Alain YVER

Alain YVER

CYANOTYPE

CYANOTYPE






//vimeo.com/26172263

//scienceamusante.net/wiki/index.php?title=Les_cyanotypes

//hebergement.u-psud.fr/evolutionphoto/index.php?option=com_content&view=article&id=31&Itemid=126

//www.permadocument.be/texte/LF/LF-prochist/cyano/cyan1.html





Le plus grand Cyano'

//photomavi.com/expo/perfcyano.htm

Le plus grand cyano’ (cyanotype sur tissu) a été réalisé par “Les Déclencheurs Souples” (photoclub CNRS) le 20 juin 2004 à Chatenay (Bourgogne du sud) lors du festival “30 heures de photographie” organisé par “La Trace Poiein” (association loi 1901). Il a regroupé 20 personnes durant 27min sous un ciel variable et a une taille de 5,48x2.75m soit une surface de 15,07m2 ce qui en fait, aujourd’hui, la plus grande image photographique du monde (World Record 2004). Grand moment d'émotion lors de la découverte du plus grand Cyano', une image de 15m2 relevant de la technique du  cyanotype utilisé par nos ancêtres et les artistes.

 




Cyanotype
 de l'algue brune Dictyota dichotoma d'Anna Atkins (1799-1871).


Le cyanotype est un procédé photographique monochrome négatif ancien, par le biais duquel on obtient un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan.

Cette technique a été mise au point en 1842 par le scientifique et astronome anglais John Frederick William Herschel.

Ce procédé utilise deux produits chimiques :

    * Citrate d'ammonium ferrique (vert)
    * Ferricyanure de potassium

Le premier livre utilisant ce procédé est British Algae (1841-1853) de la britannique Anna Atkins (1799-1871).


Procédé

Classiquement, on mélange en volumes égaux une solution à 8 % (masse sur volume) de ferricyanure de potassium et une solution à 20 % de citrate d'ammonium ferrique. Ce mélange photosensible est ensuite appliqué sur une surface, par exemple sur une feuille de papier à l’aide d’un pinceau, en essayant d’obtenir une couche homogène. Le tout est ensuite laissé à sécher dans un endroit sombre. Cela donne à ce moment une couleur jaune à verte.

Les cyanotypes peuvent être « imprimés » sur tout support capable de s’imprégner du mélange préparé. Le papier épais à dessin est le medium le plus courant, mais des morceaux de coton, de laine et même une surface non-poreuse recouverte de gélatine peuvent être utilisés.

Sous exposition à des rayons ultraviolets, le fer dans les surfaces exposées est réduit, formant sur le papier une couleur bleu de Prusse à bleu cyan. L’intensité du changement de couleur dépend de la quantité de rayons UV mais on peut obtenir des résultats acceptables après 3-6 minutes d’exposition en plein soleil en été.

Les motifs (qui apparaissent en clair, correspondant aux zones où les rayons UV sont moins passés, donc ont moins touché le fer) peuvent être faits avec tous formats de négatifs, sachant qu’il n’y a évidemment aucun agrandissement dans ce cas, mais n’importe quel objet peut aussi être utilisé pour obtenir des photogrammes.

Après l’exposition, le fer non réagi (jaune-vert) est éliminé par rinçage à l’eau courante. Le cyanotype obtenu est ensuite séché sans précaution particulière.

Il existe des coffrets conçus pour exposer des cyanotypes, composés de tubes produisant une lumière UV avec une vitre abritant le papier recouvert du négatif. Le coffret se referme, évitant le contact des UV avec les yeux, et comporte une minuterie.

Conservation

Contrairement à la plupart des procédés de reproduction anciens et récents, les cyanotypes n'aiment pas les environnements basiques, le risque étant de voir l'image pâlir.

Une autre caractéristique particulière du cyanotype est sa propension à la régénération : les images ayant pâli, à cause d'une exposition prolongée à la lumière, peuvent souvent revenir à leur tonalité d'origine si on les entrepose dans un lieu obscur.

//fr.wikipedia.org/wiki/Cyanotype







La cyanotypie
Introduction


La cyanotypie est une technique de fabrication de papier photographique qui permet de produire des images bleues. Il s'agit certainement du procédé de fabrication de papier photographique le plus facile. La seule difficulté du procédé réside dans l'approvisionnement en produits chimiques. En effet, le citrate de fer ammoniacal vert ne court pas les rues... vous en trouverez heureusement sur la boutique... Il est très important de procéder avec précaution lors de la manipulation des trois produits chimiques nécessaires à la fabrication des cyanotypes. Il s'agit de produits toxiques à ne pas laisser à la portée des enfants !
Un peu de chimie

