Alain YVER

Alain YVER

DA SILVA " villa rosa "

DA SILVA " villa rosa "


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Da Silva :

Nouvel album ’Villa Rosa’ en novembre 2013

par Jean, 2 novembre 2013
Après avoir collaboré avec plusieurs artistes, Da Silva sortira son cinquième album en novembre 2013. Il s’intitule

Depuis La Distance (2012), Da Silva s’est illustré en collaborant avec plusieurs artistes, comme Hélène Segara ou Jenifer. Il s’est également penché sur son nouveau projet solo. Sur les réseaux sociaux, il annonce même être déjà en studio pour le mixage de son nouvel album, dont la sortie surviendra le 4 novembre 2013.
Enregistré en quelques jours à Bruxelles, il a été réalisé notamment par Frédéric Fortuny et Thibault Barbillon, et mixé par Pierrick Devin (Jenifer, Phoenix). Annoncé sous le titre Les Fables des bons sentiments, le disque est finalement baptisé Villa Rosa. "C’est un disque lumineux, aérien et coloré, débarrassé de tout romantisme noir", indique le label Pias.
En soutien à cette parution, une tournée sera organisée. Un concert à Paris sera prochainement annoncé.

Après ses deux premier opus, Décembre en été (2005) et De beaux jours à venir (2007), Da Silva->Da-Silva.html] a définitivement séduit le public comme la critique, avec son album La Tendresse des fous, paru en septembre 2009. On y retrouvait l’esprit minimaliste qui contribue au caractère mélancolique de son répertoire, son timbre de voix doucement éraillé, ainsi qu’une instrumentation délicate et inspirée.
Deux ans plus tard, le chanteur est de retour avec un quatrième album. Intitulé La Distance, il est d’ores et déjà introduit par le titre Les Stations balnéaires à découvrir ci-dessous. Beaucoup de guitare, un rythme enlevé et une mélodie solaire !
Sortie le 9 janvier 2012.

Succédant à Décembre en été (2005) et De beaux jours à venir (2007), La Tendresse des fous (2009)est le troisième album de Da Silva. Alors qu’il est un fervent adepte du travail à la maison, le chanteur a choisi d’enregistrer cet opus dans deux vrais studios, entre Rennes et Paris. Tout en restant fidèle à l’esprit minimaliste qui contribue au caractère mélancolique de ses premiers disques, il a accepté la compagnie de nouveaux musiciens : Laurent Vernerey est à la basse, Denis Benarrosh à la batterie et Joseph Racaille aux arrangements de cordes et de cuivres.
Afin de présenter cet album, Da Silva part en tournée à partir de janvier. Il se produit notamment le 11 février 2010 à l’Olympia.

Le grand public retient le nom de ce Breton trentenaire grâce à son premier album, Décembre en été, écrit par petits morceaux alors qu’il exerçait le métier de... représentant de commerce ! Après plusieurs dizaines de concerts en France et dans d’autres pays francophones, Da silva reprend les mêmes collaborateurs et revient avec un nouvel opus intitulé De beaux jours à venir (2007).
Ces 12 nouvelles chansons sont teintées de sentiments en tous genres : amour, peur du temps qui passe,... Son timbre de voix légèrement éraillé se marie à merveille avec une instrumentation impeccable qui fait la part belle à la guitare et le violon.

//www.evous.fr/La-Distance-le-quatrieme-album-de-Da-Silva,1165105.html





Da Silva ("Villa Rosa"), l'énergie de l'espoir
 06-11-2013
CHRONIQUE – Le chanteur français vient de publier son cinquième album, "Villa Rosa", fruit de diverses expérimentations synthétiques et organiques. Un disque réussi qui confirme tout le talent singulier de celui qui a déjà collaboré avec Hélène Ségara et Jenifer.

Da Silva signe un album kaléidoscopique marqué de nombreuses touches synthétiques. Photo : John Londono
Da Silva persiste et signe. Après un précédent album plutôt captivant, "La distance", le chanteur, qui frise la quarantaine, enchaîne avec un nouvel opus lumineux, intitulé "Villa Rosa". Dans ce nouveau disque, il a trempé sa plume acérée dans des mélodies up-tempo inspirées par l'énergie du rock de ses débuts. Trois raisons de l'adopter.
Un album plein de couleurs
Il est loin le temps où le nom de Da Silva était associé à des ballades tranquilles. Ex-leader d'un groupe de punk, révélé en 2005 avec le tube folk "L'indécision", le chanteur français assume davantage ses influences sur son nouvel album, "Villa Rosa", et troque souvent les guitares pour les synthétiseurs. Il va même jusqu'à tenter une bulle disco avec "Gin fizz" et se révèle être un architecte de génie. "J'ai rassemblé tous les courants musicaux que j'ai pu toucher du doigt depuis mes 18 ans, je voulais un album transgenre, qui s'affranchit des étiquettes, explique l'intéressé. J'avais envie d'un fil, d'une cohérence, mais aussi qu'on puisse passer d'un titre à l'autre, comme on passe d'une pièce à une autre, d'une décoration à une autre dans une maison."
Des chansons taillées pour la scène
En concert, Da Silva a toujours livré des versions plus enjouées et plus intenses que dans ses disques. Sur son nouvel album, le musicien lâche enfin les rênes et concocte des pépites up-tempo emballantes comme la chanson-titre ou l'excellent morceau "20 ans" et son refrain lumineux. "En studio, on a vraiment joué en live pour retrouver l'énergie des concerts, confirme le chanteur. J'avais envie de nouvelles chansons enregistrées dans l'énergie. Ça fait du bien d'avoir des rythmes plus rapides." Une deuxième peau qu'il testera en live ces prochains mois, dont le 29 janvier à Marseille, le 30 janvier à Lyon, et le 12 février au Café de la danse à Paris.
Une atmosphère plus nuancée
Après l'ambiance parfois pesante de La distance, son précédent album, Da Silva a puisé dans un terreau moins sombre, abordant l'amitié ("Le puits"), les non-dits ("Le coureur de fonds") ou encore l'exil ("Un jour peut-être). "Ça reste un album très noir, qui me correspond, tempère-t-il. Je ne me suis pas mis à chanter "La fête au village" mais j'en avais marre de me contenter de la rupture amoureuse. Après avoir collaboré avec Claire Denamur, Hélène Ségara ou Jenifer ("Les jours électriques"), le chanteur insuffle une énergie nouvelle dans ses compositions. "On est condamné à mort si on ne se renouvelle pas artistiquement, assure-t-il. Je n'ai pas envie de trouver une recette qui marche et de l'appliquer chaque fois. Ce qui m'intéresse, c'est de continuer à chercher, à explorer."


