Alain YVER

Alain YVER

EIFFEL

EIFFEL



Eiffel (2009) - De gauche à droite : Estelle Humeau, Romain Humeau, Nicolas Courret et Nicolas Bonnière



Site officiel     
http://www.eiffelnews.com

http://www.myspace.com/eiffeltandoori

http://www.facebook.com/EiffelMusique

http://www.romain-humeau.com/

http://www.youtube.com/watch?v=1wC7GVVkt90

http://www.youtube.com/watch?v=j-PpZ1FxnyE

http://www.youtube.com/watch?v=pqmfBgUGPS4

http://www.wat.tv/video/2-4-musique-avec-groupe-eiffel-2urv9_2m4zb_.html

Entretien avec le groupe Eiffel
http://www.leberry.fr/accueil/brightcove/entretien-avec-le-groupe-eiffel-91477687970001.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eiffel_(groupe)



Septembre 2012, sortie de « Foule Monstre », cinquième album d'Eiffel. Depuis la fin des années 1990, le groupe défie les modes pour mieux revendiquer sa singularité. Sans renier le rock de ses débuts, le quatuor a su s'en affranchir pour composer de nouveaux morceaux un peu plus tournés vers la pop et un univers assez barré, un peu moins sombre qu'auparavant, mais conservant ce subtil mélange de fougue, de détermination et de sensibilité.
Groupe de live avant tout, cultivant une relation passionnée avec son public, Eiffel se présente cette fois sur scène avec un cinquième élément et une production plus travaillée, pour emmener encore un peu plus loin son rock rugueux et insoumis.







Eiffel est un groupe de rock français fondé en 1998 autour de Romain Humeau.

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Leurs influences vont des Pixies à Léo Ferré, en passant par Jacques Brel, Sonic Youth, Serge Gainsbourg, les Buzzcocks, Noir Désir, les Stooges, David Bowie, Sixteen Horsepower, les Kinks, les Beatles, Tears For Fears, Fugazi, XTC, dEUS ou encore Boris Vian et Louis Calaferte.

Leur nom est tiré d'une chanson des Pixies, nommée Alec Eiffel, présente sur l'album Trompe le Monde[1].

Les fans d'Eiffel sont surnommés « les ahuris »[2].

Biographie

Les débuts

C'est suite à de sérieuses divergences avec sa maison de disques (Warner Music Group) que le groupe Eiffel naît en février 1998 sur les cendres d'Oobik & The Pucks[3], groupe formé en septembre 1995[4] et composé de Romain Humeau, Estelle Humeau, Frédéric Vitani et Nicolas Courret. Écœuré par la façon dont la maison de disques gère le groupe, le bassiste Frédéric Vitani s'en va et laisse sa place à Damien Lefèvre.

Toujours animés de la même énergie, la formation travaille son nouveau répertoire pour se consacrer à la scène jusqu'au mois de décembre (la Flèche d'Or, le Blueser, la Péniche Makara, le Kiosque Flottant, le squat de la Grange aux Belles...) puis entreprend d'enregistrer le maxi CD L'Affaire dans une cave parisienne, à Saint-Michel.

Romain Humeau se consacre totalement à l'enregistrement et à la réalisation de ce disque :

    « Nous ne tenions pas à enregistrer les instruments de façon brute mais au contraire à parfaire le son. Beaucoup d'ingénieurs ne prennent malheureusement pas le temps de le faire. Nous n'avions pas envie d'un son plat, aseptisé, mais au contraire d'un son acide, quitte à ce que ce soit dérangeant pour l'oreille. »

En janvier 1999, le maxi CD est distribué dans le commerce ; le groupe entame alors une tournée fastidieuse dans toute la France, alternant entre les festivals et les bars ou cafés-concerts. Le groupe est alors complètement indépendant : Nicolas Courret s'occupe de l'image (pochette des maxis), Damien Lefèvre des concerts, Estelle Humeau des fanzines et Romain Humeau des relations avec la presse. Ce dernier réalise aussi à cette époque quelques arrangements pour 1, 2, 3 Soleils (Rachid Taha, Khaled et Faudel) et Helena Noguerra.

En mai 1999, le groupe est remarqué par Peter Von Poehl et Bertrand Burgalat, à la recherche de musiciens pour le backing-band de Michel Houellebecq : « Bertrand Burgalat nous découvre comme ça. On se débrouille pour faire un concert au MCM Café, et il vient nous voir. Il parle de nous à certaines maisons de disques. On lui doit pas mal à ce moment-là. » (Romain Humeau, mars 2006)

En juillet de cette année, après quelques concerts avec Michel Houellebecq (festival Aquaplanning et La Route du Rock), Romain, Nicolas et Damien participent aux sessions de l'album Présence humaine (dont ils signent le morceau qui donne son nom à l'album, ainsi que la musique d'un autre morceau, Plein été).

Eiffel reprend sa route pendant presque une année, où ils ne sortent presque pas de leur « studio d'enregistrement » de fortune, produisant diverses maquettes qui commencent à tourner dans le milieu musical. Ils sont contactés par la maison de disques Labels, chez qui ils signent en mai 2000. Ils partent à nouveau en tournée, aux côtés de Dionysos et des Papas Fritas.

En juillet, le groupe enregistre une série de morceaux dans une cave et une grange, morceaux qui donneront naissance au maxi CD Abricotine & Quality Street, qui sort en août de la même année. Le morceau Te revoir connait un petit succès et leur permet de tourner un clip sous la direction de Henri-Jean Debon. Romain Humeau déclare à son sujet : « Ce qu'on a apprécié chez lui, c'est qu'il sait élargir un texte ou un son par l'image sans forcément lui coller une histoire par-dessus. »

Durant les six mois qui suivent, la formation peaufine les enregistrements qui donneront naissance à leur premier album.

