la vie de Ian curtis, le film sur Ian Curtis (Control, la légende "Joy Division"

//jazz.blog4ever.com/blog/lire-article-78728-9767084-control.html


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//www.antoncorbijn.com/

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control sur ce site
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//www.premiere.fr/Cinema/Exclus-cinema/Interview-cinema/Control-Anton-Corbijn-en-Interview

doc
//www.cinebel.be/fr/film/1009158/Anton%20Corbijn%20Inside%20Out

interview en anglais
//creative.arte.tv/fr/space/IKSdoku/message/22057/ANTON_CORBIJN_-_INTERVIEW/

//www.magicrpm.com/infos/coldplay/le-concert-filme-par-anton-corbijn-a-revoir

//www.radio-canada.ca/emissions/pm/2012-2013/chronique.asp?idChronique=261346

livres films
//www.livresphotos.com/grands-photographes/anton-corbijn,86/




Biographie Anton Corbijn

Vidéaste photographe et réalisateur, Anton Corbijn s’illustre dès les années 1970 grâce au mensuel musical ‘Oor’ pour lequel il shoote à tour de bras. Dans le milieu des années 1980, il déménage pour tenter sa chance à Londres et se fait embaucher immédiatement par le magazine New Musical Express au sein duquel il devient le photographe vedette pour ses instantanés argentiques noir et blanc. C’est l’époque où l’on se bat pour passer devant son objectif. L’acmé de sa carrière rime ainsi avec des portraits de stars aussi illustres que David Bowie, U2, Miles Davis, Clint Eastwood... ‘Depeche Mode’ lui passe une commande et il devient clipper dans la foulée. Ses pochettes acquièrent une renommée internationale et donnent lieu à un dvd où figurent ses réalisations pour Joy Division, Nick Cave, Nirvana, the Bad Seeds et The Killers. On reproche parfois à ses clips de n’être qu’une succession de photographies enchaînées les unes après les autres. De cela naît la critique fréquente adressée au clipper de ne pas parvenir à se détacher de son travail de photographe. En 2007, Anton Corbijn renouvelle sa carrière en signant ‘Control’, son premier long métrage sur la vie de Ian Curtis, chanteur légendaire du groupe Joy Division.

//www.evene.fr/celebre/biographie/anton-corbijn-29610.php






Anton Corbijn
Anton Corbijn (né le 20 mai 1955, à Strijen, en Hollande-Méridionale) est un photographe et réalisateur néerlandais.

Biographie
Il commence sa carrière au mensuel musical Oor en 1977 avant de s'installer à Londres où il entre dans le magazine New Musical Express. Ses clichés noir et blanc fortement contrastés le font connaître et de nombreuses stars passent devant son objectif (David Bowie, Joy Division, U2, Miles Davis, Johnny Hallyday, Clint Eastwood, etc.). Il collabore fréquemment avec Depeche Mode (depuis 1986), groupe pour lequel il réalise clips et pochettes à de nombreuses reprises ainsi que les installations scéniques de leurs concerts.
Le DVD The Work of Director Anton Corbijn groupe ses principales réalisations (Nirvana, The Killers, Nick Cave and the Bad Seeds, Depeche Mode, Joy Division, etc.).
Il réalise Control en 2007, un long-métrage sur la vie de Ian Curtis, long-métrage présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2007
Filmographie
    •    2007 : Control, film sur la vie de Ian Curtis chanteur de groupe Joy Division.
    •    2009 : Linear, un vidéofilm mettant en avant les chansons de l'album No Line on the Horizon de U2
    •    2010 : The American, thriller adapté du roman de Martin Booth A Very Private Gentleman1.
    •    2013 : A Most Wanted Man

//fr.wikipedia.org/wiki/Anton_Corbijn







Anton Corbijn.
Anton Corbijn a grandi dans une famille rangée et religieuse en Hollande avec son père qui était pasteur protestant et sa mère, infirmière. Adolescent, il était grand, timide et adorait la musique. Sa carrière de photographe débuta car il voulait absolument se rapprocher d'une scène.

