Alain YVER

Alain YVER

ELGER ESSER

ELGER ESSER

 

le quotidien est la mort de tout désir !

 

 

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http://www.elger-esser.com/upcoming/

Les paysages d’Elger Esser
http://www.laboiteverte.fr/les-paysages-delger-esser/


http://yourartshop-noldenh.com/fr/elger-esser-suche-nach-der-verlorenen-zeit/


http://www.lankaart.org/article-elger-esser-paysages-110725907.html





Vues, Pictures from the archive


Elger Esser


En 1996, Elger Esser fait son premier voyage dans la région de Nantes, qui deviendra un de ses terrains de prédilection. A l’époque, il est élève de Bernd et Hilla Becher, mais sait déjà, à l’age de 27 ans, que sa thématique tournera autour d’un tout autre patrimoine que celui qu’affectionnent ses maîtres, immatériel, celui-là : le paysage. Né à Stuttgart en 1967, Elger Esser a grandi à Rome près de son père Manfred Esser, écrivain invité en résidence à la Villa Massimo, et de sa mère, photographe correspondante pour le magazine Spiegel de Hamburg. Lors de sa présentation de fin d’étude à l’académie de Dusseldorf, Elger Esser présenta une fresque de cartes postales des années 1900 représentant la cote atlantique. Depuis, sa collection de cartes postales a progressé pour se chiffrer désormais à 25 000 et constituer encore aujourd’hui la base de son inspiration : plages, baigneurs, bateaux, embruns, vagues et crêtes d’écume. Autant d’éléments naturels qu’il affectionne plus que tout et qu’il associe aux récits de voyage de Maxime Du Camp, Flaubert et Maupassant... En manipulant ses images notamment par un fort agrandissement de certaines zones, il crée des Vues fortement granuleuses et de couleurs à la fois saturées et délavées tirant vers le jaune et le vert. Un accident de laboratoire qui deviendra rien de moins que sa marque de fabrique. A son paroxysme, ce procédé donne dans ce livre un panorama constitué du détail de la côte rocheuse de Trouville sur plusieurs doubles pages à sa "taille originale". Rappelant le style des peintres impressionnistes en peinture ou les images de Gustave Le Gray en photographie, l’interprétation quasi mélancolique du paysage d’Elger Esser semble vouloir susciter chez le lecteur un sentiment de nostalgie. En parfait connaisseur et baliseur du territoire français (les images du livre ont été capturées à Honfleur, Cancale, Cannes, Trouville, Saint-Malo, Granville, Etretat, etc.), Elger Esser s’est vu confier récemment un travail par le Ministère de la Culture et de la Communication, lequel sera exposé cet été pendant les rencontres d’Arles.
Photographies de Elger Esser (Archive), texte d’Alexandre Pühringer
Editeur : Schirmer/Mosel (29 mai 2008)
Relié sous jaquette : 96 pages, 37 images en couleur
Langue : Anglais, Allemand
ISBN-10 : 3829603576
ISBN-13 : 978-3829603577
60 euros

http://www.photosapiens.com/Elger-Esser-Vues-Pictures-from-the-archive_4376.html








Biographie


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Elger Esser est le fils d'une mère française et d'un père allemand. Il grandit à Rome (pendant 17 ans) et passe également du temps en France notamment sur la côte atlantique1. Il fait ses études de 1991 à 1997 à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf auprès de Bernd Becher. Il enseigne également à l'École de Photographie de Düsseldorf (Düsseldorfer Fotoschule) où se trouve son atelier dans le quartier rénové du port1.
Son travail s'attache aux paysages étrangers à son pays — désolés ou industriels, « paysages de l'âme » souvent en rapport avec l'eau, réinvestissant un nouveau romantisme allemand — et au passage du temps sur ceux-ci1. Techniquement, il utilise des temps d'exposition longs, jouant sur les tons chaleureux et sépias ou noir et blanc (par héliogravure), rappelant par certains aspects les cartes postales du début du XXe siècle dont il est un grand collectionneur1.
Principales expositions individuelles
    •    1999 : Galerie Sonnabend, New York
    •    2008 : Französische Landschaften 1990–2008, lors de FO.KU.S – Foto Kunst Stadtforum, Innsbruck
    •    2009 : Eigenzeit, au Kunstmuseum Stuttgart
    •    2010 : Musée d'art moderne d'Arnhem
    •    2011 : Lichte Weite, au Rheinisches Landesmuseum de Bonn
    •    2012 : Stille Wellen, Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte de Niedersachsen
Prix et distinctions
    •    1998 : Deutscher Akademischer Austauschdienst-Reisestipendium section « Italie ».
    •    2010 : Rheinischer Kunstpreis2
Ouvrages
    •    Nach Italien en collaboration avec Manfred Esser, Kehrer, Heidelberg 2000, (ISBN 978-3-93325720-8).
    •    Veduten und Landschaften 1996–2000, Schirmer/Mosel, Munich, 2000, (ISBN 978-3-88814-936-8).
    •    Cap d'Antifer-Étretat, Schirmer/Mosel, Munich 2002, (ISBN 978-3-8296-0047-7).
    •    Ansichten / Views / Vues: Bilder aus einem Archiv. Pictures from the Archive 2004–2008, Schirmer/Mosel, Munich 2008, (ISBN 978-3-8296-0357-7).
    •    Eigenzeit, Schirmer/Mosel, Munich 2009, (ISBN 978-3-8296-0418-5).
Notes et références
    1.    ↑ a, b, c et d Émission Square consacrée à Elger Esser diffusée le 17 mars 2013 sur Arte.
    2.    ↑ Rheinischer Kunstpreis 2010 [archive]


http://fr.wikipedia.org/wiki/Elger_Esser
















http://actuphoto.com/24807--nocturnes-a-giverny-photographies-de-elger-esser-a-la-galerie-photo-du-pole-image-haute-normandie.html





