BENOIT POELVOORDE

BENOIT POELVOORDE



a voir : les carnets de mr manatane, c' est arrivé près d' chez vous, podium,le vélo, narco, pour ce dernier (un pur bijou) ect... il est un des meilleurs comédien de nôtre époque. moi, j' adore ce type, pas vous ???

SITE CONSACRÉ À L' ACTEUR
http://www.benoitpoelvoorde.be/

http://membres.lycos.fr/manatane/

http://benoitpoelvoorde.actifforum.com/





Biographie

Benoît Poelvoorde est né à Namur, le 22 septembre 1964. Fils (cadet, mais il a une petite sœur) d'une épicière et d'un routier (décédé alors qu'il était jeune) il fait ses études chez les jésuites puis à 17 ans, quitte le domicile familial pour suivre des cours d'arts appliqués. Il se passionne pour le théâtre et se fait remarquer grâce à ses interprétations atypiques. Destiné à une carrière de dessinateur, il pratique également une seconde activité : la photographie. Durant ses études, il se lie d'amitié avec Rémy Belvaux et André Bonzel pour qui il joue dans un court métrage Pas de C4 pour Daniel Daniel.

Quatre ans plus tard, en 1992, le trio récidive, mais avec un coup de maître, en réalisant un premier long métrage : C'est arrivé près de chez vous. Ce film cynique et noir, réalisé avec relativement peu de moyens, devient rapidement un succès retentissant qui le propulsera au rang de film culte. Ensuite, Poelvoorde passe au café-théâtre en jouant Modèle déposé de Bruno Belvaux, frère de Rémy. Par après, il se met au service du petit écran avec deux projets humoristiques : Jamais au grand jamais (série de sketches diffusés en 1996) et les célèbres Carnets de monsieur Manatane.

Il enchaînera une série de films à partir de 1997 et rencontrera le succès auprès d'un large public grâce notamment à ses interprétations dans Le Boulet et Podium. En 2002, Benoît Poelvoorde s'est vu attribuer le Prix Jean Gabin, récompensant les meilleurs acteurs en devenir. En 2004, il est membre du jury du festival de Cannes, présidé par Quentin Tarantino qui a affirmé avoir été fasciné par le film C'est arrivé près de chez vous.





Biographie

C'est durant son année de terminale que Benoît Poelvoorde rencontre Rémy Belvaux et André Bonzel, deux amis avec qui il réalisera un premier court métrage intitulé Pas de C4 pour Daniel Daniel. Mais c'est avec le caustique C'est arrivé près de chez vous et son rôle de Ben le tueur que le comédien se fait connaître du grand public. Suit un passage au théâtre (Modèle déposé) et sur la chaîne Canal Plus, où ses chroniques Les Carnets de Monsieur Manatane remportent un franc succès.

Dans un registre plus grand public, Benoît Poelvoorde mène en 1996 Les Randonneurs de Philippe Harel, une réussite au box-office. L'acteur enchaîne les comédies avec une prédisposition pour les rôles de grands cyniques, bêtes et méchants, comme en témoignent ses prestations dans Les Convoyeurs attendent (1998) et Les Portes de la gloire (2001) de Christian Merret-Palmair. En 2001, il retrouve le réalisateur Philippe Harel pour enfourner Le Vélo de Ghislain Lambert, avant de donner la réplique à Gérard Lanvin dans la grosse production Le Boulet (2002). Désormais très populaire, Benoît Poelvoorde reçoit en 2002 le prix Jean Gabin, récompense attribuée chaque année à un espoir du cinéma français. Un espoir concrétisé en 2004 avec le succès Podium, dans lequel, sosie mégalo de Claude François, le comédien démontre l'étendue de son talent comique et dramatique.

La même année, l'acteur belge connaît une nouvelle consécration en rejoignant le Jury du 57ème Festival de Cannes présidé par Quentin Tarantino. A l'aise dans les projets décalés, il s'illustre dans les fantaisistes Atomik Circus (2004), Narco (id.) et Les Deux mondes (2007). Parallèlement, Benoît Poelvoorde s'essaie à un registre plus dramatique en donnant dans le thriller Entre ses mains (2005) une émotion rare à son personnage de vétérinaire inquiétant et en intégrant le quatuor masculin du film chorale de Nicole Garcia, Selon Charlie (2006).





" J' AI PERDU TOUT CONTRÔLE SUR LA RÉALITÉ "

Il enchaîne tournage sur tournage. Dans Les Deux Mondes (1), il campe Rémy, qui perd simultanément femme et travail. Et il sera bientôt dans Astérix aux Jeux Olympiques. Le changement de registre lui va comme un gant, pourtant ce ludion tendre et insolent se dit fatigué… et la mélancolie affleure sous les facéties.

Paru le 18.11.2007, par Christian González


Il y a quelque chose de changé en lui, on le devine désemparé, avec dans le regard une tristesse qu'il ne cherche même pas à dissimuler.

C'est Billy Bob qui vous accueille avec un enthousiasme d'autant plus sympathique que, l'instant précédent, il ne vous connaissait pas. Il jappe et bondit à l'entrée de la suite de grand hôtel dans laquelle Benoît donne ses interviews. « C'est un jack-russell… » Avec une tâche rose près de la truffe et un pelage blanc et sable. « Et pourquoi Billy Bob ? – À cause de la chanson de Benjamin Biolay : "Billy Bob a raison/Les gens c'est tous des cons." » Dans Les Deux Mondes, Rémy (Benoît donc), petit bonhomme effacé, perd en même temps son travail et sa femme. Pourtant, dans un monde parallèle, une tribu opprimée par un géant cannibale l'attend pour être son libérateur… Il est immuablement cordial, sa faconde demeure inépuisable, mais son humour fantasque est en veilleuse, il allume une cigarette de temps en temps, il y a quelque chose de changé en lui, on le devine désemparé, avec dans le regard une tristesse qu'il ne cherche même pas à dissimuler.

Madame Figaro. – Les Deux Mondes, de Daniel Cohen, Cowboy, de Benoît Mariage (journaliste d'une émission télé, Daniel Piron croit avoir une idée de génie qui, pense-t-il, le revalorisera à ses propres yeux, auprès de sa femme et de la société) – sur les écrans le 5 décembre -, Astérix aux Jeux olympiques, de Frédéric Forestier et Thomas Langmann – le 30 janvier 2008 -, et la suite des Randonneurs, de Philippe Harel : jamais vous n'aviez autant tourné en enchaînant !
Benoît Poelvoorde. – Et c'est trop, je m'en rends compte maintenant. Le cinéma est l'un des rares corps de métier où l'on se rassemble, où l'on se confine et, au final, où l'on se sclérose. On se coupe des gens normaux et on se déresponsabilise totalement. Or j'ai besoin de faire des pauses pour réfléchir, me poser des questions, alors que, sur un plateau, on vous demande surtout de ne pas en poser.
Pour Astérix.., je suis resté cinq mois à Alicante, en Espagne. Le tournage des Deux Mondes a duré trois mois, dont deux passés en Afrique du Sud, et je suis reparti deux mois pour Les Randonneurs à Saint-Tropez, au cours desquels je me suis cloîtré dans un hôtel. J'ai cru que j'allais y arriver, je me suis imaginé plus fort que je n'étais, et je suis allé droit dans le mur. J'ai totalement sous-estimé les dangers du métier.
C'est-à-dire ?
- J'ai perdu tout contrôle sur la réalité. J'ai fait passer le cinéma avant ma vie, et ma vie en a souffert…
Avec pour conséquence ?
- Avec pour première conséquence de perdre l'estime de moi-même. Même si je ne regrette pas les films. Je suis le seul responsable de tout ce qui m'arrive.

Tout de même, vous n'êtes pas obligé de dire oui à toutes les propositions, ce que d'ailleurs vous vous étiez bien gardé de faire par le passé…
- Bien sûr, mais, par exemple, je ne pouvais pas refuser Astérix.., parce que j'ai dit cent fois que j'avais envie de faire un méchant dans un film pour enfants. Je ne pouvais pas dire non à Benoît Mariage, qui m'avait dirigé dans « Les convoyeurs attendent », qui est un ami et qui me donnait l'occasion de renouer avec le cinéma belge. Pour Les Deux Mondes, j'ai adoré l'univers poétique de Daniel Cohen. Et pour Les Randonneurs, il y avait le plaisir de retrouver l'équipe du premier opus, tourné il y a dix ans. Simplement, tout cela a abouti à une totale remise en question. Je me suis enfermé dans une profession excessive. Maintenant, il est vrai qu'il n'est pas foncièrement mauvais de perdre le bon chemin si l'on peut envisager de faire machine arrière…









Article ajouté le 2008-02-01 , consulté 181 fois

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