Lorsque sa famille déménagea dans une autre ville, il avait 17 ans et voulu assister à un concert du groupe local, Solution. « Il fallait absolument que j'y assiste mais personne ne voulait venir avec moi, alors, j'y ai emmené l'appareil de mon père pour me donner une espèce d'excuse d'y être. J'ai pris quelques photos que j'ai envoyées au journal et qui les publia immédiatement. »

Une étape cruciale
Le succès amena le succès. Il y eut d'autres concerts et les grands journaux hollandais allaient bientôt publier ses photos de manière régulière. Au bout de quelques années, durant lesquelles il abandonna des études de photo à La Hague et où il travailla pendant dix-huit mois comme assistant photographe, il alla vivre à Londres en 1979. C'est la musique du groupe Joy Division qui le convainquit de franchir ce pas crucial. Il était tellement passionné par leur musique qu'il avait l'impression de devoir vivre à leur proximité. Une des premières photos qu'il prit en Angleterre était en fait une photo de Joy Division avec Ian Curtis au premier plan. Elle ne devint célèbre qu'après la mort de celui-ci.

 Une combinaison magique
Qu'il se soit lancé dans une carrière photographique par hasard ou non, l'amour de la musique d'Anton Corbijn et son affinité naturelle avec l'appareil photo sont les ingrédients magiques qui ont nourri l'énorme succès qu'il rencontre en tant que photographe. Les 28 années qui se sont écoulées depuis ce fameux concert de Solution ont vu défiler devant son appareil une série impressionnante de musiciens, d'auteurs, de mannequins, d'acteurs, de réalisateurs et de bien d'autres célébrités. David Bowie, Mick Jagger, Don van Vliet (plus connu sous le nom de Captain Beefheart), Frank Sinatra, Martin Scorsese, William Burroughs, Robert de Niro, Luciano Pavarotti, Nicholas Cage, Steven Spielberg, Naomi Campbell, pour n'en citer que quelques-uns. Et, bien qu'Anton Corbijn photographie à présent des célébrités dans presque tous les domaines, il continue pourtant à préférer travailler avec des musiciens. « Contrairement aux acteurs et autres, les musiciens sont généralement eux-mêmes, ils n'ont pas besoin de jouer un rôle. Les musiciens sont vraiment le prolongement de la musique qu'ils jouent. »

Voir la réalité des choses
Le style distinctif de la photographie d'Anton Corbijn a été formé par le désir de faire le portrait de la réalité telle qu'elle est. Et dans les photos d'Anton Corbijn, les célébrités normalement inaccessibles posent d'une manière dont le monde ne les a encore jamais vues : froides, vulnérables, douces et sentimentales en même temps - dans un esprit romantique qui détermine Anton Corbijn. Il a une grande admiration pour Robert Frank, Cindy Sherman, Andreas Gursky et Irving Penn.

Hasselblad et trois objectifs, rien d'autre
Anton Corbijn a rapidement décidé d'être son propre patron. Il a un assistant photo et un assistant personnel sous ses ordres. Ce n'est pas le genre de photographe a se déplacer avec une montagne d'équipement. Tout ce dont il a besoin, c'est de ses deux appareils Hasselblad (un 501CM et un 503CW) et de trois objectifs (60, 80 et 120 mm). Sa philosophie est très simple : pas de pied, pas de studio, juste la lumière disponible et un appareil portable. « Le fait de toujours travailler avec un appareil portable me permet quelquefois de saisir involontairement certains objets à l'arrière-plan. Ça fait partie du charme – je ne veux pas que mes photos soient trop austères. Je recadre très rarement mes photos par la suite. » Anton Corbijn est définitivement passé au moyen format pour son livre intitulé « Star Trak ». « Après 15 années passées à travailler en 35 mm, ça a vraiment été une expérience inspirante d'essayer de se lancer dans une nouvelle manière de composer l'image. »
 