En 1842, W. Herschel découvrait que les sels ferriques devenaient des sels ferreux sous l'action de la lumière. Si on mélange dans certaines proportions du citrate de fer ammoniacal et du ferricyanure de potassium on crée un sel ferrique photosensible. Suite à une exposition à la lumière ultraviolette, les sels ferriques deviennent des sels ferreux et forment avec le ferricyanure de potassium un précipité de ferricyanure ferreux (Bleu de Turnbull) insoluble à l'eau.
Matériel nécessaire

- 2 seringues et 2 récipients qui ferment hermétiquement
- 1 petit récipient pour préparer le mélange
- Du papier très bien encollé
- 1 pinceau ou 1 rouleau, ou encore 1 tube en verre
- 1 plaque en verre
- Une source d'ultraviolets

Les produits chimiques nécessaires :
- citrate de fer ammoniacal vert
- ferricyanure de potassium
- formol
- De la gélatine pour encoller le papier
Préparation des solutions

- Préparer dans un pot se fermant hermétiquement 25 grs de citrate de fer ammoniacal vert + 100 ml d'eau distillée.
- Ajouter 1ml de formol.
Si vous ne mettez pas de formol, des moisissures apparaîtront rapidement, et votre solution sera inutilisable.

- Préparer dans un autre pot se fermant hermétiquement 12 grs de ferricyanure de potassium + 100 ml d'eau distillée.

Ces deux solutions se conservent au moins 6 mois si les pots ferment hermétiquement.

Quelques images qui valent tous les discours ...ICI

//www.galerie-photo.com/cyanotypie.html







Les cyanotypes

La cyanotypie fut inventée en 1842 par l’astronome anglais William Herschel (1792-1871). Il découvrit entre autres que sous l’action de la lumière, les sels ferriques pouvaient se transformer en sels ferreux. William Herschel utilisait le cyanotype pour la copie de dessins. Plus tard, le procédé fut utilisé pour faire des photogrammes. Anna Atkins utilisait la cyanotypie dès 1843 dans ses études botaniques à travers « photographs of British Algae : cyanotypes impressions »

Le cyanotype est un procédé de tirage positif. Une feuille de papier ordinaire est badigeonnée d'un mélange de citrate de fer ammoniacal et de ferricyanure de potassium. La feuille est séchée dans l'obscurité avant d'être exposée par contact sous un négatif à la lumière du jour. La lumière transforme le sel ferrique en sel ferreux, le ferricyanure est également transformé en ferrocyanure et précipite avec le sel ferrique pour former une image bleue. Le temps de pose est assez long, l'exposition demandant plusieurs minutes.
Après l'exposition, l'image est visible, elle est lavée sous l'eau courante qui dissout les sels non impressionnés par la lumière, un simple lavage de quelques minutes permet de développer et de fixer l’image. Le cyanotype prend sa coloration finale (bleu de Prusse) en s'oxydant a l'air.

Le principal intérêt du cyanotype est son faible coût et sa simplicité de réalisation. Mais attention : il faut manipuler les produits (toxiques !) avec précaution – il y a risque de production de cyanure.
D'autres matériaux organiques (comme le tissu ou le cuir) sont compatibles avec le cyanotype, permettant des impressions photographiques. On peut obtenir une tonalité brune en utilisant de l’acide tannique.
La conservation des cyanotypes doit se faire sans contact avec des substances alcalines (attention notamment aux passe-partout avec réserve alcaline).

//alphalac.perso.neuf.fr/procyaf.html






Invention

Le cyanotype a été inventé par l’Anglais John Herschel (1792-1871) en 1842. Astronome, physicien et chimiste, contemporain de William Henry Fox Talbot (1800-1877), l’inventeur du calotype en 1840, Herschel s’intéresse à la photographie dès ses prémices. On lui doit notamment l’invention des termes positif et négatif pour décrire les étapes successives du processus photographique, ainsi que la découverte de l’action fixatrice du thiosulfate de sodium. Herschel est aussi un pionnier dans l’expérimentation de la photographie sur verre. Mais il étudie plus particulièrement l’action de la lumière sur diverses solutions chimiques, dont le jus de certaines fleurs sur lequel elle a un effet décolorant. Le cyanotype est son invention la plus aboutie, annoncée lors d’une conférence prononcée devant la Royal Society de Londres le 16 juin 1842. Le procédé s’appuie sur la sensibilité des sels de fer à la lumière. Cette dernière transforme en effet les sels ferriques en sels ferreux. Une feuille de papier est préalablement enduite au pinceau d’une solution de ferricyanure de potassium et de citrate de fer ammoniacal. La feuille est ensuite séchée puis placée sous un négatif et exposée à la lumière. Se produit alors un jaunissement des sels, par lequel l’image apparaît. Lorsque la feuille est lavée à l’eau claire et à nouveau séchée, le jaune vire à un bleu intense et profond, semblable à un pigment minéral : le bleu de Prusse. L’image positive ainsi obtenue est permanente, c’est-à-dire très résistante à la lumière.
 
