Alain YVER

Alain YVER

BENJAMIN SCHOOS

BENJAMIN SCHOOS


Benjamin+Schoos+7629793678_acea61a78c.jpg



Rencontre avec un artiste exceptionnel : Benjamin Schoos




http://www.miammonstermiam.com/

https://www.facebook.com/BenjaminSchoos

http://www.freaksvillerec.com/

WAF! vous présente RADIO RECTANGLE, une toute nouvelle radio podcast avec un bel univers comme on aime…ICI
http://www.wafwafwafwaf.be/category/artistes/benjamin-schoos

http://www.youtube.com/watch?v=KZGn7l8kqes

http://www.youtube.com/watch?v=L_5zk_EBExY

http://www.dailymotion.com/video/x18qg1x_benjamin-schoos-la-chinoise_music

21 MINUTES AVEC BENJAMIN SCHOOS
http://www.youtube.com/watch?v=VA77wYiEvdk





Benjamin Schoos - China Man VS China Girl

 

Benjamin-Schoos-China-Man-CD-tt-width-360-height-342-crop-1.jpg


Qui es-tu Benjamin Schoos ? Auteur, compositeur, arrangeur, musicien multi-instrumentiste, producteur, j’en passe et des meilleurs, Schoos est plus connu sous le pseudo de Miam Monster Miam. Ce trentenaire jamais à court d’excentricité a fondé en 2006 le label Freaksville Record où officie entre autres Lio, Jacques Duvall, Loved Drones et Mademoiselle Nineteen (en gros toute la Belgique qu'on aime) presque toujours accompagné de l’excellent groupe maison Phantom. Acclamé par la presse qui voit en lui le nouveau Gainsbourg (il en faut toujours au moins un en activité), Schoos exporte désormais ses talents hors des frontières de ce Plat Pays qui est le sien et travaille actuellement sur un projet avec Alain Chamfort. Bref, le type est promis à un bel avenir.
China Man VS China Girl ? Un concept-album, étrange et délirant mais chanté et joué avec une certaine solennité. L’histoire d’un catcheur "plutôt ballot, pas très doué qui fait moins peur que pitié mais qui pourtant adore son métier" s’apprêtant à monter sur le ring pour affronter la redoutable "chinoise". Inégal (comme le duel entre le catcheur de porcelaine China Man et la fille du dragon China Girl), l’album alterne talk-over et mélodie, arrangements synthétiques et acoustiques, chansons sentimentales et interludes légères. Bref, ça part un peu dans tous les sens mais chacun y trouvera son compte.
Influences Jean-Claude Vannier et Gainsbourg période Melody Nelson, François de Roubaix, Todd Rundgreen, Jean-Michel Jarre, Giorgio Moroder, pourquoi pas Michel Polnareff. Schoos emprunte aux seventies sans pour autant sonner passéiste. Pour la voix, c’est dans la droite ligné des dandys de la french pop, d’Etienne Daho à Alain Chamfort en passant par Jean-Charles Versari et Dominique Dalcan.
Le tube de l’été "Je ne Vois que Vous" en duo avec Laetitia Sadier, ex glorieuse laborantine chez Stereolab. On a du mal à comprendre ce qu'il faudrait de plus pour que les radios commerciales matraquent le titre et en fassent leur tube de l'été. Une vraie bonne pop-song à fredonner sous la douche.


http://www.popnews.com/popnews/benjamin-schoos-china-man-vs-china-girl






Benjamin Schoos sort le grand jeu

musique 09/05/2012  Luc Lorfèvre
China Man vs China Girl

Non, il n'y a pas que Gotye qui remet nos couleurs nationales à l'honneur à l'étranger.

A sa manière -artisanale, humble et underground -, Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam, fait l'unanimité outre-Manche avec son premier album solo "China Man vs China Girl. Uncut, New Musical Express, The Guardian...
Tous les médias musicaux qui comptent saluent les mérites et les bienfaits de la pop symphonique à haute influence Melody Nelson du "belgian crazy multiinstrumentalist". Et c'est mérité. Artisan rock des causes perdues, audacieux touche-à-tout qui multiplie les projets sur son label Freaksville Record, Benjamin dévoile ici une sensibilité qu'on ne lui soupçonnait pas.
Associé à Jacques Duval, il signe un disque aventureux et orchestré en 3 où l'on croise un lutteur de foire, une femme chinoise dragon, des icônes des années new-wave (Chrissie Hynde, Stereolab) et un garçon qui pleure. Et tout ça, c'est vachement beau.
Si la filiation avec Serge Gainsbourg et l'arrangeur Jean-Claude Vannier semble évidente, cet album à l'écriture fragile mais toujours juste peut aussi se ranger aisément aux côtés d'un "best of" de Michel Legrand, voire de "La superbe" de Benjamin Biolay.
"J'ai consacré une année entière à ce premier disque solo",explique Benjamin. "J'ai bossé principalement la nuit en privilégiant des climats calmes et des ambiances cinématographiques. Pour les textes, je pense n'avoir jamais été aussi loin dans ma collaboration avec Jacques Duvall. Au final, de tout ce que j'ai enregistré, c'est le disque le plus proche de mes aspirations et de ce que je ressens réellement au plus profond de moi-même." Une éclatante réussite.


http://www.moustique.be/culture/musique/96295/benjamin-schoos-sort-le-grand-jeu-ecoute-integrale





Interview (Double G)
Les visionnaires
Interview de Benjamin Schoos / Freaksville
Jeudi 16 mai 2013 par Gonzaï

Après 7 ans de bons et loyaux services à la cause pop, Benjamin Schoos fondateur du label Freaksville vient de remporter le coup de cœur de l’Académie Charles Cros. Plutôt que de faire un bilan, on a préféré lui demander de regarder devant nous. Loin devant…

China Man VS Chinagirl
Habitué des pseudos dont Miam Monster Miam est le plus célèbre, le bonhomme a eu le cran de sortir de la pop orchestrée quand on nous bassinait avec le folk à barbe ou du rock seventies quand on nous vendait le disco 2.0. Le tout, toujours en frenchie dans le texte. Félicité aujourd’hui pour un premier disque sous son blaze officiel, il s’apprête à aller jouer l'album China Man VS Chinagirl en… Chine !
Sa vision du futur de la musique semblait, sinon indispensable, à coup sûr riche de toutes ses expériences. Celle d’un musicien dont les chansons traitent d’homme-libellule, de robots amoureux, et de Charleroi en 2035 ; un producteur dont les clips empruntent au Commodore 64 et aux VHS de Carpenter ; un artiste qui change de casquette comme de style sans perdre de vue l’essentiel : la sensibilité de 50 ans de pop culture. Alors bien sûr, on pourrait avoir l’avis éclairé d’un touche-à-tout sur chaque maillon de la chaîne du disque. Mais les fantasmes et les cauchemars du fondu de science-fiction qu’il est nous ont paru bien plus amusants...
Racontez-nous comment vous imaginez l’avenir côté matériel ?
L'avenir, c’est l’imprimante 3D ! Elle va permettre l'émergence de nouveaux instruments, ou d'instruments modifiés dont on aura téléchargé des plans pour les remodifier à son tour. Plus que jamais, la créativité sera directement liée aux matières premières disponibles à la réalisation d’un instrument. Une nouvelle guerre des matières premières et des brevets va ainsi faire rage... C'est une vraie révolution industrielle : comme chacun pourra modifier les objets dont il achète les plans, les sociétés basées sur des droits d'auteur à l'européenne vont mourir au profit du système de royautés, le copyright à l’américaine.
 