Un CV long et remarquable
La créativité d'Anton Corbijn s'étend sur une large gamme. Son CV est long et très impressionnant. Durant toutes ces années, il a travaillé sur une variété prolifique de couverture de CD, de vidéos, de livres, d'affiches et d'expositions. Au milieu des années quatre-vingt, il créa la société State produisant des vidéos et des films.
Le travail d'Anton Corbijn a été publié dans quatre ouvrages principaux, la plupart réalisés dans les années quatre-vingt-dix. Sa plus grande satisfaction est celui intitulé « 33 Still lives » qu'il décrit comme étant « un documentaire de fiction sur le monde des célébrités », et une réaction à la manière actuelle de photographier les personnes célèbres qui, selon lui, a perdu toute spontanéité et devient trop stéréotypée. Utilisant le style des paparazzi, il a photographié des personnes célèbres en connaissance de cause et avec leur permission en leur demandant de jouer différents rôles. Elles ressemblent aux photos de films imaginaires.
Reste-t-il quelque chose qu'Anton Corbijn voudrait encore atteindre ? « J'ai un rêve », explique-t-il.
« Je veux réaliser un timbre pour la Hollande. Si je le dis suffisamment souvent dans des interviews, peut-être que ça arrivera un jour », dit-il avec perspicacité.
Inspiré par les rencontres
Alors, qu'est-ce qui peut bien encore motiver cette homme à continuer de voyager dans le monde, photographiant des célébrités, après presque trois décennies ? « C'est le fait de rencontrer des gens qui me motive et m'inspire. Je me suis fait beaucoup d'amis à travers mon travail. C'est un processus assez lent. Ça prend du temps de construire une relation mais ça peut durer toute une vie. J'ai de nombreux amis que j'ai suivis depuis le début de leur carrière et avec qui je travaille toujours aujourd'hui. »
L'une des relations la plus ancienne et la plus connue d' Anton Corbijn est celle qu'il entretient avec le groupe U2. Il se sont rencontrés pour la première fois en 1982 et c'est Anton Corbijn qui a réalisé la couverture de six de leurs albums depuis. Les plus connus sont « The Joshua Tree » et « Achtung Baby », deux couvertures totalement différentes.
La rencontre d'Anton Corbijn avec Depeche Mode en 1986 et le travail qu'ils ont réalisé ensemble par la suite lui a valu qu'on lui demande de réaliser le décor de la tournée 1995–96 du groupe, « Devotional Tour », une tâche énorme qui impliquait de réaliser le décor de deux scènes comportant au total onze écrans géants. C'est lui qui a réalisé la plus grande partie de la documentation du groupe depuis 1986, dont 17 vidéos, 5 couvertures d'albums CD, la partie graphique d'albums, d'affiches, de photos de presse, etc. Le livre intitulé « Strangers – Depeche Mode » contient un nombre impressionnant de photos prises à l'occasion de ces réalisations qui n'avaient jamais été publiées auparavant.
Le talent ouvre des portes
Mais comment fait Anton Corbijn pour obtenir de ces célébrités qu'elles lui ouvrent leur porte avec autant de liberté ? La réponse à cette question réside sans aucun doute dans le talent photographique d'Anton Corbijn. Le talent engendre le respect et Anton Corbijn est un photographe très respecté.
Mais le talent seul ne suffit pas pour rencontrer le succès qu'il rencontre et on ne peut s'empêcher de se demander si Anton Corbijn aurait été si loin s'il avait pris la grosse tête. Il n'en a en tout cas jamais donné l'impression.
Mais sa personnalité joue également un grand rôle dans le succès rencontré. Quiconque entre en contact avec Anton Corbijn rencontre un photographe modeste et amical, un homme qui prend son temps, même si c'est ce qu'il a le moins. C'est un homme qui adore rencontrer des gens, qu'il s'agisse de gens connus ou non.
Kerstin Fiedler






BIOGRAPHIE
Réalisateur et photographe hollandais

Né en 1955 aux Pays-Bas, Anton Corbijn a découvert la photographie il y a plus de 30 ans, au lycée, grâce à la musique, sa première passion.

Avec l'appareil de son père, il prend ses premières photos lors d'un concert en plein air en 1972. Rapidement il passe des photos de concert aux portraits qui deviendront son sujet de prédilection. Anton Corbijn, qui vit à Londres depuis 1979, est aujourd'hui considéré comme l'un des photographes et portraitistes les plus influents.

Autodidacte, son approche de la photographie a évolué au fil des ans mais il ne s'est jamais vraiment éloigné de son premier sujet : les artistes, et particulièrement les musiciens. Parmi ses photos les plus célèbres, on trouve des portrait de Clint Eastwood, Cameron Diaz, Miles Davis, Frank Sinatra, Naomi Campbell, William S. Burroughs, Tom Waits, Allen Ginsberg, Isabella Rossellini, Joni Mitchell, Bono ou Robert De Niro.

Depuis 1990, parallèlement à la photographie Anton Corbijn s'est également consacré au graphisme en créant des affiches et des pochettes d'albums. N'ayant pas suivi de formation traditionnelle, il a développé un style spéci.que utilisant une typographie originale à base de peinture. Il a ainsi travaillé pour des artistes comme Herbert Grönemeyer et Depeche Mode.

Les expositions d'Anton Corbijn ont connu beaucoup de succès à travers l'Europe, et ses travaux sont présentés dans les musées, les galeries et dans quatorze ouvrages. Son travail peut également être vu sur une centaine de pochettes d'albums pour des artistes comme U2, R.E.M., The Bee Gees, Travis, Morrissey, The Rolling Stones, John Lee Hooker, Bryan Ferry, Herbert Grönemeyer, The Killers, Bruce Springsteen, James Last, JJ Cale, Nick Cave, Marianne Faithfull, et Metallica.

Cet artiste complet aime repousser ses propres limites et en 1983 il est l'un des premiers photographes à travailler sur des montages combinant photos et vidéos. Depuis, il a réalisé environ 80 clips musicaux pour notamment U2, Johnny Cash, Mercury Rev, Depeche Mode, Nirvana, Metallica, Nick Cave, The Killers. Il a également réalisé pour la BBC un court-métrage mettant en scène Don van Vliet, alias Captain Beefheart, intitulé Some Yo Yo Stuff Controm est le premier long-métrage d'Anton Corbijn.

C'est l'un des projets les plus ambitieux de sa carrière, et l'expression d'une nouvelle facette du talent de cet artiste éclectique. L'histoire de Control, celle de Ian Curtis et Joy Division, est particulièrement chère à Anton Corbijn, c'est en effet pour ce groupe de Manchester qu'il a quitté les Pays-Bas pour s'installer à Londres, pour "être plus proche de là d'où venait leur musique". Les images en noir et blanc du film montrent une histoire qui se déroule dans des décors typiquement anglais vu par le prisme d'un regard européen.

Control est sur nos écrans le 26 septembre 2007. En 2009 sort sur les écrans français un documentaire réalisé par Grant Gee sur le groupe qu'il affectionne, Joy Division, et c'est tout naturellement qu'il prend part au projet.

//www.cinefil.com/star/anton-corbijn-2/biographie








Anton Corbijn Inside Out

'Anton Corbijn Inside Out' est un portrait intime et révélateur d'un artiste influent et le résultat de près de quatre années de tournage par la cinéaste Klaartje Quirijns.
Son lien personnel avec Anton Corbijn lui a donné un accès unique à la fois à l'homme et à son oeuvre.

Anton Corbijn est l'un des artistes visuels les plus polyvalents et influents de la culture pop de ces trente dernières années. Il a eu une influence majeure sur la perception de la gloire et de l'art de la fin du 20ème et début du 21ème siècle. D'abord comme photographe, il a joué un rôle important dans l'élaboration de l'image d'artistes tels que Joy Division, U2 et Depeche Mode. Il a aussi contribué à redéfinir l'iconographie d'artistes comme The Rolling Stones et Metallica pour une nouvelle génération. Plus récemment, il a fait le grand pas vers le cinéma en réalisant des clips vidéos mais aussi des longs métrages. Son premier film, Control, sur la vie et la mort de Ian Curtis de Joy Division s'est distingué à Cannes et aux BAFTA. Son second film, The American avec George Clooney dans le rôle principal, est sorti en 2010.

08 Novembre 2012
PHILIPPE MANCHE
Anton Corbijn inside out


Pour ceux et celles qui ignorent tout du travail du photographe et réalisateur néerlandais, sachez juste qu'il a clippé et shooté toute la planète rock. En gros, de Johnny Cash à Nirvana en passant par Depeche Mode, Nick Cave, Red Hot Chili Peppers et surtout U2.

