Alain YVER

Alain YVER

BALTHAZAR

BALTHAZAR


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//www.balthazarband.be/

https://myspace.com/balthazarband

https://www.facebook.com/balthazarband

//www.youtube.com/watch?v=kwvfqtDZP54




Balthazar est un groupe de rock alternatif belge des années 2000, originaire de la région de Courtrai. Le groupe brasse des influences sonores éclectiques, allant de la pop au rock. L'utilisation de synthés et d'un violon démarque leurs compositions du rock alternatif classique reposant sur le trio basse/batterie/guitare.
Composition du groupe
    •    Maarten Devoldere (chant, clavier)
    •    Jinte Deprez (chant, guitare)
    •    Patricia Vanneste (violon, synthé, chant)
    •    Simon Casier (basse, chant)
    •    Christophe Claeys (batterie).
    •    
Anciens membres
Début → Début 2007 :
    •    Joachim Quartier (basse)
    •    Koen Verfaillie (batterie)
Biographie
Leur premier album Applause est sorti le 22 mars 2010 en Belgique, et dans le reste de l'Europe en octobre 2011, distribué par le label Pias. Avec cet album ils ont joué dans les grandes salles Ancienne Belgique (Bruxelles), Paradiso (Amsterdam), Le Cigale (Paris), etc. et les festivals comme Rock Werchter, Lowlands, etc.
Le dernier album Rats est sorti courant octobre 2012.
//fr.wikipedia.org/wiki/Balthazar_%28groupe%29





 

'Applause'

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"Avec ‘Applause', son premier album paru en début d'année, le groupe emmené par Maarten Devoldere et Jinte Deprez s'est directement hissé au rang des meilleurs représentants du rock belge. L'album de Balthazar a été salué par la presse: « étayé, de bout en bout, par des parties de chant indolentes, presque nonchalantes, qui se marient remarquablement bien avec les grooves puissants et minimalistes sur lesquels elles s'appuient » (Humo). Des singles comme ‘Fifteen Floors', ‘Hunger At The Door' et le récent ‘I'll Stay Here' connaissent, d'ailleurs, une belle carrière en radio. Après un retentissant passage dans le Marquee surchauffé de Rock Werchter (« un concert dément » - De Morgen) et lors d'autres grands rendez-vous de l'été (Pukkelpop, Dour, Cactus, Lowlands) Balthazar se lance, début 2011, dans une tournée internationale en son nom propre, mais aussi en première partie de dEUS.

//www.infoconcert.com/artiste/balthazar-77498/biographie.html







Balthazar orchestre le spleen
Le Point.fr - Publié le 21/01/2013
Le groupe belge sublime la pop dans "Rats", un deuxième album aux arrangements vibrants, bande originale d'une mélancolie teintée d'allégresse.


