Alain YVER

Alain YVER

DAN FLAVIN

DAN FLAVIN





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En 1961, alors qu'il travaille comme gardien au musée d'histoire naturelle de New York, Flavin réalise des dessins de sculptures incorporant des sources lumineuses.

A partir de 1963 il réalise des pièces à base de tubes au néon industriels, puis des installations utilisant toujours ce même matériau, qui devient la signature caractéristique de son vocabulaire artistique.

Entre 1964 et 1982, Dan Flavin réalise son plus important projet : un hommage au peintre, sculpteur et architecte russe Vladimir Tatline.






Biographie

Figure majeure de l'Art minimal, Dan Flavin grandit aux États-Unis, dans la religion catholique et commence par suivre une formation de séminariste, mais il renonce à la prêtrise et, après un service militaire en Corée (1954-1955), durant lequel il commence à étudier l'art grâce à des cours dispensés par l'Université du Maryland, revient à New York et suit brièvement les cours de la Hans Hofmann School of Fine Arts avant d'étudier l'histoire de l'art à la New School for Social Research (1956) puis la peinture et le dessin à l'Université Columbia de New York (1957-1959).

Ses premiers tableaux révèlent l'influence de l'Expressionnisme abstrait, mais dès 1959, il commence à réaliser des collages et des assemblages. Sa première exposition personnelle à la Judson Gallery de New York en 1961 présente des aquarelles et des assemblages.

À l'été 1961, alors qu'il travaille comme gardien au musée d'histoire naturelle de New York, Flavin réalise des dessins de sculptures incorporant des sources lumineuses. Son travail sur la lumière peut se lire comme une référence aux fastes de l'Église catholique – cierges, encens, chants, processions – qui l'ont toujours inspiré. Après des peintures monochromes ornées d'ampoules électriques intitulées Icônes, réalisées à partir de la fin de 1961, il réalise à partir de 1963 des pièces à base de tubes au néon industriels, puis des installations utilisant toujours ce même matériau, qui devient la signature caractéristique de son vocabulaire artistique. En explorant les variations que permettent le nombre, la couleur, les dimensions des tubes et leur disposition, il s'agit de dématérialiser l'espace afin d'en analyser la perception. Ce travail reçoit une première exposition personnelle intitulée Some Light en 1964 à la Kaymar Gallery de New York.

En 1967, Flavin est enseignant invité en design à l'Université de Caroline du Nord à Greensboro. À partir de 1968, il commence à réaliser des installations de la taille d'une pièce entière ; la même année, il décore toute une galerie d'art avec des tubes de lumière noire à la Documenta de Kassel.

Entre 1964 et 1982, Dan Flavin réalise son plus important projet : un hommage au peintre, sculpteur et architecte russe Vladimir Tatline. Il réalise une série de pièces en néons, pour la plupart entièrement blanches, qui évoquent schématiquement la forme du Monument à la Troisième internationale (1920, resté à l’état de projet)[1]. Avec ses néons qui suggèrent des silhouettes évanescentes, Dan Flavin célèbre cette architecture progressiste, tout en soulignant son caractère conceptuel, irréalisable, voire fantomatique.

Les œuvres de Dan Flavin, parfois comparées aux toiles de Rothko, ont été exposées dans des lieux incontournables de l'art contemporain comme le musée Guggenheim de New York (1971 et 1992, la seconde installation ayant été réalisée à l'occasion de la réouverture du musée après rénovation), le Museum of Contemporary Art de Chicago (1969), la National Gallery of Canada à Ottawa (1969) et le Staatliche Kunsthalle de Baden-Baden (1989). En 1983, le Dan Flavin Art Institute a été inauguré à Bridgehampton (New York), exposition permanente conçue par l'artiste dans une caserne de pompiers réaménagée, ouverte au public chaque été.

Il a aussi présenté son travail dans des lieux plus insolites, pour lesquels il a conçu des installations, tels que la Gare centrale de New York dont il illumine les quais (1977) ou encore l'église Santa Maria Annunciata (Chiesa Rossa) de Milan (aménagement achevé en 1997 après la mort de l'artiste sur la base des dessins qu'il avait laissés).

Œuvres

Une œuvre de Dan Flavin est définie dans un premier temps, par la disposition de tubes de lumière fluorescente puis c'est l'extension lumineuse qui a déterminé sa structure, son épaisseur, son volume ; en ce sens la dimension de l'œuvre est réglée par l'architecture (murs, plafond, sol) qui la délimite. Comme le dit Donald Judd, Flavin crée « des états visuels particuliers », des perceptions singulières qui rassemblent, dans la fragilité de la lumière, couleur, structure et espace.

En envahissant l'espace, la lumière de Flavin le transforme et le dématérialise souvent. Le bain lumineux a en effet pour propriété d'abolir les frontières entre l'environnant et l'environné qui ne font plus qu'un et l'œuvre devient ainsi une « situation », un lieu d'expériences perceptives liées aux déplacements du spectateur. Avec ses œuvres, Flavin accomplit parfaitement la mission de l’Art minimal telle que Judd la définit dans Specific objects : faire en sorte que l’objet se confonde avec les trois dimensions de l’espace réel. Grâce au recours à la lumière, Dan Flavin irradie l’espace, comme contaminé par la beauté et la spiritualité de l’œuvre. Le contexte devient son contenu.

Le tube de lumière utilisé par Flavin a une fonction qui s'oppose complètement à l'objet tangible des œuvres d'art traditionnelles puisque c'est de lui que se déploie l'énergie lumineuse qui va dissoudre ses propres limites. Les œuvres d'art minimal n'inspirent pas un contact physique, il n'est pas possible de caresser leur structure ou leur surface comme on peut le faire avec une sculpture de Brancusi pour en ressentir le poli ou la qualité du matériau; avec Dan Flavin, l'œuvre est réellement impalpable, on ne pourrait même pas poser son regard sur elle ; c'est pour l'artiste une façon de supprimer un mode de relation émotionnel souvent rattaché aux objets dont on apprécie par exemple la patine du temps en les touchant. Cependant, si la linéarité des tubes et les effets d'inclusion du spectateur dans l'espace de l'œuvre sont propres à l'art minimal, on peut toutefois se poser la question de savoir si l'atmosphère subtilement colorée des œuvres de Flavin – assez proche de la peinture de Rothko – n'est pas le signe d'un mysticisme latent qui, de ce point de vue, mettrait cet artiste en marge de la production purement « minimale ».

Il existe au Musée d'art ancien et contemporain d'Épinal une œuvre La Salle verte qui met en avant le sens de la vue.
Œuvres[modifier]

    * Sculpture Néon, tube fluorescent, 236 x 10 x 5,5 cm, Musée d'art de Toulon.

Notes et références

   1. Å™ Il s’agissait d’une construction utopique de plus de 400 mètres de hauteur, constituée de deux spirales métalliques s’enroulant l’une dans l’autre, dont le mouvement semblait pouvoir se développer à l’infini :






Dan Flavin

 Dan Flavin est l’un des premiers artistes américains à inventer, dès 1963, une nouvelle dialectique de la forme et de la couleur en travaillant exclusivement avec des tubes fluorescents. Cette façon directe et sobre d’utiliser la lumière lui permet de produire, à l’instar d’un peintre, une image lumineuse. Représentant de l'art minimal, il fréquente Robert Morris, Donald Judd, Carl Andre, Sol LeWitt et participe, en 1966, à la première exposition importante réunissant des artistes minimalistes.
D. Flavin crée des situations où les tubes fluorescents constituent généralement la seule source lumineuse. Au mur, au sol ou dans les coins, soulignant ou contrecarrant l’architecture du lieu, les tubes, d’intensité, de couleur et de longueur différentes, sont disposés par l’artiste de manière à créer à chaque fois une ambiance particulière. Parallèlement à la volonté de proposer une œuvre attachée à un lieu spécifique, D. Flavin a créé également des séries dont la plus fameuse est celle des monuments de lumière en « Hommage à Tatlin », dès 1964.

Jusqu’en 1952, D. Flavin suit une instruction catholique au séminaire de Brooklyn. Déçu et révolté par le conformisme de son éducation religieuse, il rejoint la vie profane, à l’âge de 18 ans, dans un esprit de révolte. Attitude qu’il conservera et le rendra récalcitrant à toute éducation formelle de l’art.

Passionné par l’écrivain James Joyce, le jeune D. Flavin considère que l’œuvre d’art est la manifestation d’un lien entre la raison et un idéal. Lien qu’il désire exprimer par un matériau propre à son époque, à la société où il vit. Sentimental et intimiste, il illustre des poèmes et peint des compositions qui s’insèrent dans le prolongement de l’Expressionnisme abstrait. Attiré par les œuvres de Philip Guston, Robert Motherwell, Franz Kline, Archile Gorky, Jackson Pollock, Mark Rothko, ce sont pourtant les travaux de Jasper Johns, Robert Rauschenberg et Frank Stella qui l’amèneront à se poser des questions de peintre, étroitement liées à son époque et qui l’aideront à modifier son vocabulaire formel. Il refusera de se confronter à la surface traditionnelle du tableau et à son illusionnisme en travaillant sur un support en aggloméré et en introduisant l’objet trouvé. « Mira, Mira » (1960) sera la seule œuvre satisfaisante de cette époque.

En 1961, D. Flavin crée son premier tableau à base de lumière électrique. Ce sera pour lui le début d’un développement et d’une attitude artistique personnelle. Il réalise une série de peintures dont les angles et les contours sont marqués par des ampoules électriques ou des tubes fluorescents. Pendant plus de deux ans, il va travailler à ces assemblages appelés « Icônes ». La référence à l'icône est emblématique de son œuvre. C’est une recherche essentielle, celle d’une image créée presque uniquement par l’élément lumière.

Au printemps 1963, D. Flavin place un unique tube fluorescent sur le mur de son atelier qu’il intitule « La Diagonale du 25 mai 1963 ». Cette œuvre est le point de départ de nombreuses expériences avec les lumières fluorescentes. Ce travail constitue une provocation face à l’aspect commercial de l’art et un refus de l’image unique prônée par l’Expressionnisme abstrait. En fait, une mise en valeur de la conception artistique au détriment du « faire » de l’artiste. Flavin commence à développer une approche de la création où la réflexion domine.

C’est lors d’installations réalisées à la Kaymar Gallery, en mars 1964, et à la Green Gallery, en novembre et décembre 1964, que D. Flavin saisit pleinement les nouvelles possibilités que lui offrent les relations des tubes fluorescents au lieu. Certaines œuvres déterminantes de sa carrière sont déjà présentes : « A primary picture » et, surtout, « The nominal three (to William of Ockham) » dont l’élaboration préoccupa l’artiste près de huit ans, avant d’aboutir à une structure telle qu’on a pu la voir au Musée Rath, en 1988, ou à Lyon, en 1989.

En décembre 1965, D. Flavin acquiert une confiance suffisante pour publier sa biographie. Il écrit des articles où il formule de façon précise et parfois véhémente ses idées artistiques. Pourtant, il ne cherche pas des explications qui servent à définir ou limiter son art, car une partie de la définition appartient à l’expérience du spectateur qui est libre d’y donner son sens. Il cherche plutôt à communiquer une expérience émotionnelle, celle d’un univers au-delà de notre perception visuelle.

La notion de réalité dans l’œuvre d’art s’exprime chez D. Flavin de façon tout à fait explicite à cette époque où, depuis peu, C. Andre, Larry Bell, D. Judd et R. Morris, expérimentaient le même type de préoccupations spatiales lors de leur exposition « Shape and Structure » à la Tibor de Nagy Gallery présentée du 5 au 23 janvier 1965.

L’envie de créer un espace unique, un lieu entièrement sensibilisé par la lumière colorée, pousse D. Flavin à élaborer l’une de ses premières situations. Deux expositions personnelles à la Kornblee Gallery en 1967, lui donne l’occasion de concevoir une œuvre unique pour un lieu, une sorte d’œuvre totale dont l’aboutissement sera présenté au Museum of Contemporary Art de Chicago à la fin de cette même année (« Alternating Pink and Gold », 9 décembre 1967 au 14 janvier 1968).

Chaque nouvelle exposition sera désormais conçue préalablement pour un lieu, puis adaptée à son contexte. Barrières extensibles, monuments ou simples structures, les tubes fluorescents deviennent l’outil de variations scéniques, où l’expérience émotionnelle tente de nous faire découvrir un univers au-delà de la perception visuelle.

Nadia El’Beblawi
Dan Flavin est né en 1933, il est décédé en 1996 à Riverhead.







Dan Flavin

Ayant d’abord beaucoup pratiqué le dessin et réalisé des collages et des petites sculptures à partir d’objets trouvés, Dan Flavin découvre très vite son moyen d’expression fondamental : la lumière.

1961 voit ainsi l’apparition des icônes, volumes peints surmontés ou barrés en diagonale d’un petit tube fluorescent ou entouré d’une ou plusieurs ampoules. Une des dernières, icon IV (the pure land)(to David John Flavin [1933-1962]), 1962-1969, dédiée à son jumeau David mort prématurément, annonce par sa blancheur et sa simplicité formelle les développements à venir.

1963 marque une étape importante dans l’œuvre de Dan Flavin. Cette année apparaît la première œuvre constituée uniquement d’un tube fluorescent, la diagonal of personal ecstasy intitulée par la suite the diagonal of May 25, 1963 (to Constantin Brancusi. Flavin avait en effet l’habitude de dédier ses œuvres (artistes, galeristes, collectionneurs, personnalités, amis).D’emblée, ce geste décisif pose les bases de sa démarche : l’utilisation de matériel industriel aux formes simples, trouvé dans le commerce, de quatre longueurs standard et en neuf couleurs. A partir de ce vocabulaire élémentaire et restreint, Dan Flavin élabore, dans l’esprit du minimalisme dont il sera avec Donald Judd un des fondateurs, -même s’il réfutait cette catégorisation-, un système de configurations diverses : au sol, au mur, au plafond, dans un angle, en barrière, en corridor, fondé sur la répétition induite par la référence à la segmentation de la « Colonne sans fin » de Brancusi et la relation étroite avec l’architecture. Flavin parlait d’« art situationnel », ses installations étant étroitement dépendantes du contexte architectural dans lequel elles étaient présentées.Paradoxalement cette simplicité prosaïque du dispositif va produire des œuvres d’une rare intensité émotionnelle, à la fois sensibles et distanciées, immatérielles et tangibles. Très vite Dan Flavin comprend combien l’espace et la perception du spectateur peuvent être transformés par la puissance et la dynamique de son outil, à la fois lumière et couleur.- D’un côté, la pureté et la simplicité d’assemblages constitués de tubes blancs, lumière du jour ou blancs froid. Ainsi the nominal three (to William of Ockham),1963, progression espacée de un, deux ou trois tubes verticaux sur un mur ou les célèbres monuments for V.Tatlin, 1964-1981 dont la sérialité rigoureuse, en même temps très diversifiée, renvoie à l’œuvre du constructiviste russe,- dont le projet inabouti de «Monument à la Troisième Internationale» avait fortement impressionné Dan Flavin.

Ou encore la singularité des œuvres en forme de triangle untitled (to a man George McGovern) 1 et 2, 1972, constituées de tubes circulaires blancs ,-une exception.- De l’autre, les teintes vives d’œuvres emblématiques et plus complexes, commençant par la reconstitution de l’exposition de la Green Gallery où Flavin expérimenta divers modes de présentation : au sol, gold, pink and red, red, 1964, en bordure de mur, a primary picture, 1964,- un rectangle rouge, jaune et bleu, allusion à Mondrian-, ou dans un angle, pink out of a corner (to Jasper Johns), 1963.

Plus agressif untitled (to Jan and Ron Greenberg), 1972-73, corridor barré d’un côté de tubes fluorescents verticaux jaunes et de l’autre verts. Un espace de la largeur d’un tube est laissé ouvert pour faire passer la couleur opposée, l’intensité du vert virant au blanc quand on le regarde un certain temps, alors que du côté des tubes jaunes, la vision prolongée transforme le vert entrevu en bleu turquoise.A l’encontre, douces et sensuelles, les œuvres dédiées aux galeristes Janie Lee et Virginia Dawn, 1971, des tubes disposés horizontalement en travers de coins diffusent de subtiles teintes, mélange alterné de bleu, rose, jaune et vert et de bleu, rouge, rose et jaune.En opposition, le monument 4 for those who have been killed in ambush (to P.K. who reminded me about death), 1966, enchevêtrement de tubes fluorescents rouges disposés à l’horizontale dans un angle, crée une situation d’angoisse en résonance avec le tragique du propos,- les morts de la guerre du Vietnam-, le rouge émettant une couleur dense et sourde mais non intense, à la différence du vert.Par contraste, la grille d’angle constituée de tubes verticaux et horizontaux, de face roses et jaunes et au recto bleus et verts, untitled (in honor of Harold Joachim) 3, 1977, les quatre tubes verticaux et juxtaposés sur un mur, rose, jaune, bleu et vert, de l’œuvre dédiée à Matisse, 1964, et la pièce placée contre un angle dans les mêmes teintes, untitled (to the real Dan Hill)1b, 1978, distillent une atmosphère fraîche et lumineuse, évoquant les couleurs vives et claires des peintures impressionnistes.

Spectaculaire et neutralisant toute œuvre à proximité, la barrière constituée de modules carrés en tubes fluorescents verts untitled (to you, Heiner, with admiration and affection), 1973 s’impose par sa taille, saturant de couleur l’espace et jouant avec la lumière du jour, ce que l’artiste ne s’interdisait pas, si c’était une donnée du lieu.Aussi singulière soit-elle, la démarche de Flavin s’inscrit dans la continuité de la peinture et de la sculpture «modernes », empruntant à ces deux disciplines leur efficacité visuelle et leur pouvoir évocateur.

Les ready made de Marcel Duchamp, l’art de Barnett Newman et de peintres tels Frank Stella ou Morris Louis, et bien sûr de Donald Judd (et sa définition d’objets spécifiques) ont permis à Dan Flavin de penser sa démarche en termes de matérialité, d’objet autonome, d’absence d’illusionnisme et de subjectivité.

Quoique Dan Flavin ait toujours réfuté une interprétation spirituelle ou transcendantale de son œuvre, arguant de sa seule présence factuelle, son art provoque une expérience inédite et inégalée de l’espace, mobilisant la sensibilité la plus aiguë du spectateur immergé physiquement et mentalement dans la magie et la somptuosité de la lumière/couleur.
            
Sources & Liens     Musée d'art moderne, Paris











 


16/09/2011
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