Alain YVER

Alain YVER

GÜNTHER UECKER

GÜNTHER UECKER





//www.arte.tv/fr/807054,CmC=807414.html

//www.aufaitmaroc.com/actualites/culture/2011/6/8/denoncer-le-mal-cause-aux-hommes-par-les-hommes

//www.lesoir-echos.com/gunther-uecker-tortionnaire-pacifiste/culture/23897/





Günther Uecker

Günther Uecker (né le 13 mars 1930 à Wendorf en Mecklembourg-Poméranie occidentale) est un artiste allemand qui s'est fait connaître pour ses travaux dans la peinture et la sculpture. Il est particulièrement renommé pour avoir travaillé avec des clous qu'il fixe sur des panneaux ou ses sculptures. Une part de son œuvre fait corps avec l'art cinétique.

Biographie

Günther Uecker a d'abord étudié l'art de 1949 à 1953 à Wismar et à la Kunstakademie de Berlin-Weißensee. De 1953 à 1957, il est allé à la Kunstakademie de Düsseldorf. C'est là qu'il commence à utiliser des clous dont la disposition permet de jouer avec la lumière et les ombres.

En 1961, Uecker fait partie du groupe d'artistes "ZERO", lancé par Heinz Mack und Otto Piene, Il collabore alors avec Gerhard Richter dans la mise en scène de "lieux de vie dans les musées". En 1970 il est choisi pour représenter l'Allemagne à la Biennale de Venise avec Thomas Lenk, Heinz Mack et Karl-Georg Pfahler.

Depuis les années 1980, Uecker intègre à sa réflexion artistique les questions politiques et environnementales de Tchernobyl à l'Irak.

Depuis 1976 Uecker est Professeur à la Kunstakademie de Düsseldorf. Günther Uecker est le frère de l'artiste Rotraut qui fut l'épouse d' Yves Klein. Il connaissait cet artiste français, de même qu'Arman chez qui Rotraut, artiste et jeune fille au pair sur la Côte d'Azur, a rencontré Yves Klein.

Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 1996 et est nommé grand officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (Großes Verdienstkreuz mit Stern) en 2001









« L'Homme torturé » de Günther Uecker

"Nous entendons sans cesse parler d’atteinte aux droits de l'homme, de violence envers ceux qui ont des opinions différentes, de haine et d’exclusion des étrangers.

La génération de l'Allemagne d'après-guerre, quant à elle, s'est promis « de tirer un enseignement de ses erreurs » et s'applique à se réconcilier avec sa propre histoire. C'est pourquoi, au début des années 90, les attaques de militants de l'extrême droite en Allemagne contre des étrangers et demandeurs d'asile, en étaient encore plus choquantes.

N’échapperons-nous donc jamais à ce cercle vicieux de violence et de mépris réciproque ? N’est-il pas tellement plus enrichissant d’aller à la rencontre de notre propre histoire, qui nous est transmise et rendue accessible grâce à de nombreux témoins et à des personnalités marquantes des plus intègres ?

C'est entre l'automne 1992 et le printemps 1993 que l'artiste allemand Günther Uecker a créé les œuvres de cette exposition, aujourd'hui mondialement connue : « L’Homme torturé – 14 outils pacifiés ».
Depuis sa création, cette exposition a fait le tour du monde, de l’Ouzbékistan à l'Afrique du Sud, et fait maintenant sa halte en Afrique du Nord, à Casablanca, dans l'ex-église du Sacré-Cœur.

Cette exposition n’est pas seulement le portrait d'une grande personnalité artistique, mais aussi, à la manière de Uecker, une révolte. Utilisant son langage propre – lattes de bois, toile de lin, clous, cailloux, cendres, sable, pages d'écriture – ainsi qu’en s’impliquant physiquement et personnellement dans son travail, il dénonce « le mal causé aux hommes par les hommes» et en particulier la violence à l'égard des étrangers, de l'autre et de ses opinions différentes. L’art de Günther Uecker n’est pas seulement esthétique, il est aussi engagé : son art est à la fois émouvant et percutant car porteur d’un message universel.

En référence aux stations du Chemin de Croix chrétien, Uecker a produit 14 travaux graphiques dont voici quelques titres : « chemin d'obstacles », « larmes blanches », « âtre de la cheminée » et « le puits des fléaux ». A travers ces travaux il exprime sa vision de la vie et de la souffrance et, par un subtil agencement de formes, il essaye de mettre à nu les travers de l'âme: agressions, blessures, destructions, auxquelles il oppose des gestes réconciliateurs. « Ceci est ma révolte à moi, ma prise de position, l’expression de mon irritation : en quelque sorte, le portrait d'un artiste allemand témoin de son époque».

L'exposition
L'exposition « L'homme torturé » se compose de 11 objets, de 3 tableaux, de 60 mots ainsi que d’un film. Les mots qui encadrent l'exposition sont, pour la plupart, tirés de l'Ancien Testament. Ecrits à la manière de larmes, les mots sont disposés dans des cadres et placés auprès des objets et peuvent parfois servir de support à l’œuvre artistique.

Ainsi, l’installation «Gerät (auf Wörtern)» / « Outil (posé sur des mots) » peut être comparée à un outil agricole à l’arrêt, abandonné dans un champ à la venue de l'hiver quand « la terre peut enfin se reposer après les mauvais traitements subis, après les blessures de la charrue et de la herse ».

A côté du titre de l'exposition « L'Homme torturé », on trouve également ce sous-titre : « 14 outils pacifiés » qui signifie que les objets de Günther Uecker sont en réalité inoffensifs. C’est de peu de choses, comme du sable, du bois, de la ficelle ou encore des cendres, que sont nées ces œuvres artistiques, en deux ou trois dimensions et uniques en leur genre, qui s'érigent contre la violence et la discrimination.

Günther Uecker














01/06/2012
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