Alain YVER

Alain YVER

CASCADEUR

CASCADEUR





Certainement le meilleur album de cette année 2012, avec celui de Bertrand Burgalat "Toutes directions" sorti le 16 avril.

LE CLIP
http://www.li-an.fr/blog/cd-alea/the-human-octopus-cascadeur/


blogs.lexpress.fr/all-access/2010/06/05/cascadeur/

http://www.zdar.net/music/concerts/cascadeur-la-cigale-paris-07-10-2011-20111015.html








L' album The Human Octopus

Si l'envoutant single Walker vous emporte vers les nuages et vous offre cette bouffée de bienfaisance, précipitez-vous sur The Human Octopus, le premier essai de Cascadeur, le chanteur casqué.
Sous le peignoir de boxeur et le casque se cache Alexandre Longo, un musicien originaire de Metz qui possède quelques longues années d'expérience. Pianiste de formation classique, il a tâté du jazz comme du piano-bar. Si le touché de son piano est irrésistible, la voix très haute dans les aigus donne à la musique de Cascadeur une sensation de légèreté. Et lorsque des chœurs prennent place, on frise le divin. A voir et entendre aux Nuits Botanique.






Chronique de Walker
par Anne Yven


Après avoir provoqué un petit tremblement de terre mérité sur le territoire musical français en 2008 et 2009, via tremplins et autres bases de lancement de nouveaux talents (Concours CQFD des Inrocks, Jeunes talents SFR, Francofolies de la Rochelle) le musicien-spationaute casqué et capé Cascadeur, compile enfin quelques-unes de ses compositions dans ce cinq titres, paru en novembre 2010.

Le premier titre éponyme « Walker » invite à se perdre. Au gré des notes de piano, de xylophone, de guitare, qui balisent sporadiquement le chemin, surgit cette voix, haute, en anglais dans le texte. La tentation est grande de s'accrocher à un repère connu, là-haut au firmament des étoiles mortes trop vite, Jeff Buckley, à moins que ce soit l'univers onirique et tout aussi stellaire du Canadien Patrick Watson.

Pour un premier lancement, on atteint des couches de sensations stratosphériques... C'est que ce Cascadeur est un vrai professionnel et maitrise son art. Avec ce double artistique, Alexandre Logo (de son nom civil) peut, sur scène ou lors d'expositions médiatiques, se cacher, garder intacte la part de mystère pour se protéger lui, évidemment. Aussi malin qu'angélique, le garçon.

Les compositions au piano se basent sur le mélange imparable de structures répétitives chères à Erik Satie, Philip Glass ou John Adams et d'un univers très cinématographique, « à la » Yann Tiersen (« Bye-bye »). Si l'on a beaucoup commenté sa voix, magique, androgyne et voltigeuse, c'est peut-être parce qu'elle est tout cela à la fois. Pas d'explosion en vue, ce musicien est en recherche de « cascades intimes », émotionnelles.

Esthète de la nuit, ce Walker nous convoque pour un rendez-vous et une histoire d'amour impossible avec le soleil. On en ressort ébroué, comme un peu purifié. Aucun doute capitaine, On a marché sur la lune. Vivement la suite de l'« Odyssey »…







Cascadeur
The Human Octopus


Après trois albums autoproduits, Cascadeur livre The Human Octopus, album composé de ballades planantes jouées principalement au clavier et chantées en Anglais. Les arrangement sont riches et contribuent à créer une atmosphère aérienne. Une grande sensibilité se dégage de sa voix. Ses influences vont de Radiohead à Nina Simone, d'Antony & The Johnsons à Erik Satie.

Cascadeur, de son vrai nom Alexandre Longo, est auteur, compositeur, interprète, musicien, arrangeur et mixeur. Il produit sa musique tout seul dans son home studio qu'il se plaît à baptiser "Cascadrome". Il se fait remarquer dès 2008 en gagnant le concours CQFD organisé par les Inrocks.

Pourquoi porte-t-il un casque ? Voici sa réponse "Je n'ai jamais voulu arriver comme un super héros. Ce qui m'intéresse chez les héros, c'est la fragilité. Au départ, l'idée du casque était de me protéger de moi-même. J'avais peur d'être trop ému."


