Alain YVER

Alain YVER

DARAN

DARAN





http://www.daran.ca/

http://www.myspace.com/fandaran

http://www.facebook.com/daran.officiel

http://daran.bandcamp.com/

http://www.youtube.com/watch?v=Wmy1OFHk13s

http://www.youtube.com/watch?v=X55lZjL9fyg

http://www.youtube.com/watch?v=WdXVoSys5m4

ENTREVUE
http://soundcloud.com/catherine-genest/entrevue-avec-daran

45 MINUTES
http://www.youtube.com/watch?gl=ID&feature=relmfu&hl=id&v=i4HrS4ywFVU





Notre entrevue avec Daran: entre deux chaises

2012 est celle des premières pour Daran. Premier disque indépendant et premier disque en tant que Québécois d'adoption. Et c'est très bien comme ça.

Lorsqu'il s'est installé au Québec, il y a plus d'un an, Daran était presque prêt à enregistrer son 7e album, L'homme dont les bras sont des branches. Puis il a rencontré les musiciens qui l'accompagnent en tournée: le guitariste André Papanicolaou (Vincent Vallières, Les Chiens), le batteur Marc Chartrain (Pascale Picard, Les Chiens) et le bassiste Guillaume Chartrain (Damien Robitaille, Mara Tremblay). Impressionné par leur savoir-faire, il a décidé de leur remettre un démo voix-guitare de ses nouvelles chansons, pour leur permettre de se les approprier en contribuant aux arrangements. Quand on lui demande si cette démarche lui donne l'impression de faire parti d'un groupe ou s'il se considère avant tout comme un artiste solo, sa réponse est franche: «J'ai toujours navigué entgere les deux façons de faire, entre les deux chaises, exactement. Même à l'époque de Daran et les chaises, c'est moi qui composais tout. Par contre, sur la route, on avait vraiment une vie de groupe. C'est la même chose ici et l'implication des musiciens dans la composition des chansons se ressent forcément sur scène, parce que ça vient d'eux. En tout cas, ils ne peuvent pas dire que ça ne leur plaît pas», s'exclame le chanteur et guitariste.

Si la même situation s'était présentée il y a quelques années, Daran ne croit pas qu'il aurait été capable de donner autant de liberté à ses collaborateurs: «C'est une forme d'évolution, un lâché prise. On dit qu'éduquer un enfant, c'est apprendre à le laisser partir. C'est un peu la même chose avec la musique. Elle est destinée à ne pas nous appartenir, car les gens se l'approprient», explique l'artiste qu'on a pu applaudir lors du Grand événement d'ouverture des FrancoFolies, le 7 juin dernier. Il remontera sur scène lors du concert de Maurane et ses amis, pour interpréter leur duo Dernier voyage, tiré du disque Si aujourd'hui (1997) qu'a réalisé Daran.

Sur la route
Avant d'enregistrer L'homme dont les bras sont des branches, Daran et son groupe ont pris le temps de le roder en tournée. Si on excepte l'époque précédant la sortie de J'évite le soleil, en 1992, c'était la première fois qu'il testait son nouveau matériel sur la route: «C'était une démarche voulue pour que les chansons acquièrent une patine nécessaire, pour ne pas avoir de regrets et se dire qu'on aurait du faire les choses autrement. D'habitude, les artistes enregistrent l'album puis adaptent les chansons pour la scène. Faire les choses dans le sens inverse nous a permis d'enregistrer dans de meilleures conditions, sans parler du fait qu'à ce stade de la démarche, les musiciens maîtrisaient parfaitement leurs mélodies», souligne-t-il.

Par ailleurs, il ne peut pas encore dire comment, mais il est convaincu que sa nouvelle vie au Québec va influencer sa musique: «On va savoir comment sur mon prochain disque», affirme celui qu'on associe immanquablement à la chanson Dormir dehors, même si elle date de 1994. Est-ce que ça le dérange? Sourire. «Non. Heureusement, ma carrière a fonctionné grâce à une chanson que j'aimais beaucoup! Sinon, c'aurait été un cauchemar! Je l'assume complètement et j'ai toujours le même plaisir lorsque le rythme démarre», dit-il, heureux de ce premier succès qui a allumé la mèche de sa carrière.

http://www.vivredanslanuit.ca/2012/06/notre-ent.html







Daran: un vieux rêve devenu réalité
Nathalie Petrowski

http://www.lapresse.ca/arts/musique/201110/14/01-4457328-daran-un-vieux-reve-devenu-realite.php

Il y a exactement un an, le chanteur et compositeur Jean-Jacques Daran a dit adieu à la France pour s'installer pour de bon à Montréal. Depuis, tout le mondelui pose la question: pourquoi quitterun marché de 60 millions pour celui sixfois plus petit du Québec? Parce que, répond Daran, parfois le qualitatif estplus important que le quantitatif.

En France, Jean-Jacques Daran avait tout pour être heureux: une belle maison au bord de la mer en Bretagne, équipée d'un super studio d'enregistrement, une carrière de scène en santé, un contrat de disque avec Sony Musique et un passe-temps d'auteur-compositeur auprès de grands noms du showbizz français comme Johnny Hallyday, Michel Sardou, Maurane ou Sylvie Vartan. La vie était belle, l'argent ne manquait pas et pourtant, Jean-Jacques Daran n'aimait pas le confort dans lequel il sentait qu'il s'enfonçait. «Le pire ennemi d'un créateur, c'est l'habitude qui finit par endormir tous tes sens et par t'empêcher d'évoluer, raconte Daran. J'étais mûr pour un changement, un gros changement.»