Par Charlotte Pons

On pourrait décliner à l'envi tout le champ lexical de la mélancolie pour définir le second album du quintette Balthazar. Rats charrie le spleen dans ce qu'il a de plus sublime, à la fois fragile et poignant, pesant et infime, tour à tour tenu à distance ou appuyé par la basse, les arrangements de cordes et de cuivres, les voix rauques au phrasé nonchalant.
On pourrait, oui. Mais l'album suscite tellement d'émotions qu'il se passe d'exégèse. D'ailleurs, les Belges semblent peu enclins à commenter l'opus. "On a l'impression que tout ce que nous pourrions dire sera moins bien que l'album. Tout est déjà là." Et de résumer : "Il est fait pour accompagner vos plaisirs et vos souffrances au quotidien." Car gare aux raccourcis : mélancolique ne signifie pas plombant, et la joie affleure au gré des rythmiques.
Intemporel
Ce subtil équilibre trouve sa source dans la genèse même de l'album, enregistré en sous-sol, dans le confinement de caves, de chambres noires - voire au coeur du métro - et mixé sous le soleil de Los Angeles. "Loin de toutes nos influences, de nos familles et de nos amis. C'était intéressant d'avoir une bigger picture de notre musique", confie Jinte. Soucieux à l'extrême de garder la maîtrise de leur musique - au point de se passer de producteur -, ils sont arrivés dans les studios du mixeur Noah Georgeson (The Strokes, Devendra Banhart...) avec une idée bien précise, "celle d'être le plus honnête possible".
Cela passe par un album acoustique, largement influencé par les sixties. Mais faut-il forcément parler des influences ? "C'est le business", convient Jinte. On ne s'en prive donc pas et on suggère Serge Gainsbourg. "On a dû le citer une fois parmi tant d'autres en interview et c'est repris partout !" C'est qu'on n'évoque pas impunément le maître... C'est que, surtout, il y a quelque chose du son Gainsbourg-Vannier, ticket gagnant de Melody Nelson, sur certains morceaux de Rats. Résultat, l'opus résonne intemporel. "La plupart des productions pop contemporaines sonnent trop années 2000, il n'y a aucune profondeur, nous avons essayé une approche différente."
Joute musicale
Pour la petite histoire, le quintette est né d'une joute musicale sur les pavés de Courtrai, en Belgique. Jinte d'un côté de la rue, Maarten et Patricia de l'autre. Ils ont fini par se rejoindre pour former Balthazar - qui compte aussi Simon Casier et Christophe Claeys -, en référence à un graff sur un mur de ce coin de rue. En 2010, ils sortent Applause, et commencent à se faire connaître en assurant la première partie de dEUS.
On gage que la grande histoire, celle qui leur permettra sans aucun doute de s'inscrire durablement sur la scène musicale, commence avec Rats.


//www.lepoint.fr/musique/balthazar-orchestre-le-spleen-21-01-2013-1618227_38.php






Les heureux hasards de Balthazar


VIDEO. Balthazar: "Nous n'avons pas une identité musicale belge, nous sommes une synthèse"
Par Julien Bordier (L'Express), publié le 27/11/2012
En 2011, le premier disque du quintet belge Balthazar, le bien nommé Applause, franchissait nos frontières et préparer le terrain pour Rats, l'un des beaux albums de la rentrée de septembre. Maarten Devoldere et Patricia Vanneste reviennent pour L'Express sur le parcours du groupe, en concert ce mardi 27 novembre à la Cigale.
Comment est né Balthazar?
Maarten Devoldere : Nous sommes originaires de Courtrai, près de Lille, de l'autre côté de la frontière. A 16 ans, je faisais de la musique dans la rue avec Patricia. Nous étions dans la même classe. J'étais à la guitare. Elle au violon. On jouait nos compositions et des reprises du groupe suédois Roxette, comme Sleeping in my car, Joyride, The Look. De l'autre côté de la rue, il y avait un autre gars avec une guitare. Il s'appelait Jinte Deprez. La compétition s'est installée entre nous : qui allait gagner le plus d'argent ? Puis, Jinte est tombé amoureux de Patricia et c'est comme ça que le groupe est né.
Patricia Vanneste : Il m'a envoyé des lettres d'amour. Au début, on pensait le manipuler ! (rires). Finalement, on s'est rendu compte qu'il était plutôt bon.
M. D. : On l'a quand même bien eu, parce qu'il ne touche que 10% (rires).
Qui a trouvé le nom de Blathazar?
M. D. : Sur le trottoir où on jouait, il y avait un grand graffiti signé "Balthazar". Les gens ont pensé qu'on en était les auteurs et que c'était notre nom. Cela a commencé sur un mal entendu.
Balthazar ça sonne bien comme nom pour le leader d'un groupe de rock.
M. D. : On aime raconter que c'est l'auteur de nos chansons. Mais on ne le voit jamais, comme Charlie, dans Drôles de dames (rires).  
Vous avez étudié la musique au conservatoire de Gand?
M. D. : Oui, pendant cinq ans. Nous avons étudié la production, le mixage... Mais nous n'étions pas de bons musiciens. Disons que nous savons tout jouer un peu mais rien très bien. Si vous mettez quatre musiciens dans un local de répétition, chacun va uniquement se concentrer sur son instrument. Il faut avoir une image plus globale de la musique.
Comment travaillez-vous?
M. D. : Pour ce disque, on a juste commencé à faire de la musique. Rien n'était planifié. Après un an, on avait dix chansons. On ne s'est jamais dit : "il nous faut des cuivres ou des violons". Les choses se sont déroulées naturellement.
Le disque est très orchestré. Quelles sont vos influences ?
M. D. : Melody Nelson, de Serge Gainsbourg, est l'une de nos inspirations.
P. V. : Nous aimions l'atmosphère de ce disque.  
M. D. :Melody Nelson est à la fois très orchestré et en même temps très intime. Aujourd'hui, quand vous écoutez les Foo Fighters, la batterie explose. A l'époque, les choses semblaient sonner plus simplement. Sur Melody Nelson, la batterie est plus discrète. C'est ce qu'on aime.
Vos premiers singles étaient très différents, beaucoup plus pop et léger.
P. D. : Nous sommes toujours en train d'explorer différentes directions. Nous avons grandi, nous sommes plus matures.
M. D. : On était sans doute dans l'expérimentation. Faire de la pop acidulée, c'était presque une blague. Nous avons mis beaucoup de temps avant de faire notre premier album. Nous voulions être certains de ce qu'on voulait faire.
Est-il vrai que pour Rats, vous avez enregistré dans le métro?
M. D. : J'habite à Bruxelles, devant la station Gare du Midi. Un jour, après avoir sans doute un peu trop bu, nous sommes descendus dans le métro pour enregistrer. Le son était très intéressant, avec beaucoup d'écho. Le problème c'est qu'on devait arrêter toutes les 5 minutes à causes du passage des rames. Nous voulons exploser les murs du studio. C'est artificiel de faire un album entre quatre murs, il faut voir le soleil, rencontrer des gens.
Avez déjà pensé à faire appel à un producteur?
M. D. : Non. Il y a une chanson de Bob Dylan qui s'intitule Gotta serve somebody. En gros, il dit : tu peux être un champion de boxe, une star du rock, un homme politique, tu dois toujours servir quelqu'un. Nous, on ne veut pas servir quelqu'un. On veut garder le contrôle de notre musique. Nous savons ce que nous voulons, nous n'avons pas besoin de quelqu'un d'autre. En tout cas, pas pour le son.
Qui écrit les chansons?
M. D. : Jinte et moi. Quand nous entrons en studio, les autres membres interviennent et apportent leur patte. Il y a aussi des heureux hasards. Par exemple, sur The Oldest of Sisters, la première chanson du disque, on entend une ligne de cuivres. Au départ j'ai écrit cet arrangement sur une guitare avec une seule corde et dont les frettes étaient abîmées. J'étais donc très limité. J'ai du créer à partir d'une contrainte. J'aime ça. L'histoire de la musique est pleine d'accidents de ce genre.
Et cette vague de groupes de rock belges, est-ce aussi un hasard?
P. V. : Je n'arrive pas à savoir si c'est lié à la musique que font ces groupes ou si c'est lié à une certaine stratégie. La Belgique est un petit pays. Les formations sont obligées de rechercher un public au delà de ses frontières.
M. D. : Dans le cas de Balthazar, nous faisons une musique qui mixe de nombreuses influences à la fois européennes et américaines. Peut-être que ce mélange séduit plus facilement les publics étrangers. La Belgique est au centre de l'Europe. Nous n'avons pas une identité musicale belge, nous sommes plutôt une synthèse.

En savoir plus sur

//www.lexpress.fr/culture/musique/interview-de-balthazar-concert-a-la-cigale-nous-n-avons-pas-une-identite-musicale-belge-nous-sommes-une-synthese_1192273.html#PrPUQBpk1hopLicJ.99

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[INTERVIEW] BALTHAZAR :

« Avant, on était des rivaux ! »
le mer, 06/26/2013

Vous ne verrez plus les fêtes foraines comme avant.


Avant de faire de la musique ensemble, Balthazar était dispersé en deux groupes : d’un côté Maarten et Patricia et de l’autre, Jinte, Simon et Christophe. Ils étaient plutôt rivaux qu’amis d’ailleurs. Mais un jour, dans l’attraction dont le patron s’appelait Balthazar (d’où le nom du groupe), les 5 rivaux se retrouvent dans le même wagon. Ils ont donc été amenés à discuter et la lumière fut : Balthazar était né, à Courtrai.
Dès lors qu’ils ont décidé de constituer un groupe ensemble, les membres ne se quittent plus. Ils sont devenus de vrais amis qu’une complicité semble lier plus que tout. C’est en 2010 que leur premier EP , Applause, voit le jour en Belgique. Et c’est en juin 2012, lors d’un concert à l’Hippodrome d’Evreux, que Balthazar se fait une place et confirme son talent (la Belgique en regorge définitivement).

« On fait de la pop… mais pas du rock, j’aime pas ce mot ! »
Balthazar, c’est 5 membres : Jinte au chant et à la guitare, Maarten au chant et au clavier, Patricia au violon, synthé et chant, Simon à la basse et enfin Christophe à la batterie. « C’est difficile de donner un seul mot pour définir notre musique », nous a confié Jinte lors de l’interview du groupe dans les studios de Néo. Il nous livre que sa musique se rapproche de la pop noire et que ses chansons sont finalement comme des histoires que l’on poserait sur des notes pop avec une touche d’alternatif.

RATS, leur deuxième album
Sur Néo, vous pouvez entendre Sinking ship ou Later, deux titres extraits de RATS, le deuxième album de Balthazar sorti en octobre dernier. On retrouve la voix mélancolique et sombre de Maarten accompagnée des sonorités pop jouées par le reste de la bande. A écouter les chansons du groupe flamand, on jurerait que le chanteur s’est réchauffé avec un breuvage alcoolisé avant d’entamer ses morceaux, mais non. Finalement, Balthazar c’est un peu ça : du spleen supporté par la voix illusoirement nonchalante sur une base rock (so sorry Maarten, j’ai utilisé le mot « rock ») scandée par les pizzicato du violon, les rythmiques de la guitare et de la basse soutenues par la batterie.
 
Pour info, RATS a été élu meilleur album de l’année aux Music Industry Awards, l’équivalent des Victoires de la musique en Belgique fin 2012, c’est pas rien !


Marion Szumilin


//www.radioneo.org/blog/2013/06/26/interview-balthazar-%C2%AB-avant-on-%C3%A9tait-des-rivaux-%C2%BB







nouveauté du jour
 01/04/2013
[CHRONIQUE] BALTHAZAR - Sinking Ship // Extrait de l'album Rats

 

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Notre nouveauté du jour concerne des déjà presque superstars, dont l’album est nommé par Libération parmi les meilleurs de l’année, aux côtés de Gregory Porter, quand même… L’album s’appelle RATS, il s’agit du groupe Balthazar dont nous rentrons deux titres en programmation…
Ils sont belges, ils viennent de Courtai, ils ont sorti l’EP « Applause » en 2011 et ils se sont rendus indispensables depuis. On ne cesse de vous le répéter dans Neo Point BE, la Belgique regorge de talents.
Un rock mélancolique, lumineux, supporté par la voix de Maarten et de Jinte sur le titre Sinking Ship…
Comme s’ils avaient pris le meilleur de la pop anglaise, leur son a un côté aérien, que l’on reteouve chez les talentueux Foals. On ne peut pas s’empêcher aussi de penser à Alex Turner, le chanteur des Arctic Monkeys ou encore à Lou Reed à l’écoute de l’album qui s’appelle « Rats ».
Une ode à la mélancolie selon les artistes, certes, mais aussi une bonne dose de vitamine, avec un album qui regorge de trésors… Guitares, percussions, envolées de cordes, glockenspiel et cuivres également, les titres de Balthazar pourraient presque vous faire verser une petite larme parfois…
Et puisque le talent est là, on vous offre un second titre de Balthazar, qui s’appelle « Later », après tout, pourquoi se priver… un peu plus rythmé, toujours aussi onirique, les riffs de guitare donnent une folle envie de danser, et surtout d’aller les voir en concert ! public parisien, il vous faudra patienter un petit peu.
Mais les cannois, les rennais, les nantais, les lyonnais aussi auront l’occasion en janvier et mars de rencontrer ces cinq belges.
Toutes les dates se trouvent sur leur site officiel balthazarband.be et sur leur facebook.


Cécilia Sanchez


//www.radioneo.org/blog/2013/01/04/chronique-balthazar-sinking-ship-extrait-de-l-album-rats






Balthazar "Rats"
Norvège, Danemark, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, France, voilà ce qui attend à nouveau Balthazar… le premier album de Balthazar — Applause — immédiatement reconnu dans les sélections Fip, a mené le groupe belge aux quatre coins de l’Europe. Ce combo de rock alternatif, originaire de Courtray, revient aujourd’hui avec Rats avant une tournée française en novembre.


Balthazar, c’est Maarten Devoldere au chant et au clavier, Jinte Deprez (chant, guitare), Patricia Vanneste (violon, synthé, chant), Simon Casier (basse, chant) et Christophe Claeys (batterie). Avec Rats le quintet belge nous livre un album pécis, maîtrisé, produit par Noah Georgeson (qui a déjà collaboré avec The Strokes ou Devendra Banhart).
Entre rock inventif, groove profond (avec l'apport de cuivres) et mélodies pop sublimes Bathazar se renouvelle et confirme sa place de grand groupe européen. Des univers foisonnants "pour accompagner vos plaisirs et vos souffrances au quotidien", nous annonce Balthazar. Le groupe se fait ainsi plus sombre que précédemment tout en gardant la fraîcheur jubilatoire qui a fait son succès.


//www.fipradio.fr/album-rats







Rencontre avec Maarten Devoldere (Balthazar)
Par : Mr Blue


Balthazar, c’est Patricia, Marteen, Jinte, Simon et Christophe. C’est surtout parmi les plus talentueux représentants de la nouvelle scène pop belge, pop tout court d’ailleurs. Encensés sur leur premier album, Applause, ils nous reviennent avec Rats. Mélodies « popmnésique » tellement elles vont rester ancrées dans votre mémoire, orchestration plus aboutie, voix superbes en collégiale ou en solo, ponctuent ce second album. Bref Balthazar, c’est la bonne pioche de l’année, une pop racée à voir en concert si vous en avez l’occasion. Et en parlant de concert, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Maarten dans un jeu de questions-réponses rapides (i.e première fois/dernière fois ; portrait chinois) juste avant leur performance au Krakatoa (Mérignac). Rencontre.

Photo : Charlie DK
Salut Maarten, alors on va commencer la série de questions première/dernière.
La première fois que vous vous êtes dis « ok on se lance et on monte un groupe ensemble » ?
On jouait tous les deux dans la rue Jinte et moi. On ne se connaissait pas, on jouait chacun de notre côté en s’épiant. On a commencé à se parler, on avait chacun trois chansons seulement qu’on jouait en boucle (rire). On s’est dit que ça serait peut être bien de faire cela ensemble pour avoir un répertoire de six chansons ! Dans un second temps les autres musiciens nous ont rejoints.
La dernière chose que tu ne voudrais pas entendre à propos du groupe ?
(il réfléchit)…
Par exemple lorsqu’on disait de Balthazar que vous étiez les nouveaux dEUS (i.e groupe belge dont ils ont assuré un temps les premières parties) ?
En effet je ne suis pas d’accord avec ce fait mais j’aime ce groupe donc je ne répondrai pas cela. Je dirai que je n’aime pas quand on nous décrit comme un groupe pas très accessible dans notre style, difficile d’approche. Nous sommes faciles d’écoute je trouve.
La première raison qui a fait que tu voulais jouer de la musique ?
Je ne sais pas, pour les filles probablement (sourire).
La dernière fois que tu as eu une idée pour une nouvelle chanson ?
En fait j’ai eu un très bon week-end récemment. Le week-end dernier. Assez fou. J’ai rencontré une fille et on a passé tout le temps ensemble, ce fut formidable. C’est passé vite et chacun devait partir de son côté, en sachant qu’elle allait dans un autre pays. Normalement je ne fais pas ça, mais là je voulais vraiment écrire une chanson à propos de cette rencontre. Ça va sûrement faire de la merde niveau texte mais j’ai envie d’essayer !

La première chose que vous vouliez inclure dans votre album Rats ?
(il réfléchit). Nous avions une chanson, l’avant dernière sur l’album, Any suggestion, et nous avions l’orchestration (il me joue l’air). Nous avions cette partie depuis l’âge de nos quinze ans mais nous ne l’avions jamais utilisé. Nous voulions donc l’intégrer dans le nouvel album dès le départ.
Et la dernière composition ou le dernier texte trouvé pour Rats ?
Je pense que c’est Joker’s Son.
Quelle en est l’histoire ?
C’est à propos d’un gars qui est perdu et qui rencontre une nana qui va essayer de le sauver, quelque chose du genre.
La première différence entre Applause et Rats ?
Applause est plus groovy, les percussions sont plus présentes, le son plus fort. Rats sonne plus sixties avec un son plus posé et il est plus varié je pense.
Et à l’inverse le dernier point commun entre Applause et Rats ?
Le songwritting est assez semblable. La façon dont on pense nos textes n’a pas changé.
Pour le groupe, la dernière pensée avant de monter sur scène ?
C’est différent pour chacun d’entre nous mais aussi pour chaque concert. Pour ma part, je fais souvent des choses stupides, triviales (sourire).
Et votre première envie après avoir quitté la scène ?
On parle souvent de comment s’est passé le concert, nos premières impressions.
Ta première grosse émotion musicale ?
J’étais un très gros fan de Roxette. Tu vois ce groupe de pop-rock ? Des suédois. J’étais vraiment jeune et j’avais quelques enregistrements. C’était des sons qui allaient avec mes premières amourettes. C’était cool. Quand tu tombais amoureux d’une fille tu lui faisais écouter cela et… (il claque des doigts).
Et ta dernière découverte ?
Mac DeMarco. Chanteur canadien très cool.

Passons au portrait chinois, encore quelques questions.
Si tu étais une chanson de Gainsbourg (i.e. les membres de Balthazar sont fans de l’album Melody Nelson) ?
Je ne sais pas, en fait je suis très fan de « 69, année érotique ». C’est la chanson favorite de mon amie, alors une pensée pour elle en choisissant cette chanson.
Si l’album Rats était un un monument ou un bâtiment célèbre ?
Ça serait quelque chose d’épurée, donc pas une architecture gothique par exemple. Quelque chose de sobre mais pas de petite dimension, il faudrait de la place pour un orchestre. Grand et sobre comme (il réfléchit), je dirai la Défense à Paris.
Si Balthazar était une pochette de vinyle ?
Une autre pochette que la nôtre ? J’aime beaucoup celle de The Fox, d’Elton John. Elle est très belle, tu devrais la voir, c’est l’intérieur d’une pièce à vivre, un truc du genre. C’est eighties mais très classique aussi dans son approche.
Si tu étais une boisson ? Ne me dis pas une bière, ça serait trop simple pour un belge !
Du thé au gingembre.
Si tu étais l’un des sept pêchés capitaux ?
Je dirai la gourmandise, je mange tout le temps (sourire).
Si le groupe avez pu écrire une chanson célèbre à la place de son auteur ?
oh….euh Love me tender, chantée par Elvis Presley
Dernière question. Si Balthazar était un adjectif ou un verbe ?
Difficile celle là pour terminer. On qualifierait plutôt notre musique habituellement. On parle souvent de Pop noire nous concernant.
Merci Maarten et bon concert.
Merci. Chouette interview.


//www.undisqueunjour.com/musiclab/rencontre-avec-maarten-devoldere-balthazar/







Auteur : Mathilde
(Publié le 04/10/2012)

Revoilà déjà les chouchous de Courtrai. Mis en avant grâce à dEUS, plébiscités par la plupart pour leur rock mélanco-lumineux avec Applause en 2011, force est de constater que les gamins n’ont pas perdu de temps avant de dégainer une deuxième galette. Le groupe annoncé comme "promesse du rock belge" saura-t-il transformer l’essai sans sombrer dans les automatismes qui ont fait son succès? Sans surprise, Balthazar en a encore sous le capot/chameau.

Les festivités s'ouvrent sur le sautillant "The Oldest of Sisters" qui permet de faire un rappel du précédent album, un résumé de la puissance mélodique des Balthazar. Mais ce serait oublier la curiosité novatrice du quintette qui instaure une toute autre ambiance dès le second titre. On plonge réellement et littéralement dans le thème de l'album avec "Sinking Ship", la voix rauque et soufflée de Marteens débite les paroles à la manière d’un Lou Reed qui parlerait de la légende d'un vieux rafiot: "The words come out like rats leaving a sinking ship" avec une délicatesse à la Sade. Plus mature et selon une ligne directrice résolument plus sombre et venteuse, Balthazar se veut introspectif. Applause était une vitrine de leurs possibles individuels et collectifs en tant que musiciens et chanteurs, Rats, lui, sublime leurs points forts, leurs talents d’enfants surdoués et appliqués. Toujours à la limite du rock alternatif et de la pop, "Later" distille une ambiance fébrile et enfumée à la Gainsbourg avec une ligne stridente de violon en suspens ("The Man Who Owns The Place" appuie cette référence deux titres plus loin), déstructurée par une batterie nerveuse post punk. Les phrasés du refrain relèvent presque d’un rap/ R’n’B sous lexomil.

Et puis des références anglo-anglaises bien sûr, du genre Camden Town, du genre Amy Winehouse plus précisément sur "Do Not Claim Them Anymore". Comme à leur habitude, les flamands parviennent à retranscrire l’ambiance feutrée des pubs britanniques sans bouger de chez eux. Ils bombardent ici l’intro façon "Fools Gold" des Stone Roses et la voix de Jinte qui chante sur ces deux titres apporte un flow à la Alex Turner. Tout est une question de dosage et le groupe est une balance Roberval à lui tout seul tant sa musique est précise, subtile et jamais redondante. De la retenue à chaque morceau et pourtant un déballage mesuré de tous les éléments essentiels à une mélodie solide et entêtante: guitare rythmique, percus en tous genre pour une base solide, violons et instruments mignons genre glockenspiel pour le côté sensible, voix éthérées pour le côté belgico-Mud Flow-mélancolie grise du plat pays. C’est une ambiance slave à la Goran Bregovic qui introduit "Joker’s Son", suit un refrain/une complainte collective en mode mineur qui constitue le cœur, le potentiel brut de Balthazar, et qui en fait un groupe à fleur de peau, toujours sur le point de nous tirer la larmichette. Sur "Listen up", ils finissent par un refrain/outro sans fin "Now listen up, now listen once again…. ". Certes, on ne se fait pas prier et on ré-écoute de suite tout l'album. C'est trop beau quoi, une fois ne suffit pas.

Si les rats, les cheveux dans le lavabo et le néo Matthew Bellamy sont répugnants, la musique de Balthazar, elle, en est le parfait contraire. Un album intègre, subtil et charmeur dès la première écoute, le groupe a une fois de plus tapé juste. Espérons qu’il continuera à nous enchanter par la suite. D’ici là, ne cherchez pas: ces belges sont irréprochables.


//www.albumrock.net/critiquesalbums/balthazar-rats-5522.html







Balthazar


Booking : celine@agauchedelalune.com


    •    //www.myspace.com/balthazarband
    •    //www.balthazarband.be/
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Biographie

L’Europe entière a découvert ce petit bijou musical venu de la scène belge l’année dernière avec la sortie de leur deuxième album, le très réussi « Rats ». Depuis lors le quintet Courtraisien est de tous les meilleurs coups. En compagnie de Bruce Springsteen au Classic, de Muse au Boutique ou à l’affiche de Rock Werchter,  il fait ses preuves avec autorité et talent. Le succès prend de belles proportions et est amplement mérité.
Formé en 2004, le groupe s’inspire notamment de leurs illustres compatriotes Absynthe Minded et Zita Swoon, tout en gardant une richesse instrumentale singulière. Leur premier album « Applause » sort en 2010 et interpelle aussitôt le petit monde musical belge. Des titres tels que notamment « Fifteen Floors » et « The Boatman » impriment une nouvelle dynamique et font de Balthazar le groupe à suivre. Leur cocktail de mélancolie et de nonchalance sonne juste. Leurs riffs de guitare à la Archive sont solides et la voix de Maarten Devoldere aux accents brit pop d’Alex Turner font mouche. 
Début 2012, Balthazar dévoile « Rats ». Unanimement salué par la critique, les petits Belges deviennent le groupe du moment. Leurs titres « Sinking Ships », « The Man Who Owns The Place », « The Oldest of Sisters » illustrent un album accrocheur aux orchestrations abouties et aux mélodies accrocheuses. Cette dernière réalisation les emmènera à parcourir la Suède, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République tchèque, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Suisse et la France, avec partout le même enthousiasme.


//www.agauchedelalune.com/les-artistes-agdl/balthazar.html







Balthazar Groupe de rock


Originaire de la région de Courtrai en Flandre-Occidentale, Balthazar est un groupe de rock alternatif belge qui s’est formé dans la seconde moitié de l’année 2004. Composé de Maarten Devoldere (chant, clavier), Jinte Deprez (chant, guitare), Patricia Vanneste (violon, synthé, chant), Simon Casier (basse, chant) et Christophe Claeys (batterie), le groupe Balthazar est lauréat dès 2005 du fameux Kunstbende, concours récompensant  la créativité.  Ses membres  n’ont alors que dix-huit ans et un talent innovant, débridé. En 2006, nouveau succès lors du Humo’s Rock Rally organisé par KBC où ils remportent le prix du public leur permettant d’enregistrer leur premier maxi. Leurs singles This is a flirt en 2007 et Bathroom lovin’ situation en 2008 leur ouvrent les portes du Festival de Dour et de Dranouter en Belgique, avant de  conquérir l’Afrique du Sud en 2009.
Leur premier album Applause sort en Belgique en mars 2010 puis en Europe en octobre 2011  et connaît un vif succès. Leur concert en juin 2012 à l'Hippodrome d'Evreux ainsi que la sortie en octobre 2012 de leur album Rats placent le groupe comme valeur montante de la musique belge. En effet l’éclectisme et l’audace sonore du groupe Balthazar mêlant pop et rock avec l’utilisation peu conventionnelle de synthés et d’un violon sont une réussite novatrice dans l'univers du rock alternatif.


//www.franceinter.fr/personne-balthazar



08/12/2013
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