Alain YVER

Alain YVER

CHARLES DENNER

CHARLES DENNER



Charles Denner, acteur de théâtre et de cinéma, né le 29 mai 1926 à Tarnów en Pologne, mort le 10 septembre 1995 à Dreux.

Né à Tarnów (Pologne), il est arrivé en France à l'âge de quatre ans.

Charles Denner a commencé sa carrière au Théâtre National Populaire dirigé par Jean Vilar et au Festival d'Avignon, où il donne la réplique à Gérard Philipe en 1951 dans Le Prince de Hombourg (von Kleist).






Charles Denner voit le jour le 29 Mai 1926 à Tarnow en Pologne, avant d'immigrer avec toute sa famille en France dès l'âge de 4 ans. Après la guerre, passionné de théâtre, il étudie l'art dramatique avec Charles Dullin à partir de 1945. Il se retrouve dans la troupe de Jean Vilar 4 ans plus tard après que ce dernier ait été conquis par son interprétation dans les Mamelles de Tirenas. Au sein du TNP, il joue ainsi aux côtés de Gérard Philippe dans le Cid et le Prince de Hombourg en 1951 ou Lorenzaccio en 1952 et de Jeanne Moreau dans la Machine infernale ou Nucléa.
10 ans après son apparition dans Volpone (1946), Yves Allégret lui offre une petit rôle au cinéma dans la Meilleure part (1955), suivi deux ans plus tard par Louis Malle dans Ascenseur pour l'échafaud (1957), où l'acteur retrouve sa complice du TNP, Jeanne Moreau. Mais il faut attendre Claude Chabrol pour lui offrir son premier grand rôle en 1962 avec Landru. C'est toutefois au théâtre qu'il rencontre ses meilleurs rôles, abordant tous les grands auteurs du répertoire (Brecht avec Arturo Ui ou Tambour dans la nuit, Dostoïevski avec les Possédés, Goldoni avec les Rustres ou Molière et les Fourberies de Scapin).     16,7 Ko
47,4 Ko     Peu à peu, le cinéma s'intéresse sérieusement à lui. A partir de 1964, il croise les plus grands : Jean-Luc Godard pour le film à sketches les plus belles Escroqueries du monde (1964), Costa-Gavras pour Compartiment tueurs (1965) et Z (1969), Louis Malle et le Voleur (1967), Claude Berri pour le vieil Homme et l'Enfant (1967) et la première Fois (1976), François Truffaut pour la Mariée était en noir (1968) ou l'Homme qui aimait les femmes (1976), Henri Verneuil pour Peur sur la Ville (1975) et Mille milliards de dollars (1982) ou Claude Sautet pour Mado (1976).
Si l'Aventure, c'est l'aventure marque sa première collaboration avec Claude Lelouch, il le retrouvera à 3 autres reprises dans Toute une vie (1974), Si c'était à refaire (1976) et Robert et Robert (1978).
C'est d'ailleurs Si c'était à refaire qui lui vaut sa première récompense, le César du meilleur second rôle, avant que l'Homme qui aimait les Femmes (F.Truffaut - 1976) ne lui rapporte celui du meilleur acteur 1978.









La mort de Charles Denner

Charles Denner est décédé hier à l’hôpital général de Dreux, à l’âge de soixante-neuf ans, des suites, comme l’on dit, « d’une longue maladie ». Né à Tarnow, en Pologne, le 29 mai 1926, il fut d’abord tailleur, comme son père, avant de rejoindre, adolescent, les maquis du Vercors. « C’est là que je me suis dit : si j’en réchappe, je deviendrai acteur », confia-t-il plus tard. Il en réchappa, la Libération le vit donc élève de Charles Dullin, admirateur - déjà - de Clark Gable, Gary Cooper et Jean Gabin, promis encore aux petits métiers pour « vivre », avant de participer, dès 1949, à l’épopée du Théâtre national populaire de Jean Vilar, où il se distingua, notamment, dans « la Résistible ascension d’Arturo Ui », de Bertolt Brecht.

Charles Denner débuta au cinéma dans « la Meilleure Part », d’Yves Allégret, apparut dans « Ascenseur pour l’échaufaud », de Louis Malle, avant de prêter son visage inquiet - ou inquiétant, comme l’on voudra - et sa voix rauque à « Landru », dans le film-titre de Claude Chabrol, qui le fit connaître du grand public. On le vit plus tard dans « Z » de Costa Gavras, dans « le Vieil Homme et l’Enfant », de Claude Berri, on le vit chez Lelouch et chez Verneuil… Il restera le « Bertrand » de « L’homme qui aimait les femmes », le film de François Truffaut tourné en 1976 à Montpellier où il joue le rôle d’un « séducteur » méticuleux, triste, touchant, solitaire… En 1984, Charles Denner était remonté une dernière fois sur les planches pour interpréter « le Marionnettiste de Lodz », de Gilles Segal.







L'homme qui aimait les femmes

Public concerné

Ce film s'adresse aux amoureux du cinéma pour son aspect " classique " et aux amoureux des femmes. Le sujet (un homme qui ne peut pas s'attacher à une seule élue) abordé, plus que les deux paires de seins que l'on pourra apercevoir, destine ce film à un public mûr.


Résumé

Morane aime les femmes. Il aime absolument toutes les femmes : Les jeunes, les vieilles, les sages, les aventurières, les femmes lucides, les femmes dangereuses, les filles célibataires, les femmes mariées, les femmes qui se retrouvent à nouveau seules, les jolies, les moins jolies, les femmes discrètes, les femmes expansives, …
Morane pourrait être un don juan mais il n'en a pas le look.
Morane vit pour son amour des femmes. On ne connaît pas son idéal et on doute même qu'il en ait un à part compenser l'amour que sa mère préférait porter à tous ses amants.
Morane a décidé de coucher sur papier toutes ses expériences. Mais dans quel but ? Une psychanalyse ou guérir un amour passé et toujours présent ? On ne le saura peut être jamais. Car tout commence par l'enterrement de Morane. Tout commence par ses jambes féminines qui défilent durant la mise en terre de Morane. Des veuves éplorées ? Non, car l'enterrement de Morane ressemble à toute sa vie : une succession ininterrompue de femmes !


Critique subjective

Ceux qui ne peuvent pas comprendre que l'on peut parler d'amour et rapport amoureux sans une seule scène torride passeront tout de suite leur chemin. Ce film est sage et ne cherche pas à défrayer la chronique avec un propos ouvertement vulgaire.
Morane est incarné par Charles Denner, brun et " ténébreux ". On a pu le voir en policier dans l'ascenseur pour l'échafaud ou peur sur la ville. Le film lui permet de rencontrer de nombreuses actrices parmi lesquelles nous remarquerons, Brigitte Fossey (Cinema Paradiso, la boum1&2), Geneviève Fontanel (récemment au cinéma dans Une pour toute et dans les téléfilms de France 2 Le champ Dolent, le roman de la terre ou le vent des moissons), Nathalie Baye (le ridicule Absolument fabuleux mais que l'on préfèrera revoir dans Attrape moi si tu peux, une liaison pornographique, Vénus beauté institut). La musique non originale est de Maurice Joubert  (il est mort durant la seconde guerre mondiale). Ce compositeur a déjà inspiré précédemment Truffaut pour l'argent de poche ou l'histoire d'Adèle H.
Truffaut filme ici les femmes de Morane avec compassion. Morane lui même offre plus le regard innocent de l'enfant que le regard du Don Juan. Durant deux heures, le cinéphile naviguera sur le flot des mots que Morane couche sur le papier. Coupez l'image, les dialogues rapides et doux représentent 75% de l'œuvre de ce film de Truffaut. Morane s'adresse à l'auditoire et en même temps à lui même à travers de nombreuses voix off.
L'histoire est déstructurée, pas d'ordre chronologique, c'est l'ordre des souvenirs qui reviennent ; souvenirs ravivés par un mot ou une image. Le film est organisé comme une série de scènettes (comme dans baisers volés ou l'argent de poche) qui présente à chaque fois une femme. La seule femme dont on parlera tout le long du film sera Aurore, l'employée des PTT chargée du service du réveil et que l'on verra … de dos.


Verdict
On n'a rien à critiquer dans ce film ! C'est un très bon chef d'œuvre. Rapide, entraînant et filmé avec brio malheureusement, il faudra faire avec la partie technique qui ne rend absolument pas hommage au film de Truffaut. Les possesseurs de la VHS peuvent la garder fièrement dans leur collection…




27/02/2008
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