Daran m'a donné rendez-vous au café Art Java au coeur du Plateau là où, pendant un mois, à cause d'un serveur internet domestique déficient, il est venu se réfugier sur une banquette en cuir rouge sang et se brancher sur le réseau sans fil du café pour parler à sa grande fille de 21 ans et à ses amis restés en France. C'était en octobre 2010. Daran venait de faire le grand saut avec sa compagne et son fils de 12 ans. Il venait surtout de réaliser un vieux rêve qu'il caressait depuis des années. Mais le rêve d'évasion est une chose, la réalité de l'immigration en est une autre. Un an et quatre saisons plus tard, je lui lance par dessus la table deux mots: et alors?

«Alors, j'aurais dû le faire avant, répond-il avec un sourire entendu. Pourquoi? Pour un tas de bonnes raisons dont les Québécois ne se rendent pas toujours compte, mais qui font toute la différence.»

Je lui demande d'énumérer quelques-unes de ces raisons. Aucune hésitation dans la voix. Daran sait de quoi il parle. «Pour la liberté artistique qu'il y a ici. Pour le sourire des gens. Tous les jours, je savoure le plaisir de croiser des gens qui sont enthousiastes et qui sourient. Vous avez peut-être l'impression de traverser une période morose, mais allez en banlieue nord de Paris, vous allez voir ce que c'est que la vraie morosité, dure et désespérante. Quant aux problèmes qui font les manchettes comme la corruption dans la construction et tout le reste, ça existe partout dans le monde, y compris en France. La différence, c'est qu'ici au moins, on en parle.»

Dire que l'enthousiasme de Daran pour sa nouvelle vie est débordant est un euphémisme. Tout, absolument tout à Montréal, trouve grâce à ses yeux. Et pas parce qu'il met des lunettes roses chaque matin en se levant. «Parce que je savais exactement dans quoi je m'embarquais en choisissant de venir vivre à Montréal, explique-t-il. Trop de Français qui viennent s'établir ici confondent tourisme et immigration et font l'erreur de croire que les Québécois sont des Français qui vivent en Amérique alors qu'en réalité, les Québécois sont des Nord-Américains qui parlent français. C'est une nuance, mais elle est très importante. Pour être bien ici, il faut être familier avec la culture nord-américaine.»

La liberté retrouvée

Daran s'est installé en toute connaissance de cause au Québec notamment parce qu'il y était venu souvent et pour des séjours prolongés avec son groupe Daran et les chaises. Mais il y a plus qu'une question d'accoutumance dans son plaisir d'être ici. Le regard qu'il a sur la vie et les êtres humains y est pour beaucoup.

«Je crois qu'on n'est pas nécessairement bien dans l'endroit où l'on naît. Moi, je suis du Midi de la France et pourtant, j'ai toujours préféré les pays nordiques comme la Norvège ou l'Islande. Je me sens toujours mieux avec les gens qui se battent contre les éléments qu'avec ceux qui s'enfoncent dans la chaleur et l'humidité. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai fini par m'installer en Bretagne avant de choisir le Québec où je me sentais bien, naturellement.»

Aux questions de températures et de tempéraments s'ajoutent des considérations d'ordre politique. «Pour moi, ça s'est joué à la présidentielle quand j'ai vu que, le soir de l'élection, les artistes qui entouraient Sarkozy étaient Mireille Mathieu, Enrico Macias et Doc Gynéco. Et puis, un président bling-bling à Rolex qui n'a que des raisonnements à court terme et qui démantèle lentement l'État, ça ne m'inspire rien de bon. À cause de l'exemple qu'il donne et du discours qu'il tient, Sarko a entraîné toute une société dans le même moule réducteur. Ici, je n'ai pas le sentiment que la politique pèse aussi lourd sur la vie des gens et ça me fait le plus grand bien.»

Musique et créativité

Montréal, pour Daran, c'est la liberté retrouvée, mais c'est surtout la musique et la créativité. «La France pour le moment, dit-il, ce n'est pas un pays artistiquement branché. Les chemins qui mènent à la musique, quand on commence dans le métier, n'existent plus. On dirait que tous les ponts ont été coupés. Quand, dans une ville, on ne peut pas entendre de la musique live pour le prix d'une bière, c'est qu'il n'y a pas d'avenir. À Paris, il n'y a plus de ces petits bars alors qu'ici, il y en a partout. Et puis, rendez-vous compte de la protection que le Québec offre à ses artistes. Ici, quand on est un artiste, tout semble possible. En France, j'étais toujours pris à écouter des gens qui ne connaissaient rien à la musique me dire quoi mettre sur mes disques. Me libérer d'eux m'a soulagé d'un grand poids.»

Daran ne regrette rien de la France qu'il a quittée, sauf la beauté de la côte atlantique, le bruit de la mer et l'odeur d'iode qui l'attendaient chaque matin. L'hiver québécois ne lui fait pas peur. Il a survécu au premier sans problème, mais il est déçu par les déneigeurs qui, selon lui... déneigent trop vite.

Depuis qu'il vit à Montréal, Daran n'est retourné en France qu'une fois pour le lancement du film Monsieur Papa dont il avait composé la musique. Il y est resté... 12 heures. Avant de revenir au plus vite dans son nouveau paradis.







RIALTO
Daran a trouvé ce qu'il était venu chercher
Fabien Boileau
13-09-2012

MONTRÉAL – Le chanteur français, québécois d’adoption, Daran a fait sa rentrée montréalaise jeudi soir au Rialto lors d’un concert spécial aux multiples invités, dont Catherine Durand, Marie-Jo Thério, Antoine Gratton et Louis-Jean Cormier.

Il y a près de deux ans que Daran est installé au Québec. Il n’a pas chômé depuis, entre la sortie de son septième album L’homme dont les bras sont des branches, sorti le 28 février dernier, et les quelque 70 concerts donnés.

«La tournée a démarré avant l’album, on a donné une quarantaine de spectacles avant d’entrer en studio, a dit l’auteur-compositeur-interprète. L’idée de départ était d’enregistrer cet album dans les conditions du "live", je voulais que ça soit rodé sur scène avant, que les morceaux prennent leurs formes définitives à travers les concerts.»