Ce formidable documentaire est une captivante immersion au coeur du travail d'un homme secret et discret qui préfère parcourir le globe, un appareil photo en bandoulière qu'avec une guitare électrique sous le bras.

Comme souvent avec ce genre de film, les témoignages apportent toute la puissance au documentaire. Ceux de sa soeur ou de maman, qui en parlent avec beaucoup d'émotion et de fierté. Ou des réflexions plus personnelles du réalisateur de Control. "Mon père n'a jamais évoqué mon travail, raconte-t-il. Quand je lui ai demandé s'il était fier de moi, il a répondu qu'il était fier de tous ses enfants."

Les passionnés qui attendent des éclairages des musiciens vont être servis. Et bien joué de la part de Klaartje Quirijns d'avoir rencontré Martin Gore, suivi Anton sur une session photo avec U2 - le temps d'une courte interview avec Bono - ou lors d'une réunion avec Metallica et Lou Reed pour leur projet commun Lulu. "That's fuckin' beautiful", s'extasie le méchant Lou, peu avare de compliments, lorsque Corbijn lui montre les projets de pochette. Tout l'art du photographe est là : arriver à retranscrire l'esprit et l'émotion d'un disque en une photo.

Une des scènes les plus touchantes reste ce concert d'Arcade Fire où Corbijn sautille et chantonne comme n'importe quel fan de musique au monde.








Tom Waits Anton Corbijn, assurément un beau livre.

Tom Waits et Anton Corbijn s'associent pour réaliser un livre de photographies. '77-'11 comprendra plus de 200 pages de portraits de Waits pris par Corbijn – le photographe a aussi réalisé les clips de Depeche Mode, 'Enjoy The Silence', ou Nirvana, 'Heart-Shaped Box', et un biopic sur Ian Curtis, Control en 2007. 50 pages seront consacrées aux photos prises par Waits himself et une préface de Jim Jarmusch. "J'adore travailler avec Anton, il a vrai point de vue. Croyez moi." 6600 copies de '77-'11 seront mises en vente à partir du 8 mai.

//www.byzegut.fr/2013/01/tom-waits-anton-corbijn-assurement-un.html







The American

Synopsis
Jack est un tueur à gages habile et expérimenté. Toujours en alerte, il n’a aucune attache. Quand une mission tourne mal et lui coûte la vie de la femme qu’il aime, il se fait la promesse que son prochain contrat sera le dernier. Cette ultime mission le conduit dans un pittoresque village italien niché dans de hautes collines. Mais pour Jack, chaque lieu peut se révéler un piège et chaque personne une menace. Toutefois, il prend goût aux confidences échangées autour d’un armagnac avec le prêtre du village, et se laisse entraîner dans une liaison avec une belle italienne. Mais en baissant la garde, Jack prend peut-être des risques. 
Une menace semble se rapprocher, et la mystérieuse femme qui l’a engagé n’est peut-être pas ce qu’elle prétend. Alors que Jack, de plus en plus méfiant, envisage de vivre, aimer et mourir en Italie, la tension monte jusqu’à la confrontation ultime, dans le dédale des ruelles escarpées du village.






ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC ANTON CORBIJN


Le Mercredi, 27 Octobre 2010 par Propos recueillis par Manuela Susi
3 ans après Control, Anton Corbijn retrouve les salles avec The American. Entre promotions et expositions, Corbijn s’attarde pour GQ sur son parcours atypique. Entretien.

Trois ans après Control, le photographe Anton Corbijn retrouve les salles obscures avec un second film,  The American. L’histoire d’un tueur - incarné par George Clooney -  qui fuit la Suède pour se cacher dans le centre méridional de l’Italie. Entre promotions et expositions, Corbijn s’attarde avec GQ sur un parcours atypique. Entretien.
Que retenez-vous de votre expérience de réalisateur ?
J’ai réalisé deux films. Le premier, Control, contait l’histoire des Joy Division. Une partie de ma vie puisque je connaissais personnellement les personnages dont je parlais.
Ce second film, The American, est très différent: il ne s'agit pas d'un film d'action, mais d’un thriller existentiel, influencé en partie par certains westerns des années 70, conçu avec des temps lents. Je suis très satisfait du résultat et surpris aussi du succès qu'il a rencontré aux Etats Unis.
Que pensez-vous de George Clooney et de son rôle dans le film?
George Clooney y joue le rôle le plus sombre de sa carrière. Il ne ressemble pas l’acteur qu'on connaît, il a su habiter le personnage. Il est crédible et je suis très content de sa partition.
Votre expérience de photographe vous influence-t-elle derrière la caméra ?
Quand tu viens d’une discipline différente, la réalisation d'un film exige un apprentissage, c’est une autre forme de langage. Cela a été une découverte. Je pense aussi que le langage visuel est un aspect déterminant à la réussite d'un film. J’y ai donc été très attentif.
Comptez-vous poursuivre cette expérience cinématographique ?
Oui mais pour le moment j’élabore un livre de photos sur Tom Waits, prévu en mars. Une expo doit aussi ouvrir à New York la semaine prochaine, et une autre en France en mars.
À quel moment de votre vie avez-vous décidé de devenir photographe ?
J’ai commencé la photographie à 17 ans, à Groningen aux Pays-Bas, en prenant des photos de concert d’un groupe local, The Solution. Cela m’a aidé à combattre une grande timidité et surtout à approcher mes groupes de musique préférés.
En 1977, j’ai assisté quelques temps un photographe à Amsterdam, puis, en pleine période punk, je suis parti m’installer à Londres où j’ai commencé à travailler pour NME (New Musical Express). J’étais alors chargé de réaliser la couverture du magazine. J’ai pu fréquenter des groupes comme U2 ou Depeche Mode. Et réunir mes deux grandes passions: la musique et la photographie.
Quelle contribution aimeriez-vous laisser à la photographie ?
Je conçois mon travail comme une promenade dans les différents domaines qui m’ont intéressé en grandissant: la musique d’abord, puis le cinéma, et enfin la peinture et les artistes. Mon histoire est celle d’un garçon qui voyage à travers le monde et qui rencontre des gens avec son appareil. Et par la photo, je donne une interprétation de leur âme. Je ne pense pas à laisser une trace, être une source d’inspiration ferait déjà de moi un homme heureux.
The American, par Anton Corbijn. Actuellement en salles.
Et pour tout connaître du film, Corbijn dévoile le making-of du film dans un ouvrage, "Inside The American", aevc textes, dessins et photos.

//www.gqmagazine.fr/pop-culture/l-interview/articles/interview-rencontre-avec-anton-corbijn/5862







Anton Corbijn, inside out

Certains films se font après une commande, d'autres par intérêt pour le sujet, d'autres encore par hasard, au détour d'une rencontre. Lorsqu'on s'attaque à une personnalité du monde artistique, c'est souvent la création ou l'acte créatif qui motive le réalisateur. Ce n'est pas le cas pour Klaartje Quirijns qui a, quant à elle, suivi une démarche labyrinthique pour conclure son film sur l'artiste Anton Corbijn. 


Juriste de formation, Klaartje Quirijns a réalisé plusieurs documentaires d'investigation à teneur politique dont Brooklyn Connection, sur les pas de Florin Krasniqi, Kosovar immigré aux Etats-Unis qui organisa de bout en bout un trafic d'armes pour soutenir la rébellion du Kosovo. Elle accompagna également, durant trois ans, Reed Brody, connu sous le nom de "chasseur de dictateurs" dans sa traque d'Augusto Pinochet et Souleymane Guengueng, ancien fonctionnaire tchadien enfermé et torturé pendant deux ans dans les prisons du dictateur Hissène Habré. Brody et Guengueng mènent une campagne démesurée contre l'ancien dictateur réfugié au Sénégal pour lui intenter un procès. The Dictator Hunter montre ce que des personnes engagées sont capables d'accomplir pour briser le cadenas de l'impunité.
Avec le film Anton Corbijn, inside out, c'est en dehors de ces sentiers que l'on retrouve la réalisatrice. Pourquoi un film sur Corbijn ? À part leurs origines nationales communes, tous deux Hollandais, où peut bien se situer le lien entre ces deux êtres ? Anton Corbijn, musicien, photographe des stars, témoin du spectacle et lui-même participant à la médiatisation du show par ses images mondialement connues, n'a rien de la figure politiquement engagée. Il est l'auteur des « icônes » des plus « grands » de ce milieu (le visage de Miles Davis emprisonné dans ses doigts, David Bowie dans une posture christique, Iggy Pop en gargouille de cathédrale), des couvertures des albums de Depeche Mode, de Bruce Springsteen (pour ne citer qu'eux). Ses photos ont fait plusieurs fois la couverture du magazine musical britannique The Word, et ont suscité, à diverses reprises, l'intérêt des télévisions et des grandes expositions. Ce sont peut-être justement ces différences fondamentales qui existent entre la réalisatrice et son sujet qui ont abouti au décalage propice à la féerie dans laquelle baigne le film. Klaartje Quirijns, incrédule devant le phénomène médiatique qu'elle rencontre et avec qui elle se lie d'amitié, cherche à percer l'homme derrière l'artiste. De quelle étoffe doit être fait un être humain pour posséder un tel regard ? Et, de quel angle un regard doit-il être ouvert pour réaliser des photographies de cette ampleur et profondeur ? Les clichés d'Anton Corbijn sont diamétralement opposés aux tirages du studio Harcourt. Loin de vouloir gommer les imperfections et de tamiser les caractères, il souligne la personnalité de ses sujets par leur mise en scène.

Le film nous laisse percevoir les méandres de cet inconscient créateur grâce à la connivence de la petite équipe de Klaartje Quirijns. Elle a eu la patience nécessaire pour apprivoiser le poète, et pouvoir être présente aux instants magiques du déclenchement de l'appareil. Rien n'est plus tangible que de voir le photographe chercher son angle d'attaque, mettre en place les corps et les visages tel le marionnettiste tirant sur ses ficelles. Emportée par l'aura de son sujet, la réalisatrice s'est permis des prises de vues d'un esthétisme inhabituel dont le cadre et l'image lui rendent hommage. Cela nous étonne moins de savoir qu'après la réalisation de ce film documentaire, elle se lance dans la concrétisation de son premier film de fiction. Un beau film touchant dans sa portée et complexe dans la compréhension de l'état créateur.
Dimitra Bouras








Anton Corbijn inside out
       'Anton Corbijn Inside Out' est un portrait intime et révélateur d'un artiste influent et le résultat de près de quatre années de tournage par la cinéaste Klaartje Quirijns.
       Son lien personnel avec Anton Corbijn lui a donné un accès unique à la fois à l'homme et à son oeuvre.
 
       Anton Corbijn est l'un des artistes visuels les plus polyvalents et influents de la culture pop de ces trente dernières années. Il a eu une influence majeure sur la perception de la gloire et de l'art de la fin du 20ème et début du 21ème siècle. D'abord comme photographe, il a joué un rôle important dans l'élaboration de l'image d'artistes tels que Joy Division, U2 et Depeche Mode. Il a aussi contribué à redéfinir l'iconographie d'artistes comme The Rolling Stones et Metallica pour une nouvelle génération. Plus récemment, il a fait le grand pas vers le cinéma en réalisant des clips vidéos mais aussi des longs métrages. Son premier film, Control, sur la vie et la mort de Ian Curtis de Joy Division s'est distingué à Cannes et aux BAFTA. Son second film, The American avec George Clooney dans le rôle principal, est sorti en 2010.
    •    Genre :
DOCUMENTAIRE
    •    Date de sortie :
09 mai 2012
    •    Réalisé par :
Klaartje Quirijns
    •    Avec :
Bono, Anton Corbijn
Critique du Soir
  (Avis de la rédaction)

Pour ceux et celles qui ignorent tout du travail du photographe et réalisateur néerlandais, sachez juste qu'il a clippé et shooté toute la planète rock. En gros, de Johnny Cash à Nirvana en passant par Depeche Mode, Nick Cave, Red Hot Chili Peppers et surtout U2.
 
Ce formidable documentaire est une captivante immersion au coeur du travail d'un homme secret et discret qui préfère parcourir le globe, un appareil photo en bandoulière qu'avec une guitare électrique sous le bras.
 