 




Chronique de The Human Octopus
par Christian Larrède


Révélation du concours CQFD du magazine Les Inrockuptibles, triomphe patent de la dernière édition en date des Francofolies de La Rochelle, et signature in petto sur un label multinational, qui peut laisser accroire au développement d'une carrière hors hexagone : Cascadeur vit peut-être caché, mais pas discret, dans une trajectoire qui prend ces temps-ci l'allure d'une marche triomphale.

Ce premier album est peut-être une allusion à un obscur film de Walter Edwards, voire un clin d'œil au délirant comics éponyme, contant les inénarrables déboires d'un pote de Superman. Mais c'est assurément l'occasion de pénétrer de plain-pied dans l'univers d'Alexandre Logo, qui a manifestement grandi bercé par les étranges mélopées de Robert Wyatt, ou l'onirisme de Radiohead et d'Antony and the Johnsons, et saisi tout le suc de la perverse beauté séminale des mélodies d'Erik Satie. Les cinq titres qui figuraient sur l'EP – et premier effort du garçon - figurent ici, dans des versions réarrangées et bénéficiant d'orchestrations inédites, ce qui inclut pour les deux chansons d'ouverture (« Into the Wild » et le phare définitif que constitue d'ores et déjà « Walker », troublante évocation des serial killers) la participation aux chœurs du groupe texan Midlake, simplement rencontré à l'occasion de quelques premières parties de tournée.

Ce qui saisit à l'écoute des toutes premières mesures de ces onze chansons, c'est l'extrême fragilité de l'univers proposé, naturellement magnifié par une voix aérienne, et l'extrême économie des moyens engagés : une touche raisonnée d'electro via quelques parcimonieuses machines, un piano en guide spirituel, et des chœurs rêveurs suffisent à générer des atmosphères profondément originales, et éthérées. « Waitin' » s'appuie ainsi sur quelques arpèges, « Meaning » évoque l'écho des Gymnopédies, alors que « Bye Bye » convoque les ondoiements de quelques mandolines, ou assimilées. A chaque partition sa lente balade dans un royaume inventé.

Sous l'étoile rouge de son costume public, Cascadeur dissimule à grand-peine la fragilité des héros. Sous l'emballage brumeux de son premier album se cache délicatesse pointilliste, concentré d'humanité, et troublante maturité. On imagine aisément que les marchands du temple vont se demander quoi faire de cet objet sonore non identifié. La réponse est pourtant évidente : un disque de chevet.








Critique | 30 mars 2011
Cascadeur en apesanteur
Par GILLES RENAULT

        
Pop . Originaire de Metz, le musicien masqué se dévoile avec l'entêtant «The Human Octopus», un album méticuleux sous influence satienne.

Cascadeur, le 23 mars à Paris. Ses concerts ont pris une dimension cérémonielle, intégrant lenteur et silence. - Audoin Desforges
       