Aussi auteur-compositeur pour des artistes français tels que Johnny Hallyday, Michel Sardou, Maurane ou encore Florent Pagny, Daran enchaîne les collaborations sans se sentir submergé, bien au contraire.

Celui qui voulait être Québécois

«Ça ne prend pas beaucoup de temps de composer, même pour Johnny, en pourcentage de temps de travail ce n’est rien à comparer de la réalisation: tu as une bonne idée, tu fais une petite démo et c’est bon, a-t-il expliqué. Je travaille beaucoup, je compose même en tournée, je réalise, je collabore aussi sur beaucoup de projets et c’est justement le fait de passer d’une activité à une autre qui me permet de ne pas saturer et de m’oxygéner.»

Daran n’est pas retourné en France depuis la sortie de L’homme dont les bras sont des branches et il envisage une tournée dans son pays natal.
«Il faut que je débloque du temps et de l’argent pour présenter l’album en France, mais le temps passe à une vitesse hallucinante ici, ça fait deux ans que je suis là et j’ai l’impression que je suis arrivé hier.»

Il ne ressent cependant pas d’appréhension à l’idée de se confronter à son public initial. «Vu l’équipe qui m’entoure, je suis complètement serein. Je vais essayer de faire de 10 à 15 dates là-bas. Je me sens très fort avec ces gars-là, je veux amener tous les Québécois là bas, qu’ils montrent ce que c’est de faire la musique (rires).»

Pari réussi donc pour ce néo- Québécois qui semble avoir trouvé ce qu’il était venu chercher dans la Belle Province. «Deux ans après je peux dire que c’est l’un des trucs les moins stupides que j’ai faits de ma vie, a-t-il confié. Mais je n’ai jamais confondu tourisme et immigration, il y a des années où je venais quatre à cinq fois par an, donc je savais où je mettais les pieds.»
Le concert

C’est entouré de André Papanicolaou (Vincent Vallières, Les Chiens) à la guitare, Guillaume Chartrain (Damien Robitaille, Mara Tremblay) à la basse, et Marc Chartrain (Pascale Picard, Les Chiens) à la batterie, que Daran a débuté le concert avec Il y a un animal, le titre qui ouvre son dernier album et dont la montée était toute destinée pour ouvrir cette soirée.

Le groupe a enchaîné avec Le boxeur, une pièce extraite de son quatrième album Augustin & Anita (2000). Lampes de chevet sur les amplis et sofa sur scène, la mise en scène était clairement confortable, détendue, calme, parfois presque trop.

Daran a introduit la chanson suivante, Sur les quais, avec une certaine nostalgie dans la voix, mais aussi un soupçon d’ironie. «J’ai découvert au Québec des endroits extraordinaires avec des noms improbables, en même temps, ici, il n’y a pas que les noms qui sont improbables.»

L’interprétation de la ballade manquait cependant un peu de relief et d’authenticité. Alternant son nouvel album avec ses anciens, le groupe a ensuite joué le plus rock Trous noirs, un titre de l’époque Daran et les chaises (Huit Barré, 1994).

On comprend mieux la confiance en l’avenir du chanteur lorsque l’on voit ses musiciens, et notamment André Papanicolaou, amener une pièce comme Augustin & Anita.

Le chanteur de Karkwa,  Louis-Jean Cormier, a été le premier invité à rejoindre Daran pour un duo guitare/voix sur le titre Une sorte d’église, extrait de Pêcheur de pierres, le cinquième album de l’artiste français. Une interprétation simple, sobre, mais juste et convaincante.

Marie-Jo Thério a succédé à Louis-Jean Cormier, avec Pas peur, une ballade sur laquelle elle a délicatement posé sa voix et les notes de son accordéon.

Daran a interprété près d’une vingtaine de titres dont le tube Dormir dehors, Quelque chose en moi aux côtés de Catherine Durand et Phare du four avec Antoine Gratton.

Daran poursuit sa tournée à travers le Québec.

http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2012/09/13/20197566-qmi.html







Daran: la somme de ses fils rouges
Publié le 12 septembre 2012 par bambino

Daran, que l'on voit lors des FrancoFolies, fait sa rentrée montréalaise jeudi, au Rialto.. Photo courtoisie FrancoFolies/Victor Diaz-Lamich.

Daran, le néo-québécois, fera la rentrée montréalaise de son album L’homme dont les bras sont des branches, jeudi soir, au Rialto. Bien plus que sa première rentrée depuis qu’il est officiellement citoyen du Québec, l’événement est à bien des égards un lien en continu. Le fil rouge qui relie son œuvre passée et présente depuis ses débuts.

Par Philippe Rezzonico

Il ne s’attendait probablement pas à ça, l’ami Daran, quand il a une fois de plus traversé l’Atlantique il y a deux ans, cette fois pour s’établir pour de bon au Québec. Je fais allusion ici au climat social, d’ordinaire placide, qui prévaut – ou plutôt prévalait – chez nous en regard de que l’on voit dans l’Hexagone.

On connaît la récente histoire : le printemps érable a transformé la métropole québécoise en succursale de Paris. Par moments, le Québec avait des similitudes avec Mai 68. Pour un Français, on était soudainement loin du dépaysement.

« J’ai observé le conflit avec intérêt, mais j’ai gardé mon point de vue d’observateur, parce qu’il n’y a pas longtemps que je suis établi ici, dit-il. Je ne pense pas qu’on puisse vraiment comparer ici et là-bas, mais les Québécois ont abordé ce conflit intelligence. J’ai noté beaucoup d’humour et d’inventivité.

« Par contre, c’était très curieux de voir à quel point la perspective était différente sur les deux rives. Lors de la dernière grande manifestation du « 22 », on lisait dans certains médias québécois que le mouvement « s’essoufflait », alors qu’on parlait plus que jamais des manifs dans les médias français. »

Homme et coeur et de mots

Les notions sociales, la vie, le quotidien d’ici ou d’ailleurs, Daran connaît ça. Il suffit de scruter l’œuvre de l’artiste depuis ses débuts avec Daran et les chaises, il y a longtemps de ça.  La chanson Dormir dehors, qui remonte déjà à 1995 – ça ne nous rajeunit pas – et le disque Le petit peuple du bitume (2007) en font foi.

Les compositions de L’homme dont les bras sont des branches parlent aussi de ce que la vie nous réserve (Une caresse une claque), de craintes (Pas peur) et des gens de toutes sortes (Merci qui).

« Il y a un fil rouge qui lie tout ça, explique Daran. Une unité de pensée qui lie passablement tout ce que j’ai fait depuis le début, sans que je m’évertue à reproduire Dormir dehors.  On dit parfois que je fais des virages à 90 degrés d’un album à l’autre, mais on peut trouver un fil directeur à travers mes disques. »

Évolution et continuité, donc, comme pourront le constater ceux qui ont vu les nouvelles chansons prendre vie sur les scènes du Québec depuis un an et demie.

« Avec plus de 50 concerts présentés au Québec, le spectacle est rodé. On a même ramené des vielles chansons des autres albums. Ça s’annonce comme une belle soirée, cette rentrée. »

D’autant plus qu’il risque d’y avoir des rencontres, à savoir, des copains qui prendront part au spectacle dans la salle restaurée de l’Avenue du Parc. Mais chuuutttt! Il ne faut pas le dire.

http://www.ruerezzonico.com/daran-la-somme-de-tous-ses-fils-rouges/







Daran est un chanteur, compositeur-interprète français, né le 4 avril 1959 à Turin en Italie.

Biographie

Jean-Jacques Daran est l'auteur du tube "Dormir dehors" paru en 1995. Daran est l'auteur de sept albums en 20 ans (de 1992 à 2012). Un premier opus, J'évite le soleil[1] paraît en 1992. Il est marqué d'influences rock/blues. Son deuxième album, Huit barré, le propulse sur le devant de la scène en 1995, grâce au tube Dormir dehors. En 1997 sort Déménagé, co-réalisé par Yarol Poupaud (ex-FFF), et l'album est un succès, le groupe ayant une foule de fans croissante. En 2000 parait un album acoustique, Augustin & Anita, album enregistré dans un ancien cinéma, dans les conditions du live[2]. En 2003 sort Pêcheur de pierres, un album écrit principalement par Pierre-Yves Lebert, ami de longue date. Jusque là, Daran n'avait composé que sur des textes d'Alana Filippi.

Sur scène, le groupe a évolué au cours des ans pour trouver, de 2004 à 2010, une formation composée de Jean Daniel Glorioso à la batterie, Erik Fostinelli à la basse, que Daran connaît bien puisque celui-ci participe à ses albums depuis Déménagé, Franck Terranova aux claviers et guitare, et Stéphane Terranova à la guitare.

2004 marque également une nouvelle relation entre Daran et ses fans. Acteur actif dans l'organisation des "Daran Awards", concours de reprise organisé à l'initiative d'un fan. Il suit avec attention toute l'organisation et invite les deux lauréats à jouer leur reprise à l'occasion des dates parisiennes de la tournée, à L'Européen. Le 16 octobre de la même année, il offre aux fans du forum de ce même site un concert privé acoustique, dans le bar qui a accueilli ses premiers concerts, Le Pélican, dans l'Essonne, et reprend l'intégralité du premier album, J'évite le soleil.

2006, quant à elle, marque l'année des contributions. On le retrouve en compositeur et réalisateur sur de nombreux projets : Johnny Hallyday, Florent Pagny, Maurane, Sylvie Vartan et Michel Sardou.

L'album suivant, Le petit peuple du bitume, sorti en 2007, va encore une fois à l’encontre du courant actuel. Un concept proche de ceux des années 70, album composé tel un titre unique de 55 minutes. Des ambiances majestueuses et des solos interminables. C'est sûr, Daran a été élevé aux Pink Floyd et autres groupes de cette période où rien n'était pré-formaté. Aux textes, on y retrouve Pierre-Yves Lebert, Christophe Miossec et Didier Balducci. Un an après la sortie de l'album, de nouveaux "Daran Awards" sont organisés.

À l'été 2008, à l'occasion des 20 ans des Francofolies de Spa, une carte blanche est proposé à Daran. Sur la grande scène Pierre Rapsat, devant 10 000 personnes, il invite entre autres MC Solaar, Stanislas, Maurane, le comédien Kad Merad, ou encore Calogero.

Novembre 2009, Daran présente Couvert de poussière, un CD regroupant plusieurs titres issus de ses six précédents albums, ainsi qu’un titre inédit, Les filles qui font la gueule. Ce CD accompagne en fait la sortie d'une BD au titre éponyme, racontant une histoire originale à partir des chansons de Daran. Elles prennent une forme imagée sous la plume du dessinateur Michel Alzéal, auteur de L’EpouvanPaille, Appartement 23, L’animal à 6 pattes, Le pantin et Boule de neige.

En octobre 2010, Daran annonce au journal Le Devoir de Montréal qu'il entend s'établir au Québec avec sa compagne, pour des raisons personnelles, professionnelles et « un brin politique »[3].

Fin février 2011, Daran participe au Tahiti Festival Guitare.

