Alain YVER

Alain YVER

GURU

GURU




http://www.deezer.com/fr/artist/2663

http://www.mondomix.com/fr/news/le-rappeur-guru-fondateur-de-gang-starr-est-mort

http://musique.premiere.fr/News-Musique/Guru-la-moitie-de-GangStarr-en-danger-2232444

http://www.parismatch.com/Culture-Match/Musique/Actu/Guru-La-disparition-d-un-grand-du-hip-hop-180469/

http://www.music-story.com/guru/discographie

http://hiphophourra.blogspot.fr/2012/09/musique-classique-acte-3-guru-de.html

http://neoboto.com/guru-un-an-deja/

http://www.lourdson.com/hommage-a-guru/




Guru
octobre 21, 2009
Les gourous du “vrai hip-hop”

Après trois albums phares, le MC originaire de Boston (et fondateur du groupe de rap légendaire, GangStarr), Guru, et le producteur new-yorkais, Solar, reviennent sur le devant de la scène avec un nouvel album qu’ils décrivent comme étant du «real hip-hop» pour 2009.

Le temps d’un phoner Paris/New-York, les deux sympathiques rappeurs ont éclairé notre lanterne sur leur vision de la scène hip-hop actuelle et en ont profité pour dévoiler quelques détails sur leur dernier album, Guru 8.0 Lost and Found.

Question : Guru, tu bosses sur plusieurs projets en même temps (GangStarr & Jazzmatazz), as-tu besoin de ces différents genres de projets pour te sentir satisfait artistiquement, ou es-tu seulement un «workaholic»?

Guru : (rire) Je pense qu’il y a un peu des deux.. En fait, cette fois Solar et moi voulions faire un vrai disque de hip-hop pour 2009 et pas pour 1995. Donc cet album est du «real hip-hop», qui vise à apporter des solutions et pas seulement formuler des critiques sur l’état actuel du hip-hop et pointer du doigt tout ce qui manque ou ce qui ne va pas. Au cours de nos voyages à travers le monde, on a rencontré plein de gens qui se plaignaient de la scène hip-hop actuelle. Nous voulions donc remettre les pendules à l’heure avec un disque de «real hip-hop» pour 2009.

Q : Justement, ce terme de «real hip-hop» revient systématiquement dans toutes les interviews que vous donnez ; qu’est-ce que vous entendez exactement par «vrai hip-hop».. Cela sous-entend qu’il y a du «fake hip-hop» (du faux hip-hop)… ?
Guru : Non, non. Par «real hip-hop», on fait allusion à une musique qui est directement connectée à la culture, à l’histoire et à une forme d’art..
Solar : C’est une musique qui fait perdurer une culture… une forme artistique qui évolue avec son temps. Prends le rock’n’roll par exemple ; à la base, il y avait le rock’n’roll dans sa forme la plus pure, puis au fil du temps, d’autres formes de rock ont fait leur apparition, comme le punk-rock, le pop-rock, l’alt-rock, etc.. Il n’empêche que dans toutes ces formes de rock, tu as un fil conducteur clairement identifiable, car chacune d’entre elles est connectée au rock’n’roll traditionnel. Eh bien, c’est la même chose pour le hip-hop. C’est un genre qui a évolué et c’est en ce sens qu’aujourd’hui on veut se reconnecter aux racines de ce genre, mais sans pour autant le faire régresser à ses origines. C’est pourquoi on souligne le fait que cet album est du «real hip-hop» pour 2009 et pas pour 1995.

Q : Personnellement, je trouve que du bon hip-hop de 1995 sonne toujours bien aujourd’hui… C’était du bon hip-hop en 95 et ça reste du bon hip-hop en 2009…
Guru : Le «real hip-hop» qui est sorti durant l’âge d’or du hip-hop (du milieu jusqu’à la fin des années 90), comme tu dis, tu peux toujours l’écouter aujourd’hui et avoir de bonnes vibes et des émotions.. mais pourquoi vouloir refaire la même chose ? Pourquoi vouloir répéter le même style de musique, le même style de paroles.. ? Notre objectif était de garder des éléments importants du hip-hop «traditionnel» et de les mixer à des éléments actuels pour en faire quelque chose de nouveau.



Q : Guru 8.0 Lost and Found est le 4ème album que vous sortez ensemble, est-ce que l’alchimie entre vous a évolué depuis le premier disque ?
Guru : C’est clair.. tout ce que l’on fait ensemble devient de plus en plus abouti, et pour moi, c’est super cool car un nouveau chapitre de ma carrière qui est en train de s’ouvrir… ça m’apporte tout un tas de nouvelles directions à explorer…
Solar : Je crois qu’ouvrir de nouvelles brèches a d’ailleurs été la plus grande difficulté que nous ayons rencontrée avec cet album. Je pense que faire quelque chose de nouveau et avoir un son neuf est primordial.… lorsque tu parlais du «vrai bon hip-hop de 1995» qui est toujours «écoutable» aujourd’hui, certes, certains vieux trucs sont toujours actuels, mais sûrement parce qu’à l’époque ils étaient avant-gardistes ! Donc c’était la même chose à l’époque ; quand tu faisais un disque en1995, tu ne voulais faire un disque qui sonne 1985… les artistes essayaient davantage de faire du hip-hop en avance sur son temps, raison pour laquelle il sonne toujours «fresh» aujourd’hui. Eh bien, c’est exactement ce que l’on a voulu faire avec Lost & Found ; on voulait faire un disque «futuriste» que les gens pourront écouter dans 5 ou 10 ans et se dire, «Woaw, c’est toujours fresh, et ça a toujours du sens»… Lorsque tu écoutes le titre éponyme “Lost & Found”, ou “Divine Rules”, ou d’autres titres de l’album, ces morceaux parlent du temps dans lequel nous vivons maintenant, des changements politiques, sociaux, économiques et technologiques… On parle de réalités actuelles, du monde tel qu’il est aujourd’hui, et chaque morceau a sa propre dynamique qui colle à son propos. Donc ce n’est pas un album qui se coupe de la réalité, c’est de la musique très actuelle, de la musique d’aujourd’hui, mais qui aura encore un sens demain !
Guru : Cela dit, c’est un vrai challenge d’être en avance sur son temps… parce que dès que tu fais quelque chose de différent ou d’avant-gardiste, tu es systématiquement attaqué par les autres… C’est d’ailleurs la même chose dans tous domaines, que ce soit au niveau de la politique, de la science ou de l’art.. dès que tu sors du moule, tu te fais toujours assassiner par les gens ! Donc, ce que Solar et moi faisons au niveau du hip-hop sera évidemment attaqué par les gens, c’est pourquoi on apprécie d’autant plus que notre public nous suive et continue à nous soutenir dans notre démarche.

Q : En 2007, le rappeur new-yorker, Nas, disait qu’aux Etats-Unis, «le hip-hop est mort, empoisonné par les formats radio, intoxiqué par ses propres clichés»… êtes-vous d’accord avec lui ?
Guru : Oui, en partie.. sauf que le hip-hop n’est pas mort ! Ce sont les radios qui ne font que passer du hip-hop formaté qui sont mortes. Je pense qu’au contraire, le hip-hop est très vivant mais qu’il s’est perdu depuis un certain temps.
Solar : C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’album est intitulé Lost & Found, pour souligner le fait que le hip hop est «perdu et retrouvé». Au lieu de dire que le hip-hop est mort, je dirais plutôt qu’il est en train de changer, et nous essayons d’apporter des nouvelles solutions. Nous faisons avancer le hip-hop en utilisant des techniques (digitales) actuelles.
Guru : Le hip-hop a trop longtemps été associé à la tune, aux flingues et aux bagnoles.. ce sont des clichés, mais heureusement, le hip-hop ne se limite pas à ça ! Perso, j’ai une véritable passion pour le hip-hop et je ne suis pas du tout obnubilé par l’argent et les awards ! Solar et moi aimons sincèrement la culture hip-hop et faisons de notre mieux pour la défendre, la faire évoluer et grandir avec son temps.