Abricotine et Le Quart d'heure des ahuris

Le 9 janvier 2001 sort le premier album d'Eiffel, Abricotine. Le son acide et les textes surréalistes, déjà présents sur leurs maxis CD sont la marque de fabrique de cet album, qui comprend entre autres Te revoir, Hype ou encore Je voudrais pas crever, texte de Boris Vian mis en musique par le groupe. Cette même année, Romain Humeau réalise les arrangements de cordes sur le titre Des visages, des figures de Noir Désir, présent sur l'album du même nom.

S'ensuit une longue tournée d'une centaine de dates à travers toute la France, passant par les festivals du Printemps de Bourges, la Fête de l'Humanité, mais aussi la Boule Noire, le Trabendo et l'Elysée-Montmartre. Le groupe s'accorde une pause en décembre avant d'entamer l'enregistrement de leur second album, Le Quart d'heure des ahuris (à nouveau écrit, composé, arrangé, enregistré et mixé par Romain Humeau) en février 2002 à Arconques.

En août, le départ du batteur Nicolas Courret est annoncé, il est remplacé par Xavier Bray.

L'album sort le 10 septembre. Le son est plus direct, saturé de guitares, à l'ambiance sombre et hypnotique ; il a pour thème la perte des repères ainsi que la mort. Si la musique est moins riche en harmonies par rapport aux précédentes productions, la part belle est faite aux textes. Les singles de l'album sont Au néant, Tu vois loin et T'as tout, tu profites de rien. Le groupe repart pour ce qui devait être une mini-tournée de rodage pour leur nouvel album, qui comprend finalement 32 dates, dont quelques-unes en première partie de Nada Surf.

En mars 2003, le clip de Tu vois loin est tourné par Mathieu Amalric à la gare de l'Est.

En avril, Xavier Bray quitte le groupe qui engage Emiliano Turi, batteur de jazz d'origine italienne. Le groupe décide ensuite de sélectionner quelques dates entre juillet et décembre 2003 pour enregistrer un DVD ainsi qu'un double-album live. La formation profite de trois concerts à la Maroquinerie (9, 10, et 11 décembre) pour enregistrer l'une des deux facettes de ce double-album, en s'accompagnant pour l'occasion d'un quatuor à cordes ainsi que de deux hautboïstes.

Les Yeux fermés et L'Éternité de l'instant

En mars 2004, le double-album live Les Yeux fermés ainsi qu'un DVD de leur concert aux Eurockéennes de 2003 sont mis en vente. Les membres d'Eiffel sont épuisés et décident de s'accorder une pause avant de se remettre au travail. Romain Humeau en profite pour sortir un album solo, L'Éternité De L'Instant, tandis que Damien Lefèvre part enregistrer la basse sur le deuxième album de Luke.

En 2005, en pleine tournée pour son album solo, Romain Humeau annonce le départ définitif de Damien Lefèvre (qui à ce jour est toujours bassiste pour le groupe Luke) d'Eiffel.

Tandoori

Emiliano Turi, Estelle et Romain Humeau se retrouvent durant l'été 2006 accompagnés par Hugo Cechosz (bassiste sur la tournée solo de Romain Humeau) pour enregistrer le troisième album studio d'Eiffel, Tandoori.

À peine l'enregistrement est-il terminé que Emiliano Turi annonce son départ pour participer à la tournée prochaine de Jeanne Cherhal. Christophe Gratien, un ami de Hugo, est recruté dans l'urgence et assure la partie batterie pendant toute la tournée qui suit.

La sortie de l'album est précédée par celle d'un maxi CD digital (sorti le 20 novembre) qui va donner son nom au premier single de l'album, Ma part d'ombre. Une fois encore, l'accent est mis sur les textes, de plus en plus engagés, violents et incisifs, prônant des changements fondamentaux, que ce soit dans le mode de vie, les valeurs ou le système politique.

L'album est enregistré assez rapidement, et le rendu sonore est plus sobre que dans leurs précédentes productions, bien que toujours très rock. Tandoori comprend 16 titres dont la durée n'excède pas en moyenne les trois minutes, à l'exception de son morceau de bravoure, Bigger Than the Biggest.

Le groupe donne une mini-tournée de chauffe fin 2006 avant d'entamer la tournée officielle, après que l'album soit dans les bacs, le 15 janvier 2007. Durant les six mois qui suivent, Eiffel enchaîne les dates puis entre en conflit avec sa maison de disques (Virgin Music, rachetée par EMI), au sujet de la promotion de l'album qui n'aura duré que trois mois (janvier, février, mars 2007), la nouvelle direction ayant renvoyé la plupart des personnes qui travaillaient dessus et n'ayant pas pris de nouvelles mesures pour la faire perdurer.

Eiffel devait honorer un quatrième album studio chez EMI, mais au vu du nombre des ventes de l'album (environ 10000 à l'époque), Philippe Ascoli (nouveau patron d'EMI France depuis avril 2007) leur propose de lui faire écouter de nouvelles démos, ou bien de leur rendre leur contrat. Le groupe opte pour la deuxième solution et finit tout de même sa tournée le 22 novembre 2007 par un concert au Bikini, à Toulouse, après un concert mémorable à l'Olympia, le 19 novembre, puis se plonge dans un silence presque complet de plus huit mois.

À tout moment

Le 12 novembre 2008, on peut lire sur le site d'Eiffel qu'une chanson est à disposition des internautes, en téléchargement libre. Cette chanson, Le Temps des cerises, a été enregistrée en une nuit, c'est le fruit de la collaboration entre Romain Humeau (batterie), Estelle Humeau (basse), Serge Teyssot-Gay (guitare) et Bertrand Cantat (chant), du groupe Noir Désir.

