Alain YVER

Alain YVER

BANKSY

BANKSY

 

 

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//www.banksyny.com/

//www.banksyfilm.com/

//www.premiere.fr/film/Faites-le-mur-2360612

https://www.facebook.com/BanksyBook

//www.lesinrocks.com/2013/10/15/arts-scenes/arts/les-mesaventures-banksy-new-york-11436068/

//houhouhaha.fr/quand-banksy-met-son-site-a-jour

//www.babelio.com/auteur/-Banksy/107235

//www.youtube.com/channel/UC9fiHm54bmH9LWBbjBJGOFg

//www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/culture/art/en-images-le-sejour-mouvemente-de-banksy-a-new-york_1295165.html?p=2#content_diapo

//www.francetvinfo.fr/economie/tendances/comment-faire-pour-acquerir-un-vrai-banksy_441514.html

//www.gamaniak.com/video-5794-simpsons-banksy.html

//www.tumblr.com/tagged/banksy


 

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Des graffitis new-yorkais de l'artiste Banksy vont être vendus
Source : Reuters
22/11/2013

L'un des graffitis réalisés par Bansky lors de son séjour new-yorkais, le mois dernier. Deux des oeuvres réalisées en octobre par l'artiste urbain britannique vont être mises en vente en décembre à Miami. /Photo prise le 20 octobre 2013/REUTERS/Carlo Allegri
Deux oeuvres de l'artiste urbain britannique Banksy, réalisées en octobre dans les rues de New York, vont être mises en vente en décembre à Miami, a annoncé jeudi le propriétaire d'une galerie qui a récupéré les graffitis en question.
Tous les matins d'octobre, Banksy, qui s'était installé pour un mois à New York, a annoncé sur son site internet l'endroit de sa prochaine oeuvre en invitant les riverains à appeler sur une ligne téléphonique dédiée pour donner leur avis.
Les deux objets mis en vente lors de la Foire d'art de Miami par le galeriste Stephan Kezler sont la porte d'une voiture, où a été dessiné un personnage imposant entouré de chevaux, et un morceau de 680 kilogrammes d'un mur de Brooklyn, sur lequel Banksy a représenté un ballon en forme de coeur et recouvert de pansements.
"C'est la folie Banksy", a expliqué Stephan Kezler, précisant qu'il a racheté les objets, évalués jusqu'à 800.000 dollars (600.000 euros), aux propriétaires du véhicule et du bâtiment concernés.
Alors que le galeriste déclare que ses actions permettent de protéger des oeuvres d'art rendues vulnérables par leur nature urbaine, certains amateurs l'accusent de réduire à néant leur nature publique pour en tirer un profit financier.
"Peut-être qu'elles ne doivent pas être sauvées", juge Alexander Madrigale, spécialiste d'art urbain pour la société de ventes aux enchères Doyle Auction House. "Ces oeuvres ont été réalisées dans les rues car l'artiste voulait qu'elles vivent leur vie, qu'elles soient abîmées puis détruites."
Elizabeth Dilts, Julien Dury pour le service français

//www.capital.fr/a-la-une/actualites/des-graffitis-new-yorkais-de-l-artiste-banksy-vont-etre-vendus-890339





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Banksy est-il le bienvenu à New York ?


"Les graffitis dégradent les propriétés des gens et sont un signe de décadence et de perte de contrôle", déclarait le maire de New York, Michael Bloomberg, le 16 octobre. "Se rendre sur la propriété de quelqu'un, ou sur une propriété publique, et la défigurer, cela ne correspond pas à ma définition de l'art". Certes, on est rarement ravi de trouver un beau matin un énorme graffiti sur la façade de sa maison. Mais en est-il de même lorsque le "délinquant" se nomme Banksy, et que le fruit de son "délit" s'arrache pour des sommes astronomiques en salles de vente ?

Depuis le début du mois d'octobre, le graffeur britannique - dont personne ne connait la véritable identité - a élu domicile dans les rues de New York, rapporte le site du magazine Forbes. Chaque jour, il ajoute une fresque ou une installation, dont il poste ensuite une photo sur son site. Un projet qui n'est pas du goût du maire de la ville qui, lors d'une conférence de presse le 16 octobre, a associé son travail à du vandalisme.

Le lendemain, sous la photo de son œuvre du jour, l'artiste a ajouté la une du tabloïd New York Post qui titrait : "Attrapez Banksy ! - La police de New York traque l'artiste", à laquelle il a ajouté en guise de légende : "Je ne lis pas ce que je crois dans les journaux". 

Une semaine plus tard, le 23 octobre, "l'artiste a pris un jour de congé - et a accusé la police de New York", écrit le New York Post. En lieu et place du cliché quotidien, son site affichait un cadre blanc et la simple phrase : "L'œuvre d'aujourd'hui a été annulée en raison d'une action de la police". Aussitôt, les fans du célèbre graffeur se sont alarmés et on imaginé mille explications. Banksy a-t-il été arrêté ?
Ou alors, écrit Newsweek, "Il a levé le camp pour Los Angeles. Il s'est lassé de son projet, il en a marre de New York, de la prude Amérique. Il ne veut rien avoir à faire avec cette scène artistique pourrie. Ou encore, il se moque de nous, depuis le début. C'est un hoax, mais pas vraiment."

Des rumeurs ont couru sur une arrestation de l'artiste, mais les services de police l'ont démentie. Par ailleurs, "Cette image était une sorte d'œuvre en elle-même", poursuit Newsweek, et dès le lendemain, une nouvelle photo est apparue sur le site banksy.co.uk.  Signe que les affaires reprennent et que, sans doute, il n'y a pas eu d'arrestation.

Alors, Banksy est-il un délinquant indésirable ou un artiste acclamé ?

Quoi qu'il en soit, "et c'est là la facette la plus captivante de son séjour dans la métropole polissée du maire Mike Bloomberg", observe encore le magazine Newsweek, "les flics veulent trouver Banksy, qu'ils considèrent comme une vandale. Les amateurs d'art le poursuivent sur Twitter, Instagram et, parfois, dans la vraie vie. Même des New-Yorkais ordinaires - qui, en temps normal, considéreraient les graffitis comme un fléau - savent [...] qu'ils pourraient se retrouver en possession d'une œuvre qui vaut une fortune - quitte à violer les intentions de son créateur. Pourtant, malgré toutes nos recherches, nous ne parvenons pas à saisir Banksy - une tâche qui semble avoir pris le dessus sur la simple appréciation de l'art."