Q : Solar, sur cet album, c’est la première fois que tu te mets au micro ; était-ce quelque chose que tu avais envie de faire depuis longtemps ?
Solar : En fait, je rap depuis un baille ! Les deux titres où je suis au micro sur cet album sont en réalité des morceaux que j’ai enregistrés pour mon propre album..
Guru : Mais lorsqu’on s’est mis à bosser sur Guru 8.0 Lost and Found, on s’est dit que ces chansons seraient parfaites sur ce disque… elles sont sur la même longueur d’onde que les autres titres, alors on n’allait pas se priver de les reprendre ! (rires en chœur des deux lascars)
Solar : On s’était toujours dit que cela arriverait naturellement un jour… en temps voulu.. et aujourd’hui c’est chose faite !
Guru : D’ailleurs, le titre “After Time” est sûrement l’un de mes préférés… il a une super énergie.

http://www.zikaddict.fr/interviews-artistes-musiciens/artistes-musiciens-g-h/mariecartier/guru-solar/






Hommage: Guru
avril 22, 2010
Par David Commeillas

Suite à la disparition du rapper lundi dernier, nous republions ces deux articles publiés dans le magazine Vibrations à l’occasion de la sortie de « The Ownerz », le dernier album de Gang Starr

«Deux platines et un microphone.» À chaque interview, devant chaque caméra, chaque micro tendu, Guru répète inlassablement ses cinq mots. Comme si cette définition épurée du rap signifiait aussi «DJ Premier et MC Guru». Comme s’il était fondamental, à toute époque, de revenir à l’essentiel, et de rappeler leur éternelle allégeance à la culture hip hop. Les deux piliers de Gangstarr font désormais office de survivants, derniers miraculés d’une ère où cet art de rue revendiquait encore quelques valeurs chevaleresques telles l’honneur et l’authenticité. Parce qu’ils y croyaient sans doute plus fort que les autres, Gangstarr n’a pas connu le destin infortuné de A Tribe Called Quest, Nice & Smooth, Brand Nubian, Diamond D, Black Sheep et autres Jungle Brothers. Que reste-t-il de cette prétendue «new-school» new-yorkaise émergée au crépuscule des années 80? Busta Rhymes et Q-Tip lancés dans des carrières solos, Pete Rock exilé sur le label londonien BBE, et quelques groupes qui tentent à chaque album de retrouver en vain l’éclat du passé. Sombre Bilan. Rares sont les artistes ayant réussi à négocier le virage du nouveau millénaire sans déjanter.

Pourtant, l’étoile de Gangstarr brille toujours de la même intensité. «Le travail est la clé», explique Guru. «L’envie de rester compétitifs nous pousse à garder une productivité soutenue. Je ne me rappelle pas d’une semaine entière pendant laquelle j’aurais vécu sans écrire des rimes, composer un beat, donner un concert, enregistrer… On ne connaît pas de vacances, le hip hop est notre vie.» Guru oublie modestement un autre élément essentiel de leur réussite: le talent. L’inspiration et la technique canalisés en samples et rimes. Voilà ce qui transsude de chaque morceau de Gangstarr, communion de deux artistes surdoués, dont la puissance créative leur permettrait largement d’exister en leur propre nom: Guru, l’homme à l’incroyable voix noire et abyssale, rapper d’élite qui a également prouvé ces talents de producteur. À travers le projet «Jazzmatazz», il a définitivement réconcilié le rap avec ses origines.
Quant à DJ Premier, il est unanimement reconnu depuis une décennie comme le producteur le plus doué à l’est du continent nord-américain (laissons le funk californien à Dr Dré). Cet homme de l’ombre qui déteste les interviews ne s’exprime pleinement que devant son sampler ou ses platines. Son nom est synonyme d’excellence et sa réputation lui permet de choisir les artistes avec qui il enregistre, mais n’ayant plus rien à prouver, il préfère consacrer la majorité de son temps à révéler de nouveaux rappers comme il le fit avec Group Home, Jeru The Damaja, ou Afura. Bref, à ce stade de leur carrière dorée, ni DJ Premier, ni Guru n’aurait plus vraiment besoin de Gangstarr. Mais tous deux ont ENVIE de Gangstarr. Et cela s’entend. Gangstarr est la plage privée sur laquelle, environ tous les trois ans, ils viennent ensemble retrouver leur inspiration et débrider leur prolificité. Leur nouvel album «The Ownerz» se révèle sans doute le moins sombre, peut-être aussi le meilleur depuis «Daily Operation» en 1992. Des instrumentaux foisonnants d’idées. Des rimes lourdes de sens et épaisses de sonorité. Le cœur de Gangstarr bat toujours aussi vigoureusement. Cette nouvelle galette est chargée de pièces à conviction prouvant que, même après 14 ans de carrière, leur musique continue d’évoluer.
Fin mars, lors de la soirée d’écoute organisée dans les studios D&D, les nuques remuent comme des hochets, et les sourcils montent au plafond de surprise. Les journalistes assouvissent leurs tympans pendant que le crew de Gangstarr discute tranquillement dans le couloir. DJ Premier plaisante avec quelques mastodontes aux épaules carrées et aux chaînes en or étincelantes. D’autres regardent les clips à la télé. Puff Daddy, R Kelly, puis Lil’ Kim avec son dernier single aguicheur… Ici, on conspue ce rap siliconé que chérissent les médias grand public. Guru et Premier ne font pas partie de ce monde. Et s’ils apparaissent parfois dans l’œil du cyclone, c’est pour mieux en crever l’écran. Après avoir achevé une séance de dédicace pour une radio locale, Guru se laisse tomber dans un canapé pour se rouler un autre joint. Le moment idéal pour solliciter une discussion avec la voix de Gangstarr.

Guru et Donald Byrd lors de la sortie du premier Jazzmatazz
Depuis le premier disque de Gangstarr, l’alchimie demeure parfaite entre votre voix et les instrumentaux de DJ Premier. Comment vous êtes-vous trouvés l’un et l’autre?
Guru: Avant qu’on se rencontre, Primo était DJ sur son campus à Houston. Il composait déjà des beats sur un quatre-pistes dans sa petite chambre d’étudiant, et il les envoyait à des labels comme Wild Pitch. De mon côté, j’étais à Boston avec ma petite équipe de DJs, graffiteurs, danseurs et rappers. Mais j’avais l’impression d’accomplir tous le travail seul: financer les cassettes démos, dénicher des petits concerts… Wild Pitch nous promettait de nous signer si on s’y mettait plus sérieusement, alors j’ai pensé: «Allons à New-York, parce que c’est là-bas que tout se passe!» Mais comme personne dans mon équipe n’était prêt à me suivre, j’y suis allé seul, avec seulement quelques billets dans ma poche et le cerveau plein de rêves hip hop. Et j’ai signé avec eux. On a d’abord sorti quelques maxis produit par 45 King, un excellent producteur qui mixait déjà le rap avec du jazz. Ce fut sans doute le premier à faire ce mélange, parce qu’à l’époque tout le monde samplait James Brown et Al Green. Mes maxis sonnaient bien, mais je n’étais pas pleinement satisfait. 45 King travaillait avec d’autres rappers, il avait son propre crew, et moi aussi je voulais monter mon groupe. Alors je passais des après-midis entières dans les bureaux de Wild Pitch et je fouillais dans l’énorme carton du directeur artistique pour écouter toutes les démos qu’il recevait. Quand je suis tombé sur celle de DJ Premier, je l’ai remarqué tout de suite. Je l’écoutais dans le métro, et je rappais par dessus la voix des autres gamins avec qui il enregistrait à l’époque. Quand on s’est parlé pour la première fois au téléphone, il y a eu un déclic: on écoutait les mêmes disques, on aimait les mêmes artistes et l’on a même commencé à parler de concept pour nos futures chansons… On voyait le hip hop, la rue et tout cela de la même façon. En raccrochant, on savait tous les deux qu’on avait trouvé un partenaire de crime. (rires) On a enregistré le premier album «No More Mister Nice Guy» en une semaine et demie! C’était d’ailleurs une compilation, un résumé de ce que l’on était, plus qu’un véritable album, mais bon… On avait tellement de matière! Il fallait que ça sorte! Le premier beat que Primo m’a donné était celui du morceau «Words I Manifest».
Votre amitié a toujours été un moteur essentiel de votre collaboration artistique ?
Guru: Parce qu’on vient de la rue et du ghetto, on sait que certaines valeurs sont plus importantes que la réussite. Le succès ne nous suffit pas, on vit selon d’autres critères: la sincérité, la fidélité…Premier et moi, on est comme les deux jambes d’une même personne, s’il y en a un qui traîne, Gangstarr ne marche pas droit. Depuis le premier jour, on partage beaucoup de choses en plus de la musique. On a même vécu dans le même appartement au début. C’était quelque chose de sauvage, avec des disques partout le long des murs et par terre, on pouvait à peine marcher, et pourtant, il y avait beaucoup de monde qui passait.
Et déjà, vous aviez volontairement décidé de partir dans cette direction musicale très jazz, ou ce fut un choix inconscient ?
Guru: C’était une époque, une tendance. La soul avait été pillée par les producteurs des 80′s et tout le monde cherchait un nouveau son. Avec Premier, nous avons simplement suivi nos inspirations. Ma voix est un don de naissance, et je pense qu’elle sonne jazz naturellement, je ne l’ai pas choisi. Mais on a toujours refusé d’être enfermé dans la catégorie «Jazz-Rap» parce que c’est trop restrictif. C’est pour cela que j’avais créé Jazzmatazz, pour protéger Gangstarr de cette étiquette, de cette mode. Parce que quand tu y réfléchis, tous les groupes qui ont sauté dans le train «jazz-rap» ont ensuite disparu, comme Dream Warriors par exemple. Nous, on ne s’est arrêté à aucune frontière musicale, jamais. On pourrait sampler ma sonnerie de téléphone, ma chasse d’eau ou ma machine à laver… Une idée simple peut parfois suffire pour un beat de Gangstarr. On ne cherche pas à sonner «jazz» absolument. C’est naturel.
Jazzmatazz était quand même un projet plus ambitieux que cela…
Guru: 1993 fut une année d’évolution importante pour nous deux. Premier avait besoin de s’épanouir et il avait envie de composer pour d’autres gens. Moi j’avais envie de rendre hommage et de collaborer avec tous les artistes qu’on samplait. Je voulais qu’ils jouent en «live » sur des instrumentaux hip hop. Donald Byrd a été le premier à s’enthousiasmer pour le projet, et grâce à sa caution, j’ai pu ensuite demander à n’importe quel musicien de participer. J’avais un argument plutôt persuasif: «Donald Byrd sera sur le disque!»
Comment êtes-vous entrés en contact avec la scène jazz pour la premiêre fois?
Guru: Quand Spike Lee a entendu «Jazz Music» sur notre premier album, et il nous a spontanément appelés, sans même nous connaître. Il voulait qu’on travaille avec Branford Marsalis sur «Mo’ Better Blues». Spike ne savait pas que je connaissais déjà Branford, puisque nous avions été dans le même collège à Atlanta pendant quatre ans. Ensuite, les rencontres se sont enchaînées naturellement, parce que les jazzmen eux-mêmes ont compris que le hip hop était un moyen de rajeunir leur musique sans perdre leurs racines.
De Wild Pitch à Virgin, en passant par Capitol et autres, vos changements de labels vous ont-ils freinés artistiquement ?
Guru: Pas vraiment. On en a profité pour s’évader un peu chacun de notre côté. Et je pense qu’au final, ça a été bénéfique pour notre duo, parce qu’on avait tellement envie de retrouver Gangstarr. On se disait «Yeah, let’s Do It Again!!». Notre travail ensemble ne ressemble pas à ce que nous faisons pour les autres. Nos styles sont tellement spéciaux que leur symbiose donne un résultat unique. Premier sait que ma voix et ma diction peuvent convenir à des beats qu’il n’oserait pas proposer ailleurs. Et inversement, quand j’écris pour Gangstarr, je ne prends pas le même stylo que pour un simple «featuring».
Pour ce nouvel album, quel a été votre processus de création?
Guru: Chez nous, tout débute par le thème. En dehors des singles qui servent juste à t’accrocher l’oreille, tout le reste du disque est conçu autour d’un thème central. C’est un concept global, comme un film. On fait un tracklisting avec tous les titres de l’album, les thèmes de mes textes, et quand Premier les a acceptés, il me donne des beats et je commence à vivre avec: je les écoute quand je conduis, quand je prends ma douche, quand je déjeune… Les idées viennent petit à petit, les rimes aussi, mais souvent, je n’écris rien. Finalement, je m’enferme dans le studio longtemps, seul avec le beat qui tourne en boucle et j’écris la chanson juste avant de l’enregistrer, de façon à conserver une certaine fraîcheur et une certaine spontanéité par rapport au texte.
Donc Premier ajuste la musique en fonction des titres et des textes?
Guru: On peaufine chacun de notre côté, avant de se retrouver pour fusionner nos deux parties. Parce que si on laisse juste notre inspiration voguer en liberté, elle risque d’aller toujours dans le même sens et nos albums se ressembleront trop. Premier garde toujours son style. On peut le reconnaître facilement, c’est du rap hardcore aux samples de jazz aiguisés comme des couteaux. Mais sa force, c’est qu’il étudie parfaitement les styles des rappers pour qui il compose, même avant la session d’enregistrement. Ses musiques sont comme des gants parfaitement à ta taille. Quand il m’a fait écouter le beat qu’il a composé pour Snoop Doggy Dogg, j’avais l’impression d’entendre déjà la voix de Snoop sur le tempo. Pareil pour le titre avec MOP, ou avec Fat Joe.
Beaucoup de vos refrains ne sont que des orchestrations de scratches, un élément pourtant de moins en moins utilisé dans le rap moderne…
Guru: C’est un élément de base du hip hop, et Gangstarr tient toujours à représenter cette culture. Ce sont les radios qui ont incité les DJs et producteurs à effacer les phases de scratches de leurs chansons, parce que le grand public trouve ça indigeste. De la même façon, les maisons de disques incitent les producteurs à tout rejouer en studio pour ne pas avoir à payer les droits d’édition des samples. Sampler et scratcher, c’est la base du hip hop. C’est la façon hip hop de travailler le son, et il n’y en a pas d’autres. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, c’est aussi une façon de rendre hommage aux jazzmen et aux soulmen qui nous ont inspirés. Je préfère voir un artiste qui assume un sample et le paye à l’auteur original, plutôt qu’un imposteur qui rejoue note par note une chanson des Sixties et qui clame «Hey, j’ai tout créé moi-même!». Il y aura toujours des scratches sur les albums de Gangstarr, et même s’il arrive qu’on rejoue certaines séquences au lieu de sampler, on n’oublie jamais leurs origines et on respecte les auteurs.
Après 14 ans de collaboration, comment vous situez-vous dans le nouveau paysage de la scène rap aux USA?
Guru: J’apprécie beaucoup de jeunes artistes, même certains dont on qualifie la musique de «commerciale». Je respecte le succès quand il s’appuie sur un vrai talent. Le problème n’est pas le succès, mais l’accès. L’accès aux contrats, l’accès aux médias. A chaque fois qu’un artiste sans talent signe un contrat, et à chaque fois que son clip passe à la télé, c’est celui d’un artiste avec talent qui ne passe pas. Aujourd’hui, pour chaque rapper original, il y a dix pantins derrière lui qui copient son style et font des hits avec la même recette. Par rapport à tout cela, notre album «The Ownerz» représente notre plus haut degré d’indépendance dans ce jeu et cette industrie. Notre hip hop nous appartient, alors que d’autres doivent louer leur place. On veut montrer qu’on est toujours au top. C’est une bénédiction pour nous de rester «in the mix». Et c’est pour cela que l’on vit, et que l’on survit à travers les années, grâce à cet esprit de compétition positif qui est à la base du hip hop. À nos yeux, Gangstarr représente plus qu’une simple distraction. Je le résumerais en trois éléments: la musique, le savoir de la rue, la spiritualité. On essaie de représenter un canot de sauvetage pour le monde moderne qui sombre dans le chaos. On ne sauvera pas la planète tout seul, mais on peut y contribuer grâce à une musique créative qui répand un message honnête et réaliste.

Guru et Herbie Hancock

Pendant qu’Eminem et Nelly fanfaronnent aux American Awards, un autre hip hop agonise. Le studio D&D, refuge de Gangstarr, en était l’ultime bastion. Il ferme ses portes à la fin du mois

Quatrième étage d’un building de la 37e rue de Manhattan, une heure du matin. «Mais qu’est ce qu’on va faire, les mecs?» Le corpulent Melachi, l’un des rappers de Group Home (deux excellents albums produits par DJ premier), n’en revient toujours pas. Il se dandine nerveusement, debout sur le seuil de la porte du bureau de D&D studio, en dévisageant les deux patrons, Doug & Dave, qui viennent de lui apprendre que leur studio dépose le bilan. Melachi liquide les dernières gorgées de son énorme canette de bière, la froisse nerveusement entre ses gros doigts comme une simple boulette de papier, puis baisse les yeux vers ses Timberland avec un profond dépit. «Je viens ici depuis que j’ai 14 ans… Et j’en ai 26 maintenant! J’y suis tellement souvent que c’est comme ma putain de résidence secondaire!» Assis derrière leur bureau recouvert de piles de papiers et d’enveloppes de courriers, Doug et Dave sourient tristement, surpris et touchés par sa réaction. Une discussion s’engage sur la santé du hip hop new-yorkais: «Tous les labels de Manhattan ont fermé: Tommy Boy, Rawkus, Loud Records…», lui explique Doug. «C’étaient nos meilleurs clients, mais le marché les a avalés. Quand tu dépenses trois cent ou quatre cents mille dollars dans une vidéo, il faut ensuite vendre beaucoup de disques pour rentabiliser. DJ Premier est toujours chez nous, à travailler dans le studio B comme d’habitude, mais ce n’est plus assez pour se payer 200 m2 à Manhattan. Avant, on venait de partout pour enregistrer chez nous: Allemagne, Japon, France… Ce n’est plus le cas. Le 11 Septembre a dissuadé le monde entier d’atterrir à New-York. Et chacun enregistre désormais dans son propre home-studio. Les gens n’achètent plus de CD, tout le monde fait des copies. Les distributeurs en souffrent, les labels meurent et nous aussi…»
S’il dramatise un peu, Doug n’est pas si loin de la vérité. Pendant qu’Eminem et Nelly fanfaronnent aux American Awards, un autre hip hop agonise. D&D en était l’ultime bastion, un peu comme les studios Stax des années 70 représentaient le côté obscur et brut de la musique noire, bien moins solvables que les productions Motown. Ce célèbre laboratoire sonore a vu naître ce rap-soul minimaliste cousu autour de l’agencement du beat, de la basse et des boucles de samples cuivrés. Quelques-uns des plus grands albums des années 90 ont été conçus ici: «Enta Da Stage» de Black Moon, le premier et le meilleur opus de Jay Z («Reasonable Doubt»), «Runaway Slave» de Showbiz and AG, quelques illustres albums de KRS One et bien sûr tous les disques de Gangstarr et les productions de DJ Premier… Autant de classiques sur lesquels on peut entendre et sentir cette texture du son propre au studio D&D, ce charme impalpable, presque mystique. Même en grattant la peinture des fresques de graffitis qui recouvrent les murs, impossible d’en révéler le mystère. Il faut connaître l’endroit sur le bout des doigts pour en transmettre l’esprit à sa musique. Les producteurs comme les propriétaires ont du mal à l’expliquer. «Ce n’est pas le meilleur équipement qui soit, tout est dans la vibration de l’endroit, la sonorité des murs… Et aussi dans la sensation de se sentir comme à la maison. Certains lieux vous invitent naturellement à vous décontracter, c’est exactement ce dont les artistes ont besoin.» 

Une culture en fumée 

Pour Dave Lotwin et Doug Grama, l’aventure débute dans leur quartier de Long Island, vers 1980. «Un jour, je vois une publicité pour Institute Of Audio Research à la télé. Je dis à Dave: et si on essayait de devenir vraiment ingénieur du son?» Doug aménage leur premier studio dans le Bronx avec une minuscule table de mixage quatre-pistes. Un an plus tard, grâce à leur sens aigu du commerce et de la débrouillardise et en placardant partout des centaines de publicités imprimées en noir et blanc à la photocopieuse, le studio déménage à Manhattan. Doug E Fresh et les Fat Boys sont les premiers artistes à y enregistrer un album entier. Et le studio connaît son premier succès international suite au tube international «Groove Is In The Heart» signé Deee-Lite. Le reste de l’histoire se lit en caractères minuscules sur les crédits des plus illustres albums de rap. Si D&D a grandi et vécu au rythme du hip hop depuis 20 ans, le studio fut aussi très fréquenté par des stars jamaïquaines et de la house.
A une époque, Kenny Dope réservait le studio toutes les semaines, comme Todd Terry ou Louie Vega. Un âge d’or dont il ne reste que les disques de platine et les posters dédicacés accrochés aux murs. Un parfum de nostalgie flotte autour du billard au tapis aussi râpé que les canapés de la salle d’attente. Doug et Dave s’y affalent parfois pour mieux se rappeler quelques anecdotes mémorables. «Les plus intenses souvenirs sont les discussions entre artistes», reprend Dave. «Certains soirs, il pouvait y avoir Jay Z, KRS 1, DJ Premier, Big Daddy Kane et Big L, tous enfoncés dans ces canapés à discuter. Et tu les écoutais parler du bon vieux temps comme un gamin écoute les fabuleuses histoires de son grand-père.» Certains de ces instants ont été capturés par la caméra amateur de Dave, et ils seront bientôt compilés dans un double DVD. Les deux compères n’ont pas dit leur dernier mot. «On a trouvé des locaux moins chers et plus grands à Brooklyn. Et cette fois, on a la dernière table de mixage Pro-Tools, la plus moderne.» L’authentique son digital du D&D serait donc bien mort et enterré? Peut-être pas, grâce à l’amour des artistes pour ce lieu mythique. DJ Premier, MOP et les Beatminerz réfléchissent à créer une association pour reprendre le bail de location. Car comme le déclare Guru avec amertume, «cet endroit ne peut pas disparaître. Après 20 ans d’existence, il représente un morceau de notre histoire. Sa fermeture définitive, ce serait un musée du hip hop qui brûlerait, notre culture qui partirait en fumée.» – D.C
 Guru avec Kelis
Article publié dans le numéro 52 du magazine Vibrations (avril 2003)

http://vibrationsmusic.com/2010/04/22/hommage-guru/






La rime pure de Guru
Le chanteur du groupe mythique Gang Starr a prouvé que l'on peut chanter le hip hop sans vociférer.

