Alain YVER

Alain YVER

ETIENNE DAHO "Les chansons de l'innocence"

ETIENNE DAHO 

"Les chansons de l'innocence"


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Description du de l'album


Etienne Daho est de retour avec "Les chansons de l’innocence retrouvée". Pour ce nouvel album, qui sera co-produit avec Richard Woodcraft, ingénieur et mixeur de l'album "The Last Shadow Puppets" et Jean-Louis Pierot, producteur notamment des albums "Fantaisie Militaire" d'Alain Bashung et "Suppléments de mensonge" d'Hubert-Félix Thiéfaine, Etienne Daho s'est entouré de Nile Rogers du groupe Chic et de Dominique A, compositeur d'un titre. Enregistré aux studios RAK et Abbey Road de Londres ainsi qu'à New-York, le nouvel album d'Etienne Daho sortira à l'automne 2013 sur le label Polydor et sera suivi d'une tournée en France dès le printemps 2014.

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Étienne Daho : «Je suis enfin compris»
Par Olivier Nuc Publié le 18/11/2013

INTERVIEW -%u2008Le chanteur livre Chansons de l'innocence ­retrouvée, le plus bel album de sa carrière, après un accident de santé qui a manqué de lui coûter la vie.
Chansons de l'innocence ­retrouvée est un des disques français de la rentrée. Ambitieux, cet album ­enregistré à Londres représente un sommet dans la carrière d'Étienne Daho. Trente ans après ses débuts, l'éternel jeune homme mêle son amour de la pop et des orchestrations soignées à son goût pour la soul et les chansons dansantes. Au moment où tout un pan de la scène pop et électro revendique son influence, le chanteur revient sur son riche ­parcours.
LE FIGARO. - Votre album devait sortir au mois de septembre. Il a été reporté pour raisons de santé. Que vous est-il arrivé?
Étienne DAHO. - Je suis incapable de dire non aux sollicitations, alors mon corps l'a fait à ma place. Je suis parti à l'hôpital pour me faire opérer de l'appendicite. J'avais eu plusieurs alertes, et je ne voulais pas que ça me pourrisse la vie en tournée. Je pensais rester hospitalisé deux jours, mais ça s'est aggravé en péritonite. Puis j'ai eu une septicémie. J'ai failli mourir après la première opération. Mais j'ai toujours eu un mental très fort. Et le fait qu'il y ait ce disque m'a maintenu dans l'énergie. Je marchais dans les couloirs à deux à l'heure sous les encouragements des infirmières. J'ai tout fait pour que ma récupération soit rapide.
Il s'agit d'un des disques les plus attendus de votre carrière. Vous percevez que votre statut a changé?
Je me demande même ce qui s'est passé! Je n'ai pas changé, je suis mon parcours, sans trop écouter ce qui se passe autour. Il y a eu des articles qui synthétisaient le fait que j'aie pu influencer des gens assez jeunes, c'est vrai. Ça me fait plaisir d'être devenu une référence, mais je n'y pense pas tout le temps.
Vous avez toujours veillé à rendre hommage à vos aînés vous-même.
C'est pourquoi je suis touché par le ­processus. Si j'arrive à communiquer ce que je fais à un débutant, c'est fantastique. Il m'a toujours paru important de citer mes sources. Mon inspiration est le fruit de ce que j'ai écouté, vu et transformé. Il m'importait d'être cet homme qui partage.
À quoi correspond le titre de l'album?
Je lisais Songs of Innocence de William Blake quand j'étais préadolescent. Et dans la garçonnière que j'ai louée à ­Londres pendant l'enregistrement de l'album, il y avait ce livre, que j'ai relu. Il est proche de ce que je ressentais au quotidien: l'impression de vivre les meilleurs moments de ma vie d'adulte. Cette phase où on prend du plaisir, partout, où rien n'est un effort, y compris pour s'améliorer. Un état de grâce.
À quel moment est-il apparu?
Dès que j'ai commencé à travailler avec Jean-Louis Piérot (réalisateur de l'album, NDLR). Après l'expérience magnifique avec Jeanne Moreau dansLe Condamné à mort de Genet, j'ai produit l'album de Lou Doillon, ce qui m'a pris près d'un an. Et je me suis mis à mon disque dès le ­lendemain. Je voulais faire un album de disco, que je souhaitais intituler «Disco noire». Et j'ai eu envie de retrouver Jean-Louis, que j'avais un peu raté au fil des ans. Il fait partie des musiciens dont chaque suite d'accords m'inspire immédiatement une mélodie. J'avais accumulé des choses qui se sont transformées, il a apporté un côté pop très symphonique. Les chansons se faisaient presque sans nous, de manière très fluide. De vraies expériences.
L'album est une très grosse production. Comment garde-t-on le cap?
Un album à l'étranger, avec beaucoup d'intervenants, c'est une grande aventure. J'entendais ce disque dans ma tête, j'avais le pressentiment de comment il allait être. Je fais confiance à mon intuition. Je sais que je peux m'y fier: elle ne me trompe pas. Dans la vie, je n'ai aucun esprit d'analyse. Mais quand je fais de la musique, je synthétise tout ce qui est en train de se passer, ce que j'ai envie de mettre dans une chanson et ce dont je dois me ­séparer.
Comment avez-vous navigué pour rester créatif depuis trente ans, tout en gardant une image légère?
Je ne suis guidé que par mon intuition, de manière un peu aveugle. J'ai un radar pour aller vers les endroits et les gens qui me conviennent. Je n'ai pas de plan de carrière, les choses peuvent bouger. J'aime bien provoquer des accidents,­justement.
Ce disque représente la somme de vos disques passés. Vous acceptez d'être pleinement vous-même aujourd'hui?
Quand on a écouté les maquettes des deux premières chansons, on s'est dit: «Pourvu qu'on continue comme ça ­jusqu'au bout.» Il y a des moments où on est porté. J'ai eu le sentiment que l'animal que je suis commençait à être ­compris. C'est agréable. J'ai fait une­­ ­carrière longue, pavée de jolies choses et j'ai toujours senti qu'il y avait de l'affection et du respect. Ce dont chaque artiste rêve. Je n'ai pas forcément tendu la main pour qu'on me comprenne. Je n'ai ­jamais saisi l'utilité de me montrer en dehors de la scène, par exemple. C'est assez défaillant chez moi, et c'est vrai que ça n'a pas joué en ma faveur. La ­scène, c'est un endroit que j'ai construit: j'y suis né, j'ai toujours fait des tas de concerts.
Quels souvenirs gardez-vous de vos débuts?
Je n'étais pas du tout prêt. Je me ­souviens d'avoir pris des cachetons pour aller faire une télé, des bêtabloquants. Cela me paraissait insurmontable. ­Heureusement que ça ne s'est pas vu! J'ai toujours eu des détracteurs qui sont d'ailleurs restés les mêmes, mais,­ ­globalement, les gens qui me touchent ont été bienveillants par rapport à ma musique et par rapport à moi. Je n'ai pas besoin de plus.
Chansons de l'innocence retrouvée. 

Polydor/Universal Music


//www.lefigaro.fr/musique/2013/11/18/03006-20131118ARTFIG00520-etienne-daho-je-suis-enfin-compris.php






Étienne Daho retrouve les chemins de l’innocence
 le 22 Novembre 2013


Six ans après l’Invitation, le chanteur revient avec les Chansons de l’innocence retrouvée. Sublime album aux ambiances pop et symphoniques enregistré à Londres, avec la participation de Nile Rodgers et Debbie Harry.
«C’était l’été ou presque», se souvient Étienne Daho dans un texte écrit par lui pour le livret de son nouvel opus. Allongé dans l’herbe fraîche du côté de Montmartre, il regarde le ciel et se met à rêver à son futur album. Les images défilent: Rome, Camus, Londres, Soho, il imagine déjà les mélodies qui accompagneront les Chansons de l’innocence retrouvée. Daho se remémore les prémices de création d’une aventure qui prendra corps avec quelques amis complices, dont Jean-Louis Piérot, coréalisateur de l’album avec Richard Woodcraft. Un disque en partie enregistré dans les mythiques studios Abbey Road, à Londres, où le chanteur se revoit écrire «au petit matin lorsque les idées sont claires%u202F».
mi-Vénus, mi Joconde
C’était l’été ou presque. Daho, marchant dans les parcs de la capitale anglaise, pense aux arrangements des onze futures chansons. Pour la pochette, le choix est fait, ce sera la photo prise par Richard Dumas à Ibiza, visuel qui depuis n’a pas manqué de créer le buzz, où Daho pose aux côtés de Salomé, jeune femme à demi-nue, «mi-Vénus, mi Joconde», dit-il : «Elle symbolise à elle seule tous les personnages des chansons de l’album.»

Tout allait bien jusqu’à cette péritonite survenue au cœur du mois d’août dernier. Complication, opération, Daho décide avec sa maison de disques de retarder la sortie de son album à mi-novembre. Fatigué, amaigri, le chanteur suit une stricte convalescence imposée par les médecins et se voit obligé de repousser sa tournée, initialement prévue en février, à début juillet où il sera à la Cité de la musique et à la salle Pleyel avant l’Olympia à l’automne 2014.
La vie est un cadeau
Il va mieux aujourd’hui, pas encore tout à fait remis, mais le moral est au beau fixe. Comme si le fait d’avoir failli «passer de l’autre côté» lui avait fait prendre conscience que la vie est un cadeau. À cinquante-sept ans, il revient avec un disque magnifiquement produit offrant un souffle et un son ample dû à la présence d’un grand orchestre. La voix, chaude, les textes ciselés, les cordes… tout est beau dans ce nouveau Daho, élégant et sensible. Six ans après l’Invitation, il rêvait d’un disque groovy, aux ambiances symphoniques, pop ou dance. L’expérience et le succès du Condamné à mort, de Jean Genet, interprété avec Jeanne Moreau, semblent lui avoir donné des ailes et une approche plus littéraire encore de son univers.

Les chansons de l'innocence
Le titre générique fait ainsi référence aux Chansons de l’innocence et de l’expérience du poète préromantique anglais William Blake. Innocence traversée par les «%u202Flarmes de l’enfance%u202F» dans l’émouvante Peau dure. Si les fêlures et les déchirures affleurent, jamais il ne sombre dans la tristesse, guidé par la mélancolie et une indispensable légèreté sans laquelle la vie ne serait qu’un fardeau. Moment d’émotion encore, L’homme qui marche est un des bijoux de l’album. Parmi les autres pépites, on trouve le Baiser du destin, le Malentendu, Onze Mille Vierges, En surface, écrit par Dominique A (en duo dans la version Deluxe), les Torrents défendus avec le guitariste Nile Rodgers ou encore l’Étrangère avec Debbie Harry, chanteuse du groupe Blondie. Un registre qui explore en beauté les territoires de l’intime. Un sans-faute pour Étienne Daho. Son plus bel album.


    •    Le programme d'Etienne Daho:
Album les Chansons de l’innocence retrouvée chez Polydor. Concerts 1er %u2028et 5%u202Fjuillet à la Cité de la musique, Paris 19e, et 8%u202Fjuillet salle Pleyel, %u2028dans le cadre du festival Days Off. Olympia du 4 au 6%u202Fnovembre.


//www.humanite.fr/culture/etienne-daho-retrouve-les-chemins-de-l-innocence-553681







Etienne Daho « Être artiste, c'est mettre des mots sur les maux »
 le 16 Novembre 2007

Musique . Après Réévolution, Étienne Daho sort l'Invitation. Album aux ambiances mélancoliques et amoureuses où il dévoile ses sentiments avec élégance et pudeur.
Étienne Daho a toujours préféré la discrétion à la lumière. Cela ne l'empêche pas de sortir régulièrement des enregistrements qui comptent. Quatre ans après Réévolution, il publie l'Invitation, album tout en nuances, aux tonalités introspectives, qu'il voulait très « sobre », coproduit avec l'ex-Valentin Édith Fambuena. Le voilà à « la table des poètes pour un festin nu qui fait les langues se délier » à l'origine d'un nectar poétique où les mélodies mélancoliques se mêlent aux ambiances rock ou andalouses sur le titre d'ouverture. L'Invitation est le neuvième album studio de l'auteur du cultissime Pop Satori. À cinquante et un ans, il n'a jamais paru aussi serein, dévoilant ses sentiments avec élégance et pudeur. À l'image de la bouleversante Boulevard des Capucines, adaptation d'une lettre que son père lui a adressée peu de temps avant sa disparition. L'album témoigne du goût du chanteur pour les univers feutrés, les atmosphères sensuelles (Obsession), amoureuses (les Fleurs de l'interdit), les mots chagrins (l'Adorer), voyageurs (Cap Falcon) ou vénéneux (Toi jamais toujours, signé Brigitte Fontaine). Un opus émouvant où Daho continue d'explorer avec grâce la carte du tendre. De quoi patienter avant son prochain Olympia en juin.
Quel sens donnez-vous à l'Invitation au titre à la fois porteur de promesse et de mystère ?
Étienne Daho. C'est un peu comme si on laissait entrer les gens dans sa vie, sa maison. L'album a été enregistré chez moi, à Paris, parce que l'endroit sonne bien. Il y a une acoustique qui s'y prête. Cela permet de prendre le temps d'enregistrer chaque instrument, avec soin. Je voulais faire un disque tellement sobre qu'il fallait que chaque arrangement soit excessivement précis. Il ne fallait pas que les arrangements prennent le pas sur le mot, la voix.
Vous dites que le point de départ du disque c'est à la fois « le tumulte et les ruptures brutales »...
Étienne Daho. Oui, parce que les moments où l'on est obligé de faire des choix sont les plus importants de la vie. Quand on est au milieu de la tourmente, on ne sait pas où l'on va. C'est toujours un peu déstabilisant. Une fois qu'on en est sorti, on comprend
à quel point c'était utile. Comme beaucoup, je doute. J'ai tous les attributs de l'artiste : le doute, la recherche de l'intensité, la méfiance de l'installation, le tumulte, qui est plein d'énergie et fait qu'on ne s'ennuie pas.
Dans la vie, êtes-vous du genre à rompre facilement ?
Étienne Daho. Je suis très fidèle à mes amitiés, à mes relations, aux gens que j'aime. J'y suis fidèle, si on m'est fidèle. Dans une relation, s'il y a de la trahison, du mensonge, je m'en vais. Cela peut être assez brutal parce que je n'ai pas le choix. Il vaut mieux partir avant que les choses s'abîment.
Vous vous livrez beaucoup dans cet album...
Étienne Daho. Je suis on ne peut plus à poil dans ce disque. J'ai sorti ce que j'avais à sortir. Maintenant, le disque ne m'appartient plus. Les gens peuvent s'approprier ce qu'ils veulent. Charles Aznavour me disait récemment une phrase géniale : « Dans une chanson, il y a l'auteur, le compositeur et le public. » C'est hyper important que le public puisse y mettre son histoire. À partir du moment où on explicite son histoire et qu'elle devient plus présente, ça ne marche plus. Moi-même, en tant que consommateur de la musique des autres, ça me dérange de savoir trop de choses. C'est très difficile d'être à la fois inspiré, exposé. Je ne veux ni me plaindre ni m'expliquer. C'est un principe de vie. Cela n'empêche pas de tout donner et d'être généreux dans mon travail. C'est ce qui est le plus important.
C'est votre manière de préserver la part du rêve ?
Étienne Daho. Elle est indispensable à l'adhésion à un univers. Je me méfie de la pipolisation des choses. Dans cet album il y a cette chanson, Boulevard des Capucines, sur mon père. C'est une jolie histoire, une chanson sur le pardon. Ce n'est pas du tout une indiscrétion comme j'ai pu le lire. Je ne voudrais pas qu'elle soit âbimée.
Pourquoi écrit-on une chanson finalement ?
Étienne Daho. Cela permet de ne pas sauter par la fenêtre. J'ai lu dans un article à mon sujet que les artistes étaient payés pour souffrir. C'est un peu vrai. C'est mettre des mots sur les maux. C'est pour cela que certaines chansons font du bien. J'ai vu l'effet que provoquait Boulevard des Capucines sur les gens. Cela m'a beaucoup touché parce que ça signifiait que, soit en tant que papa, soit en tant qu'enfant, ils avaient eux aussi connu une relation ratée. Juste avant d'écrire l'album, j'ai reçu un paquet de lettres qui m'étaient destinées. Parmi celles-ci, il y avait en avait une qui parlait de cet épisode-là, qui avait eu lieu vingt ans avant. Ça m'a beaucoup remué et soulagé en même temps. J'ai fait cette chanson, de son point de vue, comme cette lettre.
Y a-t-il quelqu'un qui vous a donné envie de faire de la musique ?
Étienne Daho. Elli Medeiros et Jacno. Quand j'étais étudiant, j'adorais ce groupe de pop français, Stinky Toys. Je les ai fait venir à l'occasion d'un concert que j'avais organisé à Rennes. Un concert très mal organisé où les gens sont entrés en force, ce qui m'a valu de payer des dettes pendant des années. Mais cela m'a permis de les rencontrer et il s'est passé des choses personnellement fortes. Ce sont des gens qui sont toujours dans ma famille. Ils ont été les premiers à m'encourager, à me faire comprendre que je pouvais franchir le pas et devenir chanteur.
C'est paradoxal pour quelqu'un qui n'aime pas se mettre en avant...
Étienne Daho. La musique est une vocation. Écrire, composer, réaliser, monter sur scène, c'est ma vie. Je peux arriver à me montrer sur scène parce que tout à coup j'oublie et que je suis plus dans le partage que dans la sensation de m'exhiber. C'est la chose la plus importante pour moi. Après, il y a un autre métier qu'il faut que j'accepte et que je fais tant bien que mal depuis vingt-cinq ans, c'est de me montrer dans les médias. La télé, je déteste ça, comme je déteste être cuisiné. Je le fais parce que je préfère dire moi-même les choses plutôt que de laisser les autres le dire à ma place.
La chanson Cap Falcon, c'est l'évocation d'un lieu qui a beaucoup compté dans votre enfance ?
Étienne Daho. C'est à vingt kilomètres d'Oran, où j'ai grandi. Un village de plages merveilleux. On se construit sur des souvenirs. C'est un endroit très important, comme Rennes, New York, Londres. Tous ces lieux que je porte en moi. L'enfance, c'est les premiers moments de la vie. C'est la musique, le soleil et, d'un autre côté, la guerre d'Algérie. C'est paradoxal.
L'édition luxe de l'Invitation se clôt par un bel hommage à la musique anglo-saxonne avec cinq reprises de Hank Williams, Pink Floyd, Smokey Robinson, Billie Holiday et Fred Neil...
Étienne Daho. J'ai souvent fait plein de reprises d'artistes que j'apprécie, Piaf, Gainsbourg, Pink Floyd, le Velvet Underground. J'aime bien renvoyer comme ça des bonnes choses, j'espère, aux gens qui m'ont inspiré. Parce que la musique m'a vraiment aidé à me construire quand j'étais adolescent. Pouvoir interpréter aujourd'hui ces reprises, c'est génial. Ces chansons, c'est un peu moi finalement.


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Les Chansons de l'innocence retrouvée
Étienne Daho
CRITIQUE
Le 23/11/2013 %u2028Valérie Lehoux - Telerama n° 3332

Il y a, bien sûr, de la gravité sous l'apparente légèreté. Mais ce qui frappe, c'est la liberté de cet album hors mode. A l'innocent les mains pleines ?

C'est un texte qu'il n'a pas écrit qui frappe d'emblée et le définit le mieux : En surface (signé Dominique A), portrait d'un homme qui longtemps joua la légèreté pour occulter la pesanteur de l'existence, avant d'oser affronter ce qui grouille sous l'écume. A vrai dire, le virage ne date pas d'hier — les adeptes assureront même que les tubes des années 80 contenaient déjà leur dose de gravité. En tout cas, le précédent album, il y a six ans, avait clairement dévoilé un Daho nouveau, à la fois plus sombre et plus serein que par le passé. Et sa reprise, en 2010, d'un long poème subversif de Jean Genet, Le Condamné à mort, n'avait fait qu'enfoncer le clou. Jusqu'à cet album-ci, affranchi et hors mode. Est-ce vraiment celui de l'innocence retrouvée ? Plutôt celui d'un lâcher prise, hédoniste et lucide, à la fois symphonique et dansant, introspectif et ouvert. Etonnamment classique avec ses cascades de violons ; parfois même grandiloquent, et plus proche d'une musique de film ou d'une comédie musicale des années 60 que de la pure pop. Ce parti pris, c'est l'atout maître du disque, car il donne de l'ampleur au chanteur (dont la voix ne cesse de s'épanouir). On le doit au musicien Jean-Louis Piérot, co-compositeur et réalisateur, complice retrouvé de Paris ailleurs. D'ailleurs, même lorsque Nile Rodgers, le revenant le plus chic du moment, enflamme deux titres de son redoutable sens du rythme (Les Torrents défendus et L'Etrangère, avec Debbie Harry), ce sont d'au­tres chansons, plus posées, qui nous marquent : Le Baiser du destin, tel un chaos bien ordonné ; L'Homme qui mar­che, jeu de miroirs où même Narcisse se perdrait ; Un nouveau printemps, aux sentiments violents ; La Peau dure, aux aveux tranchants. Daho y chante la « peur d'être une imposture ». Crainte aujourd'hui injustifiée.






Étienne Daho, la sagesse insolente
Onzième album, Les chansons de l'innocence retrouvée
Etienne Daho
20/11/2013 -


Après une sortie repoussée due à la maladie, Étienne Daho publie enfin, ces jours-ci, ses Chansons de l’innocence retrouvée. Enregistré dans son fief de Londres, le chanteur rennais s’y dévoile sûr de sa force, engagé parfois et toujours audacieux dans la forme.

Que l’attente fut longue ! Bouclé au printemps dernier, Les Chansons de l’innocence retrouvée, onzième album studio d’Étienne Daho, devait paraître en septembre dernier, mais la sortie a dû être repoussée de deux mois, en catastrophe. En cause, une péritonite contractée en août par le chanteur, laquelle a failli l’emporter. Mais c’est sans compter sur l’"instinct de vie très fort" dont le natif d’Oran, enfant de la guerre, reconnaît être habité.
C’est cette même force, et ce regard distancé, un peu dandy, sur l’existence, qui traverse son nouvel album, écrit, conçu et enregistré entre quatre villes symboles. Rome, théâtre du très cinématographique L’homme qui marche, où Daho a passé un week-end prolongé de deux mois pour entamer l’écriture de son disque. Londres, où le chanteur a ses habitudes et où l’essentiel des titres a été enregistré. Paris et New York, dont le passé bohême des années 70 hante L’étrangère (avec Debbie Harry, chanteuse emblématique du groupe Blondie).

Sur ces Chansons de l’innocence retrouvée, il flotte un parfum de liberté, de perte de repères aussi pour l’auditeur. Si le titre La peau dure semblait donner le ton d’une pop orchestrale, directe et solaire, ces onze titres emportent ailleurs. Enregistré avec son fidèle acolyte Jean-Louis Piérot, ce nouvel opus rappelle à quel point l’éclectisme de Daho le rapproche souvent d’un autre artiste pop protéiforme, David Bowie. Une connexion évidente sur Le Baiser du destin et ses guitares acérées période Scary Monsters.
À d’autres moments, le renfort de Nile Rodgers ou de Debbie Harry scelle la filiation disco, avant que des cordes ténébreuses ne rappellent le romantisme sombre cher au chanteur. Omniprésent, le socle rythmique assuré par deux excellents musiciens britanniques apporte au disque une dimension soul. Daho et son réalisateur attitré osent tout, comme le registre rock le plus rêche avec En surface, écrit par Dominique A, la chanson d’actualité, sur ce Nouveau printemps inspiré par le drame de Lampedusa, ou la provocation borderline de Onze mille vierges.
De Genet à Doillon
Riche de nombreux invités (citons encore François Marry, de François and the Atlas Mountain), les Chansons de l’innocence retrouvée est produit avec liberté, et parfois un peu de démesure. Il s’avère en revanche moins tourmenté, introspectif que son prédécesseur. Il faut dire que six années séparent ce nouvel album de L’Invitation, réussite majeure et succès critique autant que public. Une période pendant laquelle l’artiste s’est fait plus discret, en termes médiatiques, mais n’a jamais cessé ses activités, empruntant des chemins de traverse inattendus et souvent passionnants.

Il y a eu, d’abord, ce Daho Pleyel Paris, un DVD live en forme de témoignage sur la tournée-fleuve de 2008. Quelques compilations hommages, comme ce Tombés pour Daho sur lequel la nouvelle génération (Biolay, Tellier) reconnaît l’héritage de l’auteur de Pop Satori. Ironiquement, c’est auprès de la nouvelle génération d’artistes français anglophones que ce fan du Velvet Underground choisit de s’illustrer. Avec le très jeune groupe Coming Soon d’abord, en figurant sur l’un de leurs clips, puis à la faveur d’apparitions scéniques à leurs côtés, devant un public trop jeune pour avoir connu la "dahomania". Puis auprès de la chanteuse Lou Doillon, pour qui il réalise en 2011 et 2012 un premier album aux accents particulièrement velvetiens.
Le moment fort de sa carrière "hors champ" a lieu en 2010. Daho enregistre cette année-là avec Jeanne Moreau une adaptation musicale habitée du poème de Jean Genet, Le Condamné à mort. Une expérience dont le chanteur s’est nourri, de son aveu même, pour ses Chansons de l’innocence retrouvée. "C’est en plongeant trop bas que l’on avance un peu", dit-il sur Un bonheur dangereux. Une forme de sagesse que n’aurait pas reniée le controversé poète français.


//www.rfimusique.com/actu-musique/chanson/album/20131120-etienne-daho-chansons-innocence-retrouv%C3%A9e





Etienne Daho: Les Chansons de l’innocence retrouvée, Lou Doillon, Nile Rodgers et moi
le 16 novembre 2013  par Gilles Médioni (L'Express)



Un nouvel album d’Etienne Daho, c’est la fête. Et Les Chants de l’innocence retrouvée, c’est toujours cette pop made in Daho, mais qui groove , mais qui grave ses tourments dans les violons, 47 cordes enregistrées au Studio 2 d’Abbey Road. Un nouveau chapitre discographique s’ouvre pour cet éternel fils du Velvet salué par la jeune garde de la pop française, Lescop en tête et récompensé par le Grand Prix Sacem 2013 de la chanson française (chanteur-interprète). 3 questions express.

Racontez-nous ces années depuis la sortie de L’Invitation, votre précédent album ?
La tournée qui a suivi L’Invitation [2007] a duré longtemps. C’était très prenant. Puis, il y a eu Le condamné à mort, avec Jeanne [Moreau)]. Fantastique. J’ai porté ce texte de Genet comme un drapeau, et cette aventure m’a amené dans des endroits nouveaux. Le projet a déverrouillé beaucoup de choses en moi, notamment dans mon chant. Quand j’interprète un de mes textes, je rentre ma voix, là, j’étais moins pudique. Et enfin,  il y a eu le projet de Lou Doillon, Places. C’était agréable de l’aider à naître à la chanson, de définir les contours de sa personnalité. Les gens l’ont adorée contrairement à toute attente, car il y a une hostilité au départ des gens pour « les enfants de ». Quand elle m’a chanté ses morceaux guitare-voix dans sa cuisine, elle était si authentique, j’étais soufflé.
 
Comment se sont élaborées Ces Chansons de l’innocence retrouvée?
J’avais envie de réaliser un disque  de musiques hédonistes. J’écoute beaucoup de soul depuis une dizaine d’années, cela m’a conduit à la disco, aux arrangements de cordes. Je voulais que l’album groove et dise à la fois des paroles graves. La pré-production a duré un an et demi, par périodes, à Paris, avec Jean-Louis Pierot. On avait envie de s’étonner l’un l’autre. L’Homme qui marche et Un Nouveau Printemps nous ont tout de suite donné les directions. Avec Jean-Louis, on a taillé, coupé, pendant des heures. Les maquettes étaient tellement abouties que j’ai eu envie de reproduire les mêmes choses en studio. J’utilise beaucoup de cordes depuis l’album Eden, et j’étais attiré par ce mélange de symphonique et de groove. Par un disque aux grand arrangements qui resterait proche de la ligne claire de la pop. La pop c’est flou, tous les coups sont permis, sans trahir sa ligne. Enfin, j’ai renvoyé des fleurs aux gens qui m’en avaient offert, Nile Rodgers, Debbie Harry. Et ils ont eu la gentillesse d’accepter ma proposition et d’être présents sur le CD.
 
Qu’est-ce que l’innocence retrouvée?
C’est cette légèreté que l’on perd tous, ou que l’on pense avoir perdu. Le titre renvoie aux Chants d’innocence de William Blake, non pas aux Chants de l’innocence et de l’expérience. J’y parle de personnalités d’hier, Basquiat, Visconti, Brando, Genet, qui m’ont évoquées des gens d’aujourd’hui. Pour l’inspiration, je laisse les choses entrer en moi, les films, la presse, une presse non partisane. Pas la télé, je ne me laisse pas polluer par les chaînes de robinet à info. Ensuite, concernant l’écriture, j’ai loué un petit appartement à Brixton, à Londres, pendant trois mois, pour avoir un autre climat. J’ai été assez lent, j’ai mis longtemps à faire très vite. Ecrire ce disque, c’était s’isoler, se lever à six heures du matin, attraper le thème de front, de biais. Et quand j’étais content de moi, je sortais me promener. Un Nouveau Printemps évoque le drame des migrants vers Lampedusa, j’essaie de parler globalement du parcours de chacun pour se libérer, en restant fidèle à soi-même. Dans les chansons, je m’autorise des choses que je ne préfère pas expliquer, pour ne pas empêcher l’identification. Fabriquer son rêve, c’est le thème central de l’album. Le destin qui traverse… Les destinées….


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Etienne Daho : un album sans failles, ambitieux et fêtard
Etienne Daho - Les Chansons de l'innocence retrouvée
Polydor - Universal

Maître de sa pop-culture et de son chant dandy, Daho s’offre un album sans failles, ambitieux et fêtard. Critique et écoute.
Les Chansons de l’innocence retrouvée ? On commencera par demander à Etienne Daho s’il l’a vraiment perdue un jour, tant sa discographie se mesure à cette quête perpétuelle de l’instant, de la surprise, de la rencontre. Dès son premier album, Mythomane, en 1981, le Rennais recherchait pourtant déjà partout – dans les magazines, les livres, les disques ou les clubs – cette innocence, cette insouciance qui, pensait-il, naïf, était en train de lui filer entre les doigts. En veilleur de nuit, en vigie, Etienne Daho est ainsi depuis trente ans l’homme qui attend la fin de l’émerveillement. En vain.
Et ce n’est pas avec ce treizième album, l’un de ses meilleurs dans sa maîtrise des équilibres entre légèreté et inquiétude, ambition et humilité, mélancolie et optimisme, qu’il va se ranger de cette extase contrariée. Là où Bashung cultivait les oxymores dans ses textes, Daho les réserve ainsi à sa musique. Et c’est ce qui fait sa force, sa vitalité et son à-propos. Entière et multiple, elle a trouvé en Jean-Louis Piérot le complice idéal et pareillement pervers pour ces équilibres impossibles entre le groove et le grave, les musiques de l’un venant systématiquement contredire, dévier les mots de l’autre. Une course-poursuite entre deux hommes qui trouve son écho dans quelques musiques d’action, comme signées John Barry ou Bernard Herrmann, pour lesquelles Daho ressort son meilleur rôle, celui du chanteur/parleur, alternant les débits sous les rafales de cordes et les butoirs des beats.
L’homme qui marche ou Onze mille vierges sont ainsi de grandes chansons cinématographiques, dont les violons, tressés à Abbey Road, offrent épaisseur et mystère à des textes plus ouverts, plus directs. Album bilan et sans bile, qui écrase de nombreux bagages en une compression colorée, Les Chansons de l’innocence retrouvée renoue curieusement parfois avec l’esprit débridé de Mythomane, le soulagement d’être devenu homme en plus – tout en s’offrant de purs fantasmes post-ado, comme inviter Debbie Harry pour un duo chaud ou convier la guitare adorée de Nile Rodgers, là où il accueillait autrefois l’idole Jacno.
De l’un à l’autre, de 1981 à 2013, le même savoir-faire pour la chanson qui se fredonne, pour cette mélodie rare en France. C’est l’immense invention de Daho, qui a fait de la pop in french une première langue maîtrisée, sans accent, sans manières. Et il reprend ici, avec les fulgurants En surface (composé par Dominique A) ou La Peau dure (de la pop adulte au sens le plus noble du terme) quelques longueurs et langueurs d’avance sur ses héritiers. “Je me voulais léger, léger”, chante-t-il – et il est le seul à pouvoir ainsi danser (précisément : se dandy-ner) avec le moral dans des chaussettes de mille lieues.

par JD Beauvallet

//www.lesinrocks.com/musique/critique-album/etienne-daho-les-chansons-de-linnocence-retrouvee-album/





Etienne Daho séduit toujours avec "Les chansons de l'innocence retrouvée"
LUNDI 02 DÉCEMBRE 2013

Six ans se sont écoulés depuis son dernier album studio ''L'invitation''. En cette fin d'année, Etienne Daho est de retour avec "Les chansons de l’innocence retrouvée", un disque inspiré et moderne sur lequel rien n'a été laissé au hasard. A 57 ans, la figure de proue incontournable de la pop française continue d'étonner.

Crédits photo : pochette de l'album ''Les chansons de l'innoncence retrouvée''
Six ans. Si Etienne Daho nous a fait tant attendre, c'est aussi pour revenir avec un projet particulièrement abouti. L'interprète de "Bleu comme toi" (1988), souvent présenté comme l'inventeur de la pop française, à Rennes, dans les années 80, propose aujourd'hui "Les chansons de l'innocence retrouvée", un dixième album qui fait la part belle à une multitude d'influences, construit en deux parties, comme un disque vinyle. Ce nouvel album repose sur la dualité entre la gravité et la légèreté, l'un des fondamentaux pop qui a été ici particulièrement travaillé tant le contraste est frappant entre les textes ou la musique parfois dark et la dimension lumineuse de la voix.

C'est surtout à Londres, dans les légendaires studios d'Abbey Road, que le disque ambitieux a été conçu, avec son acolyte Jean-Louis Piérot. Une influence très british que l'on retrouve sur plusieurs titres, notamment au début sur "L'homme qui marche" où l'on pense à David Bowie ou au compositeur anglais de musiques de film, John Barry. Musicalement, ce nouvel opus est donc très symphonique, les instruments sont très présents (violons, violoncelles, basses, à la manière des titres de Serge Gainsbourg, influencés par la musique sixties provenant d’Angleterre. Jane Birkin, épouse de Barry puis de Gainsbourg, apparaît d'ailleurs dans les remerciements. Certains titres peuvent aussi se rapprocher de ce qu'avait proposé Benjamin Biolay sur son double album "La Superbe".

Différentes générations d'invités pour un résultat résolument moderne

Avec ce disque introspectif, Daho sait exprimer des sentiments personnels et compliqués sans pour autant sombrer dans l'écueil du déballage indigeste. La thématique du destin qui lui est chère revient souvent. « "C'est en allant trop loin qu'on avance un peu" », chante-t-il notamment sur la chanson teintée d'optimisme "Un bonheur dangereux". Les textes pourraient être l'oeuvre d'un jeune homme qui aurait couché ses pensées adolescentes sur le papier, un ressenti confirmé par un texte écrit au dos de l'album et qui revient sur la genèse du projet. Daho y souligne notamment les nombreuses références littéraires du disque : il cite William Blake, Albert Camus, Baudelaire ou fait une référence au roman pornographique d’Apollinaire "Les onze mille verges" avec son titre faussement enjoué, "Les onze milles vierges", qui évoque des rapports amoureux destructeurs.

En termes de collaborations, "Les chansons de l'innocence retrouvée" fait aussi le grand écart entre deux générations. Etienne Daho invite deux monuments sur le titre "L'étrangère" : Debbie Harry, la prêtresse punk du groupe Blondie et le pape de la musique funk Nile Rogers. Il n'hésite pas ensuite à convier la nouvelle scène électro pop avec les New-Yorkaises Au Revoir Simone ou le Français Yan Wagner, sur le titre très dansant "Les chansons de l'innocence". En mélangeant les genres et les invités (Dominique A, Frànçois Marry du groupe Frànçois and The Atlas Mountains), Daho joue encore habilement avec les contradictions et trouve une parade pour ne pas dérouter un public qui le suit fidèlement depuis près de 30 ans, tout en s'adressant à des auditeurs plus jeunes.

Si Etienne Daho nous a fait attendre si longtemps, c'est pour revenir avec un projet à la fois élégant et sensuel, personnel et pudique, à l'atmosphère sombre mais jamais lugubre. Avec "Les chansons de l'innocence retrouvée", il réconcilie deux époques auxquelles il appartient, et livre l'un des plus beaux albums de sa carrière.

//www.chartsinfrance.net/Etienne-Daho/news-89373.html





Les chansons de l'innocence retrouvée

Les chansons de l'innocence retrouvée est le dixième album studio du chanteur français Étienne Daho sorti le 18 novembre 2013. Le chanteur sort son premier album en six ans.
Les chansons de l'innocence retrouvée est le premier album studio de Daho depuis L'Invitation sorti en 20071. En 2010, avec Jeanne Moreau, Daho sort l'album Le Condamné à mort qui met en musique Le Condamné à mort, poème de Jean Genet2. L'album est publié par le label Naïve. Trois mois après la sortie, en février 2011, Daho signe un contrat avec le label Polydor Records du groupe Universal Music. Patrick Zelnik président de Naïve publie un communiqué de presse où il critique la signature du chanteur avec Polydor2. Zelnik est le premier à signer Daho au début de sa carrière lorsqu'il travaillait pour Virgin Records2.
« Après avoir publié un magnifique album Le Condamné à Mort avec la collaboration de Jeanne Moreau, et félicité l’équipe Naïve pour son excellent travail, Étienne Daho a décidé courageusement de signer avec Universal pour ses albums plus légers. Je lui souhaite une très belle fin de carrière. »
— Patrick Zelnik2
En 2013, la sortie de l'album est décalée suite à un problème de santé du chanteur3. « Je me suis rendu à l'hôpital pour un check-up, en prévision de la tournée à venir. Sur place, ça s'est avéré bien plus compliqué. Et ce qui n'aurait dû être qu'une opération de l'appendicite est devenu une péritonite, avec toutes sortes de soucis annexes », explique Daho4.
Écriture
Étienne Daho a écrit l'album à Londres au Royaume-Uni et Rome en Italie5.
Accueil critique
Notation des critiques
Compilation des critiques
Périodique
Note
Journal du dimanche5

Éric Mandel du Journal du dimanche qualifie l'album de « somptueux » en notant que « les onze chansons impressionnent par leur force émotionnelle »5. Pour Mandel, « les cordes de l'orchestre symphonique épousent idéalement les compositions rock d'un Daho au meilleur de son inspiration »5. Il loue « un disque ambitieux et élégant, orageux et apaisé dans lequel l'esthète pop célèbre ses muses et l'urgence de vivre »5.
Notes et références
    1.    ↑ « La sortie du nouvel album d'Etienne Daho décalée », Télérama,‎ 23 août 2013 (lire en ligne [archive])
    2.    ↑ a, b, c et d Valérie Lehoux, « Etienne Daho met Naïve en colère », Télérama,‎ 9 février 2011 (lire en ligne [archive])
    3.    ↑ Laurent Sandres, « Souffrant, Etienne Daho repousse la sortie de son nouvel album », Charts in France,‎ 22 août 2013 (lire en ligne [archive])
    4.    ↑ Hugo Cassavetti, « Etienne Daho : “Je ne veux pas qu'on m'aime, mais qu'on me comprenne” », Télérama, no 3330,‎ 9 novembre 2013 (lire en ligne [archive])
    5.    ↑ a, b, c, d, e et f Éric Mandel, « Étienne Daho "L'envie de revenir à l'essentiel" », Journal du dimanche,‎ 17 novembre 2013

//fr.wikipedia.org/wiki/Les_chansons_de_l%27innocence_retrouv%C3%A9e





















 



14/01/2014
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