Alain YVER

Alain YVER

COBRA

COBRA



Monsieur Delamotte-Legrand vient de me faire part de quelques erreurs concernant cet article. Voici un copier coller de son mail:

" Cher Monsieur Yver,je vous félicite pour votre site et vos multiples informations concernant les artistes COBRA et plus spécialement Corneille dont j'ai été le secrétaire jusqu'à sa disparition. Je suis également le conservateur de la collection et des Archives Corneille et commissaire des expositions Corneille. Je souhaite vous faire part de diverses erreurs historiques que vous publiez dans ce Blog:rnrnDans les différents articles que vous citez avant le mien concernant le mouvement COBRA, vous citez  les artistes" Jacques Calonne, Pierre Alechinsky, Jan Nieuwenhuys, Pol Bury, Georges Collignon, Henry Heerup, Egill Jacobsen, Carl-Henning Pedersen, Jacques Doucet et Jean-Michel Atlan" comme étant des membres fondateurs de COBRA, hors IL N'EN EST RIEN. ils ont participé à l'aventure COBRA, mais les 6 artistes cofondateurs, initiateurs, de COBRA qui ont cosigné le manifeste de COBRA "La cause était entendue"(texte fondateur) à Paris en 1948 sont CHRISTIAN DOTREMONT et JOS
 EPH NOIRET(Belgique), ASGER JORN(Danemark), KAREL APPEL, CONSTANT et CORNEILLE(Pays-bas).rnVeuillez je vous prie rectifier ces erreurs importantes dans vos divers articles.rnrnEn vous remerciant et en vous souhaitant une bonne continuation,rnrnNicolas Delamotte-LegrandrnSecrétaire de CorneillernConservateur de la Collection et des Archives CorneillernCommissaire des expositions Corneille pour Schana B.rnwww.corneilleguillaume.com "

" Pourquoi ne pas mettre en lien sur votre blog le site officiel de l'artiste Corneille où l'on peut trouver des informations complètes sur Corneille et également sur  COBRA et d'où vous avez extrait mon texte:
Veuillez noter tout d'abord que le nom complet et correct de Corneille est Guillaume Corneille van Beverloo. "Cornelis" est une traduction de Corneille, rien de plus. Merci d'en faire la rectification."

http://www.corneilleguillaume.com/
Voilà c'est chose faite.



http://www.toutpourlesfemmes.com/conseil/Le-mouvement-COBRA-1948-1951.html

http://rolanddauxois.blogspot.com/2010/08/le-mouvement-cobra.html

http://www.expertissim.com/art/a-la-rencontre-des-artistes/doucet-et-corneille-l-ideologie-cobra-360.html

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.memoire-des-arts.com/catalog/images/Image/DVD/dvd-cobra.jpg&imgrefurl=http://www.memoire-des-arts.com/catalog/dvd-ce-qu%25C3%2582%25E2%2580%2599il-faut-savoir-de-cobra-p-206.html&usg=__zDYdpLdQYZx67MzS_ULmTnpWJ20=&h=283&w=200&sz=54&hl=fr&start=95&sig2=9YqB_q8wWf7cr1ngn95yAQ&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=7FnxHP_b24U4GM:&tbnh=114&tbnw=81&prev=/images%3Fq%3Dmouvement%2Bcobra%26start%3D80%26um%3D1%26hl%3Dfr%26safe%3Doff%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26ndsp%3D20%26tbs%3Disch:1&ei=D0DDTKyHOIXMswarkbWVCA

http://fr.ulike.net/Karel_Appel

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.artpointfrance.org/Diffusion/portraits/DOTREMONT.jpg&imgrefurl=http://www.artpointfrance.org/Diffusion/dotremont.htm&usg=__DKW1bdZdHz-TkS1jyjFVf-I681c=&h=275&w=200&sz=9&hl=fr&start=144&sig2=q6Hue0A34pFR0X14iC64mg&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=lV7HSAkbLKh2pM:&tbnh=114&tbnw=83&prev=/images%3Fq%3Dmouvement%2Bcobra%26start%3D140%26um%3D1%26hl%3Dfr%26safe%3Doff%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26ndsp%3D20%26tbs%3Disch:1&ei=WEHDTPL8BY3xsgajl-mvCA