Elger Esser : d'un autre temps
Dimanche 17 mars 2013


Le photographe allemand revendique des singularités peu courantes : un esprit romantique, des temps de pose très longs et le refus de l'outil numérique.

Sensible et bon vivant, patient et contemplatif, Elger Esser est l'invité de Square cette semaine.

C'est à Düsseldorf qu'il reçoit Anja Höfer. Il lui ouvre les portes de son atelier, pour nous montrer ses œuvres. Des photographies tirées sur grand format, de paysages souvent inhabités, et souvent français, de l'étang de Giverny aux Falaises d'Étretat. « L'eau tient une grande place dans mes œuvres, explique Elger Esser. Cela a plusieurs raisons. Je trouve sa symbolique très forte. Parce qu'elle coule, elle est un élément de vie, puisque nous sommes nous-mêmes constitués d'eau à 90%. Il y a donc ce lien direct entre nous et ce que je photographie. J'aime aussi la dualité entre l'eau et le ciel. »

Philosophe, Elger Esser ? Oui. Mais pas seulement. Il est aussi amoureux de plaisirs bien terrestres. Il invite ainsi Anja Höfer pour un tour dans sa vieille voiture de collection, et l'emmène goûter les plats terroirs de l'un de ses restaurateurs favoris. « Le plaisir de la cuisine, c'est la découverte. Chaque mois, chaque saison apporte son nouveau menu, selon la région, et propose son propre goût. »

Pour Elger Esser, la nature est donc source d'inspiration et de plaisir. Il y passe de nombreuses heures, avec son appareil à chambre noire, lourd et sophistiqué. C'est dans cet effort et cette sensibilité qu'il capte au mieux d'exceptionnelles lumières, de jour comme de nuit.

Le photographe explique aussi à Anja Höfer son goût de la contemplation et son souci du détail. Rien d'étonnant de la part de cet ancien élève de Bernd Becher, connu pour ses photographies frontales d'installations industrielles.

Capter le remarquable là où l'œil ne s'arrête pas d'habitude, c'est l'objectif d'Elger Esser. Il parcourt à rebours le paysage artistique contemporain, imposant son rythme délicat, son romantisme de terrain.

Pour aller plus loin :

Elger Esser - Editions Schirmer/Mosel
http://www.schirmer-mosel.com

La séance photo d'Elger Esser ici

http://www.arte.tv/fr/elger-esser-d-un-autre-temps/7366280,CmC=7366278.html




 

L'École de photographie de Düsseldorf


L'actualité passée, les querelles critiques éteintes, le recul minimal atteint, tout permettait ce retour sur une des pages majeures de l'histoire de la photographie, aussi importante que le Pictorialisme ou la Nouvelle vision. Première approche encyclopédique sur la question, l'ouvrage publié aux éditions Hazan sous la direction de Lothar Shirmer s'appuie sur la présentation de Stefan Gronert, conservateur au Kunstmuseum de Bonn. Gronert qui enseigne aussi l'histoire de l'art à l'université de la même ville établit une filiation rigoureuse entre le couple des Bécher et les deux générations de photographes devenus maîtres à leur tour, en partant des prolégomènes de la photographie documentaire de la fin du 19e siècle pour traverser la Nouvelle Objectivité en Allemagne. Clair, exempt de digressions critiques, l'exposé historique recadre le terme d'Ecole trop souvent utilisé pour englober ce qui se définit mal, entre l'entité  géographique et la sphère d'influence. Ainsi instruit sur l'apport de Bernd et Hilla Becher à la section photographique de la Staatliche Kunstakademie de Düsseldorf, le lecteur peut visiter les œuvres de ceux des disciples dont la première génération est d'ores et déjà inscrite dans l'histoire de l'art : on reconnaîtra Andreas Gursky, Candida Höfer, Axel Hütte, Thomas Ruff, Thomas Struth, Petra Wunderlich. Une place égale est faite aux cadets que sont Laurenz Berges, Elger Esser, Simone Nieweg et Jörg Sasse dont les portfolios monographiques bénéficient d'une impression irréprochable, surveillée par les services du très performant Grieger Lab. Enfin cerné dans un ouvrage appelé à faire autorité, le rayonnement de Düsseldorf apporte un éclairage sévère sur ses imitations formelles qui, au génie près, se répandent comme une mode tenace sur la photographie contemporaine.

Hervé Le Goff
http://www.photographie.com/archive/publication/105847



























































16/11/2014
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