Dessin de Kichka
//www.courrierinternational.com/dessin/2013/10/25/banksy-est-il-le-bienvenu-a-new-york




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Banksy, mais quel est cet homme ?

Banksy est l'artiste de rue le plus célèbre de Grande-Bretagne. Ses pochoirs, à l'ironie sarcastique, constituent une critique en règle contre ce monde qui ne tourne pas rond. La cupidité, la corruption, la folie de la consommation sont les thèmes récurrents de ses œuvres.

Banksy est un graffeur célèbre, mais son anonymat est vital en raison des remous provoqués par ses œuvres et des risques de poursuites judiciaires. Ses pochoirs en noir et blanc sont beaux, subtils et gentiment subversifs : des rats armés de perceuses, des singes avec des armes de destruction massive, des petites filles enlaçant un missile, des agents de police promenant de grands caniches très chics. Il signe ses oeuvres en gros caractères énergiques. Parfois, il ne peint que quelques mots, des réflexions ironiques, des déclarations ou des incitations. Sur les monuments célèbres, il inscrit souvent : "Ceci ne vaut pas la peine d'être photographié". Sur d'autres bâtiments publics, on peut lire : "Sur ordre de l'Agence nationale des autoroutes, cet espace est réservé aux graffitis".

Récemment il a étendu ses activités : une pochette pour le dernier album de Blur (Think Tank), et une exposition à Londres. Il s'est aussi invité à la Tate Gallery en octobre 2003, où il a réussi à accrocher une de ses œuvres aux murs, en plein jour et à l'insu des gardiens. Il a

Banksy est blanc, âgé de 28 ans, débraillé et désinvolte. Il a commencé à 14 ans, alors qu'il n'était encore qu'un écolier malheureux. Les grafs lui ont donné confiance en lui, à l'époque où le milieu du graffiti était en pleine ébullition à Bristol. "Comme je ne savais pas bien manier la bombe de peinture, j'ai commencé par découper des pochoirs. Au fond, le fait de taguer est avant tout une question de reconnaissance. La moitié de la ville peut t'appartenir si tu griffonnes ton nom dessus."

Il entretient un rapport ambigu avec les marques. Comme Naomi Klein (auteur de No Logo), il s'oppose aux grandes marques, mais il est lui-même devenu une marque. Au cours des deux dernières années, les grandes marques qu'il méprise l'ont contacté pour leur campagne publicitaire. Quelles sont les propositions qu'il refuse par principe ? "J'ai déjà refusé quatre propositions de Nike. A chaque nouvelle campagne, ils me demandent de travailler pour eux, mais j'ai toujours refusé. En fait, la liste des boulots que je n'ai pas faits est beaucoup plus longue que celle des travaux que j'ai acceptés. Nike m'a pourtant proposé un beau paquet d'argent pour que je bosse pour eux." Pourquoi a-t-il refusé ? "Parce que je n'ai pas besoin de cet argent et que cela me déplaît de savoir que des enfants se tuent au travail pour des clopinettes."


Aujourd'hui, on trouve de faux Banksy au marché noir et même des kits pochoirs pour faire ses propres Banksy. Cela le dérange-t-il d'être ainsi pillé ? "Non. J'ai fait de la contrefaçon pendant trois ans : alors, je ne peux rien dire."


Pour Banksy, exposer dans une galerie n'est pas aussi excitant que de peindre un immense graffiti dans un lieu interdit. Mais cela lui permet de faire durer ses œuvres qui ne sont plus tenues d'être effacées par la municipalité dans les 24 heures. Et puis dans une galerie on peut replacer des œuvres délicates dans leur contexte.

"Quelque part, j'aurais bien aimé y assister, parce que j'ai vraiment beaucoup travaillé sur l'installation." Mais ce serait trop risqué. Ses parents y sont-ils allés ? Il secoue la tête." Ils ne savent toujours pas ce que je fais." Vraiment, ils n'ont aucune idée de tout ce qu'il a réalisé ? "Non, ils pensent que je suis peintre décorateur."


(Retrouvez toutes les oeuvres de Monsieur Banksy sur //www.banksy.co.uk/)

//banksy.skyrock.com/


 

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Qui est Banksy? Mieux vaut ne pas le savoir
Par Maïlys Masimbert | publié le 17/10/2013

En l’espace d’une semaine, deux photos (ici et là) ont surgi dans les médias, censées lever –une nouvelle fois– le voile sur la mystérieuse identité de Banksy, le street artiste actuellement en résidence à New York. Alors que le sujet réapparait dans la presse à intervalles réguliers, il y aurait tout de même quelques raisons de ne pas vouloir savoir qui se cache derrière Banksy.
D’abord, «parce que c’est bien entendu beaucoup plus drôle de penser à un espèce de Warhol masqué», répond Salon dans un article de 2011. L’artiste est partout et nulle part à la fois, c’est ce qui plaît. Et ce ne sont pas les New-Yorkais qui découvrent de jour en jour de nouvelles œuvres de Banksy dans des lieux différents qui diront le contraire. Ce jeu de piste géant a quelque chose d’amusant.