//www.metronews.fr/culture/da-silva-villa-rosa-l-energie-de-l-espoir/mmkf!0WTIpNPrvtMQM/






Da Silva
Nouvel album, Villa Rosa

05/11/2013

Moins de deux ans après La Distance, Da Silva confirme avec Villa Rosa, son nouvel album, le tournant musical amorcé sur son disque précédent, s'éloignant un peu plus de l'écriture de ballades qu'on lui connaissait à ses débuts.

Exit les ritournelles qui mettent les guitares en avant. Avec La Distance, sorti début 2012, Da Silva esquissait un premier pas de deux avec les claviers, les boucles synthétiques et leurs résonnances électro sur une partie de l’album, encore plus sur la tournée suivante.
En ligne directrice de Villa Rosa, ce grain éraillé, introspectif, reconnaissable entre mille, mais cette fois plus musical qu’à son habitude. Une fois n’est pas coutume, les sonorités des mots frappent d’entrée, davantage que leur sens. La voix, moins brute de décoffrage, berce plus qu’elle n’interpelle : Da Silva, que l’on a toujours considéré comme conteur autant qu’interprète, s’est réellement mis à chanter, sur les refrains particulièrement.
On retrouve l'art du récit aux allures épistolaires qui lui est si particulier (Un jour peut-être), les peines, les absences et les coups d’œil par-dessus l’épaule. Mais la vivacité l’emporte dans une ambiance successivement dansante ou étourdissante, qui nous rappellera ici la pop franco-américaine des années 80 du duo Chagrin d’amour (Gin fizz), là les envolées mélodiques du rock britannique d’aujourd’hui (Le coureur de fond).
Dans l’ensemble, même si l’on garde un faible pour son écriture lorsqu’elle privilégie le direct au métaphorique, on s’orientera vers le propos formulé de façon saisissable dans l’un de ses opus précédents, et présent à nouveau ici en fil rouge : "Si la vie est terrible, les journées peuvent être si belles". Le tout en attendant de découvrir ces mêmes titres sur scène, car c’est assurément pour elle qu’ils ont été pensés.
Da Silva Villa Rosa (Pias) 2013
En concert le 12 février 2014 au Café de la Danse à Paris








Villa Rosa
Da Silva


Il continue de creuser, en l'élargissant, le sillon de ses précédents albums : celui d'une pop-rock mélodique et radiophonique. Plus qu'avant, Da Silva s'aventure même sur des rythmes dansants, vaguement disco (Gin fizz), loin de ses premiers pas qui l'attiraient vers le punk. Et en dépit d'une voix pointue il use de moments parlés pour tenter d'imposer des narrations, ou de brosser d'énigmatiques portraits (Un jour peut-être). Tout est bien ficelé et parfaitement maîtrisé — quelques titres, L'Eté ou 20 Ans, sortant du lot. Mais l'ensem­ble, lisse et trop léché, peine à se dis­tinguer de la production pop actuelle, rappelant, pêle-mêle et plus ou moins, Raphaël, Christophe, Julien Doré... On a du mal à cerner Da Silva et, donc, à s'attacher à lui. Reste que ce disque court (dix titres, trente et une minutes) est suffisamment rythmé pour qu'on n'ait pas le temps de s'ennuyer. On aurait même tendance à le réécouter. Sans émotion forte, mais sans déplaisir non plus.

 Valérie Lehoux

//www.telerama.fr/musiques/villa-rosa,104776.php







Le chanteur Da Silva laisse entrer la lumière sur "Villa Rosa"
Publié le 01.11.2013


Lassé du "repli sur soi" et de son penchant "pathologique à voir le verre à moitié vide", Da Silva a voulu enfin "ouvrir les fenêtres" pour "Villa Rosa", son très réussi cinquième album publié lundi | Pierre Verdy

Lassé du "repli sur soi" et de son penchant "pathologique à voir le verre à moitié vide", Da Silva a voulu enfin "ouvrir les fenêtres" pour "Villa Rosa", son très réussi cinquième album publié lundi, dit-il à l'AFP.
"Moi, je suis un peu courbé. Quand je marche, j'ai la tête dans les épaules. Je me suis dit : +Eh Manu, sur cet album, j'aimerais bien que tu lèves la tête+", dit le musicien, qui a effectivement cette façon de bouger dans la vie.

"J'ai pensé ça suffit le repli sur soi, le trip un peu égocentrique!+ J'avais envie d'air, que ce disque fasse du bien", raconte-t-il.
Depuis son premier album solo "Décembre en été" (2005), salué par la critique et par un joli succès public (110.000 exemplaires vendus), Da Silva avait creusé le sillon de l'intime.
Il a exploré, souvent avec pessimisme et mélancolie, les motifs de l'amour, de l'absence ou encore de la crise, comme sur son dernier album, "La Distance" (2010).
Une "patte" qui a fini par devenir un problème. "On me voyait comme le chanteur mystique avec sa guitare folk en train de jouer des chansons désespérées, de rupture. Je n'avais plus droit à rien d'autre. Un jour, j'ai tout foutu en l'air. Je ne suis pas ça, pas que ça, c'est une partie de moi", explique-t-il.
Mais pour se réinventer, "tu as besoin des autres", juge-t-il.
Pour "Villa Rosa", Da Silva a donc pour la première fois décidé de travailler avec deux réalisateurs, deux amis avec qui il a entamé une "partie de ping-pong".
"J'ai fait des maquettes très sommaires en guitare-voix car je voulais qu'ils me disent ce que leur évoquaient mes mélodies. A leur tour, leurs préproductions m'évoquaient une manière de chanter différente", raconte-t-il.
"Sans eux, je n'aurais jamais pensé à faire un album comme ça. Je ne me serais jamais lancé dans l'aventure d'un morceau néo-disco boiteux", le surprenant "Gin Fizz", confie-t-il.

Dix titres en dix jours
Pop et aérien, "Villa Rosa" est traversé par des sonorités subtilement inspirées des années 80, sur un rythme soutenu qui évoque une course de fond.
"J'avais envie d'un album qui passe très vite, de vignettes très ramassées", confirme le chanteur.
Contrairement à l'habitude qui veut qu'un musicien arrive en studio avec plus de chansons que celles qui finiront effectivement sur le disque afin de se donner de la marge, Da Silva n'a écrit que les dix titres qui figurent sur l'album et s'est donné dix jours pour les enregistrer.
"Je ne suis pas quelqu'un qui a besoin d'être rassuré. Je manque bien d'assurance et ça me convient de douter, s'amuse-t-il. On s'est dit +On a dix titres et dix jours. Il faut tout réussir, on ne peut pas se dire cette chanson est moins bien, on ne peut pas avoir de coups de mou".
Du coup, l'enregistrement a été "affreux". "Il y a eu des clashs, des moments très difficiles, d'autant qu'on travaillait entre amis donc sans distance", confie-t-il.
"Je suis sorti de ce studio fatigué, mais content de l'aventure humaine, sûr d'avoir des potes et d'avoir réussi à faire un disque qui me plaisait", ajoute-t-il.
Si les textes de Da Silva ne sont pas apaisés, ils sont moins catégoriquement noirs que par le passé.
"Je vais avoir 40 ans. C'est un âge où il faut que tu te demandes si tu as réussi deux-trois trucs ou s'il faut y retourner, que tu regardes ce que tu as raté, mais aussi ce que tu as gagné. J'ai un peu équilibré les choses, je n'ai pas fait que regarder le verre à moitié vide. Ce qui était assez pathologique chez moi", sourit-il.

//www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/le-chanteur-da-silva-laisse-entrer-la-lumiere-sur-villa-rosa-01-11-2013-3277635.php




VIDEOS.

Avec son nouvel album, Da Silva entrevoit la lumière
Avec «Villa Rosa», le chanteur d’origine portugaise, très sollicité comme auteur, aborde un univers moins sombre. Une réussite.
Emmanuel Marolle | Publié le 27.10.2013

Le chanteur Da Silva sort son 5e album, « Villa Rosa », le lundi 4 novembre. Un disque à écouter dès aujourd’hui en intégralité et en exclusivité sur notre site Internet, où l’artiste sort de sa noirceur, entrevoit la lumière en dix chansons pop, nerveuses, parfois presque légères. | (LP/HUMBERTO DE OLIVEIRA.)

Petit mais costaud. A première vue, Da Silva n’a rien d’un chanteur avec son regard sombre, son physique de Joe Dalton, ses tatouages en guise de journal intime où « [il] imprime [sa] vie par peur d’oublier ». Pourtant, ce garçon va vous remuer dans son formidable 5e album, « Villa Rosa », qui sort le lundi 4 novembre. Un disque où l’artiste sort de sa noirceur, entrevoit la lumière en dix chansons pop, nerveuses, parfois presque légères.

« Une renaissance, avoue l’intéressé. J’étais en train d’étouffer. J’étais fatigué de moi, de raconter toujours un peu la même chose, de cette mélancolie un peu rance que je traînais. » Car Da Silva, ex-petit punk d’origine portugaise, élevé à Nevers et installé aujourd’hui à Rennes, a d’abord été rangé dans une case grâce au joli succès de son premier album et de son single « l’Indécision », en 2005, celle du chanteur dépressif attachant. Cette fois, il y a des sons synthétiques, des rythmes dansants, un souffle épique que l’on ne soupçonnait pas chez lui. « Les albums sont toujours des photographies de ma vie. Je vais avoir 40 ans, je ne me suis jamais senti aussi libre. Il y a plus d’air dans ma vie, je vis de la musique, j’écris pour d’autres artistes. Je me suis affranchi des étiquettes. »

Da Silva est capable de signer des disques intenses puis de travailler pour Hélène Segara, Jenifer, à qui il a offert « les Jours électriques », en attendant de finir les textes pour l’album solo de Morgane Imbeaud, ex-chanteuse de Cocoon. « Ces collaborations me permettent de vivre correctement de la musique, reconnaît cet éternel outsider. Je ne suis pas un chanteur populaire. Je n’entre pas dans les cases. Peut-être aussi à cause de mon physique, qui m’a complexé mais dont j’ai fait un atout quand j’étais gamin. Quand tu fais écouter certaines de mes chansons aux gens, ils les connaissent mais ne savent pas qui c’est. Et si tu leur dis mon nom, ils pensent à une entreprise de ravalement de façade ! »

Cela pourrait changer avec « Villa Rosa », plus accueillant que ses prédécesseurs. De loin son meilleur disque. « Tu ne baisses jamais la tête, ne courbes jamais l’échine. Tu t’entêtes à faire mine. Coureur de fond dans les tranchées arides », chante Da Silva en ouverture de l’album, comme un aveu. « Bien sûr qu’en tant qu’artiste je suis un coureur de fond. J’ai l’impression que c’est un marathon sans fin, que la course est rude. Mais j’adore le jogging ! »

//www.leparisien.fr/musique/ecoutez-le-nouvel-album-de-da-silva-en-avant-premiere-27-10-2013-3263501.php







Da Silva - Villa Rosa

Revenu de tout et indemne, Da Silva impose son ton à la chanson d’ici. Critique et écoute.

Malgré le tourbillon de liaisons, dangereuses ou pas, mais souvent féminines (la fidèle Claire Denamur, Jenifer ou Hélène Ségara), Da Silva a pu lancer aux quatre vents quelques feux grégeois, dont un troublant duo en compagnie de Brisa Roché, et poursuivre ses productions à destination d’un public de chères têtes blondes. Mais rien ne laissait présager la révolution culturelle sur tempo dynamique qui nimbe ce quatrième album.
En dix vignettes incisives, le chanteur musarde en effet d’une pop acide à grands renforts de joviales percussions (Le Coureur de fond) à quelques romances parlées, lucides et désenchantées, puis à une disco-song pour rire (jaune). Car, d’un chant désormais plus fragile que par le passé, Da Silva conte avec pudeur quelques amertumes et autres déconvenues amoureuses, tel un brave petit garçon navré. Il a su s’entourer d’une brigade amicale de quelques fleurons de la pop hexagonale (tous ceux qu’on a pu apercevoir aux côtés de Dominique A ou Daniel Darc), garants d’une constante élégance, et d’un son enrichi de multiples attentions. Pour finir, beau et bizarre, par croiser au large d’un immobilisme harmonique (L’Eté) que ne renierait pas Christophe. On se réjouirait pour moins.

par Christian Larrède
le 20 novembre 2013

//www.lesinrocks.com/musique/critique-album/villa-rosa-da-silva-pop-acide/







Villa Rosa, l’énergie séduisante de Da Silva

Publié par Diane Roudeix le Lundi, 4 novembre 2013

Il  s’était arrêté sur la Distance, dernier album paru en janvier 2012, un disque puissant et sombre. Après de multiples collaborations en tant qu’auteur/compositeur et réalisateur, Da Silva revient aujourd’hui avec un nouveau disque, Villa Rosa (Pias le Label).
Des chansons assumées et la voix claire comme jamais. Da Silva balaie avec son nouvel album un autre champ des possibles, une tracklist transversale du néo disco (le dansant et très réussi « Gin Fizz ») au rock, les années 80, des influences marquées désormais de son empreinte. Redoutable « Coureur de fond ».
Villa Rosa révèle chez Da Silva une lumière trop peu dévoilée sur ces précédents disques, une frénésie électro-pop, une autre puissance. Les textes demeurent mélancoliques, parfois tranchants, à contre-pieds des mélodies comme « La Remise » ou les envolées de « La Tasse ». Au-delà des désillusions, de la lassitude qu’il évoque parfois, l’artiste s’éloigne de toute pesanter réalisant un album aux arrangements aussi élégants que redoutables. Une succession de flashs, de décors et d’ambiances. Il hausse les épaules et sourit. L’implosion latente que semblait porter la Distance explose aujourd’hui dans des contrastes colorés et une énergie séduisante, sorte d’euphorie ambivalente, d’immersion jubilatoire. Du galop de « Villa Rosa » au bouleversant « L’été ».
Dix chansons seulement (mais aucune erreur). Un rythme soutenu, les titres filent, surfent… une course de fond, une fuite en avant vers milles routes à venir. Villa Rosa, cinquième et certainement meilleur album de Da Silva est sans conteste l’un des albums incontournables de cette fin d’année.


//labandesonore.com/villa-rosa/






Da Silva dévoile son nouveau single "Villa Rosa"
C'est finalement "Villa Rosa" que se nommera le nouvel album de Da Silva, dans les bacs le 4 novembre. Comme premier extrait, le chanteur nous propose d'écouter un morceau éponyme, disponible sur les plateformes de téléchargement depuis ce matin.

Au printemps, Da Silva a fait part de l'avancée de ses projets à ses fans sur Facebook. Communiquant très régulièrement avec son public, l'artiste avait alors posté à cette occasion un long texte expliquant qu'il mettait un point final à son nouvel album, successeur de "La distance" (2012). « Après vingt jours de studio, nous avons enfin terminé l'enregistrement de mon nouvel album ! » pouvait-on voir sur son mur dès le mois de mai, avec quelques précisions comme la participation de Frédéric Fortuny et Thibaut Barbillon en tant que réalisateurs.

Si l'intitulé "Les fables des bons sentiments" sonnait plutôt bien pour ce quatrième opus, c'est finalement "Villa Rosa" qu'il se nommera. En bacs le 4 novembre, ce nouveau disque de dix plages sera dans un premier temps défendu en radio par un single éponyme, entraînant, disponible sur les plateformes de téléchargement depuis ce matin, et prochainement par un clip dont le tournage a débuté hier à Montréal, au Canada, sous la direction de John Londono.

Depuis la sortie de "La distance", Da Silva n'est pas resté inactif. En plus d'interpréter les singles "La crise" et "Les stations balnéaires" sur scène, dans le cadre d'une longue tournée passée l'an dernier au Trianon, l'artiste a écrit plusieurs titres pour Hélène Segara ("Parmi la foule") et Claire Denamur ("Rien à me foutre en l'air"), témoignage de sa dextérité à passer d'un univers à l'autre. Da Silva a également participé à l'écriture et l'enregistrement du cinquième album "L'amour et moi" de Jenifer, signant le titre "Les jours électriques". Mais il a également trouvé le temps d'écrire pour lui quelques morceaux, dont l'inédit "Exception singulière", enregistré en duo avec Brisa Roché et en écoute en streaming sur SoundCloud, ainsi que "Beautiful Day", qui annonçait la couleur de "Villa Rosa".

Qui dit nouvel album dit nouvelle tournée. Da Silva vient de révéler qu'il se produira les 28, 29 et 30 novembre à La Nouvelle Eve, à Paris. Ouverture de la location le 3 septembre. D'ici là, d'autres dates en province pourraient être annoncées. Restez connectés.

Jonathan HAMARD

//www.chartsinfrance.net/Da-Silva/news-87698.html







"Villa Rosa" de Da Silva: chambres avec vue

04/11/2013


Plus lumineux, plus intense: le cinquième album du mélodiste-chercheur promène l'auditeur étonné et s'affranchit des styles. De l'acoustique à l'électro, de la pop au disco: une Villa Rosa à visiter

"Serein n'est pas le mot qui me définit le plus", euphémise Emmanuel Da Silva, auteur-compositeur à l'inquiétude et l'anxiété légendaires. Jusque là, il en faisait des albums entiers, tout en ruptures, questionnements et ritournelles sous tension. Sur son dernier album, l'éclectique "Villa Rosa" qui est sorti ce matin dans les bacs et les plateformes de téléchargement légal, cette veine se concentre presque toute entière dans "Un jour peut-être" où l'angoisse est décortiquée d'une voix douce et fébrile.
Pour le reste, Da Silva a largué un peu les amarres. On avait déjà senti cette soif d'ailleurs et de nouveaux embruns dans le précédent opus judicieusement nommé "La distance". Celle prise, définitivement, avec son label premier, Tôt ou tard chez qui il avait signé ses trois premiers disques, tous de facture très identifiable, cordes et voix en avant, ukulélé et banjo en guest-stars incontournables.

"Il était temps de commencer une aventure ailleurs", dit-il. "J'essaye toujours de me renouveler, je ne suis pas un bluesman qui va faire ça toute sa vie. Même si j'adore le blues. Je suis passé aussi par le punk, l'industriel, la techno... Tout ça m'a construit. J'y reviens de temps en temps." De "La distance", signé chez Pias, Da Silva dit qu'il était "plus martial, plus noir, empreint d'une épaisseur... Sur celui,-ci, j'avais envie de vitesse et de variété."
Les deux sont là, au fil des titres de cette Villa Rosa, où l'on passe de pièce en pièce, d'ambiance en atmosphère. 30 minutes pour dix chansons: l'ensemble est joliment ramassé, comme pour ne garder que le suc. Je voulais livrer dix chansons, pas une de plus", explique Da Silva. "Ne pas se poser la question de celles qu'on retire après en avoir enregistré douze ou treize. On avait un jour de studio par chanson, on a bossé comme des fous."
"On", c'est Thibaut Barbillon et Frédéric Fortuny, deux réalisateurs à qui le Rennais a confié ses maquettes dépouillées mais aux os déjà si solides. Au final, un voyage speed aux pauses délicieuses: le "Coureur de fond" inaugural est suivi de guitares aux gimmicks qui font mouche, mais "La tasse" est faite pour l'obscurité et le calme, juste après un "Gin fizz" étonnamment disco... et franchement entraînant. Des nappes synthétiques à la Christophe ouvrent "L'été" pour un climat encore différent, très cinématographique. Chacun trouve son jardin dans cette villa.

"Vingt ans" et "Paris" baignent de nostalgie jamais rance les oreilles conquises. "Je vais avoir 40 ans, je suis une bonne bagnole d'occasion encore", sourit le chanteur. "Pas de quoi déjà faire un bilan de ta vie, mais quand même! Qu'est ce que j'attendais de la vie à 20 ans? Comment je m'étais imaginé? Qu'est ce que je suis devenu? C'est un bon thème de chanson." Pas faux.
La voix de Da Silva garde cette grâce fragile au milieu de cette pop luxuriante. On a hâte de découvrir l'oiseau sur scène, revisitant ses anciens titres acoustiques à l'aune de cette formation électrique et chevauchante.


Yannick Delneste


//chansonfrancaise.blogs.sudouest.fr/archive/2013/11/04/temp-009c403316c2e149e85be3b936078a6a-1011465.html






Da Silva en interview
DIMANCHE 15 JANVIER 2012

Da Silva publie en ce début d'année son quatrième album intitulé "La distance". Plus qu'une simple interview, cette entrevue avec le chanteur est une vraie rencontre qui débouche sur une discussion sur le contexte politique et social dans lequel l'Homme évolue au vingt-et-unième siècle. L'artiste n'a pas sa langue dans sa poche. Aussi à l'aise lorsqu'il s'agit de parler de son intimité que lorsqu'il s'agit de prendre la plume, Da Silva livre une part de ses peurs et rappelle ce qu'est le métier d'artiste.

Tu as quitté le label Tot ou Tard avec lequel tu as travaillé pour tes trois premiers albums et tu rejoins l’équipe de Pias. Peut-on savoir pourquoi ? (Jonathan Hamard, Journaliste)
Tot ou Tard, c’est un label que je dois remercier parce ce sont les premiers qui ont cru en moi et avec qui j’ai pu signer. Je suis toujours très ami avec tout le monde. Je leur devais encore un album mais je suis parti. Ce qui s’est passé, c’est qu’au bout d’un moment, il y a beaucoup d’affect avec les personnes. Ce n’est pas comme une Major. C’est un label particulier Tot Ou Tard. Un chef de projet est un ami. Les attachés de presse, on noue des relations d’amitié. Les personnes au juridique, je les adore. Il y avait tellement d’affect qu’on était comme un couple. Le moindre truc qui ne collait pas prenait des proportions énormes. On a fini par se fâcher. Il y a des choses qui ont été dites que je n’ai pas supportées. Donc je suis parti. Mais je l’ai fait sur un coup de tête. Je l’ai décidé comme ça. J’ai envoyé une lettre en disant que tout était fini.

Un changement d’équipe qui accompagne une évolution majeure dans ta carrière. Ton nouvel album La distance se distingue clairement de ce que tu as pu proposer auparavant. D’un point de vue musical notamment. Quel a été le moteur de cette nouvelle orientation musicale ?
Ecoute, je vais être sincère avec toi. J’ai fait un premier album avec "L’indécision", qui a marché super fort. J’ai enchaîné avec une tournée qui a fait 180 dates. Et puis il y a eu les Victoires de la Musique. J’ai composé dans la foulée pour enregistrer un deuxième album. Je suis parti pour une tournée de 120 dates. J’ai enchainé sur un troisième album avec encore une fois une tournée de plus de 100 dates. On a joué partout : en Biélorussie, en Afrique… A un moment donné, je ne me suis même pas posé la question de savoir comment je composais. C'est-à-dire que pendant ma deuxième tournée, je me posais pour écrire des chansons comme ça pour mon troisième album. On donnait la direction des orchestrations et on enregistrait aussi tôt. Et je crois que je me suis perdu dans toute cette masse de travail. Je me suis un peu dissout. Je n’étais plus content de moi. Je ne vais pas dire que l’album n’est pas bien. Il était bon. Il y a des chansons que j’aime et que je jouerais encore sur scène. C’est juste que je n’arrivais plus à me rassembler. J’étais dans un drôle d’état.
« Je voulais quelque chose de précieux. »

Besoin de prendre du temps, de "La distance"...


C’est à ce moment-là que j’ai dit « pause » et je me suis mis en danger. J’ai quitté mon label. Et tu sais que c’est une drôle d’idée de quitter un label en 2010. Je pense que t’es au courant de la situation de l’industrie du disque. J’avais un label qui croyait en moi, qui investissait sur moi. Dire : « Salut, je me tire », c’est un drôle de truc dans ta vie. En me mettant en danger, ça m’a redonné l’envie de chercher. Et c’est ce qui a donné ce nouveau son. J’ai cherché une nouvelle matière, de nouveaux rythmes, une nouvelle orientation. Sans règles : en me foutant de savoir si c’était triste, joyeux, radiophonique ou quoi qu’est-ce… Je m’en foutais. Ce que je voulais, c’était bien écrire, de façon précise, que les orchestrations soient belles. Je voulais quelque chose de précieux. Je voulais créer quelque chose qui compte à l’heure où l’industrie du disque a complètement abusé, où elle a vendu des tas de compiles marketing. Elle s’est prise plein de frics sur des choses qui n’avaient pas de sens, en accumulant sortie sur sortie. Je ne voulais pas de çà. J’ai voulu tout arrêter pour me dire j'allais faire quelque chose de beau. Et tant pis si je ne retrouve pas de maison de disques. J’ai fait quelque chose qui me plait, qui me ressemble et en quoi je crois. J’avais envie d’un truc sincère. Ça m’a valu un an d’angoisse chez moi à me demander ce que j’allais faire. Un an à me demander si ce que j’avais écrit c’était bien. Pour la première fois, j’ai réécrit des textes, j’ai revu des mélodies, je suis revenu sur des morceaux… Jusqu’à la dernière minute.

« Je veux donner une nouvelle voix à la musique. »


Cet album en main, te sens-tu moins en danger qu’il y a un an, maintenant qu’il est temps de le partager avec le public ?
Non. J’ai fait tapis mec ! J’ai été à la table de jeu et j’ai dit tapis. Je me couche. Terminé. Je veux chercher. Je veux donner une nouvelle voix à la musique. Je veux redonner un sens aux mots. Je ne veux pas que ce soit juste radiophonique. Je n’ai pas envie que mes chansons passent comme çà à la radio de manière inaperçue. Je ne veux plus !

Et pourtant, il y a quand même quelques titres radiophoniques sur cet album. Plus même que d’autres appartenant au passé.
Peut-être. Mais ce n’est pas voulu. Peut-être que j’ai ce sens de la mélodie, je ne sais pas. Je ne sais rien. J’ai beaucoup de doutes tu sais. Ce n’est pas confortable comme situation. Ce que j’ai fait, j’en suis fier. Je le dois à toute une équipe de musiciens. Je l’ai fait grâce à ces gens-là. Ce n’est pas une autre direction, c’est juste la suite. Je me suis dit que le texte ne suffisait pas. Il y a, c’est vrai, le texte. Mais il y a la musique. Et j’ai donné une part belle à la musique. Avec un travail sur les matières. Et c’est exactement l’inverse de ce qui se fait en ce moment. C’est terrible, à l’heure de la crise, on te demande d’enregistrer des disques… Tout le monde entre en studio et te dit : « Ouais, j’ai fait un album super spontané en trois jours… ». Moi je suis allé dans un très beau studio résidentiel où Camille et Feist notamment ont enregistré des disques. On est allé là-bas. On s’est posé dix jours. On est allé dans une première cabine de mix pour ajouter des synthés. Et puis on est allé dans une autre cabine de mix pour refaire un travail sur les morceaux. On a bien pris notre temps. Tu vois, quand tu commences la musique et que tu as douze ans, tu as des putains de rêves de gosses. Tu t’enfermes dans la salle de bains pour chanter Elvis Presley en faisant couler l’eau dans la baignoire pour ne pas que ta mère t’entende. T’as des putains de rêves et tu te regardes dans la glace en te disant que tu seras Elvis. Tu vois ce que je veux dire ?

Oui, enfin… (rires)
Et bien quand tu as enterré tous ces rêves de gosse, il te reste quand même cette envie de faire un album qui te plaise vraiment. Un disque sur lequel tu n’as rien à dire. Un disque sur lequel on pourra dire ce qu’on veut, mais tu t’en moques parce ce que tu l’aimes. Cet album-là je l’ai fait.

« La musique et le cinéma sont les deux arts que l’on a sacrifiés sur l’autel du peuple. »


Je suis tout à fait d’accord avec toi et reconnais la noblesse de ta démarche, mais il y a des artistes qui n’ont comme moyen d’exister que d’enregistrer des albums à la chaine, sinon la maison de disques n’en veut plus. Tu as la chance de t’être fait un nom, mais ce n’est pas le cas de tous.
Le problème, c’est qu’on a tout confondu. La musique et le cinéma sont les deux arts que l’on a sacrifiés sur l’autel du peuple. Tu ne peux pas emmener n’importe qui voir une exposition d’art contemporain ou de danse contemporaine sans qu’il soit capable de dire si l’auteur a pondu la dernière des croutes. La musique, tout le monde peut aborder ça la bouche ouverte. C’est populaire. Mais en étant populaire, la musique est devenue marchande. Doit-on succomber à ça ? Et bien moi j’ai décidé que non. J’ai décidé que je ne rentrerai plus là-dedans. Ce n’est plus à la chaine. Quand on me demande d’écrire un texte pour quelqu’un, je le comprends comme un compliment. Si on me demande de travailler sur un brief avec des cadres, soit je me plis à l’exercice de style parce que je trouve la personne chouette, soit je dis non. Auparavant, je n’ai pas arrêté de dire oui à tout parce que j’avais peur d’être seul. Il fallait que j’ai quelque chose dans les mains. C’était personnel. Je ne sais pas pourquoi, il fallait que je comble un vide. Il fallait que je travaille. Je ne suis pas un mec qui vis dans un confort. Je vis pour la musique. Si tout ce que j’ai fait était à refaire, je le referais. Si demain je ne peux plus vivre dans la musique, tant pis. Je suis aujourd’hui dans un label indé, mais j’étais à mes débuts dans des labels associatifs.

A t’entendre, j’ai bien l’impression que tu expliques que tu ne pourras jamais travailler avec un label comme Polydor ou Columbia.
Non, ce n’est pas ce que je dis. Ce que je veux dire, c’est qu’aujourd’hui, je ne ferai plus de la musique pour dire : « Je fais de la musique. ». C’est con ce que je vais dire. J’ai même honte : je suis fier de moi. Je suis fier de tout ce qui s’est passé.

Tu parlais des artistes pour lesquels tu as écrit sans te poser des questions, et d’autres pour lesquels tu as écrit parce que tu les as perçus, et là je te cite, comme des « chouettes personnes ». Claire Denamur et Hélène Segara en font-elles partie ?
Ce sont deux personnalités totalement différentes. Hélène Segara, c’est une femme qui a été très populaire. C’est son assistante qui écoutait ma musique. Elle postait sur son Facebook des morceaux de ma musique. Hélène les trouvait pas mal. Quand je l’ai rencontré, c’était chez elle. Si je lui ai écrit des textes, ce n’est pas parce qu’artistiquement j’aimais ce qu’elle faisait, c’est parce que la femme est dingue. Elle est vraiment sympa. Elle ne joue pas un rôle d’artiste sympa. Tu peux dire ce que tu veux sur elle. Tu peux te foutre d’elle, dire qu’elle gueule parce que c’est une chanteuse à voix et qu’elle n’a plus rien à faire là. Vous pouvez dire toutes les saloperies que vous voulez sur elle, moi je m’en fous. Je sais que dans la vie c’est une belle personne. Je ne valide pas tous les textes que j’ai écrits pour elle. Ça ne me correspond pas du tout. Je suis rentré dans son délire et j’ai mis en forme toutes ses idées. Et ce n’est pas quelqu’un d’intéressé. Elle est du genre à te proposer de rester diner. Elle te présente à toute sa famille. Et si tu lui dis que tu ne veux pas travailler avec elle, elle t’invitera quand même à boire un verre. J’ai passé du bon temps avec elle.
« Il y a des ratés, tu ne peux pas tout réussir. »

Quant à Claire, on a travaillé ensemble parce que j’ai rencontré son directeur artistique alors que j’étais en quête d’un label. Il m’a parlé de son projet en me demandant de lui faire un texte alors qu’elle s’apprêtait à entrer en studio d’enregistrement. J’ai donc écrit un texte qui lui a tout de suite plu. Enfin, il n’est pas sur son album… Elle m’a contacté et m’a demandé de débarquer chez moi pour qu’on travaille ensemble. Elle est arrivée, j’ai réécrit pas mal de choses qui étaient peut-être un peu maladroites. C’est aussi une belle personne. J'ai 36 ans. Je suis affranchi. On ne va pas me la faire à l'envers. On ne va pas me faire croire qu'Hélène Segara c'est plus ou moins hype que… Tout ça c'est du marketing. C'est du bidon. Moi ce qui m'intéresse, c'est la personne que j'ai en face de moi. Je ne ferai jamais un texte pour Michel Sardou. Je pense que ce mec-là est insupportable. Je te le dis aujourd'hui, [...] même s'il vend un million d'albums et qu'il venait me voir, je lui dirais d'aller se faire voir ailleurs. Tu vois, ça me fait penser à "Dracula" [NDLR : "Dracula,l’amour plus fort que la mort."]. Le brief, à la base, était super quand on me l’a présenté. C'est devenu un espèce de truc ultra nul. Moi j'ai donné un texte, ils me l'ont modifié. Il est nul. Je m'en fous. Il y a des ratés, tu ne peux pas tout réussir.

Tu parlais de crise du disque. "La crise", c’est aussi l’un des titres de ton nouvel album. On ne peut pas s’empêcher de mettre en lien avec ce mot, ce concept de crise économique dont tous ou presque parlent régulièrement. Tu le mets toi en comparaison avec l’amour.
"La crise", on peut l’appliquer à tout. La généralité, c’est que, en tant de crise, il y a toujours un con pour sortir du lot et dire aux autres ce qu’ils ont à faire pour les rendre plus faibles. Et ça aggrave la crise. Celui-là remet les compétences de tout le monde à zéro et prends les rennes en expliquant que ça va marcher. Et comme il a une aura plus grande que les autres, tout le monde le suit. Et on court à la catastrophe. Ce que je veux dire avec La crise, c’est qu’on n’est pas responsable de tout ce qui arrive aujourd’hui. Une crise n’arrive pas du jour au lendemain. Il faut la mettre en rapport avec tout ce qui s’est passé les quinze dernières années. Tu ne peux pas être coupable de tout, même si on peut te dire responsable. Alors quelqu’un qui débarque en te disant « il faut faire çà, çà et çà » en te demandant plus et en te donnant moins, ça me fatigue cette attitude-là qui est permanente. Alors j’ai écrit une chanson dans laquelle j’explique : « On vous a compris avec vos beaux discours. On s’en fou. On reste à l’horizontal. On vit avec les plaisirs de la vie : le sexe, un verre…». Faut arrêter de penser qu’il n’y a que par le travail et l’effort qu’on s’en sortira. On ne peut pas continuer d’appauvrir les gens et en plus leur dire : « En plus d’être pauvre, en plus de galérer, en plus de n'être rien : on va vous dire ce qu’il faut que vous fassiez. ».
« Etre père pour la première fois, c’est merveilleux. »

Le con que tu décris, aujourd’hui c’est qui d’après toi ?
Il y en a tellement que je n’arrive même plus à les trouver ! C’est terrible.

Enfin, je voudrais terminer en te demandant qu’elle a été la première fois qui t’a le plus marqué. Il y a une chanson sur l’album "La distance" qui s’intitule "Les premiers", dans laquelle tu passes en revue toutes les premières fois qui font la vie d’un homme.
La première fois qu’on ma dit : « Je t’ai trouvé un concert ». Mais ça c’est dans le travail. Intiment c’est ma fille. Etre père pour la première fois, c’est merveilleux. Ça renverse ta vie, tu n’es plus jamais le même.

Merci pour ta franchise.
Merci à toi.

//www.chartsinfrance.net/actualite/interview-49384.html




Da Silva :

"Sardou, je lui dirais d'aller se faire voir ailleurs"


Da Silva n'a pas sa langue dans sa poche ! Alors qu'il s'apprête à publier son nouvel album "La distance" et qu'il partira en tournée en début d'année prochaine, le chanteur, auteur et compositeur, met les points sur les "i" au sujet de ses collaborations avec Hélène Segara et Claire Denamur. L'occasion d'évoquer tout le bien qu'il pense de Michel Sardou et de la comédie musicale "Dracula, l'amour plus fort que la mort".

A l'occasion de la sortie dans les bacs de son nouvel album "La distance" le 9 janvier, Pure Charts a rencontré Da Silva. Un entretien à découvrir en intégralité dans le courant de la semaine prochaine, au cours duquel l'artiste revient sur sa carrière, explique les raisons qui l'ont poussé à quitter Tôt ou Tard pour rejoindre l'équipe du label PIAS, évoque les principales thématiques de ses nouvelles chansons, et revient sur ses collaborations avec Hélène Segara et Claire Denamur.
« Je ne ferai jamais un texte pour Michel Sardou. »

En effet, Da Silva a travaillé sur le septième opus de l'interprète d'"Il y a trop de gens qui t'aiment", "Parmi la foule", sorti au mois d'avril. Il a également enregistré le titre "Rien à me foutre en l'air" pour l'album "Vagabonde" de Claire Denamur, en bacs depuis le mois d'octobre. Au sujet de ces collaborations pour deux univers très différenciés, Da Silva expliquait qu'il avait avant tout souhaité travailler pour des personnalités qu'il trouve authentiques et sympathiques : « J'ai 36 ans. Je suis affranchi. On ne va pas me la faire à l'envers. On ne va pas me faire croire qu'Hélène Segara c'est plus ou moins hype que… Tout ça c'est du marketing. C'est du bidon. Moi ce qui m'intéresse c'est la personne que j'ai en face de moi. » a-t-il déclaré. Et pour étayer son argumentation, souhaitant expliquer que la résonance ou les ventes d'un titre qu'il pourrait écrire ne l'intéressent pas, le chanteur a ouvertement dit tout le bien qu'il pense de Michel Sardou : « Je ne ferai jamais un texte pour Michel Sardou. Je pense que ce mec-là est insupportable. Je te le dis aujourd'hui, [...] même s'il vend un million d'albums et qu'il venait me voir, je lui dirais d'aller se faire voir ailleurs. ». On peut dire qu'il n'y va pas de main morte ! Rappelant que l'écriture est aussi un exercice de style. Un « divertissement » qui peut finalement devenir un « raté ». C'est en tout cas ce qu'il pense de son texte écrit pour la comédie musicale "Dracula, l'amour plus fort que la mort" : « Le brief, à la base, était super [...]. C'est devenu un espèce de truc ultra nul. Moi j'ai donné un texte, ils me l'ont modifié. Il est nul. Je m'en fous. Il y a des ratés, tu peux pas tout réussir. ».

Quoi qu'il en soit, l'artiste prend de "La distance" mais sera aussi proche de son public l'année prochaine puisqu'il sera en tournée dans toute la France. Da Silva présentera ses nouveaux titres à partir du 23 janvier prochain. Il passera par les plus grandes villes du pays et s'arrêtera dans la capitale pour un concert à La Maroquinerie le 16 février. La billetterie est ouverte.

 Retrouvez l'intégralité de l'interview de Da Silva sur Pure Charts la semaine prochaine.

Jonathan HAMARD

//www.chartsinfrance.net/Da-Silva/news-77389.html





Da Silva : Villa Rosa Chroniques d'albums

Deux ans après le ténébreux La Distance, Da Silva revient avec son cinquième album studio : Villa Rosa. D’une mélancolie lumineuse et éthérée, il offre 10 titres d’une beauté troublante, oscillant entre pop-rock sombre et explorations électroniques.
Da Silva trace son chemin depuis le début des années 2000. Après être passé par diverses formations, tantôt punk, tantôt rock, il signe un premier tube en 2005, le folkeux L’Indécision, extrait de son premier album solo, Décembre en été. Depuis, il assure le rythme soutenu d’un album studio tous les 2 ans. Il ne déroge pas à la règle, puisqu’il sort ce mois-ci Villa Rosa, deux ans après La Distance, un disque de crise aux accents sociaux et soucieux. L’homme, discret, n’est pas du genre à se mettre en avant. Ces dernières années, il a beaucoup travaillé pour les autres. Marina Vénache (Tout me revient), Elsa Lunghini (album éponyme), Hélène Ségara (La vie avec toi), Claire Denamur (Rien à me foutre en l’air) et Jenifer (Les Jours Electriques) ont toutes bénéficié de sa plume inspirée, entre textes limpides et métaphores filées, et de son récent goût pour une pop-rock plus ou moins lumineuse, loin des balades auxquelles il avait habitué son public.
Ce changement se poursuit sur Villa Rosa, un album expérimental bossé avec ses fidèles  compagnons de route Thibault Bertillon et Frédéric Fortuny, et enregistré dans les conditions du live. Pensé comme une « renaissance, » il y mêle avec succès une énergie rock mélancolique (Un jour peut-être, Le coureur de fond, Villa Rosa, La Remise) à une effervescence électronique attrapée du côté des années 80 (Gin Fizz, L’été, Le puit S, Paris). Si les claviers résolument rétro-kitsch de Gin Fizz prêtent à sourire, on ne peut qu’être emporté par l’envolée mélodique du sublime titre Le coureur de fond, inspiré d’un film éponyme. Il y a un peu d’épique dans ce morceau faisant la part belle à une guitare tourbillonnante, partant à la guerre aux « non-dits ». Le style dépouillé et éthéré d’Un jour peut-être est tout aussi saisissant, porté par quelques notes glacées. L’été, prenant le parti-pris d’une voix distordue en écho, posée sur une boucle électronique ambiante. De quoi distinguer le fantôme de Daniel Darc dans cette sombre comptine.
Da Silva fait preuve d’une authenticité touchante sur ce nouveau disque. Comme toujours, ses textes sont marqués d’une beauté pure. Sur 20 ans, il s’intéresse aux réminiscences de quarantenaires sur leur jeunesse, et les interpellent : «Qu’avez-vous fait de vos 20 ans ? De vos rêves ? De vos idéaux ? » Si Villa Rosa n’est pas aussi engagé que La Distance, le chanteur y distille quelques perceptions du monde qui l’entoure, sur 20 ans tout comme sur Un jour peut-être, où il chante l’exil sur fond de protestations « Il y a des manifestations partout dans le monde, des révolutions ». Da Silva explore différents sentiments humains, et étonnamment, l’amour n’y figure presque pas. Sans doute une volonté de s’éloigner de ses premiers disques, où la séparation amoureuse est un thème récurrent. Le puit S parle d’amitié, La remise évoque l’angoisse, tandis que Gin Fizz célèbre l’envie d’un peu d’insouciance.
Parfois, le propos prend sur le pas sur la musique, comme dans Un jour peut-être, plus parlé que chanté. Employant rarement le « je » de manière frontale, Da Silva s’adresse à des interlocuteurs mystérieux sous une forme presque épistolaire (Un jour peut-être, Le coureur de fond, Le puis S, 20 ans, La remise, Paris), ou se perd dans ses pensées (L’été, Gin fizz, Villa Rosa), mais sans jamais perdre l’auditeur. Certes, ses fans de la première heure pourront être un peu déroutés par les nouveaux chemins pris par l’intéressé, mais il est toujours agréable de voir un artiste se bonifier avec le temps. Coureur de fond, Da Silva l’est, cela ne fait plus aucun doute.


//www.welovemusic.fr/chroniques/chroniques-dalbums/da-silva-villa-rosa/


































25/12/2013
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