Alain YVER

Alain YVER

CONTROL

CONTROL






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Joy Division sur ce site
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Synopsis et détails
La vie de Ian Curtis, leader du groupe mythique de rock anglais Joy Division. Tiraillé entre sa vie de famille, sa gloire naissante et son amour pour une autre femme, Ian Curtis s'est suicidé le 18 mai 1980, à la veille de la première tournée américaine du groupe qui s'annonçait triomphale.
Ian Curtis a changé le rock, sans le vouloir, sans le savoir.






Control (film, 2007)

Titre original
Control: The Ian Curtis Film
Réalisation
Anton Corbijn
Scénario
Matt Greenhalgh
Deborah Curtis
Acteurs principaux
Sam Riley
Samantha Morton
Alexandra Maria Lara
Sortie
2007
Durée
121 min

 Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Control est un film biographique réalisé par Anton Corbijn sur la vie et la mort de Ian Kevin Curtis (1956-1980), chanteur légendaire du groupe Joy Division. Le scénario est adapté du roman Touching From A Distance, de sa femme Deborah, qui est également co-productrice du film.
Synopsis
Le film relate la vie du jeune et énigmatique chanteur, qui fut à l'origine d'un nouveau genre musical, hors de la scène punk britannique des années 1970, et du groupe Joy Division, dont il sera la figure emblématique de 1977 à 1980. Il traite également de son mariage précoce et de sa vie extra-conjugale, mais aussi de ses crises d'épilepsie de plus en plus fréquentes, qui, selon le film, ont contribué aux circonstances qui le pousseront au suicide, la veille de la tournée du groupe aux États-Unis.
Le titre du film est une référence à l'une des chansons les plus connues de Joy Division, « She's Lost Control », que Ian Curtis a écrit en référence à sa propre vie.
Dans le générique du fin, on peut entendre une reprise de « Shadowplay » par le groupe The Killers.
Production
Le tournage, qui a débuté le 3 juillet 2006, dura sept semaines. Le réalisateur, Anton Corbijn, fan de la première heure de Joy Division, est connu pour ses vidéoclips de U2 et de Depeche Mode, ainsi que pour ses photos célèbres de groupes de rock comme Joy Division. Le film est en noir et blanc, afin de « refléter l'atmosphère de Joy Division et de l'époque », ce qui par ailleurs accentue très bien l'atmosphère dramatique et désespérée du film. Todd Eckert et Orian Williams, basés hors de Los Angeles, sont les producteurs du projet. Deborah Curtis, veuve de Ian Curtis, est co-productrice, ainsi que le journaliste musical britannique Tony Wilson. Ce dernier, qui permit à Joy Division de passer pour la première fois à la télévision, dans l'émission So It Goes, également fondateur du label Factory Records, a distribué la majeure partie des disques de Joy Division.

//fr.wikipedia.org/wiki/Control_%28film,_2007%29





Control


Film d'Anton Corbijn (Royaume-Uni/Australie, 2007, 1h57mn, noir et blanc)
Scénario : Matt Greenhalgh
Avec : Sam Riley (Ian Curtis), Samantha Morton (Debbie Curtis), Alexandra Maria Lara (Annik Honoré), Joe Anderson (Hooky), James Anthony Pearson (Bernard Sumner) 
Image : Martin Ruhe, Musique : Joy Division, New Order, Montage : Andrew Hulme, Production : Three Dogs and a Pony, Becker Films, Claraflora, EM Media

En deux ans à peine, Joy Division connaîtra le succès et perdra son délicat mentor, Ian Curtis, qui s'est pendu à l'âge de 23 ans. Un biopic inspiré, du photographe Anton Corbijn.

1980. Le leader du groupe Joy Division, Ian Curtis, 23 ans, se donne la mort à la veille de la première tournée du groupe aux États-Unis. Ce biopic revient sur la vie tourmentée du génie de la cold wave anglaise. Photographe et réalisateur de clips pour de nombreux musiciens (Miles Davis, Depeche Mode, U2...), Anton Corbijn a nimbé son premier film d'un noir et blanc magnétique qui restitue de manière saisissante la fulgurante carrière de Ian Curtis et la poésie glacée du groupe.

//www.arte.tv/fr/control/6844902,CmC=6849678.html







Biopic radical d'une beauté dépouillée, "Control" retrace avec rigueur le parcours brisé de Ian Curtis, le chanteur de Joy Division et rend hommage à son génie.

Critique : À ses risques et périls, « Control » d'Anton Corbijn s'attaque à un mythe du "Rock'n Roll Suicide" pour lui donner chair et âme : Ian Curtis, le chanteur du groupe Joy Division devenu après sa mort New Order. Le film se cristallise autour de la vie de cet homme et ce cristal transparent, dur et glacé finit par se briser en son cœur comme les percussions de verre explosées de synthé d'Atmosphère. « Don't walk away… in silence… ». Adapté des mémoires de Deborah Curtis « Touching from a distance », le récit résiste contre les ors mensongers de la légende, fidèle à cette clarté de la cold wave, ce son épuré et sidérant magnifié par ce groupe. L'exercice n'a pas l'abstraction dépressive du « Last Days » de Gus Van Sant sur Kurt Cobain, ni l'hallucination forcée d'Oliver Stone sur « The Doors ». D'un noir et blanc d'encre, l'image fait corps avec ce Manchester post-industriel, désaffecté de son rêve économique où poussèrent avec vigueur et dans une énergie volatile les mauvaises herbes les plus fascinantes du rock des années 80. Pour saisir ce moment, on ne pouvait pas rêver mieux qu'Anton Corbijn, ce photographe habitué des stars (U2 ou Depeche Mode), et grand réalisateur de vidéo-clips pour entre autre New Order, Nirvana, Coldplay, Red Hot Chili Peppers ou Johnny Cash …

En suivant le chemin de Ian Curtis sans l'embaumer, il aboutit à une modernité rageuse, sans concession, rendant hommage à l'exceptionnel parolier (allons jusqu'à "poète" sans peur) qu'il était (les chansons sont sous-titrées). Clinique parfois, dépouillé surtout, ce film, à l'instar de Buster Keaton, est beau comme une salle de bain, patiné par cette mélancolie de porcelaine du quotidien. Ian Curtis est incarné par Sam Riley (qui jouait Mark E Smith de The Fall dans « 24 Hour Party People »), troublant de ressemblance, consumé par un feu intérieur et poignardé par les compromis.
En souffrance, il vécut deux martyrs simultanément : ses amours d'un côté, qui l'écartelent entre Annik et Debbie, sa femme ; une passion qu'il chanta comme s'il devait en mourir : « Love… Love will tear us apart. Again. » Et de l'autre côté, l'épilepsie, le mal du Prince de l'"Idiot" de Dostoïevski qui lui ressemblait tant, le transforme en esclave, assujetti aux crises et à un traitement médical aliénant. Le « Contrôle » a disparu. Sur un rythme de valse, la crise potentiellement mortelle succède à un calme angoissé jusqu'à la prochaine crise. Et cette épée de Damoclès le frappe parfois sur scène quand il est le plus à nu, le plus vulnérable. Anton Corbijn capte ici la genèse d'une musique toute de tension magnétique, d'ondes électriques et limpides, qui reste un modèle aujourd'hui pour une nouvelle génération de musiciens. Ce portrait est celui d'une personnalité hors du commun, de sa répulsion pour les miroirs trompeurs de la gloire, tiraillé entre deux amours le tiraillent jusqu'à le briser. Car, derrière cette déchirure brutale et définitive se dissimule le dernier des romantiques, un des plus désespérés sans doute. Le réalisateur résiste lui aussi à l'attraction de la légende et dénude de sa flamboyance ce mythe pour mieux lui rendre son essence, sa pureté.

Delphine Valloire

//www.arte.tv/fr/control/1698834,CmC=1698838.html






CONTROL  
Control The Ian Curtis Film


Critiqué par Celticxoan le 16/07/2008
 
Control est tout simplement l'un des biopics les plus réussis sur l'univers du rock mais en plus est une formidable analyse sociale de l'ère Thatcher, le tout emballé majestueusement par un réalisateur plus qu'inspiré, nous plongeant au cœur des tourments amoureux et créatifs d'une des icônes du rock du XXémé siècle, Ian Curtis. Un film dont chaque image est un poème morbide, passionné, comme un ultime cri avant que la nuit ne se fasse sur la vie de cet être d'exception.
Un film attachant et nostalgique qui ne peut laisser indifférent.
 
Anton Corbijn, surtout connu pour son brillant travail de photographe et de réalisateurs de clips vidéos (DM, U2, R.E.M.), s'attaque pour la première fois au grand écran par le biais de ce biopic. Force est de constater que c'est une superbe réussite !
Bien évidemment, comme on pouvait s'y attendre, la photographie du film est tout simplement magnifique (noir et blanc envoûtant, virant vers le sépia à un moment particulier du film), mais la vraie réussite tient du fait que ces images très travaillées sont emplies de toute sorte d'émotions.

Ses gros plans sur "son" Ian Curtis révèlent toute l'intensité que ce chanteur mettait dans ses apparitions scéniques. L'atmosphère glaciale du Manchester de cette période dont l'austérité pousserait n'importe quel être ayant le moindre espoir de bonheur vers les abîmes de la dépression est magistralement mis en image, ainsi que les méfaits de l'ère Thatcher et sa bureaucratisation a tout va. Ici aucun espoir pour le bonheur ou la réussite sociale.

Seule la volonté à prolonger le rêve de ressembler à une idole (en l'occurrence David Bowie) poussera Ian Curtis vers le monde de la musique, non pas pour la notoriété mais juste comme échappatoire à sa vie. Un concert des Sex Pistols sera l'ultime levier déclencheur vers son ascension, vers son rêve, mais également le premier élément le menant vers sa descente aux enfers.....
Car ce qu'il ne sait pas encore, est tout simplement que son immense talent est bien trop grand pour une ville comme Manchester ou une ile comme le Royaume -Uni !

Malgré la morosité et le désespoir de plus en plus présent au fur et mesure que le film approche de son issue fatale, le réalisateur réussit à placer quelques moments de comédie et surtout quelques précieux instants de douceur inattendue. (la scène où Ian et sa future femme s'embrassent assis dans un champ et qu'un léger vent balaye leur chevelure au contact de leurs bouches; également cette scène où Ian et sa future maîtresse s'endorment côte à côte sur un canapé et que leurs deux têtes se touchent délicatement pour s'endormir ainsi)
Un film parlant tout simplement d'un homme déchiré entre son passé dont il n'arrive pas se défaire, d'un présent où il n'arrive plus à assumer ses responsabilités devenues trop lourdes pour lui et d'un avenir prometteur qu'il ne veut pas voir s'achever aussi vite.....

Le film possède une bande son totalement en adéquation avec son sujet, démarrant sur du David Bowie pour ensuite enchaîner les nombreux succès de Joy Division. Mais ainsi insérées dans la vie tourmentée de Ian Curtis, les chansons prennent un sens tout particulier, nous révélant l'étroite corrélation entre sa vie et ses textes. Une véritable plongée dans l'intimité tourmentée et les recoins les plus sombres de cet homme dépassé par ses émotions totalement hors "Control" !

Que dire de l'interprétation de Sam Riley, si ce n'est qu'il EST Ian Curtis. A la fois fragile et au charisme dévastateur, émouvant et passionné, dans chaque plan où il apparaît l'impression de voir le chanteur défunt est plus que saisissante !
A côté de lui les autres acteurs tiennent parfaitement leurs rôles, même s'il faut le reconnaître notre attention est plus particulièrement portée sur Sam Riley.

Pour son premier film Anton Corbijn réussit une œuvre magnifique sur bien des points et sa connaissance du groupe (il a vécu la dernière année de Joy Division à leur côté en tant que photographe) s'avère être une vraie force pour le film. Alliant la douleur physique et amoureuse aux problèmes du quotidien, il réussit a nous émouvoir, voir plus.....

Car CONTROL n'est pas seulement tout cela.
Bien plus qu'une simple œuvre cinématographique, elle est une véritable expérience sensorielle et une aventure personnelle déstabilisante !
Un film qui parle principalement des difficultés de l'être humain face à l'amour et des choix douloureux que parfois cet état implique.
Qui a connu une séparation douloureuse dans son existence ne peut rester hermétique aux images, aux paroles que le film déverse directement dans nos esprits, pouvant aller jusqu'à raviver de vieilles plaies endormies au fond de nos cœurs.

De la beauté d'un amour naissant à sa lente agonie, de la séparation redoutée, maintes fois repoussée mais au final inévitable, le film nous ramène vers des expériences déjà "ressenties" pour bon nombre d'entre nous et nous met face à nos regrets, nos remords et exhume ces douloureuses images que l'on pensait oubliées à jamais.

Mais contrairement ç bon nombre de film traitant ce genre d'expérience "gâchées" Control ne sépare jamais le sentiment amoureux des contraintes "sociales" quotidiennes, n'offrant au final que deux échappatoires : la souffrance ou la mort !
Au final à chacun sa solution et son point de vue. Un geste ultime totalement lâche pour ne pas affronter un choix trop lourd à assumer où un ultime geste d'amour inutile et désespéré....

Pour ceux qui ont connu les doutes et les douleurs d'un amour brisé et qui ont traversé leur adolescence accompagnés par les chansons de Joy Division, ce film sera une véritable épreuve emprunte de nostalgie et de souvenirs parfois douloureux !

Pour moi probablement l'un des meilleurs biopic sur le rock et le plus intimement réussi tout simplement !!!

//www.iken-eiga.fr/film-critique-552-Control.html





Control
(Un film de Anton Corbijn)


Une histoire d'amour qui tourne mal
Par François Grivelet, le 15 octobre 2007

Vie et mort en noir et blanc de Ian Curtis, chanteur inoubliable de Joy Division, au travers des mémoires de sa femme, Deborah Curtis. Premier film du photographe Anton Corbijn, qui le définit, au delà du simple biopic, comme "une histoire d'amour qui tourne mal". L'histoire d'un homme déchiré, qui renouvela le rock, pour toujours.
CORBIJN / Entré au NME (hebdomadaire musical britannique) en 1977, Anton Corbijn est un photographe à la carrière exemplaire. Spécialiste du noir et blanc, il entre dans la légende en shootant New Order, Depeche Mode, U2, Nirvana, Eastwood et... Joy Division, dont les clichés le firent connaître au grand public. Réalisateur prolifique de videoclips, Control est son premier long-métrage, à la fois personnel et très réaliste. Et c'est un véritable travail de photographe, le noir et blanc est magnifique, et complètement approprié à l'histoire, à cette Angleterre prolétaire des années 80. La réalisation est minutieuse, les cadres très précis, c'est un régal, avec une utilisation intelligente du plan fixe, sauvé de l'ennui par une construction en profondeur de l'image. Anton Corbijn ne s'implique pas directement, mais par touches esthétiques, dans la vie de Curtis. Le biopic est un exercice souvent périlleux, d'autant plus dans le domaine musical. Le souvenir du film de Oliver Stone sur les Doors, caricatural et infidèle, ou encore les catastrophiques blockbusters Hip Hop ont amenés le public et la critique à une certaine réticence envers le style. Mais c'est là où Corbijn triomphe, finalement, en bâtissant un récit à la limite de la rupture, sur la corde, parfaitement adapté à la personnalité noire et complexe de Curtis.

CURTIS / Le film est construit autour de Curtis, donc. Son enfance n'occupe que le premier quart d'heure, mais on ressent bien le rôle déterminant qu'elle aura pour son avenir. Debout, face à une fenêtre, il récite : "Existence, well what does it matter ? I exist on the best terms I can. The past is now part of my future, The present is well out of hand,The present is well out of hand". Sa future femme et son ami sont subjugués, mais ne comprennent déjà plus. Déjà il tente de fuir, au travers de son génie poétique, de cette dure réalité prolétaire qui toucha les alentours de Manchester durant les années 80. Mais s'arrêter là serait mentir, Curtis fuyait tout autre chose. Tout comme Jules César, Alfred Nobel ou encore Dostoïevski, il est atteint du mal sacré, le poussant encore plus vers la porte de sortie, le détachant du monde et de la communauté. Il se marie finalement à 19 ans, lâchant prise pour la première et dernière fois. Mais cet élan de conformisme, il ne l'assumera jamais.
Par la suite on le découvre ; romantique à fleur de peau, amoureux instable et contrarié. Un portrait intime est dressé, fidèle et respectueux, faisant de Curtis un homme proche de nous tous beaucoup plus qu'une légende inaccessible.

CONTROL / Sam Riley joue Curtis avec brio bien que la ressemblance entre les deux hommes ne soit pas frappante. Il chante les scènes de concert et singe les pas de danse du défunt avec une précision incroyable. Le travail de recherche de l'acteur est là, Riley s'efface totalement pour laisser place à un nouveau Curtis, pratiquement ressuscité. Le jeune homme est d'ailleurs chanteur rock lui même et acteur novice.
Le groupe est en second plan, la famille aussi. L'absence de Genesis P. Orridge, ami très proche de Curtis, est quand a elle la plus étonnante. Ce film, finalement, ne raconte pas l'épopée Joy Division, mais un morceau de vie, et il est évident que raconter une vie en deux heures n'est pas une mince entreprise, cela tient de l'exploit. Corbijn a fait des choix, il se concentre essentiellement sur les rapports de Curtis avec les autres, son mal être, son génie. Les chansons de Joy Division sont toutes justifiées par l'action et les personnages secondaires adoucissent quelque peu le tout, avec Annick Honoré en belle ambassadrice européenne, ou Rob Gretton en excentrique manager débrouillard.
Ian Curtis voulait fuir, fuir ce paysage industriel de l' Angleterre du nord, fuir un mode de vie, mais, pris de vitesse, impuissant, il ne trouvera finalement qu'une seule issue, la même qu'un Morrisson ou un Cobain. Anton Corbijn signe finalement un film géométrique, moderne, bouleversant, qui dresse le portrait intime d'une figure majeure du rock. L'utilisation du biopic est renouvelée, sans toutefois une grande prise de risque. A aucun moment, donc, Corbijn ne perd le contrôle.

//www.findeseance.com/Une-histoire-d-amour-qui-tourne








17/02/2013
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