Alain YVER

Alain YVER

DA SILVA

DA SILVA






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Da Silva prend de La Distance
DR

http://www.lebonbon.fr/bons-plans/Paris/2012/02/21/Da-Silva-prend-de-La-Distance/

Rencontre avec l'une des valeurs sûres de la chanson française

De retour avec La Distance, incontestablement son meilleur album à ce jour, Da Silva s'impose comme une des valeurs sûres de la chanson française. Rencontre avec un homme de caractère (bien trempé).

Après des années passées au sein de groupes indies, Emmanuel Da Silva est repéré à l'orée du 21e siècle. Entre 2004 et 2009, il sort trois albums : Décembre en été, De beaux jours à venir et La tendresse des fous. Le tout en écrivant des livres-disques pour enfants. Aujourd'hui, Da Silva a 35 ans et nous offre un troisième opus, plus synthétique que d'habitude, plus mélodique encore…

Comment s'est façonné La Distance, album résolument différent de vos précédents disques ?
Après trois albums où je m'accompagnais seulement à la guitare, il fallait que je fasse autre chose. J'ai enregistré les maquettes en 3 jours, dans les studios de Tahiti 80 à Rennes, puis j'ai travaillé avec Yann Arnaud, le réalisateur du disque. Un arrangement en appelait un autre, notre méthode était plus anglo-saxonne que française… Ce qui était aussi différent, c'était de laisser d'autres jouer ma musique, de ne pas tout faire : on peut plus facilement choisir les sonorités que l'on souhaite. Alors que jouer soi- même, c'est déjà choisir.

« Les Concessions » ou « La Crise » sont des titres qui ne cachent pas votre opinion…
Je ne me sens pas d'écrire une musique politique. Le poing levé, résumer une prise de position en trois minutes, ce n'est pas mon truc. Mais ces dernières années ont été marquantes, et pas seulement d'un point de vue personnel. Ca se ressent dans la vie de tous les jours, donc j'en parle.

La musique et vous, cela donne quoi ?
Je ne sacralise pas les lieux : si je joue à l'Olympia de Paris ou à Troyes, rien ne change, le stress est le même. Je ne suis pas en recherche d'un quelconque Graal. C'est comme être fan d'être groupe. J'adorerais l'être, mais j'écoute beaucoup trop de musiques dif- férentes : je peux me lever avec Coltrane, me coucher avec Debussy et avoir entre temps écouté Napalm Death. Enfin, la musique que j'écris m'apporte des choses différentes : elle a pu me servir de défouloir, me rassurer, combler la peur du vide… La Distance m'a appris à être patient.

Quel est votre objectif pour les années à venir ?
Rester léger ! Si je fais encore des chansons, même tristes, c'est que je n'ai pas envie d'être sérieux.

Quel est votre rapport à la littérature ?
J'ai une préférence pour la littérature étrangère : Stegner, Perlmann, mais aussi des romans noirs comme ceux d'Harry Crews… C'est un peu anarchique. Parfois, cela tient à une couverture ou à un titre. Cela peut être très décevant, mais je prends le risque ! J'aime aussi les livres d'art et surtout les livres de photographie.

Pourquoi aimer Paris ?
Pour le grand ensemble qu'elle forme, pour ses promenades possibles dans n'importe quel quartier et ses personnages insolites.
 
Ses adresses :
 
L'Œil Écoute, 77, boulevard du Montparnasse, 75006 Paris.
Ravi, 50,rueVerneuil 75007 Paris.
Ze Kitchen, 4, rue des Grands Augustins, 75006 Paris.







Da Silva prend de "La distance" : un nouvel album social

http://www.chartsinfrance.net/Da-Silva/news-77565.html

Intimiste, le nouvel album album de Da Silva, "La distance", est une œuvre sociale où l'amour apparaît comme le seul rempart aux temps de crise. Cette semaine, le chanteur livre un quatrième opus dans lequel musique et mots sont dépouillés pour représenter l'état d'esprit d'une homme à cran et fatigué.
Crédits photo : Richard Dumas
Trois ans après avoir chanté "La tendresse des fous", Da Silva est de retour avec un quatrième album pour lequel il n'a pas souhaité faire de concessions. Il n'avait pas envie de rire pour faire ses confessions. Douze titres signés de sa main avec une plume qu'il a bien aiguisé avant de coucher ses maux sur le papier. Sur fond de crise social, Da Silva raconte des histoires d'amour. L'amour pendant "La crise", l'amour dans "Les stations balnéaires", l'amour dans "L'escalier"… Autant d'idées défendues tantôt par un piano qui pleure, tantôt par des guitares et des sons électroniques.

Da Silva ne propose pas une tragédie à la Shakespeare mais "La distance" est un album sombre. L'artiste annonce le ton dès le titre d'ouverture : "Les concessions". « Je sais comment cela fini, comment cela dégénère, de faire ami-ami avec l'opposition. Non, je n'ai pas envie de rire avec tous mes congénères. Cela me contrarie de faire des concessions. ». Un album dans lequel Da Silva est direct comme s'il entrait au confessionnal. « A cran », « épuisé », la mâchoire serré, l'artiste revient sur son passé dont il aimerait se laver. C'est en tout cas "La crise" qui semble le ronger jusqu'aux os : il « remonte le courant » pour retourner « jusqu'à la source » et retrouver la lumière. Les remords hantent le chanteur qui paye ses « errances ». Ses fautes le rattrapent ! Mais "La crise", c'est aussi celle qui foudroie un à un les gouvernements en place et alimente l'actualité des journaux télévisés. Pas moyen de passer au travers des discours des politiques et des journalistes. Au point même d'en oublier les joies simples de la vie, que ce soit boire un verre seul ou à plusieurs, ou tout simplement faire l'amour.
« Da Silva se tient à bonne distance pour parler de "La crise". »

A l'heure de retrouver sa famille pour "Le repas", cet homme qu'il dépeint comme fatigué par une journée de travail qui le déprime, au point d'en répercuter les méfaits sur ses enfants et sa femme, ne sait plus quoi faire. Saisissants, ces textes initialement chantés en guitare-voix puis finalement associés à des musiques dépouillées, ne tombent pas pour autant dans l'écueil d'une satire sociale bien trop facile. L'artiste rappelle avec cet album qu'il est également poète et conteur, narrant de belles histoires accessibles et peut-être autobiographiques quelque part. Comme une quête, Da Silva live ici une véritable introspection.







Da Silva, pseudonyme de Emmanuel da Silva, né le 15 avril 1976 à Nevers, est un chanteur français d'origine portugaise.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Da_Silva

Biographie

Dès son adolescence, ses goûts musicaux le portent vers un groupe de punk Mad Coakroches.[réf. nécessaire] Il se tourne ensuite vers un son plus brut en formant Punishment Park en compagnie d'anciens des Tambours du bronx. À 21 ans, il se concentre sur une musique plus acoustique avec son nouveau groupe Venus Coma après avoir également touché à la musique électronique sous le pseudonyme de Mitsu.[réf. nécessaire]

Rennais depuis 2007, Da Silva a résidé pendant un an et demi à Dinan dans les Côtes-d'Armor, ville qui est pour lui une source d'inspiration.[réf. nécessaire] Il y a composé et enregistré les chansons de ses deux premiers albums et était en résidence au théâtre des Jacobins. Après Dinan, Da Silva s'est installé à Rennes, dans une maison où il a son propre studio d'enregistrement.

Avec le soutien de Cali qui l'invite à jouer en première partie de ses concerts, il sort en 2005 l'album Décembre en été dont le single extrait L'Indécision est un succès.[réf. nécessaire]

En 2007, Emmanuel da Silva écrit avec Christophe Mali une chanson pour l'album de Marina Vénache, Tout me revient, la même année sort son deuxième album, De beaux jours à venir, au ton plus pessimiste et sombre, parlant des histoires de couple ou de la vie en général. Cet album, contenant par exemple les chansons De là haut parlant de la mort d'un être cher, ou bien Au moment des amours, explore des sujets durs et mélancoliques.[interprétation personnelle]

Il signe en 2008 l'album éponyme d'Elsa Lunghini (textes et musique) puis sort un troisième album, La Tendresse des fous, l'année suivante. Le Carnaval en est le premier single. Il a enregistré les maquettes au Passage à niveau, un studio à Rennes. Son dernier album La Tendresse des fous a été enregistré dans un studio parisien "Labomatic Studios".

Après l'avoir rencontrée lors d'un festival, Da Silva chante en duo avec la jeune chanteuse française Claire Denamur la chanson Rien à me foutre en l'air (2011), présente sur l'album Vagabonde de cette dernière et qui inclue d'autres titres auxquels Da Silva a contribué (dont Bang Bang Bang, Le ciel et 34 septembre)[1].

   1. Å™ Claire Denamur en tournée [archive], sur le site de France Inter







Biographie de Da Silva

http://www.music-story.com/da-silva/biographie        

Certains artistes choisissent de n'utiliser que leur prénom comme nom de scène. Da Silva fait partie de ceux qui optent de n'user que de leur nom de famille : né en 1976 à Nevers (Nièvre) dans une famille d'immigrés portugais, Emmanuel Da Silva grandit dans un environnement provincial peu exaltant à ses yeux. Dès l'âge de douze ans, pour tromper son ennui, l'adolescent se rapproche de l'univers musical et, fan de groupes comme The Ramones, commence à avoir des velléités de compositeur : « j'adorais leurs pompes, leurs blousons et leur musique alors je me suis acheté une guitare électrique et j'ai commencé à faire du punk ».

Première étape

Intégrant le groupe Mad Coakroaches, le jeune Emmanuel tente de faire son trou dans une scène punk-rock française alors à la fois encombrée et marginale. Mais le punk n'est qu'une première étape dans l'évolution d'un artiste tenté par les expérimentations et l'éclectisme fusionnel. En 1991, avec des anciens membres des Tambours du Bronx, il fonde un nouveau groupe, Punishment Park ; mais il ne s'agit que d'une étape dans le parcours d'un musicien vibrionnant qui cherche encore son style. C'est ensuite une incursion dans la musique électronique, qu'il pratique sous le pseudonyme de Mitsu.

 Autant de métamorphoses et d'incursions musicales pour un artiste encore jeune, qui va finir par trouver sa voie en tant qu'artiste solo, abandonnant les collectifs et les pseudonymes pour s'affirmer sous son véritable nom, dans un style pop-rock acoustique assez voisin de celui de Miossec ou Cali. C'est ce même Cali qui, en 2004, lui donne sa chance décisive en le laissant assurer ses premières parties. L'année suivante, entré dans l'écurie du label tôt Ou tard, Da Silva sort son premier album, Décembre en Eté, dont se détache tout particulièrement le morceau « La Chance ».

Considérant que le passage du punk rock à gros son à la guitare acoustique suit la logique d'une même inspiration, Da Silva devient le nouveau visage d'une chanson française dont la sensibilité et l'élégance d'écriture n'enlève rien à la qualité rock. En 2007, il propose son deuxième album, De Beaux Jours à Venir, qui vient confirmer les espoirs mis dans cet artiste à la frontière des genres.

Son troisième opus, La Tendresse des Fous, revient sur le passé rock du chanteur, tout en conservant les arrangements de Joseph Racaillet et la production de Dominique Blanc-Francard. Il comporte pour premier extrait « Le Carnaval ». La Distance en janvier 2012 confirme que Da Silva cabote avec bonheur le long des côtes de la nouvelle chanson française.

Nikita Malliarakis







Du rock dépouillé

Da Silva est un chanteur français qui a la bougeotte. Après avoir parcouru la France de long en large et participer à de nombreux projets depuis l'age de quinze ans, il se place aujourd'hui comme une valeur sur de la chanson française.

Décembre en été, premier album de Da Silva, a la force et l'évidence des nouveaux départs. "Je me demande pourquoi je n'ai pas toujours fait ça, avoue-t-il. J'ai le sentiment d'être arrivé là où je voulais aller." Une douzaine de chansons courtes et denses, comme des vignettes. "Je voulais faire dire le plus de choses possibles, en concentré. Je n'aime pas diluer." Aller à l'essentiel.

Telle est l'intention d'un album qui n'est pas celui d'un nouveau venu. Commençant précocement son parcours de musicien, Da Silva participe à de nombreux projets, dont le très indus Punishment Park (avec les dissidents des Tambours du Bronx), le dark-folk Venus Coma, ou encore l'électronique Mitsu. Apaisé mais bouillonnant, l'artiste envisage Décembre en été comme le prolongement naturel de ces multiples expériences : "J'ai l'impression de faire la même chose qu'à l'époque où je jouais dans des groupes indus. La seule différence, c'est que désormais je les exprime avec une guitare acoustique et une voix." Pas question donc de renoncer à un ton résolument rock : "Je ne me sens pas proche de la chanson française, à part Miossec ou Daniel Darc. (…) Je voulais faire un truc dépouillé, direct, incisif ".

Ton résolument rock, tension latente, mots ciselés, arrangements sobrement efficaces : dès son premier album, Da Silva impose son univers singulier, plus proche d'un rock acoustique de la chanson française. Auréolé d'un beau succès, l'artiste revient en 2007 avec De beaux jours à venir. En août 2009, Da Silva propose le single Le Carnaval, extrait de son troisième album La Tendresse Des Fous (Tôt ou Tard). La même année, il co-compose et arrange le premier album de Marina, Libellule.

Cityvox






Da Silva

Si « Décembre en été » a propulsé Da Silva sur les devants de la scène, l'auteur- compositeur a pourtant déjà écumé dans son passé indus et punk, moult salles de concerts et sorti plusieurs disques auto- produits ou sur des labels indépendants. Mais ce n'est qu'aujourd'hui que Da Silva peut enfin voir le soleil de juillet briller haut et fort même en automne, grâce à la sortie en septembre 2005 d'un album sur la brèche, entre apaisement et plaies brûlantes. Entre Da Silva et le rock'n'roll le coup de foudre ne date pas d'hier. Dès l'âge de 12 ans, le garçon a la rage punk en lui et fait partie d'un groupe de Nevers, les Mad Coakroches histoire de compenser à travers le rock une vie quelque peu étriquée et ennuyeuse. Le jeune homme vogue ensuite de groupe en groupe, écrit des chansons en anglais et espagnol et met en place à seulement 15 ans le projet Punishment Park. Avec des anciens des Tambours du Bronx, il balance sur scène une musique indus et un son brut de décibels. Mais à 21 ans, Da Silva décide de lâcher les grosses guitares et troque l'électrique pour l'acoustique avec la formation Venus Coma. Da Silva ensuite s'entoure de machines et prend le nom de Mitsu avant de disparaître. C'est avec « Décembre en été » que Da Silva fait son grand retour à la composition. Après avoir pas mal galéré, puis bossé deux ans sur une trentaine de chansons écrites en français et inspirés par Joseph Arthur ou encore Elliot Smith, Da Silva se sent prêt à prendre un nouveau virage dans sa vie d'artiste. Avec le soutien de Cali rencontré à Brest et qui l'invite à jouer les premières parties de ses concerts, Da Silva reprend les commandes de la scène et se fait repérer par Vincent Frèrebeau, directeur artistique de Tôt ou Tard. Ce dernier lui propose alors de signer un contrat avec son label. Avec des morceaux courts et intenses, Da Silva nous invite à plonger dans un univers musical intimiste, sec et percutant, sous influences rock toujours, mais flirtant aussi avec la fragilité, la douceur et l'émotion. Pour le côté tendre de ce nouvel album à fleur de peau, Albin de la Simone, Françoiz Breut et Pierre Sangra ont prêté main forte lors des sessions d'enregistrements de « Décembre en été ». Depuis la sortie de cet opus à la fois épanoui et mélancolique, subtil et bouillonnant, Da Silva a conquis les foules et les médias. Entre ce succès naissant et les joies nouvelles de la paternité (Da Silva est papa d'une petite Lula), le chanteur au cœur timide et à l'âme rebelle a enfin toutes les cartes en main pour vivre la trentaine heureuse et sereine.

http://musique.ados.fr/Da-Silva.html







tournée en 2012

http://www.concertlive.fr/actualite/chanteur-da-silva-change-style-et-part-tournee-2012

Ressourcé et entouré d'une nouvelle équipe, le chanteur à la voix rocailleuse Da Silva publiera en janvier 2012 son quatrième opus "La Distance", avant de se produire en concert partout en France tout au long de l'année. Découvrez les secrets du virage musical de Da Silva.

Vous aviez aimé les trois précédents Da Silva? Vous allez sans doute adorer "La Distance", son nouveau disque à paraître chez sa nouvelle maison de disques Pias Records le lundi 9 janvier 2012 et précédé d'un premier single ("Les stations balnéaires).

Plus pop, atmosphérique, mélodique et orchestré, cet opus fait franchir au chanteur un nouveau cap dans sa carrière, sans que la touche Da Silva, à savoir cette façon si à lui d'entonner des textes tristes, ne s'en ressentent.

Comme à son habitude, c'est sur scène que Da Silva devrait donner à ses nouvelles compositions sa pleine expression. Car l'auteur de "L'indécision" a prévu encore de sillonner la France et pays francophones tout au long de 2012 pour présenter ses nouvelles chansons désespérées, avec une première série de dates programmée entre février et avril 2012.

Avec sa nouvelle équipe de musiciens, parmi lesquels ont devrait retrouver un clavieriste et un violoncelliste. Da Silva devrait notamment se produire par trois fois à Paris: le 16 février à La Maroquinerie, le 15 mars au Nouveau Casino et le 11 avril au Divan du Monde.

En Province, Da Silva se produira entre autres à Mulhouse (le Noumatrouff, le 18 février), Nantes (La Bouche d'Air, le 24 mars), Rouen (le 106, le 29 mars), Toulouse (le Bikini, le  avril), Clermont-Ferrand (La Coopérative de Mai, le 4 avril) et Lille (le Splendid, le 20 avril). Des concerts déjà réservables pour certains.







L'amitié du photographe et de son chanteur modèle
jeudi 16 août 2012

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-L-amitie-du-photographe-et-de-son-chanteur-modele-_3639-2104631_actu.Htm

Parmi les multiples artistes que Richard Dumas a saisis dans son appareil, le chanteur Da Silva est un de ceux qu'il a le plus photographiés. Pour ses quatre albums et ses photos de presse, Emmanuel da Silva a toujours travaillé avec lui. Portraits croisés du photographe, Rennais de toujours, et du musicien, Rennais d'adoption. Discussion autour d'une amitié, de la photo, de la force des images...

Du côté du négatif, il y a le photographe Richard Dumas. Enfin, négatif si on peut dire. Capable de suivre quinze jours de tournage d'un film pour avoir deux clichés de Miles Davis. Se faufilant par la porte de derrière d'une salle pour photographier Chet Baker... Il a 49 ans et presqu'autant d'années de photographie. Sa galerie de portraits, le plus souvent en noir et blanc, comprend David Lynch, De Niro, Kate Moss, Joe Strummer et des centaines d'autres. On voit ses photos régulièrement dans Le Monde, sur des pochettes de disques... Par exemple de Bashung, Miossec, Dominique A...

Du côté du positif, il y a le chanteur Da Silva, 36 ans, qui a gravité dans l'univers punk et électro avant de sortir quatre albums de chansons rock sous son propre nom.

Ils se sont rencontrés par l'intermédiaire d'une maison de disque et Emmanuel da Silva a été conquis, avant qu'ils ne deviennent amis : « J'adore ses photos parce qu'elles sont hors du temps, sans mélancolie écoeurante. Il n'a jamais plein de matériel, d'assistants. Juste un Rolleiflex ou un appareil bas de gamme. Souvent, il arrive et dit qu'il a une idée, une envie de lumière... Mais il laisse la porte ouverte aux miracles, à l'instant. Il croit à la main de Dieu, comme Maradona ! »

« Des petits instants de vérité »

Richard Dumas raconte alors l'une de ses dernières prises de vue. C'était pour Juliette Gréco. « Son dernier disque rend hommage aux ponts de Paris. J'ai proposé à la production un petit pont près de Notre-Dame. J'arrive en avance, je la retrouve dans sa suite au dernier étage de l'hôtel Lutetia et elle me raconte l'importance de cette chambre quand elle vient à Paris, cet oeil-de-boeuf qu'elle ouvre pour voir et sentir la capitale... On a finalement pris toutes les photos sans sortir. Je préfère la vision à la prévision. J'aime, à la fin d'une séance, avoir l'impression d'avoir gardé quelque chose de l'autre, d'être une éponge rincée. »

« C'est étrange d'être photographié, complète Emmanuel da Silva. On aimerait bien donner quelque chose, de joli, de fort... Et puis... Pour la première pochette de CD qu'on a faite ensemble, on a travaillé toute la matinée. Même si Richard prend peu de photos, c'est très fatigant. On s'arrête pour manger et, à la fin du repas, je pose ma tête sur ma main. Et tac, j'entends l'appareil. C'est la bonne. Très graphique. Avec un sens du cadre impeccable. »

Les deux hommes aiment partager une galette beurre dans une crêperie de Rennes mais, curieusement, ils ne parlent jamais de photo. Plutôt de la vie, de foot, de concerts ou de cinéma... portugais bien sûr. Da Silva adore et Dumas a fait de magnifiques photos de l'actrice Maria de Medeiros ou du cinéaste João César Monteiro.

Parfois, le photographe lui envoie un article sur un fait-divers qui l'émeut. Comme cette Chinoise sans papiers qui s'était défenestrée à l'arrivée de la police. L'article a inspiré à Da Silva son morceau La Moisson. Ils ont surtout en commun de « petits instants de vérité ». C'est ainsi que le musicien définit une chanson. Ça pourrait être une définition des photos de Dumas.

La discussion revient sur les pochettes d'albums. « Pour tous mes disques importants, la pochette l'est aussi », avoue le photographe, grand amateur de rock. « Ça doit être un truc physique, qui accroche, poursuit Da Silva. Pas un truc normalisé. Aujourd'hui, j'ai parfois l'impression que l'émotion fait peur. » « C'est Bashung, conclut Richard Dumas, qui me disait en choisissant la photo pour l'album Imprudence, 'Ça y est, j'ai vraiment l'impression d'avoir fait un disque'. »

Gilles KERDREUX.







Chanson française
Da Silva, sans concession
Nouvel album, La Distance

richard dumas
09/01/2012

http://www.rfimusique.com/actu-musique/chanson/album/20120109-da-silva-concession

Après avoir quitté son label historique, Tôt ou Tard, le chanteur Da Silva revient avec un nouvel album chez Pias : La Distance. Plus anglo-saxon, doté d'accents plus rock et electro, ce dernier disque s'insurge aussi contre le conformisme et les diktats sociaux.

RFI Musique : Que signifie votre titre, La Distance ?
Da Silva : Je rapproche la "distance" de celle qu'exige une mise au point photographique. Pour capturer une belle image, il faut savoir être ni trop près, ni trop loin... de même que pour écrire une chanson et trouver les "mots justes", on ne doit pas coller au sujet, ni le survoler, mais se situer à bonne distance. Ainsi, il sera possible d'éclairer des bribes de vérité.  

Les Stations Balnéaires
Da Silva
2000

Est-ce à dire que vous avez recherché plus de précision dans l'élaboration de vos textes ?
Oui, et je me suis imposé cette règle : finir une chanson avant d'en commencer une autre, pour canaliser le tourbillon brouillon de mes idées. Je me suis astreint à un véritable travail d'écriture, en une lente et minutieuse fabrication. Pour chaque titre, je voulais cerner le sujet avec exactitude, et non tomber dans le travers de mon dernier album, La Tendresse des Fous (2009, ndlr), trop généraliste, trop flou, trop vague... Ici, mon texte, je l'ai paré d'un écrin musical riche, pensé, en collaboration avec mon nouveau réalisateur, Yann Arnaud.

Votre musique a, elle aussi, changé : plus rock, plus anglo-saxonne, plus fournie...
Nous avons, en effet, passé un certain temps sur les arrangements et l'orchestration. Mais je n'ai pas changé de musique : c'est toujours moi ! Je suis le fruit d'une multitude de styles. J'ai commencé par jouer de la guitare dans des groupes de rock, de garage, de punk... Puis j'ai tâté des percussions, de la musique électro (notamment sous le pseudo de Mitsu, aux Transmusicales de Rennes, en 2000, ndlr)... Ma singularité musicale résulte donc de la somme de toutes mes expériences : 18 ans de musique !

La "distance" correspond-elle aussi à celle prise avec votre label historique, Tôt ou Tard ?
Oui, bien sûr. J'ai démissionné de ma maison de disque, alors qu'il me restait un album à réaliser chez eux. Malgré une équipe super et une ligne éditoriale large, je n'étais plus heureux, je n'étais plus à ma place dans cette structure : certains éléments me crispaient, je m'endormais dans un confort routinier (album/tournée, ad lib...). Je ne me sentais plus assez vivant : je devais provoquer le danger pour me recréer, réinventer ma musique. J'ai donc pris mes cliques et mes claques, et fait la tournée des popotes pendant un an, avant de signer finalement chez Pias.

Vous qui étiez coutumier des chansons d'amour, vous élargissez aujourd'hui le spectre de vos thèmes... Ainsi, vous ouvrez l'album sur un texte "politique", Les Concessions...
Sans être foncièrement politique, cette chanson encourage en effet l'affirmation de soi. Elle dit qu'il faudrait en avoir assez de faire des concessions systématiques. Les compromis t'amènent vers le centre, et le centre, ça n'est jamais bon ! Regardez le gouvernement actuel : avec son argument de la "grande ouverture", il a tout lissé, tout ruiné, il a atomisé les partis et laissé la part belle aux extrêmes. Idem dans les rapports humains. Tu ne peux plus montrer ton désaccord à un ami sans provoquer une brouille. Aujourd'hui, tu te dois d'être constamment malléable, souple... Mais je m'insurge : pour qu'il y ait de bonnes idées, il faut qu'il y ait débat. Or, qui dit débat, dit fortes oppositions. Soit au préalable, des prises de position tranchées. Nous devons cesser d'être constamment en demi-teinte. La société actuelle n'aime guère les caractères affirmés parce que ça emmerde le monde de compliquer les rapports : on veut des relations simples, rapides, utiles... Or, j'affirme qu'il est bon d'être complexe, de rechercher, et de taper du poing sur la table.

Vous vous insurgez donc contre un certain "polissage" social ?
Mais bien sûr ! On porte aux nues la jeunesse, le dynamisme, le bonheur... Mais on a le droit, quand même, d'être mou, triste, lent, tout en étant brillant, efficace et sensible. Moi, je n'ai pas envie d'avoir les dents blanches, ni de répondre à un quelconque diktat ! Quel est donc ce lissage perpétuel ? Les gens finissent par se cramer la tête, à force de jouer la comédie. Je ne peux plus supporter cette hypocrisie : ça irait tellement mieux, avec un peu plus d'authenticité...


Dans votre titre La Crise, vous reléguez les problèmes économiques au second plan, pour privilégier le plaisir... Un précepte ?
Avec cette chape de plomb en Une de tous les médias, j'ai l'impression qu'il y a une sorte d'acharnement sur les gens : au fil des plans d'austérité, on leur demande des tas d'efforts, en permanence. Cette chanson les déculpabilise. Elle dit : malgré la crise, vous avez le droit de rester au pieu, de profiter des plaisirs de la vie, de boire un coup, de baiser... Elle dit aussi que ce n'est pas une obligation d'avoir le dernier truc à la mode, ou de travailler comme un forçat juste pour survivre. Ce titre remet le plaisir au cœur. Pour moi, c'est hyper important, bien plus que le bonheur, sur lequel j'ai tiré un trait. Le bonheur, je le calculerai à la fin, je dresserai le bilan : et gageons qu'il sera nourri par la somme des petits plaisirs que je n'aurai cessé de m'accorder...

Da Silva La Distance (Pias) 2012


19/10/2012
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