Alain YVER

Alain YVER

ERWIN OLAF

ERWIN OLAF




www.erwinolaf.com

http://www.laboiteverte.fr/erwin-olaf/

http://www.curiocity.fr/le-chouchou-de-septembre-erwin-olaf/

http://www.ufunk.net/photos/paradise-portraits-des-filles-et-des-clowns-tristes-photographies-par-erwin-olaf/



Erwin Olaf (Erwin Olaf Springveld) né en 1959 à Hilversum, Pays-Bas, est un photographe.


Olaf a tout d'abord étudié le journalisme à Utrecht avant de se lancer dans la photographie de mode et de publicité. Il est connu pour ses travaux en publicité : il a signé des campagnes pour Levi's, Microsoft et Nokia. Ses travaux personnels témoignent d'une volonté provocatrice (poses suggestives, humour noir, nudité) plusieurs fois récompensés et font l'objet de nombreuses expositions à travers le monde. Sa carrière prit une dimension internationale après avoir reçu le premier prix du concours Young European Photographer pour sa série Chessmen en 1988.







http://artup-tv.com/fr/8-article-erwin-olaf.html

Le silence parle à qui sait l'entendre. Il est l'âme de la nuit et plus encore : il est le souffle où l'esprit plein d'angoisse vient puiser sa force. Les photographies d'Erwin Olaf ne sont pas seulement des icônes; ce sont aussi les filles du non-dit dans lequel se perd le langage.

La voix du silence

Du deuil à la mélancolie, il n'y a souvent qu'un pas; qu'une tentation subtile d'accompagner dans son retrait celui qui n'est plus. A l'image d'Orphée voulant ramener à la vie Eurydice, Erwin Olaf met en scène des personnages qui souffrent d'un manque et ne veulent pas s'en défaire. Prisonniers d'espaces teintés de souvenirs, ils errent au hasard ou s'arrêtent comme happés par le vide. En eux, le temps et les rêves se sont suspendus. On pourrait croire qu'ils attendent mais ce serait là se méprendre. Dans leur passivité morbide se cache en réalité une action : le combat inégal de leur moi contre l'ombre d'une tombe.
Les tics tacs de la pluie sur les carreaux d'une fenêtre. Le voile gris des rideaux entre leurs chambres et le ciel. Dans chaque élément du décor se réfléchit l'obsession qui les hante; la peste contagieuse qui les divise et les perd. Seuls, ils partagent pourtant quelque chose d'essentiel : la ressemblance parfaite de leurs peines. Un même air contrit fixe leur visage; une même nostalgie abstraite les endeuille; A les regarder longuement on ne peut s'empêcher de voir en eux l'image parfaite de la victime innocente.

Ou bien peut-être est-ce nous qui cherchons à nous dérober en les pensant telles. Car après tout, elles peuvent tout aussi bien être coupables et porter l'entière responsabilité de leur mélancolie.

De la mort qui nous frappe à l'acceptation de sa venue se tient le défi que lance la nature à notre désir : l'école des souffrances sans laquelle nous ne pourrions jamais devenir réfléchit.

La mort n'est pas seulement un évènement qui viendrait nous frapper de l'extérieur, mais une invitation à prendre au sérieux son enseignement. Comme l'écrit si simplement Kierkegaard, « La mort vaque à son oeuvre dans la vie; elle ne va pas à l'aventure comme s'imagine le craintif (...). Non; elle dit : Je suis là; et si quelqu'un veut apprendre de moi, qu'il vienne. » (Sur une tombe, S. Kierkegaard)


Voilà pourquoi les personnages d'Erwin Olaf, par-delà l'infini tristesse qui les caractérise, semblent aussi nous chuchoter à l'oreille un message renversé : et si derrière le sérieux de leur peine se cachait le sérieux véritable : l'effet que produit sur une âme le travail répété de la mort; non pas comme événement physique, mais comme transfiguration de la pensée.

Frédéric-Charles Baitinger

Erwin Olaf vit et travaille en Hollande.










Livre photo art, photographie contemporaine

http://www.photosapiens.com/Erwin-Olaf_4225.html

Erwin Olaf

Le photographe et vidéaste néerlandais Erwin Olaf a acquis une renommée internationale. Photographe d’exception, il fait partie des plus grandes collections comme celle du Ludwig Museum, du Groninger Museum, d’Art+Public ou encore de celles des Margulies aux Etats-Unis. Erwin Olaf a également exposé dans de nombreux musées à travers le monde, dont le Museum of modern art de Moscou, le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le MOCCA de Toronto ou la MEP à Paris. Chez Erwin Olaf "tout s’arrête avant que la musique ne se mette en marche", comme l’écrit Jonathan Turner. Dans la série Grief, sa plus récente, le photographe semble capturer un instant précis, un moment de vie intime. Les corps sont figés, les visages résignés, plein d’une mélancolie qui nous dépasse mais nous touche immanquablement. Dans ces images où le temps s’est arrêté seul le décor paraît réel. La qualité des photographies et de la mise en scène d’Erwin Olaf, précises, intenses, à l’aspect poli et léchées donne toute sa force au sujet. Il s’agit bien ici pour Erwin Olaf d’exprimer la douleur, une certaine mélancolie, palpable sur chacun des portraits. La peine qu’il exprime devient même une détresse profonde sur les grands formats de ces photos.









La galerie parisienne Magda Danysz s'est associée à la néerlandaise Flatland Gallery pour exposer "Grief", la nouvelle série du photographe et vidéaste batave Erwin Olaf.

Toujours étranges, souvent mélancoliques, les photographies d'Erwin Olaf ne laissent jamais indifférent. Ses images mélancoliques ont intégré de nombreuses collections (comme le Museum of modern art de Moscou, le Stedelijk Museum d'Amsterdam, le MOCCA de Toronto ou la MEP à Paris).

Avec la série "Grief" (le deuil, en français), montrée pour la première fois en entier, Erwin Olaf explore la douleur du deuil dans son volet le plus personnel. Les personnages qu'il capture sont seul, comme figés dans leur mélancolie. Dans un univers esthétisant, froid, empreint de vide et de silence, le surréalisme ne semble jamais bien loin.

Les corps sont figés, les visages résignés nous transmettent leur mélancolie.

Une expérience sensorielle tout autant que visuelle, un choc esthétique feutré à découvrir absolument.

Léonor de Bailliencourt - Avril 2008








Erwin Olaf : une terrifiante perfection


Si l'on ne peut s'empêcher d'admirer la virtuosité du travail d'Erwin Olaf, se rapprochant tantôt de l'esthétique porno-chic en vogue dans les années 1990, tantôt de la peinture flamande du XVIIème siècle, ses photos n'en sont pas moins frustrantes. Leur mise en scène ultra sophistiquée, leurs sujets au visage énigmatique et à la perfection physique souvent dérangeante, leur éclairage millimétré et leurs couleurs entièrement retravaillées semblent être la scène d'un film jamais tourné, suscitant l'irrépréssible envie d'en savoir plus.

La découverte - en général en fin d'exposition - de courts films réalisés par le photographe suédois, devrait donc soulager le spectateur, en quête d'explications. Pourtant, c'est tout l'inverse qui se produit. Loin de satisfaire la curiosité du visiteur, ces vidéos transforment l'incompréhension en inquiétude : les mêmes images tournent en boucle, se jouant de l'attention du visiteur, des sons sourds martellent le cerveau à intervalles réguliers, les personnages, désormais animés mais comme dénués de tout sentiment, répètent inlassablement les mêmes actions incohérentes. Le spectateur est peu à peu submergé par l'angoisse, happé par cet univers cauchemardesque... pour le plus grand plaisir, sans doute, d'Erwin Olaf, démiurge sadique d'un monde d'une terrifiante perfection.



19/10/2011
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