Alain YVER

Alain YVER

GEORGES PEREC

GEORGES PEREC





http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Perec

http://jb.guinot.pagesperso-orange.fr/pages/home.html

http://remue.net/cont/perec.html


Je me souviens
http://www.desordre.net/memory/perec/

Association Georges Perec
http://associationgeorgesperec.fr/

http://home.urbanet.ch/urba7038/motscroises/lexique/palindrome.htm





Georges Perec est un écrivain et verbicruciste français né le 7 mars 1936 à Paris et décédé le 3 mars 1982 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Membre de l'Oulipo à partir de 1967, ses œuvres sont fondées sur l'utilisation de contraintes formelles littéraires ou mathématiques qui marquent son style[1].

Georges Perec s'est fait connaître dès son premier roman, Les Choses. Une histoire des années soixante (Prix Renaudot 1965) qui restitue l'air du temps à l'orée de la société de consommation. Suivent entre autres Un Homme qui dort, portrait d'une solitude urbaine, puis La Disparition, où il reprend aussi son obsession de l'absence douloureuse. Ce premier roman oulipien de Perec est aussi un roman lipogrammatique (il ne comporte aucun « e »). Paraît ensuite en 1975 W ou le souvenir d'enfance, qui alterne fiction olympique fascisante et écriture autobiographique fragmentaire.

La Vie mode d'emploi (Prix Médicis 1978) dans lequel Georges Perec explore de façon méthodique et contrainte la vie des différents habitants d'un immeuble lui apporte la consécration.


Biographie

L'enfance

Son père, Icek Peretz (1909-1940), et sa mère, Cyrla Szulewicz (1913-1943), tous deux juifs d'origine polonaise, se marient en 1934. Georges Perec naît le samedi 7 mars 1936 vers 21 h dans une maternité du 19e arrondissement de Paris. Il passera sa petite enfance rue Vilin dans le quartier de Belleville.

Engagé volontaire contre l'Allemagne dans la guerre franco-allemande de 1939, Icek Peretz est mortellement blessé en juin 1940. En 1941, la mère du petit Georges, pour lui sauver la vie, l'expédie à Villard-de-Lans par un train de la Croix-Rouge. Il y est baptisé et son nom, francisé, devient Perec. Le petit Georges passe là le reste de la guerre avec une partie de sa famille paternelle. Sa mère disparaît en déportation, à Auschwitz, en 1943. Georges retourne à Paris en 1945 où il est adopté par la sœur de son père, Esther, et son mari David Bienenfeld. Leur fille est l’écrivaine Bianca Lamblin.

De 1946 à 1954, il fait ses études à l'école communale de la rue des Bauches (Paris XVIe) avant d'intégrer le lycée Claude-Bernard puis le collège Geoffroy-Saint-Hilaire d'Étampes où il aura pour professeur Jean Duvignaud[2] (avec qui, entre autres, il fondera en 1972 la revue Cause commune).

Études et analyses

Profondément marqué par la disparition de ses proches (notamment ses parents pendant la guerre), il entame une psychothérapie avec Françoise Dolto en 1949. En 1954, après une hypokhâgne au Lycée Henri-IV, il commence des études d'histoire qu'il abandonne vite. En 1956, il entreprend une psychanalyse avec Michel de M'Uzan[3].

De 1958 à 1959, il fait son service militaire à Pau, dans un régiment de parachutistes. En 1960, il se marie avec Paulette Pétras puis il part pour Sfax en Tunisie d'où il revient l'année suivante. Il devient en 1962 documentaliste en neurophysiologie au CNRS.

L'écrivain

En 1965, Georges Perec remporte le Prix Renaudot pour Les Choses puis, en juin 1967 il entre à l'Oulipo[4]. Cela marque un point important dans son œuvre littéraire puisque désormais ses textes suivront en général des contraintes de type oulipienne. Perec est, avec Raymond Queneau et Italo Calvino, l'un des membres de l'Ouvroir dont les ouvrages ont eu le plus de succès.

De 1971 à 1975 il fait une psychanalyse avec Jean-Bertrand Pontalis. En 1976 il publie des Mots croisés à un rythme hebdomadaire dans le journal Le Point.

En 1978, il publie La Vie mode d'emploi et, suite au succès de cette œuvre, il quitte son emploi au CNRS afin de se consacrer entièrement à l’écriture.

Il passe les six dernières années de sa vie avec la cinéaste Catherine Binet dont il produit le film Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz.

Il meurt d'un cancer des bronches le 3 mars 1982 à l'hôpital d'Ivry et ses cendres reposent désormais au columbarium du cimetière du Père-Lachaise à Paris[5].

 Postérité et hommages[modifier]
Odonymie[modifier]

Il existe une rue Georges-Perec dans le 20e arrondissement de Paris.

Astronomie

L'astéroïde numéro 2817, découvert en 1982, porte le nom de Perec.
Philatélie[modifier]

La Poste française a édité un timbre Georges Perec 1936-1982 dessiné par Marc Taraskoff gravé par Pierre Albuisson, émis le 23 septembre 2002.

Son œuvre

Ses romans

Georges Perec s'est fait connaître dès la parution de son premier roman, Les Choses. Une histoire des années soixante, publié par Maurice Nadeau dans sa collection des Lettres nouvelles, chez Julliard. Cet ouvrage, qui restitue l'air du temps à l'orée de la société de consommation, est couronné par le Prix Renaudot[6] en 1965 et rencontre un vif succès.

Ayant signé chez Denoël pour ses cinq prochains livres, il surprend avec son opus suivant:

    * Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?. La critique, qui ne retrouve pas l'auteur qu'elle connaissait - un fin observateur de la vie quotidienne - dans ce roman faussement drolatique, au ton primesautier, et au comique basé sur la récurrence d'une incertitude onomastique, qui plus est doté d'un index savamment incomplet, est déroutée.

    * Un Homme qui dort, portrait d'une solitude urbaine autant inspiré par Kafka que par le Bartleby de Melville, achève de classer son auteur parmi les inclassables ce que confirme la parution de La Disparition, premier roman oulipien de Perec. Au-delà de la prouesse lexicographique de ce roman lipogrammatique qui ne comporte aucun e, Perec reprend aussi sa thématique de l'absence, et la douleur qu'elle engendre.

Georges Perec oublie la forme romanesque en publiant la relation de 124 de ses rêves (La Boutique obscure, 1973) et un livre examinant son rapport à l'espace, de celui de la page blanche à l'espace du vide sidéral, en passant par l'espace urbain (Espèces d'espaces, 1974).

Puis il achève enfin W ou le souvenir d'enfance, qui paraît en 1975. Très estimé, ce grand roman moderne obtient un succès critique qui place son auteur parmi les meilleurs de son temps. L'alternance binaire (ternaire dans les premiers manuscrits) d'une fiction olympique fascisante et d'une écriture autobiographique fragmentaire adosse une histoire collective fantasmée au destin singulier de l'orphelin qu'est l'auteur.

La consécration attend Georges Perec en 1978, lors de la publication de La Vie mode d'emploi. Cet ouvrage, qui arbore en couverture le mot « romans » — au pluriel — obtient le Prix Médicis et un grand succès public, qui permet à son auteur de se consacrer exclusivement à son art : il abandonne son travail de documentaliste.

Il voit trois de ses ouvrages publiés:

    * en 1979 Un Cabinet d'amateur. Histoire d'un tableau (Balland, 1979)
    * en 1980 La Clôture et autres poèmes et Récits d'Ellis Island. Histoires d'errance et d'espoir

Mais il n'achève pas son roman 53 jours, dont le titre fait référence au temps que la rédaction de La Chartreuse demanda à Stendhal et qui sera publié après son décès.

L'éclectisme

Comme d'autres auteurs français des années soixante, Georges Perec a également, en Allemagne, une activité d'auteur radiophonique. Sa pièce Die Maschine (avec Eugen Helmlé) remporte un grand succès lors de sa diffusion par le Saarländischer Rundfunk. Elle sera suivie de quatre autres pièces, dont certaines seront également jouées au théâtre en France (Wucherungen, devenue L'Augmentation pour la mise en scène de Marcel Cuvelier en février 1970).

Après la parution de La Disparition, Georges Perec publie avec Jacques Roubaud et Pierre Lusson un traité sur le jeu de go, qu'il pratique notamment au Moulin d'Andé. Il mène de front plusieurs travaux d'écriture - dont certains (L'Arbre, Lieux) n'aboutiront pas.

Il pratique l'écriture feuilletonnesque à partir du 81e numéro de la Quinzaine littéraire, le bimensuel de Maurice Nadeau, où il livre ce qui deviendra la partie fictionnelle de W ou le souvenir d'enfance. Mais la noirceur de son invention déroute le lectorat ; éprouvant par ailleurs des difficultés d'écriture, Georges Perec interrompt cette publication périodique.

En 1974, Georges Perec porte Un Homme qui dort à l'écran, en collaboration avec Bernard Queysanne. L'interprétation de l'unique acteur du film, Jacques Spiesser, le travail de la bande son du film Philippe Drogoz (qui fut même diffusée à la radio !) comme de la bande image de Bernard Zitzermann sont remarquables.

