Alain YVER

Alain YVER

BERTRAND CANTAT PASCAL HUMBERT "detroit"

BERTRAND CANTAT  PASCAL HUMBERT  "detroit"

 

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entrevue 28 MINUTES
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Bertrand Cantat fera trois dates supplémentaires avec Détroit à l'Olympia
Par Chloë Lebeau | Publié le 13/12/2013
Bertrand Cantat sera à l'Olympia avec le groupe Détroit les 13,14 et 15 octobre 2014

Le groupe Détroit, qui réunit Bertrand Cantat et Pascal Humbert, jouera son album "Horizons" à l'Olympia les 13,14 et 15 octobre 2014.
Après une série de concerts annoncés à la Cigale, à Paris, en juin prochain, le groupe de Bertrand Cantat, Détroit, a annoncé des dates supplémentaires. 

L'ex-leader de Noir Désir et Pascal Humbert défendront leur nouvel album Horizons, sorti le 18 novembre 2013, sur la scène de l'Olympia les 13,14 et 15 octobre 2014. Les places seront mises en vente dès le 18 décembre prochain.

Horizons a fait un bon démarrage. La semaine de sa sortie, il était classé en 2ème position du top album en France avec 32.000 exemplaires écoulés. C'est le premier album "post-Noir Désir" de Bertrand Cantat.


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Bertrand Cantat, "heureux" du succès de son nouvel album       "DETROIT"
Mis à jour : 16-12-2013

 

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COME BACK - Alors qu'il ne s'était confié qu'aux Inrockuptibles, en octobre, Bertand Cantat a donné une interview à la radio France Bleu Gironde. L'artiste s'est dit "heureux" du succès de son nouvel album, "Horizons", avec son groupe Détroit.

Bertand Cantat est ravi du succès d'"Horizons" et de son groupe, Détroit. Photo : POL EMILE/SIPA
Depuis la sortie de son nouvel album, "Horizons", enregistré avec le bassiste Pascal Humbert, avec lequel il forme le duo Détroit, Bertrant Cantat était resté très discret. Après un entretien accordé au magazine Les Inrockuptibles, en octobre, l'artiste s'est confié à la radio France Bleu Gironde. Ce dernier s'est notamment félicité du succès de son dernier projet. "On est super heureux, d'autant plus que c'est parfois boycotté, censuré. En fait, ça se passe vraiment entre nous et les gens, à quelques détails près. C'est génial parce que c'est pur, sans interférence", a révélé le chanteur.
"On est en train de monter une tournée. Il y a cette attente qui nous est renvoyée et nous donne vachement d'énergie pour le faire. Pour moi, je sais que ça représente beaucoup de choses. On se retrouve et on fait de la musique", a-t-il ajouté. Bertand Cantat sera notamment en concert les 13, 14 et 15 octobre prochains à L'Olympia, à Paris. Les places seront mises en vente dès le 18 décembre.
"C'était plus fort qu'avec Noir Désir"
"Horizons" signe le grand retour de Bertand Cantat après de multiples collaborations avec d'autres artistes (Shaka Ponk, Amadou et Mariam,) mais également les polémiques suite au décès de Marie Trintignant et au suicide de son ex-femme, Kristina Rady. Ce nouvel opus est également un tournant dans la carrière du chanteur, qui n'était pas revenu dans les bacs depuis la séparation du groupe Noir Désir, en 2010.
"Moi, mon ressenti profond est que du coup quand j'ai eu le disque entre les mains, après tout ce que j'ai traversé, c'était peut-être plus fort que le premier dans ma vie, il y a je ne sais plus combien d'années avec Noir Désir. Il y a à la fois beaucoup de fraîcheur et à la fois, on trimbale ce qu'on trimbale", a-t-il expliqué à France Bleu Gironde. A présent, Bertand Cantat se veut serein quant aux critiques dont il peut faire l'objet : "Il n'y a même pas d'idée de revanche, quand bien même il y a énormément de gens qui se sont mal comportés, qui se comportent mal et se comporteront mal. C'est leur problème, ce n'est pas le nôtre", a-t-il déclaré.


//www.metronews.fr/culture/bertrand-cantat-heureux-du-succes-de-son-nouvel-album-horizons-detroit/mmlp!yqwFRIx8zB9Bo/






Détroit : Horizons & souvenirs
8 décembre 2013 par Agathe

Parfois la musique c’est sérieux. Parfois un album c’est sérieux. Parfois c’est important. Douze chansons pour ramener sur le bord de mon crâne un fleuve de souvenirs. Ce n’est pas objectif, c’est trois, quatre éléments qui font qu’à jamais, pour toujours, ce sera cet artiste, cet album, et pas un autre. Cette voix, et pas une autre. Je dois dire merci, merci, parce que c’est un miracle. Merci à Bertrand Cantat d’avoir fait ça pour moi, d’avoir représenté quelque chose de magnifique pour moi. Hier soir j’ai assisté à un concert amateur, le concert de mon père. Il a chanté Tostaky. J’ai eu envie de pleurer. Alors merci pour l’héritage. Parce que la musique c’est la preuve presque palpable que nous sommes mentalement dérangés, que rien n’a d’importance avant de devenir important. Il y a Bertrand Cantat l’assassin ; je ne le connais pas. Je connais le Bertrand Cantat figé dans ce cadre noir sur l’étagère à gauche du piano dans le salon de mon père. C’est de lui dont je vais parler, c’est de souvenirs dont je rends compte ; c’est à propos de musique et de subjectivité. Il y a quelque chose qui me rappelle mon enfance dans cet harmonica, quelque chose d’éternel dans sa voix fatiguée, quelque chose de la vie, beau, endommagé, bon même quand c’est mauvais.
Dans l’album de Détroit, projet à deux de Cantat avec Pascal Humbert, il y a des défauts. Appelons ça des failles. Comme quand vous vous réveillez la nuit pour fumer cette clope inutile. Il y a de l’inutile. Je crois qu’il faut de l’inutile dans un album, pour être certain qu’il est faillible. Faillible c’est beau. Null and Void est un morceau qui n’a pas d’autre intérêt que de nous rappeler que nous sommes souvent ratés, mauvais. Pourtant il y a cette voix invaincue qui sombre, une guitare trop simple qui malgré tout me détourne de ce à quoi je pensais avant. Et puis il est temps de retrouver la poésie un peu perdue, la poésie qu’on trouve par terre quand on a rien cherché, celle des voyous, des étranges, de ceux qui n’oublieront pas qu’on a tous ce « cristal brisé qui s’incruste au fond des chairs ». Dans Ange de Désolation, vous penserez surement à ce que Cantat a fait. Moi j’entend le riff mélancolique que je découvrais à l’écoute du dernier album de Noir Désir, Des Visages des Figures. Moi j’entends toujours la même urgence de souffrir, la même conscience d’être un tricheur perdu qui marche sans savoir, sans comprendre. Moi j’entends un homme qui raconte, qui essaye la vie comme on essaye un manteau. Cette ambiance du noir désir qui s’est installé depuis toujours sur notre épaule, ce noir désir qu’on aime pas et qu’on ne tuera jamais. Nous n’avons pas le droit de penser qu’il vient de naitre. Horizons n’est pas l’album d’après, ce ne sont pas les pensées d’un prisonnier qui a tué, c’est la suite de ce qui a toujours été.
Le Creux de ta Main me rappelle I’m Lost, et ça me fait plaisir de voir que tout le monde n’a pas trouvé le chemin, qu’on peut encore être perdu, qu’on peut toujours mendier pour un horizon inconnu, qu’on peut ne pas avoir trouver de « méthode », que peut-être pour toujours on voudra prendre « les armes et les rendre au centuple » quand on sait pourtant que c’est vain. J’aime quand sa voix nous engueule d’exister, j’aime quand on est mal au milieu de ce chaos de guitare, cet harmonica méchant, sans pitié, j’aime avoir mal au coeur à en révolter mes nerfs. Et toutes ces questions que Détroit nous pose, comme avant, parce qu’aucune réponse jamais n’est trouvée, ces questions de celui qui sait pourtant qu’il « faut se taire ». Chercher son horizon, voulez-vous vraiment croire que ça ne vous concerne pas? Vous n’avez pas tué, Cantat parle de prison, ça ne vous concerne pas. Evidemment, c’est à propos de vous, évidemment. C’est vous si vous sentez dans vos yeux, comme des coeurs, battre quelque chose. Tout est possible, parce que c’est une voix, un instrument, une peur, de l’inutile, une vie qui passe, un homme qui hurle.
Avec le Temps, c’est ça que je veux dire, cette reprise d’une souffrance d’un autre, de ces interrogations d’un autre qui a eu peur avant vous, avant moi. Détroit sur cet album sait rater, sait écrire, sait toucher. Il s’agit je crois d’une passion, de quelque chose qui fait mal et que je partage. Douze chansons. Dans mon lit à cinq ans je pleurais déjà parce que la voix de Cantat me faisait peur. Je pleure toujours, j’ai toujours peur. C’est une histoire de famille, une histoire subjective, une histoire d’homme, une affaire fragile. Merci à l’image dans le cadre, aux souvenirs que me rappelle Horizons.


https://efflorescenceculturelle.wordpress.com/2013/12/08/detroit-horizons-souvenirs/






Détroit
Horizons

Critique Détroit, c’est le nom que s’est donné le duo formé de Pascal Humbert et Bertrand Cantat. Un nom qui n’est pas anodin ; un détroit est un passage exigu entre deux mers.  Pour l’ex-chanteur de Noir Désir, il y avait l’avant-Trintignant, et il y aura autre chose. Pour l’instant, on se trouve entre les deux, dans un douloureux passage obligé.
Il serait tentant de qualifier cet album de premier disque solo de Cantat. Les Inrocks parlent même de son « premier album post-apocalypse ». Même si la voix de Cantat, son tragique passé controversé et son retour en selle en font le point d’intérêt principal de ces Horizons, la présence de Humbert n’est pas à négliger. Il avait créé, avec Cantat, les chœurs antiques de la trilogie théâtrale Des femmes du metteur en scène libano-québécois Wajdi Mouawad en juin 2011. On se rappelle de la controverse.
Mais il est tout de même vrai que Cantat porte à lui-seul la grande part de la pression et de l’intérêt envers ce projet. Première offrande post-Noir Désir officielle, près de dix ans après l’affaire de Vilnius (le meurtre de sa petite amie Marie Trintignant en 2003), et le suicide de sa conjointe et mère de ses enfants Krisztina Rády en janvier 2010, l’artiste a du plomb dans la bio et le coeur forcément lourd comme du granite. À la lumière des récentes révélations au sujet du suicide de Rády, alors qu’un ouvrage soulevait des soupçons de violence conjugale, voire de menaces de mort, l’affaire prend des proportions qui dépassent le simple entendement d’un disque de chansons comme un autre.
Ironiquement, Cantat a toujours été un poète rock viscéral, qui criait la révolte, crachait la dénonciation et hurlait la liberté dans le Noir Désir des années 1990, et semblait se diriger vers un spleen, voire une romance touchante au tournant du millénaire, avec l’inoubliable Des visages des figures.
Avec Cantat, il a toujours été question de principes, de droiture, d’intégrité, de liberté, de redevabilité : tous des principes qui ne peuvent plus être abordés avec autant d’abandon et même, à la limite, qui reviennent le hanter à la lumière des événements des dix dernières années.
Il n’est donc pas surprenant de retrouver, dans ce nouvel album, des textes lourds, personnels, introspectifs, chargés de double-connotations (notamment sur Ange de la désolation, qui provoque un malaise lorsqu’on s’y arrête). Il est question de ses années en prison – d’ailleurs, on le sent encore emprisonné – et de Trintignant.
La musique ne va pas du tout à contresens de ce sentiment. Le ton y est mélancolique, fragile, vulnérable, les tempos sont lents ou modérés. Le rock mordant à la Noir Désir s’insère ici et là, retentit sur Le creux de ta main, mais laisse plus souvent le plancher aux guitares acoustiques et aux poussiéreuses sonorités folk Americana.
Lorsque Cantat tente le sarcasme sur Sa majesté, ce n’est pas très convaincant. Ses morceaux rock à l’Américaine ressemblent plutôt à des subterfuges pour éviter d’aborder l’évidence. Une reprise d’Avec le temps de Ferré vient s’insérer au lot. Pas très réussie musicalement parlant. Drôle d’orientation.
Tout ce qu’il y a de vrai sur Horizons, ce sont ces (heureusement nombreuses) chansons où Cantat pose sa voix abîmée, voire abattue, qui trahit le poids immense qui pèse sur les épaules du principal intéressé.
On dit souvent que la douleur nourrit les vrais artistes : on n’est pas dans la petite douleur ici. Ce qu’il manquera au public pour l’apprécier, c’est sans doute le recul. Et ce sentiment de culpabilité d’apprécier une oeuvre qui pourrait trop facilement réhabiliter le monstre génie…
Il n’en demeure pas moins que deux pièces d’anthologie s’insèrent sur cet album : Droit dans le soleil, sublimissime chanson co-écrite avec Wajdi Mouawad, et Horizon, qui évoque la prison dans les textes et exploite cette thématique de brillante façon avec la construction magistrale d’une tension qui explose au final.
Premier album « post-apocalypse » comme disaient les Français. Un disque transitoire qui démontre que l’artiste est durement affaibli, mais pas mort.
Visiblement, il y aura autre chose de plus grand. Pour l’instant, il faut traverser le Détroit.


https://www.sorstu.ca/critique-album-detroit-horizons/





Bertrand Cantat s'exprime sur le succès de Détroit : "C'est la rue qui parle"
LUNDI 16 DÉCEMBRE 2013

Un mois après avoir opéré son retour dans les bacs sous le nom de Détroit avec son acolyte Pascal Humbert, Bertrand Cantat sort de l'ombre pour s'exprimer au sujet du succès qu'il rencontre avec l'album "Horizons" et la tournée qui se jouera à guichets fermés au printemps prochain.

Crédits photo : DR.
Avec plus de 60.000 exemplaires vendus en seulement quatre semaines, l'album "Horizons" du groupe Détroit est déjà un succès. Et pourtant, le pari n'était pas gagné d'avance car Détroit n'est autre qu'un duo formé par Pascal Humbert et... Bertrand Cantat, ancien leader du groupe Noir Désir et personne n'a oublié la triste histoire du chanteur l'ayant conduit tout droit en prison à Vilnius, en Lituanie. L'an dernier, la biographie de Noir Désir, "A l'envers, à l'endroit" de Marc Besse, a mis le feu aux poudres en faisant passer Bertrand Cantat pour « une ordure ». Le temps ayant fait son effet et le label Barclay (Universal Music) a fait confiance aux talents du chanteur et le groupe Détroit peut aujourd'hui afficher un bilan très positif d'un point de vu commercial et artistique qui fera taire les mauvaises langues. « Quand j'ai eu ce disque dans les mains, après tout ce que j'ai traversé, c'était peut-être plus fort que le premier disque dans ma vie, avec Noir Désir » a d'ailleurs confié Bertrand Cantat à la radio France Bleu Gironde.

"Ça se passe vraiment entre nous et les gens"

Interrogés par le journaliste José Ruiz, les deux musiciens ont accepté de sortir de l'ombre. Cet entretien dévoilé aujourd'hui est le premier que la formation Détroit accorde depuis la sortie de l'album "Horizons" le 18 novembre. L'occasion pour les deux amis de remercier le public qui s'est également précipité dès l'ouverture de la billetterie pour acheter les places de leur tournée qui démarrera au printemps prochain. « Oui ça nous a fait très très plaisir, parce que là c'est la rue qui parle » a confié Pascal Humbert, faisant indirectement référence au tollé médiatique suscité par l'annonce du retour en bacs de Bertrand Cantat. L'ex-Noir Désir se voit quant à lui déjà sur scène : « Je ne sais pas comment on va la vivre » a-t-il ajouté en parlant de cette tournée qui fera escale à Paris, à La Cigale, du 1er au 6 juin 2014.

Muet ces dernières semaines, Bertrand Cantat se satisfait de ce retour pour lequel il n'a pas eu besoin de faire beaucoup de promotion. « Ça se passe vraiment entre nous et les gens, c'est génial, c'est pur, sans interférence » a-t-il expliqué, estimant que ses prochaines représentations ne nécessiteront pas de mesures de sécurité particulières, même s'il se dit « vigilant » : « C'est beaucoup plus virtuel qu'autre chose, c'est beaucoup plus médiatique qu'autre chose, ce n'est pas les gens, on n'a jamais eu peur de la rue ». Confiants, Bertrand Cantat et son acolyte peuvent l'être : presque toutes les places pour la tournée en province, de même que celles pour les concerts à La Cigale, ont été vendues. C'est la raison pour laquelle le tourneur Uni-T a ouvert la location pour trois shows supplémentaires les 13, 14 et 15 octobre 2014 à l'Olympia.

Jonathan HAMARD

//www.chartsinfrance.net/Bertrand-Cantat/news-89638.html






Les nouveaux "Horizons" de Bertrand Cantat
LE MONDE | 18.11.2013 Par Stéphane Davet

Douze ans après Des visages des figures, ultime opus de l’aventure studio de Noir Désir, voici l’album du retour artistique de Bertrand Cantat. Depuis 2007 et sa sortie de prison, où il avait été incarcéré, en 2003, pour le meurtre de sa compagne, Marie Trintignant, ses tentatives pour renouer avec son métier, la chanson, sont passées par des retrouvailles avortées avec son groupe historique, une collaboration théâtrale (avec Wajdi Mouawad), l’enregistrement de duos (Shaka Ponk, Brigitte Fontaine…) et des réapparitions scéniques. Une réinsertion publique parasitée par le passé et des polémiques qui n’épargneront pas Horizons, le disque que Cantat publie, lundi 18 novembre, sous le nom de Détroit, le duo qu’il forme avec Pascal Humbert.
Après l’annonce, fin 2010, de la séparation de Noir Désir, Bertrand Cantat s’est associé à cet ami ex-bassiste du groupe Passion Fodder – ce dernier ayant ensuite accompagné d’autres formations, telles 16 Horsepower, ou Wovenhand, dominées par une intensité blues.
On retrouve dans Détroit ce goût partagé pour les réinterprétations assombries des racines américaines – folk, blues, country, rock. Réalisé avec Bruno Green, Horizons se déploie au rythme ralenti de ces musiques évoquant de grands espaces, riches de souffrances et d’espoir de renouveau.
Dans Noir Désir, l’incandescence de Cantat se confrontait à l’inventivité abrasive du guitariste Serge Teyssot-Gay. Avec Détroit, il se repose souvent sur la chaleur et la puissance de la basse de Pascal Humbert. A la guitare, le chanteur dessine davantage des paysages que des mélodies, quand sa voix insiste plus sur les couplets que sur les refrains.
L’ambition poétique mariée à la fureur du rock a été un des atouts de Noir Désir, et parfois l’une des faiblesses d’un auteur se laissant piéger par l’emphase. Avec Ma muse, Horizons débute par un jeu d’allitérations – « ça m’amuse que tu sois ma muse/Dis-moi si ça t’amuse aussi » –, plus proche d’un concours de poésie lycéenne que de Mallarmé. Moins naïve sur le reste de l’album, sa plume retrouve les accents de « Noir Déz » dans deux emballements électriques – Le Creux de ta main et Null and Void – et le texte le plus politique du disque, Sa majesté. Elle plonge ailleurs dans une densité émotionnelle et autobiographique qui ne manquera pas de provoquer frissons et malaises.
FANTÔMES
Disponible depuis le 30 septembre, la valse sombre de Droit dans le soleil évoquait déjà les fantômes de Vilnius. Horizons décrit aussi le cauchemar des nuits de prison. Mais comme dans Ange de désolation, où il rappelle l’intensité de son amour disparu, Cantat le prend à témoin de l’acharnement médiatique (« Au dehors le spectacle abject continue/Et tous les doigts pointés en déluge de papier/Envahissent les avenues »), sans sembler se souvenir que cet amour fut aussi sa victime. Même si Cantat n’a jamais aussi bien chanté, cet égocentrisme a des allures de déni et d’indécence.
Enfin, la reprise d’Avec le temps de Léo Ferré ressemblerait même à une provocation. C’est pourtant dans cette version, à la grandiloquence refroidie par des pulsions électro, que percent le plus franchement remords et désespoir.


//www.lemonde.fr/culture/article/2013/11/18/les-nouveaux-horizons-de-bertrand-cantat_3515608_3246.html






Exclusif : Bertrand Cantat parle aux Inrocks
22/10/2013

Dix ans depuis le drame de Vilnius. Dix ans qu’il ne s’était pas exprimé dans les médias. Alors que Noir Désir est dissous et qu’il revient avec un nouveau groupe, Détroit, entretien exclusif avec Bertrand Cantat, un homme qui ne se cherche pas d’excuses mais qui ne peut survivre sans la musique. A paraître dans les Inrocks mercredi 23 octobre.

“Quand il parlera…” C’était la seule promesse, depuis plus de dix ans, de l’entourage le plus direct de Noir Désir et Bertrand Cantat à nos demandes d’interviews. On voulait lui parler non pas pour le disculper, le poser en victime : Bertrand Cantat, de ses mains, avait commis l’irréparable, l’indicible et avait été jugé pour cela. Pas question, donc, de refaire son procès – lui-même avait tout reconnu.  Si on voulait lui parler, c’était qu’au-delà de la consternation causée par la mort de Marie Trintignant, au-delà de l’effroi face à ce meurtre passionnel absurde, on ne reconnaissait pas le Bertrand Cantat décrit par une certaine presse qui avait largement battu en dégueulasserie, lynchage et enquêtes bâclées les tabloïds anglais que la France sait si bien montrer du doigt. L’homme a donc été condamné, sans traitement de faveur, sans passe-droits. Il a purgé sa peine jusqu’à son terme et c’est donc en homme libre qu’il est sorti de la maison d’arrêt de Muret.
Libre ? Contraint de vivre avec une suspicion permanente, jusqu’à être associé de manière douteuse au suicide de son épouse Krisztina Rády, Bertrand Cantat a découvert qu’il restait un homme traqué, tronqué, à qui on interdit d’exercer le seul métier qu’il connaisse. Comment peut-on refuser au chanteur la rédemption que l’on accorde, à juste titre, à tous les autres condamnésen recherche de réinsertion ? Ou alors, c’est ce “juste titre” qui est remis en question… On ne peut lui interdire le droit d’exercer son métier au nom de la morale, de la décence : ça serait nier le travail et les décisions des tribunaux, instaurer une autre forme de condamnation, à vie, une autre forme de justice. De cette vie nouvelle, Bertrand Cantat n’avait encore jamais parlé. On savait qu’il avait tout tenté pour relancer l’aventure chaotique de Noir Désir. Mais cette fois, le groupe de rock français le plus important de ce dernier quart de siècle n’a pas pu combler le fossé, devenu gouffre, de ses différences.
En ce début d’automne, le “quand il parlera” est devenu une réalité. Pour la première, et la dernière fois sans doute, Bertrand Cantat s’est exprimé, lors d’un entretien de trois heures. Sur Vilnius, l’amour fou, la mort de Marie Trintignant, sa culpabilité de tous les instants, ses remords éternels, le suicide de Krisztina Rády ou, aussi dérisoire soit-elle au regard du désastre, la fin de Noir Désir. Grave et concentré, Bertrand Cantat ne s’est jamais défilé. Il sait que son retour à la vie civile sera compliqué, mais la musique est revenue le chercher. Avec le fidèle et discret Pascal Humbert, il a formé Détroit, groupe ouvert qui sortira Horizons, le 18 novembre.
Chacun cherchera, dans les textes, des clés pour éclairer ce vaste trou noir. Chacun y verra ce qu’il souhaite y trouver, refera les comptes de Cantat avec la justice. Lui sait ce qu’il a fait, qu’il ne peut y avoir de pour ou de contre quand une jeune femme est morte. En vous fixant de son regard délavé, il demande juste le pardon de ceux que son geste de folie a entraînés dans ce tourbillon de malheur et de vies brisées. Il le sait, de toutes les prisons, il en est une dont il ne sortira jamais vivant : Bertrand Cantat.


//www.lesinrocks.com/2013/10/22/musique/exclusif-bertrand-cantat-parle-aux-inrocks-11438168/





Bertrand Cantat, ce que ne dit pas l'interview des Inrocks
Par Olivier Nuc
Publié le 23/10/2013 à 11:46

Le premier entretien de Bertrand Cantat en dix ans a été donné à l'hebdomadaire culturel. Il laisse plusieurs questions en suspens.

Alors que la chanson Droit dans le soleil était dévoilée, le 30 septembre dernier, Olivier Caillart, patron du label Barclay, avait affirmé que Bertrand Cantat s'exprimerait dans la presse, sans donner plus de précisions. À peine un mois avant la sortie de l'album du groupe Détroit, formé par Pascal Humbert et l'ancien chanteur de Noir Désir, celui-ci s'est longuement exprimé dans l'hebdomadaire Les Inrockuptibles , paru ce mercredi matin. En choisissant les colonnes du magazine, Bertrand Cantat réaffirme son lien avec la publication. En décembre 1997, Bertrand Cantat avait été rédacteur en chef invité du journal, quelques mois après la parution de l'album 666 667 Club.
En choisissant Jean-Daniel Beauvallet, rédacteur en chef des pages musique, pour son premier entretien en dix ans, Bertrand Cantat a sélectionné une personne de confiance. En employant le tutoiement, le journaliste affirme d'emblée sa proximité avec le chanteur. Quitte à susciter une certaine gêne. Le ton de l'entretien est très empathique, comme une conversation entre amis à laquelle les lecteurs sont priés d'assister en silence. En posant une série de questions sur la musique avant d'entrer dans le vif du sujet, le journal justifie la place accordée à cette interview, donnée à Bordeaux pendant trois heures. En affirmant: «On ne veut ma parole que pour alimenter le cirque», Cantat fait preuve de lucidité. Mais est-il pour autant conscient que cette nouvelle prise de parole va décupler cet effet?
On aurait aimé des questions plus offensives et moins compassionnelles
Les confidences de Bertrand Cantat ne portent que très peu sur la musique et les circonstances de son retour à la scène. L'homme profite de l'occasion pour donner sa version des faits, dans le drame qui a coûté la vie à Marie Trintignant en 2003 à Vilnius. «Je ne me souviens plus de quel état on était - et pas seulement émotionnellement», lâche-t-il. On aurait aimé une relance du journaliste face à cette forme d'aveu en creux. Tout comme on aurait apprécié des questions plus offensives et moins compassionnelles. Loin de rejeter l'ensemble de la presse dans son traitement de l'affaire, Bertrand Cantat réserve ses flèches à nos confrères de Paris Match, avec un mépris affiché.
Alors que l'enquête au sujet de la mort de la mère de ses enfants est relancée, l'évocation de la mort de la mère de Bertrand Cantat a quelque chose d'indécent. Une impudeur creusée par l'intervieweur. On doute que Bertrand Cantat s'exprime à nouveau dans les semaines qui viennent. Prochaine étape: la sortie du disque et les concerts, qui seront, là encore, largement commentés.

//www.lefigaro.fr/musique/2013/10/23/03006-20131023ARTFIG00335-bertrand-cantat-ce-que-ne-dit-pas-l-interview-des-inrocks.php






Bertrand Cantat aux Inrocks : "J'ai été jugé"
 24-10-2013

JUSTICE – Les Inrocks ont frappé fort. Dans une interview fleuve accordée au magazine culturel, Bertrand Cantat se livre comme il ne l'a jamais fait depuis le drame de Vilnius. L'ex-leader de Noir Désir évoque la mort de Marie Trintignant, le suicide de Kristina Rady, le traitement médiatique de ces deux affaires, mais aussi sa nouvelle vie.

Bertrand Cantat se livre dans Les Inrockuptibles. 

C'est sa première interview depuis les drames de Vilnius et le suicide de sa compagne, Kristina Rady. Et ce sera sans doute la dernière. Dans le dernier numéro des Inrocks, en kiosque ce mercredi, cinq pages sont consacrées aux confessions de l'ancien leader de Noir Désir, de retour sur le devant de la scène musicale après dix ans de marasme personnel et judiciaire. Au fil des pages, l'homme se livre sur ce qu'il s'est passé à Vilnius, tance les médias, évoque le présent, son futur et ses regrets éternels. Morceaux choisis.
Le drame de Vilnius : "J'ai commis l'irréparable"
Tout a été dit ou presque de cette nuit du 26 juillet 2003. Cette nuit-là, Bertrand Cantat et Marie Trintignant se disputent. Il la frappe, elle s'effondre. Cinq jours plus tard, elle décède des suites de ses blessures. De cette nuit tragique, le chanteur avoue n'avoir "rien compris à ce qu'il s'était passé dans l'action" mais reconnaît avoir "commis l'irréparable" sans se considérer comme "le dernier des salauds". 

La vie en prison : "Il fallait affronter la mort, l'absence"
Le 29 mars 2004, Bertrand Cantat est condamné à huit ans de prison pour "meurtre commis en cas d'intention indirecte indéterminée". Transféré à la prison de Muret, près de Toulouse six mois plus tard, il en sortira en 2007. Au cours de ces longs mois passés derrière les barreaux, l'homme avoue avoir fait du yoga, le seul moyen trouvé pour "échapper à cette douleur insupportable, permanente", dit-il.
A l'isolement, il n'avait le droit de parler à personne, était dans l'impossibilité de dormir, et était "abruti par les médicaments". Ecrire lui était impossible. Il "rêvait d'exploser pour qu'on [lui] fiche la paix". Par exploser, Cantat parle de suicide. Chose qu'il ne fera jamais : sa responsabilité vis-à-vis de ses enfants l'a rattrapée et il était surveillé 24 heures sur 24. Il tient "grâce à l'amour que je reçois de l'extérieur".
Les médias : "Le cirque"
Le sentiment de Bertrand Cantat est que son histoire d'amour avec Marie Trintignant lui a été "volée" par la presse. Il estime que "[son] témoignage et [sa] vision n'ont pas eu le droit de cité". "On ne veut ma parole que pour alimenter le cirque (…) Le fait que j'aime tant Marie a été gommé de mon histoire", confie t-il.
Le suicide de Kristina Rady : "C'est affreux d'être devenu le symbole de la violence contre les femmes"
Lorsqu'il évoque le suicide de sa femme en 2010, L'ex-leader de Noir Désir parle de "raccourcis et d'accusations délirantes" le concernant. Des accusations "inacceptables", pour lui qui estime que l'impliquer dans cette mort permet de "continuer le feuilleton" et que le geste de Cini (le surnom de Kristina Rady) lui appartient. Des déclarations qui font écho aux révélations du coup de téléphone de Kristina Rady sur le répondeur de ses parents. Un message long de plusieurs minutes dans lequel cette dernière avoue avoir été frappée et vivre dans la peur aux côtés de Cantat. Mais lui estime que son geste lui appartient à elle et rien qu'à elle en raison de la "grande complexité".
Reconnaissant que cela a été "très difficile à vivre", le chanteur tance une nouvelle fois les médias en les accusant d'avoir "sali la mémoire de [leur] amour". Il considère que "tout a été fait pour qu'il ne reste rien de bien". La preuve ? Récemment, selon ses dires, les parents de Cini "sont venus passer une semaine chez nous, ça a été très chaleureux", confie t-il.
Et maintenant ? : "C'est le présent qui compte, je suis quelqu'un d'autre"
"Il faut que je réapprenne à vivre au présent". C'est ainsi que Cantat définit sa vie, dont les dix dernières années n'ont été qu'une succession de drames personnels. Aujourd'hui, il vit à Bordeaux, avec Milo et Alice, ses enfants.
Son album, composé avec Pascal Humbert sort le 18 novembre prochain, chez Barclay. Le label qui avait signé Noir Désir. "Je suis constamment dans la recherche de vérité (…) Je ne suis pas dans le déni de ce qu'il s'est passé. J'ai été jugé. J'ai évidemment accepté la justice, mais pas la vengeance", confesse t-il.


//www.metronews.fr/people/bertrand-cantat-aux-inrocks-j-ai-ete-juge/mmjw!TgCGpQBslUc2/






Bertrand Cantat sort un album sous le nom de Détroit: un retour bien orchestré
Publication: 29/09/2013

MUSIQUE - Dix ans après le drame de Vilnius, Bertrand Cantat fait lundi 30 septembre un retour très attendu sur la scène musicale, en dévoilant le premier extrait de son nouveau projet: Détroit, pour lequel il collabore avec le bassiste Pascal Humbert.
Droit dans le soleil, une chanson co-écrite au Liban avec le metteur en scène Wajdi Mouawad, sera disponible sur les plateformes de téléchargement. Le single sera mis à disposition des radios le même jour et on spécule encore sur l'accueil réservé au chanteur, condamné à huit ans de prison pour le meurtre de Marie Trintignant et libéré en 2007.
» Sondage: Bertrand Cantat a une mauvaise image mais a le droit de reprendre sa carrière
Droit dans le soleil sera le premier extrait de l'album écrit par les deux hommes, intitulé Horizons. Le disque sortira le 18 novembre, trois ans presque jour pour jour après la séparation de Noir Désir. Un retour méticuleusement orchestré?
Désir éphémère
Le dernier album studio de Noir Désir, Des visages, des figures, était paru en septembre 2001. Depuis, le groupe est resté solidaire de son chanteur attendant qu'il purge sa peine. Peu après sa sortie de prison, Bertrand Cantat se remet à répéter avec son groupe.
Si Noir Désir affirme travailler "sans pression, ni calendrier", deux titres inédits sont dévoilés sur internet. Gagnants/Perdants et une reprise de la chanson emblématique de la Commune de Paris, Le Temps des cerises confirment le retour musical et médiatique de Cantat dans sa formation d'origine.
La première chanson "a été enregistrée par Noir Désir, en réaction au contexte actuel, politique et humain", explique le groupe. "De la même façon, Le Temps des cerises est né d'un désir subit, d'une urgence même".
Le Temps des cerises:
Rupture
Mais ces titres sont en trompe l'oeil. Il est impossible pour Cantat de revenir sur scène avec Noir Désir. La brutale séparation à la fin de l'année 2010 est racontée avec brio par Marc Besse, ancien journaliste des Inrockuptibles, dans Noir Désir à l’envers, à l’endroit.
Le guitariste Serge Teyssot-Gay annonce son départ en raison de "désaccords émotionnels, humains et musicaux" avec Bertrand Cantat et d’un "sentiment d’indécence". Denis Barthe, le batteur confirme la fin du groupe.
"Quand il a envie de rompre parce que la situation ne lui convient plus, il pousse les gens au bout de leurs limites pour que ce soient eux qui mettent fin à l’histoire et lui évitent de prendre ses responsabilités. Il est dans une drôle de période. Depuis qu’il est sorti, il a beaucoup d’amis et de nouveaux amis."
Mise en scène
Pas à pas, le chanteur parvient quand même à reprendre contact avec le public. Ses premières apparitions provoquent une vive émotion. La colère de ses détracteurs est à la hauteur de la ferveur de ses fans, tandis que de nombreux observateurs hésitent entre curiosité et malaise.
Octobre 2010, 2000 personnes sont venues l'acclamer en invité "surprise" de ses amis du groupe Eiffel, chez lui près de Bordeaux. Un an plus tard, l'annonce de sa venue à Avignon provoque un tollé. Jean-Louis Trintignant refuse de jouer en présence du chanteur ce qui conduit Cantat à annuler sa participation.
Lors de la représentation à Avignon de la trilogie Des Femmes de Wajdi Mouawad, dont il avait composé la musique et dans laquelle il devait chanter, Fabienne Pascaud de Télérama s'interroge: "Cantat a purgé la peine fixée par la justice des hommes."
"Il a 'payé' devant la société. Jusqu’à quand, alors, faudra-t-il l’en bannir? Faut-il refuser à un artiste ce qu’on reconnaît à un citoyen: le droit de reprendre son métier? Parce qu’il est plus visible, plus exposé?"
La trilogie Des Femmes:
Collaboration
Progressivement, ses apparitions sur scène suscitent de moins en moins d'émoi et d'effervescence. Le chanteur refait son apparition sur disque aussi. Il apparaît d'abord discrètement au côté d'artistes bordelais, comme le slammeur Souleymane.
Il a ensuite offert un tube à Shaka Ponk, contribuant à l'explosion médiatique du groupe. Puis, il a largement posé son empreinte créative sur Folila le dernier album du duo malien Amadou et Mariam, dont il interprétait quatre titres.
Dans une interview à Sud-Ouest, il confiait au sujet de sa collaboration avec Amadou et Mariam: "L'investissement personnel est effectivement plus léger dans une aventure collective, car je ne porte pas l'album. Et cela me permet d'aller vers un ailleurs, de m'éloigner de moi."
Amadou & Mariam - Oh Amadou:
Réverb
Bien que "très minoritaires", certaines radios ont indiqué à la maison de disque que diffuser le single leur posait "un problème moral". "Ces mêmes radios à qui ça ne pose pas de problème de jouer de vieux morceaux de Noir Désir", souligne le directeur général de Barclay Olivier Caillart.
Un peu comme ces marques qui changent de nom en situation de crise, Bertrand Cantat se produira donc sous celui de Détroit, faux camouflage même si, au sujet du disque, le chanteur est resté encore plus discret, décrivant à Libération l'été dernier des bribes de son travail:
"Le questionnement est excellent dans une créativité. Jusqu'à un certain point. Jusqu'à ce que le questionnement soit paralysant. C'est-à-dire que la spontanéité n'est pas évidente à trouver par rapport à l'évidence et la bêtise du commentaire à venir."
"Il ne va pas s'exprimer à tort et à travers, il ne le faisait d'ailleurs pas à l'époque de Noir Désir", a indiqué Olivier Caillart. Jusqu'en août 2010, un contrôle judiciaire lui imposait de s'abstenir de produire tout ouvrage ou oeuvre audiovisuelle liée à la mort de Marie Trintignant et de ne pas s'exprimer publiquement sur ces faits.
Malgré le "pardon" des Français, exprimé dans le sondage du Parisien, seulement 6% des sondés exprimaient leur volonté de se procurer le nouveau disque du chanteur. Horizons sort le 18 novembre et devrait être défendu sur scène par Cantat.


//www.huffingtonpost.fr/2013/09/29/bertrand-cantat-detroit-album-retour_n_3997116.html







Bertrand Cantat : son album fait un bon démarrage
Publié le 27/11/2013
"Horizons", le premier album de Bertrand Cantat avec son nouveau groupe Détroit, a effectué un bon démarrage. Il s'est placé en 2e position du top album, la semaine de sa sortie.

Avec 32.000 exemplaires écoulés en une semaine, Horizons, le premier album de Détroit, le duo dont fait partie Bertrand Cantat, a connu un bon démarrage. Il est entré directement à la deuxième place du top album la semaine de sa sortie, a déclaré sa maison de disques Barclay (Universal) à l'AFP, mardi 26 novembre.

Horizons, publié le 18 novembre, représente la deuxième meilleure vente de la semaine, derrière l'indétrônable Racine carrée de Stromae et devant Les chansons de l'innocence retrouvée d’Étienne Daho, publié le même jour.
Premier album depuis la mort de Marie Trintignant

Détroit est un duo formé par Bertrand Cantat et le multi-instrumentiste Pascal Humbert. Bertrand Cantat n'avait plus publié de disque sous son nom depuis la mort de Marie Trintignant en 2003.

Le duo doit présenter Horizons sur scène en juin, avec trois concerts prévus à Paris.


//www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/musique/article/bertrand-cantat-son-album-fait-un-bon-demarrage-7767345592






"Horizons" : Cantat dit être "allé au cœur de l'intime" avec son nouvel album
Publié le 17/11/2013

"J'ai voulu éclairer par moi-même certains points avant de laisser la place à la musique et la poésie", explique Bertrand Cantat dans une interview à Sud-Ouest, avant la sortie de son disque lundi.
Le chanteur Bertrand Cantat, qui sort demain lundi 18 novembre un album en duo avec Pascal Humbert, ex-bassiste de Passion Fodder et 16 Horsepower, est revenu dans une interview au journal Sud-Ouest sur les raisons qui l’ont poussé à s'exprimer dans les média avant la sortie de ce disque. “J'ai voulu éclairer par moi-même certains points avant de laisser la place à la musique et la poésie", déclare-t-il notamment selon le site Internet du journal régional. 

Il s’est écoulé dix ans depuis le meurtre de Marie Trintignant qui a valu à Bertrand Cantat d'être condamné à huit ans de prison (il a été libéré en 2007, ndlr), mais le drame de Vilnius est toujours présent dans l’esprit du chanteur. Il hante certains textes de son nouvel album, Horizons, avec des chansons évoquant l'enfermement et l'amour. "Cela n'a pas été facile. J'ai beaucoup écrit, beaucoup gommé, mais je suis allé au cœur de l'intime. Je ne m'étale pas mais je ne pouvais pas faire comme si de rien n'était", se justifie-t-il à Sud-Ouest. 

Dans le long entretien qu'il a accordé le mois dernier aux Inrockuptibles, le chanteur confiait que l'idée de refaire un disque avait longtemps été "paralysante". "Il a fallu tout analyser - avec de l'aide, je ne le cache pas - pour recommencer: à quoi bon sortir un disque si c'est pour se faire défoncer? Mais un truc a fini par surgir de ces questions, de ce combat", disait-il.


//www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/musique/article/horizons-cantat-dit-etre-alle-au-coeur-de-l-intime-avec-son-nouvel-album-7766910209






"Horizons" : Bertrand Cantat renoue avec le rock dans sa nouvelle chanson
Par Raphaël Bosse-Platière | Publié le 15/11/2013
Bertrand Cantat sortira un nouvel album le 18 novembre 2013

AUDIO - Detroit, le nouveau groupe de Bertrand Cantat, a mis en ligne le titre "Horizons" ce vendredi, deuxième extrait de l'album du même nom attendu lundi 18 novembre.

Détroit (Bertrand Cantat, Pascal Humbert) - "Horizons"
Trois jours avant la sortie du premier disque de Detroit, le projet réunissant Bertrand Cantat et Pascal Humbert, un nouveau titre a été mis en ligne vendredi. Le morceau est intitulée Horizons, comme l'album qui sortira le lundi 18 novembre.

Les premières notes introduisent une chanson plutôt calme, à l'image de Droit dans le soleil, le premier extrait dévoilé à la fin du mois de septembre. La voix de Bertrand Cantat, l'ancien leader de Noir Désir, est délicatement posée sur un air de guitare, comme c'était déjà le cas dans certains morceaux comme Des armes ou A l'envers, à l'endroit.
Cantat fidèle à lui-même
Et s'il se contentait de jouer de la guitare dans la première ballade de Detroit, le chanteur de Aux sombres héros de la mer reprend ici son harmonica le temps de quelques interludes.

Quand arrive la troisième minute de la chanson, les guitares se saturent et la batterie - jusqu'ici inexistante - se manifeste enfin, donnat un ton résolument rock à Horizons. 

A trois jours de la sortie de son prochain album, les fans de Bertrand Cantat peuvent donc se rassurer. Car si Serge Teyssot-Gay et Denis Barthe, ses anciens compères de Noir Désir, ne figurent pas sur Horizons, les ingrédients de la recette qui ont fait le succès du groupe semblent être toujours présents dans la musique de Detroit.


//www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/musique/article/horizon-bertrand-cantat-renoue-avec-le-rock-dans-sa-nouvelle-chanson-7766837161





DETROIT (BERTRAND CANTAT / PASCAL HUMBERT)


"Si Bertrand Cantat voit le jour à Pau dans le département des Pyrénées- Atlantiques, le 5 mars 1964, c'est en Normandie que se déroule son enfance. En premier lieu à Lillebonne, à la cité du Clairval puis à Notre-Dame-de-Gravenchon, petite ville provinciale située en bord de Seine, entre Rouen et le Havre. Il effectue la majeure partie de sa scolarité au collège Louis-Pasteur où il commence à se frotter à l'écriture de textes intimistes. L'éducation musicale que lui donnent ses parents se borne alors à l'écoute de morceaux classiques ainsi qu'aux géants de la chanson française que sont Georges Brassens et Jacques Brel.
Très tôt Cantat cultive ses propres goûts musicaux et se passionne notamment pour les Doors et les textes sombres et poétiques de Jim Morrison. Tout en suivant de très près l'émergence du mouvement punk qui le marquera fortement, le désinhibera et l'incitera à se lancer corps et âmes dans la musique.
En 1980, ses parents déménagent dans le sud-ouest. Cantat fréquente alors le lycée Saint-Genès à Bordeaux. C'est là qu'il effectue une rencontre qui s'avèrera décisive pour la naissance de Noir Désir, celle de Serge Teyssot-Gay, d'un an son cadet. Les deux amis ont la musique comme passion commune. Ils décident de s'associer et partent à la recherche d'autres musiciens susceptibles de les rejoindre. Finalement c'est par le biais d'une petite annonce que les deux amis dénichent les deux autres membres du groupe : Denis Barthe officiera à la batterie tandis que Fréderic Vidalenc jouera de la basse. L'aventure du groupe qui révolutionnera la scène rock française peut vraiment commencer. Bertrand Cantat ne jouant d'aucun instrument hormis l'harmonica, devient tout naturellement le chanteur de la petite troupe. Le groupe prend alors le nom de Psychoz avant d'opter pour celui de Noir Désir.
C'est sur la scène que Bertrand Cantat s'épanouit pleinement et donne toute la mesure de son talent. Se dépensant sans compter, il ravit ses fans en interprétant ses chansons avec une intensité et une rage hors du commun. Ce qui lui vaut parfois de tomber en syncope comme lors d'un concert donné à Besançon. Il met à mal aussi ses cordes vocales d'où la nécessité d'une opération qui obligera le groupe à effectuer de longues plages de repos. Cantat en profite pour visiter le Mexique et se familiariser avec l'Amérique du Sud.
Parallèlement à son activité au sein de Noir Désir, Bertrand Cantat aime aussi à se frotter à d'autres univers musicaux. C'est ainsi qu'il donne de la voix auprès de Yann Tiersen, d'Alain Bashung, de Brigitte Fontaine ou encore de Denez Prigent.
La vie de Cantat bascule dans le drame lorsque le 27 juillet 2003 à Vilnius, en Lituanie, éclate une violente dispute avec sa compagne d'alors, Marie Trintignant. Des coups sont échangés. Le 1er août 2003 Marie Trintignant décède. Cantat est incarcéré avant d'être condamné par la justice lituanienne à huit ans d'emprisonnement. En 2004 il est transféré en France pour purger le reste de sa peine à la prison de Muret, en banlieue toulousaine. Il obtient une libération conditionnelle pour bonne conduite le 15 octobre 2007.
Alors qu'il tente de se reconstruire, un autre drame vient le frapper de plein fouet. Sa femme et la mère de ses deux enfants, Krisztina Rády, se donne la mort le 10 janvier 2010 à son domicile en présence de Cantat.
Il faut attendre la fin de l'année 2010 pour revoir Bertrand Cantat sur une scène lorsqu'il chante avec le groupe Eiffel trois chansons lors du festival les Rendez-vous de Terres Neuves à Bègles.
Il renouvelle l'expérience avec le groupe Shaka Ponk lors d'un concert donné au Zénith de Paris." Extrait du site officiel de Noir Désir.
Il collabore également au dernier album d'Amadou et Mariam.


//www.infoconcert.com/artiste/detroit-bertrand-cantat--pascal-humbert-127888/biographie.html






“Horizons” de Détroit : le retour post-apocalypse de Bertrand Cantat
Detroit - Horizons

Premier album post-Noir Désir de Bertrand Cantat, parfaitement accompagné. Ceci est une critique musicale.
D’emblée, évacuer de l’horizon ce qui n’a pas lieu d’y être. Horizons n’est pas une pièce au dossier mais un album, le premier post-Noir Désir, post-apocalypse et post-traumas, de Bertrand Cantat. Un album coécrit et joué avec Pascal Humbert – jadis membre de Passion Fodder et 16 Horsepower, deux groupes frères de Noir Désir, autant hantés par la route et les mythes du rock américain. Il y a un an et demi, les deux hommes s’étaient déjà retrouvés pour un album en hommage à Jeffrey Lee Pierce, le défunt chanteur du Gun Club. Puis il y a eu Chœurs, la musique composée par Cantat et Humbert pour une pièce du metteur en scène Wajdi Mouawad en 2011. Premiers pas, à foulées longues, vers Horizons.
Ce qu’on entend et reconnaît d’abord, c’est la voix de Bertrand Cantat, cordes vocales en cuir mouillé et râpé, qu’on retrouve très proche de celle d’il y a quinze ans, juste un peu moins lyrique. Bertrand Cantat est l’ancien chanteur de Noir Désir, et ça s’entend dans Horizons, qu’on peut écouter comme un lointain affluent échappé des méandres de Des visages des figures, le dernier album du groupe. Sans Le vent nous portera. Ici, le vent souffle rarement (encore que, ça fouette sur la très belle Le Creux de ta main), mais il y a de l’électricité dans l’air, l’orage se rapproche. Des chansons plutôt lentes, parfois terrassées, des microrythmes hypnotiques, des guitares en arpèges et d’autres comme des éclairs diffractés, quelques chœurs presque gospel et la basse à la place du moteur.
Du rock élémentaire, précis et concentré. A la fois félin et rampant, qui toujours retombe sur ses pattes, et continue à avancer. Totalement raccord avec sa pochette, cet album rappelle de lointains et bons souvenirs de desert-rock américain des années 80-90. On pouvait s’en douter, l’ambiance n’est pas à la grosse déconne. Dans les textes de Cantat, on suit des traces autobiographiques : des mots et des maux, “ange de désolation”, “le rythme carcéral/ Passe par la tuyauterie/Un dialogue de misère/ Pour dire qu’on est en vie”… De la stupeur, de la tristesse infinie. Et des horizons, résumés en deux phrases : “Que plus jamais personne ne nous oblige à vivre/En mettant dos à dos spirituel et sensuel”, “On mixera la voûte céleste/Avec le macadam”. A propos du blues, l’immense Dick Annegarn parlait d’“effondrement par le haut”. Et c’est peut-être ce blues-là, cette transcendance sans dieu, pour exister après l’enfer, que raconte Horizons.

par Stéphane Deschamps
le 29 novembre 2013

//www.lesinrocks.com/musique/critique-album/detroit-bertrand-cantat-horizons/






Lille :

Bertrand Cantat (Détroit) en concert à l'Aéronef le 14 mai 2014
L'ex-chanteur de Noir Désir sera en concert à l'Aéronef avec son nouveau groupe Détroit le 14 mai 2014. Un concert très attendu par les fans d'un chanteur qui n'a plus fait de tournée depuis plus de 10 ans. Les places sont en vente depuis ce jeudi matin.
Publié le 05/12/2013

A Paris, les billets pour les concerts parisiens de Détroit (Bertrand Cantat + Pascal Humbert) sont partis en seulement quelques minutes. A Lille, on peut s'attendre au même type d'engouement. Noir Désir comptait de nombreux fans et Bertrand Cantat suscite toujours beaucoup de "curiosité" et d'intérêt artistique.

La mort de Marie Trintignant, son ex-compagne, en 2003, ses huit ans de prison pour homicide, le suicide de la mère de ses deux enfants en 2010 : Bertrand Cantat a fait la une de la rubrique "faits-divers-justice" ces dernières années. A-t-il "le droit" de remonter sur scène ? Est-il décent, normal de le voir chanter ? Faire de nouveau de la musique, apparaître dans les médias ? Le débat a souvent été lancé ces dernières années. Bertrand Cantat y a répondu en fondant le groupe Détroit avec Pascal Humbert.

Le spectacle est produit par "A gauche de la lune", promoteur local (basé à Lille) de la tournée de Détroit (Il loue l'Aéronef qui n'est donc pas le producteur de ce concert). Un promoteur qui juge le projet artistique intéressant : "Nous ne sommes pas là pour juger. Nous, on est là pour la musique. Bertrand Cantat a fait ce qu'il a fait. Il a payé sa dette. Nous n'avons pas à le juger."

"Noir Désir a marqué l'histoire du rock. Bertrand Cantat reste un artiste, un grand, son disque est très beau. C'est cet artiste, ce camarade de longue date, ce sont les gens qui travaillent à ses côtés. J'avais envie d'accueillir", explique également au quotidien La Montagne Didier Veillault, le directeur de la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand, où Détroit débutera sa tournée.

Les billets pour le concert de Détroit à l'Aéronef le 14 mai 2014 sont en vente depuis ce jeudi matin (1945 places disponibles).

//nord-pas-de-calais.france3.fr/2013/12/05/lille-bertrand-cantat-detroit-en-concert-l-aeronef-le-14-mai-2014-371441.html





Bertrand Cantat

Bertrand Cantat, né le 5 mars 1964 à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, est un chanteur et musicien français. Membre de Noir Désir de ses débuts jusqu'en 2010, il rencontre le succès avec ce groupe, considéré comme l'un des plus grands du rock français. Il est connu pour son écriture poétique, ses interprétations puissantes, et aussi pour son engagement à gauche tout au long de sa carrière. Il est également connu pour l’homicide de sa compagne Marie Trintignant commis en 2003 à Vilnius en Lituanie et pour lequel il a été condamné à huit ans de réclusion. Depuis sa remise en liberté partielle en 2007, puis totale en 2010, et la dissolution de Noir Désir la même année, il fait un retour progressif à la scène au travers de participations en duo avec d'autres artistes ou de collaborations théâtrales.
Biographie
Origines et famille
Bertrand Cantat, naît à Pau, mais passe sa jeunesse en Normandie, d'abord à Lillebonne où il habite à la cité du Clairval, puis à Notre-Dame-de-Gravenchon, où ses parents (son père est militaire avant de retourner dans le civil ; sa mère est institutrice puis devient mère au foyer1) emménagent dans une maison de la rue Maryse-Bastié[réf. nécessaire] avec son frère, Xavier Cantat devenu photographe et élu écologiste en 2008 à la mairie de Villeneuve-Saint-Georges et compagnon de Cécile Duflot2. Il fréquente le collège Louis-Pasteur. Déménageant de la région du Havre, sa famille s'installe à Bordeaux en 19801. Vers l’âge de onze ans, il écoute le groupe américain MC5. Ses parents à la maison ne passent que très peu de disques, musique classique, Georges Brassens et Jacques Brel, mais poussent leurs enfants à la lecture1. À treize ans, il commence à écrire des textes. Il découvre les Doors. L’arrivée du punk l’encourage à jouer dans un groupe. Par la suite, il se passionne pour le Gun Club, formation de Jeffrey Lee Pierce.
Formation et débuts de Noir(s) Désir(s)
En classe de seconde au lycée Saint-Genès à Bordeaux, seize ans, il rencontre Serge Teyssot-Gay, dix-sept ans, et, grâce à une petite annonce, les autres futurs membres du groupe Noir Désir : Denis Barthe qui joue de la batterie et Frédéric Vidalenc de la basse. Bertrand Cantat à l’époque ne sait jouer d’aucun instrument, il opte donc pour le chant. Le jeune groupe bordelais se baptise un temps Psychoz, d'inspiration new wave — avec lequel il gagne un tremplin rock organisé par FR3. 6.35 sera un autre nom puis Noirs Désirs (au pluriel). Bertrand Cantat répète avec ses amis en amateur entre 1981 et 1984.
Au cours de ces premières années, Noir Désir se produit dans les bars de Bordeaux, notamment au Chat Bleu. En ce début des années 1980, Bordeaux foisonne de groupes : Camera Silens, Parfum de Femme, Les Exemples, Gamine, Les Standards, Strychnine, etc. Jusqu’en 1984, il y a une forte émulation entre les formations, de nombreux concerts et même un festival, Les Boulevards du Rock.
En 1986, Noir Désir réalise une maquette. Theo Hakola, ancien chanteur d’Orchestre rouge, et à l’époque leader de Passion Fodder, l’écoute et décide d’aider le groupe. Par son intermédiaire, les Bordelais rencontrent Philippe Constantin de chez Barclay et signent un contrat pour un an renouvelable sous le nom Noir Désir (au singulier). Theo Hakola produit par ailleurs le premier album du groupe Où veux-tu qu'je r'garde ? en 1987. En deux mois, ce premier essai se vend à 5 000 exemplaires. Noir Désir tourne en France et se produit à Paris, notamment au Rex Club.
Succès de Noir Désir
En 1988, le groupe prolonge son contrat avec Barclay. À la fin de l’année, ils enregistrent, à Bruxelles, leur premier véritable album. Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient), produit par Ian Broudie (leader des Lightning Seeds, et connu pour avoir façonné le son d'Echo and the Bunnymen), paraît en 1989. L’énergie du deuxième opus est plus contenue, maîtrisée que celle du précédent. Aux sombres héros de l'amer entre au Top 50, et le disque se vend à plus de 150 000 exemplaires. Face à ce succès, Noir Désir refuse de faire sa promotion dans les émissions grand public à la télévision. Le groupe préfère se défendre sur scène, accompagné par le violoniste François Borie, et s’embarque pour une longue tournée en France (à Paris, Élysée Montmartre et Olympia à guichets fermés, Eurockéennes de Belfort, Francofolies de La Rochelle, Printemps de Bourges, etc.), URSS, Canada, et Tchécoslovaquie. En concert, Noir Désir donne son maximum et Bertrand aborde la scène comme une séance de chamanisme. Il alterne transes et périodes plus calmes.
Il doit s'arrêter de chanter en 1989 lorsque, déjà éprouvé par des cordes vocales endommagées, il tombe en syncope sur scène lors d'un concert (à Besançon). Finalement, il devra être opéré en 1994 après la très intense tournée de l'album Tostaky.
Du ciment sous les plaines sort en février 1991. Sans promotion ni tube, l’album se vend à plus de 120 000 exemplaires. Noir Désir reprend la route en compagnie de François Borie, jusqu’en juillet 1991, avec plusieurs passages à guichets fermés à l'Élysée Montmartre à Paris, un détour par Bruxelles et par Tōkyō. Le groupe en sort éreinté et Bertrand Cantat rencontre de sérieux problèmes avec ses cordes vocales. Noir Désir s’octroie alors de longues vacances. Bertrand, lui, s'en va quelque temps au Mexique.
Tostaky (contraction de todo está aquí3) paraît début décembre 1992. La voix de Cantat est moins placée en avant que précédemment. Tostaky (le continent) entre à la première place du Top 50 et l’album est disque d’or peu de temps après sa sortie.
En novembre 1996, l'album 666.667 Club, paraît ; Fred Vidalenc est remplacé par Jean-Paul Roy à la basse. Musicalement, ce nouvel opus navigue entre morceaux rock (Fin de siècle, L'Homme pressé, Un jour en France, Comme elle vient, Lazy, etc.) et d’autres aux tempos plus lents (À la longue, Ernestine avec Félix Lajkó au violon, À ton étoile, Septembre en attendant composé par Fred Vidalenc). Akosh S. joue du saxophone, de la bombarde et de la clarinette basse sur certains titres. Il y apporte une touche de free jazz et donne des consonances orientales à l’instrumental 666.667 Club ouvrant l’album. Début 1998, 666.667 Club dépasse les 700 000 ventes. Noir Désir participe à Aux suivants, disque hommage à Jacques Brel, et il reprend Ces gens-là.
En décembre 1998, Bertrand Cantat participe à la Black session de Yann Tiersen et interprète À ton étoile avec un quatuor à cordes (cet enregistrement sort en novembre 1999). Il tourne également aux côtés d’Akosh S..
Bertrand multiplie les collaborations : avec Alain Bashung, Volontaire sur Climax, album compilation de ce dernier paru en 2000, avec Têtes Raides (L’Iditenté sur Gratte poil en 2000), Brigitte Fontaine (Bis Baby Boum Boum avec tout le groupe sur Kékéland, et L'Europe sur Des visages des figures en 2001), Denez Prigent sur la chanson Daouzek hunvre (douze rêves) tiré de l'album Irvi, etc.
Le groupe reprend, en 2001, Le Roi de Georges Brassens sur l'album hommage Les Oiseaux de passage. Dès juillet 2001, le single Le vent nous portera, ballade avec Manu Chao à la guitare et Akosh S. à la clarinette, envahit les ondes, précédant la sortie de l'album Des visages des figures en septembre.
Homicide de Marie Trintignant
Depuis fin 2002 Bertrand Cantat ne vit plus avec sa femme Krisztina Rády et entretient une liaison avec Marie Trintignant. Le 27 juillet 2003, au cours d'une dispute, Bertrand Cantat frappe à plusieurs reprises cette dernière4. Marie Trintignant meurt de ses blessures le 1er août 2003. Les faits ayant eu lieu en Lituanie à Vilnius, il est condamné par la justice lituanienne le 29 mars 2004 à huit ans d'emprisonnement pour « meurtre commis en cas d'intention indirecte indéterminée5 ». Le 28 septembre 2004, Bertrand Cantat est transféré à la prison de Muret, près de Toulouse4.
En 2007, pour bonne conduite, Bertrand Cantat bénéficie de plusieurs permissions de sorties très discrètes et dépose le 22 juillet une demande de libération conditionnelle à laquelle le parquet ne s'oppose pas. Le 15 octobre, celle-ci est accordée6,4. Libéré après avoir purgé la moitié de sa peine, il s'engage à se soumettre à des mesures de contrôle judiciaire et d'assistance psychologique pendant un délai d'un an7 et à ne pas s'exprimer publiquement sur l'affaire Trintignant8. La mère de la victime, Nadine Trintignant, s'est opposée à cette libération par l'envoi d'une longue lettre au juge d'application des peines, ainsi qu'au Figaro, dans laquelle elle déplore « un signal négatif » donné à l'opinion publique en matière de violences faites aux femmes7.
Le 29 juillet 2010, son contrôle judiciaire prend fin, sa condamnation se trouvant, sept ans après l'homicide, entièrement purgée9.
En 2005, Hubert-Félix Thiéfaine place sur son album Scandale mélancolique la chanson Télégramme 2003 dédiée à Bertrand Cantat et à sa vie depuis sa condamnation. Les Fatals Picards font de même en 2012 dans la chanson Noir(s).
Depuis 2010
Noir Désir est en hiatus entre 2003 et 2008 suite à l'incarcération de Bertrand Cantat. Le 12 novembre 2008, le groupe propose deux nouveaux morceaux en téléchargement gratuit sur son site officiel : un titre inédit, Gagnant / Perdant puis une reprise du Temps des cerises. Pour cette reprise, le morceau est enregistré avec Estelle et Romain Humeau à la basse et à la batterie, Serge Teyssot-Gay à la guitare et Bertrand Cantat au chant. Selon un message laissé sur le site, « La chanson, Gagnant / Perdant a été enregistrée par Noir Désir, en réaction au contexte actuel [de crise économique], politique et humain dans toute l’acception du terme. Impossible d’attendre pour la mettre à disposition ».
En dehors de ce message, le groupe fait le choix d'une politique de silence médiatique et ses membres comme sa maison de disques refusent de commenter la sortie de ces morceaux.
Suicide de Krisztina Rády
Sa femme Krisztina Rády, d'origine hongroise rencontrée lors du festival Sziget Festival à Budapest en 1993, qui est la mère de ses deux enfants, se suicide chez elle à Bordeaux, dans le quartier Nansouty, le 10 janvier 2010 alors qu'il est présent dans la maison familiale au moment des faits10. Malgré leur séparation en 2003, Krisztina Rády l'avait soutenu lors du procès relatif à l'homicide de Marie Trintignant, et le couple s'était reformé à la libération de Bertrand Cantat.
Une éventuelle responsabilité de Bertrand Cantat, alors encore sous contrôle judiciaire, dans la mort de Krisztina Rády a rapidement été écartée, à la suite de l'autopsie du corps le 11 janvier 2010, qui a confirmé le suicide par pendaison. De plus, une lettre d'adieu de la défunte a été retrouvée, dont le contenu n'a pas été rendu public par le parquet de Bordeaux « par respect pour ses proches et sa famille ».
En 2013, un ouvrage de Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard11 relance la polémique en reproduisant des messages téléphoniques laissés par Krisztina Rády sur le répondeur de ses parents et en évoquant ses déclarations sur la violence de son compagnon à son encontre et la peur de mourir sous ses coups12.
Retours sur scène
Le 2 octobre 2010, Bertrand Cantat remonte sur scène lors du festival Les Rendez-vous de Terres Neuves à Bègles. Sans ses trois acolytes de Noir Désir, il accompagne ses amis du groupe Eiffel pour trois chansons (À tout moment la rue, puis en clôture du concert Le Temps des cerises et Search and Destroy)13. Le 6 octobre 2010, le site de Télérama annonce que Cantat (seul) doit enregistrer dans un studio parisien un duo avec Brigitte Fontaine, Les Vergers (titre de 1975), qui figurera sur le disque L'un n'empêche pas l'autre sorti en 201114.
Finalement, le 30 novembre 2010, le batteur du groupe annonce la fin de Noir Désir suite au départ du guitariste15,16.
Le mercredi 16 mars 2011, le quotidien 20 minutes annonce dans son édition suisse que Bertrand Cantat est sur le point de reformer un groupe avec Pascal Humbert, ancien membre du groupe 16 Horsepower et actuel membre de Wovenhand et Lilium17. Le projet, s'il n'est totalement pas confirmé, reste toutefois en cours d'élaboration18. Le 25 novembre 2011, Bertrand Cantat remonte sur une scène parisienne avec le groupe Shaka Ponk lors du rappel de leur concert au Zénith de Paris. Ils ont interprété le titre Palabra mi amor, duo disponible sur leur dernier album, ainsi qu'une reprise de John Lennon, Instant Karma.
Théâtre : le « Cycle des femmes »
Le 5 avril 2011, Le Devoir, un quotidien de Montréal, annonce que Bertrand Cantat, Pascal Humbert, Bernard Falaise et Alexander MacSween ont écrit la musique du spectacle de Wajdi Mouawad Le Cycle des femmes : trois histoires de Sophocle qui sera présenté lors du festival d'Avignon puis au Théâtre du Nouveau Monde (TNM) de Montréal19,20. Cette invitation d'intégrer Bertrand Cantat à la pièce crée la controverse à Avignon où, par absence de coordination des différents organisateurs, Jean-Louis Trintignant est lui aussi programmé avant qu'il ne se retire21 (tout comme le fit Bertrand Cantat quelques heures plus tard « par respect pour la douleur » de Jean-Louis Trintignant22), et au Québec23. À la suite de cette controverse, le TNM annonce que Bertrand Cantat ne montera pas sur la scène du théâtre24. Un des motifs de la vive réaction au Québec tient au fait que Bertrand Cantat jouerait dans des pièces qui parlent de femmes et qui évoquent la violence faite aux femmes25. Finalement, c'est au Rocher de Palmer à Cenon, près de Bordeaux, que ce projet voit le jour, du 28 juin au 2 juillet26. Le 17 novembre 2011, la musique du spectacle sort dans un album publié par les éditions Actes Sud sur les plateformes de téléchargement légal sous le titre Chœurs, sans la reprise toutefois du titre Les Vergers de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem (utilisé sur scène pendant l’enterrement d’Antigone).
Collaborations et projets
Le 30 janvier 2012, Bertrand Cantat rejoint Brigitte Fontaine sur la scène du Trianon pour interpréter en duo Les Vergers, ainsi que Bis Baby Boum Boum, et lors du rappel Soufi, où il se substitue à Grace Jones27. Bertrand Cantat participe également à l'enregistrement en Afrique de Folila, le nouvel album du duo malien Amadou et Mariam prévu pour le 26 mars 2012, sur lequel il est présent sur six titres, notamment Oh Amadou.
Le 18 mars 2012, Bertrand Cantat confirme dans le journal Sud Ouest la sortie, en 2013 (initialement prévue en septembre28 puis en novembre29), d'un album solo30 comme cela avait été annoncé par Libération en mai 201118,28.
Au festival des Eurockéennes de Belfort, le 29 juin 2012, il est présent au début et à la fin du concert d'Amadou et Mariam, chantant sur plusieurs titres soit dans les chœurs, soit en solo ; puis quelques heures plus tard, il remonte sur scène avec le groupe Shaka Ponk pour interpréter avec eux le titre Palabra mi amor. Il se produit également avec ce groupe pour trois chansons lors de leur concert à Bercy en janvier 2013 (reprises de Avec le temps de Léo Ferré, de Gimme Shelter des Rolling Stones, et Palabra Mi Amor). Les 29 et 30 mars 2013, il participe à la reprise au Cent Quatre du spectacle Dernières Nouvelles de Frau Major en hommage à Alain Bashung où il interprète Comme un Lego.
Le 30 septembre 2013 parait la chanson Droit dans le soleil, le premier titre du nouveau groupe Détroit formé par Bertrand Cantat et Pascal Humbert dont le premier album intitulé Horizons, annoncé depuis 2011, sortira le 18 novembre 201331.
Écriture
Bertrand Cantat développe une écriture personnelle et poétique inspirée par Baudelaire, Mallarmé, Lautréamont, Rimbaud et Maïakovski1. Il évolue, à partir de l'album Tostaky, vers des textes plus concis et imagés. Certains textes figurant dans 666.667 Club, sont ouvertement politiques : il dénonce la montée du Front national dans Un jour en France, le culte de la réussite et de la vitesse dans L'Homme pressé, la mondialisation dans Fin de siècle.
Prises de positions et actions politiques
Les membres de Noir Désir, Bertrand Cantat en tête, utilisent leur notoriété pour exprimer et défendre leurs convictions politiques. Dans les années 1990, Bertrand Cantat revendique une « liberté de penser » et présente des sympathies pour certaines idées des mouvements libertaires, sans adhésion dogmatique32, notamment avec un soutien à la CNT (Confédération nationale du travail) en 200033, puis une orientation politique qui s'oriente vers un rejet de la mondialisation et donc un rapprochement des mouvements altermondialistes32 ainsi qu'un rejet des thématiques du Front national. L'un des nombreux exemples est un concert à Toulon — ville alors dirigée par le Front national — en 1997. Bertrand Cantat réitère ces actions avec le groupe, mais aussi en solo lors d'une soirée à l'Institut d'études politiques de Bordeaux en avril 1999, invité par les étudiants.
En avril 1999, Bertrand Cantat marque son opposition aux lois relatives à l'immigration et se produit avec le groupe pour un concert de soutien au GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), sur l’initiative de Rodolphe Burger de Kat Onoma. Têtes Raides les rejoignent dans cette aventure, qui a donné lieu à plusieurs concerts pour la liberté de circulation. En 2002, Bertrand Cantat et Noir Désir improvisent, avec les Têtes Raides, Dominique A, Yann Tiersen et Rodolphe Burger, quatre concerts en France en réaction à la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle française.
Lorsque son groupe reçoit la Victoire de la musique pour l'album rock de l'année et le clip de l'année le 9 mars 2002, Bertrand Cantat prend la parole pour haranguer le groupe Vivendi — dont dépend leur maison de disques Universal — et son président, Jean-Marie Messier. Il lui reproche une certaine récupération de leur nom comme alibi culturel quant à la diversité dont se prévaut le premier label français. Cet incident marque les esprits avec cette phrase : « Et si nous sommes tous embarqués sur la même planète, on n'est décidément pas du même monde ! ».
Participations hors Noir Désir
    •    1993 : Hunger of a Thin Man de Théo Hakola
    •    1995 : No Reprise de A Subtle Plague
    •    1997 : Low Estate des 16 Horsepower (reprises de Fire Spirit du Gun Club et de The Partisan de Leonard Cohen)
    •    1998 : Imafa de Akosh S. Unit
    •    1998 : 1000 Vietnam de Giorgio Canali
    •    1999 : Élettér de Akosh S. Unit
    •    1999 : Black Session de Yann Tiersen (reprise de À ton étoile de Noir désir)
    •    2000 : Irvi de Denez Prigent
    •    2000 : L'Iditenté des Têtes Raides (album Gratte Poil)
    •    2000 : Volontaire avec Alain Bashung (sur l'album Climax)
    •    2001 : Kebelen de Akosh S. Unit
    •    2001 : Kékéland de Brigitte Fontaine sur le titre Bis Baby Boum Boum
    •    2001 : Hoarse des 16 Horsepower (reprise live de Fire Spirit du Gun Club)
    •    2002 : Oulipop de Frandol (duo sur Partis d'une case)
    •    2002 : Ah le monde ! de Per Grazia Ricevuta
    •    2009 : À tout moment la rue de Eiffel
    •    2009 : Il donne sa voix au spectacle Ciels de Wajdi Mouawad
    •    2011 : Danser sous la tempête de Souleymane Diamanka
    •    2011 : L'un n'empêche pas l'autre de Brigitte Fontaine (sur le titre Les Vergers)
    •    2011 : Bar-Bari de L'Enfance Rouge (sur le titre Vengadores)
    •    2011 : The Geeks and the Jerkin' Socks de Shaka Ponk (sur le titre Palabra Mi Amor, il apparaît également dans le clip)
    •    2011 : album Chœurs avec Pascal Humbert, Bernard Falaise, Alexander MacSween, constituant les chants de la trilogie « Des femmes » de Wajdi Mouawad
    •    2012 : Folila avec Amadou et Mariam (sur 6 titres, dont Oh Amadou)
    •    2012 : Jeffrey Lee Pierce Session Project - Volume 2: The journey Is Long (sur le titre Rose's Blues de Jeffrey Lee Pierce avec Pascal Humbert, Warren Ellis et Cypress Grove)
    •    2012 : Le Jardin des malices de Guaka34 (sur le titre F.O.C.)
    •    2012 : silhouette dans le film Holy Motors de Léos Carax au sein de l'orchestre
    •    2012 : Foule monstre du groupe Eiffel (sur le titre Lust for Power)
    •    2013 : Horizons premier album du groupe Détroit
    •    
Notes et références
    1.    ↑ a, b, c et d Marc Besse, Noir Désir à l'envers, à l'endroit, éditions Ring, 2012, (ISBN 979-1091447027), p. 35 et 37.
    2.    ↑ Xavier Cantat, le mari de... Cécile Duflot [archive] dans Paris Match du 9 août 2010.
    3.    ↑ « tout est là » en espagnol
    4.    ↑ a, b et c Chronologie de l'affaire Bertrand Cantat [archive], article du Nouvel Observateur.
    5.    ↑ Il s'agit de la qualification lituanienne du crime. Cf. Jugement du TGI de Toulouse reprenant le déroulement des faits et la condamnation [archive] dans Le Figaro.
    6.    ↑ Jugement du 15 octobre 2007 du [archive] juge de l'application des peines du TGI de Toulouse, minute n°2007/964
    7.    ↑ a et b Bertrand Cantat, le chanteur du groupe Noir Désir, obtient la liberté conditionnelle [archive], Le Monde en ligne du 15 octobre 2007
    8.    ↑ Loi Perben II
    9.    ↑ Bertrand Cantat aura purgé la totalité de sa peine jeudi [archive] dans Le Monde du 28 juillet 2010.
    10.    ↑ « Suicide de l'ex-femme de Cantat (RTL) » [archive], Le Figaro, 10 janvier 2010.
    11.    ↑ Bouchet Stéphane et Vézard Frédéric, Marie Trintignant - Bertrand Cantat : l’amour à mort, éditions Archipel, Paris, 2013.
    12.    ↑ L'ex-femme de Bertrand Cantat l'accuse [archive], Laurent Chabrun, L'Express du 25 juin 2013.
    13.    ↑ ": Bertrand Cantat retrouve la scène sous haute sécurité [archive]", La Dépêche du Midi, 3 octobre 2010
    14.    ↑ telerama.fr
    15.    ↑ Noir Désir, c'est terminé [archive] lexpress.fr, 30 novembre 2010
    16.    ↑ Noir Désir est mort [archive] dans Libération Next du 30 novembre 2010.
    17.    ↑ Un nouveau groupe pour Bertrand Cantat [archive] dans 20 minutes (édition suisse-romande) du 16 mars 2011
    18.    ↑ a et b Bertrand Cantat prépare son retour [archive] dans Libération du 3 mai 2011.
    19.    ↑ Bertrand Cantat sur la scène du TNM [archive] dans Le Devoir du 4 avril 2011.
    20.    ↑ Bertrand Cantat, du Noir au tragique [archive] dans Libération du 6 avril 2011.
    21.    ↑ Bertrand Cantat ne jouera ni à Avignon ni au Canada [archive] dans Télérama du 1er juillet 2011.
    22.    ↑ « Des femmes », 7 heures de réflexion [archive] par René Solis dans Libération du 22 juillet 2011.
    23.    ↑ Bertrand Cantat au TNM: Mouawad se tait, le TNM «dépassé» [archive] dans La Presse du 6 avril 2011.
    24.    ↑ Michel Bélair, « Cantat ne foulera pas les planches au Canada » [archive], Le Devoir,‎ 9 avril 2011
    25.    ↑ Micheline Carrier, « Cantat et TNM - La cérémonie du pardon » [archive], Sisyphe,‎ 8 avril 2011
    26.    ↑ M-A.K., « Bertrand Cantat : À Cenon, c'est oui ! » [archive], Yahoo! Actualités,‎ 26 mai 2011
    27.    ↑ Poétesse, punk et rebelle [archive] dans Le Soir du 3 février 2012.
    28.    ↑ a et b Bertrand Cantat: «Il faut évacuer pour travailler» [archive] dans Libération du 29 juin 2012.
    29.    ↑ Bertrand Cantat : un album solo en novembre [archive] dans Les Inrocks du 24 juillet 2013.
    30.    ↑ Bertrand Cantat : "Je travaille sur un album très personnel" [archive] par Céline Musseau dans Sud Ouest du 18 mars 2012.
    31.    ↑ 10 ans après le drame de Vilnius, Bertrand Cantat sort de son silence [archive] dépêche AFP dans La Libre Belgique le 23 septembre 2013.
    32.    ↑ a et b Noir Désir, un groupe libertaire au cœur de la mondialisation [archive] entretien avec Grégoire Allix et Bruno Lesprit dans Le Monde du 13 septembre 2001.
    33.    ↑ Noir Désir, Concerts, 30 avril 2000 [archive].
    34.    ↑ Bertrand Cantat : une chanson avec Guaka [archive] dans Sud Ouest du 2 avril 2012.

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Pascal Humbert

 

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Pascal Humbert est un bassiste français actif au sein des groupes Passion Fodder (1985-1991) de Theo Hakola, puis 16 Horsepower (1992-2005) et Wovenhand (depuis 2008) de David Eugene Edwards ainsi que du duo Lilium qu'il a créé avec Jean-Yves Tola en 2000. Il forme également avec Bertrand Cantat — avec lequel il travaille depuis de nombreuses années — le groupe Détroit en 2013.
Biographie
Le premier groupe de Pascal Humbert fut Tanit, formé à Paris au début des années 1980 avec Elsa Drezner et Thierry Bertomeu1. Il fait la rencontre de Theo Hakola et part ensuite travailler aux États-Unis à Los Angeles avec lui au sein des Passion Fodder2 jusqu'en 19913. C'est dans cette ville qu'il fait la connaissance de David Eugene Edwards et fonde avec lui et Jean-Yves Tola les 16 Horsepower, groupe actif de 1992 à 20054. Il développe en parallèle un projet plus personnel avec Tola, nommé Lilium et créé en 2000 avec lequel il publie trois albums.
Après la séparation des 16 Horsepower en 2005, Pascal Humbert joue de manière indépendante, et au sein de Lilium, ou du groupe Santa Cruz souvent en tant que contrebassiste, puis fini par se rapprocher du nouveau groupe Wovenhand de David Eugene Edwards, formé avec Ordy Garrison, pour lequel il commence par jouer ponctuellement lors des tournées européennes avant de l'intégrer en 2008 et de participer dès lors aux albums.
Le mercredi 16 mars 2011, le quotidien 20 minutes annonce dans son édition suisse que Bertrand Cantat, ancien membre du groupe Noir Désir, est sur le point de reformer un groupe avec Pascal Humbert5 ou à tout le moins de travailler avec lui6, information qui sera confirmée l'année suivante avec l'enregistrement d'un album prévu pour septembre 20137,8. Le 5 avril 2011, The Gazette, un quotidien de Montréal, annonce que Bertrand Cantat et lui ont écrit la musique du spectacle de Wajdi Mouawad Le Cycle des Femmes : trois histoires de Sophocle qui sera présenté lors du Festival d'Avignon puis au Québec au Théâtre du Nouveau Monde9,3. Il assure toutes les représentations sur scènes lors des tournées de la pièce et publie l'album de la musique de scène intitulé Chœurs avec Bertrand Cantat, Bernard Falaise, et Alexander MacSween en décembre 2011. La collaboration avec Bertrand Cantat se concrétise avec la formation officielle du groupe Détroit dont le premier album, Horizons, parait en novembre 2013 quelques semaines après la publication de la chanson extraite Droit dans le soleil10.
Discographie
Avec Tanit
    •    1983 : Can an Actor Bleed (EP)
    •    1984 : To Alaska (EP)
    •    2007 : 1981 — 1985 (compilation)
Avec Passion Fodder
    •    1985 : Hard Words from a Soft Mouth
    •    1986 : Fat Tuesday
    •    1987 : Love, Waltzes and Anarchy
    •    1989 : Woke Up This Morning
    •    1991 : What Fresh Hell Is This?
    •    1998 : 1985 – 1991 And Bleed That River Dry (compilation)
Avec 16 Horsepower
    •    1996 : Sackcloth 'n' Ashes
    •    1997 : Low Estate
    •    2000 : Secret South
    •    2001 : Nobody 'Cept You (EP)
    •    2001 : Hoarse (live)
    •    2002 : Folklore
    •    2003 : Olden (3 sessions live)
    •    2008 : Live March 2001 (live)
    •    2011 : Yours Truly (compilation)
Avec Lilium
    •    2000 : Transmission of All the Good-Byes
    •    2003 : Short Stories
    •    2010 : Felt
Avec Wovenhand
    •    2008 : Ten Stones
    •    2010 : The Threshingfloor
    •    2012 : Live at Roepaen (live CD + DVD)
Avec Bertrand Cantat puis Détroit
    •    2011 : Chœurs
    •    2013 : Horizons
Autres collaborations
    •    Avec Rob Ellis et John Parish pour Little Scratches
    •    Avec Bruno Green pour God's Country
    •    BOFs de La Cage (2002) et de L'Été indien (2007) d'Alain Raoust3
    •    
Notes et références
    1.    ↑ Tanit [archive] sur le site rockmadeinfrance.fr
    2.    ↑ Passion Fodder [archive] sur le site rockmadeinfrance.fr
    3.    ↑ a, b et c [PDF] Dossier pédagogique [archive] du cycle « Des femmes » sur le site de la Comédie de Reims.
    4.    ↑ Sixteen Horsepower : la musique du bayou envoûte le Plan [archive] dans Le Parisien du 21 juillet 2000.
    5.    ↑ Un nouveau groupe pour Bertrand Cantat [archive] dans 20 minutes (édition suisse-romande) du 16 mars 2011
    6.    ↑ Bertrand Cantat prépare son retour [archive] dans Libération du 3 mai 2011.
    7.    ↑ Bertrand Cantat sortira un album début 2013 [archive] dans Libération du 18 mars 2012.
    8.    ↑ Bertrand Cantat: «Il faut évacuer pour travailler» [archive] dans Libération du 29 juin 2012.
    9.    ↑ (en) From Sophocles to Molière at TNM [archive] dans The Gazette du 5 avril 2011.
    10.    ↑ Retour en sourdine pour Bertrand Cantat [archive] par Gilles Renault dans Libération du 30 septembre 2013.

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Bertrand Cantat parle pour ne rien dire
Par Mathilde Doiezie, Olivier Nuc
Publié le 16/12/2013

Pour sa première interview radio accordée après la sortie d‘Horizons, l'ex-chanteur de Noir Désir se dit «heureux et surpris» par le bon accueil reçu par son album, tout en évoquant ses concerts prévus en 2014. Pourtant, on sent que ses propos restent soigneusement sous contrôle.

Bertrand Cantat s'exprime une nouvelle fois. Il parle, certes, mais ne dit rien qu'on ne sache déjà. Le 13 décembre, c'est au micro d'un journaliste de France Bleu Gironde, région d'où le chanteur est originaire, qu'il accepte de répondre. Sans même aborder les questions qui fâchent. À l'issue d'une séance de répétition et aux côtés de son acolyte Pascal Humbert, avec qui il a formé le groupe Détroit, Cantat évoque son retour sur le devant de la scène, avec son nouvel album Horizons, et la future tournée prévue en 2014.
Après sa première interview parue dans le magazine Les Inrockuptibles fin octobre, qui avait heurté certaines sensibilités, le chanteur a donc fait une deuxième apparition dans les médias. À l'écouter attentivement, on se rend compte que ses paroles restent clairement sous contrôle.
«Ça se passe vraiment entre nous et les gens»
Il revient sur l'accueil qu'a réservé le public à la sortie d'Horizons, paru le 18 novembre et écoulé à plus de 32.000 exemplaires seulement une semaine après sa sortie : «Ça fait très très plaisir, d'autant plus que personne ne peut dire: “Je m'attendais à ça”. [...] On est super heureux, d'autant plus que, parfois, c'est boycotté, censuré, etc. En fait, ça se passe vraiment entre nous et les gens, à quelques détails près.»
L'émotion est palpable face à tant d'engouement: «Mon ressenti profond quand j'ai eu le disque entre les mains, après tout ce que j'ai traversé, c'était peut-être encore plus fort que le premier dans ma vie [...] avec Noir Désir», résume Bertrand Cantat. Logiquement, une tournée a été envisagée, même si Détroit n'avait pas conçu l'album avec cette idée en tête. Les premières annonces de concert, début juin 2014 à Paris, ont fait mouche. Les places se sont vendues en très peu de temps et une tournée en province a donc été annoncée dans la foulée. Elle débutera le 11 avril et compte une quinzaine de dates, presque toutes complètes. «C'est la rue qui parle», commente Pascal Humbert.
«Cette attente nous donne vachement d'énergie»
Prévoir une tournée n'a pourtant pas été simple. «On a finalement décidé de le faire. On en avait envie de toute façon. Mais la décision n'a quand même pas été évidente à prendre, parce que cela nous entraînait vers quelque chose qui nous faisait ultra plaisir, mais qui était entouré de problèmes», confie Bertrand Cantat. Mais «cette attente qui nous est renvoyée [...] nous donne vachement d'énergie pour le faire. Pour moi, cela représente beaucoup de choses», ajoute-t-il.
Actuellement, Détroit est à la recherche de son cinquième musicien, «un guitariste-bassiste polyvalent» qui le suivra sur scène. En concert, Bertrand Cantat sera évidemment entouré de Pascal Humbert, mais aussi de Bruno Green, qui a coproduit l'album, et du batteur Guillaume Perron, avec qui le duo de Détroit avait déjà travaillé pour les chœurs de la trilogie théâtrale Des femmes, de Wadji Mouawad, en 2011. Les sessions de travail commenceront sérieusement à partir de février, avant de terminer par une résidence à la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand, où la première date du groupe aura lieu.
«On n'exclut pas de faire des chansons de Noir Désir»
Horizons est un album intimiste. Comment peut-il être adapté à la scène? «On va recréer des choses pour le live dans la mesure où ça ne peut pas être pareil [que l'album]. [...] Le concert va aussi aller chercher ailleurs, sur d'autres morceaux, dans nos anciens répertoires probablement. [...] Il y aura donc des choses très intimistes et des choses complètement barrées à l'inverse», répond Bertand Cantat. Détroit, un groupe post-Noir Désir? Bertrand Cantat reste dans le paradoxe et dans le flou artistique. «On espère que ça ne sera pas comparé», déclare-t-il. Pourtant, il assure: «On n'exclut pas de faire des chansons de Noir Désir.»
Le retour de Bertrand Cantat sur scène suscite en tout cas quelques interrogations, après les affaires judiciaires auxquelles il a été mêlé et pour lesquelles il a purgé sa peine. Concernant sa sécurité, «il n'y a pas de mesures fortes prévues», affirme le chanteur. «[Cette peur,]c'est beaucoup plus virtuel et médiatique qu'autre chose, ce ne sont pas les gens. On n'a jamais eu peur de la rue.» Bertrand Cantat est surtout excité à l'idée de rejouer en public: «Je ne sais même pas comment on va le vivre. [...] C'est assez fascinant, d'ailleurs. Si on savait tout d'avance, ça serait chiant», conclut-il, avant d'ajouter: «C'est un peu nouveau pour moi. Enfin, entre guillemets.» La scène, une nouveauté pour Cantat? À d'autres...


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Bertrand Cantat en concert : les questions qui fâchent
Par Mathilde Doiezie, Mathieu Rollinger
Publié le 28/11/2013

Avec son groupe Détroit, le musicien français est à l'affiche de cinq concerts en juin 2014, à la Cigale, tous complets cinq minutes après leur mise en vente. Un retour sur scène qui suscite quelques interrogations.

Côté musique, le retour de Bertrand Cantat semblait être attendu ou suscite du moins la curiosité des auditeurs. Caché derrière le nom de son nouveau groupe Détroit, formé avec le bassiste Pascal Humbert (ex-16 Horsepower et Wovenhand), il a sorti l'album Horizons le 18 novembre, déjà écoulé à 32.000 exemplaires une semaine après sa sortie et deuxième sur le podium du classement des ventes d'albums, juste devant Les Chansons de l'innocence retrouvée d'Étienne Daho, sorti le même jour. Seule une centaine de copies les sépare néanmoins, a confié le label de ce dernier, Polydor, au Figaro. Un écart qui pourrait donc être facilement rattrapé.
Engouement autour des concerts
Quoi qu'il en soit, Bertrand Cantat cartonne dans les bacs avec sa nouvelle production et pourrait même obtenir la distinction du disque d'or si les ventes atteignent les 50.000 exemplaires. Logiquement, comme pour tout autre artiste, la sortie de son disque a très vite été suivie par l'annonce de plusieurs concerts. Le 20 novembre, l'organisateur de concerts Uni-T indiquait que Détroit se produira à la Cigale, à Paris, les 4, 5 et 6 juin 2014. Des dates qui ont fait face à l'engouement du public. Cinq minutes après la mise en vente de leurs places, ils affichaient déjà tous complets. De quoi satisfaire le groupe et Uni-T. Suite à cet empressement, deux nouvelles dates ont été proposées dans la foulée, les 1er et 2 juin, complètes elles aussi peu de temps après l'ouverture de leur billetterie. Un succès parisien qui augure une nouvelle vague de concerts en province, qui sera annoncée le 5 décembre par Uni-T.
Un retentissement particulier
Mais face à cet engouement des auditeurs pour voir Bertrand Cantat et son groupe Détroit sur scène, plusieurs questions se posent. En effet, ces dates auront probablement un retentissement particulier, suite aux démêlés judiciaires auxquels le chanteur a été lié. Après avoir purgé sa peine à la suite de l'homicide de Marie Trintignant en 2003, son nom a également été évoqué dans l'affaire Kristina Rady, son ancienne compagne qui s'est suicidée en 2010, évocation après laquelle Bertrand Cantat a porté plainte pour diffamation.
Des questions sans réponse
Contacté par Le Figaro pour en savoir plus sur l'organisation desdits concerts, Uni-T n'a cependant pas souhaité livrer d'informations. Qu'attendre de ces dates? Pourquoi suscitent-elles autant d'enthousiasme? Est-ce de la curiosité malsaine? Quelle formation accompagnera Bertrand Cantat et Pascal Humbert? Des mesures spécifiques ont-elles été prévues? La sécurité sera-t-elle renforcée?...
Si Bertrand Cantat était déjà remonté sur scène après sa libération, il ne l'avait pas encore fait en tant qu'artiste principal. En octobre 2010, il était ainsi apparu aux côtés du groupe Eiffel ; en juin 2011, il était remonté sur scène pour interpréter la musique de la trilogie Des femmes, de Sophocle, mise en scène par Wadji Mouawad ; en novembre 2011, il avait également rejoint le groupe Shaka Ponk pour un rappel.
Une venue susceptible de faire réagir des associations?
Sa venue à la Cigale suscitera-t-elle des réactions d'associations féministes ou d'associations de soutien aux femmes victimes de violence? Uni-T déclare ne rien prévoir en conséquence pour le moment mais c'est un fait envisageable en raison du passé de Bertrand Cantat. D'autres artistes ont auparavant fait les frais de manifestations qui demandaient l'interdiction de leurs représentations à cause de leurs propos ou gestes violents envers des femmes.
En 2009, la venue du rappeur français Orelsan au Printemps de Bourges avait par exemple été remise en question après le déclenchement d'une polémique par plusieurs associations, qui avaient réagi à la découverte du titre Sale Pute, dans lequel les paroles menaçaient de violence une ex-petite amie qui avait trompé le narrateur. Plus tard, toujours en raison de cette polémique, la venue d'Orelsan avait été annulée dans plusieurs salles de concert ainsi qu'au festival Les Francofolies de La Rochelle. En 2012, cette histoire entachait toujours la carrière de l'artiste. Une part des subventions du festival Sakifo, sur l'île de la Réunion, avait été supprimée, tandis que les organisateurs s'étaient engagés à reverser un euro symbolique pour chaque billet vendu pour son concert aux associations qui avaient protesté.
Le rappeur américain Chris Brown a lui aussi essuyé plusieurs déconvenues après avoir été accusé de violences envers Rihanna , en 2009. Plusieurs de ses concerts ont ainsi été annulés, ses contrats publicitaires suspendus et ses chansons n'ont plus été diffusées à la radio aux États-Unis. En 2010, le Royaume-Uni a pour sa part refusé un visa pour un concert de sa tournée Fan Appreciation Tour au motif du «crime grave» dont il est coupable et, en 2012, un de ses concerts prévus en Guyane a été annulé après plusieurs manifestations d'associations pour la défense des femmes victimes de violence. Cela faisait également suite à son concert polémique en Suède le 19 novembre 2012, où plusieurs manifestants avaient brandi des photos de Rihanna rouées de coup pour réagir à sa venue.
Le retour de Bertrand Cantat sur scène devrait dans tous les cas faire beaucoup parler. Sa valeur artistique sera bien entendu aussi prise en compte. Comment interprétera-t-il son disque noir Horizons? Lors d'un entretien accordé aux Inrockuptibles fin octobre, Bertrand Cantat avouait ne pas pouvoir se passer de la scène, un des endroits où il se sent le mieux.

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Bertrand Cantat : un album inconfortable
Par Olivier Nuc
Publié le 15/11/2013

NOUS L'AVONS ÉCOUTÉ - Le spécialiste musique du Figaro Olivier Nuc a écouté Horizon, qui paraît lundi. Un disque principalement constitué de balades mélancoliques dans lesquelles l'ancien leader de Noir Désir revient sur les conditions de son incarcération.

Un paysage aride, écrasé sous les nuages, et désert. Aucun visage n'orne la pochette du premier album de Détroit. Sous le nom du groupe, entre parenthèses, un rappel de sa composition, entre crochets: Bertrand Cantat, Pascal Humbert. Le procédé est surprenant. On n'a encore jamais vu les noms des membres d'une formation musicale précisés sous leur patronyme collectif. Bertrand Cantat ne revient pas en solo, il se cache - à moitié - derrière une entité dont il consitue l'épine dorsale. A ses côtés, le multi-instrumentiste Pacal Humbert, vieux complice du chanteur, cosigne toutes les compositions originales de l'album. Les textes sont signés Cantat, avec des contributions de la présentatrice télé Olia Ougrik sur les chansons en anglais, du journaliste Claude Faber et du metteur en scène Wajdi Mouawad sur un morceau chacun.
Rimes paresseuses et aux jeux de mots prévisibles
L'album s'ouvre sur un de ses titres les plus faibles, Ma Muse, aux rimes paresseuses et aux jeux de mots prévisibles (Ma muse m'amuse, ça m'use...). La réalisation de Bruno Green est très sobre, l'instrumentation dépouillée. Les musiciens de Shaka Ponk, groupe le plus populaire de la scène rock française, contribuent à quelques prises instrumentales additionnelles. Bertrand Cantat avait participé à plusieurs concerts. Ils représentent pour la jeune génération actuelle ce que Noir Désir a incarné pour les quadragénaires d'aujourd'hui. La voix du chanteur, une des plus caractéristiques de son époque, peut se poser. Avec une intensité plus feutrée que sur les morceaux qui avaient fait le succès de son ancien groupe. Seuls quelques choeurs inquiétants, mixés à l'arrière-plan, diffusent une violence tapie sous des guitares domestiquées.
Le chanteur témoigne de sa vie sous les verrous.
La tonalité des chansons est très intimiste, et surtout, excessivement sombre. Les textes , bien écrits, sont très personnels. La chanson titre, Horizon, est la plus explicite de toute. Le chanteur y témoigne de sa vie sous les verrous. «Le rythme carcéral passe par la tuyauterie/ un dialogue de misère pour dire qu'on est en vie» chante-t-il, avant le refrain «Cherche ton horizon/entre les cloisons». Ange de désolation s'adresse à un possible ange gardien. D'autres paroles - celles de Terre brûlante ou Sa majesté - sont plus métaphoriques.
Il faut attendre le neuvième morceau pour retrouver des échos de Noir Désir. Guitares saturées et batterie , choeurs, la chanson est le premier titre rock d'un album de ballades. Bertrand Cantat y emploie le mot «porc» qui apparaît sur un autre texte du disque. En l'état, la chanson n'aurait pas dénoté sur les albums Tostaky ou 666 6667 Club, dans les années 1990.
Trois titres enlevés offrent une éclaircie bienvenue
Détroit ne cherche jamais à sonner actuel. Les basses ont des échos new-wave, et les guitares empruntent au grunge. Après un tunnel de chansons lentes, qui rendent l'écoute inconfortable, les trois titres plus enlevés (Le creux de ta main, Sa majesté, Null and Void) offrent une éclaircie bienvenue. En guise de coda, Cantat livre sa lecture d'un des plus grands standards de la chanson française, Avec le temps, de Léo Ferré, dont il livre une interprétation sensible et douloureuse, court-circuitée par des bruitages. L'orage est revenu. Horizon est un disque dérangeant, oppressant, et assez beau.


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Bertrand Cantat :

son album démarre plus fort que celui de Daho
Par Mathilde Cesbron
Publié le 27/11/2013

Horizons, le premier disque de Détroit, duo dont fait partie l'ancien leader de Noir Désir, entre à la deuxième place du classement des ventes la semaine de sa sortie avec 32.000 exemplaires vendus.

Son passé ne lui aura pas porté préjudice. Le grand retour de Bertrand Cantat à la musique a pourtant été perturbé par l'affaire Kristina Rady, son ancienne compagne qui s'est suicidée en 2010. L'hebdomadaire VSD publiait une lettre accablante de Csilla Rady, la mère de Kristina, au moment de la sortie d'Horizons, le nouvel album de Cantat. Dans ce billet, elle écrit à propos de l'ex-leader de Noir Désir: «Il essayait de faire du chantage émotionnel et par les enfants! Il la (Kristina Rady) menaçait! La menaçait de la tuer!» (Sic.) Un nouveau scandale qui aurait pu refroidir le public et freiner les ventes. Il n'en est rien.
Le premier album de Détroit, duo dont fait désormais partie Bertrand Cantat avec le multi-instrumentiste Pascal Humbert, a connu un bon démarrage, Horizons entre directement à la deuxième place du top album la semaine de sa sortie, a indiqué Barclay (Universal).
Bientôt certifié disque d'or?
Paru le 18 novembre, le disque s'est écoulé à environ 32.000 exemplaires en une semaine, a annoncé la maison de disques du chanteur. L'album a de fortes chances d'atteindre les 40.000 exemplaires et donc d'être certifié disque d'or.

Il s'agit de la deuxième meilleure vente de la semaine, derrière l'indétrônable Racine carrée de Stromae et devant Les Chansons de l'innocence retrouvée d'Étienne Daho, lancé le même jour. Sans réelle surprise, Horizons est intimiste et sombre. Les textes, «bien écrits» selon la critique, sont très personnels. Le chanteur y évoque sa vie sous les verrous pour le meurtre de Marie Trintignant en 2003. Cantat n'avait plus publié de disque sous son nom depuis son incarcération. Le duo sera les 4,5 et 6 juin 2014 à la Cigale à Paris.


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Bertrand Cantat :

son retour perturbé par l'affaire Rady
Par Olivier Nuc
Publié le 24/10/2013 à 19:38

Alors que le retour du chanteur se prépare, la réouverture par la justice du dossier sur le suicide de son épouse vient troubler un plan promotionel bien orchestré. Décryptage.

Bertrand Cantat a donné son entretien aux Inrockuptibles avant de savoir que l'affaire du suicide de Kristina Rady serait à nouveau portée devant la justice. Et cela parasite déjà un plan de communication qui était mûrement réfléchi, mesuré, pour qu'entre le 23 octobre (sortie de l'interview) et le 18 novembre (sortie de l'album de son groupe Détroit) rien ne vienne bousculer sa promo.
Le chanteur voulait remettre les pendules à l'heure. Mieux, se réinventer. Mais le pouvait-il? Le rebondissement de l'affaire Kristina Rady rappelle, toute proportion gardée, la dernière campagne marketing de Carla Bruni. Celle-ci avait été parasitée, en effet, par l'annonce de la mise en examen de Nicolas Sarkozy. L'ex-première Dame et chanteuse avait alors été obligée de répondre à des questions concernant son époux, alors qu'elle pensait pouvoir parler tranquillement et uniquement de son disque.
«Il menaçait de la tuer!»
Dix ans après le drame de Vilnius, Bertrand Cantat est à nouveau rattrapé par son passé. L'hebdomadaire VSD publie un document qui semble l'accabler : une lettre écrite en 2011 par la mère de Kristina Rady, Csilla Rady. Un courrier adressé à François Saubadu, ex-compagnon de sa fille retrouvée morte pendue à son domicile bordelais le 10 janvier 2010.
Dans cette lettre, Csilla Rady écrit à propos de Bertrand Cantat: «Il essayait de faire du chantage émotionnel et par les enfants! Il la menaçait! La menaçait de la tuer!» (Sic). Pour l'instant, le procureur du tribunal de Bordeaux Marie-Madeleine Alliot n'a pas rouvert ce dossier. Mais elle a accepté d'entendre François Saubadu dans les prochains jours.
Même si en affirmant lucidement aux Inrocks que les médias «veulent sa parole pour alimenter le cirque», l'ancien chanteur de Noir Désir était loin de se douter qu'il se retrouverait à nouveau dans la cage aux lions.


//www.lefigaro.fr/musique/2013/10/24/03006-20131024ARTFIG00576-bertrand-cantat-son-retour-perturbe-par-l-affaire-rady.php






Bertrand Cantat sur la mort de Marie Trintignant : "Je sais que j'ai commis l'irréparable"
Publié le 22/10/2013 à 19h11
justice

Bertrand Cantat, ici aux obsèques d'Alain Bashung à Paris le 20 septembre 2009, est sorti de son silence pour la première fois à propos de la mort de Marie Trintignant.

Le chanteur Bertrand Cantat parle pour la première fois de la mort de Marie Trintignant. Dans une interview aux "Inrocks" à paraître mercredi, il avoue savoir qu'il a "commis l'irréparable".
"Je ne suis pas dans le déni de ce qui s'est passé, je sais que j'ai commis l'irréparable", déclare Bertrand Cantat dans un entretien aux Inrockuptibles à paraître mercredi 23 octobre.

Le chanteur parle pour la première fois de la mort à Vilnius de sa compagne, Marie Trintignant, dix ans après les faits. "Je n'ai jamais fui ma responsabilité. Sauf peut-être en cherchant à mourir", ajoute le chanteur, qui publiera le 18 novembre un nouvel album avec Pascal Humbert sous le nom de Détroit.  

Bertrand Cantat a été condamné à huit ans de prison pour le meurtre en 2003 de sa compagne, Marie Trintignant. Il a été libéré en 2007. Le chanteur évoque également le suicide de son épouse et mère de ses deux enfants Kristina Rady, en 2010. Le parquet de Bordeaux a indiqué la semaine dernière qu'il allait faire auditionner un ancien compagnon de Kristina Rady, qui estime que la jeune femme a pu en arriver là après des violences conjugales.
C'est affreux, abject d'être devenu le symbole de la violence contre les femmes.Bertrand Cantat
"Chaque proche se demande ce qu'il n'a pas vu, pas fait ou fait... Moi le premier, mais les raccourcis et les accusations délirantes me concernant sont inacceptables", dit Bertrand Cantat.  "C'est affreux, abject d'être devenu le symbole de la violence contre les femmes", estime-t-il.  Dans un éditorial, Jean-Daniel Beauvallet, qui a réalisé l'interview, précise que le musicien s'est confié pendant "trois heures" et ne s'est "jamais défilé".


//www.rtl.fr/actualites/info/article/bertrand-cantat-sur-la-mort-de-marie-trintignant-je-sais-que-j-ai-commis-l-irreparable-7765933164





Bertrand Cantat, la musique malgré tout
Par Olivier Nuc
Publié le 23/10/2013

VIDÉO - L'ex-leader de Noir Désir revient sur le drame qui a coûté la vie à sa compagne d'alors, quelques semaines avant la sortie de son disque. Son retour sur le devant de la scène pose de nombreuses questions.

Un retour entre sombre passé et avenir plus lumineux. Bertrand Cantat revient mercredi dans une longue interview aux Inrockuptibles sur la mort tragique de Marie Trintignant, en 2003, et le chemin qu'il a parcouru depuis. Le chanteur n'a jamais été friand des apparitions médiatiques, même au plus fort de la popularité du groupe Noir Désir. C'est en toute logique qu'il signe son retour dans les colonnes d'un magazine dont il est proche (il y a été rédacteur en chef invité en 1997). La polémique sur son droit de repentance battant son plein, la question de son retour sur la scène musicale se pose en toile de fond. 
Le 18 novembre, sortira l'album Horizons de Détroit, la nouvelle formation de Bertrand Cantat. La date de sortie initiale était prévue le 25 novembre. Choix funeste. C'est la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes... Un premier aperçu de ce projet a été livré avec le clip de Droit dans le soleil, publié le 30 septembre dernier. Le chanteur y retrouve la lumière, à l'extrême opposé des ténèbres donc. De cet enfer dont on se demande si le chanteur peut vraiment s'extraire.
• Avec qui revient-il?
Le premier extrait de l'album Horizons, signé du groupe Détroit formé de Bertrand Cantat et du bassiste Pascal Humbert, est commercialisé par Barclay, label d'Universal. C'est déjà avec lui que le chanteur a écrit la musique du spectacle de Wajdi Mouawad, Le Cycle des femmes: Trois Histoires de ­Sophocle, créé au Théâtre du Nouveau Monde (Montréal), puis présenté lors du Festival d'Avignon en 2011. Une présence qui a suscité, à l'époque, beaucoup d'émoi. La chanson Droit dans le soleil a d'ailleurs été coécrite au Liban, avec le metteur en scène Wajdi Mouawad. Quant à Humbert, il a fait partie de Passion Fodder, formation de l'Américain Théo Hakola, entre 1985 et 1991, qui a accompagné les débuts de Noir Désir, produisant leur premier mini-album, Où veux-tu qu'je regarde? (1987). Un retour aux sources.
• Que vaut son disque?
Depuis sa sortie de prison, en octobre 2007, Bertrand Cantat a dévoilé plusieurs morceaux. D'abord avec Noir Désir, en mettant à disposition deux titres en 2008: l'original Gagnants/Perdants et une reprise du Temps des cerises. Depuis la séparation du groupe, fin 2010, le chanteur est apparu auprès de différents artistes: les groupes bordelais Eiffel et Guaka, et les Maliens Amadou et Mariam, avec lesquels il a enregistré quatre chansons de leur album Folila. Plus récemment, Bertrand Cantat a chanté avec Shaka Ponk. Selon Didier Varrod, directeur de la musique sur France Inter, Droit dans le soleil est à l'antithèse de ce déluge rock. «Il s'agit d'un titre calme et acoustique aux accents poétiques, plus proche de Le vent nous portera que de Tostaky. L'interprétation de Cantat est très nuancée et la mélodie très addictive, même après deux écoutes seulement.» Selon Olivier Caillart, directeur général de Barclay, «certains textes de ses chansons sont inspirés de son expérience personnelle et de sa vie».
• Comment peut-il être accueilli?
Pour l'heure, peu de voix s'élèvent pour dénoncer l'éventuelle diffusion des titres de Bertrand Cantat sur les ondes. «On a pu entendre que ça posait un problème moral à certaines radios, ces mêmes à qui ça ne pose pas de problème de jouer de vieux morceaux de Noir Désir», a commenté Olivier Caillart. Celui-ci a par ailleurs «formellement démenti» une information d'Europe 1 selon laquelle Barclay aurait prévu une provision financière pour contrer les procédures qui essaieraient de faire interdire la sortie du disque. «Ce sont des élucubrations», a-t-il ajouté. Didier Varrod, pour sa part, affirme «ne pas vouloir changer le calendrier. Mon équipe de programmation décidera avec moi. J'essaie de normaliser une situation qui n'est pas normale. Après écoute, nous sommes tombés d'accord: Droit dans le soleil est une magnifique chanson. On serait contents d'avoir plus de titres en français de cette qualité.»
• Pourra-t-il remonter sur scène?
Barclay a annoncé l'intention de Bertrand Cantat de défendre son nouveau répertoire sur scène. Producteur des tournées de Noir Désir de 1992 à 2002, Jules Frutos (Alias Productions) est catégorique: «Il est impensable une seconde pour moi de retravailler avec ce monsieur». Une position que ne partage pas Salomon Hazot (Nous Productions), qui a organisé les tournées du groupe pendant les six premières années de son existence. «J'ai côtoyé Bertrand Cantat, c'est un grand artiste, encore apte à donner du plaisir au public. Je ne suis ni juge ni arbitre: je le considère uniquement comme un artiste.» Directeur du ­Printemps de Bourges, qu'il a fondé en 1977, Daniel Colling défend la même ­position. «Il a payé sa dette envers la société, il a droit à une réinsertion, conclut-il. Personne n'a à se substituer au système judiciaire.»


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Bertrand Cantat, condamné perpétuel
Par Stéphane Durand-Souffland
Publié le 23/10/2013

Le chanteur de Noir Désir revient, dix ans après, sur le drame qui a causé la mort de Marie Trintignant et associé son nom à un meurtre. Chanteur, qui a purgé sa peine, ou figure de la violence faite aux femmes, les avis divergent quant à l'attitude à tenir envers lui.

Promotion macabre ou sincère rédemption? Les avis sont partagés sur la longue interview accordée, ce mercredi, par Bertrand Cantat au magazine Les Inrockuptibles. «J'ai commis l'irréparable», reconnaît le chanteur, assurant ne pas être «dans le déni de ce qui s'est passé». Tout en précisant qu'il est «affreux, abject d'être devenu le symbole de la violence contre les femmes». Une image qui lui colle à la peau depuis ce jour de juillet 2003, où Marie Trintignant a succombé aux coups portés par son compagnon lors d'une violente dispute qui a dérapé.
Retour en mars 2004. Bertrand Cantat reste une célébrité mitraillée par les photographes, mais là, il est assis, prostré, dans le box vitré du tribunal de Vilnius. La prise de vue n'en finit pas, elle est obscène, car le chanteur de Noir Désir encourt quinze ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne Marie Trintignant, morte à la suite des coups qu'il lui a infligés en juillet 2003. Sa famille et les musiciens du groupe, très dignes, font bloc près de lui. De l'autre côté du prétoire, les Trintignant sont regroupés autour de Nadine, la mère de la victime, brisée par le chagrin. Jean-Louis, le père, n'a pas eu la force de venir.
La procédure lituanienne ne permet pas d'analyser les raisons qui ont conduit le couple Cantat-Trintignant, apparemment fusionnel, à cette querelle fatale. Le procès, expédié en quelques jours, permet de dresser un arrière-plan mais le reste du tableau n'est que furtivement esquissé. Le jeune premier de la scène rock présente des excuses, l'aristocratie du cinéma les rejette. L'avocat français de Bertrand Cantat, Me Olivier Metzner, aujourd'hui disparu, n'a pas le droit d'intervenir en Lituanie.
Des apparitions comptées
Le conseil des Trintignant, Me Georges Kiejman, a dégoté dans le Code pénal local un alinéa qui lui permet de questionner les témoins et de plaider en tant que «représentant de la partie lésée». Il tente ainsi de faire dire à l'ex-épouse de l'accusé, Kristina Rady, que son conjoint se montrait parfois violent. En vain: «Je suis sensible à la cause féminine: jamais je n'aurais pu vivre avec un menteur, un macho, un castagneur», rétorque Kristina Rady avec force, obligeant le ténor, une fois n'est pas coutume, à battre en retraite.
Condamné à huit ans de prison - la sentence aurait sans doute été du même ordre à Paris -, Bertrand Cantat purgera l'essentiel de sa peine dans un établissement pénitentiaire français. Son groupe se disloque, sa résidence secondaire est incendiée, sa mère meurt. Le chanteur devient, pour certaines féministes, l'archétype de la brute domestique. À sa sortie de détention, en 2007, il fait quelques apparitions sur scène à l'invitation d'artistes amis; en 2011, il est programmé à Avignon, ce qui provoque le désistement furieux de Jean-Louis Trintignant, lequel confie au Figaro: «Je vais dire une chose terrible, il s'est conduit comme une merde et il est l'homme que je déteste le plus au monde.»
Poursuivi par l'affaire Rady
Un an et demi plus tôt, Kristina Rady, qui s'était rapprochée de Bertrand Cantat - ils ont eu deux enfants ensemble avant que le chanteur ne rencontre Marie Trintignant -, s'était suicidée à leur domicile. Dernièrement, s'appuyant sur les révélations d'un nouveau livre, une avocate française appelait de ses vœux des poursuites contre lui, au motif que Kristina Rady avait laissé à ses parents, en Hongrie, un message téléphonique laissant entendre qu'il la maltraitait. Mais les parents de Kristina Rady se sont immédiatement désolidarisés de cette initiative.
Poursuivi par l'opprobre lié au crime de Vilnius, contraint jusqu'à présent à des apparitions furtives et comptées, Bertrand Cantat va affronter, avec son nouvel album, une critique musicale qui ne passera rien à celui qui fut le sombre archange de la scène engagée. Noir destin.


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Bertrand Cantat :

"Je travaille sur un album très personnel"
Publié le 18/03/2012
CÉLINE MUSSEAU

Bertrand Cantat figure sur le dernier album d'Amadou et Mariam. Interview croisée entre le chanteur malien et l'ex Noir Désir

Amadou et Mariam sont peu diserts. Plus qu'avec les mots, ils communiquent par les notes, au travers d'une musique riche, vivante, généreuse, ancestrale et inscrite dans le monde contemporain, sans frontières. Une musique née sur le continent noir qu'ils veulent universelle. « Dimanche à Bamako » et « Welcome to Mali » ont séduit le monde entier. Jusqu'au président Obama.
Leur nouvel album, intitulé « Folila » (« le message de la musique » en bambara), est réjouissant, écrit comme un road trip musical qui passerait par New York, Paris et Bamako. Blues, mandingue, funky, rock, autant de rythmes et de sons qui coulent tout au long du fleuve Niger. Première étape d'enregistrement à New York, au Downtown Studio. Rendez-vous suivant à Bamako, au Mali, dans le studio de Manjul, l'éminent rasta blanc, pour repenser les bases posées dans le contexte familier, avec les partenaires habituels. Enfin, pour terminer, la capitale française, leur deuxième pays.
Depuis des années, le duo multiplie les collaborations : Robert Plant, Damon Albarn, Manu Chao, Keziah Jones, Ibrahim Maalouf… On croise dans cette nouvelle aventure des Américains, comme la chanteuse Santigold, le rappeur new-yorkais Theophilus London, qui avait remixé un de leurs morceaux, ou le groupe TV on the Radio. Mais on retrouve également l'excellent guitariste touareg Abdallah Oumbadougou, Toumani Diabaté à la kora… ou Bertrand Cantat, dans quatre chansons et dans les chœurs de quelques autres. La rondeur, la fluidité, la pureté de leurs compositions, du chant du duo, se mêlent au timbre rocailleux, intense, du chanteur français. Voix croisées sur les routes du Mali, entre Amadou Bagayoko et Bertrand Cantat.
« Sud Ouest Dimanche » : Quelle tonalité avez-vous voulu donner à cet album ?
Amadou Bagayoko. Du dynamisme, du tonus avant tout. Et le partager avec le plus grand nombre. Nous parlons d'amour dans « Folila » comme dans tous nos albums, d'espoir, des valeurs africaines, de fête. Dans « Mogo », nous évoquons le désir de parler à tous sans distinction.
Comment choisissez-vous vos invités ?
A. B. Ce sont pour la plupart des rencontres lors de festivals, des artistes que l'on apprécie, qui ont des voix en accord avec ce que l'on fait. Nous avons toujours allié la musique traditionnelle et les instruments modernes. Nous aimons que les gens dansent, qu'ils entendent un message positif.
Bertrand Cantat apparaît dans plusieurs chansons de « Folila ». Pourquoi lui plus que les autres ?
A. B. Nous avons les mêmes aspirations et il a une belle énergie. Nous sommes très souvent en tournée, dans le monde entier, partout nous recevons un très bon accueil, mais nous nous sentons maliens avant tout, cela passe par la musique et les chansons. Nous lui avons donc proposé de venir faire un tour au Mali, et il a eu effectivement plus de moments que les autres en notre compagnie. Nous avons pris le temps de nous découvrir, de faire des tentatives, d'essayer de donner le maximum, jusqu'à ce que l'on soit satisfaits.
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Bertrand Cantat. À la fin d'un concert il y a deux ans, je suis allé les voir. Et il se trouve que leur manager est un ami. Je connaissais et j'appréciais leur musique, leur façon d'être roots. Ils sont exacts, là où ils doivent être, ils touchent juste. Tout simplement, ils m'ont demandé "Tu participerais pas à ce disque ? Viens au Mali, ça te fera du bien." Je les ai suivis. Auparavant, je les ai invités à Bordeaux. Un petit bord de Garonne pour un bord de Niger.
Comment avez-vous travaillé ?
A. B. Quand nous avons rencontré Bertrand, nous avions déjà enregistré les morceaux à New York, on les lui a donc passés pour qu'il travaille dessus. Nous avons beaucoup répété, beaucoup chanté chez nous en compagnie de nos musiciens proches.
B. C. J'étais chez eux, au Mali. On répétait sur le toit de leur maison. Tout le monde a mis quelque chose dans la marmite pour créer un monde musical commun. Spontanément, je n'écrirais pas comme cela. Mais, lors de ces moments privilégiés, tout se met en place naturellement, la poésie s'impose. Pendant que j'étais là-bas, nous avons fait un tour au festival de Ségou, où règne un esprit très mystique. Je me suis laissé porter par l'ambiance.
Il y a quelques passages où je slamme sur l'album : je fermais les yeux, je m'abandonnais… J'ai écrit comme cela m'est venu, les choses se sont faites simplement : j'étais là, dans cette histoire africaine. Pour moi, la musique africaine est d'abord malienne. On y est aux racines du blues. Mais, comme Amadou et Mariam ne sont pas des puristes, on avait cette liberté d'improviser, de prendre l'harmonica, de réécouter, se tromper, mettre en perspective.
Après Eiffel, Shaka Ponk, Guaka, Wajdi Mouawad : Amadou & Mariam. Est-ce plus facile d'être invité sur les projets des autres ?
B. C. L'investissement personnel est effectivement plus léger dans une aventure collective, car je ne porte pas l'album. Et cela me permet d'aller vers un ailleurs, de m'éloigner de moi.
Désormais, je me sens, sur mes projets en cours, me rapprocher artistiquement de ce que je suis. Je travaille ces jours-ci sur un album très personnel, en compagnie de mon ami Pascal Humbert [NDLR : ex-bassiste de Passion Fodder et 16 Horsepower].
Avec Amadou et Mariam, j'ai vécu une aventure simple et généreuse, un moment au cœur de l'Afrique. Nous avons voulu rendre palpable cette ambiance-là.
L'album « Folila » sera dans les bacs le 26 mars (Because Music). Bordeaux, vendredi 23 mars, casino Barrière, 20 h 30. 32,90 à 36,90 €. 05 56 69 49 00. Seignosse-le-Penon (40), samedi 24 mars, salle des Bourdaines, 21 h. 31,80 €. 05 58 43 17 78. Angoulême. Vendredi 25 mai, grand chapiteau, festival Musiques métisses. 37,50 €. Langon (33), samedi 28 juillet, dans le cadre des Nuits atypiques.


//www.sudouest.fr/2012/03/18/voix-croisees-sur-les-routes-662280-4608.php





















12/01/2014
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