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://boomer-cafe.net/version2/_jgfw_/cls/phpthumb/phpThumb.php%3Fsrc%3D/web/boomercafe/www/version2/images/stories/art/cobra/asger-jorn-1951.jpg%26w%3D200%26h%3D&imgrefurl=http://boomer-cafe.net/version2/index.php/Arts-plastiques-dans-les-annees-50/Le-groupe-Cobra.html&usg=__S1bGLRY_kRPgAWIU8UGKFycV3js=&h=272&w=200&sz=19&hl=fr&start=154&sig2=RRDbOY3LNS2vSWASCbw0RQ&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=b-801AQu9HKqZM:&tbnh=113&tbnw=83&prev=/images%3Fq%3Dmouvement%2Bcobra%26start%3D140%26um%3D1%26hl%3Dfr%26safe%3Doff%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26ndsp%3D20%26tbs%3Disch:1&ei=WEHDTPL8BY3xsgajl-mvCA





Cobra (graphie CoBrA) ou Internationale des Artistes Expérimentaux (IAE) est un mouvement artistique créé à Paris le 8 novembre 1948 au café de l'hôtel Notre-Dame par le poète Joseph Noiret et les peintres Karel Appel, Constant, Corneille, Christian Dotremont et Asger Jorn, en réaction à la querelle entre l'abstraction et la figuration. Ce mouvement publie la revue Cobra (1948-1951) avant de se dissoudre en 1951[1].

Son nom est l'acronyme de « Copenhague, Bruxelles, Amsterdam », du nom des villes de résidence de la plupart des membres fondateurs : Christian Dotremont, Jacques Calonne, Joseph Noiret, Asger Jorn, Karel Appel, Constant, Corneille, Pierre Alechinsky, Jan Nieuwenhuys, Pol Bury, Georges Collignon, Henry Heerup, Egill Jacobsen, Carl-Henning Pedersen, Jacques Doucet et Jean-Michel Atlan.

Les membres du mouvement Cobra répudient la culture rationaliste occidentale, dont la décomposition est devenue évidente, selon eux, au cours de la seconde guerre mondiale. Souhaitant s'abreuver aux sources premières de la création, ils vont chercher leur modèles auprès de formes artistiques non encore contaminées par les normes et les conventions de l'occident : les totems et les signes magiques des cultures primitives, la calligraphie orientale, l'art préhistorique et médiéval. Cependant ils découvrent des pans encore intacts de leur propre culture, dont telles formes, encore vigoureuses, de l'art populaire nordique, de l'art primitif, de l'art naïf, et des créations dues aux enfants ou à des handicapés mentaux. Pour eux, l'écriture est par ailleurs l'expression la plus directe du psychisme de l'individu. En fait les membres du mouvement Cobra militent en faveur d'une régression consciente, d'un retour aux images archétypiques qui, semble-t-il, demeurent enfouies au tréfonds du subconscient, ainsi que l'a montré l'enseignement du psychologue suisse Carl Gustav Jung, que beaucoup de lecteurs de leur génération admirent. L'expressionnisme qui apparaît immédiatement après la guerre, se situe dans le droit fil du surréalisme, contre lequel il représente, dans une certaine mesure, une réaction. Le surréalisme, qui prône l'exploration du subconscient, se répand comme une tache d'huile dans le monde entier au cours des années 1930, et contribue à grossir considérablement le répertoire des thèmes mis à disposition des artistes. La génération d'après guerre, en approfondissant le sujet, retrouve des strates mythiques et collectives de ce monde secret. Ses représentants substituent alors à l'automatisme, utilisé par les surréalistes comme moyen de révéler le subconscient, la spontanéité. Venus du surréalisme les artistes de CoBrA rompent avec les communistes lorsque ces derniers optent pour le réalisme socialiste. Recherchant l'expérimentation et la vitalité, ils se rapprochent alors de la poétique libertaire. L'architecte néerlandais Aldo van Eyck[2] fut le scénographe des expositions majeures du groupe.

Le mouvement se dissout dès 1951, à cause, d'une part, de dissensions et de rivalités, et, d'autre part, de la maladie des deux promoteurs, Jorn et Dotremont. Cependant Christian Dotremont, animateur, théoricien, commentateur et secrétaire général du mouvement durant ses trois années d'existence, est resté pour les membres du groupe un lien entre eux. Ses idées ont influencé l'Internationale situationniste.


Origines idéologiques

  • Hostilité à l'égard du parisianocentrisme culturel (intransigeance d'André Breton), cf. René Magritte, période « vache »
  • Rejet du Jdanovisme artistique entretenu par le PCF : dispute avec « Les lettres françaises »
  • Reproche au surréalisme : la peinture (Joan Miró excepté) n'a presque jamais pratiqué l'écriture automatique ; la spontanéité immédiate est demeurée souvent intellectuelle, rarement physique (voir équivalent américain à la même époque : Jackson Pollock)
  • Effervescence de l'activité surréaliste en Belgique ; nombreux groupes divergents, dissidences, disputes… (cf. Le Surréalisme révolutionnaire, 1947)
  • Rôles personnels de Christian Dotremont et d'Asger Jorn comme organisateurs et animateurs
  • Intérêt pour les arts primitifs (art viking, calligraphie orientale, expressionnisme, art préhistorique, art médiéval), naïfs et populaires (créations d'enfants ou d'handicapés mentaux) ; et idée anti-élitiste que l'art doit être pratiqué par tout le monde, et non seulement par des « zârtistes ».
  • Influence du philosophe français Gaston Bachelard : psychanalyse de l'imaginaire créatif et des éléments fondamentaux (la terre, l'eau, le feu)

Caractéristiques

  • Liberté et spontanéité (cf. action painting) : rejet des théories préétablies
  • Primitivisme et violence recherchés
  • Anti-spécialisation (« pluridisciplinarité »! ) : le musicien peint, le peintre fait de la poésie, etc.
  • Travaux souvent collectifs : œuvres réalisées par plusieurs artistes associés
  • Volonté d'internationalisation : + Français, Tchèques, Africains, Russes

Principaux artistes

En Belgique

Le musée CoBrA pour l'art moderne à Amstelveen

Au Danemark 

En France 

Aux Pays-Bas [modifier]

Grenouille et chat Karel Appel.

En Suède

Bengt Lindström




LE MOUVEMENT COBRA
(1948 -1951)

Le Mouvement Cobra, acteur essentiel dans l'histoire de l'art moderne n'aura duré que trois ans, de 1948 à 1951, mais ses principaux instigateurs, tels que Corneille, Karel Appel, Asger Jorn ou Pierre Alechinsky,  accéderont plus tard à la notoriété internationale.

A Bruxelles au lendemain de la guerre, des artistes parmi lesquels les Danois Asger Jorn, Carl-Henning Pedersen, Henry Heerup, Egille Jacobsen, le Belge Pierre Alechinsky, Christian Dotremont , Joseph Noiret, les Hollandais, Karel Appel, Constant et Corneille, se réunissent au sein d'un groupe dans le souhait de réaliser leur idéal d'une meilleures société, en pensant que l'expression créatrice pouvait devenir un langage universel. Ils rejettent la culture rationaliste européenne dont la guerre vient de démontrer la décomposition.
Ils recherchent dans les formes artistiques les moins contaminées par les normes et les conventions, les signes des expressions primitives : c'est l'art préhistorique, l'art populaire médiéval, l'art naïf, les créations des enfants ou des handicapés mentaux, l'écriture, la calligraphie, qui pour eux sont au plus près de la nature de l'individu, de son psychisme  et d'un subconscient au plus proche de son authenticité profonde.
Aussi entreprennent-ils de rechercher toutes les formes irrationnelles qui peuvent s'exprimer dans l'art sous toutes ses formes, et dans toutes ses matières : le dessin, la peinture, la sculpture, le bois, le métal, la terre, les mots, les sons, l'écriture.

Ils créent en novembre 1948 à Paris, au Café de l'Hôtel Notre-Dame, sur le Quai Saint Michel , le mouvement  CoBrA , à partir du nom des villes d'où ils viennent : Copenhague, Bruxelles, Amsterdam . Ses créateurs vivaient pour la plupart dans la "grande capitale culturelle", qu'était encore alors Paris, mais aucun n'était Français. D''autres artistes  - belges, danois, néerlandais, suédois, tchèques, allemands et français -  se joindront à eux , puis le Français Jean-Michel Atlan ou le Néerlandais Théo Wolvecamp.

A l'origine de leur activité artistique, se trouve aussi une réflexion politique engendrée par une analyse marxiste révolutionnaire de la société, et contre toute spécialisation de l'art : ils s'intéressent  à la réalisation en commun  d'oeuvres de poèmes, d'écritures, de peintures en s'opposant à tout formalisme stylistique ou esthétique.
Classé aux Etats-Unis dans une continuité de l'expressionisme, abstrait défini aussi par le terme d' "Action painting", Cobra sera perçu en France comme une prolongation du surréalisme, que l'on baptisera  ensuite " l' Abstraction Lyrique " .

Les ressources  de Cobra seront de pousser ainsi  à l'extrême l'art collectif avec au départ des rencontres entre les différentes individualités, avec par exemple les travaux de Asger Jorn et de Christian Dotremont, ceux de Dotremont avec Guillaume Corneille ou Atlan . Peintres, poètes, sculpteurs se retrouvent donc pour exercer selon leurs propres termes   " la peinture à deux pinceaux, l'écriture à deux pensées ".
Au delà des idées, des opinions qu'il partagent, et des oeuvres collectives,  ils organisent ensemble des expositions et créent la Revue Cobra en mars 1949, dont huit numéros seront publiés. Cette revue rassemble des informations, des documents, des textes en prose, des vers, des réflexions sur l'écriture, sur l'art populaire, sur le cinéma, en s'appuyant sur la démarche de la " Révolution Surréaliste " d'André Breton, sans que le rêve ne supplante la vie, mais pour laisser place à l'expérimentation et à la spontanéité : " Notre expérimentation cherche à laisser s'exprimer la pensée spontanément, hors de tout contrôle exercé par la raison. par le moyen de cette spontanéité irrationnelle, nous atteignons la source vitale de l'être. Notre but est d'échapper au règne de la raison... pour aboutir au règne de la vie ". De nombreuses autres revues seront publiées dans cette suite à Copenhague, Bruxelles et Amsterdam.

Au delà, de nombreuses expositions sont également organisées, à commencer par celle de Copenhague en novembre 1948, avec une présentation  des oeuvres d'Ager Jorn, de Jacobsen, de Pedersen.
En mars 1949, à Bruxelles se tient une nouvelle exposition internationale intitulée " La fin et les moyens", qui permet à Pierre Alechinsky de rejoindre le groupe et d'en devenir l'un des membres les plus actifs, puis une nouvelle en novembre à Amsterdam à laquelle participèrent de nombreux artistes internationaux et qui amplifia l'audience de Cobra au travers le monde.
En novembre 1951, à Liège se tint ensuite la dernière exposition de Cobra, selon les souhaits de Jorn et de Dotremont, organisée par Pierre Alechinsky.

Après la Libération et pendant la Guerre froide, les artistes s'inscrivant dans le prolongement de Cobra  exploreront de nouvelles pistes artistiques, mais aussi politiques et littéraires, que l'on qualifiera de libertaires.
À ce titre, l'action de Cobra méritera d'être soulignée dans une perspective qui conduira certains membres à l'Internationale Lettriste à partir de 1953 puis au Situationnisme et à Fluxus en 1957.
(LMDA)









MOUVEMENT COBRA

Cobra ou CoBrA est un mouvement artistique créé à Paris en 1948 par quelques anciens « surréalistes révolutionnaires ». Quatre peintres, le Danois Asger Jorn, les Hollandais Karel Appel, Corneille (Cornelis Guillaume van Beverloo) et Constant (Constant Nieuwenhuys), et deux poètes belges, Christian Dotremont et Joseph Noiret signent un texte bref, rédigé par Jorn et Dotremont, que, par référence ironique au manifeste du Surréalisme, « La cause est entendue », ils intitulent « La cause était entendue ».

Cobra est l'acronyme de « Copenhague, Bruxelles, Amsterdam » du nom des villes dont sont originaires les membres fondateurs.

Ce mouvement qui fut d'abord une réaction à la « querelle absurde » entre l'abstraction et la figuration a été dissout en 1951. Il n'a donc duré que 3 ans mais il est considéré comme le plus important courant d'avant-garde de l'après-guerre.

> Prenant l'expression spontanée comme point de départ pour créer une représentation tout à fait nouvelle et expérimentale, CoBrA incarne la liberté recouvrée après la Seconde Guerre mondiale. Il se réfère à l'art populaire nordique, à l'art primitif, aux dessins d'enfants, à l'expressionnisme ou à l'automatisme surréaliste. Venus du surréalisme — donc très engagés avec le mouvement communiste —, les artistes de CoBrA rompent avec les communistes lorsque ces derniers optent pour le réalisme socialiste. Recherchant l'expérimentation et la vitalité, ils se rapprochent alors de la poétique libertaire.

Artistes représentatifs :
Asger Jorn, Henry Heerup, Bengt Lindström, Carl-Henning Pedersen, Ejler Bille, Egill Jacobsen, Else Alfelt, Sonja Ferlov, Erik Thommesen, Erik Ortvad, Mogens Balle, Svavar Gudnason, Karel Appel, Guillaume Corneille (Cornelis Van Beverloo, d'origine Belge), Lucebert (Lucebertus Swanswijck), Constant (Constant Van Nieuwenhuis), Anton Rooskens, Theo Wolvecamp, Eugene Brands, Lotti Van Der Gaag, Shinkichi Tajiri , Jan Cox, Christian Dotremont, Pierre Alechinsky, Reinhoud (Reinhoud d'Haese), Serge Vandercam, Raoul Ubac, Pol Bury, Jacques Calonne (aussi musicien), Hugo Claus, Jean Raine, Marcel Havrenne, Joseph Noiret, Jacques Doucet, Edouard Jaguer, Jean-Michel Atlan.






De 1948 à 1951, CoBrA - acronyme de Copenhague, Bruxelles, Amsterdam - rassemble des poètes et des peintres issus de cercles d'avant-garde danois, belges et néerlandais. Cette convergence est un moment fort dans l'histoire de l'art moderne en Europe. CoBrA évolue parallèlement à l'abstraction lyrique pour témoigner de la vitalité de la peinture dans l'Europe de l'immédiat après-guerre. Il constitue le pendant européen de l'Action Painting qui se développe à New York, au même moment. Si son histoire est aujourd'hui connue et reconnue, Cobra n'a cependant pas encore la place qu'il mérite au sein de multiples courants picturaux de l'après-guerre. Les œuvres rassemblées par Thomas Neyrinck constituent à cet égard une collection de première force. Cet ensemble permet, en effet, de saisir la diversité, la complexité des voies que la peinture emprunte en Belgique, mais aussi en France, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Collectionner est un acte parfois difficile mais toujours significatif. Pour faire ses choix, Thomas Neirynck ne s'en remet pas à l'histoire établie, il privilégie l'élégance du cœur et la subtilité du regard. Il traque les liens souterrains qui unissent les œuvres. En collectionnant, Thomas Neirynck a élaboré un récit, celui de la picturalité. Ce récit est celui d'une peinture pleinement consciente de ses propres moyens. La matière est célébrée pour elle-même. Lyrique, le geste fait résonner ce qui prend corps, à fleur de toile. La forme affirme son autonomie. Les couleurs s'embrasent. La ligne se libère de l'objet pour se transformer en signe calligraphique. Ces éléments tissent la trame du présent ouvrage. Ils révèlent à quel point Cobra a emprunté et ouvert de nombreux passages qui conduisent ailleurs et au-delà des trois années d'existence du groupe. Ailleurs. Et bien au-delà.











CoBra est un mouvement artistique créé en 1948 et dissous en 1951. C'est un mouvement artistique né en réaction à la querelle entre l'abstraction et la figuration. Son nom est l'acronyme de « Copenhague, Bruxelles, Amsterdam » du nom des villes dont sont originaires les membres fondateurs : Christian Dotremont, Jacques Calonne, Joseph Noiret, Asger Jorn, Karel Appel, Constant, Corneille, Pierre Alechinsky, Jan Nieuwenhuys, Pol Bury, Georges Collignon, Henry Heerup, Egill Jacobsen, Carl-Henning Pedersen, Jacques Doucet et Jean-Michel Atlan.

Il se réfère à l'art populaire nordique, à l'art primitif, aux dessins d'enfants, à l'expressionnisme ou à l'automatisme surréaliste. Venus du surréalisme — donc très engagés avec le mouvement communiste —, les artistes de CoBrA rompent avec les communistes lorsque ces derniers optent pour le réalisme socialiste. Recherchant l'expérimentation et la vitalité, ils se rapprochent alors de la poétique libertaire. L'architecte néerlandais Aldo van Eyck fut le scénographe des expositions majeures du groupe.

Le mouvement se dissout dès 1951, à cause d'une part de dissensions et de rivalités, et d'autre part de la maladie des deux promoteurs, Jorn et Dotremont ; ainsi, CoBrA, véritable laboratoire d'expériences artistiques, servira ensuite à l'éclosion des individualités. Cependant Christian Dotremont, animateur, théoricien, commentateur et secrétaire général du mouvement durant ses trois années d'existence, restera pour les membres du groupe un lien entre eux. Ses idées influenceront l'Internationale situationniste.








Mort de Constant Nieuwenhuis, fondateur du mouvement cobra ...

Il est décédé ce lundi à Utrech aux Pays-Bas à 85 ans. Il a marqué de son empreinte le monde artistique de l'après-guerre. Ce Néérlandais, né à Amsterdam juste après la première guerre mondiale, était à la fois peintre, écrivain et éditeur. Inspiré à la fois par les courants artistiques cubisme et expressionnisme notamment mais aussi par le marxisme, il fonde en 1948 le fameux Mouvement Cobra.
Un expert de l'oeuvre de Constant Niewenhuys : "Il s'est révolté contre les conventions qui étaient légion à cette époque aux Pays-Bas, dans les années 40. Lui, défendait à la fois Monsieur Tout le monde et l'ouvrier." Connu sous son simple prénom, Constant, il poursuit, après la dissolution du Mouvement Cobra au début des années 50, un ensemble de travaux tournant autour de l'idée d'utopie et de "Nouvelle Babylone".







Une rétrospective Cobra & Co à Riga

Agrandir Karel Appel, sans titre, 1961, gouache sur papier, 87 x 118 cm. (Nouvelle fenêtre)    
Dans le cadre de la Présidence Belge du conseil de l'UE, l'exposition sera présentée au Musée national des Beaux-Arts de Riga. Elle se déroulera du 24 septembre au 21 novembre 2010

Cobra est l'acronyme de Copenhague, Bruxelles, Amsterdam. Ce mouvement artistique fut créé à Paris le 8 novembre 1948 au café de l'hôtel Notre-Dame, il se dissoudra en 1951. Il s'agissait d'une une réaction à la querelle entre l'abstraction et la figuration. La rétrospective a été organisée par le Musée des Beaux-Arts de Mons (BAM) et la Fondation Roi Baudouin.

Cobra est le nom des villes de résidence de la plupart des membres fondateurs : Christian Dotremont, Jacques Calonne, Joseph Noiret, Asger Jorn, Karel Appel, Constant, Corneille, Pierre Alechinsky, Jan Nieuwenhuys, Pol Bury, Georges Collignon, Henry Heerup, Egill Jacobsen, Carl-Henning Pedersen, Jacques Doucet et Jean-Michel Atlan.

Les membres du mouvement Cobra répudient la culture rationaliste occidentale. Ils vont chercher leur modèles auprès de formes artistiques non encore contaminées par les normes et les conventions de l'Occident : les totems et les signes magiques des cultures primitives, la calligraphie orientale, l'art préhistorique et médiéval.

Le mouvement se dissout dès 1951. Christian Dotremont (inventeur du logogramme), animateur, théoricien, commentateur et secrétaire général du mouvement durant ses trois années d'existence, est resté pour les membres du groupe un lien entre eux.







CoBrA :
Naissance de CoBrA
La seconde guerre mondiale laisse derrière elle beaucoup de misère et de désolation, mais elle libère « un souffle et une volonté de liberté et de créer » chez de très nombreux artistes, me confiait J. Noiret dans une entrevue organisée lors des célébrations des 60 ans de CoBrA. Dans ce climat de liberté retrouvée, et en opposition au Surréalisme d'A. Breton trop théorisant et « intellectualiste », le peintre Asger Jorn du Groupe Expérimental Danois, les peintres Karel Appel, Guillaume Corneille van Beverloo et Constant Nieuwenhuys du Groupe Expérimental Hollandais, et les poètes Christian Dotremont et Joseph Noiret du Groupe surréaliste-révolutionnaire en Belgique cosignent Le 8 novembre 1948 un texte rédigé par A. Jorn et C. Dotremont. Ce manifeste intitulé "La cause était entendue", fait ironiquement référence au manifeste du mouvement Surréaliste intitulé "La cause est entendue". Ce groupe de jeunes artistes veut ébranler le mythe de l'artiste « supra-homme», ainsi que les règles rigides classiques de l'Art que défendent les institutions. Pour eux, tout Homme est artiste. Ils se refusent à l'idée que l'Art reste « une activité stérile et dogmatique ». Ils souhaitent développer un Art libéré des théories, basé sur l'instinct et les pratiques populaires, et arriver à une participation de tous à la création. CoBrA est né.

Le nom du mouvement CoBrA est l'acronyme de "Copenhague, Bruxelles,
Amsterdam" du nom des villes dont sont originaires les membres fondateurs. Ils expriment de par ce choix leur volonté internationaliste. En 1949, une année après l'acte fondateur du groupe, Christian Dotremont, qui est le grand organisateur de CoBrA, décidera d'ailleurs d'ajouter à CoBrA l' I.A.E,
l'« Internationale des artistes expérimentaux », pour renforcer cette volonté de diversité et d'ouverture, et leur désir d'intégrer au groupe des artistes venus de cultures et d'horizons divers. CoBrA s'oppose ainsi également au rôle culturel dominant de Paris de l'époque. Ignorés d'abord, la multiplication d'expositions et de publications des artistes CoBrA leur vaudra très vite des réactions hostiles : "On nous a traité d'anarchistes, de conspirateurs, de bolcheviks, de communistes (...)...mais notre combat était un combat artistique".(Corneille)

Le mot d'ordre est donné: ne pas avoir de mot d'ordre! Les artistes CoBrA veulent sortir des sentiers battus et expérimenter. La volonté de CoBrA est de mettre la pratique artistique à la portée de tous et de faire resurgir des cultures authentiques apparemment disparues. L'art traditionnel et folklorique, et plus particulièrement les contes et légendes nordiques, les inspireront beaucoup. La création artistique n'est pas une activité réservée à une élite mais une pratique pour tous. Très engagés politiquement, Les artistes de CoBrA rompent également avec les communistes qui optent pour le réalisme socialiste.

« Nous avons pu constater, nous, que nos façons de vivre, de travailler, de sentir étaient communes ; nous nous entendons sur le plan pratique et nous refusons de nous embrigader dans une unité théorique artificielle. Nous travaillons ensemble, nous travaillerons ensemble. » (La cause était entendue, CoBrA).

Sur un plan artistique, CoBrA s'oppose également d'un côté à l'abstraction géométrique, qui n'a pour eux aucun lien avec le réel et l'humain, et de l'autre à la figuration, qu'ils trouvent trop dirigée vers l'esthétique et l'intellectualisme. Ils remettent ainsi cause la notion de « Beauté » dans l'œuvre d'art, favorisant l'intention, le jet instinctif et l'expérimentation plutôt que la recherche technique d'une forme esthétique parfaite. L'art doit être spontané et expérimental, comme l'art des enfants et des aliénés mentaux.

CoBrA et l'expérimentation
Les artistes de CoBrA souhaitent découvrir et explorer des terrains qui leur sont inconnus, repousser les frontières traditionnelles de la création artistique. Leurs activités d'expérimentations et leurs expériences collectives formeront le corps de la création CoBrA. L'important est de s'exprimer librement à travers les couleurs, les matières, les techniques et les mots. Peu importe si l'on est peintre, photographe, architecte, poète, etc. L'important est de s'exprimer librement. Les CoBrA inversent les rôles : les peintres écrivent, les écrivains peignent, les peintres photographient, etc. Les tableaux du groupe CoBrA donnent vie à des personnages parfois proches de l'art primitif. Ils inventent aussi des créatures et des bestioles inspirées par les dessins d'enfants ou des aliénés mentaux. Ce bestiaire est également emprunt de Contes et de Fables traditionnelles nordiques. Durant trois années, ils travaillent de manière intensive, seuls ou à plusieurs (œuvres à quatre mains). Le dialogue et la communication sont essentiels à la bonne réalisation de l'entreprise CoBrA. Le nombre des participants grandissant, il est important de rappeler et de remettre en question régulièrement les motivations et les désirs fondateurs. Une correspondance très abondante sera échangée entre les principaux membres organisateurs de CoBrA. Ils organisent aussi des ateliers (10 rue de la Paille à Bruxelles), des réunions-débat (les samedis d'Atlan à Paris), des expositions regroupant des artistes internationaux et publient des fascicules et des revues.


CoBrA et l'édition
Malgré la grande pauvreté et le manque de moyens, ils impriment de nombreuses revues (CoBrA, le Petit CoBrA, Le Tout Petit CoBrA, la Bibliothèque CoBrA) pour véhiculer leurs idées, leurs visions, et leurs réflexions sur l'art et sur le Monde. La revue CoBrA est tour à tour coordonnée par les différents pays partenaires. Cette revue reflète le caractère complexe, riche et international du mouvement. Dans tous les numéros de la revue, on peut lire des articles, des poèmes, des essais philosophiques et esthétiques, et l'on trouve des photographies et des reproductions d'œuvres de nombreux artistes expérimentaux.


La fin de CoBrA..un nouveau départ
Comme l'a exprimé C. Dotremont, CoBrA a été « le marché commun de la misère et de l'exubérance ». Le dénuement, les maladies et les querelles mettent fin au groupe le 6 novembre 1951 avec la dernière Exposition internationale d'Art expérimental qui a lieu aux Musées des Beaux-arts de Liège. Cette dernière exposition n'a déjà plus grand chose à voir avec l'esprit CoBrA d'origine, écartant les écrivains et invitant de nouveaux peintres aux préoccupations et aux horizons divers, mais elle permet une fois encore de regrouper des artistes internationaux de talent qui souhaitent bousculer la vision d'un art encore très institutionnel. Certains artistes de CoBrA continueront à faire vivre l'état d'esprit du mouvement après sa dissolution.
Ils continuent à créer des œuvres à « quatre mains », comme, entre autres, Corneille et C. Dotremont (« Oiseau paradis terrestre rêvé réel », 1972),
J. Noiret et S. Vandercam (« Dans l'odeur du pain frais au matin… », 1983), P. Alechinsky et K. Appel (« Femme-elle », 1977), C. Dotremont et
K. Appel (« Ecriture noire mêlée de couleurs sur blancheur », 1977), ou encore Hugo Claus et S. Vandercam (« Le radeau de la méduse », 1964).
CoBrA aura été une expérience complexe et ambitieuse, riche en expérimentations et en inventions (« logogrammes », « œuvres à quatre mains », bestiaire fantastique, etc.). Le mouvement n'a duré que 3 années, mais ce groupe de jeunes artistes engagés a laissé une forte emprunte dans l'Histoire de l'Art, et leurs idées inspirent encore aujourd'hui de nombreux artistes et collectifs d'artistes. Des expositions et des rétrospectives ont régulièrement lieus à travers le monde pour célébrer l'anniversaire de la naissance du mouvement. De très nombreux livres, catalogues et de magazines analysant, racontant et célébrant les artistes CoBrA et leurs accomplissements ont été publiés jusqu'à aujourd'hui. Comme le disait encore Corneille l'année passée au cours des célébrations des 60 ans de CoBrA à Bruxelles, « CoBrA, c'était un vrai casse-tête ». CoBrA a été plus qu'un mouvement ou un collectif d'artistes. C'était un état d'esprit et un mode de vie. Michel Ragon écrira à ce sujet : « CoBrA est moins une tendance qu'une occasion de rencontres heureuses. ».

N. Delamotte-Legrand



23/10/2010
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