Il produit le film Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz écrit et réalisé par sa compagne Catherine Binet, écrit les dialogues d'un autre (Série Noire d'Alain Corneau, 1978), voyage, donne des conférences, verbicrucise avec régularité, filme à Ellis Island avec Robert Bober l'exploration de leurs racines juives, publie une longue nouvelle dans la collection L'Instant romanesque chez Balland (Un Cabinet d'amateur), des poèmes (La Clôture) et un premier tome de pièces de théâtre (resté unique) chez Hachette.

Les jeux avec les mots

L'œuvre de Georges Perec s'articule autour de l'analyse du quotidien, le recours à l'observation et à l'autobiographie ainsi que le goût des histoires mais malgré sa quête identitaire et l'angoisse de la disparition, jouer et notamment jouer avec les mots est une des caractéristiques fortes des travaux de Perec.
La Disparition[modifier]

Au nombre de ses exercices de style les plus remarquables figurent notamment :

    * un roman lipogrammatique de trois cents pages, La Disparition (1969), écrit sans utiliser la lettre e.

Et pourtant, ainsi que le confia Georges Perec « il y a plein de E dans la Disparition » (Rêve n° 95 au sein de La Boutique obscure). Cette confidence décontenance quelque peu les exégètes.

Si sa judaïté ne tint pas la place que certains lui accordent, Perec savait assez d'hébreu - comme de grec - pour savoir que la lettre e est équivalente au hé hébraïque et que cette lettre « représente le principe de l'aspiration vitale », l'esprit et donc la vie. Par l'occultation de cette voyelle, Georges Perec suggéra à ses lecteurs de ne pas prendre la lettre d'un texte - fut-elle absente - pour l'esprit de ce texte. Il s'agissait d'une invitation à lire autrement, de manière infra-textuelle. C'est également ce que pointe la célèbre citation, tirée du Michel Strogoff de Jules Verne : « Regarde de tous tes yeux, regarde. », placée en tête de La Vie mode d'emploi. Il s'agit de ne pas perdre de vue le fil conducteur - le fil télégraphique coupé chez Verne.

Mais où peuvent se trouver ces e ? Il suffit de transcrire les chiffres inclus dans la Disparition par la lettre dont ils désignent le rang dans l'alphabet. Certes, il s'agit d'un code enfantin… le même que celui dont use Arsène Lupin, dans Les Jeux du soleil et qui lui livre la solution du puzzle (énigme, en l'occurrence le nom d'un cheval, ETNA, mais aussi celui d'un VOLCAN). Georges Perec possédait bien son Maurice Leblanc, comme son Gaston Leroux. Il éprouvait surtout une admiration réelle pour l'œuvre de Raymond Roussel qui, lui même, admirait Jules Verne. A noter que le mot Volcan apparaît plusieurs fois dans la Disparition - imprimé ou suggéré comme lorsque Perec évoque Malcolm Lowry (Au-dessous du Volcan).

En fait, ce que la Disparition nous invite à découvrir, c'est un nom, jamais cité, et qui contient la lettre E. Roussel eut la même démarche dans un texte de grande jeunesse, intitulé le Haut de la figure, écrivant : « Un beau jour, la manie des sciences m'ayant repris, j'étais allé sonner au petit rez-de-chaussée de Volcan, dont les anciennes leçons m'avaient laissé un souvenir de grande clarté ». (Comment j'ai écrit certains de mes livres). Ce pseudonyme en masque un autre dissimulant l'état civil de celui pour qui Raymond Roussel fit construire - Bd Richard Wallace - un laboratoire destiné, notamment à des travaux portant sur l'utilisation du vide. Et cette énigme se décèle aussi en filigrane dans la Vie mode d'emploi, et de manière plus évidente dans le singulier texte de Perec « Allées et venues rue de l'Assomption », à mettre en relation avec « la Vue » de Roussel.

Les Revenentes

Inversant cette contrainte, il écrivit à la suite de La Disparition un roman intitulé Les Revenentes, dans lequel il utilise comme seule voyelle le e (c'est donc aussi un lipogramme, puisque les lettres a, i, o, u et y n'y sont pas utilisées ; c'est même un lipogramme d'un genre particulier, à savoir un monovocalisme en e). Toutefois, et comme son titre l'indique, le roman les Revenentes est un pastiche des œuvres de Perec lui-même.

Les exercices de style

On doit à Georges Perec :

    * des monovocalismes en a (What a man !), en o (Morton's ob).

    * la transposition en poésie d'un principe de la musique dodécaphonique : ne pas réutiliser une consonne d'un ensemble avant d'avoir fait usage de toutes les autres consonnes du même ensemble. Ce sera son ouvrage Alphabets, qui est un recueil de onzains hétérogrammatiques.

    * un palindrome de 1247 mots (5566 lettres) qui resta pendant longtemps le plus long existant[7].

    * l'incroyable enchevêtrement de contraintes que représente La Vie mode d'emploi (1978, Prix Médicis)[8], probablement son livre le plus abouti, dans lequel Georges Perec explore de façon méthodique la vie des différents habitants d'un immeuble, selon une contrainte de circulation : la polygraphie du cavalier . À cette première contrainte s'ajoutent de nombreuses autres, qui sont ordonnées selon un bi-carré latin orthogonal d'ordre 10. Bien que ces contraintes soient invisibles à la lecture de ce livre-puzzle, elles ont été mises à la disposition du lecteur par l'édition du Cahier des charges de La Vie mode d'emploi (CNRS/Zulma, 1993).

    * des mots croisés et des jeux de logique, créés pour les hebdomadaires Le Point et Télérama, et pour le mensuel Ça m'intéresse. Georges Perec est considéré comme l'un des grands verbicrucistes francophones, à l'instar de Robert Scipion, Jacques Bens et Michel Laclos.

Pangrammes

On lui attribue parfois le célèbre pangramme : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume, qu'il aurait été d'ailleurs certainement capable d'inventer (chaque consonne n'y est qu'une seule fois, et l'ensemble forme un alexandrin à la métrique parfaite, genre de contraintes qu'il affectionnait), mais qui a été publié dans un magazine belge pour enfants (Mickey Magazine) en 1957. Il est en revanche de façon certaine l'auteur du pangramme lipogrammatique suivant : « Portons dix bons whiskys à l'avocat goujat qui fumait au zoo », « post-scriptum tout à fait saisissant » du sixième chapitre de La Disparition.


L'Association Georges Perec

Créée fin 1982 par Éric Beaumatin, l'Association Georges Perec a pour but de promouvoir la lecture, l'étude et le rayonnement de l'œuvre de Georges Perec et de développer, de conserver et exploiter un fonds documentaire qui est sa propriété et dont la vocation est publique.

Ce fonds documentaire comprend la quasi-totalité des éditions françaises et étrangères des œuvres de Georges Perec, ainsi que des études consacrées à cet auteur. Elle accueille également les travaux universitaires, francophones ou non, se rapportant à Georges Perec.

Sise à Paris, à la bibliothèque de l'Arsenal, l'Association Georges Perec accueille les chercheurs lors de sa permanence hebdomadaire. Elle organise un séminaire précédemment mensuel, maintenant annuel, où, depuis 1986, des chercheurs viennent présenter leurs travaux.

Elle publie un bulletin bisannuel interne ainsi que les Cahiers Georges Perec[9].

Notes et références

 
  
  1.
« Si je tente de définir ce que j'ai cherché à faire depuis que j'ai commencé à écrire, la première idée qui me vient à l'esprit est que je n'ai jamais écrit deux livres semblables, que je n'ai jamais eu envie de répéter dans un livre une formule, un système ou une manière élaborée dans un livre précédent. (…) En fait, me semble-t-il, au-delà de ces quatre pôles qui définissent les quatre horizons de mon travail -le monde qui m'entoure, ma propre histoire, le langage, la fiction-, mon ambition d'écrivain serait de parcourir toute la littérature de mon temps sans jamais avoir le sentiment de revenir sur mes pas ou de remarcher dans mes propres traces, et d'écrire tout ce qui est possible à un homme d'aujourd'hui d'écrire : des livres gros et des livres courts, des romans et des poèmes, des drames, des livrets d'opéra, des romans policiers, des romans d'aventures, des romans de science-fiction, des feuilletons, des livres pour enfants… » Penser/classer, Georges Perec, La librairie de XXI° siècles, [Seuil]

   2. Å™ « Georges Perec » [archive]
   3. Å™ J-B Pontalis : Une œuvre, trois rencontres, Sartre, Lacan, Perec Par François Richard, Mariane Perruche Collaborateur François Richard Publié par Editions L'Harmattan, 2008 ISBN 2296053009, 9782296053007 297 pages
   4. Å™ Présentation de Oulipo par Marcel Bénabou et Jacques Roubaud [archive] consulté le 24 mars 2010.
   5. Å™ Cimetière du Père Lachaise. [archive] sur le site de la mairie de Paris consulté le 24 mars 2010.
   6. Å™ Le Prix Renaudot : Présentation et liste des lauréats. [archive] sur le site : La République des Lettres, consulté le 24 mars 2010..
   7. Å™ Le Grand Palindrome [archive])
   8. Å™ Le Prix Médicis : Présentation et liste des lauréats. [archive] sur le site de La Répiblique des Lettres consulté le 24 mars 2010.
   9. Å™ Site de l'association Georges Perec [archive]



10/07/2011
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