Ensuite, parce qu’on pourrait bien être déçu de ce que l’on pourrait découvrir. Le Daily Mail avait publié en 2008 un article, résultat d’un an d’enquête sur l’identité de Banksy. Il en était arrivé à la conclusion que l’artiste s’appelait Robin Gunningham, 34 ans à l’époque. Il aurait fréquenté une école privée de Bristol, ce qui pourrait «choquer les fans de l’artiste, adeptes de son positionnement contestataire». Banksy serait un homme normal, et pas «un personnage de fiction», se moquait alors The Guardian:
«A quoi vous attendiez-vous? Que parce qu’il avait commencé par les graffitis et qu’il avait évolué dans le monde du street art, il habitait dans un HLM, portait un pull à capuche et avait un couteau?»
Il faut aussi reconnaître que le tapage autour de son anonymat n’a vraiment démarré qu’à partir du moment où l’artiste a commencé à être connu. Mais pas avant. Ce battage, qui tourne «plus autour de la célébrité et de l’argent, que de l’art», regrette The Guardian, fait parfois passer aux oubliettes les œuvres en elles-mêmes. Pour autant, en termes de visibilité et de popularité, le pari est réussi:
 «C’est une bonne stratégie marketing que l’artiste lui-même est en train d’appliquer en restant silencieux.»
Une stratégie qui agace jusque dans les rangs des artistes de rue, et notamment l’un de ses adversaires, King Robbo. Brouillés depuis leur rencontre, raconte le blog Sabotagetimes, les deux artistes se livrent une guerre des murs, graff contre pochoir. King Robbo ne cache pas son manque de sympathie envers Banksy:
«Ce n’est qu’un jouet dans les mains d’une équipe de relations publiques.»
Si cela devait s’avérer être le cas, il faudrait quand même noter que la stratégie est réussie. On a vu tellement de photos et entendu tellement d’hypothèses à propos de l’identité du Britannique, que même si on nous le présentait, on arriverait encore à ne pas y croire, remarque Salon.
La conclusion revient au Guardian:
«La question n’est pas de savoir qui est Banksy mais bien: quelle importance cela peut-il avoir?»


//www.slate.fr/life/79062/banksy-identite-anonymat




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Plus d'informations sur Banksy


Bansky est certainement l'artiste de Street Art anglais le plus connu à l'international, et sa notoriété ne cesse de s'étendre alors que ses oeuvres font de plus en plus parler d'elles. On sait assez peu de choses sur cet artiste qui tient à garder son anonymat, si ce n'est peut-être qu'il a grandi aux environs de Stoke, au Royaume-Uni. Très jeune, l'artiste a intégré le groupe des Bristol's DryBreadZ Crew (DBZ), qui rassemblait plusieurs graffeurs de sa région.

Proche de la scène underground de Bristol, aussi bien artistique que musicale, Banksy y a réalisé ses premières oeuvres, directement sur les murs de la ville. Depuis, son art a été remarqué partout dans le monde, et plusieurs de ses créations sont exposées en galerie et vendues à prix d'or. 

Fortement inspiré par Warhol, Banksy colle directement ses créations sur les murs, et mêle la poésie, la politique et la revendication, à travers des créations souvent humoristiques et cyniques. Les slogans de l'artiste se montrent généralement anticapitalistes et antimilitaristes, et montrent le côté engagé de Banksy. L'artiste utilise la plupart du temps des pochoirs, qui sont bien plus rapides à mettre en place puisque travaillés en partie avant la pose. Cette technique lui permet d'éviter le flagrant délit.

Dès le début des années 2000, Banksy a commencé à faire parler de lui, notamment en participant au festival de graffitis Walls on Fire. En 2003, il a créé la pochette du disque Think Tank, du mythique groupe Blur. L'année suivante, il créé de faux billets de 10 livres sur lesquels il remplace le visage de la reine d'Angleterre par celui de Lady Diana, et le message "Bank of England" par "Banksy of England". 

Artiste international, Banksy a aussi bien travaillé en Angleterre que partout ailleurs. Il a placé ses oeuvres sur les murs de Béthléem en signe de soutien aux habitants palestiniens ou a présenté une poupée gonflable vêtue d'un uniforme de Guantanamo en Californie, à Disneyland. 

En tant que réalisateur, Banksy a tourné le film Faites le mur ! nommé pour l'Oscar du meilleur film documentaire 2011. Le film met en avant différents artistes de la scène underground, à l'instar d'Invader ou de Shepard Fairey. Banksy a également présenté The Antics Roadshow, qui invite à la désobéissance civile.

Ces dernières années, plusieurs oeuvres de Street Art de Banksy ont été arrachées de leur support pour être vendues aux enchères par des sociétés privées. Ces différentes affaires ont fait grand bruit puisqu'onarrachait des oeuvres "publiques" pour les remettre à des collectionneurs privés, souvent à prix d'or. L'une des créations de Banksy a ainsi été vendue au prix de 867.000 euros après avoir été arrachée à un mur londonien.

En savoir plus sur //www.agendaculturel.fr/bansky#aqVJo27GujTz4YML.99

//www.agendaculturel.fr/bansky






Banksy, ses œuvres menottées
Par Mathieu Rollinger Publié le 06/11/2013

L'artiste de rue a achevé sa résidence d'un mois à New York, mais continue de défrayer la chronique : sa dernière réalisation a été confisquée par les forces de l'ordre locales.

n'est décidément pas en terrain conquis dans les rues new-yorkaises. Durant tout le mois d'octobre, le célèbre et néanmoins anonyme artiste a livré, chaque jour, une nouvelle œuvre dans les artères de la ville. Sa dernière en date, censée clôturer cette session de création en plein air intitulée Better Out Than In (mieux dehors que dedans), n'aura pas survécu longtemps dans la jungle urbaine américaine. Le Britannique avait disposé contre un mur du Queens plusieurs ballons gonflables contre un mur, qui donnaient l'impression d'un graffiti en relief où l'on pouvait lire «Banksy!». Mais comme le sphinx miniature dérobé quelques heures après son montage, l'installation a été médiatisée pour d'autres motifs que son caractère artistique. Deux admirateurs autoproclamés de Banksy ont tenté de décrocher ces ballons en plein jour, à l'aide d'une échelle. La police est intervenue rapidement pour stopper leurs velléités, mais pas question pour eux de remettre en place les pièces de plastique.

Les pouvoirs publics comme obstacle
Précédemment, les forces de l'ordre se sont déjà dressées face à Banksy, compromettant même le 23 octobre son objectif de réaliser une œuvre quotidiennement. Cette fois-ci, les ballons ont été confisqués, car considérés comme pièces à conviction dans cette affaire de vol. Selon les spécialistes, l'œuvre serait cotée entre 200.000 et 300.000 dollars. Mais plutôt que d'être mise aux enchères, l'administration fédérale préfère la conserver en tant qu'objet trouvé. Elle ne juge pas ces baudruches en tant qu'objet d'art. Les ballons risquent donc d'être détruits dans 18 mois, temps de rétention légalement admis dans ces cas-là. Pour espérer les récupérer, le propriétaire, c'est-à-dire Banksy en personne, doit les réclamer, et ainsi compromettre son anonymat. Cette hostilité des pouvoirs publics s'inscrit également dans un contexte politique. Le futur ex-maire Michael Bloomberg avait exprimé sa désapprobation des œuvres de Banksy réalisées dans les rues de sa ville. «Pénétrer sur une propriété privée ou publique et la dégrader n'est pas ma définition de l'art», avait-il déclaré. Une opposition de la mairie centrale qui n'aurait sûrement pas été la même si l'artiste avait reporté sa performance, le démocrate Bill de Blasio ayant été élu ce mercredi comme nouveau premier édile de New York.


//www.lefigaro.fr/arts-expositions/2013/11/06/03015-20131106ARTFIG00548-banksy-ses-oeuvres-menottees.php






Un Banksy à 40 euros?
Marie OTTAVI 14 octobre 2013

Le stand iinstallé par Banksy le week-end dernier dans les rues de New York. (Photo Banksy)
ART
L'artiste masqué qui est à New York pour un mois de street art et de performances, vendait, samedi dans la rue, ses œuvres originales les plus célèbres à prix cassé. Résultat: le four total.

Banksy est à New York ces jours-ci. Et l’artiste masqué, né à Bristol, a des happenings plein ses valises. Installé à Big Apple pour un mois, il se dit «en résidence dans les rues de la ville» avec un projet appelé Better Out Than In («Mieux dehors que dedans» mais aussi «Plutôt ringard que branché»). Samedi, aux portes des grilles de Central Park, il a installé un stand où ses toiles les plus célèbres étaient vendues 60 dollars pièce (44 euros). Aucune indication n’avertissait le chaland qu’il s’agissait bien d’œuvres originales de ce street artiste capable de vendre ses pièces plusieurs centaines de milliers d’euros.
Sur le film diffusé en ligne et qui retrace la journée, on voit le vendeur de peintures ramer pour faire du chiffre. Personne n’achète sauf une poignée de curieux cherchant à décorer leur intérieur. Tous les acheteurs ont pris soin de négocier le pochoir choisi. Par temps de crise, tout se monnaye même les «croûtes» que le marché a estampillé œuvres d’art. Compte de la journée: 309 euros. Les œuvres vendues sur ce trottoir de Manhattan sont estimées autour des 23 000 euros.
Ainsi, deux des toiles que l’on aperçoit dans la vidéo avaient été adjugées, avec la troisième partie d’un triptyque, 142 000 euros en 2008 à Londres.
Banksy, qui aurait 40 ans, s’amuse, depuis le début des années 80, avec les codes du marché de l’art, installant notamment la plupart de ses œuvres dans des rues plus ou moins mal famées. La rue, «le seul endroit qui acceptait d'exposer mes œuvres au départ», expliquait-il la semaine dernière dans un échange de mails avec le Village Voice. L’artiste, qui n’a jusqu’à présent jamais accepté de montrer son visage, brouille les pistes qui délimitent habituellement l’art, l’activisme, la satire et la politique. Transmettre des messages cinglants sous des dehors naïfs, ironiser sur tous les sujets de société sans se censurer, plaquer un peu de poésie et de douceur sur une imagerie guerrière, rebelle, revendicatrice; transformer slogans et images d’Epinal, pourraient résumer le travail de Banksy. Sa réactivité n'a d'égale que la puissance de ses pochoirs, parfois, souvent, d'une simplicité déconcertante.
La vente de samedi est la treizième intervention depuis l’arrivée de l’artiste à New York il y a quelques jours. La semaine dernière, il promenait des animaux en peluche coincés dans un camion à bétails, probablement en route pour l'abattoir. Quelques jours auparavant, il avait dévoilé, sur l’une de ses chaînes YouTube, une vidéo montrant des moudjahidines tirant à la roquette sur le Dumbo de notre enfance. Le 5 octobre, il avait garé dans différentes rues de Manhattan un camion de livraison dont les portes ouvertes laissaient apparaître une forêt amicale.
L’une des dernières polémiques le concernant -car l’homme est coutumier du fait- remonte au mois d’août. Une œuvre, arrachée du mur où elle avait été initialement graffée dans un quartier du nord de Londres, avait atteint 880 000 euros lors d’une vente aux enchères.
Le 5 octobre dans le Lower East Side:


//next.liberation.fr/arts/2013/10/14/un-banksy-a-40-euros_939365






Banksy à New York : le bilan
10/11/2013

(LAN/Corbis)
Artiste subversif pour les uns, guignolo pour les autres, Banksy aura passé son mois d’octobre à chercher et fuir les caméras dans les rues de New York. Bilan, au calme.
1. L’expo sauvage
Un mois durant, Banksy a squatté simultanément les rues de New York et l’espace médiatique. Double performance. Better out Than in est le nom de cette exposition “sauvage” et donc “illégale” dévoilant chaque jour d’octobre une nouvelle œuvre dans la ville.
Un énorme succès relayé massivement par les médias du monde entier, bien contents de trouver là leur petit sujet sur la plus grosse reusta du street art engagé. Parmi ses hits : des pochoirs muraux mais aussi un jardin itinérant dans une camionnette, une vidéo impliquant des rebelles syriens et Dumbo l’éléphant, une vente sauvage d’oeuvres originales à prix discount ou un camion d’abattoir transportant des animaux en peluche couinant à n’en plus finir.
2. Le jeu de piste
Banksy, dont l’identité n’a jamais été révélée, fut traqué de toutes parts. Par tout un chacun, l’expo de Banksy s’imposant comme un jeu de pistes pour grands enfants (ou petits adultes voyant là une opportunité de devenir marchand d’art en arrachant des bouts de murs). Par les journalistes cherchant à mettre fin à l’anonymat de l’Anglais et à s’assurer un scoop facile. Mais aussi par la police et les autorités.
Le maire de New York, Michael Bloomberg n’hésitant pas à affirmer dans le courant du mois : “Les graffitis ruinent les propriétés privées et sont un signe de décadence (…) Personne n’est un plus grand soutien des arts que je le suis. Je pense seulement qu’il y a des endroits dédiés à l’art et d’autres non. S’attaquer à une propriété privée ou publique et la dégrader ne correspond pas à ma définition de l’art. Ou c’est peut-être de l’art mais cela ne devrait pas être autorisé, et je crois que c’est exactement ce que dit la loi”. This is the law.
3. La censure
Est-ce, vexé, que Banksy a tenté de publier une étrange tribune dans le New York Times ? Reste que ce billet, refusé par le journal et mis en ligne sur banksyny.com, s’en prend violemment à la tour en construction à la place du World Trade Center détruit le 11 septembre 2001. L’artiste la qualifie de “verrue“ et va jusqu’à affirmer : “On dirait quelque chose qu’ils pourraient construire au Canada.” Dur. “On pourrait voir le One World Trade Center comme une trahison envers ceux qui ont perdu la vie le 11 Septembre, parce qu’il proclame très clairement que les terroristes ont gagné.” Venant de Banksy, le tout pourrait n’être que la première partie d’un gag (ou d’un pied de nez) ou tomber à plat. Ce fut en tout cas l’occasion de rebondir pour dénoncer la censure (et les méchants) et tagguer sur un pan de mur : “This site contains blocked messages” (ce site contient des messages bloqués). A suivre.


//www.lesinrocks.com/2013/11/10/actualite/banksy-new-york-bilan-11443083/






Banksy, "génie" ou "imposteur" ?
Le Monde.fr | 04.11.2013

Avec son opération "Better Out Than In", Banksy s'est donné tout le mois d'octobre et tout le territoire new-yorkais pour concevoir une exposition à ciel ouvert en toute liberté. L'heure est désormais au bilan de cette "résidence" spectaculaire dans sa forme comme dans sa résonance, alors que le street artist britannique a une nouvelle fois réussi à attirer sur lui une attention hors-norme, des millions de personnes suivant son jeu de piste ludique et provocateur au jour le jour.
Si le succès public et médiatique est incontestable (il suffit de constater la quantité impressionnante d'articles commentant chaque jour les débats suscités par ses œuvres, ou de regarder le hashtag #banksyny sur Twitter), la réception critique de l'événement a été in fine beaucoup moins enthousiaste. Banksy, qui défie la police comme le monde de l'art, est-il un traître ? Un dangereux vandale qui replonge New York dans la "décadence" des années 1980 ? Un intrus dans l'art contemporain ? Revue de presse.
Banksy est-il un faux rebelle ?

"Au cours de la dernière décennie, Banksy s'est propulsé du statut de graffeur lambda à coqueluche des médias. Mais ses critiques s'interrogent : est-ce que le fait d'être devenu un street artist le met en contradiction avec l'éthique rebelle des graffiti artists", s'est interrogé le Daily Beast. Selon le journal en ligne, certains "vrais graffeurs" new-yorkais "n'ont pas supporté qu'un Britannique débarque à New York (...) en fanfare". Leur principal grief ? "C'est que ce peintre de pochoirs à la bombe ne fait pas [à proprement parler] partie du monde du graffiti, dont New York est considéré comme le berceau. Certains membres de cette communauté se sont [donc] employés à aller taguer ses œuvres." Effectivement, certains pochoirs de Banksy n'ont tenu intacts que quelques heures avant d'être à leur tour "vandalisés".
Selon le producteur Sacha Jenkins, spécialiste du graffiti interviewé par le Daily Beast, de nombreux graffiti artists sont par ailleurs "très envieux du succès de Banksy en tant qu'artiste commercial", car "c'est ce qu'il est devenu : une marque, une entreprise, une marchandise". Ils le considèrent également un peu comme un enfant gâté, avec des moyens financiers à la hauteur de son succès qui l'autorisent à "faire ce qu'il veut" à travers le monde, sans rencontrer les mêmes problèmes qu'eux-mêmes avec les forces de l'ordre.
Le New York Times fait le même constat, lui reconnaissant "un certain génie pour ce qui est de l'autopromotion. Son anonymat, ses considérations 'anti-establishment' et ses citations laconiques participent au mythe et à la marque Banksy".

Un collectif de street artists new-yorkais, TrustoCorp, a pour sa part choisi de mettre Banksy face à ses contradictions, rapporte encore le New York Daily Beast. Ils ont installé des panneaux d'indication dans la ville pour dénoncer "l'hypocrisie" du positionnement de l'artiste, supposément devenu millionnaire, et qui pourtant maintient un statut d'activiste rebelle. Ils ont ainsi placardé des déclarations détournées de l'artiste. L'une d'elles reprend une citation de Picasso, que Banksy s'était appropriée : "Les mauvais artistes imitent, les bons artistes volent", qui devient ici : "Les mauvais artistes imitent, les bons artistes deviennent très très riches", signé "CitiBanksy" et "Banksy of America", en référence aux deux établissements bancaires. Mais s'ils revendiquent "le droit de se moquer de lui", les membres de ce collectif avouent malgré tout être "fans" de son travail.
Banksy est-il un vandale (de luxe) ?

Pour le maire de New York, pas de doute, Banksy n'est qu'un "vandale". Selon Michael Bloomberg, "les graffitis ruinent les propriétés privées, et c'est un signe de décadence et de perte de contrôle... Je suis un ardent défenseur des arts. Mais (…) défigurer une propriété privée ou publique, ce n'est pas ma définition de l'art. Ou bien il se peut que ce soit de l'art, mais on ne peut le tolérer, et je pense que c'est exactement ce que dit la loi", des propos tenus à la mi-octobre, et rapportés par le New York Post.
Banksy a-t-il pour autant fait l'objet d'un traitement particulier de la part des autorités ? Selon une source de la police citée par le New York Daily News, "aucun des propriétaires" dont les bâtiments ont été choisis par Banksy n'a jusque-là déposé de plainte. "Ce sont des graffitis, donc si quelqu'un s'en plaignait, des membres de l'unité vandalisme enquêteraient. Je n'ai entendu personne s'en plaindre."
Banksy est-il surcoté ?

C'est bien la spécificité de Banksy : le moindre de ses pochoirs ou de ses graffitis a une valeur inhabituelle. Les propriétaires des murs utilisés par Banksy sont plutôt heureux de se voir ainsi offrir une œuvre à fort potentiel financier. Car, comme le rappelle le Daily Beast, certaines de ses œuvres retirées de leur site d'origine par le passé ont fini sur le marché de l'art, "transférant des œuvres d'art publiques vers des ventes aux enchères et des galeries" (à Londres, un pochoir récupéré sur un mur a rapporté plus d'un million de dollars à son revendeur). Une ironie et un paradoxe que Banksy a lui même pointé du doigt avec son stand anonyme à Central Park, le 13 octobre, sur lequel ses œuvres étaient vendues 60 dollars... et ne trouvant qu'une poignée d'acquéreurs.
En attendant, si les œuvres de Banksy ont fait l'objet d'attaques de concurrents, elles ont aussi suscité des actions de défense, voire de restauration par des fans bienveillants, comme on le voit sur ces photos du New York Daily News. D'une façon générale, les œuvres de Banksy ont été l'objet d'un culte populaire hors du commun, photos souvenir à l'appui. Notamment de la part de policiers... N'en déplaise au maire de la ville.
Le New York Times considère par ailleurs que les œuvres de Banksy ont constitué une sorte de laboratoire social, les New-Yorkais devenant des cobayes pour observer "la paranoïa, l'avidité, la compétition ou la camaraderie". "Des gens qui n'avaient jamais entendu parler de Banksy jusqu'à ce qu'une de ses œuvres atterrisse sur leur bâtiment se sont mis à louer les services de gardes" pour protéger les dessins, ou à installer du plexiglas ou des plaques de fer dessus (c'est un peu comme si "Zorro" leur avait fait gagner au "loto" ironise le journaliste). Car certaines pièces n'ont pas tenu plus de deux heures avant de disparaître de la surface de la ville, "comme tout autre graffiti", ou ni plus ni moins démontées et embarquées en camion, comme le sphinx en parpaings).
Commentant "l'intérêt impressionnant" suscité par Banksy, le Guardian estime que tout "cela révèle les massives lacunes intellectuelles dans notre compréhension de l'art" : "D'un côté, Banksy est un street artist, qui s'amuse à défier les autorités. De l'autre, ses œuvres ont désormais pris une valeur financière qui fait que, lorsqu'elles sont effacées, c'est perçu comme une attaque contre une sorte de monument culturel. Mais c'est juste du street art ! Cela n'a pas besoin de survivre, et les gens qui déboursent beaucoup d'argent pour ça sont fous. Pour son crédit, M. Banksy semble en avoir conscience." Il fait ici implicitement référence au happening du 13 octobre consistant en un stand éphémère vendant ses œuvres anonymement dans la rue pour 60 dollars, avec un bilan ironique d'une dizaine de transactions dans la journée.

Banksy est-il un artiste trop superficiel ?

"Ce que Banksy a apporté à New York a été une parfaite tempête dans une théière, affirme le New York Times, qui évoque une "combinaison distrayante et mousseuse entre l'art, l'argent, la célébrité et l'exploit urbain". Un travail que le journal replace dans l'actualité : "Dans le même temps, on assistait au début et à la fin du 'shutdown' du gouvernement fédéral, le scandale de l'espionnage de la NSA éclatait. (…) Quoi de mieux pour oublier les problèmes et être heureux ?"
Le journaliste du New York Times ne semble guère apprécier jusqu'au nom de l'"exposition" de Banksy : "Better Out Than In" ("Mieux dehors que dedans"), qui "semble élever les rues et les artistes en extérieur au-dessus de ceux de l'intérieur et leurs galeries immaculées".
Le Guardian, guère plus fan de ses "exploits", n'y va pas de main morte :
"Ecoute Banksy, c'est un peu vain de se moquer du capitalisme américain", écrit le journaliste évoquant la sculpture de Ronald McDonald se faisant cirer les chaussures avec dédain dans la rue. Le Congrès s'en est occupé pour toi (pendant le shutdown). (…) Qu'est-ce que les Etats-Unis peuvent faire de plus pour être une blague vivante ?"
Le quotidien britannique se moque ensuite ouvertement de l'une des œuvres :
"Par comparaison, les coups de Banksy sont des attractions légères pour libéraux complaisants et gauchistes. Etant un peu des deux, je peux totalement appuyer son attaque de McDonald's. Je suis sûr que McDonald's représente tout ce qui ne va pas dans le monde. Je n'ai pas en tête tous les détails, mais ouais, McDonald's, ça doit être mauvais. Vas-y." Bref, "ce Banksy est un génie des évidences".

Banksy est-il un artiste tout court ?

Banksy fait-il de l'art ? Les œuvres égrenées au fil du mois sont très "inégales", souligne le New York Times. Selon le journal, ces dernières proposent d'ailleurs une gamme de genres contemporains "tellement variée que l'on a eu l'impression que Banksy était en fait un collectif" concoctant "de nombreuses blagues de publicitaires et des gags" pas très "drôles" (le journaliste sauve au passage deux œuvres qui ne relèvent d'ailleurs pas du graffiti : le sphinx et les Sirènes des agneaux, auxquelles il reconnaît quelques qualités). Mais à y bien regarder, la bannière du site de Banksy annonce une "résidence d'artistes" au pluriel...
Interrogée par l'agence Associated Press, Radhika Subramaniam, qui enseigne à l'école d'art new-yorkaise Parsons-The New School for Design, rappelle que Banksy s'inscrit dans une longue tradition de graffiti artists, citant Keith Haring ou encore Jean-Michel Basquiat (des références que réfutent par ailleurs et le New York Times et le Guardian – lire cet article sanglant datant de 2007 évoquant cette filiation). Selon l'enseignante, Banksy s'inscrit également "dans une tendance contemporaine dans l'art qui consiste à ouvrir les espaces publics et les questionner : à qui appartiennent-ils et que peut-il s'y passer, en particulier à New York, aujourd'hui très propre".
Ce qu'elle pense du travail de Banksy ? "Il y a beaucoup d'esprit dans ce qu'il fait, de même que des choses ordinaires, parfois plaisantes, parfois banales, mais aussi parfois jolies", estime-t-elle. Mais il n'est pas "naïf vis-à-vis du monde de l'art". Et c'est "sa capacité à organiser ce genre de plan marketing qui catapulte sa résidence à un autre niveau et suscite ces points de vue polarisés".
Associated Press cite également un jeune résident de Staten Island, Sean Lynch, dont les propos résument bien le ressenti de milliers de New-Yorkais : "C'était magique de visiter les sites de Banksy à travers la ville et d'entendre les conversations sur l'art que son travail a suscité avec des gens de tous les milieux et de toutes les cultures, qui partageaient leurs expériences et leurs avis... Les murs ont commencé à leur parler, d'une certaine façon."
On notera d'ailleurs que plusieurs de ses œuvres ont aussi choqué les New-Yorkais ou les résidents de certains quartiers, comme sa tribune musclée contre la tour choisie pour remplacer le World Trade Center (le 27 octobre) – "elle proclame tellement clairement que les terroristes ont gagné" –, ou sa référence au ghetto dans son œuvre du Bronx du 21 octobre (voir cet article de l'Independent).
Alors, intrus dans le monde du graph comme dans celui de l'art contemporain, faux contestataire, vrai businessman, artiste comique, hipster arrogant, petit génie de la manipulation ? Banksy est peut-être tout cela et son contraire, talent irréductiblement ironique et frondeur, à la fois joueur et conquérant, reconnaissant même la vacuité potentielle de certaines de ses œuvres (à écouter les commentaires proposés sur "l'audioguide" de l'opération), qui mélange les genres et échappe aux grilles de lecture habituelles, pour ne rentrer dans aucune case. En mettant chacun face à ses propres contradictions vis-à-vis de l'art, il échappe à toute définition stable et provoque du débat... Mission accomplie.

Emmanuelle Jardonnet


//www.lemonde.fr/culture/article/2013/11/04/banksy-genie-ou-imposteur_3507118_3246.html







Banksy à New York: une exposition contrariée
Le HuffPost/AFP  |  Par Emeline Amétis
Publication: 24/10/2013

NEW YORK - L'artiste de rue le plus connu (et bankable) du monde, le Britannique Banksy a affirmé mercredi 23 octobre que la police new-yorkaise l'avait empêché de peindre son œuvre du jour, contrecarrant ainsi son projet de créer quotidiennement pendant un mois dans les rues de la "Grosse Pomme".
Le concept de Better Out Than In, son "exposition" en plein air, attire de nombreux amateurs et fait beaucoup parler d'elle. Banksy dont les œuvres peuvent atteindre aux enchères des centaines de milliers de dollars, avait même installé un stand près de Central Park pour vendre pendant quelques heures des toiles "authentiques et signées" pour 60 dollars,
Son concept a également connu quelques déconvenues. La dernière en date l'a même fait réagir:
"La performance d'aujourd'hui a été annulée à cause de la police", affirmait-t-il sur son site internet, blog sur lequel il publie ses performances quotidiennes depuis le début du mois d'octobre - découvrez ses dessins et installations dans le diaporama en bas de l'article.
Street-art et controverse
L'initiative de l'artiste n'est pas au goût de tout le monde. Alors que certaines de ses œuvres ont été aussitôt protégées avec du plexiglas, plusieurs propriétaires des immeubles où Banksy a sévi se sont dit mécontents des graffitis.
Une forme d'art dont même le maire de New-York, Michael Bloomberg, se serait bien passé:
"Les graffitis dégradent les propriétés, c'est un signe de décadence et de perte de contrôle. Il y a des endroits pour l'art, et d'autres qui ne le sont pas", a déclaré le premier élu de la ville au site d'actualités Politicker.
Un passant pose avec la couverture du New York Post - "Attrapez Banksy":

Pris pour cible
Le mardi 22 octobre, alors que Banksy vient d'exposer sa réplique miniature en béton du sphinx de Gizeh, des voleurs n'hésitent pas à s'emparer de la sculpture en public, sous l'œil outré des badauds du Queens.
Un incident qui vient s'ajouter à la dégradation de son graffiti du 14 octobre dans le même quartier. L'œuvre a été vandalisée par le graffeur local Problem Child, visiblement très possessif lorsqu'il s'agit de son territoire.
À moins que ces tentatives de cadavre exquis entre artistes soient mal interprétées, cette mésaventure ne fait pas office d'exception: plusieurs des œuvres de Banksy ont déjà été abîmées, certaines même effacées.
L'artiste anonyme s'est fait connaître par ses pochoirs salués pour leur humour et leur sens politique. Certains ont été récupérés des murs où ils avaient été peints et revendus aux enchères pour des centaines de milliers de dollars.
Découvrez en image les traces du séjour new-yorkais de Banksy:


//www.huffingtonpost.fr/2013/10/24/banksy-new-york-exposition-contrariee_n_4156827.html






Banksy casse le prix de ses oeuvres... sans succès
Par Les Echos
    
L’artiste anglais, star du marché de l’art, a vendu au prix de 60 dollars des pochoirs estimés à plusieurs dizaine de milliers de dollars, ce week-end à New York. Sans grand succès...

