Alain YVER

Alain YVER

DUANE MICHALS

DUANE MICHALS



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Duane Michals (né le 18 février 1932 en Pennsylvanie) est un photographe américain.

Biographie (wikipedia)

Né en 1932 à McKeesport, dans l'état de Pennsylvanie, Duane Michals grandit dans une famille typique de la classe ouvrière. Son père est ouvrier dans une usine d'acier et sa mère est mère au foyer.

A 14 ans, Duane Michals suit des cours de peinture à l'institut de Carnegie à Pittsburgh et commence à s'intéresser à la photographie.

En 1953, Duane Michals est diplômé de l'Université de Denver.Il étudie une année à la Parsons School of Design, avant d'entrer dans le milieu de l'édition.

Son intérêt pour la photographie se nourrissant des surréalistes tels que Magritte et Balthus, Duane Michals réalise un travail photographique élégant et merveilleux.

En 1958, à l'âge de 26 ans, Michals réalise des portraits de tous ceux qu'il rencontre pendant un voyage en Russie. En période de guerre froide son travail photographique sera très mal reçu par le gouvernement américain.

Son travail, se nourrissant des surréalistes tels que Magritte et Balthus est décrit par la critique comme étant "plein et pourtant nuancé" cela mènera Duane Michals à réaliser sa première exposition publique en 1959.

"Je préfère photographier les personnes dans leur environnement, je déteste des studios, l'environnement dans lequel les gens choisissent de passer leur vie est plus révèlateur de leur personnalité" indique le photographe dans l'introduction de l'"Album" ouvrage présentant une série de portraits réalisés pendant dix ans.

Duane Michals vu par :

"Le travail de Michals est presque aussi autobiographique que celui de Lartigue, par exemple, mais il en diffère radicalement en ceci : il ne surprend pas le moment, il le crée. Contrairement à Lartigue adolescent patiemment posté au détour des allées du Bois de Boulogne pour y saisir l'apparition d'une élégante en grande toilette, Michals n'est jamais à l'affût des mouvements du corps : il provoque, pour la pellicule et par elle, les mouvements de l'âme. À cette fin, il utilise des modèles, professionnels ou non, des procédés techniques complexes de savantes mises en scène."

Renaud Camus



SITES


http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.temple.edu/photo/photographers/michals/duane.html&sa=X&oi=translate&resnum=1&ct=result&prev=/search%3Fq%3DDUANE%2BMICHALS%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26hs%3DH2T

http://www.blogculturel.com/article-5942773.html

Voir site regroupant plusieurs photographies, portraits et séquences du photographe : http://www.pdngallery.com/legends3/michals

Collection photo poche
http://www.delpire.fr/poches.htm


Dominique Dubosc

Duane Michals est né le 18 février 1932 à McKeesport en Pennsylvanie. En 1957, il obtient son premier emploi professionnel : directeur artistique adjoint du magazine Dance. En 1958, il entre à Time Incorporated en tant que graphiste attaché au département publicitaire. Ses premiers travaux professionnels en tant que photographe sont une série de portraits publicitaires pour la comédie musicale « The Fantasticks ». Il collaborera régulièrement à Show, Mademoiselle, Esquire, puis à Vogue, au New-York Times, à Horizon, au Scientific American. C'est en 1979 qu'il réalise ses premières œuvres où s'allient la photographie et la peinture.





« Je suis un nouvelliste, eux sont des reporters.   »

Après avoir réalisé plusieurs portraits d'inconnus lors d'un voyage en Russie à l'âge de 28 ans, armé d'un appareil photo emprunté, Duane Michals a sacrifié l'autonomie de l'image unique.
En effet une seule photographie ne lui suffit pas à exprimer la complexité de ses pensées. Il impose la narration séquentielle dès 1966, créant sa réputation avec ses Sequences. Il accompagne ses tirages de texte, puis une histoire, et plus tard des poèmes ; pour lui il s'agit de la même trace qu'il peut laisser, ses annotations étant manuscrites.
Ses photographies sont en noir et blanc afin de ne pas déconcentrer l'attention par des détails inutiles. Comme Roland Barthes le déclare dans la Chambre claire , le noir et blanc révèle la vérité originelle.
Michals aborde alors différents thèmes dont les principaux sont souvent des oppositions binaires tel la vie et la mort, le corps et l'esprit, la jeunesse et l'âge mûr, le tout par le biais des séquences (environ 5 clichés), ou encore de jeux de surimpression.
L'ensemble de son œuvre est imprégné d'ironie, de surprise ou de tension dramatique qu'il rend par des expressions et une gestualité exagérées, rarement grotesques, parfois burlesques. Ses modèles jouent dans une scène dont le scénario a été élaboré par Michals lui-même, et dans des endroits réels utilisés comme décor (rue, cage d'escalier, chambre à coucher…).
Aussi, Michals accorde à la lumière le rôle essentiel d'agent révélateur, utilisant toujours la lumière naturelle, en extérieur, ou encore celle d'une fenêtre pour une prise de vue en intérieur.
L'art de Duane Michals réside dans sa capacité à donner un aspect visuel à des notions abstraites : le temps, les rêves, l'absence, la mémoire et finalement la preuve de notre existence que seule la photographie peut fixer « seul la photo colle à l'événement dans le temps et l'emprisonne implacablement », ou comme l'écrit Roland Barthes, comment la photographie capte le «corps dans son passage à l'immobilité».

Ces quelques livres publiés par Michals traduisent ses questionnements métaphysiques :

- Changements, 1981, dans lequel il photographie plusieurs personnes de son entourage à plusieurs années d'intervalle, montrant ainsi la trace du temps sur leurs visages et leur corps.
- The nature of desire, 1986, ouvrage consacré au désir physique et spirituel, et à la poursuite de la beauté.
- Eros et Thanatos, 1992, exploration du thème d'Eros, l'amour, et de la mort par le biais de photos recouvertes d'inscriptions manuscrites ou accompagnées de poèmes.
- Questions without answers, 1994, dans lequel il pose des questions qu'on ne peut résoudre, comme " qu'est ce que l'univers ? Qu'est ce que la vie ? Qu'est ce que la mémoire ? "

Photographe autodidacte, gagnant sa vie en réalisant des clichés publicitaires, Duane Michals poursuit son œuvre personnelle qui reste au centre de ses préoccupations. Sans être sentimentaliste (il est avant tout un poète), Michals s'adresse à chacun de nous par ses mises en scène fictives et métaphoriques qui nous évoquent une situation déjà vécue (une rencontre fortuite dans la rue, voir lien site : http://www.studium.iar.unicamp.br/zero/chance.htm ), ou un sentiment déjà éprouvé (mélancolie, conscience d'être face à la mort). Ce qui l'intéresse est d'aller au-delà de la réalité des apparences, ce pourquoi Marco Livingstone le nomme " photographe de l'invisible ". De toute évidence, Michals, par sa touche personnelle teintée d'émotion, de sensualité (le nu évoque pour lui la vulnérabilité de chacun) et marquée par l'interrogation de notre présence sur terre, parvient à installer un dialogue intime avec son public.

Lorraine Karleskind

A lire : The Photographic Illusion: Duane Michals, Masters of contemporary photography, text by Ronald H. Bailey, Alskog edition, 1975
- Duane Michals Photographe de l'invisible, Marco Livingstone
- Duane Michals, collection PHOTOPOCHE, Nathan, France, 2000




Duane Michals

Connaisseur de l'univers surréaliste qui influencera sa démarche créative, Duane Michals découpe ses photographies noir et blanc en séquences jusqu'à faire clairement allusion au cinéma. Imprégnées d'ironie et de tension dramatique, ces séquences insistent chacune sur les expressions et une gestualité exagérées des modèles qui jouent une scène dont Michals élabore le scénario. L'événement banal d'une rencontre fortuite tend alors à devenir presque inquiétante.

Comprendre l'art de Duane Michals nécessite de connaître ses origines. Ses parents tchèques (comme ceux de Warhol, son contemporain) lui transmettent très tôt la foi catholique tempérée toutefois par la magie et le mystère de la culture d'une Europe centrale fascinée par le non-sens. Autre fait marquant, son prénom est inspiré de celui du fils de la maison dans laquelle sa mère est employée. Ce modèle, cet éponyme riche mais jamais rencontré, va le marquer d'autant plus qu'il restera lointain et mystérieux (il se suicidera lors de sa première année d'université). Son obsession du double, sa fascination pour la mort, pour tout ce qui atteste des relations intimes dans un groupe ou une famille vient sans doute de là. À partir de 1966, il développe un travail photographique où la narration résulte de courtes séquences d'images mises ensembles. En 1974, ces séquences simples sont complétées de courtes sentences directement manuscrites sur le tirage. Les œuvres de la collection du Frac appartiennent à ce registre particulier où l'irrationnel teinté d'une indéniable poésie construit d'étranges récits qui finalement interrogent la définition d'une identité humaine à l'heure de sa reproduction mécanisée.

Damien Sausset



          

 
      

    





01/06/2007
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