Alain YVER

Alain YVER

BRUNO SCHIEPAN

BRUNO SCHIEPAN





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Quelques mots de l'artiste...


Né en 1959 à Lyon, vit et travaille à Paris. 
Expositions 2001 : Atelier Van Dongen - Opera Gallery (Paris, New York, Singapour) 

Bruno Schiepan construit un univers intimiste très coloré, peuplé de visages, formes arrondies qui tendent vers l'abstraction. Dans ses compositions, aucun espace n'est laissé au vertige du vide ; la surface est découpée comme en pièces de puzzle dont les couleurs absorbent judicieusement les chocs. On y reconnaît des femmes sagement coiffées à la garçonne, des amants qui s'embrassent en un baiser improbable, des visages parfois sans cheveux, parfaitement ovales, aux yeux creux de la statuaire et au front lisse. Ces personnages figés dans une attente sans objet nous racontent quelque chose de notre époque.Semblables aux clones qu’on nous promet, tout chez eux tend à la vaine quête d’un monde parfait. 

Pour Schiepan, la figure est comme un premier degré, un sens évident nécessaire. Ses formes nous entraînent cependant plus loin que les histoires qu’elles racontent. Il déborde d’ailleurs du cadre fermé de la toile pour utiliser d'autres supports. A la manière des artistes de l’Art Déco, il crée des objets contemporains : paravents, lampes, tapis, plateaux, chaises, tables et autres éléments de mobilier dont certains ont été réalisés pour Knoll. 

Dès ses débuts, Schiepan a trouvé son langage qu’il continue de faire évoluer. Si sa palette, jamais heurtée, est plus ou moins vive ou claire selon les séries et les périodes, le motif est un support dont Schiepan ressent encore la nécessité, même si la sobriété de son langage visuel, le caractère réitératif de ses compositions tendent parfois vers l'abstraction. 

Il s'est mis depuis peu à la sculpture, qui pourrait infléchir l'aspect lisse de ses toiles et présentera à l’occasion de cette exposition, ses premiers bronzes.

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Bruno Schiepan
 

Si tous les chemins mènent à Rome, il faut également admettre que de nombreuses voies convergent en direction de la peinture. Ainsi, après avoir emprunté, entre autres, celle de Sciences Po, Bruno Schiepan réalise aujourd'hui des tableaux ou la désignation de l'individu, au sens littéral et plastique, reflète une suite d'interrogations. Anodins en apparence, ses personnages accompagnés, ou non, par leurs presques semblables existent cependant dans des espaces assurément non-euclidiens…
Pouvez-vous, Bruno Schiepan, nous dresser un aperçu de votre parcours?
Il y a tellement de parcours atypiques dans le domaine de l'art que je n'ai finalement pas tant l'impression que cela de constituer une exception... Même si je considère ma trajectoire comme une sorte de "miracle" (à défaut de trouver une autre expression). Pour faire court, je vous dirai juste que j'ai commencé par faire Sciences Po, puis après avoir préparé et passé (!) le concours d'entrée à l'ENA, j'ai créé une société de production audiovisuelle et passé une douzaine d'années dans ce secteur de la communication... Le "miracle" intervient en 1993, année où je ne sais toujours pas pourquoi, j'ai acheté du matériel pour peindre... J'ai alors connu des moments extraordinaires dans le simple fait de peindre... La grande question était alors de savoir si cet extraordinaire pouvait devenir mon quotidien... C'est pourquoi j'ai décidé de prendre deux années sabbatiques voici maintenant un peu plus de sept ans... Je pense que si on ne peint que le dimanche on est forcément un "peintre du dimanche".. Je travaille tous les jours et j'ai toujours l'impression de n'être qu'au début de mon histoire.
Je vous laisse, si vous le voulez bien, évoquer votre style, particulièrement aux niveaux des tableaux, car y trouver des analogies connues semble moins évident qu'il n'y parait.
Cette remarque me fait plaisir car au delà de l'accomplissement personnel que je ressens en ayant l'impression d'être "juste" par rapport à moi-même, j'ai également l'impression d'avoir dès le départ trouvé mon style propre... Vous parlez d'analogies et je ne les développerai pas ici mais c'est vrai qu'il arrive parfois qu'on me parle de tel ou tel à propos de mon travail... Je ne rejette rien des apparentements que l'on me prête. Un proverbe chinois dit "la maison appartient à celui qui la regarde" et je crois que c'est particulièrement vrai de la peinture... Globalement je dirais cependant que curieusement je me sens assez proche de ce qui pouvait se faire il y a un siècle... jusqu'à l'art déco... Après, au-delà des oeuvres, je suis particulièrement intéressé par ce qu'écrivent ou disent les peintres... Il est particulièrement frappant de reconnaître ses propres préoccupations dans les problèmes rencontrés et souvent résolus par des "grands" comme Matisse ou Fernand Léger, sans parler de Picasso... Je ne fais évidemment pas de comparaison, je dis juste mon intérêt de voir que finalement nous avons tous les mêmes problèmes... Pour revenir à mon style, je sais aujourd'hui qu'il existe et c'est pour moi essentiel. Chaque tableau est comme une pièce d'un même puzzle dont le dessin d'ensemble reste à écrire... Je n'ai aucune inquiétude par rapport à cela : sept ans c'est finalement tellement court...
Si nous parlions un peu de technique picturale, la vôtre, en l'occurrence ?
J'ai besoin d'aller vite quand je peins. Je dessine rarement, préférant travailler directement au pinceau. J'aime aussi pouvoir faire des choix au fur et à mesure que se construisent les choses. C'est pourquoi j'utilise toujours l'acrylique comme base, elle me permet d'essayer différentes combinaisons. Si vous voulez, je peins l'idée du tableau à l'acrylique. Mais une idée très développée, tout y est : les formes et les couleurs... Mais l'acrylique me déçoit, je trouve que ça reste une peinture "pauvre", sans profondeur, un peu terne dans son rendu aussi, en tous cas elle ne correspond pas à mes envies. Aussi, une fois cette première étape achevée, je reprends tout à l'huile. C'est alors que naissent les nuances, les profondeurs, les subtilités...Chaque tableau peut ainsi comporter 4 ou 5 couches de peinture. C'est un gros travail qui ne se voit pas et j'aime cette idée... C'est ainsi que j'obtiens le résultat recherché un peu comme une matière sans matière.
La thématique du couple, récurrente dans cette œuvre, est traitée de manière finalement assez énigmatique malgré l'évidence de la situation dans laquelle se trouve vos personnages. Devons-nous introduire la psychanalyse dans ce débat ?
Tout d'abord, si vous vous voulez mon avis, la psychanalyse ne devrait jamais être absente d'aucun débat... Mais au-delà de cette boutade (quoique...) mes personnages existent à mon sens en premier lieu comme prétexte. J'ai besoin, d'une façon générale, que les choses possèdent un premier degré. Evidemment quand seul le premier degré existe c'est un peu navrant, et je suis assez partisan du second, du troisième et de tous les suivants... Mes personnages représentent ainsi pour moi ce premier degré qui m'est nécessaire. C'est assez curieux car c'est comme s'ils s'imposaient à moi et j'ai vraiment l'impression de ne pas être encore allé au bout de leurs histoires.... En même temps, plus ils prospèrent dans mon univers et plus je vis avec eux plus j'ai l'impression qu'ils nous racontent quelque chose de notre époque et que les harmonies dans lesquelles ils semblent s'épanouir recèlent en fait des mystères plus inquiétants. C'est un peu, vous savez, comme quand vous passez une très agréable soirée chez des amis et que vous apprenez le lendemain qu'ils sont en fait en train de se séparer... La thématique du couple est effectivement très présente, mais pas plus me semble t'il que dans nos sociétés. Et ce que vous en dites-me semble également refléter une vérité première : "une évidence énigmatique", j'aime beaucoup votre expression...
Artiste pluridisciplinaire, vous abordez également la sculpture, les bronzes et la création d'objets dotés d'une continuité thématique. Parti pris, complémentarité naturelle non prédéterminée ?
Pour être franc, c'est un peu un hasard qui est devenu un parti pris tant je trouve enrichissant de sortir du cadre de la toile... Un hasard parce que par exemple ma collaboration avec Knoll n'avait rien de prémédité et est vraiment née de rencontres, de la même façon que la sculpture ne faisait a priori pas partie de mon horizon et est directement liée à des histoires d'amitié. C'est devenu aujourd'hui un parti pris que j'espère vraiment pouvoir développer le plus possible. D'abord parce que j'ai l'impression d'apprendre et qu'il est par exemple formidable de travailler avec des artisans d'art comme les fondeurs qui ajoutent leur ambition à la vôtre.
Mais aussi parce qu'aborder d'autres supports ou d'autres techniques enrichit la peinture. Peindre des fauteuils, des tables, des paravents, des lampes, réaliser des tapis ou des bronzes posent d'autres questions dont les réponses aident finalement à mieux revenir vers la peinture. J'ai appris qu'il n'était pas toujours bien vu d'aborder tous ces domaines en même temps et que vous pouviez vite vous faire traiter de "décoratif", ce qui pour certains semble être la pire insulte. Pour tout vous dire ça n'est pas mon problème...

Dans quels lieux et projets, en dehors de votre galerie virtuelle, pouvons-nous voir vos oeuvres?
Dans mes bonnes résolutions pour 2002 j'ai décidé de multiplier les expositions. Ce rapport avec le regard des autres est essentiel et je l'avais un peu trop négligé ces derniers temps. D'ores et déjà, sont prévues une exposition dans une galerie à Rouen à partir du 18 janvier où je présenterai des bronzes, des résines peintes et des peintures, une participation à la rétrospective Saarinen chez Knoll à Paris fin janvier où je montrerai des éléments de mobilier peint. Une autre exposition à Paris aura lieu au mois de mars. D'autres contacts sont en cours pour des projets pas suffisamment avancés pour que je les annonce ici. Tous les détails figureront bien sûr chaque fois sur mon site . C'est pour moi un outil tout nouveau que j'entends développer. Par ailleurs, il est évidemment toujours possible de me contacter directement et de venir me voir à mon atelier.
 
Thibaut Moinard
//www.axelibre.org/arts_plastiques/bruno_schiepan.php






2012 : BRUNO SCHIEPAN

Exposition : 24 mars / 6 avril 2012

Bruno Schiepan vit la beauté harmonique des couleurs, leurs vibrations presque cosmiques via la matière, leur pouvoir émotionnel. Il entraîne dans un monde d’abstractions et de formes organiques – paradoxalement bien réel. Equilibriste professionnel entre Pop et Néoplasticisme.
Très vite, l’expression créative de l’artiste – la peinture – demande à déborder du plan bidimensionnel de la toile : il ressent le besoin d’ajouter concrètement de la profondeur, de jouer avec les volumes, d’occuper l’espace. Voilà que son œuvre devient tridimensionnelle et que la peinture se mue en sculpture.
Naissent ainsi des formes qui vibrent et s’animent. La toile devient métal qui à son tour se froisse, se compresse, prend du volume et se transforme en sculpture-totem. Les dessins et couleurs deviennent lumières, les surfaces plates se bombent, les lignes se courbent. Le spectateur déplace son regard vers le plafond où sont suspendues de nouvelles formes – sculptures et mobiles – que l’artiste a pris l’habitude d’appeler « OANI » pour « Objet d’Art Non Identifié ».
Le dialogue entre peinture et sculpture, cet exercice de faire prendre corps – et donc volume – à une surface de couleur, ne cesse d’interpeller Schiepan et de le pousser littéralement hors cadre. C’est pour cette raison qu’il a notamment collaboré avec la maison Knoll et revisité l’iconique siège Tulip de Eero Saarinen. La réalisation de ce siège-œuvre d’art par Schiepan répond à un vieux rêve de la modernité : faire coïncider l’utile au sublime, ou, plus simplement, suivant les termes de l’artiste : « produire du beau qui soit aussi signifiant ».

Galerie W
44 rue Lepic - Paris 18
01 42 54 80 24
//www.galeriew.com/
info@galeriew.com









Galerie W Eric Landau, Paris
Bruno Schiepan
Exposition du 24 mars 2012 au 06 avril 2012

Demain, samedi, s'ouvre l'exposition Bruno Schiepan. Avec le bonheur comme pièce fondatrice de chacune de ses œuvres - c’est ce qu’il appelle le « Happy Painting  » -, Bruno Schiepan fusionne et dépasse à la fois les grandes tendances et les grandes disciplines de l’art contemporain. Son œuvre ne ressemble à aucune autre. Ce qui l’anime ? Les couleurs qui résonnent en lui comme des vibrations. Ce qu’il recherche ? Une exaltation du beau qui fait de son œuvre une connexion sensible entre lui et le public.
Les œuvres de Bruno Schiepan sont des œuvres qui prennent possession de l’espace. De tout l’espace. Le sol, le mur, le plafond. Si l’artiste s’est affranchi de la toile en créant son propre espace et ses propres supports, c’est pour laisser s’exprimer librement ses émotions.
L’émotion, la sensibilité, c’est ce qui a toujours guidé son travail. Tenté par l’expérience picturale, après des études de sciences politiques et une carrière de producteur, la peinture s’impose à lui comme une révélation. Peindre, c’est pour lui magique, sensuel. De ces moments extraordinaires, il veut faire son quotidien. Happé par la peinture, il abandonne tout et se donne les moyens de vivre sa vie en tant qu’artiste. Schiepan s’implique dans un travail précis et minutieux. Donner du beau, donner du bonheur, cela ne s’improvise pas, car l’ambition est bien là : « produire du beau avant du signifiant  » (même s’il espère « que le beau soit aussi signifiant  »). En marge de « certains acteurs du marché de l’art qui nous font croire que comprendre est plus important qu’aimer », Schiepan s’attache au sensible et cherche, par cette quête du beau, à créer un lien fort avec le public. Ce lien vit au travers de compositions, de formes, de couleurs qui ont le don de nous absorber. Dès lors, il s’établit une relation triangulaire entre l’artiste, l’œuvre et le public, tout trois unis par une même aspiration à l’harmonie.

//www.officiel-galeries-musees.com/galerie-w/article/bruno-schiepan

















































28/02/2013
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