Banksy a vendu ses oeuvres pour la modique somme de 60 dollars. - Banksy
Actuellement « en résidence » pour un mois à New York, l’artiste de rue Banksy créé chaque jour l’événement dans le cadre de son exposition « Better out than in » ( « Mieux vaut dehors que dedans » mais aussi « Plutôt ringard que branché »). L’artiste anglais originaire de Bristol, dont nul ne connaît avec certitude la véritable identité, révèle chaque jour une nouvelle oeuvre sur un mur quelque part dans la ville, ou une initiative originale, pour le plus grand bonheur de ses fans qui parcourent New York en tout sens pour aller les admirer.
Alors que certaines de ses oeuvres peuvent atteindre aux enchères des centaines de milliers de dollars, Banksy a installé un stand ce week-end près de Central Park, pour vendre une vingtaine de toiles « authentiques et signées » pour... 60 dollars. Mais la recette de la journée a été maigre, selon un petit film visible (voir ci-dessous) sur son site internet : 420 dollars (309 euros) seulement.
L’artiste anglais, qui cultive son côté imprévisible, s’était bien gardé de prévenir les amateurs. Pas question non plus de briser le mystère sur son identité : il est comme toujours resté invisible. Les toiles, toutes en noir et blanc, étaient vendues samedi par un vieux monsieur assis sur une chaise pliante, casquette et débardeur sans manche sur une chemise bleu ciel.
Une vente unique
Arrivé en fin de matinée, il ne vend rien pendant des heures. A 15H30, une femme enfin, lui achète deux petites toiles pour ses enfants. En négociant, un rabais de 50%, précise le film. Une demi-heure plus tard, une jeune femme de Nouvelle-Zélande en acquiert deux. Le vieux monsieur l’embrasse. Puis vers 17H30, c’est un jeune de Chicago qui cherche à décorer sa nouvelle maison, et « a juste besoin de quelque chose pour les murs ». Il en achète quatre, ignorant apparemment la valeur de ce qu’il vient d’emporter. A 18 heures, le vieil homme remballe la plupart des toiles, qui n’ont pas trouvé preneur. « C’était une vente unique. Le stand ne sera pas là aujourd’hui », a précisé dimanche Banksy sur son site , en annonçant la vente.
Selon certains experts, les toiles vendues auraient une valeur de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

« Faire de l’art, sans prix »
Avant Central Park, Banksy a semé des oeuvres à Manhattan, East New York, Brooklyn... Parfois ce sont les oeuvres elles-mêmes qui traversent la ville comme cet étonnant camion de livraison de viande sobrement intitulé « The Sirens of the Lambs », qui met en scène des animaux en peluche en route pour l’abattoir.
Dans une interview par email au journal de New York Village Voice, Banksy a récemment expliqué son état d’esprit : «  Je sais que le “street art” peut de plus en plus sembler la partie marketing d’une carrière d’artiste, j’ai donc voulu faire de l’art, sans prix. Il n’y a pas de galerie, ou de film, ou de livre. C’est inutile. Et j’espère que cela veut dire quelque chose ».
Source : AFP


//www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203066356718-banksy-casse-le-prix-de-ses-oeuvres-sans-succes-617270.php





Qui est Banksy ?
Personnage mythique de la scène graffiti ...
Introduction

ersonnage mythique de la scène graffiti, Banksy est identifié comme étant un troubadour des temps modernes. Illustre artiste revendicateur, aucun fait social ne sait lui résister tant il est incisif et décoiffant dans son art. Banksy possède aujourd'hui sa place parmi les grands de ce monde par ses innombrables actes répréhensibles mais ô combien subversifs.
Il adore provoquer, choquer voire perturber la société et c'est ce qui fait toute l'importance de son oeuvre. Malgré sa capacité à transgresser les règles, il demeure à ce jour un vrai mystère puisque sa vraie identité n'a jamais été dévoilée. Selon toute vraisemblance, Banksy serait un artiste du Street art (Graffiti) originaire de Bristol, en Angleterre. Philanthrope, anti-guerre et révolutionnaire, l'artiste prends son art comme médium de communication pour scander haut et fort son mécontentement envers certains faits de société, certaines situations politiques ou carrément, certaines décisions adoptées par les leaders mondiaux. Né en principe en 1974, ce n'est qu'au cours des années 1980 qu'il commence à manier la bombe, après avoir complété une formation de boucher. Mais c'est entre 1992 et 1994 qu'il devient véritablement artiste graff, au seins d'un groupe appelé le Bristol's DrybreadZ Crew (DBZ), assistant ses collègues Kato et Tes .

Depuis les débuts de sa carrière, il utilise une combinaison originale de pochoirs et d'écrits, spécifiant apparemment lui-même qu'il n'est pas à son meilleur avec la bombe aérosol habituelle. Ce n'est cependant qu'en 2000 qu'il fait l'utilisation de pochoirs plus élaborés. Il aurait expliqué que l'idée lui était venue après avoir échappé à une poursuite policière, alors qu'il s'était caché sous un wagon de train. Selon certaines sources, son vrai nom serait Robin ou Robert Banks mais, encore une fois, rien n'est certain. Banksy tient mordicus à garder l'anonymat, tout comme l'esprit du graffiti, qui consiste en la réalisation d'oeuvres dans le plus pur secret. Son art est un mélange d'ironie, d'irrévérence, d'humour et comporte très souvent des messages très clairs, dans l'optique où ils ne sont pas interprétés au premier degré.

Les techniques qu'il emploi semblent relativement diversifiées. Bien sûr, il élabore lui-même des pochoirs très détaillés, ce qui nous permet de croire qu'il fait fréquemment usage de l'informatique pour y parvenir. Par ailleurs, dans le cadre de certaines oeuvres, il semble y avoir transposition d'images, peinture à main levée et bien sûr, une partie peinte à l'aérosol. Enfant chéri de monde artistique de par le monde et cauchemar des autorités policières, Banksy porte aussi le nom de terroriste de l'art (art terrorist) en Grande-Bretagne. Sa capacité de se faufiler en douce dans les musées et centres d'attractions publics, tout en gardant l'anonymat, en est la cause.
L'artiste bouleverse le cours normal des choses en les enjolivant, en les exagérant, en donnant à ses oeuvres une profondeur et une perspective comme nul autre n'a réussi à le faire à ce jour, à sa propre façon bien sûr. C'est intelligemment qu'il assure la gestion de son produit, c'est de manière fascinante qu'il émeut et provoque tout à la fois son public, qui en veut toujours d'avantage.
Un petit voyage au sein de son univers s'impose, question d'en apprendre un peu plus sur le personnage, le fascinateur qu'il est. Et dire que Banksy ne fait que commencer à titiller notre curiosité.

//www.banksy-art.com/
















29/11/2013
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