Alain YVER

Alain YVER

DOMINIQUE DALCAN

DOMINIQUE DALCAN





http://www.dominiquedalcan.com/fr/

http://www.myspace.com/dalcandominique

http://www.facebook.com/pages/Dominique-Dalcan/96942894379

http://www.youtube.com/watch?v=K7_uRih2PS8

http://www.youtube.com/watch?v=x03F4nA5Vaw

http://www.greatsong.net/DOMINIQUE-DALCAN,1253.html




Ça faisait un moment que je me disais qu’il fallait que je consacre une note à Dominique Dalcan. Un peu un pionnier de la musique pop en France (avec Daho). L'occasion d'un nouveau Tout petit déjà. 

J’aimais beaucoup de ce qu’il faisait dans les années 90. Vraiment beaucoup. Dans les années 2000, sa période musique latine et sa période musique électronique (avec son groupe Snooze) m’ont laissé de marbre. Aujourd’hui Dominique Dalcan  travaille beaucoup (malgré un infarctus en 2006).

J’y reviens dans un instant.

Mais voici 4 clips représentatifs de sa période pop

http://www.mandor.fr/archive/2009/07/18/a56472a4ac7f87fd52660d3095e7f10e.html







Dominique Dalcan

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Dalcan

Dominique Dalcan est un auteur-compositeur-interprète français né à Beyrouth au Liban. Il est issu d'une famille d'image plutôt que de musique. Il passe son enfance et son adolescence à Noisy-le-grand, en banlieue parisienne. Dominique Dalcan ne reçoit aucune véritable éducation musicale. Il se met pourtant à composer en autodidacte des pièces au piano, puis travaille un temps avec le groupe rennais Complot Bronswick.

Œuvres

Il sort en 1992 son premier album "Entre l'étoile & le carré" chez Crammed Discs. Sa collaboration avec Marc Hollander, le fondateur de ce label belge, durera une décennie. Dalcan est considéré comme un précurseur de la nouvelle chanson pop made in France en mélangeant la musique électronique et acoustique.

En 1994, Dominique revient avec "Cannibale" dont sont extraits "Le danseur de Java" et "Brian". L'album est influencé par les orchestrations anglo-saxonnes. Il s'entoure de l'arrangeur David Whitaker et du musicien Bertrand Burgalat. À la sortie du disque, Dominique effectuera alors une grande tournée en France avec différentes formations pour terminer sur la grande scène du festival des francofolies de la Rochelle en 1995.

En 1996, Dalcan veut aller plus loin dans son expérimentation musicale et devient bicéphale. Il monte un projet musical parallèle: snooze. On ne parle pas encore de French touch mais Dominique est cité dans la presse anglaise en compagnie de Laurent Garnier, Air, Daft Punk ou Motorbass. Initialement instrumental, "The Man In The Shadow" sera son premier album sous le nom de "Snooze" et sera internationalement acclamé. Le son, tout en apnée, mélange le dub, le jazz, le hip hop et la drum&bass.

En 1997, il sort l'album Ostinato. Le son se veut beaucoup plus latin. Dominique enregistre d'ailleurs avec des musiciens brésiliens comme Vinicius Cantuaria, collaborateur d'Arto Lindsay et de Caetano Veloso, Paolo Braga et Cyro Baptista ainsi que le chef d'orchestre Clare Fischer, arrangeur entre autres de Prince et de João Gilberto. Les singles de l'album sont: "l'air de rien" un duo avec la chanteuse Nancy Danino (déjà présente sur "The Man In The Shadow" le premier album en 1996 de Snooze), "Individualistic" et le très bossa nova "Plus loin mais jusqu'où".

L'année suivante, Dalcan travaille pour le cinéma avec Ma vie en rose d'Alain Berliner (Golden Globe du meilleur film étranger et une nomination aux victoires de la musique pour Dominique).

Il revient dans la musique électronique sous le pseudonyme de "Snooze" avec "Goingmobile" en 2001. Ce dernier est plus lumineux. Grâce à des architectures sonores et de percussions latines, Snooze livre un album dense et pertinent. Trois chanteuses participent à cet album : Nancy Danino, l'américaine Nicole Graham ainsi que Deborah Brown, une légende du jazz basée à Atlanta, qui a contribué à faire du titre "Quiet Alone" l'un des plus émotionnel de l'album. Les collaborations se multiplient avec des mixeurs comme Señor Coconut ou encore Isolée.

Après deux ans d'écriture, c'est en janvier 2005 que sortira le troisième album de Snooze intitulé Americana. Le troisième album de Snooze mais le premier sur son propre label Ostinato. Sur ce disque, on s'aventure vers un folk moderne, où la country, le jazz oblique se mélangent avec élégance. Dalcan se charge lui-même de toutes les parties vocales en anglais, en modifiant parfois le timbre de sa voix. Americana réunit pour la première fois les deux facettes d'un même artiste : Dalcan et Snooze.

En 2006, Dominique Dalcan sort sur son label, le Best of intitulé "Music hall" qui réunit ses plus grandes chansons pop avec aussi quelques inédits. Il est consacré par le quotidien Le Monde comme le pionnier de la pop française. La même année, il sera victime d'un infarctus. Dominique s'éloigne alors de la musique pendant deux années.

En 2008, il collabore avec la jeune slameuse Luciole. Dominique Dalcan compose une grande partie de ses chansons et assure la réalisation artistique. Son premier album "Ombres" sort en février 2009, récompensé par L'Académie Charles-Cros.

En 2010, Dominique sort un nouveau single en français Paratonnerre et retrouve le chemin des ondes en 2011.

 Discographie Dominique Dalcan

    * 1991 : Entre l'étoile et le carré
    * 1994 : Cannibale
    * 1996 : Cheval de Troie
    * 1997 : Bande originale du film "Ma vie en rose"
    * 1998 : Ostinato
    * 2005 : Music-Hall






Dominique Dalcan

Visage singulier de la chanson française des années 90, Dalcan sort un peu du lot des jeunes musiciens de sa génération. Petits morceaux d'anthologie, certaines de ses chansons sont considérées par beaucoup comme des chefs-d'œuvre d'orchestration mêlant subtilement trip hop, violons ou samba brésilienne.

Dominique Dalcan est né en 1964 à Beyrouth au Liban où ses parents sont en déplacement professionnel, puisque son père est directeur de la photo et travaille pour la télévision. Ses origines vont de l'Allemagne à la Guadeloupe. Durant son adolescence dans la banlieue parisienne, il pianote un peu sur l'instrument familial mais n'a aucune formation musicale. Après sa scolarité, et sur les traces paternelles, il s'oriente vers un métier de l'image. Il décroche en outre une licence de Lettres Modernes. Mais finalement, il laisse tomber des études de cinéma pour la musique.
Dalcan

Formé au moule du rock anglais des années 60 et 70, il puise aussi ses innombrables sources d'inspiration dans la musique électronique de Brian Eno ou de Philip Glass ainsi que dans le répertoire d'un Bashung ou d'un Gainsbourg. Parallèlement à une éphémère carrière d'attaché presse dans la presse rock anglaise, il écrit et compose. Le résultat loge tout entier sur une cassette qu'il envoie un peu partout, mais seul un label belge très créatif, Crammed Discs lui donne une réponse positive. C'est ainsi qu'en 91 paraît un tout premier CD, "Entre l'étoile et le carré". L'accueil est excellent. Son inspiration variée, la finesse de son écriture, ses mélodies et sa voix sont vivement fêtées dans la presse.

En revanche, Dalcan souffre encore d'un trac trop violent pour s'épanouir sur scène. En décembre 91, il est au festival des Transmusicales de Rennes avec un groupe de rock qui ne survivra pas à plus de deux concerts. Puis on le voit en première partie de Kent. Enfin au printemps 92, il se lance dans sa première tournée solo. Mais il choisit d'effectuer une série de concerts acoustiques dans lesquels il se sent plus à l'aise. Du 25 février à St Etienne au 14 mars, il sillonne la France avec une formation de quatre instruments (guitare, violoncelle, contrebasse et percussions). Plutôt artisan solitaire et fan des sons électroniques, Dominique Dalcan trouve un plaisir certain dans cette expérience acoustique et collective. Le public aussi.

En 92, il participe à l'expérience "Sahara Blue" avec le musicien belge Hector Zazou, le temps d'un duo avec le Japonais Ryuichi Sakamoto.

C'est avec son deuxième album que Dalcan fait une réelle entrée sur la scène musicale. Lorsque "Cannibale" sort en mars 94, les compliments sont nombreux et certains parlent de chef-d'œuvre ! Le son est très easy-listening, cordes façon années 60 et 70. L'album est réalisé par un pilier du genre, le Français Bertrand Burgalat. Mais surtout, Dalcan a travaillé avec David Whitaker, musicien et chef d'orchestre anglais qui a tout simplement orchestré les sublimes partitions de cordes que l'on entend dans les petites perles gainsbouriennes des années 60. Il en ressort un style élégant bercé par une voix de mieux en mieux maîtrisée. Les simples "Le Danseur de java" ou "Brian" introduisent Dalcan auprès du grand public. Le 20 décembre, il est à l'Elysée Montmartre à Paris.
Snooze

Entre 96 et 97, Dalcan fait parler de lui pour trois expériences différentes. En 96, il sort un mini-album de cinq titres, "Le Cheval de Troie". Mais au printemps 97, on le découvre sous son pseudo Snooze lorsqu'il sort un album entièrement instrumental et électronique, "The Man in the Shadow". Cet album confirme un talent déjà remarqué par les familiers de la scène techno parisienne puisque Dalcan avait déjà sorti deux CD simple, "The Chase" et "Middle Class Lady".

Il s'adonne aussi à la musique de film pour "Ma vie en rose" d'Alain Berliner. A cette occasion, il écrit un superbe titre, "Rose", interprété par la chanteuse Zazie. Ce film remporte aux USA le Golden Globe du Meilleur film étranger et est nommé aux Oscars dans la même catégorie. Dalcan est également nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie des compositeurs de musiques de films.

Mais, il ne perd pas pour autant le fil de son travail de chanteur et en juin 98, paraît son troisième album "Ostinato". Cette fois, c'est vers le Brésil qu'il s'oriente. La bossa nova rythme la plupart des 14 titres, le tout habillé par un Dalcan version Snooze. Très sensuel, comme sa pochette, cet album est tourné vers l'Amérique du Nord et du Sud. D'ailleurs, parmi ses musiciens, on trouve Clare Fisher, éminent pianiste et arrangeur de Prince, mais aussi Nancy Danino, la voix féminine de Snooze. Le single "L'air de rien" est un succès radio. Début octobre 99, il tourne le clip de "Individualistic", réalisé par François Néméta, assistant réalisateur de Michel (Beck, Björk, ...).

Dalcan côté Snooze réapparaît en 2001 avec un second album sous cette identité, "Goingmobile". Toujours autour d'un trip hop aux sonorités brésiliennes, ce disque mêle groove, émotion et superbes mélodies. L'artiste a convié plusieurs voix, toutes féminines, la plupart américaines : Nancy Danino citée plus haut, Nicole Graham et Deborah Brown.

Snooze et son groupe se produisent sur scène pour de nombreux festivals d'été (Paléo festival en Suisse, Dour en Belgique…). S'ensuit une tournée, en France (avec une date au Bataclan), en Espagne, au Portugal et au Canada. Fort de ce succès scénique, Snooze se penche sur l'écriture d'un troisième album, qui sort en 2005 et s'intitule "Americana". Dominique Dalcan chante cette fois-ci sur tous les titres, en anglais et sur un mélange de folk, de country, de jazz et de sons de synthèse d'une grande élégance. Le chanteur publie ce disque sur le label qu'il vient de créer, Ostinato et démarre ainsi une activité de producteur indépendant.

2006 : "Music Hall"
 
C'est sous la même étiquette que Dominique Dalcan sort en 2006 "Music Hall", un best-of de ses chansons à lui, plus quelques inédits. Il redonne un concert sous son nom le 12 janvier 2006 à l'Européen, à Paris, pour le plus grand plaisir de ses fans, qui y voient la promesse d'un futur album. Mais, trois mois plus tard, Dominique Dalcan fait un infarctus du myocarde. Après dix jours à l'hôpital, il s'en sort avec une prothèse dans l'artère coronaire principale. Pendant deux ans, il ralentit son activité et met la pédale douce à ses projets.
 
Il refait parler de lui en 2008, en prenant sous son aile la jeune slammeuse Luciole, dont il réalise et co-écrit le premier album "Ombres", récompensé par l'Académie Charles-Cros. Les mots et les rythmes de Dominique Dalcan touchent toujours, son public l'attend de pied ferme. Le simple "Paratonnerre", sur les ondes à partir de décembre 2010, est un joli début…
 
Mai 2011
RFI Musique

http://www.rfimusique.com/artiste/chanson/dominique-dalcan/biographie








Dominique Dalcan: le pionnier de la pop française revient
23 décembre 2010

http://zik-zag.blog.leparisien.fr/archive/2010/12/23/dominique-dalcan-revient-enfin.html

Dominique Dalcan revient. Et c'est l'une des bonnes nouvelles de cette fin d'année. Un single, disponible sur Itunes, depuis quelques heures, comme un cadeau de Noël, en attendant, j'espère, un album. Il s'appelle "Paratonnerre", telle une déclaration d'intention, un abri contre toutes les tempêtes artistiques et personnelles, que Dominique Dalcan a sans doute connues, ces dernières années, où il s'est fait plus discret. Je ne le connais pas. Je l'ai aperçu quelque fois dans des concerts, sans jamais l'aborder, notamment une fois à Londres à un show de Camille. Je suivais, pour un reportage, la chanteuse qui commençait à intéresser les Anglais. Et Dominique Dalcan était là, lui qui lui avait vu l'une de ses chansons "Home is Where it Hurts", de son projet parallèle Snooze, adaptée par Camille sur son disque "Music Hole". Ce soir là, j'ai failli aller me présenter et surtout lui dire combien j'étais fan de ses albums. Et puis non, tout cela était un peu ridicule.

Ces quelques lignes suffiront pour rappeler à quelques vieux schnocks comme moi, combien les premiers albums de Dominique Dalcan étaient des trésors inestimables, dans une nouvelle chanson française encore frémissante.

A l'époque, au début des années 90, elle n'avait ni la côte, ni l'ambition d'aujourd'hui. Dalcan devait parfois se sentir un peu seul au monde, avec ses arrangements somptueux, ses textes ambitieux, sa voix de velours et sa culture musicale vertigineuse. Il était capable de convoquer en quelques disques - "Entre l'Etoile et le Carré", "Cannibale", "Ostinato" - New Order, Scott Walker et Stan Getz. Bien sur, il y avait l'incontournable Daho, les génies de l'Affaire Louis Trio, le trop méconnu Ludovic Triaire, quelques autres que j'oublie...Mais pas encore de Biolay, de Joseph d'Anvers, d'Arman Mélies, de Daphné, d'Emily Loizeau ou de Camille justement.

Je tiens "Cannibale", le deuxième album de Dominique Dalcan, sorti en 1994, comme l'un des plus grands disques pop français de ces trente dernières années, avec ses cuivres, ses cordes, ses envolées vertigineuses dont je ne me suis jamais remis. Je me souviens aussi d'un concert sur le fil au Passage du Nord Ouest, à l'époque.

Je rêvais naïvement d'un succès immense pour lui, avec ses magnifiques morceaux, qui avaient tout pour séduire le grand public. Je travaillais dans une radio locale à l'époque et j'ai passé et repassé ce disque pendant des mois à l'antenne. J'avais le sentiment alors que personne chez nous était capable de faire cela.

Puis le temps passe, les albums aussi. Dominique Dalcan, tête chercheuse et curieuse qui a été parmi les premiers à tâter de l'électro dans ses chansons, s'y est plongé totalement, grâce à son projet Snooze, partie prenante de la French Touch.

Mais le revoilà enfin sous son nom avec "Paratonnnerre", pour la première fois depuis 5 ans. "J'ai besoin de toi comme d'un Paratonnerre" dit-il dans la chanson. Nous aussi.

Dominique Dalcan "Paratonnerre"






Ostinato de Dominique Dalcan
chronique d'album

   "Je suis à prendre ou à laisser", chante Dominique Dalcan sur Ma Peau Est Noire. Aux oublieux qui seraient tentés de passer leur chemin, on rappelera simplement que Cannibale, son album précédent, figure comme LE disque de variété française des années 90. Un classique absolu, à l'écoute duquel la quasi-totalité de la production hexagonale prend soudainement un méchant coup de vieux. Après avoir ainsi décroché la lune, Dominique Dalcan part "à la découverte du Sud lointain des Amériques". Un voyage "transatlantique" en forme de passeport pour le chanteur chauve à "rythmer sa musique". Soit un album-concept, "contant l'histoire d'un homme qui part au Brésil après un dépit amoureux", entièrement dévolu à la gloire de la musique brésilienne. Où les sonorités latines charrient des entrelacs électroniques (Plus Loin Mais Jusqu'où ?, Vagabundo), où le lyrisme orchestral chatoie samba et bossa nova (Transatlantique, Un Dimanche A Rio, Ma Peau Est Noire), où les effets pyrotechniques assurent de prodigieuses envolées mélodiques (L'Air de Rien, 33). Et où, enfin, La Valse De L'Amour constitue le sommet saturnien d'un album qui n'en manque pas.

Franck Vergeade





24/10/2012
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