Comme souvent avec ce genre de film, les témoignages apportent toute la puissance au documentaire. Ceux de sa soeur ou de maman, qui en parlent avec beaucoup d'émotion et de fierté. Ou des réflexions plus personnelles du réalisateur de Control. "Mon père n'a jamais évoqué mon travail, raconte-t-il. Quand je lui ai demandé s'il était fier de moi, il a répondu qu'il était fier de tous ses enfants."
 
Les passionnés qui attendent des éclairages des musiciens vont être servis. Et bien joué de la part de Klaartje Quirijns d'avoir rencontré Martin Gore, suivi Anton sur une session photo avec U2 - le temps d'une courte interview avec Bono - ou lors d'une réunion avec Metallica et Lou Reed pour leur projet commun Lulu. "That's fuckin' beautiful", s'extasie le méchant Lou, peu avare de compliments, lorsque Corbijn lui montre les projets de pochette. Tout l'art du photographe est là : arriver à retranscrire l'esprit et l'émotion d'un disque en une photo.
 
Une des scènes les plus touchantes reste ce concert d'Arcade Fire où Corbijn sautille et chantonne comme n'importe quel fan de musique au monde.
 
(par PHILIPPE MANCHE - édition du 09/05/2012)






Présentation:

Né en 1955 aux Pays-Bas, Anton Corbijn a découvert la photographie il y a plus de 30 ans, au lycée, grâce à la musique, sa première passion.
Avec l’appareil de son père, il prend ses premières photos lors d’un concert en plein air en 1972. Rapidement il passe des photos de concert aux portraits qui deviendront son sujet de prédilection. Anton Corbijn, qui vit à Londres depuis 1979, est aujourd’hui considéré comme l’un des photographes et portraitistes les plus influents.

Autodidacte, son approche de la photographie a évolué au fil des ans mais il ne s’est jamais vraiment éloigné de son premier sujet : les artistes, et particulièrement les musiciens. Parmi ses photos les plus célèbres, on trouve des portrait de Clint Eastwood, Cameron Diaz, Miles Davis, Frank Sinatra, Naomi Campbell, William S. Burroughs, Tom Waits, Allen Ginsberg, Isabella Rossellini, Joni Mitchell, Bono ou Robert De Niro.
Depuis 1990, parallèlement à la photographie Anton Corbijn s’est également consacré au graphisme en créant des affiches et des pochettes d’albums. N’ayant pas suivi de formation traditionnelle, il a développé un style spécifique utilisant une typographie originale à base de peinture. Il a ainsi travaillé pour des artistes comme Herbert Grönemeyer et Depeche Mode.

Les expositions d’Anton Corbijn ont connu beaucoup de succès à travers l’Europe, et ses travaux sont présentés dans les musées, les galeries et dans quatorze ouvrages. Son travail peut également être vu sur une centaine de pochettes d’albums pour des artistes comme U2, R.E.M., The Bee Gees, Travis, Morrissey, The Rolling Stones, John Lee Hooker, Bryan Ferry, Herbert Grönemeyer, The Killers, Bruce Springsteen, James Last, JJ Cale, Nick Cave, Marianne Faithfull, et Metallica.
Cet artiste complet aime repousser ses propres limites et en 1983 il est l’un des premiers photographes à travailler sur des montages combinant photos et vidéos. Depuis, il a réalisé environ 80 clips musicaux pour notamment U2, Johnny Cash, Mercury Rev, Depeche Mode, Nirvana, Metallica, Nick Cave, The Killers. Il a également réalisé pour la BBC un court-métrage mettant en scène Don van Vliet, alias Captain Beefheart, intitulé Some Yo Yo Stuff Controm est le premier long-métrage d’Anton Corbijn.
C’est l’un des projets les plus ambitieux de sa carrière, et l’expression d’une nouvelle facette du talent de cet artiste éclectique. L’histoire de Control, celle de Ian Curtis et Joy Division, est particulièrement chère à Anton Corbijn, c’est en effet pour ce groupe de Manchester qu’il a quitté les Pays-Bas pour s’installer à Londres, pour "être plus proche de là d’où venait leur musique". Les images en noir et blanc du film montrent une histoire qui se déroule dans des décors typiquement anglais vu par le prisme d’un regard européen.

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21/02/2013
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