Alain YVER

Alain YVER

DEMAGO

DEMAGO




Site officiel :
 //demago-music.fr‘>//demago-music.fr
fr.myspace.com/demago


ENTREVUE
//www.dailymotion.com/video/x7pa09_interview-de-demago-par-confidentie_music#.UQK3XOgsnPA

//www.youtube.com/verify_age?next_url=http%3A//www.youtube.com/watch%3Fv%3DRWQR9MxZ9jk

//www.youtube.com/watch?v=fauUprN7JFE

//www.zikphil.fr/revisitezvosclassiques

PREMIER CLIP
//www.loreilleenfeu.fr/archive/2008/07/08/encore-des-gens-nus-mais-a-paris-ce-coup-ci-avec-le-groupe-d.html

//www.thefrenchtouch.org/tft/objet.php?objet=2290






Démago
Biographie > démagos ? pas tant que ça...

Démago est un groupe parisien formé en 2002 et composé de quatre musiciens. Lauréat du Défi Jeunes 2003 et récompensé par le Paris Jeunes Talent 2003.
Maün (chant, guitare), Bleach (guitare, piano), Hacen (ex-bassiste de Mano Solo arrivé aprés Gare de l'Est) et Franck (batterie) signent chez Wagram et enregistrent Hôpital en 2007, la sortie de l'album est repoussée de quelques semaines et bénéficie du petit buzz grâce au clip de "Repsirez" censuré par MySpace, le 13 mai 2008, Démago est donc attendu.
Anne 
Mars 2005 
mis à jour Avril 2008
Démago / Chronique LP > Hôpital
 Il y a 3 ans, les plus attentifs avaient découverts Demago avec Gare de l'Est, aujourd'hui, Demago passe à Hôpital et à la vitesse supérieure, ce premier album très abouti devrait pouvoir bénéficier du buzz et de la qualité des compositions. On retrouve d'ailleurs les quatre plus intéressantes de l'EP ("Mes mains", "Des fantasmes", "Le mégalo", "Hey doc !") dans des versions encore plus accrocheuses et c'est à la valeur sûre "Des fantasmes" que revient le droit de donner le ton et le rythme : les mots et les riffs s'entrechoquent, les mélodies venimeuses portées par la voix de Maün font mouche, c'est bien simple, Demago redonne du sens à l'expression "rock français". Les thèmes puisés dans le quotidien (à l'instar de Mickey 3D) sont traités avec la causticité d'un Philippe Prohom, et si certains textes sont simples et directs ("Le mégalo", "100.000 mots", le seul qui soit en partie en anglais) et attaquent certains sujets sans détour ("Porn"), d'autres sont nettement plus travaillés et sans perdre de leur intérêt mélodique apporte une vraie réflexion, c'est le cas par exemple du très bien écrit "Hôpital" dont voici un extrait : Y a un putain d'état de terreur / Qui vous prend aux tripes, des cris à l'intérieur / De la froideur clinique, des élites narcissiques / Qui la tiennent, leur victoire, / Et qui seront dans l'Histoire / Tous ces équarrisseurs, qui ont le sens du bétail / Qui ont droit aux honneurs, / Se voient remettre des médailles.. Démago nous touche aussi quand il se fait plus grave souvent avec l'aide de délicates notes de piano ("L'oeil", "Joe") ou d'orgue ("100.000 mots"), des touches qui donnent de l'ampleur au spectre sonore qui s'élargit également grâce à quelques samples (des bruitages comme sur "Hey doc") et des boucles électro qui font tourner "Porn" à l'industriel. Demago
Hôpital est une réussite de bout en bout et il n'est pas évident de choisir un meilleur single que "Respirez", ce titre mixant assez bien toutes les qualités de Demago : guitares et rythmes vont de l'avant et bien que sombre le texte contient une bonne dose d'ironie et donne le sourire à celui qui reprend en choeur Respirez ! Respirez !.
Si tu t'es laissé embarquer par "Respirez", continue la route vers Hôpital, désormais c'est sur scène que j'attends Demago et ce, non sans une certaine impatience...
Oli 
Mai 2008
Démago / Chronique EP > Gare de l'Est
 Démago c'est d'abord une voix, celle de Maun. Elle est de ce genre de voix qui ne laisse pas indifférent et peuvent laisser passer facilement des messages en accrochant l'oreille. Et justement, les textes sont au rendez-vous. Enragée ("Mes mains"), déséspérée ("Des fantasmes"), ou encore ironique ("Le mégalo"), l'écriture se révèle habile et bien ancrée dans la musique. 
Les jeux de guitares sont efficaces, la basse nous porte et le clavier renforce la personnalité d'un ensemble cohérent. Pas de révolution donc mais un rock français qui fait son petit bout de chemin même s'il puise quelques recettes qui ont déja fait leurs preuves ailleurs... 
Petit bémol : certains passages sont à la limite de passer la barrière de la varièt, comme "Alors viens" qui tombe un peu trop dans le mielleux et le sentimentalisme. Reste à confirmer et garder le meilleur pour la sortie de l'album...

//www.w-fenec.org/rock/demago.html







Biographie

Demago nait d'une rencontre entre Bleach (Guitare) et Maun (Guitare / Chant) en Novembre 1996 sur les bancs de la fac. Fort de leurs influences autant littéraires (Camus, Zola, Nietzsche) que musicales (Suprême NTM, Bérurier Noir, le blues et les musiques indiennes et afro-américaines) ce n'est qu'en 2002 que l'alchimie opère et le duo écrit ses premiers textes et compose ses premiers morceaux. En 2003 à la suite de plusieurs récompenses, Demago entre en studio puis ébauche les premières compositions d'un futur album qui s'appellera Hôpital, titre de l'album qui s'impose à Maun parce qu'il y a urgence, parce qu'on vit dans un monde qui balafre.
Après une signature chez Wagram, le groupe réalise les onze titres d'Hôpital avec le bassiste Hacen Djeghbal (Mano Solo) sous la direction de Patrice Courtois (Passi, Aaron) révélant un Rock sombre, critique de la société moderne, empruntant à différents styles tels que le Reggae ou le Slam.
Celui-ci sort en 2008, puis Demago prend la route pour défendre son disque à travers différents festivals locaux.







Demago

Biographie
DEMAGO ? Décalé. Différent.
Signé chez Wagram, le groupe réalise en août 2007 les 11 plages de l’album HOPITAL avec le bassiste Hacen Djeghbal (Mano Solo) et Patrice Courtois (Passi, AaRON), révélant un rock sombre et écorché, dont le large spectre musical met en avant la voix grave et sensuelle de Manu. Les riffs acérés des guitares de Bleach viennent transcender une écriture ciselée, aiguisée et sans concession.
Tout au long de l’album HOPITAL, la dissection est violente, lucide, souvent bouleversante. Mais DEMAGO a l’intelligence de ne pas s’apitoyer pour autant. Le groupe utilise la dérision, l’humour ou l’ironie pour chanter sérieusement sans se prendre au sérieux (…)
DEMAGO utilise le verbe comme autant de percussions. Leur partition, servie par une interprétation hypersensible, confère au groupe une place à part sur la scène musicale, où les textes chantés, criés, chuchotés, scandent la rencontre charnelle entre le rock et la poésie.
DEMAGO ? Décalé, différent. Assurément…

  //www.sophiane.net/Artistes/demago/








Demago – Hôpital
par Loïc

Premier album du groupe Demago, Hôpital unit des mélodies soignées à des textes percutants. À coup sûr une des révélations rock de l’année.
 Hôpital oscille entre trois thèmes : l’amour, la société et la folie. Bien évidemment les frontières ne sont pas tracées et ces sujets aiment à se mêler les uns aux autres au sein des onze morceaux qui composent ce premier opus.
Avant même d’ouvrir le boîtier le ton est donné par la pochette de l’album sur laquelle on peut voir un homme, que l’on imaginera aisément cadre supérieur, dont la bouche est masquée par un grand bandeau rouge sur lequel est inscrit : DEMAGO.
Comment définir au mieux un tel album ? C’est bien la question que je me suis posé à maintes reprises. Après une trentaine d’écoutes je n’ai toujours pas de réponse. Ce que l’on peut dire en revanche c’est que pour un premier album Demago a placé la barre assez haut. Les textes sont travaillés et ça se sent. Le mot juste, les rimes qui viennent s’entrechoquer à nos oreilles, rien n’est laissé au hasard.
Et le message dans tout ça ?
« Je dirai non parce qu’il est hors de question que quiconque me prive de mon droit le plus strict à dire merde ».
Demago est un groupe qui aimerait se rebeller contre la société mais qui parvient globalement à éviter la niaiserie et la naïveté accompagnant généralement ce genre de message. Plutôt que de nous inciter bêtement à « tout envoyer en l’air », Demago préfère nous renvoyer à notre propre reflet dans le miroir, à notre place dans la société. De sa voix si particulière, Maun nous raconte comment la folie a envahi le monde grâce à un amour toujours plus fort de l’argent et à l’abandon d’idéaux aujourd’hui tombés dans l’oubli. Nous nous retrouvons face à une description de notre monde que l’on ne peut nier : le besoin de médicaments pour tenir ( Hey Doc ), le délaissement par les chefs d’entreprise des valeurs qu’ils prônaient hier en brandissant Le Capital ( Le Mégalo ) et même le rabaissement de la femme dans le porno actuel ( Porn ).
Cet album n’est pas qu’un album rock parmi tant d’autres, c’est avant tout une critique féroce de la société, une incompréhension exprimée face à la montée en puissance du fanatisme capitaliste. Evidemment la question qui semble inévitable pour un groupe portant un tel nom est de savoir s’il a su éviter de tomber dans la démagogie. À vrai dire pas totalement. Pas totalement mais pourtant on ne saurait le lui reprocher, tant c’est anecdotique. Et face à des perles comme Joe, supplication lancée à un ami imaginaire depuis une chambre d’internement, ou encore Forme Humaine, bouteille à la mer jetée du haut de notre impuissance à apaiser la douleur de la femme qu’on aime, on oublie vite ces petits défauts.
L’album finit en apothéose, en un hurlement de rage de plus de cinq minutes lancé à la face du monde. Avec Hôpital, Demago se taille une place de choix dans le milieu du rock français. À mi-chemin entre le rock et la chanson française, le groupe semble avoir trouvé le juste milieu entre des mélodies soignées et des textes qui font mouche. Pourvu que ça dure.
Morceaux favoris : Joe, Forme Humaine, Hey Doc, Hôpital .















[News]
Demago donne enfin des nouvelles


Demago. Un nom atypique pour un groupe atypique. Salué par la critique avec son premier album "Hôpital" sorti en 2008, Demago donne enfin de ses nouvelles.

Nous en parlions en janvier dernier : cela fait des mois que nous scrutons l'actualité de Demago à l'affut d'une info, même minime. Et Demago est enfin sorti de son silence. Début 2011, le groupe annonçait sur son Myspace que le second album était en route. Et depuis, plus rien. On pensait à une sortie en 2012, il n'en sera rien. Pourtant, les choses ont bougé. Et sérieusement.
A contrario de Myspace, c'est sur l'incontournable Facebook que Demago a précisé plusieurs points : tout d'abord, "le second album est très avancé, mais pas totalement achevé (pas loin)". Demago a travaillé durant plus de deux ans et demi pour assurer la succession de l'excellent "Hôpital" et en dit même un peu plus : ce second opus sera composé de 12 titres, et ce n'est pas tout. La rupture majeure viendra dans le chant puisqu'il sera intégralement en anglais.
Enfin, pour terminer, Demago précise que "la veine de cet album sera différente d'Hôpital mais complètement fidèle à l'état d'esprit qui nous a toujours habité". En tout cas, on ne demande qu'à voir.
La sortie est prévue pour 2013.





Demago sort de sa tanière, nouvel album pour 2012

Pratiquement 2 ans que nous étions sans nouvelle de Demago. Et à notre plus grand bonheur, il y a du nouveau !
Rappelez-vous, c'était dès les premiers pas du Musicodrome, en 2008. A l'époque, on vous avez fait découvrir Demago, nouveau groupe rock français, amené par la voix chaude Maun accompagné de musiciens de renommée tels que Hacen Djeghbal (ancien bassiste de Mano Solo) ainsi que Karim Madjoub. Leur premier album, "Hôpital", est sorti le 13 mai 2008 et a surtout été un gros carton. Simple, noir et efficace. Les ingrédients du succès étaient réunis.
Salué par la critique, le groupe n'a pas pourtant pas surfé sur cette vague positive. Beaucoup de premières parties (de Debout Sur Le Zinc notamment), une percée sur le tas... puis plus rien. 

Quatre ans après "Hôpital" et les deux dernières années passées sous silence, on commençait à se demander si, comme l'avait dit le groupe, le tant attendu second album allait sortir un jour. Et pour tous les amateurs de Demago, on peut clamer haut et fort : oui ! 

Groupe assez discret, il a été très difficile de se procurer des informations. Les seules sont celles ajoutées sur leur myspace : "le 2e album est très avancé, on rentre bientôt en pré-production" datées du 20 novembre dernier. On peut imaginer qu'ils sont actuellement en studio, et qu'une sortie est envisageable sous peu. Au printemps ou à l'automne ? La valse des paris peut commencer !

Pour patienter calmement, écoutons l'excellent "Mes Mains" pour se rappeler le bon vieux temps... Si vous êtes passés à côté de Demago, allez jeter un coup d'oeil à sa catégorie présente sur Le Musicodrome, vous avez raté quelque chose. 

//www.lemusicodrome.com/archives/2012/01/25/23334256.html







L'Orchestre Philharmonique de Radio France et Démago
Publié le 13/04/2009
Culturebox

La rencontre improbable de la musique classique et du rock, le temps d'un concert le 4 avril 2009 , Salle Pleyel à Paris. L'Orchestre Philharmonique de Radio France, le groupe de rock Demago, et le pianiste Roger Muraro ont uni leurs talents. Ils jouent, sous la direction du chef d'orchestre coréen Myung-Whun Chung, les "Tableaux d'une exposition" de Modeste Moussorgski.

Le pari est ambitieux. Insensé diraient même certains. La rencontre de deux mondes diamétralement opposés, rock et classique, autour d’une même oeuvre, "Tableaux d'une exposition", composée par Moussorgski pour piano seul en 1874. 
C'est pourquoi, en garant de la partition originale, Roger Muraro jouera certains tableaux pour piano seul. L’Orchestre Philharmonique empruntera, lui, l’orchestration de Maurice Ravel.Quant aux musiciens de Demago, ils créeront leurs propres tableaux, interprétés seul, ou avec le pianiste, les cuivres de l’orchestre, voire l’orchestre tout entier.
Un concert ouvert au public mais déjà complet. Il sera néanmoins retransmis sur France Musique le 15 avril à 14h30. A noter un documentaire de l'événement, agrémenté de bonus en préparation pour France 2. Il sera diffusé à l'automne 2009.

//www.francetv.fr/culturebox/lorchestre-philharmonique-de-radio-france-et-demago-5473







Démago, entre rock et poésie.
Mercredi 14 mai 2008

Nouveau venu dans le paysage rock français après 10 ans de carrière en autoprod, voici Démago. Un nom cinglant pour un groupe qui l’est tout autant. Crée par Maün (chanteur/auteur) et Bleach (guitariste/compositeur), aidés dans l’opération par Djeghbal (bassiste de Mano Solo) et Patrice Courtois (ingénieur du son de AaRON), Démago nous livrent leur premier album signé chez Wagram : Hôpital.
A la lecture du titre et du visuel accompagnant l’album on n’est pas rassuré. Cet hôpital n’a pas l’air d’être fait pour les enfants ni à soigner. L’impression se confirme dès les premiers titres de l’album. On a à faire à un rock sombre et écorché.Outre les riffs acérés, les guitares saturées et la ligne de basse massive, ce qui prend c’est l’écriture ciselée et aiguisée.
Les textes de Maün sont là pour nous rappeler et nous décrire toutes les affres d’une société malade, la névrose, le besoin de domination de l’homme sur la femme (sur l’électronique et le nerveux Porn), le monde impitoyable du travail (sur le tubesque Respirez ou Le Mégalo), parfois avec humour, cynisme et ironie.Pour faire passer son message, Maün use du chant, des cris, du rap voire du slam avec toujours une sensibilité et une émotion remarquable soulignées par une musique et des arrangements au service du sens.
Démago est un groupe décalé et différent, qui n’a pas peur de mélanger les styles ni de faire du “rentre-dedans” quitte à jouer sur la provocation.Le rock français a sans doute trouvé un nouveau souffle avec le 1er album d’un groupe qui s’annonce prometteur. Coup de fil à Maün, le chanteur du groupe :
Comment pourrais tu définir Hôpital ?
 Et bien hôpital c’est 10 ans de travail et une synthèse d’un homme de 30 ans au niveau des textes, parceque bien évidemment il y a un travail qui à été fait en complicité avec bleach, musicalement parlant. Un album en réaction avec ma psyché, c’est un album qui est représentatif a la fois d’une intériorité et d’une extériorité… une intériorité qui est ma boite crânienne et une extériorité qui est la société dans laquelle j’évolue. Apres il y a une espèce d’introjection de ma part entre la société et ce qui s’y passe et après je dirais que je régurgite et j’écrit.
Cette album est il une nouvelle preuve que le rock et la chanson française peuvent co-exister ?

Oui je n’ai jamais eu aucun doute, je pense que malgré tout on à quand même eu pas mal d’exemple dont noir désir, un groupe dont moi je ne suis pas fan mais fan de l’écriture en tout les cas, de Cantat évidemment, mais Bashung l’avait fait avant et je pense aussi à Guinsbourg. Je pense qu’il y a beaucoup de place malgré tout pour…je ne parlerais pas de réconciliation mais de continuation de chose qui peuvent cohabiter avec beaucoup de bon goût. Maintenant c’est sure il y a toujours le problème de l’écriture du Français mais plus c’est travaillé, plus c’est léché, plus on trouve des portes de sortis pour favoriser le sens plutôt que le swing et à l’arriver je pense là par contre on peut réconcilier le sens et le swing qu’en travaillant la langue.
Ca ce ressent en effet beaucoup a l’écoute de l’album également avec ce mélange d’influences passant du rock au rap…
Oui pour nous c’est important que ça swing! On a vraiment essayait de réunir sur cet album autant le rock que le hip hop ou la chanson française, c’est à dire mélanger Piaf et Joey Star entre guillemets. On a essayer de s’amuser à chaque fois switcher entre toutes ces influences mais toujours au service du rythme et du sens. C’est vraiment un truc auquel je veille.
L’album est en général très sombre, pourquoi avoir inclus un titre comme “100 000 mots”? Qui en plus est écrit majoritairement en anglais, pourquoi ce choix ?
La mélodie de 100 000 mots en français, essayez c’est inchantable… Oui c’est une chansons qui dénote mais c’est une chanson que j’aime beaucoup moi aussi et qui est dans la mouvance de dire que oui quand on a plus rien il nous reste que l’amour, c’est très bateau mais c’est extrêmement important pour moi de le souligner. C’est une chanson que je revendique, il n’y a pas 100 000 mots pour dire je t’aime, il n’y en a que 2 et ces 2 la il sont important parce que c’est ce qui nous permet de nous maintenir en vie dans ce monde qui n’est pas très simple ni très jolie jolie.
L’album de Démago est sorti cette semaine et pour terminer je ne saurais trop vous conseiller de découvrir ce groupe également sur scène où ils prennent une nouvelle ampleur grâce au soin apporter au réarrangement des titres adapter pour le live.

//zik4zik.generationmp3.com/2008/05/14/demago-entre-rock-et-poesie/






Demago
  "Hôpital"


1- Des fantasmes / 2- L’œil / 3- Hey Doc / 4- Respirez / 5- Porn / 6- Forme humaine / 7- 100.000 mots / 8- Le mégalo / 9- Mes mains / 10- Joe / 11- Hôpital

Hôpital nait enfin de l’esprit de Demago. Ce groupe parisien qui, après une dizaine d’années de gestation, nous pourvoit enfin de ce premier LP. Ça a été long, et on a faillit attendre, mais ça valait le coût.

Dès le premier coup d’œil, avec un artwork comme nous le propose ce disque, Demago nous fait deux promesses : la première vient du graphisme de la pochette, noire, comme l’est l’ambiance générale de la musique. Des riffs acérés au scalpel s’electrochoquent avec la batterie puissante et efficace. Une musique faite malgré tout de mélodies très accessibles, souvent tristes, tendant vers la pop, qui vient souligner de la manière la plus efficace la deuxième promesse venant du nom même du groupe : Demago, vous l’aurez compris, pour "démagogie", ou l’art de dire au peuple ce qu’il veut entendre. Mais dès les premiers textes on prend conscience que ce n’est pas forcément ce que le peuple "veut" entendre, mais plutôt ce qu’il "doit" entendre. 

Nous voilà donc avec entre les mains l’ensemble des ingrédients pour nous concocter un très bon album de rock français, se cherchant entre du néo-métal à la Linkin Park (très flagrant sur "Porn"), et du slam façon Grand Corps Malade. Car le phrasé est un argument essentiel de ce disque : Maun impose sa voix grave et claire pour servir au mieux les paroles. Ainsi, les textes sont souvent engagés, voir accusateurs, parfois cyniques. Des messages souvent sérieux, aussi variés qu’originaux, dans cet Hôpital plus psychiatrique qu’autre chose, où déambulent bon nombre d’écorchés de la vie. Demago croise ainsi le chemin en descente d’un businessman en détresse dans "Le Mégalo", de pornstars dans "Porn" révoquant avec violence la condition féminine dans ce milieu, de capitalistes chevronnés dans le single "Respirez", pour glisser doucement dans la folie de "Joe", et finir par "Hôpital" ayant donné son nom à l’album. 

On le comprendra en écoutant l’album, mais l’écriture cohérente, exploitant souvent le même thème de la déchéance de notre société sous des points de vue différents, est à souligner. Et c’est assez agréable de pouvoir écouter un disque comme un tout, à la manière d’un opéra rock, sans tomber dans la redite, ce qui est assez rare pour être apprécié.
Une manière maîtrisée pour Demago de guérir les maux par les mots.
Auteur : Geoffrey

//www.albumrock.net/critiquesalbums/demago-hopital-3476.html







[Nouveau Groupe]
 Demago, second souffle du rock français


Arrivée d'un nouvel arrivant sur Le Musicodrome, il s'agit (pour notre part) d'une des révélations rock de l'année 2009... Demago a généralement fait les premières parties de beaucoup de concerts cette année, faute de pouvoir tenir le temps d'une tête d'affiche. Avec un seul album à son actif (Hôpital), c'est en tout cas un début sacremment prometteur. Nous verrons dans le détail durant les prochains jours...
//www.lemusicodrome.com/archives/2009/06/02/13926429.html






Jeammarcmorandini

nous avait parlé l’année dernière, d’un groupe de rock français qui avait créé la polémique avec sa chanson « Respirez » dont le thème était la crise financière. Dans leur clip, ils se baladaient nus dans les rues de Paris, en toute illégalité.
 
France 2 tourne en ce moment un documentaire sur l’actualité du groupe.
 
Le 4 avril prochain, les rockeurs s’associeront le temps d’une soirée avec l’orchestre Philharmonique de Radio France, l’un des plus prestigieux au monde. L’événement qui aura lieu à la salle Pleyel, sera dirigé par un chef d’orchestre reconnu de tous, M.Chung.
 
Deux styles bien différents se rejoignent le temps d’une soirée pour un concert ouvert au public mais déjà complet.

Le documentaire, réalisé par Andy Sommer, sera diffusé à l’automne prochain sur France 2.
//www.jeanmarcmorandini.com/article-24760-france2documentaire-gros-plan-sur-le-groupe-demago.html






Bonjour,


Bon ben voila, c'est la première fois que je tente de lancer un sujet, ça fait longtemps que ce sujet me fait cogiter et qu'il me tient beaucoup à cœur.
Un groupe très peu connu que j'ai appris à découvrir peu à peu, mais qui mérite amplement le succès, notamment par des paroles cinglantes et une voix écorchée.
Ils n'ont sortis qu'un album à ce jour, un "nouvel album" est attendu depuis deux ans.

Pour la biographie :

DEMAGO ? Décalé. Différent.
DEMAGO, c’est l’enfant illégitime du rock et de la chanson française. « C’est un nom oppressif », reconnaissent Maun et Bleach, le duo fondateur du groupe, « Ca ne laisse pas le droit à l’erreur : avec un nom comme celui-là, ce que tu dis doit être cinglant. On s’attend à quelque chose et tu donnes le contraire. Cela nous permet de jouer avec la subversion et le trouble que ce terme provoque. »

Signé chez Wagram Label, le groupe réalise en août 2007 les 11 plages de l’album HOPITAL avec
le bassiste Hacen Djeghbal (Mano Solo) et l’ingénieur du son Patrice Courtois (Passi, AaRON), révélant un rock sombre et écorché, dont le large spectre musical met en avant la voix grave et sensuelle de Maun. Les riffs acérés des guitares de Bleach viennent transcender une écriture ciselée, aiguisée et sans concession. Les thèmes évoqués dans cet album sont saignants, réalistes, iconoclastes et poignants. De la claustration à la névrose, d’une finance anthropophage à un monde du travail impitoyable, Maun, également auteur, revisite toutes les affres d’une société malade, où le poids de l’être croule sous le néant d’un quotidien inique et suffocant.

« Des corps décortiqués, des cortex sans liaison
Des membranes irradiées par toutes les émissions
De la bile cathodique qu’il faut régurgiter
Un spectacle sadique met en scène la pitié » (Hôpital).

Tout au long de l’album HOPITAL, la dissection est violente, lucide, souvent bouleversante.
Mais DEMAGO a l’intelligence de ne pas s’apitoyer pour autant. Le groupe utilise la dérision, l’humour ou l’ironie pour chanter sérieusement sans se prendre au sérieux, comme dans « Le Mégalo » ou l’histoire d’un soixante-huitard opportuniste qui « veut le meilleur pour ses gosses, les scolarise dans le privé, croit en la République mais faut pas déconner ! »

Flash-back.
DEMAGO, ou comment deux trajectoires singulières tracent un horizon commun pour accoucher d’une fusion improbable… Celle de Maun et de Bleach, deux fumistes avachis sur les bancs austères d’un amphi de la Fac de Villetaneuse, un triste après-midi de novembre 1996, où l’un et l’autre tuent l’ennui en écoutant un prof pérorer avec passion sur le « Paradise Lost » de Milton. Remember…

Ado, Maun découvre le goût des mots grâce à Steinbeck via Des souris et des hommes. Zola, Camus, John Fante et d’autres voisinaient dans une chambre où les scansions des premiers albums de NTM côtoyaient les derniers soubresauts des Béruriers Noirs. Au lycée, Maun plaque ses premiers accords, jette l’encre sur le papier écorné de son agenda vierge comme pour mieux autopsier l’indicible. Et déjà, « Ces couloirs de silence, ces voeux pieux d’abstinence, ces promis jurés contractés dans l’urgence… » (Des Fantasmes). Les premiers mots sont esquissés par la plume timide mais frondeuse d’un adolescent secoué par la vie, où la réalité accouche d’une souffrance sournoise. Maun se retrouve « aveuglé par [cette] bile qui écume [ses] rêves » (Mes Mains) et le manque cruel d’un complice se fait dès lors sentir pour compléter la partition musicale.

De son côté, Bleach, le « yang » de Maun, pressent qu’il sera musicien. Pour de vrai. Mais pas en soufflant dans une trompette comme en rêve papa, saxophoniste de jazz. Lui sera guitariste. Il découvre le blues et se berce de musiques indiennes et afro-américaines. Bleach pressent la singularité qui pourrait naître de la fusion de ces deux univers. En Maun, il perçoit sa « dark side ». Quand Maun souffre de sa vision du monde, Bleach s’en évade, explorant les vies parallèles et les mondes imaginaires des super-héros ou de la sciencefiction. Maun cherche à comprendre dans Nietzsche, Bleach se réfugie dans Ray Bradbury, Maun se trouve dans Henri Laborit quand Bleach se projette dans Yoshikawa Eiji et Asimov.

DEMAGO est en route.
En 2002, l’alchimie opère. Sur la musique : des mots… que l’on caresse comme on suture sans qu’aucune paix ne soit signée (L’oeil). Les textes, déjà, évoquent la solitude, l’impasse, une critique socio-politique aux contours libertaires. Le binôme mélange les styles dans un bouillonnement de trip-rock , de hip-rock, de slam-rock.

DEMAGO est né.
En 2003 tombent les premières récompenses. Les Défi Jeunes et Paris Jeunes Talents leur permettent de rentrer en studio pour ébaucher les premiers titres d’un album qui s’intitule déjà HOPITAL. Maun y révèle une sensibilité qui le place dans cette famille définie par Antonin Artaud, celle des poètes « de la faim, ceux des malades, des parias, des empoisonnés, des suppliciés du langage qui sont en perte dans leurs écrits. »

DEMAGO grandit.
Le titre de l’albums’impose à Maun « parce qu'il y a urgence, parce qu'on vit dans un monde qui balafre, qui strangule et dont [il] garde encore les traces autour du cou ». Rien n’est gratuit dans son écriture. Sa plume acérée pointe tout autant l’insatiable besoin de domination masculine qui transforme la femme en objet dans la pornographie (Porn), que le cynisme d’un monde financier où l’esprit de compétition fait rage (Le Mégalo, Respirez). Les arrangements subtils permettent aux guitares saturées des refrains d’augmenter le rythme cardiaque des morceaux, immédiatement soutenues par des lignes de basse massives et un violoncelle aérien. Le savant mélange d’électro, d’électrique et d’acoustique, les rythmiques et les cris, restent toujours au service du sens. DEMAGO utilise le verbe comme autant de percussions. Leur partition, servie par une interprétation hypersensible, confère au groupe une place à part sur la scène musicale, où les textes chantés, criés, chuchotés, scandent la rencontre charnelle entre le rock et la poésie.

DEMAGO ? Décalé, différent. Assurément.

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Demago - Interview

Il est un peu plus de 22 heures lorsque le Caveau du Bout du Monde ouvre ses portes pour accueillir le groupe parisien Demago emmené par Maun et Bleach. Le caveau est rapidement plongé dans l’ambiance proposée par le groupe. Les textes assez sombres, torturés et engagés de Maun captivent un public plus attentif que festif. L’écriture soignée du chanteur permet aux spectateurs de s’approprier l’univers proposé par le groupe. L’émotion est palpable par moment et Maun se livre complètement. Des titres comme “Hôpital”, “L’œil” ou “Joe” ne peuvent pas laisser le public indifférent qui a presque la gorge nouée sur le final de “Joe”. Une intensité incroyable, des musiciens qui vivent véritablement leur musique. Les onze titres de l’album HOPITAL sont passés en revue notamment les singles “Hey Doc” et “Respirez” que l’on entend sur les bonnes radios. Entre les titres, Maun ne lésine pas avec une certaine dose d’humour, un bon sens de la répartie et conseille même au public suisse de lire Gilles Deleuze. Que demander de plus ? Quelques heures avant de livrer cette superbe prestation scénique, Maun et Bleach nous ont accordé un moment pour répondre à nos questions.
Lords of Rock : Vous avez pas mal roulé votre bosse avant de sortir votre album HOPITAL, était-ce un choix délibéré ou avez-vous juste pris beaucoup de temps ?
Maun : Attends, là il y a deux questions. Sur le choix délibéré et sur le temps. Alors sur le choix délibéré la réponse est non. On aurait bien voulu le sortir avant pour bénéficier d’une structure professionnelle plus rapide. 
Bleach : On a pris notre temps, car on a cherché les partenaires adéquats pour faire cet album. Mais on a décidé de le faire il y a quelques années. Mais ça a pris beaucoup de temps car on est passé par une pré-prod. Ce n’est pas un album de jeunes de 20 ans, mais plutôt de trentenaires qui ont pris leur temps pour bien savoir ce qu’ils voulaient faire.
Lords : Comment est-ce que vous définiriez le style musical que vous faites ?
Maun : Du rock français, tout simplement.
Bleach : On chante en français, on fait du rock. Quand tu verras le live tout à l’heure, tu pourras voir qu’il y a différents tempos, différentes influences, mais on a envie de faire partie de cette grande famille du rock français.
Lords : Est-ce que l’on peut comparer votre titre “Le Mégalo” au titre “Les Bobos” de Renaud ? Est-ce qu’il y a des similitudes entre les personnages ?
Maun : Non, car ce n’est pas un bobo le personnage du mégalo. C’est un vrai bourge qui trahit son idéal pour se diriger vers le profit.
Lords : Pourtant la phrase « Cœur à gauche, portemonnaie à droite »…
Maun : Oui mais c’est un peu le seul truc qui sonne bobo et il y a une forme de déni. Il se croit encore de gauche alors qu’il a un comportement qui est complètement de droite. Ca ne peut pas être un bobo, car un bobo n’a pas de 4×4.
Bleach : Quoi que certains bobos commencent à avoir des 4×4 (rires). Mais le mégalo a perdu ses illusions, ses idéaux.
Lords : Et comment se porte cette grande famille du rock français ?
Bleach : Pas terrible… elle a du mal à tourner, elle a du mal à trouver sa place, il y a de moins en moins de salles pour nous accueillir. Et c’est vrai qu’on n’est pas très représentatif de la scène rock française, on a un parcours un peu différent. On n’est pas encore dans le réseau de toutes les salles « indé ». On est dans la même situation que des groupes genre Quidam ou The Elderberries qui ont du mal à jouer partout, parce qu’aujourd’hui on vend plus de disques et tout le monde à envie de faire du live. Donc pour moi la scène rock française ne va pas super bien et ça va en s’empirant.
Lords : Et Demago arrive-t-il aujourd’hui à vivre de sa musique ?
Maun : Demago rame à vivre de sa musique, mais survit. C’est vraiment de la survie sans déconner. C’est-à-dire qu’en France il y a un truc qui s’appelle les intermittences que l’on acquiert vie le nombre de cachets, en l’occurrence 43 cachets de 12 heures, donc c’est assez difficile, il faut se battre pour gagner 1000 Euros par mois.
Bleach : Et parfois pour un cachet il faut aller très loin, dormir sur place, c’est pas toujours simple. Donc on en vit, oui, on commence, mais c’est dur.
Lords : C’est la première fois que vous jouez en Suisse ?
Maun : Oui, c’est la première fois. On a joué avant hier à Genève, c’est nos premières dates en Suisse. On a été beaucoup soutenu par Couleur 3 et par la RSR. Ca fait vraiment plaisir.
Bleach : On a une certaine notoriété en Suisse, on a super bien été accueilli, c’était vraiment génial à Carouge, l’accueil suisse est mortel.
Lords : Quelles sont vos influences musicales ?
Bleach : Très variées.
Maun : Ouais très variées, très vastes, mais ça reste quand même du rock. Moi j’ai eu envie de faire de la musique en écoutant le 2ème album de Placebo WITHOUT YOU I’M NOTHING, je ne l’ai jamais dit en interview…
Bleach : C’est une exclusivité pour Lords of Rock !
Maun : Et sinon très branché post rock, genre Godspeed. J’écoute aussi beaucoup de musique du monde, beaucoup de techno, beaucoup de hip-hop. Ca passe de la musique iranienne à la techno, très éclectique.
Bleach : C’est pareil, j’écoute beaucoup de choses, je suis un enfant de la black musique, du funk et je me retrouve à jouer du rock aujourd’hui, parce que j’ai découvert ça il y a quelques années et j’ai voulu faire le pont entre les black musiques et le rock, j’ai découvert ce monde saturé, engagé… Je suis un enfant de James Brown, modestement (rires)… j’adore quand ça bastonne, je peux écouter du métal, de la soul, du trip-hop et du rock.
Lords : Quel est votre meilleur souvenir sur scène ?
Maun : heu…. le pire c’est facile, mais le meilleur…. Ha oui, je l’ai c’était à Marseille, un public très chaud, une vraie cohésion de groupe. On avait joué à Nantes la veille où ce n’était pas exceptionnel et ce soir là à Marseille le public chantait avec nous sur “Joe”, une vraie chorale. Il y avait du répondant, c’était comme une étincelle au contact du gaz, ça a pris tout de suite, dès la première note. Le public était très frustré car il nous avait attendu plus de 3 heures et demi, on jouait en tête d’affiche, on a commencé à jouer à minuit et demi, le public était pas content du tout et dès qu’on est monté sur scène, BOUM c’était parti.
Bleach : Pour moi c’était en décembre dernier à la Maroquinerie. C’est une date pour laquelle on s’est battu et au final c’était un super souvenir parce que les gens était super contents, le concert s’est bien passé et on a pris beaucoup de plaisir.
Lords : Comment avez-vous choisi votre nom Demago ?
Maun : Parce que ça nous faisait rire. Ca nous faisait rire d’être engagé politiquement et de désamorcer la bombe en s’appelant Demago. Dans ce monde, c’est clair, il y a une domination qui s’opère d’une certaine élite et qui protège ses intérêts avec beaucoup d’à-propos et il y a une posture qui consiste à dire que les choses ne sont pas si simples. Elles peuvent l’être, mais ce n’est généralement pas des solutions qu’elles acceptent puisque ça donnerait l’abolition de certains privilèges. Et il y a beaucoup de choses qui disparaitraient, notamment ce charmant pays (rires).
Bleach : Et puis c’est un nom qu’on retient, qui marque, qui interpelle parce qu’on dit « est-ce qu’ils sont démago ? » et pour nous ça évoque du second degré.
Maun : On fait de l’art, pas de la politique. Mais l’art ne nous donne rien d’autre qu’une parole et qu’une faculté de poser des questions. Donc nous on interpelle, en posant nos questions. Et ça se retient Demago.
Lords : Est-ce que l’on peut espérer un album de Demago en 2009 ? Est-ce que vous allez enregistrer ?
Bleach : On est en train d’y réfléchir, mais l’album HOPITAL est encore en vie, il y a un 3ème single qui est en gestation, qui va bientôt sortir. Donc on espère que ça va marcher et que cet album va encore durer. Là on est encore sur la route, l’album est sorti en mai 2008 et les réactions sont bonnes, donc on continue à tourner avec cet album
Maun : Oui et si ça marche, on se dit qu’on pourra vraiment faire un 2ème album de variété. Non, j’déconne. On y réfléchit, mais pour nous la musique est comme un immense coffre à jouets où on y met plein de trucs. On a aussi des projets avec l’orchestre de Radio France pour début avril, on a un projet d’album en anglais, pas sous le nom de Demago, juste Maun et Bleach et il y a bien évidemment le prochain album de Demago qui est en gestation. Il est déjà sur les rails
Bleach : On a envie d’écrire pour les autres, il y a vraiment plein de projets en cours. Donc l’album peut-être fin 2009 ou début 2010.

Ecrit par Anthony Golay - Le 20 mar 2009

//www.lordsofrock.net/demago-bout-du-monde-interview/







"Respirez", le clip de Demago est en ligne


Demago est le groupe de Bleach et Maun. Un alliage entre rock énervé anti-système et chanson française touchante. Je les ai vus trois fois en concert, dont deux fois en formation acoustique (guitare sèche, guitare électrique et violoncelle) et une fois en quatuor électrifié (guitare sèche, guitare électrique, basse, batterie). Ils jouent d'ailleurs le 23 mai au Nouveau Casino, en formation quintet (les 5 musiciens, donc), ce qui est prometteur, car le violoncelle apporte une grande touche d'humanité à leur rock. Leurs prestations sont sur la corde, Maun étant visiblement toujours autant touché par ses paroles. Les larmes ne sont pas loin, les cris non plus (et la sueur coule à flot). A voir, en somme.
Leur album, "Hôpital", sort le 13 mai (chez Wagram). Il comporte onze titres, dont le tube en puissance "Hey doc", à l'entêtant refrain. A ma grande surprise, c'est "Respirez", un titre anti-système et qui ne plairait pas à Sarkozy (travailler plus ? Sûrement pas, semblent dire les Démago), qui a été choisi comme single. Ouï FM, le Mouv' et Neo ont déjà inclus ce premier extrait dans leurs playlists. Peut-être pour faire monter la sauce, avant la sortie de "Hey doc" en second single tueur. N'étant pas -encore ?- marketeur pour une maison de disque, ce type de choix m'échappe légèrement.
Bref, voici le clip de "Respirez". Notez que la nudité des musiciens, et des anonymes qui ont joué bénévolement dans le clip, est censée représenter la nudité de chacun face au système (ou quelque chose comme ça). Bon, pour le coup, la nudité, et les jolies fesses de Bleach, c'est un peu démago pour de vrai, non ? Ce qui n'enlève rien à la musique, soit dit en passant. Heureusement.
//ludovicbu.typepad.com/ludovicbu/2008/04/respirez-le-cli.html






DEMAGO
Le 17/12/2008 , par SFR Live Concerts

Aujourd'hui, on peut dire que Démago est un groupe de rock
Le poids des mots, le choc de la musique. Avec Hôpital le dernier album de Démago, le rock a trouvé son cheval de Troie pour mettre en musique un humour noir à fleur de peau, aussi dégagé qu’engagé. Rencontre avec Bleach et Maün alors que le groupe est en concert ce soir à Paris, à la Maroquinerie. Attention talent !


Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe, Démago ? C'est un terme plutôt péjoratif...
Bleach (guitariste, compositeur): On a pris ça au deuxième degré, exprès pour désamorcer les critiques. C'est un clin d'oeil, parce que nos chansons parlent de choses politiques, certains textes sont plutôt engagés...
Maün (chanteur, auteur): Moi, je ne dirais pas que nous sommes engagés. Notre but n'est pas de militer, mais de dire ce qu'on pense. Nous ne sommes pas politisés, affiliés à un parti...
B: En fait, nous sommes plutôt dégagés qu'engagés !
M: Je suis fils de soixante-huitard, j'ai appris à regarder le monde d'une certaine façon, j'ai grandi dans un mythe, un rêve qui a fini en peau de banane. Ce disque, c'est un peu le constat de tout ça, le bilan d'un type qui a trente-deux ans aujourd'hui, qui regarde le monde autour de lui et qui se dit que ce n'est pas très réjouissant...
SFR Music - Vous avez intitulé votre album "Hôpital", et des chansons comme "Hey doc" ou "Joe" évoquent une certaine forme de malaise, de névrose, de folie même...
M: C'est un disque noir, c'est vrai. On me dit parfois qu'il est désespéré, mais j'ai horreur de l'espoir ! L'espoir c'est passif. Espérer ça ne suffit pas, il faut agir !
B: C'est un disque noir, mais il y a de l'humour aussi. Une façon de dire des choses sérieuses sans se prendre trop au sérieux. Maün et moi avons des sensibilités différentes, lui assez sombre, moi plus solaire, et la réunion des deux nous permet des couleurs musicales contrastées, complémentaires. 
M: Je suis plutôt un clébard, lui c'est un chat !
Comment vous êtes vous rencontrés, quel était votre projet de départ ?
B: Moi, je suis fils de musicien, et c'était comme si je n'avais pas eu d'autre choix que de faire de la musique. Au départ c'est une démarche assez égoïste, tu joues dans ta chambre, juste pour te faire plaisir. Et puis après tu t'ouvres, tu as envie de partager ta musique...
M: Nous nous sommes connus à la fac d’anglais, il y a dix ans. Je cherchais un type capable de faire des solos de guitare... Une fois que j'ai écouté ses solos, je lui ai demandé de jouer plutôt des arpèges (rires)...
SFR Music - Vous écoutiez quel genre de musique à l'époque ?
M: Moi plutôt du punk, et lui du funk. Il a suffit de changer une lettre pour qu'on s'accorde...
B: La première fois qu'on a joué ensemble, c'était plutôt catastrophique. Il y en avait un qui avait envie de groover, et l'autre de pérorer...
M: Il nous a fallu deux bonnes années pour s'apprivoiser mutuellement. Puis nous avons commencé à mélanger pas mal de musiques, le hip hop, le rock, le funk. On a été influencés par des groupes comme Pink Floyd ou Radiohead. Les Bérurier Noirs aussi, qui, à mon avis, ont su admirablement transcrire les sentiments de l'adolescence. Et surtout Godspeed, ce groupe canadien capable de faire des morceaux de vingt minutes, sans se soucier des formats radiophoniques et commerciaux. Pour moi, c'est ça l'art : s'en foutre et y aller !
Et la chanson française ?
M: Jacques Brel, un peu. Ce n'est pas quelqu'un que j'écoute souvent, mais je trouve que quand il chante, ça vit, ça transpire. J'ai adoré Gainsbourg, période L'Homme à la tête de chou, c'était un véritable ovni. Et Bashung, Fantaisie Militaire et surtout L'imprudence, qui est pour moi le plus beau disque français jamais produit. Mais j'ai grandi avec Renaud, des chansons comme Hexagone ou Laisse béton. Même si je trouve qu'il a mal vieilli aujourd'hui, ses textes de l'époque, sortes d'instantanés de la société française, me semblent toujours d'actualité.
B: Pour nous c'est une référence, parce qu'il a réussi à dire des choses assez fortes sur la société et, en même temps, à faire des chansons populaires.
Le rap ?
B: J'ai été très impressionné par NTM, leur énergie, la puissance de leurs textes, la façon dont ils les scandent. Le rap français a su exprimer des choses fortes, qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, ce discours qui dit "voilà ce que je suis, dans le monde d'aujourd'hui qui ne va pas très bien".

Et vous, vous faites quoi, du rock, du rap, de la chanson ? 
M: Un peu tout ça à la fois, mais notre héritage vient surtout du rock. Dans les années soixante-dix, on disait qu'il y avait un avant et un après Led Zeppelin. En 2008, il y a un après Nirvana. Après la morosité musicale des années 80, ce groupe a réveillé les consciences rock ! Nous, ça nous a donné envie de refaire cette musique. Aujourd'hui, on peut dire que nous sommes un groupe de rock.

//www.live-concert.sfr.fr/actualites/demago-496927
















07/02/2013
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