Romain Humeau décrit l'expérience en ces termes : « Le Temps des cerises émane avant tout d'une profonde amitié. D'une même exaltation pour la musique aussi. L'instinct et l'urgence ont spontanément fait fleurir le court espace-temps, 24 heures à peine, dans lequel nous nous sommes transportés et avons capté ce morceau... en live, sur le vif et sans filet. »

On retrouve par ailleurs Bertrand Cantat comme invité sur le quatrième album studio d'Eiffel où il assure les chœurs sur un titre. Intitulé À tout moment, le disque sort le 5 octobre 2009, précédé par le single À tout moment la rue mis en écoute sur le site officiel et diffusé en radio.

L'enregistrement s'est fait sans Hugo Cechosz ni Christophe Gratien qui ont quitté le groupe pour se consacrer à leur duo blues/rock, les Twinsisters. Nicolas Courret, batteur initial du groupe, est de retour à son poste, tandis qu'Estelle Humeau est désormais bassiste. Pour compléter la formation sur scène, le guitariste Nicolas Bonnière, ex-membre de Dolly, est recruté.

Après un concert le 12 septembre au festival du Chant du Gros, en Suisse, le groupe se lance dans une tournée qui débute le 29 octobre à Saint-Étienne. Cette tournée se poursuit en 2010 à travers toute la France.

Foule monstre

Le groupe retourne en studio en 2011 et enregistre un nouvel album, Foule monstre, qui sort le 3 septembre 2012. Avant celle-ci, le groupe s'est consacré à une pré-tournée afin de faire découvrir les nouveaux morceaux aux fans. Les concerts se déroulent dans de petites salles, et ils sont parfois suivis d'une écoute de quelques titres déjà mixés du futur album. Le groupe part ensuite en tournée de octobre à décembre 2012.

Notes et références

Article rédigé d'après le journal de bord du site officiel d'Eiffel http://www.eiffelnews.com et des numéros 2, 3 et 4 du fanzine Inferno Telgraph.

   1. Å™ Biographie site officiel [archive]
   2. Å™ eiffelnews.com [archive]
   3. Å™ Crépieux, Jérôme, « Eiffel - Interview [archive] » sur http://www.foutraque.com [archive], interview réalisée le 11/03/2003 et publiée le 23/03/2003. Consulté le 08/03/2009.
   4. Å™ Biographie site officiel, chapitre Oobik and The Pucks [archive]
   5. Å™ Eiffel - Le Quart d'heure des ahuris [archive] sur lescharts.com. Consulté le 22 août 2011
   6. Å™ Eiffel - Les Yeux fermés [archive] sur lescharts.com. Consulté le 22 août 2011
   7. Å™ Eiffel - Tandoori [archive] sur lescharts.com. Consulté le 22 août 2011
   8. Å™ Eiffel - À tout moment [archive] sur lescharts.com. Consulté le 22 août 2011
   9. Å™ Eiffel -Foule monstre [archive] sur lescharts.com. Consulté le 23 septembre 2012







Eiffel,
le groupe qui mérite de ne plus être comparé à Noir Désir


Malgré ses treize ans d'existence, le groupe de Romain Humeau est sans cesse renvoyé à celui de Cantat. Son nouvel album vient de sortir, cela doit cesser !

Eiffel est un groupe qui donne des concerts de rock, chante avec l'accent du Sud-Ouest des textes joliment écrits en français et son leader porte une boucle d'oreille. Alors, forcément, depuis treize ans, c'est toujours la même chose, on le compare à Noir Désir. Immanquablement, à longueur d'interviews, malgré cinq albums aux sonorités variées.

Quand Bertrand Cantat a été incarcéré à Vilnius, on leur a carrément expliqué : « Chouette, la place est libre... » Romain Humeau a le sourire las :

    « Ce que je n'ai jamais trop dit et que je me permets de dire maintenant plus simplement, c'est que c'est ultrapénible (sourire). C'est comme si le Français moyen avait son béret, sa baguette et son Noir Désir. Et qu'il ne connaissait que ça, avec Indochine et Téléphone.

    Ces groupes, je les respecte énormément. Noir Désir a été un groupe merveilleux, ils ont fait avancer le schmilblick en France. Mais c'est 0,001 % de nos influences. Ça fait cinq ans que je n'ai pas écouté Noir Désir. Personne ne prendra leur place. La seule place que je désire, c'est la mienne. »

Romain Humeau et Bertrand Cantat sont très amis et travaillent régulièrement ensemble depuis 2001, quand le premier a fait les arrangements « Des visages des figures », une chanson du deuxième.

C'est la meilleure preuve qu'il est dérisoire de comparer les deux groupes, Johnny n'a jamais bossé avec ses sosies. Sur « Foule Monstre », l'album qu'Eiffel vient de sortir, les deux hommes ont co-écrit et interprété un titre, « Lust for power ».

Romain Humeau porte des rouflaquettes et des Doc Martens mais il ne se définit pas comme un rockeur. Ce sont les Compagnons du Devoir, des artisans que fréquentait son père, qui lui ont inspiré son look. L'Agenais fait de la pop, nourrie par des références classiques ; son père est facteur de clavecins, qu'il fabrique et livre à des artistes réputés comme Jordi Savall ou Gustav Leonhardt.

    « Ma chambre était à côté de l'atelier. Je suis né dans le bois et les instruments de musique. »

Musicien depuis tout petit, le leader d'Eiffel a perfectionné la guitare, la batterie et le violon au conservatoire.
Un album qui sent le printemps arabe et les tristesses intimes

Et il ne passait pas son temps libre qu'à écouter les chansons saturées des groupes de rock.

    « Mon idole en France, c'est Brel, un truc inaccessible. Et puis il y a Brassens, Ferré, Gainsbourg, Vian et sans provoquer, je mets aussi Piaf et Fréhel. De l'autre côté, il y a la culture anglo-saxonne : les Beatles, les Kinks, les Beach Boys, Bowie, Iggy et les Stooges. Dans la période punk, je n'aime pas tout mais j'apprécie Buzzcocks et Joe Strummer des Clash.

    Et dans la foulée, plus tard, Black Francis des Pixies et Nirvana. Et j'adore tous les projets de Damon Albarn, dont je suis un grand dingue. J'aime aussi Monteverdi, Bach, Coltrane, Debussy, Ravel, le hip-hop, le thrash metal... »

De la pochette aux meilleures chansons de « Foule Monstre », c'est l'influence de Damon Albarn qu'on ressent le plus, celle de la pop électro de Gorillaz. Les textes, eux, respirent le printemps arabe et les tristesses intimes. L'album est dédié à Kristina Rady, l'ex-femme de Bertrand Cantat, et à l'artiste-peintre Dominique Maraval, tous deux disparus.

La cohérence et la réussite d'Eiffel – l'album précédent « A tout moment » a été disque d'or – se sont construites au fil des années, à force de persister malgré les revers.

En 2007, le groupe s'est retrouvé sans maison de disques, trois ans après avoir décidé d'une pause, « qu'il ne fallait pas faire si on avait été calculateurs », dit Humeau, qui en a profité pour faire un album solo mais a vu ses compos refusées par Alain Bashung.

    « Après des années à tourner et avoir fait deux albums, on était vannés, énervés. La vie de groupe est épuisante. En plus, dans Eiffel, il y a un couple [sa femme Estelle est la bassiste, ndlr].

    La reconnaissance médiatique a un peu tardé, on n'a pas été très bien compris sans doute. Peut-être aussi qu'on est faits pour ça. On n'est pas des faiseurs de tubes, pas dans l'image, on n'a jamais voulu être la hype pendant deux ans. Et la seule chose qui peut valider notre travail, c'est le temps. »

Chouette symbole : une chanson bonus de « Foule Monstre » s'appelle « Tu as la montre, moi j'ai le temps. »

Pendant toutes ces années, le groupe n'a jamais dévié de sa trajectoire artistique. Il a construit de ses mains son propre studio d'enregistrement à Bordeaux et a multiplié les scènes à travers la France. Le lien avec les fans de toujours, les Ahuris, les premiers invités aux concerts, a renforcé l'envie de persévérer.

Il y a dans l'art d'Eiffel une harmonie énergique qui touche parce qu'on la sent sincère, choisie et maîtrisée de la première note au dernier arrangement. Romain Humeau se vit comme un artisan. Comme son père.

    « Je suis un artiste et les gens me voient comme ça. Mais si moi, je me considère comme ça, j'ai tout faux : je dois me considérer comme un ouvrier, comme un artisan. Tu ne peux pas avancer, créer et chercher sans te frotter à la réalité de ce que tu génères.

    Ce qu'on génère, ce sont les chansons, les interviews mais c'est aussi savoir à peu près combien de concerts payés à temps permettent de louer un tour-bus. »

La pop d'Eiffel n'est pas délicate. Sur scène, le groupe se rabiboche avec le rock. La semaine dernière, à la Flèche d'or, on a jubilé, transpiré, on a vu une spectatrice vomir dans un sac plastique, il devait faire 45°.

Le groupe n'écrit pas de textes concrets sur les événements politiques, son engagement s'exprime dans les images de la résistance et dans ses discours sur l'économie du disque par exemple.

    « Elle va droit dans le mur. Je pense que les maisons de disques vont disparaître et pas mal d'artistes avec, et sûrement nous. Le prix des albums est bien trop cher mais je suis pour que tout le monde paie. Vian le disait déjà en 58 dans " En avant la zizique " : l'art n'est pas un produit de luxe, c'est comme la baguette.

    Je suis contre l'Hadopi et la licence globale mais il faut trouver une solution. Et tout ça influe sur les concerts : le choix se réduit. Dans les festivals, c'est toujours les mêmes : on dirait des brochettes de saucisses. »

L'économie de la musique vacille mais elle ne paralyse pas la création. S'il déteste « Le dîner » de Bénabar, Romain Humeau admire un paquet d'artistes de la scène française actuelle.

    « J'adore Stuck in the Sound qui devrait être plus médiatisé. Le dernier album des Do est le disque français de l'année alors qu'on en a peu parlé. J'aime ce que fait Biolay. Il y a C2C aussi. Ce que j'apprécie, c'est qu'on n'est plus dans les chapelles : on ne se demande plus si ça doit être rock ou pop. »

Et on ne se demande plus si ça vient de Noir Désir ou pas. Eiffel a choisi son nom en hommage à une chanson des Pixies, une de ses influences majeures.

Eiffel ne s'appelle pas Tostaky.

http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/09/18/eiffel-le-groupe-qui-merite-de-ne-plus-etre-compare-noir-desir-235401








Le petit tour d'Eiffel
Le groupe rock sur scène à Toulouse

http://www.rfimusique.com/actu-musique/rock/album/20120511-le-petit-tour-eiffel

En septembre prochain, Eiffel sortira son cinquième album, Foule monstre. Le groupe, qui semble désormais apaisé et serein, présente ses nouvelles chansons à l'occasion d'une tournée dans les petites salles. Nous étions à Toulouse pour prendre l'ambiance sur scène au soir de ce retour.

Les murs ne respirent pas et dans la petite salle, plus personne n'arrive à passer. Il est presque neuf heures du soir ce jeudi et la sainte vierge qui domine la Dynamo, un club du centre-ville de Toulouse, sortirait presque de son silence : les mamans grondent la foule au moindre écart, les papas retrouvent l'adolescence et les adolescents eux ne laissent rien de l'instant.

Pour le premier concert d'une tournée qui le mènera durant tout le mois de mai dans des petites salles françaises, le groupe Eiffel n'a pas eu beaucoup de mal à afficher complet, ni à déplacer les ahuris, ces fidèles qui le suivent depuis ses débuts.  
 
"On n'a pas voulu mettre nos capes et nos costumes, ni vous présenter de façon prétentieuse l'album d'Eiffel. Ce soir, ce n'est pas un concert classique. On va vous jouer les nouveaux morceaux et quelques anciens aussi dans un set très court, très resserré. Et puis on va vous faire écouter les morceaux du nouvel album. En gros, vous allez écouter deux fois les nouveaux morceaux puisque vous allez écouter les titres qu'on vous aura déjà joués. Ensuite, on passera dans la salle pour en discuter avec vous", explique Romain Humeau, le chanteur d'Eiffel dès son entrée sur scène.
 
Après le succès de son dernier album, A tout moment, et celui de la tournée qui a suivi, cernée "par la mort de proches", Eiffel a pris d'autres dimensions et cela a apporté des changements flagrants. Alors que son cinquième album, Foule monstre, n'est pas tout à fait terminé, le groupe en  présente une bonne moitié à son public.
 
"Se faire peur avec les machines"

Pour ce nouveau disque, Eiffel a souhaité, selon les mots de son chanteur, "laisser derrière ce qui a été fait" et "tout reprendre à zéro". L'enregistrement de l'album a donc commencé en juin 2011 pour se prolonger notamment en Angleterre.
 
Romain Humeau constate : "On ne voulait pas enfoncer le même clou, alors on a mis des claviers partout, de la boom machine, des vocodeurs, des trucs qu'on n'attendait pas là. Il y a toujours des guitares,  de la basse et de la batterie, j'aime toujours ça, mais on a voulu se faire peur avec les machines."
 
À l'écoute de ces chansons sur scène, le premier single de Foule monstre, Place de mon cœur, est en effet celui qui se rapproche le plus des précédentes expériences d'Eiffel. Les autres titres semblent plus dépouillés, tournant autour de sons synthétiques. Eiffel, qui a longtemps souffert de la comparaison avec le grand frère de Bordeaux Noir Désir, semble aujourd'hui mieux à même d'affirmer ses différences.
 
Alec Eiffel, le titre des Pixies qui a donné son nom au groupe résonne toujours entre les lignes de guitare. "Avant d'aimer le rock, on aime la musique en général. Moi, j'adore la pop, les Beatles et en ce moment, je suis à fond sur Gorillaz", rappelle Romain Humeau, qui vante dans son carnet de bord les qualités du leader -génial- de Blur et de Gorillaz, Damon Albarn.
 
Petite tournée entre amis

Jeudi soir, sur la scène de la Dynamo de Toulouse, le concert d'Eiffel aura cependant été à des années lumières des performances graphiques de Gorillaz. Il y avait simplement un groupe soudé autour de son noyau de quatre personnes, un clavier additionnel qui prenait la place de deux et du bon rock français. "Nous ne sommes qu'à 10 % de ce qu'on pourra voir en septembre", a prévenu Romain Humeau.
 
Eiffel a également joué ses anciens morceaux dont certains ont été revus quasiment à la manière de Dépêche Mode et terminé sur Hype, un rappel de ses débuts. Une bonne demi-heure après, Romain Humeau et les membres d'Eiffel pouvaient donc descendre des loges pour une discussion qui prenait l'allure d'une séance de photos souvenirs.
 
À ce moment-là, dans la petite salle de 200 ou 300 personnes dont les murs reprenaient enfin leur souffle, sans doute qu'Eiffel avait déjà gagné le pari de cette petite tournée entre amis. Pour les foules monstres, ce pourrait être demain.

Par Bastien Brun






VIDEO. Bertrand Cantat sur scène avec le groupe Eiffel

http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/video-bertrand-cantat-sur-scene-avec-le-groupe-eiffel-14-10-2010-1108439.php

L'ex-leader de Noir Désir est à nouveau remonté sur scène, hier, invité par le groupe Eiffel. Leur histoire d'amitié remonte à dix ans.
 
14.10.2010
Son entourage a pris des précautions. Notre rencontre avec Romain Humeau a lieu loin du Krakatoa, la salle de Mérignac où il a joué hier soir avec son groupe, Eiffel. Impossible d'avoir accès aux loges. Encore moins de prendre des photos du show. Car les musiciens bordelais accueillaient hier soir, une nouvelle fois, sur scène, leur ami Bertrand Cantat, deux semaines après une prestation commune à Bègles. Bègles, c'était la première apparition en concert du chanteur de Noir Désir depuis la mort de Marie Trintignant en 2003. Inévitablement, l'événement a fait circuler le nom d'Eiffel plus que jamais, à la veille d'un grand concert au Zénith de Paris demain. « Pourtant, on n'a rien fait pour. La fuite sur sa présence ne venait pas de nous », peste le musicien. « C'était une envie de Bertrand de nous rejoindre sur scène. Ça lui a fait du bien et à nous aussi. Et cela se reproduira sans doute. On est tous libres, et je pèse mes mots. » Vidéo amateur du concert au Krakatoa: Une histoire d'amitié née il y a dix ans sur l'enregistrement du dernier album de Noir Désir, « Des visages des figures ». « Le groupe avait sollicité plusieurs arrangeurs pour un de leurs morceaux et c'est ma version qui a été prise. » Les deux chanteurs tissent alors des liens, rejouent ensemble dès 2008, enregistrent une reprise du « Temps des cerises » puis partagent la chanson d'Eiffel « A tout moment la rue ». « On se sent bien ensemble », ajoute le leader d'Eiffel, que beaucoup ont souvent comparé… à Noir Désir. « On nous colle cette référence-là. Mais c'est à peine 1 % de nos influences. » Romain Humeau n'a attendu personne pour s'immerger dans la musique. « J'ai fait sept ans de conservatoire, je jouais du violon, et en même temps j'écoutais le rock des Ramones. C'est sans doute pour cela que Bashung m'avait sollicité pour son dernier album. J'ai travaillé sur neuf titres, mais il n'avait pas encore de textes et n'a finalement rien gardé. » Eiffel a digéré tout cela, notamment sur son quatrième album, « A tout moment », vendu à 40 000 exemplaires. Un disque intense et ambitieux, loin d'un rock frontal et basique dans lequel on a parfois pu l'enfermer. Eiffel en concert demain soir au Zénith de Paris pour lequel il reste encore des places. Et mardi et mercredi à Rennes, jeudi à Lorient… Dernier album, « A tout moment », Pias, 7,50 €.
Le Parisien





La nouvelle énergie d'Eiffel
Par Gilles Médioni (L'Express), publié le 21/09/2012
Le groupe français a concocté un cinquième album trépidant.

ROCK - Eiffel sort son cinquième album.

Frank Loriau

Groupe lyrique et explosif formé par Romain Humeau il y a près de quinze ans, Eiffel a connu son envol avec A tout moment (2009), certifié disque d'or, et son tube frondeur A tout moment la rue. Leur cinquième album, Foule monstre, prend le rock d'une façon oblique, appuyé sur l'électricité rêche des guitares et la liberté des synthés. Eiffel réussit à capturer cette nouvelle énergie pour composer des morceaux trépidants qui n'hésitent pas à intégrer des guitares flamencas (Puerta del angel) et à oser des télescopages sonores (Frères ennemis). Les chansons, taillées pour la scène, s'élèvent portées par un chant vigoureux, parfois grandiloquent, une rage très articulée - ainsi ce Lust of Power en duo avec Bertrand Cantat - et une pluie de paroles parfois vraiment brumeuses.

http://www.lexpress.fr/culture/musique/foule-monstre_1161432.html








Rencontre au festival FnacIndétendances 2010
Eiffel: "Nous sommes un peu des mutants"


http://www.lexpress.fr/culture/musique/eiffel-nous-sommes-un-peu-des-mutants_911624.html

Par Vanessa Ferrere (LEXPRESS.fr), publié le 13/08/2010 à 08:00
LEXPRESS.fr a profité du festival FnacIndétendance pour proposer son interview loto au groupe Eiffel.5 questions à choisir au hasard parmi 49. Une chance de les rencontrer, car c'est leur dernière date de l'été.

 parmi 49. Une chance de les rencontrer, car c'est leur dernière date de l'été.

Quel est votre chef-d'oeuvre?

Romain: Nous n'en n'avons aucun ! Ca va venir mais ce n'est pas encore ça...  

Comment vous préparez-vous à un concert ?

Romain: On se prépare tous différemment puis on se rejoint juste avant de monter sur scène, pour gratter les guitares, et chauffer les voix. Tous ensemble, nous buvons notre petit whisky et nous nous faisons la biz. Très important.  

Mais le principal c'est de ne pas oublier pourquoi on est là. On a la chance d'enchaîner beaucoup de concerts (85 dates cet été). Perdre le fil peut vite arriver, ne plus savoir jouer correctement aussi. C'est pour ça qu'il faut toujours se concentrer et réaliser la chance qu'on a. A notre époque, c'est même surréaliste, car personnellement je vis de ma passion, et c'est la musique qui remplie mon assiette.  

Nico: Nous avons le bonheur de passer notre vie sur scène avec les gens que nous aimons.  

Aviez-vous des posters dans votre chambre d'adolescent ?

Romain: Oh oui ! John Lennon, le batteur de Def Leppard, parce qu'il avait une énorme batterie, Michael Jackson, beaucoup de posters de Police, j'en étais fan. J'avais aussi des posters de Genesis et un poster de Boris Vian.  

Nico: Moi c'était Nirvana. J'ai le poster de la pochette de leur premier album Bleach. Je me souviens que j'avais aussi l'affiche d'un festival où j'avais joué avec mon premier groupe quand j'étais ado.  

Une chanson qui a changé votre vie ?

Romain: Il y en a plein ! Toutes celles des Beatles ! c'est ma première découverte rock. Mais une me reviens en particulier : I'm The Walrus.  

Nico: Moi je dirais plutôt une chanson de The Cure : Fire In Cairo, de l'album Three Imaginary Boys.  

Où rangez-vous vos albums ?

Nico: Sur plusieurs étagères, assez sobrement et simplement.  

Romain: Notre groupe fait parti de la génération qui a encore beaucoup de disques et de vinyles. Nous sommes un peu des mutants. Chez moi, j'aime les voir rangés par genre, ou par groupe, j'aime le fait qu'ils soient chez moi, ce sont des amis en quelque sorte.  

Et la complémentaire : Etes-vous déjà monté en haut de la Tour Eiffel ?

Eclats de rire...On se demande pourquoi...

Romain: Quand j'étais petit oui. Gamin, j'étais super impressionné mais maintenant j'aurais un peu peur. Plus je vieillis, plus j'ai le vertige. (Rires)  

Nico: Moi pareil, je devais avoir 7 ans. Mais il y a carrément trop de monde! Ca craint Eiffel! (Rires)

Romain: Estelle a voulu y monter il y a quelques jours mais oui, y'a carrément trop de monde! C'est fou!





EIFFEL

Eiffel est un groupe de rock français fondé en 1998 autour de Romain Humeau.
Leurs influences vont des Pixies à Léo Ferré, en passant par Jacques Brel, Sonic Youth, Serge Gainsbourg, les Buzzcocks, Noir Désir, les Stooges, David Bowie, Sixteen Horsepower, les Kinks, les Beatles, Tears For Fears, Fugazi, XTC, Deus ou encore Boris Vian et Louis Calaferte.
Leur nom est tiré d'une chanson des Pixies, nommée Alec Eiffel, présente sur l'album Trompe le Monde

C'est suite à de sérieuses divergences avec sa maison de disques (Warner Music Group) que le groupe Eiffel naît en février 1998 sur les cendres d'Oobik & The Pucks2 , groupe formé en septembre 19953 et composé de Romain Humeau, Estelle Humeau, Frédéric Vitani et Nicolas Courret. Écœuré par la façon dont la maison de disques gère le groupe, le bassiste Frédéric Vitani s'en va et laisse sa place à Damien Lefèvre.
Toujours animés de la même énergie, la formation travaille son nouveau répertoire pour se consacrer à la scène jusqu'au mois de décembre (la Flèche d'Or, le Blueser, la Péniche Makara, le Kiosque Flottant, le squatt de la Grange aux Belles...) puis entreprennent d'enregistrer le maxi CD L'Affaire dans une cave parisienne, à Saint-Michel.
En janvier 1999, le maxi CD est distribué dans le commerce ; le groupe entame alors une tournée fastidieuse dans toute la France, alternant entre les festivals et les bars ou cafés-concerts. Le groupe est alors complètement indépendant : Nicolas Courret s'occupe de l'image (pochette des maxis), Damien Lefèvre des concerts, Estelle Humeau des fanzines et Romain Humeau des relations avec la presse. Ce dernier réalise aussi à cette époque quelques arrangements pour 1, 2, 3 Soleils (Rachid Taha, Khaled et Faudel) et Helena Noguerra.

En mai 1999, le groupe est remarqué par Peter Von Poehl et Bertrand Burgalat, à la recherche de musiciens pour le backing-band de Michel Houellebecq : « Bertrand Burgalat nous découvre comme ça. On se débrouille pour faire un concert au MCM Café, et il vient nous voir. Il parle de nous à certaines maisons de disques. On lui doit pas mal à ce moment-là. » (Romain Humeau, mars 2006)
En juillet de cette année, après quelques concerts avec Michel Houellebecq (festival Aquaplanning et La Route du Rock), Romain, Nicolas et Damien participent aux sessions de l'album Présence humaine (dont ils signent le morceau qui donne son nom à l'album, ainsi que la musique d'un autre morceau, Plein été).

Eiffel reprend sa route pendant presque une année, où ils ne sortent presque pas de leur « studio d'enregistrement » de fortune, produisant diverses maquettes qui commencent à tourner dans le milieu musical. Ils sont contactés par la maison de disques Labels, chez qui ils signent en mai 2000. Ils partent à nouveau en tournée, aux côtés de Dionysos et les Papas Fritas.
En juillet, le groupe enregistre une série de morceaux dans une cave et une grange, morceaux qui donneront naissance au maxi CD Abricotine & Quality Street, qui sortira en août de la même année. Le morceau Te revoir connait un petit succès et leur permet de tourner un clip sous la direction de Henri-Jean Debon. Romain Humeau déclare à son sujet : « Ce qu'on a apprécié chez lui, c'est qu'il sait élargir un texte ou un son par l'image sans forcément lui coller une histoire par-dessus. »
Le 12 novembre 2008, on peut lire sur le site d'Eiffel qu'une chanson est à disposition des internautes, en téléchargement libre. Cette chanson, Le Temps des cerises, a été enregistrée en une nuit, c'est le fruit de la collaboration entre Romain Humeau (batterie), Estelle Humeau (basse), Serge Teyssot-Gay (guitare) et Bertrand Cantat (chant), du groupe Noir Désir.

Romain Humeau décrit l'expérience en ces termes : « « Le Temps des cerises » émane avant tout d'une profonde amitié. D'une même exaltation pour la musique aussi. L'instinct et l'urgence ont spontanément fait fleurir le court espace-temps, 24 heures à peine, dans lequel nous nous sommes transportés et avons capté ce morceau... en live, sur le vif et sans filet. »
On retrouve par ailleurs Bertrand Cantat comme invité sur le quatrième album studio d'Eiffel où il assure les chœurs sur un titre. Intitulé À tout moment, le disque sort le 5 octobre 2009, précédé par le single À tout moment la rue mis en écoute sur le site officiel et diffusé en radio.

L'enregistrement s'est fait sans Hugo Cechosz ni Christophe Gratien qui ont quitté le groupe pour se consacrer à leur duo blues/rock, les Twinsisters. Nicolas Courret, batteur initial du groupe, est de retour à son poste, tandis qu'Estelle Humeau est désormais bassiste. Pour compléter la formation sur scène, le guitariste Nicolas Bonnière, ex-membre de Dolly, est recruté.








Eiffel, groupe talentueux au succès grandissant

http://suite101.fr/article/eiffel-groupe-talentueux-au-succes-grandissant-a5756

L'univers rock alternatif d' Eiffel se déploie lentement sur les ondes et assure au groupe une certaine notoriété, découvrez leur musique rock, revendicative et poétique

Le groupe Eiffel est né en février 1998 et n'a de cesse, depuis, de gravir les échelons d'une notoriété forgée à coup de tournées dans des bars et de kilomètres sillonnés sur les plus petites routes de France.

Un couple, Estelle et Romain Humeau, est à l'origine de cette formation. Deux autres artistes les rejoignent alors : Damien Lefèvre à la basse et Nicolas Courret à la batterie. Aujourd'hui la formation du groupe a évolué, connaissant, comme dans tout bon groupe de rock, des départs et des arrivées. Emiliano Turi est aujourd'hui le batteur du groupe, et sur le dernier album sorti en octobre 2009, intitulé "A tout moment " on retrouve Clémentine et Salomé Humeau, au hautbois et aux chœurs. D'autres noms traversent ce dernier album, celui de Bertrant Cantat par exemple, qui apporte sa voix. La collaboration, et l'amitié, entre le chanteur de Noir Désir et Romain Humeau remontent d 'ailleurs à plusieurs années.
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Un univers rock, dense et poétique

La musique d' Eiffel, se rapproche de celle de Noir Désir, mais a su se démarquer de toute influence. Tout le talent du groupe vient de ce savant mélange de rock et de chanson française. Leurs créations, reconnaissables à la voix chaude et unique de Romain Humeau, auteur, compositeur et interprète, sont le fruit d'influences multiples, arrangées à la sauce "Eiffel". De nombreux instruments, à priori éloignés de l'univers rock comme le banjo ou le hautbois, viennent pimenter les morceaux et apporter un son original.

Les textes contribuent aussi à la création d'un univers particulier : engagés, réfléchis, ils reflètent un état d'esprit tout en apportant une dose de poésie, de dérision et d'humour. On sent chez Eiffel la musique transpirer par chaque pore, comme une survie nécessaire, c'est certainement ce qui rend leurs morceaux si sincères. Loin d'une musique "formatée", une certaine volonté de préserver une petite part de liberté dans le système économique et musical français les caractérise.

Au niveau des influences, citons particulièrement LesPixies (le nom Eiffel vient d'ailleurs de l'une des chanson des Pixies) , Iggy Pop ou encore Jacques Brel.
Quand vie quotidienne rime avec musique

Les membres du groupe travaillent depuis toujours à d'autres projets. Romain Humeau sort en 2005 un album solo intitulé "l'éternité de l'instant", et, entre autre, écrit les arrangements de corde sur le titre "Des visages, des figures" de l'album du même nom de Noir Désir, collabore avec Les têtes Raides ou encore Michel Houellebecq, réalise et mixe des albums pour d'autres artistes, comme par exemple Dominique A.






Les rockeurs d'Eiffel font durer le plaisir
Survivant des années 1990, le groupe français s'offre une seconde jeunesse avec Foule Monstre, cinquième album aux sonorités plus pop. Rencontre avec Romain Humeau, le bouillonnant leader de la formation.
 
Romain Humeau est une chanson à lui tout seul. Une chanson qui aurait des tripes et pas mal de fougue. Pourquoi pas "libre", l'un des titres phare du nouvel album de son groupe Eiffel, Foule Monstre (PIAS). Une photographie éclectique de notre époque, qui navigue entre paranoïa, identité nationale et révolutions arabes. "Je ne crois pas que le sens d'un morceau soit prédéterminé, tempère Romain, l'actualité peut même le nourrir après coup. Ce sont des chansons réalistes, mais le réel est nourri de l'imaginaire de chacun."

Il faut dire que le cerveau de Romain Humeau bouillonne d'imagination. Depuis la fin des années 90, son groupe a déjà construit une discographie solide, jalonnée de brûlots électriques et libertaires. Avec un style inimitable, qui s'appuie sur l'écriture imagée et la voix rocailleuse de son leader.

En duo avec Bertrand Cantat

Débarqué de chez EMI en 2007, Eiffel a bénéficié d'un nouveau coup de projecteur en 2010 en accueillant Bertrand Cantat sur scène dans le cadre du Festival des Terres Neuves de Bègles. L'ex leader de Noir Désir était revenu après une longue interruption consécutive à sa condamnation. Un événement qui a permis de relancer la carrière du groupe, l'album suivant, A tout moment, s'écoulant à plus de 50 000 exemplaires.

Son successeur, dans les bacs cette semaine, comporte d'ailleurs un nouveau duo avec Bertrand Cantat, l'excellent titre "Lust of power". "Ça fait plusieurs années que je suis ami avec lui, confie Romain, on avait fait un duo sur le dernier album et on voulait absolument retenter l'expérience. Je n'ai pas envie de le juger sur ce qu'il a fait."

Un groupe de pop avant tout

Rassuré par cette nouvelle exposition médiatique, le groupe a souhaité expérimenter des sonorités plus ouvertes sur "Foule monstre". "On avait envie de mettre en valeur l'aspect pop et harmonique du groupe, pour gagner en profondeur et en puissance, explique le chanteur. On a trop tendance à nous mettre dans la case du rock français, alors qu'on a toujours été un groupe de pop."

Fervent admirateur de Boris Vian ou Léo Ferré, Romain Humeau puise également son inspiration dans les brèves de comptoir ou les petites annonces placardées dans les magasins. "Les gens dans les bars peuvent sortir des vérités absolues, explique Romain qui compare son travail à un "travelling littéraire". "Je n'ai jamais aucune certitude mais j'essaye toujours d'écrire des paroles qui se baladent physiquement. Pour moi, les chansons sont des réservoirs dans lesquels on entre et on sort comme on le souhaite." Nous, on reste à bord.



19/10/2012
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