Pour vivre heureux, vivons casqués. Telle semble être la devise de celui qui, vrai-faux nouveau venu sur la scène hexagonale, utilise le sobriquet de Cascadeur, refuse d'apparaître à visage découvert et, ultime pirouette, pose de dos sur la pochette de son premier album, The Human Octopus, sortie printanière d'envergure, après de nombreux concerts - Francofolies de La Rochelle, festival des Inrocks, Point éphémère, Café de la danse sold out mercredi dernier… - ayant déjà permis d'apprécier l'étendue pop de son industrie artisanale.
Schizophrénie. Pour être franc, si mystère il y a, il ne pèse pas bien lourd chez les initiés, dans la mesure où Cascadeur a déjà joué sans artifices plusieurs années durant, en Ligue 2 à Metz, au sein du groupe Orwell. Mais depuis qu'il voyage en solitaire, le garçon, qui ne se fait plus appeler Alexandre Longo et, dans un même élan, biffe son année de naissance - «Disons que je me sens sans doute bien plus vieux que mon âge civil» - a choisi d'assumer cette douce schizophrénie qui le voit désormais apparaître au grand jour camouflé.«Ainsi, je me présente un peu comme une sorte d'assassin qui mettrait des gants, envisage-t-il. Cela peut me donner un côté à la fois ridicule, émouvant et fragile, que j'assume. Pourtant, ce casque m'épargne des questions humaines coquettes, comme savoir si je transpire ou si je grimace quand je joue. En définitive, montrer mon visage ne servirait en rien ma démarche artistique. Mais, factuellement, il faut savoir que je me suis accroché comme un malade pour exister et je n'aimerais pas qu'on prenne mon attitude pour celle d'un petit dandy.»
Cascadeur potasse effectivement sa formule depuis plus de cinq ans, pour l'essentiel chez lui, en Lorraine, en marge d'une vie sociale qu'il qualifie de très réduite. L'idée de l'accoutrement - en plus du casque, il enfile aussi, dans la deuxième partie de ses spectacles, un masque de catcheur mexicain - lui est venue chemin faisant. Ce rituel installé, ses concerts ont pris une dimension cérémonielle intégrant la lenteur et le silence, qui rebutent tant de performeurs. Un temps, Cascadeur a envisagé une armure de samouraï, séduisant symbole selon lui de «patience, don de soi et distance» ; la piste a été abandonnée, incompatible avec son «arte povera». L'intentionsurvit.
Mélopées. Mais qu'on ne s'y méprenne pas : par-delà l'attraction, Cascadeur s'impose avant tout avec la casquette de musicien. Pianiste de formation - plus un diplome en arts plastiques, il a prémédité son coup. The Human Octopus, son méticuleux CD, compile et enrichit trois antécédents autoproduits entre 2005 et 2009. Souples mélopées en osmose avec leurs intitulés (Into the Wild, Walker, Bye Bye, Memories…), les compositions veillent à ne pas confondre langueur et atonie. Pilote de ligne, Cascadeur prend vite de l'altitude pour, trois ou quatre minutes plus tard, se poser tout aussi délicatement qu'il a décollé.
Soutenu par des chœurs déjouant la grandiloquence et des intervenants de choix - dont le groupe américain Midlake, enregistré depuis le Texas sur deux titres - l'univers de Cascadeur a parfois été rapproché de ceux de Robert Wyatt et d'Erik Satie. Sur le fond, on songe plutôt à de plus proches excentriques, Christophe ou Sébastien Tellier par exemple, dont il serait un cousin lorrain/germain en apesanteur. «Les morceaux de mon album datent un peu, observe Cascadeur. Mais en cela, ils s'inscrivent dans un travail de reconstitution et de visite dans le temps qui questionne le rapport à l'enfance. Mon écriture traite du sentiment de perte, de l'évanouissement, de l'éloignement. Ce n'est pas un hasard si mes textes évoquent souvent un individu isolé, en transit, qui cherche à se faire entendre.» Message capté.
Cascadeur CD : The Human Octopus (Mercury).








Cascadeur - The Human Octopus
Posté le Mercredi 13 Avril 2011 par Rakeen


Mais qui se cache derrière Cascadeur, le chanteur masqué ? On a bien quelques données biographiques – il s'appelle Alexandre et vient de Metz. Mais finalement, on s'en fout, non ? Car en écoutant The Human Octopus, on sait en revanche qu'on a affaire à un artiste sensible et génial.
Depuis cet été et un concert aux Francofolies qui a déclenché le buzz auprès des médias, puis la sortie d'un EP 5 titres en octobre, on avait hâte d'entendre la suite. Et les attentes sont comblées : de la pop atmosphérique et mélancolique (en anglais), mais pas plombante, car même s'il y a parfois de la tristesse, il n'y a jamais de désespoir dans les chansons lumineuses de Cascadeur. « I'm A Walker » nous dit le chanteur casqué dans le remarquable second titre de l'album (qui finit d'ailleurs en une sorte de rock 70s jouissif)… On le verrait bien marcher sur la lune affublé d'un costume de cosmonaute, qui ne dépareillerait pas de son look actuel ; impression confirmée par le titre « Highway » avec ses bruits de radios genre « navette spatiale ».
Car les mélodies et la finesse des arrangements font décoller les morceaux, nous emportent ailleurs, loin de l'apesanteur. Le piano est l'ossature de l'album, qui bénéficie aussi de cordes, mais jamais trop voluptueuses, comme sur le magnifique « Meanin' ». Cette légèreté presqu'enfantine transparait aussi dans la voix, et dans les sons, comme les petites boîtes à musique sur l'intro de « Into The Wild ».
En public, Cascadeur se cache sous un casque de pilote de chasse ou un masque de catcheur mexicain. Est-ce seulement pour attirer notre attention ? A l'écoute de ses chansons délicates, on se dit que c'est plutôt pour pouvoir exprimer pleinement ses sentiments, comme s'il était trop dur de se montrer si sensible à visage découvert… Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes.







Cascadeur - "The Human Octopus"

Le chanteur masqué Cascadeur dévoile enfin son premier album "The Human Octopus". Depuis quelques temps, l'artiste avait dévoilé peu à peu des morceaux de son disque, épisodiquement, sur le Net. Si ce pianiste, auteur-compositeur-interprète, avance masqué ou affublé d'un casque étoilé, c'est parce que la notion de mystère fait partie intégrante de sa musique et du personnage qu'il a créé. Découvert en 2008 par le concours CQFD du magazine "Les Inrockuptibles", Cascadeur poursuit son parcours par des prestations scéniques troublantes, publie l'EP "Walker" en novembre 2010, alors que la sortie de son album est prévue pour 2011 sur le label Casablanca Records. La vie de ce musicien français chantant dans la langue de Shakespeare est voilée de mystère. On sait de Cascadeur qu'il se nomme Alexandre Logo et qu'il est originaire de Metz. Il commence le piano à l'adolescence et suit une formation classique et jazz. Il étudie aux beaux arts et se passionne pour le cinéma. C'est en 2004 qu'il crée ce double artistique, Cascadeur. Un nom inspiré par un ami (qui a qualifié son chant, cette voix de tête, à de la « haute voltige » musicale) et par l'un de ses jouets d'enfance (enfance à laquelle le musicien est très attaché). Ses chansons rappelant l'univers d'Erik Satie, composées d'une base piano-voix délicate, sont issues d'un long travail car comme il le dit lui-même « Un cascadeur, c'est justement quelqu'un de très prudent, qui connaît les risques, et qui dure ». Cascadeur aime en effet prendre son temps. Ce n'est qu'en 2008 qu'il est repéré et participe au Printemps de Bourges. Les concerts, au cours desquels il ne se présente que déguisé, masqué ou casqué, à la mise en scène soignée, se multiplient et son talent éclate. La chanson "Meaning" est sélectionnée par le tremplin SFR Jeunes Talents. Il assure les premières parties de Midlake et Damien Saez en 2009 et 2010 et fait l'unanimité aux Francofolies de La Rochelle 2010. Après la sortie d'un premier EP de cinq titres en novembre 2010, il signe sur le label Casablanca Records (Universal), sur lequel paraît son album "The Human Octopus".








interview

Mon interview de Cascadeur

Quelques temps avant la sortie de son premier album, The human Octopus, et du décollage programmé de sa carrière, j'ai eu la chance de rencontrer Cascadeur sur une des premières date de sa tournée. Rencontre...

 

Cédric : Ton parcours musical s'inscrit au sein d'une véritable famille, en l'occurrence celle formée par Jérôme Didelot (Orwell) et Thierry Bellia (Variety Lab). A quand remonte votre rencontre et vos premiers faits d'armes ?

Cascadeur : On s'est connu lorsque Jérôme avait 13 ans. On s'est retrouvé après lorsqu'il a quitté Metz pour Nancy. Ensuite j'ai connu Thierry il y a une quinzaine d'années par l'intermédiaire de Jérôme. Ce sont de grands amis, il y a une sorte de jeu de vases communiquants entre nos différents projets.


Cédric : Ils ont j'imagine participé à l'enregistrement de l'album The Human Octopus ?

Cascadeur : Oui, bien sûr. Ce sont les musiciens qui ont le plus joué. Ils sont là depuis le début de Cascadeur. C'est eux qui m'ont soutenu, qui m'ont fait auguré de certaines choses. Mon problème était la représentation sur scène, j'avais une sorte de hantise de me retrouver seul sur scène avec mes morceaux.

 

Cédric : L'écriture pop a toujours été très soignée chez Orwell ou Variety Lab. Ta démarche prend une tournure plus intime, basée sur l'émotion. C'est ce besoin d'exprimer des choses plus personnelles qui t'a poussé à te lancer en solo ?

Cascadeur : J'ai beaucoup appris aux côtés de Jérôme et Thierry, qui étaient un peu les Antoine de Caunes lorrains. Ils m'ont fait découvrir des musiques que je n'écoutais pas forcément, ça m'a ouvert à plein de choses. Nos univers se confrontaient, je venais du classique alors qu'eux sont autodidactes et multi-instrumentistes. Eux pouvaient avoir ce complexe de ne pas avoir appris la musique, mais avec l'immense liberté qui va de pair, alors que je devais désapprendre les choses.

 

Cédric : Comme chez Chapelier Fou (autre messin avec qui Cascadeur a déjà joué), il y a une part évidente de naiveté dans ta musique. Un écho à l'enfance ?

Cascadeur : Oui, bien que ça ne soit pas trop conceptuel. L'enfance est forcément présente puisque comme beaucoup de musiciens j'ai commencé le piano enfant. Il y a toujours mon reflet sur le piano, je me revois enfant, c'est une sorte de va-et-viens temporel.

 

Cédric : On cite régulièrement Radiohead, Jeff Buckley, Antony Hegarty ou Robert Wyatt pour décrire ton univers. Même s'ils comptent pour toi, j'imagine que tu as beaucoup d'autres sources inspirations ? J'ai cru comprendre que Midlake en faisait partie ?

Cascadeur : Midlake bien sûr, avant déjà mais maintenant encore plus (Cascadeur a fait les premières parties du groupe lors de leur dernière tournée française). Ce sont des moments impressionnants. J'étais assez fan de leur premier disque. C'était une belle rencontre, chose pas évidente, d'autant qu'ils sont six sur scène.
J'ai une formation classique, j'ai aussi fait beaucoup de jazz. Le cinéma m'influence beaucoup, tout comme les livres. J'ai une formation de plasticien, c'est un peu transversal. Je suis sensible à toutes sortes de modes d'expression, et pas seulement à l'art.

 

Cédric : Comment as-tu vécu cette récompense obtenue en 2008 (révélation du concours CQFD des Inrockuptibles) et les nombreux concerts qui ont suivi ?

Cascadeur : C'est assez irréel, je commence à mieux réaliser certaines choses mais j'ai un décalage d'au moins un an. C'est une période très bizarre, je suis à la fois heureux et forcément inquiet. C'est un peu miraculeux quelque part.

 

Cédric : L'album ne comprendra que 10 titres. Pourtant, il paraît que tu as beaucoup de morceaux en stock. Le choix n'a pas été trop compliqué ?

Cascadeur : C'était une volonté. J'ai eu une totale liberté, je tiens à rassurer là-dessus les personnes qui auraient des idées reçues sur les majors. Ce projet a une existence d'au moins cinq ans et ils ont eu l'intelligence de ne pas vouloir démolir ce qui était en place. Quand tu es dans ce rapport-là, tout se passe très bien.

 

Cédric : Ta scénographie part d'une posture masquée pour finir à découvert, en toute simplicité. Fais-tu appel à ces divers attributs pour faire diversion, par soucis de pudeur vis-à-vis d'une musique qui est sensible, profonde et personnelle ?

Cascadeur : Je me sens tellement nu qu'il a fallu que je me pare de pleins de vêtements. Sans mes cagoules et mes casques, je ne tiendrai pas le coup au niveau émotif. Je pense en dire assez à travers les morceaux. C'est une forme de pudeur alors que je suis un exhibitionniste pudique, paradoxalement.

Publié le 15/04/2011




















07/05/2012
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