Quel avenir du point de vue graphique ?
Ces imprimantes vont permettre également des créations beaucoup plus stylées qu'un bête fichier .jpg ou qu'une pochette de vinyle. Je parle d’un retour du design dans l'objet de merchandising, tout un artisanat noble qui va renaître pour les artistes adeptes de DIY [Do It Yourself - NDA]. Les fans pourront acheter sur le net des modèles et fabriquer l’artwork depuis leur imprimante. Voire proposer directement des créations aux artistes comme une évolution du Fan’art. Bonjour la duplication !
D’autre part, la musique va fusionner avec l'image. Nous aurons droit à des montages vidéo pour illustrer chaque chanson sur nos lecteurs. Ce qui est déjà le cas avec Youtube, réseau de vidéo où la plupart des gens écoutent de la musique en 2013, loin devant les services de streaming come Spotify et Deezer. On s'apprête à voir des croisements de Steven Spielberg et de Brian Wilson ! Enfin, en pratique, plutôt des Max Pecas qui ont muté avec des bidasses…
 
Du point de vue sociétal ?
L'expérience individuelle va devenir sociétale grâce à ces imprimantes 3D : chacun pourra modifier les instruments qu'il a imprimé, ses créations, et cetera, et les partager. Voire imprimer nos vinyles nous-même pour les plus nostalgiques ! Après les photos de bouffe, nous serons envahis sur les réseaux sociaux par la foire aux créations et autres customisation de paire de chaussures par des gamines de 13 ans !
« La musique pop rock telle qu'on la connaît va perdurer car elle est vidée de toute substance politique et sulfureuse. »
Le futur du point de vue économique ?
La musique pop rock telle qu'on la connaît va perdurer car elle est vidée de toute substance politique et sulfureuse. Elle arrive à sa forme idéale pour générer des revenus rapides et rassembler des foules. C'est déjà le cas dites vous ? Ce sera encore pire : Keane, c'est du petit lait à côté de ce qui nous attend. La B.O. parfaite et virtuelle d'un monde dont les ressources s'appauvrissent de jour en jour. Un mirage pour un cauchemar capitaliste. La première génération de gens ayant écouté Sonic Youth ou Daft Punk sera bientôt en maison de retraite ou mourante à petits feux en hôpital des cancers dus aux ondes GSM. Il n'y a donc pas de raison que cette pop meure de sitôt.
Côté support, la musique bien sur ne sera plus que streaming. Le flux en ligne de musique va devenir gargantuesque ! En 2013 internet est pollué par la pornographie et la pub ciblée ; mais en 2020 la pollution se fera massivement par le son. C’est pourquoi je pense qu'économiquement, vendre du silence en streaming sera une bonne chose ! Mais ne soyons pas naïfs : on se dirige vers la fin d'un internet libre. Le lobbying dans ce sens est présentement énorme à Bruxelles. On risque donc de nous proposer des abonnements pour smartphone qui donnent accès à seulement à quelques sites et plateformes au choix gangrenés par de la pub. Par exemple, un abonnement Google mid-price contiendra Facebook, Youtube, Googleplay et un bouquet d'applications foireuses dont des chaînes pornographiques.
 
Du côté médiatique ?
La télé sera remplacée par d’immenses chaînes Youtube où chacun pourra se divertir 24H/24. Racheté par Google, TF1 aura muté et profitera au mieux d’un dispositif de bande passante et de mémoire greffé à nos cerveaux. Plus besoin donc de poste de télé, Jean-Pierre Pernault est dans en direct ta tête ! Car lui aussi sera toujours là, dans une version Max Headroom [Personnage fictif en image de synthèse - NDA]. Conservé pour nous rassurer, nous, spectateurs. On pourra d’ailleurs imprimer son poster sur nos imprimantes 3D…
 
Du point de vue du live ?
Des bulles spéculatives importantes dans le milieu du spectacle vivant vont exploser. Il y aura de graves crises dans le secteur de la musique contre lequel il faudra trouver des solutions radicales, comme ranimer les morts et relancer le business. Ainsi, il ne restera plus que deux membres en vie de U2 mais les deux autres seront clonés génétiquement et dupliqués par imprimantes 3D. Pareil pour Metallica dont on remplacera le batteur Lars Ulrich par un cyborg ayant sa tête. Ce seront les robots et autres spectacles virtuels multi-diffusés (télé, web et cinéma). Le retour de Kanye West par contre sera un échec cuisant.
 
Du point de vue philosophique ?
Nous assisterons à la destruction d'une des choses fondamentale que l'homme a crée : la musique. À l'instar de l'Alien créé par Giger, le libéralisme et le capitalisme sauvage se nourrissent de destruction. L'homme a tenté de faire perdurer la vie et de la sublimer par la musique... Son commerce l’aura anéantie. Mes amis, je crois qu'on est foutu ; autant en rire.
 
Quel avenir du point de vue du look ?
Là par contre, on va avoir matière à rire. Des néo-romantiques version 2035, des gangs ninjas déguisés en aluminium, des crooners nains venus de Thaïlande, une chanteuse anorexique avec la pilosité de Demis Roussos… Tout est possible. Les petits-fils des couturiers de 2013 ne manqueront pas d'habiller de manière originale les petits-fils des chanteurs à la mode de 2013. Car on le sait dans le show business « rien ne se perd, tout se transforme », comme l’énonce la célèbre Loi de Framboisier (clavier des Musclés et de Fleetwood Mac).

En partenariat avec Gonzaï


http://www.gaite-lyrique.net/gaitelive/les-visionnaires-interview-de-benjamin-schoos-freaksville






Benjamin schoos

Auteur, compositeur, interprète et producteur pour ses nombreux potes grâce au label Freaksville qu’il a créé il y a juste un ans, Benjamin Schoos alias Miam Monster Miam  s’amuse en musique avec simplicité et générosité. Nous l’avons rencontré pour la sortie de son 3e album en français l’Homme Libellule dont il défend les multiples références musicales avec lucidité et spontanéité. Benjamin Schoos se livre donc avec franchise et intégrité, honnêteté et humour, évoquant les nombreuses aventures de son clan musical. Jacques Duvall, Juan D’Oultremont, Sophie Galet, Elisa Point, Marie-France ou King Lee de Star Flamme sont les témoins d’un parcours rythmé par la modestie, l’humour et le plaisir d’un simple partage musical. L’homme s’est abandonné pour nous, le temps d’une rencontre que nous vous livrons ici. Nous vous en souhaitons bonne lecture…

Benjamin Schoos, Votre nouvel album s’apparente à un certain courant de la pop acidulée de la fin des années 70, ciblée sur l’univers de Gainsbourg. Pourquoi cette forme d’hommage ?
En fait, l’idée en est venue en faisant l’album.  D’habitude j’écris à la guitare et mon univers est plutôt folk et après je fais les arrangements. Mais ici, j’avais envie de me remette un peu en question et de me lancer un petit défi; j’ai écrit à partir de synthétiseurs Casio, le bas de gamme analogique, ce qui a amené des couleurs très variées, très différentes qui ne sont plus vraiment d’actualité depuis un moment. Ca m’a fait un peu penser au film avec De Funès, La Soupe aux choux, et à ce côté extraterrestre. Ces sons-là m’ont vraiment influencé et ça m’a donné l’idée de cet Homme Libellule. En même temps, le son de ces synthétiseurs me faisait penser à L’Homme à la tête de chou et à toute cette culture de la science-fiction.
C’est dingue, je ne pensais pas du tout à ce mystérieux lien entre L’Homme à la tête de chou et La Soupe aux choux ! Serait-ce encore le  fruit de ce qu’on appelle «la belge attitude» ?
Mais oui ! Ce sont deux univers extrêmes complètement différents et en marge l’un de l’autre, mais avec le lien de sonorités électroniques de l’époque. J’ai relié les deux à travers une histoire qui était pour moi un écho à ma vie et à ma recherche personnelle. Vous savez, quand on aborde la recherche introspective, on tombe vite sur des théories poético-new-age à deux francs cinquante, avec du bon et du moins bon, mais j’avais aussi besoin de me débarrasser de toute cette lecture qui m’avait influencé malgré moi dans cette quête de sens de la vie, et finalement tout est sorti au même moment.
Ne courez-vous pas le risque d’entendre des commentaires du genre : «Oui, Benjamin Schoos il nous fait son Gainsbarre… en 2007 !»
C’est un choix, qui est effectivement critiquable mais tous les disques que j’ai produits pour Freaksville, que ce soit Jacques Duvall, Juan D’Oultremont et ceux à venir, tous ces personnages ont une approche stylistique gainsbourgienne. C’est une grammaire que nous utilisons, chacun à notre manière. Gainsbourg est quasiment un des seuls à avoir utilisé des éléments de la pop-music. Mais maintenant que nous en parlons, je crois aussi que c’est Gainsbourg qui a muté et … il n’aurait jamais fait L’Homme libellule. C’est un peu comme si on avait injecté un produit malsain à Gainsbourg et qu’il avait muté en insecte. Ceci étant, le défi des disques Freaksville est d’exorciser cette influence précise pour passer de l’homme libellule à l’enfant cosmique et donc à des albums qui se détachent de ce type d’influences afin d’arriver à une nouvelle forme de pop belge. Il était inévitable de passer par Gainsbourg car il véhicule un langage commun en studio, compris par tous. Ses musiques s’apparentent un peu au Comics, cette sous-culture en BD…. Si les gens pensent que c’est un album gainsbourgien, oui ça l’est! On aime, on aime pas, ça reste proche de son univers.
Donc on peu le définir comme étant un hommage à Gainsbourg ?
Un petit peu oui, par certains côtés. Maintenant vous connaissez les gens comme moi. Quand c’est un mec comme Bertrand Burgalat ou Beck qui s’inspire d’un univers, on crie au génie et quand c’est Miam Monster Miam c’est…Benjamin Schoos quoi !
Pour en finir avec Gainsbourg, comment définissez-vous son univers ?
On connaît bien sûr ses disques mais ce n’est pas forcément ce qu’on écoute comme type de musique. C’est paradoxal mais bien réel! Jacques Duvall n’écoute pas ça, il écoute du blues. Moi aussi, mais avec sans doute plus de folk ou alors du François De Roubaix. Gainsbourg est une sorte de catalyseur d’une époque. La mode de son époque était justement orientée vers la pop anglaise et les synthétiseurs analogiques, mais derrière lui il y en avait plein d’autres. Aujourd’hui ce sont des alternatifs comme les Björk, Beck ou Daan…
D’où vient le titre de votre album L’homme libellule ?
En fait c’est l’histoire d’un être mi-humain, mi-insecte qui est prisonnier des Japonais mais qui détient sans le savoir le code qui peut sauver la terre. A côté de ça, tout ce qui compte pour lui, un peu comme Gainsbourg aussi, c’est de niquer les bonnes femmes à Saint-Tropez. Et c’est là qu’intervient la question principale: si ce sont des terroristes qui sauvent l’humanité, que se passe-t-il? Va-t-on leur accorder un quelconque crédit pour leur mission? Ce sont des thématiques comme celles-là qui me passaient par la tête… Il y a aussi cette question de mutation génétique, d’ailleurs présente aujourd’hui dans la pop-music sous forme de recyclage. Et à côté de ça, il y a bien évidemment la mutation scientifique aussi. Vers quoi allons-nous évoluer? Ce sont des questions un peu loufoques certes mais ça me passait en tête. Ceci dit et pour parler plus sérieusement, c’est aussi un disque en écriture automatique. On ne le dirait sans doute pas, car c’est quand même un produit studio à sa manière, mais le disque a été écrit dans le bus.
Ah bon ! Et dans lequel ?
Le bus 27 en allant de Seraing à Liège ! En écriture automatique je conceptualisais les chansons dans ma tête et j’arrivais au studio, prêt à écrire les morceaux.
Vous avez fait ça pendant combien de temps ?
Pendant presque deux mois je crois. En tout cas un bon mois.
Et ils n’ont jamais été en grève ces bus ?
Si parfois mais alors on n’allait pas au studio…
Pour moi ce disque est un peu comme un happening. Je le trouve très cohérent parce qu’il rejoint cette esthétique sixties pop-art qu’est la notion d’happening un peu naïf mais très présent. Et puis, il y a aussi cette liberté formelle qu’on a vue dans la BD ou les disques de l’époque dans l’underground. On va du blues au folk en passant par l’opéra. Ça ne choquait personne.
Freaksville, c’est avant tout une bande de potes. Comme par hasard on en retrouve quelques-uns sur votre album. Jacques Duvall vous a écrit 69 Love Songs. Comment et pourquoi ?
L’idée de 69 Love Songs venait de moi mais … je n’avais pas assez de rimes en ongs. Je bloquais vraiment et Jacques, qui est justement le roi de la rime et qui n’a pas besoin d’un dictionnaire pour faire rimer n’importe quoi, s’est tout de suite senti investi d’une mission et inspiré par la musique. Maintenant pourquoi 69 Love Songs? Tout simplement parce que le disque joue aussi sur cette ambivalence science-fiction érotique et polissonne à la Gainsbourg ou à la Flash Gordon. C’est presque un disque cinématographique finalement car on peut imaginer plein d’images en le voyant.
Vous nous faites aussi un beau duo avec Sophie Galet, Insectorama en Mélodie Pop. Encore une fois la référence – hommage : Serge et Jane ?
Oui mais alors en version régionale. Je ne sais pas… Sophie Galet était la seule fille de Freaksville. Bon maintenant il y a Elisa Point et elles sont donc deux mais c’est tout. Ceci dit en parlant je me rends compte aussi que j’aime bien les voix particulières, un peu vulnérables, fragiles. Bon mais oui je vais vous faire plaisir, j’aime bien Serge et Jane !
Pour parler un peu de votre côté producteur, quelle est l’histoire de Freaksville, créé depuis un peu plus d’un an ?
Freaksville est une aventure qui a commencée en 2006, suite au fait que mon contrat d’édition avec Soundstation était terminé et suite à l’envie de poursuivre ma route plus librement. Humainement je me suis trouvé avec des copains qui avaient la même vision que moi et donc nous étions sur la même longueur d’onde. Le déclencheur a été le disque Hantises de Jacques Duvall avec Phantom. On s’est acheté du matériel avec Sophie chez Cash Converters, un ampli à 50 euros et une batterie et on a commencé à jouer comme ça en cherchant le son un peu comme le rock garage même si ce n’en est pas vraiment, et donc on est allé en studio avec ce matériel et comme on enregistrait les répétitions on a mis des bouts de musiques ensemble. Ce qui était génial c’est que cette musique collait parfaitement à la voix de Jacques et on a donc monté la structure musicale sur cet environnement.