Le 1er juin sort en France le premier film de Kad Merad, Monsieur Papa, dont la bande originale a été composée par Daran. C'est l'occasion pour ce dernier de chanter, pour la première fois, des textes en anglais, écrits par son vieux compagnon de route Pierre-Yves Lebert. Faisant suite à cela, un livre de photos de Rémi Coignard-Friedman, intitulé Daran, One week in Soho, est publié le 19 octobre de la même année. Ce livre contient des photos de l'enregistrement en studio des musiques du film. Un CD audio est aussi fourni avec le livre, incluant les deux titres Beauty is on the road et Bird.

Début 2012, sort enfin, 5 ans après Le petit peuple du bitume, L'homme dont les bras sont des branches, après une tournée de plusieurs mois dans tout le Québec, album surnommé HDBB, sans aucun doute en référence à son précédent album, connu sous le nom de PPDB. L'album est enregistré, tout comme Augustin & Anita, dans les conditions du live, avec les musiciens qui l'ont accompagné durant toute la tournée, à savoir, André Papanicolaou à la guitare, Guillaume Chartrain à la basse et Marc Chartrain à la batterie.
Daran et son « band québécois » au lancement du HDBB à Québec

Les textes sont principalement écrits par le même auteur que celui du PPDB, à savoir Pierre-Yves Lebert. On y retrouve aussi Christophe Miossec, qui avait déjà signé des textes pour Pêcheur de pierres et Le petit peuple du bitume, ainsi que deux nouveaux auteurs, Jérôme Attal et Polo (Pierre Lamy). À l'occasion de la sortie de l'album, un nouveau site officiel est lancé au Canada, faisant suite à son précédent site basé en France, ce qui montre en quelque sorte la volonté de Daran de vraiment tourner la page. L'album est aussi publié en version collector, accompagné d'un livre de photos, signé, tout comme Daran, One week in Soho, de Rémi Coignard-Friedman, intitulé Aller simple pour Montréal, relatant la tournée du HDBB à travers le Québec. Le livre recueillle aussi le témoignage des proches de Daran.

Après une courte pause après le lancement du HDBB, Daran repart en tournée avec son « band québécois » dans tout le Québec, ainsi que dans les autres provinces du Canada.


Albums :

    * 1992 : J'évite le soleil (avec Daran et les chaises)
    * 1994 : Huit barré (avec Daran et les chaises)
    * 1997 : Déménagé
    * 2000 : Augustin & Anita
    * 2003 : Pêcheur de pierres
    * 2007 : Le petit peuple du bitume
    * 2009 : Couvert de poussière[5]
    * 2012 : L'homme dont les bras sont des branches


Notes

   1. Å™ réalisé par Antoine Essertier, après une signature chez une major (WEA Music) par l'intermédiaire de son directeur artistique Philippe Poustis
   2. Å™ le son est enregistré avec la qualité d'un concert
   3. Å™ Sylvain Cormier, « 24e Coup de coeur francophone - Daran ne repartira plus », dans Le Devoir, Montréal, 30 octobre 2010 [texte intégral [archive] (page consultée le 2010-10-30)]
   4. Å™ sous le nom de Jean-Jacques Daran
   5. Å™ compilation pour la sortie de la BD de Michel Alzéal, au titre éponyme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Daran






Daran et les chaises

http://fr.wikipedia.org/wiki/Daran_et_les_chaises

Daran et les chaises est un groupe de rock français fondé par le chanteur et guitariste Daran en 1992. Sa chanson la plus connue est Dormir dehors sur l'album Huit barré, dont le riff est presque une copie de celui de la chanson Rebel Rouser de l'artiste Duane Eddy.






DARAN
Ca déménage !

Le troisième album du chanteur/guitariste français Daran, “Déménagé”, a pris place dans les bacs fin septembre. Très orienté “guitares”, il est le fruit d’un travail de plusieurs mois, entre home studio et structures internationales. Franck Ernould

Le premier album de Daran avait été entièrement réalisé “à la maison”, avec une formation basse/batterie/guitare/orgue, et le second, concrétisé assez rapidement en studio professionnel. “Déménagé”, outre un renouvellement complet des musiciens (exit Les Chaises), panache les deux formules. “Tout est parti de mon home studio.” explique Daran. Je possède une 02R, un DA-88, un ordinateur, un échantillonneur, quelques synthés, un préampli Joemeek, un micro Audiotechnica AT4050... et bien sûr mes guitares ! Cette façon de travailler me permet de conserver des éléments qui me plaisent : une partie de guitare, une voix...”. Rythmiquement, au départ, les maquettes étaient très simples. Ce n’est qu’ensuite, lors des premières répétitions avec le nouveau groupe, que la couleur “guitares” s’est précisée, de même que l’équilibre des différentes parties. Leurs imbrications sont parfois si précises qu’au final, les pistes du DA-88 se sont retrouvées telles quelles sur l’album.

Direction Montréal

Étape suivante : les répétitions “avec machine”. Guitariste des groupes FFF et ultra-orange, Yarol Poupaud, qui produit cet album, programme des boucles rythmiques. Par-dessus, le groupe affine encore les structures des chansons. Un radio-cassette tourne pour immortaliser ces versions, qui serviront de référence au studio Morin Heights, non loin de Montréal où se déroule la suite des opérations. Pourquoi le Québec ? “J’ai craqué sur ce résidentiel au palmarès impressionnant : les murs sont tapissés de disques d’or. Des groupes comme Police ou les Bee Gees y sont passés”, raconte Daran. “Nous n’étions pas fixé sur l’ingénieur,mais souhaitions quelqu’un qui, de préférence, maîtrise bien l’endroit”. C’est l‘anglais Simon Pressey, qui s’est retrouvé à la console. Il a fait ses classes avec Trevor Horn (FGTH, Talk Talk, Yes, Seal..., ndlr), collaboré avec Eddie Lang, (virgule)sur la bande originale de “Batman”, enregistré de nombreux groupes grunge..., et possède également une solide expérience en tant que sonorisateur. Depuis huit ans, Pressey officie régulièrement à Morin Heights, où il a récemment mixé un album live de Rush.
“Sa connaissance des lieux lui permet de savoir immédiatement où placer la batterie, quels périphériques et quels réglages employer. Son efficacité est remarquable” explique Daran. “Le courant est passé, Simon a beaucoup apprécié notre musique. N’ayant pas non plus d’idée bien arrêtée sur l’ingénieur qui mixerait le disque, il nous a suivis en France”.

Live et électronique

“En douze jours, tout était en boîte” commente Daran. “Nous avons enregistré sur deux 24 pistes analogiques synchronisés - Studer A800 et Otari MTR-90 -, les basses/batteries/guitares sur l’un, les re-re. sur l’autre. Pour passer plus facilement d’un son à l’autre, essayer différents réglages, tous les amplis guitare ont été regroupés dans la cabine, avec les pédales. Les baffles, eux, sont restés dans le studio : un SM57 devant chaque haut-parleur, aucun effet supplémentaire à la console... et voilà !”. La rapidité de travail est telle que Yarol a même le temps de coucher sur bande les versions finales de ses boucles !
A l’écoute de l’album, boucles et guitares saturées se marient bien. “Pour réussir ce genre de mélange, il faut exagérer les deux aspects : vraiment live d’un côté, électronique à fond de l’autre”, confie Daran. Simon Pressey avait des idées bien précises sur ce qu’il désirait entendre, mais savait respecter les autres points de vue. Au final, c’est Yarol, le réalisateur, qui décidait. “Aucun problème d’ego n’est apparu - plutôt une bonne interaction, très saine, entre nous tous”, précise Daran.

Un mélange des genres

“Yarol a réalisé des disques très différents, et c’est ce qui m’intéressait” affirme Daran. “Bien sûr, nous aurions pu faire venir un producteur américain - c’est généralement très apprécié . Mais loin de chez lui, travaillant sur l’album d’un petit Français qui n’arrivera jamais là-bas, que personne n’écoutera, sa motivation ne peut égaler celle d’un réalisateur français moins expérimenté, pour qui ce disque restera une carte de visite, un témoignage qu’on retiendra pour ou contre lui !”
Yarol est intervenu alors que les chansons étaient déjà écrites, que les principales directions étaient connues. “Mon rôle a consisté à m’occuper de toutes les programmations, peaufiner deux ou trois structures, caler des boucles, refaire deux ou trois arrangements”, nous confie-t-il. Le grand manitou du groupe FFF, producteur de Daran ? Une association qui en surprendra certains... “Faire appel à un réalisateur sous prétexte qu’il a produit des artistes dont je me sens proche ne m’intéressait pas. Si tout le monde reste sur le terrain qu’il connaît le mieux, sans être mis en danger, en difficulté, il n’en résulte rien d’enrichissant !”.

Back in Paris

Daran retourne à Paris enregistrer les voix sur DA-88, pour partie dans le studio de Frédérick Rousseau, pour partie chez lui, jusqu’à la veille du mixage. Celui-ci se déroule au au studio A de Plus XXX, dont l’équipe apprécie particulièrement les grandes écoutes. Les transferts de diverses cassettes Hi-8 sur la bande numérique 48 pistes finale, où ont été couchées toutes les “bonnes” prises effectuées au Québec en analogique, prendra trois jours ! Autant dire que les bandes sont pleines à craquer ! Daran n’hésite pas à utiliser des “bidouilles maquette” enregistrées au tout début du projet, qu’il préfère à ce qui a été refait en studio : parties de guitare, riffs improvisés dans l’instant, et même passages voix/guitare en harmonie. Tous les “bons” éléments ont été repérés à l’avance sur les “tracksheets” par Simon. Pourtant, au hasard des mutes sur la console - une Neve VR -, d’heureux empilages se révèlent...
Daran est très satisfait. “Nous sortons de studio sans le moindre regret”, assure-t-il. “Sur cet album, beaucoup de choses ont changé : les musiciens, la maison de disques, le réalisateur, le studio, le matériel... J’ai vraiment la sensation d’avoir pris mon temps, de m’être arrêté sur tout. C’est nickel ! Je ne sauterai aucune plage en écoutant le compact, ce qui ne m’était encore jamais arrivé. L’explication ? Un ensemble de circonstances favorables : j’ai eu la main heureuse quant au choix des personnes qui m’ont entourées, et bénéficié de conditions idéales d’un bout à l’autre. Tout album repose sur une prise de risque, et j’avoue, avec celui-ci, avoir eu beaucoup de chance...”.

Cet article est paru dans HOME STUDIO






24e Coup de coeur francophone - Daran ne repartira plus
Sylvain Cormier
30 octobre 2010  

Quand d'Europe ils viennent chanter au Québec, ils reviennent (presque) toujours. Question de nature. Nous fidélisons comme nous respirons. Entre le 4 et le 14 novembre au vétéran festival pancanadien de la chanson francophone, ce sera la revoyure pour Zaz, Nicolas Jules, BaliMurphy, Été 67. Et pour Daran, après dix-sept ans de fréquentation, ce coup de cœur sera le bon: c'est décidé, il s'installe. Entrevue de bienvenue.

Chaque fois qu'il venait, les premières années, c'était toujours un peu le déménagement: jamais il ne débarquait sans ses Chaises. Vieille farce plate. C'était son nom de groupe: Daran et les Chaises. Plus tard, c'est devenu Daran tout court. Le nom prêtait décidément trop à l'analogie bête. J'en remets une couche aujourd'hui parce que ça s'applique: littéralement, Jean-Jacques Daran va s'amener dans quelques jours avec son chez-lui au grand complet. Après la petite tournée de spectacles qui démarrera au Vieux Clocher de Magog le 4 novembre et aboutira au Cabaret Juste pour rire le 13 dans le cadre de Coup de coeur francophone, c'est dit, il reste ici. Daran s'établit.

Un grand poumon

Il a attendu les trois quarts de l'entrevue pour lâcher le morceau. Profitant d'un petit creux dans la conversation, il a sorti ça de sa manche: «Tu sais que je viens vivre ici?» Il y a eu un beau silence ébahi. Vrai? «Vrai.» Longtemps? «Tout le temps.» Ah ben ça alors. «Ça fait longtemps que j'y pensais.» Et comment que ça fait longtemps, lui dis-je, tout excité par la coïncidence: en préparant l'entrevue, j'ai retrouvé le verbatim de notre première rencontre, en 1993, et déjà c'était la profession de foi: «Le Québec, pour moi, c'est un grand poumon d'air frais...»

Daran au Québec, à demeure. La bonne nouvelle que voilà. L'étonnante nouvelle que voilà. «Tu sais, j'étais au fin fond de la Bretagne, à six-sept heures de Paris. Je ne suis pas plus loin, en avion, et c'est plus direct.» Plus on en parle, et plus il sourit, doucement euphorique. «Avec Skype, les fichiers par Internet, il n'y a plus de distance qui tienne. Et puis, ma fille a vingt ans, ma compagne a vécu beaucoup aux USA et voulait retraverser; c'était le bon moment.» Rien à voir avec le rêve de la cabane au Canada, insiste-t-il. Ou du pied-à-terre chic à Outremont, façon Renaud... «Je ne pense plus confondre tourisme et immigration. Le Québec, je l'ai vécu à toutes les saisons, dans tous les sens, partout, même deux mois d'hiver.»

La décision est personnelle, mais aussi professionnelle, et un brin politique. «Je m'auto-expulse! Sérieusement, il y a une vie ici qu'il n'y a plus à Paris. Une vie de musicien. Ici, ça joue dans tous les coins pour le plaisir de jouer. Il y a une culture "indie". Des émergents partout. À Paris, je vois pas d'émergents nulle part. À Paris, t'as trois endroits pour jouer avec les copains, où tu paies l'équivalent de vingt dollars le verre. Pour moi, il ne peut pas y avoir de création artistique si tu ne peux plus aller voir un concert pour le prix d'une bière.» Quand on pense à tous les Québécois qui s'escriment à faire carrière en France... «Mais je vais faire comme eux! Je travaillerai à ma carrière française, à partir d'ici...»

Bienvenue chez Kad Merad

Drôle de carrière pas carriériste que la sienne, en vérité. À 51 ans, Daran peut affirmer sans se vanter qu'il n'a jamais rien concédé, qu'il a toujours préféré «dormir dehors», comme il le chante dans sa chanson la plus emblématique, et que s'il a accepté un jour de fournir des chansons à un Johnny Hallyday, entre autres géants des variétés à la française, c'est précisément parce que «l'expérience était dangereuse». Placeur de refrains, jamais. «Le côté intéressant, c'est la mise en danger. Expérimenter, c'est bien. Acquérir de l'expérience, c'est moins bien. L'expérience est notre pire ennemi. On en acquiert malheureusement.»

Tous ses projets comportent cette part de risque. Même la compilation qu'il vient de lancer n'est pas un calcul. Simple accident. «Moi, je déteste les compilations. Soit c'est un truc de marketing voulu par le label, soit ça sent la fin de carrière.» Son florilège, qui mêle chansons connues et moins connues, enregistrements d'origine et refontes, plus un titre inédit (Les filles qui font la gueule), est la conséquence d'une rencontre. Michel Alzéal, bédéiste pas débutant mais pas renommé non plus, s'était en effet servi de bouts de texte des chansons de Daran en trame narrative d'une bédé: il l'a montrée toute faite à l'intéressé. Lequel a fourni la compilation Couvert de poussière en complément de lecture. «C'est tout simple. Je me suis dit: on va aider ce jeune homme. Et finalement, c'est lui qui m'a entraîné dans une aventure. Au départ, dans un spectacle à Avignon, je lui avais demandé de dessiner pendant que je jouais. Et il s'est passé que les gens étaient fascinés et s'arrachaient les dessins. Ça m'a donné envie d'aller plus loin avec lui.»

Il décrit le spectacle qu'ils promèneront au Québec dans les jours prochains comme un «saut dans le vide». «C'est pas neuf, dessiner sur scène, mais dans mon idée, c'est presque 50-50, je voudrais que la main droite du guitariste et celle du dessinateur soient synchronisées.» Il s'esclaffle, se trouvant présomptueux. «Ça, c'est l'intention: on va voir ce que ça donne. Nous créons le spectacle au Québec.» Et advienne que pourra. «Un jour, en spectacle, je me suis aperçu que je savais faire une fin de chanson qui va chercher les applaus [les applaudissements]. Et quand j'ai compris ça, j'ai eu peur de moi. Je me suis dit: plus jamais ça. Plus jamais la préméditation.»

C'est l'attitude Daran depuis le début. Une intention vraie, un désir qui part d'en dedans. Et parfois, une réponse spontanée au désir d'autrui. Ainsi est-ce le comédien Kad Merad lui-même en personne — consacré mégavedette depuis Bienvenue chez les Ch'tis — qui lui a proposé d'écrire chansons et musique pour son premier film en tant que réalisateur, un Monsieur papa dont la sortie est prévue en juin 2011. «C'est incroyable, hein? Un cadeau de la vie. II m'a imposé. Les producteurs avaient peur, mais il est tout-puissant. Il connaît la musique, il a commencé dans une radio rock à Paris, il joue de la batterie. Il m'a permis de travailler en amont, il voulait tourner avec de la musique, ç'a été passionnant.»

Pour le film, Daran a surtout travaillé dans un studio de New York, le Magic Shop, lieu foulé par Coldplay et autres Rolling Stones. «Une expérience formidable.» À une heure et 22 minutes de Montréal, en vol direct, lui dis-je. Il sourit. «La porte à côté de chez moi.»

http://m.ledevoir.com/culture/musique/309892/24e-coup-de-coeur-francophone-daran-ne-repartira-plus






Entrevue avec Daran
J’aime les filles

«J’aime les filles un peu revenues des pirouettes usagées et de la comédie sentimentale des galipettes», dit Daran. Ça tombe bien, nous aussi

Claude André

Outre l’inédite et très accrocheuse pièce Les filles qui font la gueule évoquée plus haut, le très sympathique Daran est de retour chez nous ces jours ci pour nous présenter son dernier disque Couvert de poussière.

Un album de reprises ré-enregistrées afin d’accompagner la publication d’une… bédé qu’il interprétera sur scène avec sa seule guitare dans le cadre de l’événement Coups de Cœur francophone accompagné du bédéiste en question qui, évidemment, dessinera.

Rewind : Un beau jour, le bédéiste Michel Alzéal se pointe dans les bureaux de la compagnie de disques de Daran avec des planches afin d’obtenir l’autorisation d’aller les présenter au prestigieux festival de bédé d’Angoulême. C’est qu’en plus de porter le titre d’une pièce de Daran, Couvert de poussière, toutes les répliques sont tirées de chansons des six albums de l’ancien leader des Chaises ! Pas un mot de cette œuvre ne provient pas d’une chanson.

Coup de bol, ça a cliqué entre les deux et ils ont décidé de présenter un premier spectacle au Festival d’Avignon où Daran avait été réquisitionné pour chauffer les amateurs de théâtre.

Heureux du résultat, ils remettront ça à de façon encore plus orchestrée à Montréal avec quelques points de repères où les deux devraient faire la jonction entre le dessin et la miouse.

Re-coup de bol pour le bédéiste et son initiative et par extension pour nous, Daran, qui était réfractaire au concept de compil, a décidé de mitonner un album pour marquer le coup : « J’ai essayé de faire un mélange entre les plus connues, celles que je préfère et qu’il y en ait de tous les albums.»

Et est-ce que c’est vrai qu’il aime les filles qui font la gueule ?

«Ça pourrait se résumer à : j’aime les filles qui ont une gueule, qui dégagent quelque chose quoi. Pas le modèle retapé Carla Bruni qui souri tout le temps. En fait, je pensais : le contre-pied de la dinde. Une chanson anti dinde.»

 Des noms… Carla Bruni en est une ?

«Je ne nomme pas de noms parce que personne pense être une dinde... mais Carla Bruni est loin d’être dinde», raconte-t-il en se contredisant à peine au sujet de cette pièce au sujet «léger mais pas léger».

Un peu à la manière de son attachante personnalité quoi. Pas un hasard s’il deviendra bientôt Québécois…

http://chezclaudeandre.blogspot.fr/2010/10/entrevue-avec-daran.html





DARAN

http://info-culture.biz/2012/02/29/lancement-de-lalbum-daran-lhomme-dont-les-bras-sont-des-branches/

Hier soir, le mardi 28 février avait lieu le lancement du 7e album studio de Daran au théâtre Petit Champlain. Daran, ce français qui a charmé les québécois était visiblement heureux d’être à Québec pour le lancement de son nouvel album à la petite salle intimiste du Théâtre Petit Champlain et son plaisir était partagé par tous ces admirateurs. Et oui, c’est le même gars du groupe Daran et les chaises, mais cette fois-ci sans les chaises.

Pourquoi ce titre?

J’ai rarement vu un titre aussi long et aussi imaginatif pour un album. « L’homme dont les bras sont des branches » en référence à une fable écologique, mais on peut y donner les interprétations que l’on veut.  D’ailleurs, vous savez que c’est son fils qui a dessiné la magnifique pochette de l’album. Il vous racontera les détails de tout ça dans son prochain spectacle.

Jean-Jacques Daran, chanteur et compositeur demeure maintenant à Montréal depuis 2010 et nous sommes bien contents de son choix de vie, car nous allons pouvoir profiter davantage de sa présence.

Ce nouveau CD est à son image, la musique et la créativité est pleinement assumée. Il en a fait du chemin depuis son premier album en 1992. Celui-ci est son premier album produit avec l’appui de musiciens d’ici: André Papanicolaou  à la guitare (Vincent Vallières) Guillaume Chartrain à la basse (Damien Robitaille, Mara Tremblay) et Marc Chartrain  à la batterie. (Pascale Picard) C’est aussi la première fois qu’il assume le rôle de producteur pour son album.   C’était un réel bonheur de voir et d’entendre ces quatre grands gars ensemble nous jouer quelques pièces du nouvel album  La guitare, la basse, et la batterie s’en donnait à cœur joie.

Ce soir, Daran a interprété pour nous cinq très belles pièces : « Il y a un animal, La machine, Sur les quais, Merci qui » On a eu droit aux remerciements bien sentis de Daran envers ses musiciens, le distributeur select et tous les autres.

Deux choix s’offre à vous concernant l’opus. Vous pouvez vous procurer l’album en version digipack, comportant onze nouveaux titres ou en édition « deluxe ». Cette version, sous la forme d’un livre incluant le disque, sera disponible entre autres sur le site Daran.ca. L’ouvrage en question présente 72 pages de photographies prises en tournée, en studio et lors de son déménagement au Québec, accompagnées d’entrevues avec des artistes chers à Daran, tels Moran, Yann Perreau et Eric Goulet.

Son lancement est une réussite et Daran ne cesse de nous surprendre et de nous séduire. Voici quelques spectacles affichés sur son site, mais je vous invite à consulter le lien régulièrement parce qu’il va y avoir d’autres ajouts.

 


24/10/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres