ALEXANDRE TASSEL
ALEXANDRE TASSELSON SITE
http://altassel.free.fr/
SON ESPACE
http://www.myspace.com/alexandretassel
JAZZ SOUL ELECTRO
http://www.7islands.net/sevenislands/HOME.html
Alexandre Tassel
(26 mars 1975 - ) est un trompettiste et compositeur de jazz français, né à Angers.
Il vit en Bretagne jusqu'à l'âge de 18 ans où il prend des cours de piano avec Marie Barrau élève de Marguerite Long. A 18 il se tourne vers la trompette et le jazz, il intègre la classe de Jazz du conservatoire de Rouen, y fait ses débuts tout en fréquentant de plus en plus les clubs de Jazz de la Capitale .
À 21 ans il s'installe définitivement à Paris où il crée les "Nuits Blanches" dans le club "le Petit Opportun" qui a plus tard fermé ses portes. Cette expérience lui fait rencontrer une grande majorité des musiciens de Jazz en France, Christian Escoudé, André Villéger, Emmanuel Bex, Lionel Belmondo, Tony Rabeson, Archie Shepp, David Murray, Antonio Farao...
À 23 ans il publie son premier disque avec Baptiste Trotignon, Vincent Artaud, François Ricard et Olivier Temime "49 minutes d'arrêt", séléctionné par JazzMagazine comme l'un des meilleurs disques de l'année 98.
À 24 ans il produit un nouvel opus "Booker" enregistré live au festival de Jazz de Marciac et tourne avec Tonton Salut Jazz Futures aux côtés de Baptiste Trotignon ou Franck Avitabile et Olivier Temime.
En 2000 il monte et dirige avec Guillaume Naturel le "Paris Jazz Quintet" constitué de Franck Avitabile au piano, Gildas Scouarnec à la contrebasse et André Ceccarelli à la batterie. Ils enregistrent pour le label Suisse TCB un album "introducing". 2000 est également l'année ou il rencontre Dj cam avec lequel il entame une tournée mondiale puis pour qui il réunit une équipe de musiciens qui ne le quittera plus par la suite. Ils enregistrent l'album "Soulshine" pour Columbia sur lequel ils jouent aux côtés de Cameo, Guru, Angun, Donnie... Cela donne naissance entre autres au titre "Summer in Paris" véritable succès de la House à tendance Jazz .
2001 cette période est le début de nouvelles collaborations pour Alexandre. Il tourne pendant deux ans aux côtés de Laurent de Wilde dans son groupe ÉlectroJazz "Time for Change", y rencontre Stéphane Huchard et Minino Garay avec qui il travaillera de manière réguliere ensuite, il rencontre également Disiz La Peste, JmdeeBeat avec qui il commence aussi à jouer et enregistrer. Dj cam produit le premier album du duo Alexandre Tassel et Guillaume Naturel "Fillet of soul by Tassel&Naturel". Alexandre tourne beaucoup comme sideman et il est appelé en 2003 par Manu Katché avec qui il tourne dans le monde depuis au sein de son groupe MKTendances. Manu Katché est depuis présent aux côtés d'Alexandre sur deux albums "Fillet of soul opus 2" 2003 et "Food For Thought" sorti en 2007 .
Alexandre collabore aussi à de nombreux projets musicaux très divers Sanseverino, Disiz la peste, Stéphane Huchard, Michel Bénita, Dj Cam, Laurent de Wilde, Peeda, Abd Al Malik, Pierrick Pedron, Olivier Temime, Bouncer Crew et compose de la musique pour la télévision. Il est également très présent sur les compilations Jazz lounge dont "St Germain des Prés Café" (Wagram),"Rendez vous Lounge", Return to Paradise (Sony Bmg) ...
en 2007 il sort l'album "de producteurs" Tassel&Naturel "Food for Thought" avec Manu Katché, Marcus Miller, Guru, Dj cam, Dj Grazzhoppa, Song, Eztriga, Eric Legnini, Franck Avitabile, Daniel Romeo, Laurent Vernerey, Julien Charlet, laurent de Wilde, Phillipe Bussonet...la réunion de beaucoup de rencontres enrichissantes des années précédentes. il est toujours en tournée avec Manu Katché et enregistre son nouvel album...
Discographie
1996 : Sébasien Souchois "Quintessence"
1997 : Mourad Benhammou
1998 : Alexandre Tassel "49 minutes d'arrêt"
1999 : Alexandre Tassel "Booker"
2000 : Paris Jazz Quintet TCB music
2001 : Cam Soulshine (Columbia/Sony)
2002 : Cam "the Audiobiography" Inflamable Records
2002 : Shaun Escoffery (UK) Columbia
2003 : Tassel&Naturel "Fillet of Soul" Inflamable records
2003 : St Germain des prés Café 3&4 (Wagram)
2003 : Hotel Costes 5
2004 : St Germain des prés café vol 5 (Wagram)
2004 : Seringe M'Baye "Itinéraire d'un enfant bronzé" (Barclay/Universal)
2004 : Tassel&Naturel Fillet of Soul Opus 2 (Seven Islands/Nocturne)
2005 : St Germain des Prés Café vol 6
2005 : Dj Cam "My playlist" (Wagram)
2005 : Return to Paradise (Sony/Bmg)greece
2005 : After Sunset Grooves (Moda)italy
2005 : Sanseverino "on aime on aide" Fnac
2006 : Stéphane Huchard "Bouchabouches" (Nocturne)
2006 : Jean Pierre Gallis "The Song Seeker" (Nocturne)
2006 : Disiz La Peste "Histoires extraordinaires d'un jeune de banlieue" (Barclay/Universal)
2006 : Rendez Vous Lounge 2 (rendez vous entertainment) Usa
2006 : Wise "Metrophone" (Such/Naive)
2006 : Tassel&Naturel selected by Dj Reg "Diamond suite" (Seven Islands records/Nocturne)
2006 : Alexandre Tassel/ Christian Brun "Nostomania" (Seven Islands/Nocturne)
2006 : St Germain des Prés Café vol 8 (Wagram)
2006 : Manu Katché "Grévin" by Manu Katché
2007 : Tassel&Naturel "Food for thought" (Seven Islands/Nocturne)
2007 : Bouncer Crew (Inflamable/Nocturne)
2007 : Peeda "" (Barclay/universal)
Catégories :Alex Tassel Electro Sextet
Concert donné à Rennes le jeudi 7 novembre 2002 à la Maison des Jeunes et de la Culture de Bréquigny, dans le cadre du festival " Jazz à l'Ouest " 2002, organisé par la MJC.
Alexandre Tassel (flg), Laurent de Wilde (elp), Daniel Romeo (elb), Stéphane Huchard (d), Guillaume Naturel (ts, fl), DJ Cam (platines).

- Alex Tassel par Stéphane Barthod
Depuis Eric Le Lann en 1989 à Rennes et Miles Davis en 1990 à Saint Brieuc, je n'avais plus été à un concert d'un trompettiste branché sur le secteur. C'est dire si ce concert d'Alex Tassel représentait pour moi la grande aventure ! Depuis, j'ai appris que le sieur Tassel est breton, cousin d'Eric Le Lann. Bref, un bon gars bien de chez nous.
Pour commencer, un morceau tiré de Bitches Brew enchaîné avec un morceau d' In a silent way. Peu étonnant, car ce concert est un hommage à Miles Davis. D'où des sonorités qui répondent à mes souvenirs de Miles et de Le Lann, le grand cousin breton d'Alexandre, il y a plus de dix ans déjà. Daniel Romeo avec sa petite taille, son petit bonnet rouge, ses petites lunettes cerclées a l'air d'un Schtroumpf bassiste. Avec Huchard, il forme la rythmique la plus funky, la plus groovy que j'ai entendu depuis Sonny Thompson et Michael Bland avec Prince sur la scène de Paris Bercy le 1er septembre 1993. Ca date et de toute façon Sonny T et Michael B me faisaient mal au ventre tellement ils pulsaient. On n'en est pas là mais ça vous donne une idée, ami lecteur. Le DJ ponctue la musique de façon intelligente. Il n'est pas présent par effet de mode. Le bassiste a un son plus grand, plus gros que lui, c'est vraiment impressionnant. Il a beaucoup écouté Jaco Pastorius, bonne référence pour un bassiste. Guillaume Naturel prend un solo shorterien en diable sur Shhh. On est vraiment dans l'ambiance davisienne du tournant de 1969-70. Ca peut faire découvrir cette musique à certains jeunes auditeurs.
S'ensuit Edward K de Laurent de Wilde qui je suppose est un hommage à Edward Kennedy Ellington dit "The Duke". John Lewis avait lui écrit un Maestro E.K mais dans un autre style. Ici, il s'agit d'une sorte de course poursuite entre rythmique et cuivres ponctuée par le DJ.
Une petite ballade pour calmer le jeu. Les cuivres introduisent puis s'effacent. Le son du bugle de Tassel est très pur, très éthéré. Puis vient un duo basse/flute traversière, gravité contre légèreté, ponctué par les saccades du Fender Rhodes.
Une autre ballade s'annonce, par le duo bugle/clavier. Le groove est tellement bon que j'ai l'impression d'être le Surfer d'Argent alors que je suis assis sur mon fauteuil. Tassel joue du bugle avec la pédale wah wah. J'ai l'impression quil est reparti dans du Miles des 70's mais cette fois-çi je ne retrouve pas le titre.
Rappel
Alexandre Tassel revient seul sur scène. Il travaille beaucoup sa sonorité avec des effets d'écho, de réverbération. C'est Jean-Pierre, la fameuse berceuse de Miles Davis. Les autres musiciens reviennent progressivement. De Wilde, cigarette aux lèvres, se prend pour Stevie Wonder et joue un solo de guitare aux claviers. Naturel prend la suite au saxophone ténor accompagné du DJ. Quelques jeunes gens dansent devant la scène. Spectacle rare dans un concert de Jazz.
J'ai beaucoup aimé cette musique sur l'instant du concert. Après réflexion, je me suis demandé si le dernier cri de la modernité en jazz consistait à jouer ce que faisait Miles Davis il y a plus de trente ans ? Et puis, après tout, Alexandre Tassel est né en 1975. Il n'a connu cette musique que par les disques. Il se fait plaisir et en procure à son public en la jouant aujourd'hui. Il finira bien par trouver sa voie personnelle. Comme les peintres toscans de la Renaissance, les jazzmen d'aujourd'hui ne doivent ils pas s'imprégner des œuvres de leurs aînés avant que de créer la leur ?
Alex Tassel, trompettiste, bugliste et compositeur, né en mars 1975. Il débute la musique par des études de piano classique, mais après une rencontre marquante avec le trompettiste Eric Le Lann, s'oriente vers le jazz et apprend la trompette en autodidacte, écoutant des disques de Chet Baker, Miles Davis, Clifford Brown...
A son arrivée à Paris, il ne manque pas une occasion de faire le boeuf, et fonde le collectif "Nuit Blanches" au Petit Opportun, où de nombreux jeunes et moins jeunes musiciens se retrouvent pour jouer ensemble, sur un répertoire à chaque fois différent... Une sorte de "laboratoire musical" qui a permis à de nombreux talents [Alex Tassel, Olivier Temime, Baptiste Trotignon...] d'éclore.
Avec le saxophoniste Guillaume Naturel, rencontré lors des Nuits Blanches, il co-fonde le Paris Jazz Quintet, avec Franck Avitabile au piano, Gildas Scouarnec à la contrebasse et André Ceccarelli ou Dré Pallemaerts à la batterie. Ils ont enregistré un album du même nom, sorti en 2001 sur le label suisse TCB Records.
::: INTERVIEW - 21 01 2002 ::: |
Le Paris Jazz Quintet |
Tassel & Naturel
"Se surprendre à chaque fois"
propos recueillis par Olivier Sibille | le 02/05/2006
Photo © DR
« Dj Cam nous a proposé de produire notre album dans cette lignée, une sorte de mélange de jazz, soul et électro »
On vous a découvert avec 2 albums, entre jazz, soul et électro. En quelques mots, quelle est l'idée de départ du concept Fillet of Soul ?
Alexandre : le départ, c'est ma rencontre avec Dj Cam pour sa tournée de 2000 Loa Project. Lorsque Cam a envisagé de réaliser un album plus instrumental, il m'a demandé de m'occuper du casting des musiciens. Je lui ai présenté Guillaume puis Eric Legnini, Daniel Romeo et Laurent Robin. Nous avons alors réalisé tous ensemble un album, Soulshine. Et, puis, dans la foulée, comme on avait adoré travailler ensemble, Cam nous a proposé de produire notre album, dans cette lignée, une sorte de mélange de jazz, soul et électro.
Mais ce qui est étonnant, c'est que vous avez tous les deux des parcours de jazzmen très classiques. Qu'est ce qui vous amené sur ce terrain plus électronique ?
Guillaume : La possibilité de maitriser chaque source qui rentre dans la musique qu'on crée. L'ordinateur est un instrument formidable pour y arriver.
Alex : une toute autre manière d'aborder le son d'un groupe et de placer les instruments dans l'espace, d'essayer d'aller plus à l'essentiel avec plus de temps pour développer la musique. Cela est très utile dans un contexte purement jazz. Enfin, j'avais tout simplement l'envie de découvrir d'autres univers musicaux !
« On laisse une grande place à l'improvisation ce qui nous donne des concerts très différents en fonction des lieux, de l'ambiance, du public, des lumières... »
Comment d'autres musiciens comme Dj Cam, Laurent De Wilde ou Manu Katché, ont débarqué dans ce projet ? Participent-ils au processus créatif ?
Alexandre : Cam, comme je l'ai dit, est le déclencheur de toute cette aventure. Laurent de Wilde, lui, Guillaume le connaissait depuis longtemps ; moi je l'ai rencontré dans son groupe électro puisque j'y ai joué régulièrement en 2001 2002. C'était naturel que nous l'invitions à nous rejoindre sur ce projet. En ce qui concerne, enfin, Manu Katché, je fais partie de son quartet « Manu Katché Tendances ». Nous avons beaucoup joué avec ce groupe, on a vraiment sympathisé. De fil en aiguille, on travaillé sur quelques-uns de ses projets… et en retours il est venu nous rejoindre Fillet of Soul opus 2 et figurera sur notre projet disque, entre autres sur un morceau avec Marcus Miller, Eric Legnini et Laurent de Wilde.
Guillaume: En ce concerne le processus créatif, tout se passe entre nous deux dans notre studio. En effet, nous sommes tous deux multi-instrumentistes. Ce n'est qu'ensuite que chaque musicien amène sa personnalité et son son. L'écriture, l'enregistrement et le mixage se font aussi à deux, chez nous.
Et votre public, quel est-il ? Fans de jazz ou venus de la sphère électro ?
Alexandre : un subtil mélange des deux, qui varie en fonction de chaque salle où on a l'occasion de se produire.
Guillaume : et comme on vend plus de disques à l'étranger qu'en France, le public ici est peut être plus un public jazz ?
Vous êtes actuellement en tournée. L'interprétation des morceaux sur scène est-elle différente ? Plus de place à l'improvisation ou bien tout est-il réglé au millimètre ?
Guillaume : Surtout pas réglé au millimètre ! On laisse une grande place à l'improvisation ce qui nous donne des concerts très différents en fonction des lieux, de l'ambiance, du public, des lumières...
Alex: Oui, on essaye de se surprendre à chaque fois. On a vraiment basé le set live sur l'écoute entre les musiciens, laissant la parole aux plus inspirés quand ils le désirent…
« c'est vrai qu'on se rapproche plus d'un son Blacksploitation que d'un son purement électro »
A la sortie du disque, l'an dernier, vous avez fait une date au Nouveau Casino, à Paris, puis plus rien. Cela vous manquait de retrouver la scène ?
Alex: on a énormément travaillé en studio avec Cam pour un nouvel album. On a aussi collaboré avec Wise et Disiz La Peste. J'ai également enregistré un duo avec Christian Brun, puis un quatre-titres avec
Sanseverino… sans oublier les tournées avec Manu Katché et les concerts ! Donc c'est un constant mélange entre studio et scène. Evidemment, plus on joue avec ce groupe, plus on est heureux !
Guillaume : oui, c'est toujours un plaisir de se retrouver et de jouer ensemble et bien sur ça manque quand ça n'arrive pas.
Et actuellement, vous préparez un 3ème album ? C'est facile d'être en studio et d'assurer les concerts de la tournée en même temps ?
Guillaume : c'est beaucoup de travail, mais on se relaye aussi. Quand l'un est en tournée, l'autre continue à avancer au studio, et c'est très agréable car c'est deux exercices très différents et complémentaires.
On a senti des évolutions entre les deux albums. Un peu moins d'électronique, plus d'instruments… Cela va-t-il se confirmer sur le 3ème album ?
Guillaume : effectivement, on a pris une direction beaucoup plus nu soul pour l'opus 3 de Fillet of soul. Voix chantées et rappées, instruments plus acoustiques, en gardant quand même des programmations pour certains morceaux. Mais c'est vrai qu'on se rapproche plus d'un son Blacksploitation que d'un son purement électro. En même temps, paradoxalement, et c'est amusant, nous avons produit une compile plus électro qui devrait sortir très rapidement (ndr : sortie prévue en juin) !
Alex : c'est notre mélange à nous...
On parle beaucoup de crise du disque en ce moment. Comment un petit label et une petite formation peuvent-ils s'en sortir ?
Guillaume : en travaillant énormément. On est en même temps producteurs, musiciens, sideman de jazz, ingénieurs du son, chefs d'entreprise… et pères de familles... :) On a la chance de vendre aussi quelques
disques et de beaucoup travailler sur d'autres projets (avec Dj Cam, Jmdee, Dj Reg, Manu Katché, Ernesto Tito Puentes).
Et je vous laisse le mot de la fin…
Alex : c'est un bonheur de faire de la musique et de la faire partager aux autres. Pourvu que ça dure !

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