L’ambition est de créer une sorte de nouvelle chanson belge qui serait en mutation et dégagée de ses vieilles scies : Jacques Brel, Adamo, mais avec des gens qui ont influencé la chanson.
Vous étiez aux Nuits Botanique 2007 avec Jacques Duvall comme guitariste du groupe Phantom… Un petit clin d’œil à la variété française ?
Oui, mais j’avais simplement l’envie de l’accompagner et de m’amuser avec lui. Certains chanteurs ont des problèmes d’ego et ne veulent pas en accompagner d’autres mais pas moi.
Oui mais à côté de ça on sait aussi que le grand Jacques Duvall est un peu paresseux non ? D’ailleurs c’est lui-même qui le dit.
Oui, mais cette année il a quand même beaucoup bossé: deux disques en un an, plus tous les concerts… En plus, c’est lui qui a demandé pour le Cirque Royal, c’est dire l’enthousiasme du paresseux… Il y a une énergie de groupe et on sent sur scène que ça fait du bien de jouer et de s’amuser ensemble. Notre mode de production nous convient parfaitement car la liberté artistique est plus simple et plus abordable sans pour autant se prendre la tête.. Chacun a sa place: moi mon rôle de producteur, Jacques le rôle de parolier, comme Juan. Il y a cette notion de circuit autre que commercial qui nous convient très  bien finalement.
 Avez-vous d’autres artistes belges en vue pour de prochains albums sur Freaksville ?
Juan D’Oultremont aura un autre album en juin. On a travaillé avec le producteur Kramer aux USA pour un album qui s’appelle Ufo goes to Uefa, ça s’appelle la Neuvième symphonie pop garage… Il y aura aussi King Lee de Star Flamme qui fait une espèce de funk seventies très live, très rugueux. Il y a aussi Androïde 80 qui est un Anglais qui habite à Liège qui fait du one-man-show électronique très allumé. Et un album avec Marie-France que je produis avec Jacques en septembre-octobre. Ce sera Phantom featuring Marie-France…
Beaucoup de choses bougent mais je fonctionne principalement sur le coup de cœur artistique et humain et généralement je constate que ça fonctionne plutôt bien. Ce qui intéresse des grosses maisons de disques ne m’intéresse pas, donc c’est que ma logique est bonne.
L’Homme libellule est votre troisième album en français. Que devient la langue anglaise dans votre parcours artistique vocal ? Avez-vous une distinction de langue dans votre univers ?
Oui, quand même, d’autant qu’on critiquait mon anglais en disant qu’il était un peu francophone, ce qui est étonnant car Brian de Kramer disait que mon anglais est très classe! Allez comprendre… C’est sans doute une question de feeling et puis je trouve qu’on est plus proche de soi-même avec le français. On maîtrise mieux la langue tandis qu’en anglais il y a une part de mystère qui échappe plus facilement au contrôle souhaité… Le rapport musique-texte n’est pas le même en anglais et en français… C’est difficile à expliquer.
Vous reviendrez à l’anglais pour le disque ?
Non je ne pense pas…
Ah bon et pourquoi ?
Peut-être un morceau ou deux par disque mais pas un album complet. Ou alors comme le projet Ufo goes Uefa pour Kramer, pour lequel j’ai écrit les textes en anglais mais que je ne chante pas moi-même. Comme ça il n’y a pas d’équivoque sur la langue. Mon but est même parfois de ne plus chanter du tout mais je n’en suis pas plus sûr que çà…
Bon et si nous parlions de la pochette de cet Homme libellule ?
Moi je la trouve très classe. Elle est le reflet de ce qui se passait en studio. J’étais à mon synthétiseur et derrière moi je me sentais inspiré par ces défunts génies qui étaient là. Bruce Lee m’a apporté le côté Kung-fu dans les rythmiques. Tous ces gens m’ont inspiré l’album de leur présence et de leur bienveillance. Quelque part, je dirais qu’il faut rendre hommage aux jeunes qui débutent. C’est important…. Non, je rigole, mais pour moi ce sont des gens qui sont les références premières du disque, ce sont des icônes pops qui sont identifiables au son de l’album.
C’est vous qui avez dessiné la pochette ?
Non, c’est Thomas Delhaye qui est un illustrateur de Verviers que j’aime beaucoup et qui a un trait au crayon très fin qui me convenait très bien. Je lui ai dit que je voulais, Gainsbourg, John Lennon et les autres avec une petite touche de fantaisie et il s’y est mis tout de suite avec la musique de l’album. Il a mis un badge «touche pas à mon pote» et une chaussure Adidas sur la tête de John Lennon. Il a en fait très bien capté l’esprit de l’album et puis le principe créatif est expliqué dans le disque. Tout se tient  dans le petit schéma informatique du livret.
Sans vouloir vous vexer, à l’écoute de votre album, on a un peu l’impression d’être confronté à une grande kermesse musicale, truffée de références en tout genre ! Cela vous plaît-il comme image ?
Je dirais plutôt «brocante»! Ma tête est un peu comme une grande brocante. Un peu à l’image de mon sac, on y trouve de tout et n’importe quoi.
C’est un sac de fille alors ?
Non c’est même pas un sac de fille, il y des crasses et de tout, même une trousse de maquillage, un beau portefeuille Sex Pistols, c’est un peu le bordel quand même. Mais pour revenir à votre kermesse musicale, j’avais envie de transcender la brocante. C’est une brocante qui est constante du début à la fin dans laquelle il faut dénicher la perle rare, bien étalée sur la longueur, et qui doit être courte aussi car les brocantes les plus courtes sont toujours les meilleures, c’est connu. Bref, court et intense !
Pour en finir avec les références musicales, on dit que vous aimez beaucoup Johnny Cash, Bob Dylan et bien d’autres. Que vous apporte ce brassage musical dans votre univers ?
Mais déjà je trouve qu’il est intéressant de les incorporer dans le répertoire français. Il y a bien une vague de folkeux français intéressant, liée au courant de l’époque. Avec Soleil Noir j’ai essayé de transcender un peu le style pour essayer d’en faire un disque qui soit plus classique tout en préservant un courant littéraire emprunt de culture américaine. Ici, sur Freaksville, la plupart des morceaux sont des blues et des folks modifiés et transformés.
Transgéniques alors ?
Oui parfaitement! L’enfant cosmique, trompette blues, est un fabuleux exemple de blues ralenti à l’extrême, SallyGotssally en est un aussi. L’influence de Kurt Weill y est plus perceptible mais c’est effectivement la base de ce que je fais. J’aime ce côté un peu primaire dans ma musique. Blues, pop, folk font partie d’un langage universel que je pratique.
La musique en un mot pourquoi ?
Je me suis interrogé longtemps sur la question car j’ai voulu un moment arrêter de faire des disques et puis je me suis rendu compte que c’était une énergie dont j’avais besoin au disque comme au concert. La musique amène l’image et les rencontres mais elle régit ma vie et mes envies créatives. C’est en moi, dans mon sang mais je ne sais pas pourquoi, et d’ailleurs je ne suis finalement pas sûr de devoir savoir pourquoi ! J’aime dessiner aussi mais c’est toujours lié à un sentiment musical et au son. Voilà pourquoi je ne sais pas. Si le but de L’Homme libellule est de sauver l’humanité, moi c’est simplement de donner du plaisir aux gens en faisant mes disques ou en faisant ceux des autres. J’ai résolu ma crise existentielle comme ça ! La libellule fait aussi référence à la lumière et elle fait partie de mon parcours. Ça plaît, ça plaît pas, c’est une autre histoire mais … c’est toujours subjectif de toute façon !
 
Benjamin Schoos : portrait biographique

Benjamin Schoos – Miam Monster Miam : L’HOMME LIBELLULE
Après un triptyque d’albums folk, Miam Monster Miam alias Benjamin Schoos retourne à ses premières amours musicales avec « l’homme libellule» exercice pop-art aux sonorités seventies génétiquement modifiées. Chanté dans la langue de Gainsbourg et savamment orchestré, l’homme libellule ’est l’occasion pour l’auteur compositeur de rendre un vibrant hommage à ce grand artiste, ainsi qu’aux séries B de Science fiction, aux pionniers de la musique électronique et aux théories mystico-scientifiques «new age». Sous ses apparences faussement vintage et légères, est bien un album moderne, dans sa faculté de récupérer, d’assembler, d’accumuler et de dévier nombre de références,d’idées et de sons opposées, d’objets (utilisation de vieux synthétiseurs, d’une chorale lyrique, du commodore 64, fausse note de pochette ) pour inventer une oeuvre inquiétante résolument dans l’air du temps. En ce sens, Miam monster Miam s’inscrit avec son septième album dans la lignée.

d’artistes hors-normes tels que Marcel Broodthaers, Beck, Jimi Tenor ou Daan.


Discographie
http://www.lamediatheque.be/loc/p44/sel/benjaminschoos.php


http://www.lamediatheque.be/loc/p44/portrait_benjaminschoos.php






Octaves de la musique: Benjamin Schoos sacré "Artiste de l'année"
Le Vif 29/04/2013 Source: Belga


Le chanteur-compositeur belge Benjamin Schoos a été sacré "Artiste de l'année" lundi soir, lors de la dixième édition des Octaves de la musique qui s'est déroulée à la Ferme du Biéreau (Ottignies-Louvain-la-Neuve). L'artiste s'est également vu décerner l'Octave de la Chanson française.
 
Axelle Red a quant à elle reçu un Octave d'honneur, pour ses vingt ans de carrière, et le groupe Puggy, avec To Win the World, a remporté le Prix du public Bel RTL du "Tube belge de l'année". Dans les autres catégories musicales, les Octaves Pop/Rock, Musiques urbaines et Electro ont respectivement été remis à BRNS, The Peas Project et Cupp Cave.
Aka Moon a reçu celui du Jazz, Didier Laloy & Tuur Florizoone de la Musique du monde, Guy Van Waas (Les Agrémens) de la Musique classique et Quatuor Tana de la Musique contemporaine, pour "la reconnaissance nationale et internationale de leur maîtrise du grand répertoire et leur esprit de découverte", précise le communiqué.
L'Octave de l'"Album de l'année" a été décerné au groupe liégeois Roscoe pour Cracks tandis que celui du "Concert de l'année" au groupe bruxellois Great Mountain Fire. Au niveau des Prix, outre le "Tube belge de l'année" remporté par "To win the world" de Puggy, l'on retrouve Geneviève Laloy (Prix PointCulture), Great Mountain Fire (Prix Jeff Bodart de la SABAM) et Orchestra ViVo (Prix de la Ministre de la Culture). Les vainqueurs ont interprété leurs titres lundi soir. Les télévisions locales diffuseront la cérémonie le 9 mai.


http://focus.levif.be/culture/musique/octaves-de-la-musique-benjamin-schoos-sacre-artiste-de-l-annee/article-normal-8025.html






BENJAMIN SCHOOS - CHINA MAN vs CHINAGIRL

 Benjamin Schoos (Miam Monster Miam, The Loved Drones parmi mille autres projets) n'est peut être pas socialiste et ne porte pas de nœud papillon mais pourtant il pourrait, si Albert Félix Humbert Théodore Christian Eugène Marie de Belgique (actuel Roi des Belges) lui en laissait l'opportunité, diriger cet incroyable pays qu'est la Belgique. Avec lui, la meilleure pop symphonique vibrerait sans cesse sur les ondes nationales. La crise, le chômage ce serait de l'histoire ancienne car on embaucherait de nombreux lutteurs, catcheuses : les seuls à même de résoudre les pires maux de notre société. La Diaspora chinoise ferait son apparition à l'Assemblée sous les yeux médusés de Bart De Wever. Et enfin chaque citoyen belge se rendrait compte qu'avec cet album intitulé « China Man vs China Girl » Benjamin Schoos gagne soit par KO soit aux points.
On retrouve sur ce long format des envolées que Scott Walker n'aurait pas renié. (le titre Marquise) Schoos Man envoie aux cordes des influences piochées chez Serge Gainsbourg, Bertrand Burgalat, Jean Claude Vannier ou encore Marc Moulin. (pour ce dernier ne cherchez pas trop pourquoi je le cite : on est en Belgique tout de même et ce monsieur est comment dire un roi incontestable bien que contesté)
Mister Schoos n'a peur de rien. Sur « Je ne vois que vous » Laetitia Sadier (du groupe Stereolab) roucoule des mots comme roudoudou sur une mélodie pop imparable.
Les oreilles grandes ouvertes, « Le Combat » débarque dans nos chaumières avec son groove vicieux et cette mélodie chantée qui pour mon plus grand plaisir semble totalement arrêter le temps.
Je ne peux pas finir cette chronique sans mentionner la présence des autres convives à ces bacchanales pop du 21ème siècle. Tout d'abord Marie France et Chrissie Hynde qui sur le titre « Un Garçon qui pleure » se donnent la réplique. Marie France avait déjà traîné avec notre symphoman à l'occasion de quelques productions sorties sur le label Freaksville Records. ( Phantom feat Marie France, un album rock-garage entièrement écrit par Jacques Duvall et composé par notre catcheur-musicien) En 2011, Marie France enregistre également avec les Fantômes « Kiss », un album rock écrit par Jacques Duvall, composé par les Fantômes et sorti sur Freaksville Record.
Chrissie Hynde, la divine meneuse des Pretenders, balance quelques phrases en français et nous rappelle ainsi dans la langue de Molière qu'elle ne supporte vraiment pas les gens pourvus de canaux lacrymaux envahissants. ( écouter à nouveau sa superbe reprise des Kinks « Stop Your Sobbing » qu'on retrouve sur le 1er album des Pretenders paru en 1979)
Enfin, ce savoureux périple musical s'achève en compagnie de Mark Gardener du groupe Ride avec le titre « Worlds Away ». Encore et encore de superbes arrangement de cordes à se mettre dans les esgourdes grâce à cette chanson qui m'a fait penser à Echo & The Bunnymen et aux Pale Foutains.
Albert Félix Humbert Théodore Christian Eugène Marie de Belgique aimes-tu les Freaks car moi Oui !
 
http://www.mediatheques-porteduhainaut.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1324:benjamin-schoos-china-man-vs-chinagirl&catid=31:saint-amand-les-eaux-musique&Itemid=594






Benjamin Schoos & Sophie Galet en duo


Benjamin SCHOOS : Aux ambitieux Rock Critics qui souhaiteraient dresser le portrait de cet homme à la fois auteur-compositeur-patron de label-producteur, on aimerait répondre que Benjamin Schoos (alias Miam Monster Miam dans une autre vie) est avant tout une icône belge. Et qu’à l’image de son pays, la discographie foutraque de ce one-superman band se lit comme un tableau warholien, au carrefour des influences contemporaines, du rococo des soundtracks françaises 70’s à l’indie pop anglaise en passant par le kraut allemand. Alors, résumer la musique de Benjamin Schoos ? Impossible. Mieux vaut encore l’écouter. Véritable troubadour pop, Miam Monster Miam – alias Benjamin Schoos – a déjà produit, composé et arrangé moult chansons pour différents artistes, de Paris à Bruxelles. A son palmarès, des symboles de la synthpop française comme Lio, des icônes unisexes comme Marie France, des dandys (Alain Chamfort) et des déviants (Michel Moers et feu Marc Moulin du groupe belge Telex). Et Sophie GALET : Née en Belgique, de parents non musiciens, Sophie a grandi en grande partie à la campagne. Dès son plus jeune âge, elle marque un vif intérêt pour la nature et la musique, puisqu’elle voulait être à la fois chanteuse et garde-forestier. D’emblée naissent une série de petites chansons tristes, pourtant, des chansons d’enfant. A l’adolescence, confrontée à l’exigence parentale de faire des études dites ‘normales’, Sophie, toujours désireuse de faire de la musique, s’immisce dans divers groupes rock locaux, avant de créer son premier groupe ‘Standard’. De son passage à Londres en 1992, naîtra une série de morceaux dont quelques-uns seront repris bien plus tard sur son premier album Cyclus. De ballades pop en chansons intimistes, cet album acoustique riche en sonorités seventies (rhodes, wurlitzer) lui donne l’occasion d’exprimer subtilement ses talents puisqu’elle signe quatre morceaux et en co-écrit cinq sur les treize qui composent cette première aventure.
Benjamin Schoos : clavier, voix
Sophie Galet : Clavier, guitare, chœurs


http://marsenfolie.afchine.org/spip.php?article1163






Benjamin Schoos : disciple doué de Gainsbourg

Benjamin Schoos - China Man vs China Girl Freaksville Records - La Baleine

La pop étrange et brillante d’un disciple doué de Gainsbourg. Critique et extrait.
Du cinéma au hip-hop, un carnet d’adresses bien rempli n’a jamais fait un grand film ou un grand disque. Si le Belge Benjamin Schoos est ici bien accompagné (Lætitia Sadier de Stereolab, Chrissie Hynde des Pretenders ou Mark Gardener de Ride), c’est parce qu’il a appris l’hospitalité, et le vampirisme, chez Gainsbourg – en plus d’avoir patiemment décrypté les arrangements prodigieux de Vannier.
Tous apportent élégance, luxuriance et éloquence au décor, qui ne tiendrait pourtant pas longtemps debout si Schoos n’avait pas eu la bonne idée d’également composer autant qu’enluminer ses chansons. Il a été homme de l’ombre derrière Lio ou Chamfort : le refrain accroche-coeur, même dans le beau bizarre, reste une seconde nature. Mélancolique et panoramique, la pop qu’il dirige en dandy détaché évoque un faux monde de luxe et de volupté, un vaste trompe-l’oeil pour balayer larmes et crasse.

par Simon Triquet

http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/benjamin-schoos-disciple-doue-gainsbourg/






Pop belge
Benjamin Schoos, poids lourd de la scène belge
China Man vs China Girl, premier album solo
14/05/2012


Mieux connu sous le nom de Miam Monster Miam, l’hyperactif producteur belge Benjamin Schoos livre aujourd’hui sa première œuvre en solo, China Girl vs China Man. Un album de pop synthétique et orchestrale centré autour d’une improbable histoire d’amour, et de catch, dans une veine très gainsbourienne. Retour sur la nouvelle fantaisie du patron de Freaksville.

Tour à tour artiste pop protéiforme dès la fin des années 90, chroniqueur radio et télé à la RTBF, producteur sur son label Freaksville ou, plus récemment, partenaire de Lio et Jacques Duvall au sein du groupe Phantom, Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam, a l’une des trajectoires les plus originales et marquantes de la scène belge.
Le parcours de ce musicien excentrique, et quasi inconnu du public français, a démarré comme beaucoup en 1997, dans le sillage du groupe anversois dEUS. "Lorsqu’ils ont débarqué, tout s’est mis à bouger en Belgique. Je me suis mis, comme d’autres, à monter mon propre groupe et à faire du rock belge, en anglais." Sous l’étiquette Miam Monster Miam, le natif de Liège signe ensuite une dizaine d’albums, dont l’étonnant Cum at the liquid Fancy Fair, sorte de réponse européenne au génial Beck, tout en produisant quantité d’artistes (Juan d’Outremont, Lio, Marie France…) pour son label Freaksville, qu’il fonde en 2006.
 
Amour et catch
 
Une suractivité qui le conduit à composer, seul et enfin sous son véritable patronyme, China Girl vs China Man. "Ce disque, j’ai mis un an à le réaliser dans mon studio, replié sur moi-même. Je produisais beaucoup pour d’autres la journée. Le soir était le seul moment où je pouvais travailler dans le calme. J’apprenais le piano et je composais en même temps, en tâtonnant. La couleur très atmosphérique de l’album s’est décidée, comme cela, un peu par hasard."

C’est grâce à son partenaire et parolier fétiche, Jacques Duvall, que le catch devient contre toute attente le thème fondateur de l’album. "Le déclic est venu en allant voir un combat de lucha libre avec Jacques ! J’ai besoin d’être un peu excité par une idée, un concept pour démarrer un nouveau projet musical. Là, on pouvait tout mélanger l’amour, le combat, la sueur, les relations sentimentales…"
 
Le duo envisage un temps une musique de combat, puis se rétracte : l’ambiance moite et suave des claviers suffira, par goût et par dérision, à accompagner l’histoire de ce China Man, catcheur anti-héro épris de sa concurrente, la redoutable China Girl. Ultime pied de nez, la conclusion de cette histoire est révélée... en Italien ! "À la fin, l’homme meurt trucidé par la Chinoise. Pourquoi le dire en Italien ? Parce qu’il y a beaucoup d’immigrés italiens dans la ville d’où je viens, entre Bruxelles et Liège. C’était un hommage."
 
L’entente entre le compositeur et l’auteur belge, plume réputée pour de très nombreux artistes comme Lio (Banana Split) ou Alain Chamfort, est l’un des points forts du disque. Humour et bons mots ludiques ("Profession catcheur/J’ai pas vraiment le physique de l’emploi/Poids Weight Watcher") s’échangent ici avec légèreté, sans alourdir le fil mélodique. "Avec Jacques, nous sommes un vrai binôme musical. Il a une vraie écriture pop, à l’anglo-saxonne. Une qualité assez sous-exploitée en France."
 
Des featurings de choix
 
La référence à Serge Gainsbourg et ses deux albums narratifs des 70’s, L’Histoire de Melody Nelson et L’Homme à tête de chou, semble évidente. Pour Benjamin Schoos, les vraies sources d’inspiration se trouvent pourtant ailleurs. "Je citerais plus volontiers Paolo Conte, Jarre ou Moroder aussi pour les plages instrumentales. Plus récemment, Baxter Dury ou Alister m’ont assez marqué."
 
Œuvre solitaire, China Man vs China Girl vaut aussi pour ses nombreux et étonnants featurings, dont l’ex-Ride Mark Gardener, Laetitia Sadier de Stereolab, et les deux icônes pop Chrissie Hynde (The Pretenders) et Marie France (déjà présente sur l’album de Phantom), en duo sur le bonus track Un garçon qui pleure. "Marie France, c’est une vieille connaissance. Elle est pour moi la quintessence du rock français, avec ce côté cabaret décadent période Palace. Étonnant qu’elle ne soit pas plus mise en avant. Quant à Chrissie Hynde, elle était venue en studio, pendant une session avec Marie France. C’est une vraie francophile…"
 
Jamais à court de nouveaux projets, Benjamin Schoos a déjà repris ses habits de producteur dans la foulée de cet album. L’artiste s’appelle Mademoiselle Nineteen, chanteuse de 17 ans dont l’album devrait voir le voir en juin prochain. L’aventure Freaksville continue…



http://www.rfimusique.com/actu-musique/pop/album/20120514-benjamin-schoos-poids-lourd-scene-belge





Benjamin Schoos BE

2012 a été une année riche pour Benjamin Schoos. Son premier album solo «China Man vs China Girl» a reçu un accueil enthousiaste en Europe et en Amérique du nord, et la critique musicale a été unanime, du NME au Guardian en passant par les Inrockuptibles. En mai 2013, il se produira dans le cadre des Nuits Botanique, accompagné pour l'occasion par un ensemble à cordes dont les arrangements, inédits, ont été écrit par le bruxellois Jean François Assy (Alain Bashung, Daniel Darc, Miossec) et le pianiste arrangeur Christophe Cerri.
Pour cette soirée événement les chansons de «China Man vs China Girl», réarrangées élégamment, changeront de dimension, tel une histoire romantique pop .Une sobriété parfaite au service d'un univers singulier et tranchant proche de celui d'un Jean Claude Vannier. L'occasion de découvrir en exclusivité quelques morceaux inédits de son album à paraître en octobre 2013.


http://www.botanique.be/fr/artiste/benjamin-schoos






Benjamin Schoos · Bertrand Burgalat & A.S. Dragon
Après une tournée de 60 dates qui l’a conduit en Angleterre, chine, Allemagne le voici enfin à Paris à l’invitation de Bertrand Burgalat. Pour cette soirée événement les chansons de « China Man vs China Girl » seront réarrangées élégamment en trio pianistique et électronique .Une sobriété parfaite au service d’un univers singulier et tranchant proche de celui d’un Jean Claude Vannier 70′s. L’occasion de découvrir en exclusivité quelques morceaux inédits de son album à paraître en 2014 et quelques (re)visites de b.o de François Deroubaix ( le vieux fusil, dernier domicile connu) à qui l’artiste voue un culte.

http://www.lestroisbaudets.com/spectacle/bertrand-burgalat-3/






Benjamin Schoos
Pop & rock

Artiste issu de la scène rock indie belge, Benjamin Shoos (alias Miam Monster Miam) est un artiste touche-à-tout. Auteur, compositeur, arrangeur, producteur, illustrateur, homme de radio et dessinateur de fanzine sont les facettes les plus connues de ce personnage à la réputation excentrique. Tout au long de ses morceaux, on se sent transporter dans un univers fantaisiste, limite psyché où il n'est pas rare de croiser des extraterrestres ayant rencontré la fée verte, le tout sur un fond d'indie rock loufoque à l'image de l'auteur. Après avoir reçu 2 Octaves de la Musique (meilleur album de chanson française et artiste de l'année), Benjamin Schoos a également reçu cette année le prix "Coup de coeur" de l'Académie du disque Charles-Cros.


http://fetedelamusique.be/benjamin-schoos






Benjamin Schoos - China Man vs Chinagirl

dimanche 15 juillet 2012, par Marc
Flémalle sur Seine

L’histoire qu’on a avec Benjamin conditionne la vision qu’on peut avoir d’un album. Pour moi, Benjamin Schoos, c’est d’abord Miam Monster Miam. Découvert avec un premier album délirant et puis dans La Petite Maison Dans La Prairie de Dour du temps où ce n’était pas encore un énorme chapiteau. Il est donc difficile de prendre cet album au premier degré en première écoute. Mais ce n’est pas dérangeant puisque ce léger décalage est une des raisons de se réjouir.
Évidemment, il y a bien peu de bricolage ici, et il faut dire musicalement, c’est une réussite. L’accent serésien est en tout cas assez méritoirement masqué, et il emploie fréquemment le parlé/chanté. On comprend pourquoi quand il chante vraiment (La Chinoise).Parfois aussi, il se lance carrément dans un récit comme celui d’Arthur Caravan.
Au final, Benjamin se trouve plus près de la densité d’un Biolay que de la gaudriole. Avec un côté mitraillette-andalouse (côté qui ressortait dans ses hilarantes parodies DJ 50 centimes) pas trop marqué mais une noirceur assez différente. Le spleen de Biolay est plus intellectuel, ce n’est pas le même que celui de Flémalle. C’est là que le mélange entre classicisme et belgitude discrète peut donner son meilleur, avec cette absurde histoire de catcheur forcément looser qui rencontre une lutteuse chinoise qui va le démolir. C’est le titre de l’album, qui joue sur les deux acceptions de ‘china’ en anglais. Vous le comprendrez de gré ou de force, il répète bien plus que nécessaire.
Pour Catch, on pense à Gainsbourg, mais les débuts, ce qui a précédé sa popularisation par les yéyés. Pour ceux qui connaissent, tout ce qui s’est fait aux alentours du Jazz Dans Le Ravin. Comme pour Biolay, c’est dans ces exercices d’hommage très littéral qu’il est le moins intéressant.
Avec son label Freaksville, Benjamin a rassemblé autour de lui une jolie bande, et on retrouve logiquement quelques membres de ce groupe. Heureusement, ce ne sont pas Lio et Mademoiselle Nineteen qui sont là, mais Marie-France qu’on retrouve plus logiquement avec une plus surprenante Chrissie Hynde dont accent est assez similaire à celui de Jenifer Charles. Laetitia Sadier m’inspire toujours un peu d’ennui dans ses collaborations toujours de haut niveau, et beaucoup d’ennui dans son dernier album solo récent, mais le simple Je Ne Vois Que Vous qui a eu son petit succès outre-manche est impeccable. J’en profite pour dire que lors du concert de Barbara Carlotti, la similitude de leurs voix m’avait frappé. On sent aussi la patte de Duval sur A Mort L’Amour ou Un Garçon qui pleure, petits contes cruels et laconiques comme il les affectionne.
Mark Gardener quant à lui était tout de même chanteur de Ride. La voix a beau ne pas être le point fort de ce groupe essentiel, son Worlds Away est pourtant convaincant. Sans la voix de Benjamin, on prend conscience que l’exercice, pas si éloigné en fait de la relecture sixties des Last Shadow Puppets.
Étrange assemblage donc que cet album, entre folie douce et arrangements classieux, entre absurde et classique. Benjamin Schoos a depuis longtemps tourné le dos à ses super héros de bd, mais il se rapproche de ceux de sa vraie vie.
http://www.miammonstermiam.com/
Article écrit par Marc

http://mescritiques.be/spip.php?article1580





Nouvel album de Benjamin Schoos
version vinyle LP dédicacée, CD et 3 E.P digital

A propos

En 15 ans de carrière, le trublion de la pop belgeBenjamin Schoos a tout fait. Plus de 20 albums comme compositeur et le double comme producteur justifient à eux seuls les honneurs de l’Académie Charles Cros (coup de coeur 2013). Mais il y a le reste : d’abord le talent, et maintenant cette voix...
C’est sous le nom très comics de Miam Monster Miam que Benjamin Schoos a d’abord rayonné sur la Belgique d'après dEUS et d'avant Ghinzu, dispensant une pop acidulée de geek inventif. Passant au folk avant que la barbe ne soit remise à la mode, il s'installe dans les playlists des radios nationales et universitaires, avant d’y devenir DJ et chroniqueur lui-même.

Mais c'est sous la casquette de Directeur Artistique du label Freaksville qu'il a reçu les hommages des gazettes françaises : autant de disques renouvelant la pop à coup de claviers cosmiques, de guitares garage ou d’arrangements philharmoniques, souvent épaulés par le parolier Jacques Duvall (Alain Chamfort, Lio). Les nombreux guests passés faire coucou (Chrissie Hynde, Laetitia Sadier, ou Marie France l’égérie des années Palace) lui disent encore merci.
Fort d'une carrière qui n’a plus rien à prouver, Benjamin Schoos se révèle à présent un prometteur chanteur.


Reprenant son nom, Benjamin Schoos (prononcez « Skoss ») opère en 2012 un nouveau virage : donner enfin de la place à sa voix. Un chant sans emphase, détaché mais jamais dépassé. Si l’album China Man Vs Chinagirl paie son obole aux modernistes Jacno et Jarre, c’est pour mieux servir de grand plongeoir à notre crooner raffiné. A raison : il sera récompensé de Meilleur album en français pour les Octaves belges et Coup de cœur 2013 pour l'Académie Charles Cros en France. Pendant que le NME et BBC6 applaudissent, la tournée se prolonge jusqu’en Chine. L’occasion d’enregistrer la suite sur la route. Ce sera le deuxième album solo de l'artiste  à paraître été 2014, précédé de 3 EPs où s’invitent de nombreux guests..

A propos du porteur de projet
36 cowboys est une association sans but lucratif active dans la production d'artistes essentiellement belges depuis 1998. Dès 2005, 36CB édite une collection de cds sous le label de Freaksville rec (www.freaksvillerec.com) . Les albums de Jacques Duvall, LIO, Marie France, Benjamin Schoos sont parus sur le label qui compte 45 références.


http://fr.ulule.com/benjamin-schoos/


Miam Monster Miam

Miam Monster Miam est le pseudonyme de Benjamin Schoos, chanteur, auteur, compositeur, producteur, illustrateur et chroniqueur belge né le 16 décembre 1977 à Seraing.

Biographie
Artiste issu de la scène rock indie belge, Miam Monster Miam est un artiste touche-à-tout. Auteur, compositeur, arrangeur, producteur, illustrateur, homme de radio et dessinateur de fanzine sont les facettes les plus connues de ce personnage à la réputation excentrique.
Les débuts
Il publie en 1998 When I Was a Ninja, premier maxi CD 4 titres sur le mythique label liégeois Soundstation. La même année sort l'album Cum at the Liquid Fancy Fair, bénéficiant d'un accueil chaleureux de la presse et du public belges et révélant un artiste se positionnant avec fraîcheur et une pop qu'il n'hésite pas à qualifier d'adolescente, entre disco, Benny Hill et les bricolages musicaux géniaux d'un Beck auquel certains le comparent déjà1.
Son deuxième album Hey Tank ! voit le jour en 2000. Il connaîtra un succès mitigé malgré d'excellentes critiques évoquant, en vrac, Brian Wilson et les Beach Boys2, Frank Black ou - à nouveau - Beck3 .
Après le maxi Have a Cup (2001), L'album Forgotten Ladies (2003) marque un certain tournant dans la production de Miam Monster Miam, abordant un registre plus sombre et folk4.
Dans une même veine similaire suivront notamment les albums Soleil Noir (2005), L'histoire de William Buckner (2006). L'homme-Libellule, disque concept de space pop sorti en 2007, explore un univers musical rétro-futuriste.
L'aventure Freaksville Record
En 2006, il crée le label Freaksville Record, via lequel il produit et enregistre sa propre musique ainsi que quelques artistes choisis tels que Jacques Duvall (parolier de Lio, Alain Chamfort, Jane Birkin, entre autres), Juan d'Oultremont (artiste contemporain et figure médiatique belge), Sophie Galet etc. Il réalise et compose avec Jacques Duvall l'album Phantom featuring Lio, dont le premier single Je ne suis pas encore prête connaît un certain succès en radio. Il réalise également la bande originale du film Nuit noire d’Olivier Smolders et crée la section musicale Phantom (sorte de Motown pour la promotion d'un style Pop Garage belge). La section jouera à diverses occasions avec les artistes qu’il signe, mais aussi avec Lio, Kramer, Marc Moulin, Marc Morgan, l’Orchestre philharmonique de Liège, Jad Fair et Marie France.
En 2008, il compose et produit les albums Phantom featuring Marie France (éponyme), Ufo goes Ufa et King Lee.
En 2009, il produit et compose l'album Phantom featuring Lio et tourne avec Lio comme claviériste et guitariste.
Fin avril 2010, il sort un single J'aurai ta peau, enregistré à Londres et écrit avec Michel Moers du groupe Telex, l'artiste en proposera 69 versions sur internet. En septembre 2010, il réalise la compilation Pan ! dédié au rock garage européen et sort un nouvel album avec les Loved Drones, nouveau nom de Phantom.Il produit et compose le morceau électronique Phantom is alive sous le nom de Deadride Phantom qui se classe pendant 15 jours numéro 4 des ventes iTunes musique électronique en Belgique.
Dès 2011, Benjamin poursuit avec succès une carrière sous son nom et est également membre fondateur du groupe les Loved Drones, collectif psyche pop rock belgo anglais avec qui il enregistre l'album ' The Tangible Effect of Love'. Benjamin et le groupe accompagne sur scène en 2012 Damo Suzuki, légendaire chanteur de Can, dans son projet Damo Suzuki Network.
Chroniqueur à la radio et à la télévision
Dès 2003 et jusqu'en 2011, Miam Monster Miam fut chroniqueur radio à la RTBF pour l'émission Jeu des dictionnaires et à la télévision pour l'émission La Télé infernale, également sur la RTBF. Dans cette émission culte, une des rubriques qu'il propose est un concept de ventriloquie radiophonique complètement absurde et novateur. Depuis 2010, Miam Monster Miam réalise chaque mercredi depuis son studio d'enregistrement Freaksville l'émission radio Freaksplanet diffusé sur Equinoxe FM, Radio Run et Radio Panik, mélangeant les styles de musiques underground qu'il affectionne tant. Dès 2012, L'émission est ensuite diffusée de manière épisodique sur Radio Rectangle, radio en ligne qu'il fonde avec l'équipe de Freaksville records.
L'Eurovision
En 2009, il compose la chanson Copycat, qui représente la Belgique au concours Eurovision à Moscou. Interprétée par Patrick Ouchène, la chanson ne passe pas la demi-finale et récolte un point.
Sous son nom Benjamin Schoos
Dès 2012 pour la sortie de l'album China Man vs Chinagirl, l'artiste utilise dorénavant son véritable nom Benjamin Schoos et plus celui de Miam Monster Miam. L'album sort dans de nombreux pays et comprend la participation de Laetitia Sadier (Stereolab), Marie France et Chrissie Hynde (Pretenders). Le single je ne vois que vous (avec Laetitia Sadier) se classe en A list sur la radio BBC6 en Angleterre pendant le mois de mai 2012. La presse anglaise (NME, Q, Guardian,..) et française (les inrocks, technikart) est très élogieuse sur cet album composé en binôme avec le parolier Jacques Duvall. La même année, après avoir tourné en Angleterre et en Espagne, Benjamin en enregistre une version live à l'Etuve, petit cabaret situé au centre de Liège. En Belgique, l'artiste reçoit en 2012 l'Octave de l'album chanson française de l'année et l'Octave de l'artiste de l'année. En France China Man vs Chinagirl reçoit le coup de coeur 2012 de l'Académie Charles Cros.
Radio Rectangle
Benjamin Schoos et le label Freaksville Record lancent le 24 septembre 2012 une radio en ligne baptisée Radio Rectangle, en référence au titre Rectangle de Jacno. Diffusant des podcasts quotidiens, Radio Rectangle est dédiée à la musique pop sous tous ses formes, des plus populaires aux plus underground. On retrouve parmi les animateurs de nombreux musiciens et artistes du label Freaksville. Benjamin y réalise de longs entretiens avec des figures marquantes de la pop française mais anime également l'émission I LOVE 90S POP MUSIC, dédiée à la pop nineties, genre qu'il affectionne tout particulièrement.
Discographie
Sous le nom de Miam Monster Miam
    •    When I was a Ninja (1998).
    •    Cum at the liquid Fancy Fair (1998).
    •    Hey Tank ! (2000).
    •    Have a Cup (2001).
    •    Forgotten Ladies (2003).
    •    Soleil Noir (2005).
    •    BO du film Nuit Noire de Olivier Smolders (2005).
    •    L'histoire de William Buckner (2006).
    •    The Motherchild (demos et inédits de Forgotten Ladies) (2006).
    •    L'Homme Libellule (2007).
Sous son véritable nom Benjamin Schoos
    •    China man vs Chinagirl (2012).
    •    China man vs Chinagirl live a l'étuve (2012).
Avec Miam Monster Miam et les Loved Drones
    •    Femme Plastique (2010).
        
Notes
    1.    ↑ Source : Didier Stiers, "Miam Monster Miam, porte-sucettes et parc d'attractions à lui tout seul" [archive], Le Soir, Bruxelles, édition du 16 novembre 1998.
    2.    ↑ […] la plus charmante surprise de l'hiver est l'œuvre de Miam Monster Miam soit un jeune liégeois de 22 ans, Benjamin Schoos, qui évoque davantage la californie de Brian Wilson que les actuels décors Cockerilliens. Rincé à grande eaux mélancoliques, le second album de Miam Monster Miam baigne dans des rêveries qui rappellent les songes de l'ex-leader des Beach Boys. […] En signant Miam Monster Miam, le club label soundstation donne peut être le signal de l'explosion de la GPW : la Grande Pop wallonne. Source : Philippe Cornet, Le Vif-L'Express, Bruxelles, édition du 8 décembre 2000.
    3.    ↑ Source : Philippe Manche, "Miam Monster Miam entre chiens et chats" [archive], Le Soir, Bruxelles, édition du 13 novembre 2000.
    4.    ↑ Source : Thierry Coljon, "Miam Monster Miam au goût délicieux" [archive], Le Soir, Bruxelles, édition du mercredi 22 janvier 2003.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Miam_Monster_Miam






18/01/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres