Alain YVER

Alain YVER

BOHÈMES EN PROSE

BOHÈMES EN PROSE






Bohèmes en prose
Par Jean-Jacques Bedu

RÉSUMÉ

Des Trois Glorieuses jusqu'à la fin des Années folles s'esquissent, dans Bohèmes en prose, les parcours d'un certain nombre d'artistes qui ont marqué leur époque : Gérard de Nerval, Henry Murger, Alfred Jarry, Paul-Jean Toulet, Picasso, Modigliani, Utrillo, Soutine, Kiki de Montparnasse et d'autres encore, moins connus : Pétrus Borel, Albert Glatigny, Jean de Tinan, Jean Lorrain, Mécislas Goldberg, Charles-Louis Philippe, Béatrice Hastings, Maurice Sachs qui tous, écrivains, peintres, musiciens, ont vécu dans une certaine marginalité et fréquenté des lieux mythiques : le Café Vachette, la Closerie des Lilas, la Rotonde, le Dôme, le Chat-Noir, le Bateau-Lavoir, la Ruche...
De ce mode de vie aléatoire, émaillé d'anecdotes, se dégagent une conception de l'art et un guide du " Paris bohème ".







Le Blog littéraire d'André Bonet.
 
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Jean-Jacques Bedu est l'auteur de plusieurs essais. En 1989, dans son premier ouvrage, Rennes-le-Château autopsie d'un mythe, il s'est employé à démontrer la supercherie littéraire qui a entraîné, par la suite, l'immense succès planétaire du Da Vinci code et la thématique de Dan Brown à laquelle il a consacré deux livres en 2005. Il est l'auteur de deux biographies d'écrivains, l'une de Maurice Magre et l'autre de Francis Carco, qui lui ont valu plusieurs prix littéraires. A l'occasion de cette rentrée littéraire, il publie aux éditions Grasset un nouvel essai, Bohèmes en prose.

Jean-Jacques Bedu est vice-président du Centre Méditerranéen de Littérature, délégué général et membre du jury des Prix Méditerranée. Il en assure l'administration et le secrétariat. En étroite relation avec tous les éditeurs partenaires, il établit la première sélection des ouvrages susceptibles de concourir dans les diverses catégories du Prix. Dans le cadre de l'action du Centre Méditerranéen de Littérature, J.J Bedu participe aux rencontres littéraires et à la gestion des colloques. Afin de promouvoir la lecture dans les collèges et les lycées, il a en charge l'organisation du Prix Méditerranée des Lycéens , en s'employant à découvrir les premiers romans de jeunes auteurs, tout comme les écrivains locaux, riche pépinière de talents. Le CML est également présent dans les salons méditerranéens comme ceux d'Alger, de Beyrouth, de Tanger et de Tunis, où l'on requiert son expertise. C'est à ce titre qu'André Bonet son président, et Jean-Jacques Bedu son vice-président, ont tous deux intégré le collège des experts du Conseil Culturel de l'Union pour la Méditerranée, sous la présidence de Renaud Muselier. Enfin, Jean-Jacques Bedu a conçu et anime le site internet du Prix Méditerranée (www.prixmediterranee.com) ; il est également délégué général du Prix du livre incorrect.

Bohèmes en prose

Des trois glorieuses jusqu'à la fin des années folles s'esquissent, dans Bohèmes en prose, les parcours d'un certain nombres d'artistes qui ont marqué leur époque : Gérard de Nerval, Henry Murger, Alfred Jarry, Paul-Jean Toulet, Picasso, Modigliani, Utrillo, Soutine, Kiki de Montparnasse et d'autres encore, moins connus : Pétrus Borel, Albert Glatigny, le perpignanais Ernest Cabaner, Jean de Tinan, Jean Lorrain, Mécislas Golberg, Charles-Louis Philippe, Béatrice Hastings, Maurice Sachs qui tous, écrivains, peintres, musiciens, ont vécu dans une certaine marginalité et fréquenté des lieux mythiques : le café Vachette, la Closerie des Lilas, la Rotonde, le Dôme, le Chat-Noir, le Lapin Agile, le Bateau-lavoir, la Ruche...
De ce mode de vie aléatoire, émaillé d'anecdotes, se dégagent une conception de l'art et un guide du « Paris bohème ».

Jean-Jacques Bedu, Bohèmes en prose, Grasset 2009, 394 p. 22 €










Bohèmes en prose de Jean-Jacques Bedu

12 décembre 2009 par bruno chauvierre

Parmi les figures du monde de la bohème, ressuscitées par Jean-Jacques Bedu, dans son essai « Bohèmes en prose », j’ai un faible pour  Tristan Corbière.   En compagnie de capitaines bretons, demi-pirates, le lecteur scrute la mer avec Corbière, à travers les bouillons de la vitre d’un bouge.  J’ai vite lu les lignes sur Maurice Sachs, sur l’érotomanie de Louys et l’excentricité névrotique de Gérard de Nerval.

J’ai préféré le monde magique de Corbière. J’ai lu le livre  de Bedu en buvant un verre de rhum Barbancourt, rapporté d’Haïti. Mon héros de toujours, le bossu Bitor s’enfila aussi plusieurs verres de rhum avant d’aller voir la Mary-Saloppe. Pauvre Bitor mis dans un sac à crever et,  jeté en l’air jusqu’à en mourir :«  Saute, Paillasse ! hop là… » Jean-Jacques Bedu nous plonge dans les Amours jaunes , on chavire, les yeux pleins de larmes en revivant la tragédie de Bitor :              « Plus tard, l’eau soulevait une masse vaseuse .Dans le dock. On trouva des plaques de vareuse… Un cadavre bossu, ballonné, démasqué … Par les crabes. Et ça fut jeté sur le quai… »

Tristan Corbière fulminait devant ces riches qui trouvaient pittoresques les scènes de débauche, des gens de peu, alors que lui, pressentait toujours le drame, comme dans la sublimation du martyre ordinaire du bossu Bitor.

Jean-Jacques Bedu, après Julien Gracq (En lisant-En écrivant)  réhabilite le Corbière des  promenades  à Saint-Cast, autour de la pointe préservée de la Garde, saluant la dette de Corbière au paysage, celui d’avant le chou-fleur du XXème siècle ( regretté par Julien Gracq), celui de la Rapsode foraine et le Pardon de Sainte-Anne, avec datation du 27 Août, jour du Pardon : La Palud, 27 Août, jour du Pardon. « Bénite est l’infertile plageOù comme la mer tout est nud.Sainte est la chapelle sauvage De Sainte Anne-de-la-Palud »

Julien Gracq, appréciait Corbière et La Rapsode foraine, « scène de genre… à la manière de Calot, un sujet pour petit maître hollandais ou flamand », Gracq s’en réjouissait en concluant : « C’est peut-être le seul exemple que je connaisse dans notre poésie d’une sublimation intégrale du pittoresque » ? (En lisant-En écrivant)

En chantant Corbière, Jean-Jacques BEDU, sur les traces de Julien Gracq nous conduit à célébrer la sublimation du pittoresque.



30/01/2012
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