Alain YVER

Alain YVER

DAN FANTE

Dan Fante




DAN FANTE À LIRE : La tête hors de l'eau, En crachant du haut des buildings. DANS CSES VEINES COULE LA MÊME ENCRE QUE SON PÈRE, SI VOUS AIMEZ LE PÈRE, VOUS AIMEREZ LE FILS.





Dan Fante

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Dan Fante, fils de John Fante, est un écrivain américain né à Los Angeles.

Il a suivi les cours du lycée de Santa Monica à Santa Monica, Californie et fait ses études dans diverses institutions. Puis il s'est installé à New York où, au fil des années, il a pratiqué plusieurs métiers parmi lesquels : colporteur, chauffeur de taxi, laveur de carreaux, vendeur par téléphone, détective privé et gardien de nuit dans un hôtel.

Dan Fante est l'auteur de deux pièces non produites et d'un ensemble de poèmes non publiés.

Un documentaire de F. Lecauchois et S. Muller "Made in Fante" (2002) fait un portrait intime de l'écrivain.




Dan Fante

Dan Fante est né et a été élevé à Los Angeles.Il est le fils du romancier et scénariste américain John Fante. A vingt ans, Dan Fante parcourt les routes américaines pour se rendre à New York où il demeurera pendant plusieurs années.Il habite alors des appartements miteux, écrit de la poésie, boit du whiskey, et travaille soit comme chauffeur de taxis soit pour des emplois lugubres et sous-payés. A l'âge de quarante-deux ans, il arrête de boire, se coupe les cheveux et commence à écrire sérieusement.
Récemment, dans le Los Angeles Times, sa première pièce aboutie, « Boiler Room » a été placée en tête de la liste des pièces les plus remarquables.
Actuellement, Dan Fante vit à Los Angeles, écrit tous les jours sauf le dimanche, a un chat, une petite amie aux cheveux rouges, et un permis de conduire valide.






En crachant du haut des buildings
Editeur : Christian Bourgois
traduit de l'américain par André Roche
190 pages
isbn : 2-267-01499-8
parution : 1999,
130 F
Titre original : (Spitting Off Tall Buildings)






Quand Dan Fante raconte son père....


Dan est le fils qui tient le plus de son père, le seul à s'adonner à l'écriture; il est trapu, avec les mêmes yeux, le même nez et le même menton que son père. Sous le pseudonyme de Bruno Dante (il ne faut pas creuser bien loin pour y voir un roman autobiographique), il nous décrit dans son premier livre (Les Anges n'ont rien dans les poches) sa vie et celle de sa famille à l'approche de la mort de John Fante (ici Jonathan Fante), souffrant sur un lit d'hôpital des suites d'une complication de son diabète qui l'a contraint à être amputé des deux jambes alors qu'il a déjà perdu la vue depuis 5 ans. Il est entouré de son frère Fabrizio (25 ans et diplôme d'économie en poche), de sa soeur Maggie (30 ans) et de sa mère Joyce.

Verso du livre...

"Très honnêtement, j'ai craint le pire, pour au moins deux raisons. Primo, parce qu'un enfant qui chausse les bottes paternelles çà ne marche pas, çà s'écroule. Et secundo, parce que à tout prendre mieux vaut avoir pour géniteur Dumas le débonnaire que Fante le rageur. J'aurais eu tort de m'en tenir là. Car Dan Fante a su chasser les fantômes tout en hurlant son envie de vivre. (...)
Comme avec John Fante, il n'est pas un mot de son fils que l'on aimerait gommer, corriger, tout à la force de la confession des damnés.
Sublime ! Comme tous les livres nés dans la douleur . Et l'échec."
Gérard Guégan, Sud-Ouest












Les 10 premières lignes du livre...

"Je m'appelle Bruno Dante et voici ce qui m'arrive. Le 4 décembre, le service des alcooliques et malades mentaux de l'hôpital Saint-Joseph de Cupertino, dans le Bronx sur Mosholu Parkway, m'a laissé sortir. On m'a relâché , pour changer. Comme à chaque cure, j'ai constaté l'augmentation des tarifs. Cette fois, je m'étais poignardé pendant un trou noir. C'était encore pire que d'habitude et ils ont failli ne pas me prendre. Tout ce que je voyais, en arrivant à l'hôpital, c'était du sang, le sang qui coulait de mon ventre sur mes habits."


EXTRAITS

Dan Fante, est le fils de John Fante, un auteur génial, qui toute sa vie attendit le succès, le vrai, le grand, et ne fut qu'un des x scénaristes d'hollywood. Il a fini aveugle et malade. Bukowski avait découvert ses livres (Ask to the dust, Bandini...) dans une bibliothèque municipale. Depuis, c'est un auteur de référence. Mais ce n'est pas de John mais bien de Dan son fils dont je souhaite vous parler. Dan Fante est représentatif d'une autre Amérique, celle des petits mecs. Ce n'est pas vraiment Tom Cruise, au regard dévastateur et accessoirement porte parole de la scientologie. Non. c'est un de ces américains un peu déphasés (pour nous français en tout cas) qui doit survivre et essayer de s'arranger avec la société et ses propres démons. Ses métiers ? Laveur de carreaux sur les gratte-ciels de New-York, télévendeur, représentant en porte à porte. Dan Fante les a réellement exercés. Il nous le raconte avec âme et passion. « Dans la rue, j'ai eu comme un éclair de compréhension. Ma vrai difficulté, mon problème, ce n'étaient pas mes accès de dépression ou mon alcoolisme ou mes échecs professionnels, ni même la peur inexprimée d'etre un foutu cinglé. Mon problème, c'était les gens. Et il y en avait partout. » Extrait La tête hors de l'eau D


Critique


Dans ce livre, Dan Fante nous raconte ses constantes descentes aux enfers, défoncé au Mad-Dog 20-20 (vin rouge doux à forte teneur en sucre), lui provoquant de brusques accès de folies. Mais il ne s'arrête pas là, il nous dévoile ses relations avec son père. On le sent partagé entre l'envie de se protéger par une facade dure et son intérieur qui le déchire. C'est ainsi qu'il va s'attacher à Rocco, le pitbull de John, devant la détresse de l'animal, va se surprendre à dire "je t'aime" à son père. Dans un passage du livre, on le surprend même à négocier pour acheter dans une librairie Demande à la poussière de John Fante peu après la mort de celui-ci...Même si le cocktail cocaîne-alcool l'a démoli, lui a brisé son mariage avec agnès, on le sent parfois remplis d'espoir.

Ses aventures vont le conduire à rencontrer Amy, une prostituée de quatorze-quinze ans, à travailler comme représentant pour une agence de rencontre...

C'est un livre à la fois poétique et cruel, dans la lignée de son père où chaque mot vise juste, atteint son but. Ses auteurs favoris sont un gage de qualité et se retrouve dans l'écriture de ce livre; il s'agit de : Hubert Selby, Hemingway, Steinbeck, E.E. Cummings, Eugene O'Neill et Faulkner. Attention, Dan Fante n'est pas John Fante, il a sa propre personnalité et son talent original mais Les anges n'ont rien dans les poches constitue un excellent roman, à découvrir absolument pour les fans de John Fante et pour les autres...








Les Anges n'ont toujours rien dans les poches...


Les Anges n'ont toujours rien dans les poches...
A mon père, John Fante -
Merci, fils de pute sublime.
(en exergue de Régime sec)


Pas toujours facile de suivre les traces de son père, surtout quand celui-ci est un écrivain culte qui a pour nom John Fante. Demande à la poussière, Bandini, Mon chien stupide... Des romans à l'humour féroce, bouleversants et pleins de vie qui vous marquent au fer rouge.

Alors forcément, quand vous apprenez que son rejeton s'est aussi planté devant la machine à écrire, vous n'avez qu'une envie, c'est d'aller voir de quoi il retourne. Eh bien, Fante junior n'a pas à rougir de la comparaison, il n'y a qu'à lire Les anges n'ont rien dans les poches ou En crachant du haut des buildings pour s'en rendre compte.

C'est un peu plus trash, un peu moins drôle et émouvant que chez le papa, mais on retrouve cette prose limpide, cet alliage étonnant de grâce, de pathétique et d'autodérision, et le même univers (autofictif) : la déglingue, la picole, les petits boulots, les éternels refus des éditeurs, les amours déchues, et plus largement le monde des laissés-pour-compte ou des réfractaires de l'american way of life.








RÉGIME SEC


On avait laissé Dan Fante La tête hors de l'eau, en 2001. Aujourd'hui, et à travers son alter ego romanesque - Bruno Dante -, il se rappelle à notre bon souvenir avec ces quelques nouvelles tirées de son expérience, à l'époque où il conduisait un taxi à Los Angeles.
Ecumant les rues de La cité des Anges au volant de son tacot, Bruno se coltine quelques déjanté(e)s, de la femme en pleine crise de nerfs qui s'épanche sur son épaule au type qui nourrit son python d'animaux domestiques, en passant par le portier de l'hôtel qui se fait tabasser par sa femme.

Des histoires d'inspiration tarie et de gosier sec, de folie douce et de rémission passagère, de gueules de bois matinales, de programmes de désintox' et d'écriture salvatrice...
Des récits moins corsés que ses romans (c'est dire...) mais qui exhalent le même parfum de dèche et de rage de vivre, sans une once d'auto-apitoiement.

Que dire de plus ?
Si vous n'avez jamais lu Dan Fante, commencez plutôt par ses romans (Les anges n'ont rien dans les poches est malheureusement épuisé, tentez votre chance à la médiathèque), mais vous pouvez tout aussi bien inverser la posologie, selon que vous préférez y aller crescendo ou non.
Et si vous ne connaissez pas Fante père, alors laissez tomber ce que vous êtes en train de lire et procurez-vous illico un de ses livres ! N'importe lequel fera l'affaire.

Attention : risque probable d'addiction !













Bons baisers de la grosse barmaid

poèmes d'extase et d'alcool
Auteur : Dan Fante
traduit par (Etats-Unis) Patrice Carrer
Éditeur : 13e note, Puzol (Espagne)
Description : 221 pages; (18 x 14 cm)
EAN13 : 9788493664763

Résumé

Chroniques arrachées aux jours écroulés, aux nuits de solitude pour une initiation à l'apaisement. Elles proposent de rencontrer une femme adultère, un enfant endormi, la mort d'une mère, une réunion des Alcooliques anonymes, etc.

Quatrième de couverture

Dan fante Bons baisers de la grosse barmaid J'écris parce que c'est ce qui me sépare de la mort Cher éditeur [...] La prochaine fois qu'on se rencontre cher pignouf de sous-homme d'éditeur et que je te soumets un texte je pourrais peut-être sauter sur ton bureau et presser le canon d'un flingue entre tes yeux écartés qu'on ait une conversation authentique sur ce que je fais en tant qu'artiste à savoir me découper la bidoche et en recouvrir de morceaux saignants la page afin que le premier venu sous réserve d'être suffisamment ouvert ou intéressé pour connecter son esprit avec le mien puisse voir à l'intérieur de mon coeur Crois-le ou non éditeur de mon coeur je n'en ai rien à branler que mon dernier recueil de nouvelles jure avec ton programme de l'année prochaine [...]
 







Bons baisers de la grosse barmaid, Dan Fante

Il y a quelques mois, je vous parlais d'un recueil de nouvelles de Dan Fante, cette fois il s'agit d'un recueil de poèmes.
Dans sa postface, le traducteur Patrice Carrer nous dit : "Rédigés entre 2003 et 2008, ces poèmes sont ceux de la lumière à la sortie du tunnel". C'est vrai, l'écorché vif d'En crachant du haut des buildings ou de La tête hors de l'eau semble désormais apaisé, après de nombreuses années d'errements et de galères en tous genres si on en croit ses récits largement autobiographiques.

Au fil de ses souvenirs - ou d'instants présents -, il nous livre quelques 80 poèmes et autant d'histoires.
Des histoires d'alcool - éternel compagnon d'infortune, de famille, d'écriture - "ne renonce jamais / ne cesse jamais d'écrire", d'amour, de vaches maigres, de plénitude, de cul, de célébrité relative, de paternité, de potes disparus, retrouvés, de fuites en avant la main sur le volant ou sur le goulot - encore.

Autant d'instantanés : une balade en taxi avec Ingmar Bergman à l'arrière ; un rendez-vous avec un producteur branché de Hollywood ; Une visite à sa mère ; Une réunion des AA ; une lettre d'insultes à son éditeur ; des résultats d'analyse ; L.A. la détestée, A.L. la femme aimée ; un enterrement ; une embrouille avec un chauffard...

Autant de situations où Fante Jr. se montre tour à tour fulgurant insolent virulent banal tendre bouleversant graveleux trivial loufoque hilarant, traversé par le doute, la rage, l'impuissance, l'amour, la colère, le désarroi. Et surtout, étonné et émerveillé à la fois d'être toujours en vie, quand il aurait pu si souvent y mettre fin, d'une balle dans la tête ou à feu doux, disons autour de 45°.

Ici, pas de rhétorique compassée, de mécanique versifiée ni de poses étudiées. Dan Fante se livre corps et âme, avec une sincérité presque effrayante et un talent rare pour trouver le mot, l'image qui vont faire passer l'émotion.


EXTRAITS

LE 24 MAI 2004
Eh bien m'y voilà
nom de Dieu !
Finalement
à mon âge
UN AN !
d'improbable
d'impossible
et d'heureux mariage
Chaque matin
je me lève
et prends mon café et m'assieds devant l'ordinateur
pour partir dans mes délires
en revivant vingt ans de folie presque fatale embouteillée en
entrepôt
tandis que toi
de ton boulot
tu me balances de temps en temps un e-mail
d'amour
ou de cul
ou de bonheur à l'idée que mon gosse te gicle bientôt du ventre
Et je me dis
mon Dieu
j'ai soixante balais
accorde-moi de mourir maintenant
avant que ça aussi je ne le foute en l'air
Jamais rien d'aussi bon ne m'était arrivé
En même temps je sais bien que j'en voudrai toujours
plus
plus
plus


Bons baisers de la grosse barmaid / Dan Fante (Kissed by a fat Waitress, 2008, postface et traduction de l'américain par Patrice Carrer.13e Note éditions, 2009)

PS : les éditions 13e Note persistent et signent ! Ils publieront l'année prochaine un roman inédit en France de Dan Fante, suivi d'un recueil de poèmes en 2011. Bonnes nouvelles.








Poésie. Un recueil de Dan Fante
«Bons Baisers de la grosse barmaid»
Par Didier Jacob


Apparemment, l'auteur a une dent contre les Françaises. «Je ne verrais aucun inconvénient», écrit Dan Fante, à ce que «dix mille pétasses parisiennes» soient enterrées «sous cette putain de tour Eiffel». Pour le reste, c'est du sous-Kerouac d'aujourd'hui, mais avec une justesse de style que l'auteur a héritée de son père, le grand John Fante. Né en 1944, ancien alcoolo, ce romancier-poète qui vit en Arizona aligne coups de génie et coups de gueule dans un recueil de poèmes à la sagesse bien frappée.

D.J.

par Dan Fante, traduit de l'anglais par Patrice Carrer,
13e Note Editions, 226 p., 15 euros.



 


   











09/01/2007
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