          Utilisations
Cette permanence de l’image cyanotypique est un des attraits majeurs du procédé, outre sa simplicité d’utilisation et son faible coût. Herschel se sert du cyanotype comme d’un moyen rapide de faire des copies de ses notes et travaux par contact direct. Au début des années 1840, la botaniste anglaise Anna Atkins (1799-1871), passionnée par la collecte et l’illustration de spécimen végétaux, est instruite des récentes inventions de Talbot et de Herschel, tant par l’intermédiaire de son père, le scientifique John Children, membre de la Royal Society, que grâce à son époux, ami de Talbot. En 1843, elle reprend le procédé de Herschel, dont elle apprécie sans doute la rapidité et la simplicité. Elle dispose les spécimen de plantes séchées et pressées sur le papier sensibilisé et expose l’ensemble directement à la lumière, sans l’intermédiaire d’un appareil de prise de vue. Selon le même principe que les dessins photogéniques de Talbot, l’empreinte de la plante apparaît en clair sur fond sombre, là où l’objet a fait écran à la sensibilisation des sels de fer. Atkins publiera en édition limitée les trois volumes de Photographs of British Algae : Cyanotype Impressions, un recueil de photographies d’algues marines, à la reproduction desquelles le bleu du cyanotype sied remarquablement. Le photographe français Henri Le Secq utilisera le cyanotype comme procédé d’impression photographique dans le courant des années 1850, lors de ses travaux sur les monuments gothiques parisiens. Durant les années 1860, l’entreprise parisienne Marion et Cie crée un papier réservé au cyanotype, qu’elle perfectionnera dans la décennie suivante avec le Papier Ferro-Prussiate. Le cyanotype est alors repris par les architectes et les ingénieurs pour une duplication simple et rapide de leurs plans (bleus d’architecture) et dessins techniques.
 
          Déclin
Mais la couleur bleue du cyanotype, jugée peu naturelle, le prive d’un véritable succès populaire. Il ne sera jamais utilisé comme procédé photographique courant. Au tournant du siècle, le cyanotype connaît cependant un regain d’intérêt chez de nombreux photographes amateurs, qui reconnaissent en lui un moyen simple, pratique et bon marché d’obtenir des épreuves à partir d’un négatif ; on en trouve donc trace dans certains albums de familles. Au début du XXe siècle, les photographes pictorialistes abordent la pratique du cyanotype d’une toute autre manière, adoptant le procédé pour ses qualités esthétiques. En effet, les pictorialistes revendiquent une interprétation en décalage avec la réalité, par opposition aux photographes professionnels, qu’ils jugent trop attachés au rendu minutieux et mécanique des détails. Ils manifestent un vif intérêt pour la couleur, et utilisent pour cela des procédés tels l’autochrome ou les tirages pigmentaires à la gomme bichromatée, ces derniers permettant d’obtenir des effets proches d’un dessin à la sanguine (tirages à la poudre rouge) ou au fusain. Il est donc naturel que certains d’entre eux en aient trouvé une variante dans le cyanotype. L’Américain Paul Burty Haviland (1880-1950), membre du groupe Photo-Secession d’Alfred Stieglitz, avec notamment Clarence White (1871-1925) et Alvin Langdon Coburn (1882-1966), laissera ainsi un certain nombre de cyanotypes, s’étant laissé séduire par la poésie simple et directe de la couleur bleue. Certains amateurs en reconnaissent aussi les avantages esthétiques, tel le comte Robert de Montesquiou (1855-1921), qui à la fin du XIXe siècle produit, entre autres images réunies en albums, des autoportraits au cyanotype où s’exprime un narcissisme débordant : non seulement il apprécie l’aspect décoratif du procédé, mais il l’accentue avec des rehauts d’argent et des enluminures d’arabesques, faisant de ces cyanotypes des icônes destinées au culte de lui-même.
La pratique du cyanotype semble prendre fin aux alentours des années 1930. Cependant, de nombreuses photographies, vues stéréoscopiques et cartes postales photographiques seront particulièrement bien conservées grâce à la permanence du procédé. De ces images émane une poésie particulière, née de ce que la modestie du cyanotype, son caractère direct, n’enlèvent rien à la délicatesse de ses nuances bleutées.

//expositions.bnf.fr/portraits/reperes/index3.htm








ACHETER DES KITS
//www.permadocument.be/texte/LF/LF-menu/LF-kit0.html

Mode d'emploi

Le kit cyanotype classique contient deux flacons contenant les deux ingrédients chimiques indispensables à savoir le citrate de fer ammoniacal et le ferricyanure de potassium.
Afin de rendre le kit actif il convient de dissoudre les produits en question dans les flacons livrés en y ajoutant la quantité indiquée d'eau distillée ou déminéralisée.

Les solutions de stockage se conservent pendant plusieurs mois à l'abri de la lumière dans les flacons bruns livrés.
Pour l'emploi, on mélange ces deux solutions à parties égales. Une fois mélangée la solution de sensibilisation doit être utilisée immédiatement.


Sensibilisation
Avant la sensibilisation il est recommandé de ne pas toucher la surface à sensibiliser avec les doigts. On fixe le papier sur une surface solide, p.e. une planche en bois, ou un morceau de verre ou de plexiglas. Il est recommandé de porter des gants, ainsi qu'un tablier de protection. Le papier peut être sensibilisé sous un éclairage jaune.
Les solutions de base sont mélangées dans un bécher en verre ou en plastique. On humidifie le pinceau avec de l'eau distillée et on presse les poils pour en enlever un maximum d'eau. On trempe le pinceau dans le mélange qui, par capillarité, rentre dans le pinceau. On étend la solution sensible avec des coups de pinceau rapides et légers.
Couvrir une surface légèrement plus grande que le négatif. Étendre le mieux possible la solution, sans vouloir obtenir une surface parfaitement uniforme. L'image s'imprime correctement aussi longtemps qu'il y a suffisamment de solution sensible entre les fibres du papier.
Arrêter le peinturage quand la couche sensible semble uniforme et que le papier semble sec en surface. Trop de frottement du pinceau peut causer des stries et même des abrasions locales du papier.
Laver le pinceau après chaque usage sinon, à l'exposition à la lumière, il se forme des sels ferreux, qui risquent de contaminer le tirage suivant.
Le séchage
Le séchage se fait en obscurité; un apport de chaleur, p.e. à l'aide d'un sèche-cheveux, accélère le séchage. Le papier sec sensibilisé reste bon pendant environ une semaine, s'il est conservé dans le noir, à un emplacement sec et frais, de préférence accompagné d'un sachet de gel de silice.
Le papier sensibilisé à une teinte vert-jaune. Une teinte bleuâtre indique la présence de sels réduits, de produits chimiques déficients ou contaminés.

L'exposition
On emploie de préférence un chassis-presse du type classique, comportant au dos deux plaques à charnières permettant un contrôle visuel de l'impression à l'exposition, sans perdre la concordance parfaite de l'image.
Les solutions à base de sels de fer sont très peu sensibles à la lumière. Leur insolation n'est possible que par contact, à l'aide d'une source, riche en rayons ultra-violets. Celle-ci peut être choisie parmi:
- la lumière du soleil;
- la lampe solaire d'environ 275 w;
- le tube fluorescent type "banc solaire.
Ce n'est pas l'intensité de la source lumineuse qui est importante, mais la qualité de radiation ultra-violette qu'elle produit. Il est prudent de ne pas exposer les yeux aux sources riches en UV pendant de longues périodes.
Le papier cyanotype est relativement lent; au soleil, il convient d'exposer environ 15 minutes. Avec une lampe solaire, placée à 40 cm du chassis-presse, il faut exposer environ 30 min.
Le cyanotype s'impressionne durant l'exposition. Il est nécessaire de surexposer car, au lavage, les hautes lumières s'éclaircissent considérablement.


Le lavage
On lave le cyanotype à l'eau courante à 20°C, pendant environ 5 minutes. Un lavage insuffisant laisse des sels ferriques solubles dans l'image, ce qui provoque un affaiblissement de l'image à son exposition à la lumière. Un lavage prolongé dans une eau alcaline affaiblit l'image. Le temps de lavage peut être estimé en égouttant le tirage et en mettant une goutte d'eau de lavage sur un buvard blanc; le cyanotype est suffisamment lavé quand plus aucun jaunissement est constaté.
Après le lavage, le cyanotype comporte une perte de densité à cause de la relative solubilité du bleu de Prusse obtenu.


Le bain d'oxydation
Ce bain n'est pas absolument nécessaire: la cyanotypie s'oxyde naturellement pendant son séchage à l'air. Le bain d'oxydation donne immédiatement la teinte finale de l'image. Après le lavage, on introduit le tirage pendant quelques secondes dans le bain suivant:
- Eau à 20°C ......................................................................... 100 ml
- Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) à 3 volumes .............. 10 ml
Rincer à l'eau courante et sécher à l'air ou à la chaleur pulsée.
        

 


14/06/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres