Alain YVER

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AUGUST SANDER

AUGUST SANDER






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Nationalité : allemande
Naissance : 17 novembre 1876 à Herdorf, Rhénanie-Palatinat
Mort le : 20 avril 1964
Métier : Photographe

“ En photographie, il n’y a pas d’ombre qui ne puisse être illuminée. ”

Tout comme son père, le jeune August Sander commence à travailler dans une mine de fer dès l’âge de treize ans. Sur place, il rencontre un photographe professionnel qui suscite son intérêt. En 1892, l’un de ses oncles l’aide à se payer son premier équipement photographique et il aménage sa propre chambre noire. Après quelques années de pratique en tant qu’amateur, August Sander parcourt l’Allemagne en tant que photographe industriel. Très vite, il se fait remarquer : en 1904, il obtient une médaille à l’exposition de Paris…

En 1910, August Sander déménage à Cologne et fonde son propre studio. Il entreprend alors un ambitieux projet qu'il intitule « Hommes du XXe siècle ». Véritable chronique réalisée sur un demi-siècle, son ensemble de portraits photographiques dresse le portrait typologique des Allemands de la république de Weimar. Le photographe réalise quarante-cinq portfolios et classe ses clichés en sept groupes selon leur condition sociale : les « paysans », « artisans », « femmes », « catégories socioprofessionnelles », « artistes », « grandes villes » et « autres hommes » (vétérans, clochards..). A sa mort en 1964, le projet reste inachevé. Ce n’est qu’en 1980, qu’une première publication, partielle voit le jour grâce au fils du photographe, Gunther Sander.

Dans les années 1920, August Sander se lie d’amitié avec les membres du groupe des artistes progressifs (Franz Wilhelm Seiwert et Heinrich Hoerle…). En 1927, il voyage pendant trois mois en Sardaigne avec l'auteur Ludwig Marthar ; il a l’intention de sortir un livre (mais celui-ci ne voit pas le jour). A la fin de la décennie, il publie un ensemble de soixante photographies intitulées Visages de ce temps tiré de son projet « Hommes du XXe siècle ».

Dans les années 1930, l’œuvre d’August Sander est fortement déconsidéré par les nationaux-socialistes ; ceux-ci ne reconnaissent pas, sur les clichés, l’image idéale du peuple aryen qu’ils recherchent. Un certain nombre de ses précédentes photos montrent des vieillards, malades, mendiants… Lorsque son fils Erlich est emprisonné pour appartenance au mouvement des ouvriers socialistes de gauche, son atelier est perquisitionné et ses livres sont saisis. Plus tard, en 1944, un bombardement détruit cinquante mille de ses épreuves. Par chance, les négatifs échappent à la destruction.

A la Libération, August Sander se retire à Kuchhausen dans le Westerwald et parvient à continuer son activité photographique. Malheureusement pour lui, environ trente mille négatifs brûlent lors d’un incendie en janvier 1946.











                PHOTO POCHE


Hommes du XXe siècle est un monument, un chef-d'œuvre indépassable que personne n'avait encore eu le courage de publier dans son intégralité. C'est aujourd'hui chose faite grâce à la volonté des éditions de La Martinière qui se sont décidées à donner forme à l'un des projets photographiques les plus importants de l'art du XXe siècle. Le résultat ? Un ensemble somptueux composé de huit luxueux volumes épais que tout passionné de photographie rêve de posséder. Il est vrai qu'avec ce projet, August Sanders est considéré comme l'un des fondateurs de la photographie contemporaine. C'est en 1925 que ce photographe allemand, alors connu pour son studio de photographies commerciales, décide de radiographier méthodologiquement son pays. À cette fin, il réalise des dizaines de portraits qu'il classe ensuite en sept grandes catégories socioprofessionnelles réparties dans sept grands volumes : le paysan, l'artisan, la femme, les artistes… Chaque personnage ou groupe est cadré frontalement, objectivement, sans le moindre artifice. L'actuelle édition, la première du genre, comprend donc l'intégralité des 619 clichés du projet initial. Ces photographies, reproduites avec un soin maniaque, constituent donc le premier exemple de typologie appliquée à l'être humain et à la société dans laquelle il vit. Nombre de photographes et d'artistes sauront par la suite utiliser ce modèle idéal pour leur propre activité. Un huitième volume complète l'ensemble en rassemblant plusieurs essais essentiels pour la compréhension de la démarche objective de ce photographe hors norme. Enfin, dernier détail mais non des moindres, cet événement éditorial est proposé à un prix tout à fait raisonnable par rapport à l'extraordinaire travail qu'il a nécessité. --Damien Sausset
Présentation de l'éditeur
Vers le milieu des années vingt, le photographe August Sander conçoit un ambitieux projet qu'il intitule Hommes du XXe siècle. Chronique d'un demi-siècle, cette somme photographique se veut une image fidèle de la société de son temps. Se fondant sur une rigoureuse typologie, le photographe a réparti ses portraits selon sept groupes sociaux différents : « le paysan », « l'artisan », « la femme », « les catégories socioprofessionnelles », « les artistes », « la grande ville » et enfin « les derniers des hommes », sur les thèmes de la vieillesse, de la maladie et de la mort.

Remanié à maintes reprises au fil des ans, cet ensemble de quelque quarante-cinq portfolios reste inachevé à la mort de Sander, en 1964, sa concrétisation incombant aux générations futures... En 1980, une première publication, partielle, des Hommes du 'Oc' siècle voit le jour sous l'impulsion de Gunther Sander, le fils du photographe.

Cette nouvelle édition en sept volumes, la plus complète jamais publiée sur l’œuvre de Sander, présente 619 photographies prises entre 1892 et 1954, dont 180 clichés nouveaux, pour la plupart inédits. Dix années de travail au sein des archives August Sander ont été nécessaires pour concevoir cette édition dans le respect du projet initial et selon les annotations du photographe trouvées sur les clichés d'origine. Un recueil de texte, édité à part dans un huitième volume, présente l’œuvre de Sander en la replaçant dans son contexte historique et artistique.










AUGUST SANDERS
À LA FONDATION CARTIER BRESSON PARIS


En ce moment on peut voir une exposition du photographe Allemand August Sanders . Ce photographe avait travaillé durant des années à photographier la société Allemande du début du siècle dernier.
Lire l'article du nouvel observateur :

Le photographe-peintre

Pour la première fois à Paris, une exposition présente portraits, paysages et études botaniques du grand photographe allemand

C'est en regardant des nuages à travers un objectif qu'August Sander (1876-1964), alors adolescent, décida de devenir photographe. Fils d'un charpentier de mine, il installe son atelier à Cologne au début des années 1910. Lié au groupe des Artistes progressistes (qui comptait notamment dans ses rangs les peintres Otto Freundlich et Raoul Hausmann), Sander ambitionne de réaliser un grand oeuvre, une fresque des «Hommes du XXe siècle». Son but ? Donner à voir «la mosaïque humaine». En s'appuyant sur des catégories, tel «le paysan», «la femme», «les artistes», «les catégories socio- professionnelles». La publication d'un album («Visage d'une époque») préfigurant ce projet verra sa diffusion interdite par les nazis tandis que l'un des fils de Sander, Eric, membre du Parti socialiste ouvrier d'Allemagne, arrêté par les nazis, mourra en prison, non sans avoir eu le temps de faire parvenir à sa famille des clichés de sa cellule : il entendait ainsi participer à l'entreprise paternelle...
August Sander poursuivra sa quête jusque dans les années 1950. Sur les 10000 négatifs conservés dans ses archives (30000 autres furent détruits dans un incendie), 619 ont été rassemblés dans un coffret de sept volumes (1), mettant en forme ce rêve des «Hommes du XXe siècle». C'est une partie de ces portraits qui sont exposés, accompagnés de paysages et d'études botaniques. Cette confrontation inédite (à Paris, en tout cas) donne la mesure du regard d'August Sander. Ses portraits, à première vue, laissent poindre une certaine banalité. Mais il faut s'y attarder. Constater par exemple que la pose de chacun d'entre eux est étudiée. Influencé par la peinture, Sander s'attache à donner du mouvement aux attitudes figées : la position des jambes, celle des mains, du torse sont sollicitées pour créer un décalage, l'illusion d'un déplacement. De même les éléments de l'arrière- plan ne sont jamais choisis au hasard : ils doivent livrer le maximum d'indications sur l'environnement du sujet.
August Sander, ennemi de la «photo en sucre, avec des minauderies, des poses et des effets», estimait que les êtres humains étaient façonnés par le milieu où ils vivaient. De là ses photos de paysages et de végétaux. Sander voulait croire en l'humanité. Quel rêve !

(1)Editions de La Martinière

«August Sander. Voir, observer et penser». Fondation Henri- Cartier- Bresson, Paris (14e); 01-56-80-27-03. Jusqu'au 20 décembre. Le catalogue de l'expo (176 pages, 39,80 euros) est publié par Schirmer/Mosel.

Bernard Géniès
Le Nouvel Observateur - 2340 - 10/09/2009









Biographie August Sander

Le photographe allemand August Sander naît le 17 novembre 1876 à Herdorf, d’August Sander et de Justine Sander, née Jung. Son père, mineur, finira sa vie invalide. August Sander meurt le 20 avril 1964 à Cologne. Tout au long de sa vie August Sander cherche à transmettre une image de son époque, fidèle à la réalité, grâce à la photographie.

August Sander grandit entouré de sept frères et soeurs. Il fréquente l’école primaire du village. Il se passionne très jeune pour le médium et achète son premier appareil photo à 16 ans. D’abord employé d’un studio photo, August Sander s’installe très vite comme photographe professionnel à Cologne et gagne sa vie comme portraitiste.

Au début des années 1920, Sander se lie avec les cercles culturels de Cologne. Musiciens, écrivains, architectes et acteurs posent pour le photographe qui commence à travailler au projet de sa vie, "Hommes du XXème siècle" (publié dans son intégralité en 1980). Le regard objectif porté par Sander sur la réalité est accueilli avec enthousiasme lors de la publication en 1929 de "Antlitz der Zeit (Visages d’une époque)". Ce recueil de portraits, avait pour objectif d’établir une sorte d’inventaire sociologique des types humains, classes sociales et métiers, en évitant les clichés idéalisants.

Parallèlement à l’attention portée aux hommes de son temps, August Sander observe précisément la nature. Il commence à établir un répertoire topographique des différentes régions d’Allemagne et réalise des études de botanique qui le passionnent. Il s’agit pour lui de montrer le lien existant entre l’homme et les espaces naturels qu’il façonne. Dès 1933 il élabore des albums ayant pour thème ces régions et notamment les paysages du Rhin, dont l’exposition à la Fondation présente un exemplaire complet.

L’arrivée au pouvoir des nazis marque le début d’une période difficile pour le photographe, qui va déménager à la campagne avec sa femme Anna très active dans le studio ; il y met en sécurité 10 000 négatifs parmi les plus précieux Son livre "Antlitz der Zeit" est interdit à la vente en 1936, et les stocks mis au pilon. Son fils Erich est emprisonné (il meurt en 1944), et une grande partie de ses négatifs est détruite dans l’incendie de son appartement de Cologne. Après la guerre, Sander se consacre à l’organisation de ses archives et notamment à la constitution d’un vaste ensemble sur Cologne, avant la destruction de la ville pendant la guerre : "Köln wie es war (Cologne telle qu’elle était)". La ville l’achètera en 1953.

En 1951, son travail est montré à la Photokina de Cologne, il fait partie de la célèbre l’exposition "Family of man" organisée par Steichen au MoMA de New York en 1955, mais sa première grande exposition personnelle hors d’Allemagne, se tiendra au MoMA de New York en 1969, après sa mort.

August Sander laisse une oeuvre immense dont la lucidité et l’obsession de vérité furent d’une grande modernité. Son rapport à la série, son goût pour la démystification et la restitution objective ont éveillé chez de nombreux photographes contemporains une autre façon de voir.



03/11/2010
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