«What's wrong when I rap with the mass appeal?» [«Quel est le mal à rapper pour le peuple?». C'est ce que demandait Gang Starr, le duo de rappeurs de Brooklyn dirigé par Guru, décédé lundi à l'âge de 43 ans, dans un single de 1994. Mass Appeal, 67ème sur la liste des cent tubes les plus populaires du site Billboard, est le plus grand hit de Gang Starr. C'est dire si ce morceau est proche du peuple.
Ce groupe de hip-hop a commencé à prendre de l'essor au début des années 90, alors même que le centre de gravité du rap était en train de se déplacer vers la côte ouest des Etats-Unis. Le hip-hop new-yorkais brut que Gang Starr incarnait cédait les feux de la rampe au «gangsta rap»[1] léthargique et sensationnaliste en provenance de Los Angeles. Au milieu des années 90, quand Puff Daddy et The Notorious B.I.G faisaient renaître le hip-hop de la côte est, ils avaient un côté tape-à-l'œil que Guru et son partenaire producteur, l'ingénieux DJ Premier, étaient parfaitement incapables d'offrir.
Le hip-hop de Gang Starr était tellement pur. Epuré même. Son chanteur déclamait lentement ses fanfaronnades bourrues et insultes sur les rythmes traînants ancrés sur des samples et le son rauque des tambours à timbre du Roland 808. Depuis, ce style est encore présent, défendu bec et ongle par le mouvement du «backpack rap», obsédé par l'authenticité.
Loup solitaire
Mais Guru se distinguait nettement de ses héritiers. Se revendiquant comme un véritable battle rhymer (au chant agressif et fluide), il passait son temps à assaillir les autres pour qu'ils fassent la différence entre les différents genres et sous-genres du hip-hop. C'était un loup solitaire. Et dans l'univers de Guru, il n'y avait qu'un seul MC légitime. Pour les autres «There ought to be laws/ Against you yapping your jaws» (Il doit y avoir des lois contre toi qui jappe avec tes grandes mâchoires).
Guru n'aurait de toute façon jamais fait une grande pop star. Dès ses débuts, son côté outsider lui collait à la peau. Son baluchon sur les épaules, il a quitté Boston, sa ville natale, pour s'installer à New York et faire évoluer sa carrière. (L'accent de Brooklyn qu'il prend dans des morceaux comme Step in the Arena est clairement travaillé et volontaire. (Le rap demeure un domaine inhospitalier aux accents bostoniens.)
Dans les plus grands succès de Guru, Take It Personal (Prend le personnellement), Soliloquy of Chaos (Soliloque du chaos) et dans le discours endurci sur le crime de Just to Get a Rep (Pour se faire une réputation), il apparaît comme quelqu'un d'agressif, un bagarreur de rue, véritable gangster (et non un vulgaire gangsta) au nez retroussé un peu à la Jimmy Cagney, qui expose de profonds griefs et bouge ses lèvres rapidement. Face à la terminologie obsolète du hip-hop/rap, il rivalisait de créativité: d'innombrables rappeurs tempêtaient contre leurs rivaux en les traitants de «motherfuckers» (fils de pute), mais combien les ont traités de «shysters» de «numbskulls» et de «knuckleheads» (que l'on peut traduire approximativement et respectivement par «escrocs», «nigauds» et «nouilles»)? Les premières paroles de Check The Technique (1991) sont simplement géniales: «You puny protozoa, you're so minute» («Espèce de protozoaire minable, t'es minuscule comme tout»). Et Guru pousse la métaphore plus loin: «I'm scoopin' you up, out of the muck you wallow in/ Like a chief chemist, other scientists are followin'/ Plannin' to examine you, on a Petri dish.» (Je te ramasse à la pelle, dans la merde où tu te vautres/Comme un chimiste, d'autres scientifiques se joignent à moi/ On va t'examiner sur une boîte de Petri.»
Jazz
Dans une lettre écrite sur son lit de mort (mais dont l'authenticité est déjà contestée), Guru fustige DJ Premier et sacre son récent producteur et collaborateur, Solar, gardien de son héritage. (C'est Solar qui a diffusé cette lettre.) Cette lettre présente également Guru comme «le père du hip-hop/jazz». C'est l'astucieux usage de samples de jazz dans des albums de Gang Starr tels que Daily Operation (1992) et Hard to Earn (1994) qui a valu au groupe sa réputation de rap «jazzy», que Guru a ensuite renforcée dans la série d'album Jazzmatazz. Cependant, pour Guru, le jazz était davantage une façon d'afficher son style (voir les photos de ses pochettes CD, conçues sur le modèle des albums de Blue Note) plutôt qu'une caractéristique de sa musique. Musicalement, le travail de Guru n'avait rien à voir avec le jazz: il remplaçait simplement les samples habituels de James Brown ou P-Funk par la trompette de Donald Byrd.
Le seul jazz que l'on puisse trouver dans la musique de Guru réside dans son rap. C'était l'une des voix du hip-hop parmi les plus singulières et influentes. Un pince-sans-rire dont le calme et la voix claire faisaient passer une fusion d'ambiances et d'émotions. La légèreté et l'insouciance, un sang-froid propre aux voyous; un sentiment de réalisme, de confiance en soi, le son inflexible d'un homme blasé, qui a tout vu et tout fait. Avant Guru, les différents acteurs de l'univers hip-hop se sentaient obligés de vociférer.
Guru a prouvé que dans le hip-hop, on pouvait aussi s'exprimer avec douceur. Aujourd'hui, les morceaux de hip-hop qui passent à la radio se sont radoucis. Guru est loin d'y être étranger. Dans Moment of Truth (1998), Guru s'enorgueillissait: «The king of monotone, with my own throne.» (Le roi du monotone, avec mon propre trône.) Accablant de mépris les nigauds et les nouilles, et critiquant un peu tout le monde finalement, la voix de Guru piquait au vif. Et ce, sans jamais hausser le ton.
Jody Rosen
Traduit par Micha Cziffra

http://www.slate.fr/story/20263/la-rhyme-pure-de-guru





Le rappeur Guru est mort
Par Julien Adigard (LEXPRESS.fr), publié le 20/04/2010 à 15:00
Le rappeur américain Guru, créateur de Jazzmatazz et membre fondateur du duo légendaire Gangstarr est décédé des suites d'un cancer.
    
C'est son producteur, Solar, qui l'a annoncé sur le site de hip-hop Yo!Raps. Le rappeur et producteur new-yorkais Guru a succombé à un cancer lundi 19 avril. Il avait 43 ans. Au début du mois d'avril, Keith Elam, alias Guru, était tombé dans le coma suite à une crise cardiaque.  
Lors de son hospitalisation, Guru a rédigé une lettre adressée à ses fans dans laquelle il évoque son combat contre la maladie, sa carrière, sa famille et ses proches, rapporte le site Internet. Le musicien a également exprimé sa fierté d'avoir " redonné du souffle au genre du hip hop/jazz à une époque où il n'était plus rien." Son ami et producteur Solar a déclaré: "Le monde perd l'une de ses plus grandes icônes du Hip-hop - mon loyal meilleur ami, mon partenaire, et mon frère." Il a souligné que Guru n'était pas seulement une star musicale, mais un grand héros de la culture noire américaine, et qu'il faudrait s'en souvenir comme tel.

http://www.lexpress.fr/culture/musique/le-rapper-guru-est-mort_886195.html





Guru, la disparition d’un grand

C'est con de devoir attendre la mort de quelqu'un pour parler de ses qualités. On a toujours l'impression de l'avoir un peu oublié et quand il nous revient subitement à l'esprit, c'est pour voir défiler les phrases annonçant qu'il ne prendra plus jamais le mic. Keith Elam, alias Guru (Gifted Unlimited Rhymes Universal, acronyme bien porté), a succombé, lundi, à une attaque cardiaque après une longue maladie. Il avait 43 ans.
Sa mort a immédiatement suscité des commentaires élogieux  aux quatre coins du hip-hop. Après tout, c'était l'homme qui avait forgé Gang Starr, un groupe comme le rap en aura rarement vu, et expérimenté la fusion avec le jazz sur Jazzmatazz. C'était une des rares figures dans le milieu à encore incarner une certaine idée du hip-hop, dilué depuis longtemps dans les faits-divers et les clips à 100 000 dollars.
Sa mort est également entourée d'une controverse bizarre. Une lettre, soit disant écrite par Guru sur son lit de mort, attaquant violemment son ancien acolyte, DJ Premier. Les proches de Guru craignent qu'un dénommé Solar, une sorte de secrétaire particulier qui a pris ses affaires en main, ait usé de son influence pour s'accaparer le rappeur, de plus en plus affaibli. Premier, lui, ne veut pas croire que Guru soit l'auteur de la lettre. Ca me fait penser à une phrase entendue maintes fois en Pologne après la mort du président : l'heure est au deuil, celle de la polémique viendra.
En attendant celle-ci, écouter et réécouter ce qui suit pour comprendre pourquoi Gang Starr était à des années-lumières de la plupart de leurs contemporains. Et si le choix vous semble mauvais, hésitez pas à balancer dans les commentaires celle qui vous paraît la mieux incarner son talent.

http://music.blog.lemonde.fr/2010/04/20/guru-la-disparition-dun-grand/







GURU: MORT D'UN GÉANT DU RAP
Sa lettre d'adieu à ses fans et amis

Grand musicien qui a établi des ponts entre le rap et le jazz, notamment, Guru, fondateur du groupe Gang Starr est mort ce lundi. Il a laissé un testament plein d'espoir...
Les adeptes du culte rap sont en deuil: leur Guru est mort. Et c'est plus généralement les amateurs et le milieu de la musique qui pleurent l'artiste qui doit son pseudo à l'acronyme de Gifted Unlimited Rhymes Universal. C'est sous le (vrai) nom de Keith Elam qu'il est né le 17 juillet 1966 à Boston. Mais c'est bien Guru qui, pour des fans du monde entier, est mort ce lundi des suites d'un cancer à l'âge de 43 ans.
Rappeur new-yorkais, Guru était master of ceremony (MC) du célèbre groupe Gang Starr qu'il avait créé avec DJ Premier. C'était en 1989. Depuis quelques années, Guru s'était aventuré sur des routes pas si solitaires sous étiquette Jazzmataz, où son immense culture musicale avait édifié un carrefour pour différents univers sonores:
(pour notamment le titre Le Bien, Le Mal), Shaka Khan avec Branford Marsalis, mais aussi Lonnie Liston Smith ou encore Jay Kay (pour Lost Souls).
A l'hôpital, selon le site yoraps.com qui a annoncé sa mort, Guru a écrit cette lettre, rendue publique par son producteur Solar: "Moi, Guru, adresse cette lettre à mes fans, amis et personnes aimées dans le monde entier. J'ai mené une longue bataille contre le cancer et ai succombé à la maladie. J'ai souffert pendant plus d'un an. J'ai épuisé toutes les options médicales. J'ai une organisation à but non lucratif appelée Chacun Compte (Each One Counts) consacrée à la pérennisation de mon action caritative envers les enfants abusés et désavantagés du monde entier mais aussi destinée à la recherche d'un remède à cette maladie épouvantable qui a pris ma vie. Je l'écris avec des larmes dans mes yeux, pas de peine mais de la joie procurée par cette merveilleuse vie que j'ai aimée et durant laquelle j'ai rencontré tant de gens merveilleux."
J.-F.T.
Mardi 20 avril 2010

http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/guru_mort_d_un_geant_du_rap_201471






Le rappeur Guru,
né Keith Elam, fondateur du légendaire duo newyorkais Gang Starr.

Philippe Renaud, collaboration spéciale

Guru, fondateur du légendaire duo newyorkais Gang Starr, est décédé «des suites d'une longue lutte avec le cancer», indique simplement un communiqué émis ce matin. Le rappeur était âgé de 43 ans.
Le 2 mars dernier, la planète hip hop a été surprise par l'annonce voulant que Guru, né Keith Elam, ait été foudroyé par une crise cardiaque nécessitant une opération rapide; le rappeur était depuis demeuré dans le coma. Son décès, survenu lundi matin, a d'abord annoncé par communiqué, puis confirmé par quelques proches.
Dans une lettre apparemment rédigée par le rappeur et adressée à ses fans, il est écrit: «J'ai souffert de cette maladie pendant plus d'un an. J'ai épuisé toutes les options médicales». La nouvelle de son décès a ensuite été confirmée par DJ Premier, le producteur avec qui il faisait équipe dans GangStarr, ce duo qui a défini le son rap newyorkais dès la fin des années '80.
Avec Public Enemy, Notorious B.I.G., Jay-Z, Nas et le Wu-Tang Clan, GangStarr a confirmé puis solidifié l'importance de la scène hip hop de la Grosse Pomme en lançant classique après classique d'un rap souvent engagé, fortement teinté de jazz et de funk.

Entre 1989 et 2003, Gang Starr a lancé six albums, dont au moins deux classiques, l'immense Step in the Arena (1991) et l'engagé Daily Operation (1992). La voix grave et imposante de Guru trouvait écho dans les productions parfaites de DJ Premier, qui s'abreuvait autant des classiques du funk, de la soul et du r&b (Marvin Gaye, Funkadelic, James Brown, etc) que du jazz (Billy Cobham, Ramsey Elwis, Jimmy Smith, Charlie Parker) pour créer des rythmes coulants et chargés.
Cette étiquette «jazz-hop» a suivi Guru durant sa riche carrière solo. En 1993, il lance le premier volume de la quadrilogie Jazzmatazz, sorte d'album collectif où musiciens issus de la pop afro-américaine et du jazz échangeaient les bonnes idées. Les deux premiers volumes de cette série avaient alors profité de la vogue acid-jazz qui a marqué la première moitié des années'90.
De façon étonnante, Guru, dans la lettre adressée aux fans, s'en prend de manière plutôt virulente à DJ Premier: «Je ne souhaite pas que mon ancien DJ ait quelque chose à voir avec l'utilisation de mon nom (pour des événements) hommage (...) et j'ai demandé à mes avocats de s'en assurer. Je n'ai eu aucun rapport avec lui depuis sept ans et je n'en veux pas davantage dans la mort.»

http://www.lapresse.ca/arts/musique/201004/20/01-4272446-le-rappeur-guru-est-decede.php






Guru, légende du rap, est mort
Le co-fondateur du groupe Gang Starr est décédé lundi à 43 ans, des suites d'un cancer.

C'est une véritable légende du hip-hop qui vient de disparaître. Guru, de son vrai nom Keith Elam, est mort lundi à 43 ans des suites d'un cancer contre lequel il luttait depuis plus d'un an. Co-fondateur du groupe Gang Starr avec DJ Premier, il a largement participé à la construction de ce courant musical dans les années 90. Son «flow» (phrasé), calme et posé, était reconnaissable entre tous.
Bien que le duo soit resté un peu plus confidentiel en France, les amateurs de hip-hop leur vouaient une admiration sans borne. Le groupe français IAM reprendra à son compte un sample du tube Moment of Truth :
Si DJ Premier était plus connu en France où les spécialistes s'accordent pour le mettre avec Dr Dre et The RZA (du collectif Wu-Tang) sur le podium des plus grands producteurs de rap américain, Guru s'est lui aussi lancé dans la production avec succès. Il est d'ailleurs considéré comme le pionnier du jazz-hip-hop avec sa série Jazzmatazz démarrée en 1993. Le rapeur français MC Solaar faisait partie de la sélection du premier opus :
Depuis leur sixième et dernière collaboration sous le nom Gang Starr (The Ownerz sorti en 2003) Guru et DJ Premier étaient brouillés pour d'obscures raisons. Dans une lettre qu'il a confiée à son collaborateur et ami Solar avant d'entrer à l'hôpital, Guru souhaite d'ailleurs que son nom ne soit plus jamais associé à celui du producteur de génie, et se déclare seul fondateur de Gang Starr. Il ne veut pas non plus que son ancien complice puisse participer «de quelque manière que ce soit à ses funérailles».
Son dernier album sorti en 2009, Guru 8.0 : Lost and found n'a pas connu un grand succès commercial :

http://www.lefigaro.fr/musique/2010/04/20/03006-20100420ARTFIG00668-guru-legende-du-rap-est-mort-.php







Légende du rap, Keith Elam est mort ce lundi des suites d’un cancer. Il avait 43 ans.

Keith Elam, légende du rap plus connu sous le nom de Guru, est décédé le 19 avril, à 43 ans, des suites d’un cancer contre lequel il luttait depuis plus d’un an. Guru était tombé dans le coma au début du mois de mars, suite à une crise cardiaque. Il était sorti de ce coma au bout de quelques jours, faisant preuve d’un rare courage et d’une réelle volonté de s’en sortir.
Les nouvelles de Guru était même plutôt bonnes ces dernières semaines, son manager ayant laissé entrevoir la possibilité de le voir sur scène aux prochain Festival de Jazz, où il devait se produire durant l’été. Juste avant de mourir, Guru a tenu a rédigé une lettre destinée à ses proches et à ses fans, qui a été publié sur le net quelques heures après l’annonce de sa mort.
Dans cette lettre, il dit sa fierté d’avoir participé au groupe Gang Starr comme pionnier du hip-hop east-coast, et se félicite d’avoir été à l’origine des quatre projets Jazzmattaz qui ont selon lui « redonné du souffle au genre du hip hop/jazz à une époque où il n’était plus rien. »
On peut lire cette dernière lettre adressée à ses fans, où il laisse apparaître une certaine rancoeur vis-à-vis de celui qu’il appelle son « Ex-DJ », sur le blog de ce dernier.
Avec son complice DJ Premier au sein du groupe Gang Starr, il avait contribué au cours des années 90 au rapprochement fructueux entre Hip-Hop et Jazz, Guru laisse avec Gang Starr des disques essentiels comme Step in the Arena (1990) ou Daily Operation (1992), qui furent tous deux classé dans les 100 meilleurs albums rap de tous les temps par le mythique magazine The Source.
Au même titre que Run DMC, Public Enemy ou le Wu-Tang Clan, Gang Starr incarnait un rap exigeant, au message politique fort et aux productions fouillées. Ici un extrait de Step in the Arena, Just to Get a Rep.
Bien que Gangstarr n’ait jamais officiellement splitté, il était en sommeil depuis 2003, et c’est en solo, sur ses quatre albums Jazzmatazz, que Guru continuait de poser son flow lent et profond.
En 1993, pour la première mouture de la série (sur laquelle figuraient entre autres Roy Ayers ou Ronnie Jordan), Guru, très tournée vers les productions européennes, avait invité un jeune rappeur du nom de MC Solaar à venir poser sur l’un des titres de l’album, Le bien, le mal. Un morceau très réussi, peut-être le meilleur de toute la carrière de Claude MC, à re-découvrir ici.

http://www.lesinrocks.com/2010/04/20/musique/guru-de-gang-starr-est-mort-1131540/







Mort d'une légende du hip-hop : Guru
Edité par TF1 News
le 21 avril 2010

Guru, de son vrai nom Keith Elam, cofondateur du groupe Gang Starr, a succombé au cancer contre lequel il luttait depuis des mois.
Il s'était fait connaître en France en 1993 en chantant avec MC Solaar pour le duo le Bien, le Mal, que l'on peut entendre sur le premier de la série des albums collectifs Jazzmatazz. Malgré cela, Guru (Keith Elam de son vrai nom), cofondateur du groupe Gang Starr avec DJ Premier, était resté relativement peu connu sur la scène française, bien qu'ayant accédé au statut de légende du rap outre-Atlantique. A 43 ans, il vient de disparaître, victime d'un cancer qui le minait depuis plus d'un an et qu'il s'efforçait de cacher depuis des mois à son entourage.
Mais ses problèmes de santé avaient éclaté au grand jour le 2 mars dernier lorsqu'il était tombé dans le coma à la suite d'un arrêt cardiaque qui lui avait valu d'être opéré en urgence. La nouvelle de sa mort en début de semaine vient d'être annoncée par un simple communiqué, avant d'être confirmée par des proches, dont DJ Premier.
Une lettre post-mortem adressée aux fans
Les références musicales de Guru allaient du funk au jazz en passant par le R&B. Le duo Guru  - DJ Premier avait ainsi participé à la bande originale du film de Spike Lee Mo'Better Blues, avec Branford Marsalis. GangStarr s'était installé en 14 ans et six albums (dont Step in the Arena et Daily Operation), à partir de 1989, parmi les références incontournables du hip hop à New York aux côtés de Public Enemy, Jay-Z ou encore Notorious B.I.G.
Associé ces dernières années à un nouveau producteur, Solar, et lancé depuis lors dans une carrière solo, Guru avait fait savoir par lettre que seul son producteur serait habilité à donner des nouvelles de sa santé. C'est ce même producteur qui vient de révéler une nouvelle lettre de Guru adressée à ses fans, dans laquelle il affirme ne pas vouloir que son ancien partenaire soit associé aux hommages après sa mort : "Je ne souhaite pas que mon ancien DJ ait quelque chose à voir avec l'utilisation de mon nom (...) et j'ai demandé à mes avocats de s'en assurer. Je n'ai eu aucun rapport avec lui depuis sept ans et je n'en veux pas davantage dans la mort". Une lettre dont l'authenticité est déjà mise en doute par des proches de Guru.

http://lci.tf1.fr/people/2010-04/mort-d-une-legende-du-hip-hop-guru-5825319.html







Le rappeur Keith Elam, plus connu sous son nom de scène Guru vient de décéder à l’âge de 43 ans, à l’issue d’un long combat contre le cancer.

Guru, rappeur vétéran du groupe Gang Starr, serait mort dans la matinée du lundi 19 avril 2010, après avoir été hospitalisé il y a deux mois.

En prévision de son décès, il aurait préparé une lettre (1) : "Moi, Guru, écris cette lettre pour mes fans, amis et proches à travers le monde. J’ai eu une longue bataille contre le cancer et j’ai succombé à la maladie. J’ai souffert de ce mal depuis plus d’un an. J’ai épuisé toutes les options médicales... Mon meilleur ami fidèle, partenaire et frère, Solar, est toujours resté à mes côtés et a été mon garant pour toutes mes affaires. Il a été à mes côtés durant mes séjours à l’hôpital, mes opérations, les visites des docteurs et est resté chez moi pour s’occuper de moi quand je ne pouvais plus m’occuper de moi-même. Solar et sa famille sont ma famille et je les aime profondément et j’attends de ma famille, de mes amis et de mes fans de respecter ça, quelque soit les ressentis sur la question.

C’est mon vœu le plus cher. Je survis à travers l’amour de ma vie, mon fils KC dont je crois Solar et sa famille sauront prendre soin comme un des leurs. Les récompenses ou hommages devront être approuvés et reçus par Solar pour mon compte et mon fils, jusqu’à ce qu’il ait l’âge requis. Je ne souhaite pas que mon ex-DJ ait quoi que ce soit à voir avec mon nom et les hommages, ou autre évènement lié à ma situation, y compris l’utilisation de mon nom, j’en ai informé mes avocats pour le faire appliquer. Je n’ai plus rien à avoir avec lui depuis plus de sept ans et je ne veux pas qu’il soit lié à moi à ma mort. Solar connaît très bien ma vie et ma situation familiale, ainsi que la vraie raison de ma séparation avec mon ex-DJ..."






Guru et DJ Premier

Solar, le producteur de Guru, a également publié un communiqué :
"Le monde a perdu l’un des meilleurs MCs et icône du Hip Hop de tous les temps… mon meilleur ami fidèle, partenaire et frère, Guru. Guru se battait contre le cancer depuis plus d’un an et a perdu sa bataille. C’était un problème que Guru souhaitait garder privé jusqu’à ce qu’il guérisse, mais tragiquement, ce n’est pas arrivé. Le cancer l’a emporté. A présent, le monde a perdu un grand homme et un véritable génie."

Celui que Guru appelle « ex-DJ » est probablement DJ Premier avec qui il fondait le groupe Gang Starr, séparé depuis 2003. Guru avait également sorti de nombreux albums solos, dont la série "Jazzmatazz", acclamée par les fans et la critique.

Note

[1] La lettre de Guru fait actuellement polémique. En effet, de nombreux proches et rappeurs doutent du fait que Guru ait pu écrire cette lettre alors qu’il était dans le coma, comme Just Blaze ou Questlove. Blaze tweete ainsi : « Donc Guru a eu le temps d’écrire ce témoignage pendant qu’il était dans le coma/mourant/mort ? » Questlove de The Roots écrit quant à lui: « Je ne crois PAS qu’il ait écrit cette lettre. 1) il était dans le coma, 2) IL ETAIT DANS LE COMA ! »

Beaucoup pensent que cette lettre a été écrite par Solar, qui y reçoit de nombreuses éloges au passage. Certains pointent le fait que l’expression « Meilleur ami fidèle, partenaire et frère » se répète dans les deux lettres ou que l’expression « Moi, Guru » ne semble pas correspondre au personnage, et d’autres doutent également que Guru aurait autant blâmé DJ Premier dans ses derniers mots.

www.2kmusic.com






Guru (acronyme de Gifted Unlimited Rhymes Universal), de son vrai nom Keith Elam, (17 juillet 19611 à Roxbury - 19 avril 20102 à New York), est un rappeur américain. Il était le MC du groupe Gang Starr qu'il avait fondé avec DJ Premier en 1989.

Biographie

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Keith Elam grandit dans la banlieue de Boston. Son père était juge et sa mère co-directrice des bibliothèques scolaires de Boston. Il a eu un diplôme d'administration des affaires avant de suivre des cours de troisième cycle à la Fashion Institute of Technology de Manhattan, études qu'il a abandonnées afin de poursuivre sa carrière de rappeur3
Parallèlement à Gang Starr, Guru s'est également lancé dans des projets solos regroupés sous l'appellation Jazzmatazz, qui voient se mélanger le rap et des sonorités plus jazz. Sur ceux-ci, il se lance dans la production et invite d'autres artistes pour des featurings (comme N'Dea Davenport (en), MC Solaar, Roy Ayers, Donald Byrd, Lonnie Liston Smith sur Jazzmatazz Vol. 1 ou encore le chanteur de Jamiroquai, Jay Kay, ou Lucien « Papalu » Révolucien pour Jazzmatazz, Vol. 2: The New Reality).
Après la sortie du dernier album de Gang Starr en 2003 (The Ownerz), DJ Premier et Guru suivent chacun leur propre chemin, ce dernier se lançant dans un autre projet solo (à côté des Jazzmatazz), dont le premier résultat est l'album Version 7.0: The Street Scriptures, sorti en 2005 sur son nouveau label Seven Ground, et dans lequel DJ Premier n'intervient plus, ce dernier était régulièrement à la production des Jazzmatazz.
Après des mois passés à se battre contre un cancer, Guru meurt le 19 avril 2010.
Discographie

En solo
    •    1993 : Jazzmatazz Vol. 1
    •    1995 : Jazzmatazz, Vol. 2: The New Reality
    •    2000 : Jazzmatazz Streetsoul
    •    2001 : Baldhead Slick & da Click
    •    2005 : Version 7.0: The Street Scriptures
    •    2007 : Jazzmatazz, Vol. 4: The Hip-Hop Jazz Messenger: Back to the Future
    •    2007 : Guru's Jazzmatazz: The Timebomb Back to the Future Mixtape
    •    2008 : The Best of Guru's Jazzmatazz
    •    2009 : Guru 8.0: Lost and Found
Avec Gang Starr
    •    1989 : No More Mr. Nice Guy
    •    1991 : Step in the Arena
    •    1992 : Daily Operation
    •    1994 : Hard to Earn
    •    1998 : Moment of Truth
    •    1999 : Full Clip: A Decade of Gang Starr
    •    2003 : The Ownerz
    •    2006 : Mass Appeal: The Best of Gang Starr
Filmographie
    •    1993 : Who's the Man? (en) : Martin Lorenzo
    •    1998 : The Substitute 2: School's Out (en) : Little B.
    •    2000 : Train Ride (en) : Jay
    •    2001 : 3 A.M. (en) : Hook-Off
    •    2002 : Urban Massacre : Cereal Killah
    •    2003 : Kung Faux (en) : voix d'Over
Jeux vidéo
    •    Grand Theft Auto III (2001) : voix de 8-Ball4
    •    Grand Theft Auto: Liberty City Stories (2005) : voix de 8-Ball
Notes et références
    1.    ↑ [image] Scan du passeport de Keith « Guru » Elam [archive]
    2.    ↑ (fr) Guru, légende du rap, est mort [archive], Inlog.org, 2010-04-20. Consulté le 20 avril 2010
    3.    ↑ (en) Gang Starr legend GURU out of coma, issues press release [archive], The Boston Phoenix, 3 mars 2010. Consulté le 27 février 2012
    4.    ↑ (en) In Memory of Keith Elam aka Guru [archive], Rockstar Games. Consulté le 30 septembre 2010

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guru_%28rappeur%29







GURU

Pays d'origine
 États-Unis
Genre musical
Rap East Coast, jazz rap, rap old school, rap hardcore, rap conscient
Années actives
Depuis 1987
Labels
Wild Pitch, Chrysalis Records, Noo Trybe Records, Virgin Records
Composition du groupe
Membres
DJ Premier
Anciens membres
Guru (rappeur)

Gang Starr est un groupe de Hip Hop originaire de Boston composé du MC Guru et du DJ/producteur DJ Premier. Ils sont des pionniers du hip hop East Coast des années 1990, en créant une identité propre et en réactualisant le son new-yorkais au fil de leurs albums.
Biographie
Formation et début

Guru, le rappeur du groupe.
Le groupe se forme en 1985 à Boston, dans le Massachusetts, par Keith Elam (connu sous le pseudonyme Keithy E. The Guru) et de Mike Dee, alias DJ 1,2 B-Down, ainsi que différents producteurs, comme Donald D, J.V. Johnson ou DJ Mark the 45 King. Après avoir enregistré quelques démos, ils signent avec le label Wild Pitch Records et sortent en 1987 et 1988 3 maxis, incluant Bust A Move et The Lesson.
En 1989, le groupe se sépare et Guru est le seul membre à vouloir continuer le groupe. Il a rapidement pris contact avec DJ Premier (alors connu sous le nom de Waxmaster C), qui lui envoie une beat tape. Appréciant son travail, il l'invite à joindre Gang Starr et dans la même année, ils sortent leur premier single Words I Manifest et l'album No More Mr. Nice Guy. Spike Lee les contacte afin de réaliser un morceau pour la B.O. du film Mo' Better Blues : Jazz Thing.
Carrière
En 1990, le groupe quitte Wild Pitch et signe avec le label Chrysalis Records. Step In The Arena sort en 1991. Daily Operation est le 3e album, sorti dès 1992.
L'année 1994 marquera la sortie de Hard To Earn, alors que chacun des membres prend part à des projets parallèles : Premier commence à produire pour des pointures comme Nas ou Biggie, et Guru lance la série des Jazzmatazz.

DJ Premier
Leur 5e album, Moment of Truth, sort en 1998 et marque une coupure avec un hip-hop dit old-school ; c'est également l'album qui a été le plus plébiscité par la critique[réf. nécessaire]. Il a été certifié disque d'or aux USA[réf. nécessaire]. Le style de productions sur ce disque déterminera également la signature sonore de DJ Premier pour les années à venir.
Cette même année, les albums Step in the Arena et Daily Operation apparaissent dans la liste des 100 meilleurs albums hip-hop de tous les temps par le mythique magazine The Source[réf. nécessaire].
Leur 6e album "Full Clip: A Decade", sorti en juillet 1999, représente leur décennie dans le monde du hip hop, sous forme de best-of agrémentés de titres inédits et de raretés. Le premier morceau extrait de cette compilation, l'inédit Full Clip, devenu instantanément un classique, contient une dédicace pour Big L, MC de Harlem sauvagement assassiné dans son quartier durant l'enregistrement du morçeau.
Sorti à l'été 2003, leur 7e album, The Ownerz, est un échec commercial[réf. nécessaire] malgré de nombreuses collaborations (dont Jadakiss, Big Shug, Freddie Foxxx, M.O.P. ou Fat Joe) ainsi que quelques sursauts d'orgueils[Quoi ?] comme Who Got Gunz ou Peace Of Mine.
Séparation et décès de Guru
Depuis ce dernier album, DJ Premier et Guru n'ont plus collaboré. Le groupe est maintenant[Quand ?] dissous malgré le fait qu'ils soient restés en bons termes.
Premier produit des sons pour des artistes de son label, Year Round Records, tels que Blaq Poet, le vétéran de Queensbridge, ou encore les NYG'z et Nick Javas dont il finalise en ce moment les albums, à venir avant la fin de l'année[Quand ?]. Il anime également son émission, Live From HeadQCourtez, sur Sirius Satellite Radio en compagnie de Big Shug ou Panchi des NYGz.
Guru se concentre sur sa carrière solo à partir de 2003. Il a sorti deux albums : l'un en 2005 appelé Version 7.0: The Street Scriptures, le second en 2009 appelé Guru 8.0: Lost and Found. Ces albums n'ont pas été vendu à beaucoup d'exemplaires, aucun d'eux n'ayant atteint le disque d'or. Après avoir combattu plusieurs mois un cancer, il décède le 19 avril 2010 à l'âge de 48 ans (une confusion semble avoir été initié par certaines sources 1 2, mais la publication d'un "scan" de son passeport3 prouve qu'il est bien né le 17 juillet 1961 et non 1966).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gang_Starr






GURU


C'est l'été, enfin du temps devant soi pour lire et donc bronzer intelligent. Une première piste : le magazine Books. Pour ceux qui ne l'auraient jamais feuilleté, le principe en est le suivant  :  réunir sur un thème une série d'articles parus dans la presse spécialisée traitant des meilleurs livres qui abordent le sujet choisi.
 
Ce numéro spécial aurait mérité de s'intituler  "Les pouvoirs de la musique" en raison du spectre très large que couvrent les articles réunis. La partie introductive est constituée d'un entretien avec Jacques Attali. L'expérience mené en 1952 par John Cage qui composa un morceau de 4"33' de silence, étudié par Kyle Gann, compositeur et musicologue, lui succède, prenant le sujet à contrepied.
 
Les passionnés de sciences se plongeront dans la deuxième partie du dossier qui aborde successivement les liens entre la musique et l'évolution de l'homme, l'utilisation thérapeutique de la musique et la stimulation qu'elle provoque sur le cerveau humain.
 
En toute subjectivité, la troisième partie est LE morceau de choix du magazine. Elle débute par la traduction du premier chapitre d'un ouvrage du journaliste spécialiste du Gospel, Robert Darden. Son livre, "People Get ready ! A new history of Back Gospel Music", traite du pouvoir émancipateur des negro spirituals et de leur forme discographique : le Gospel. Travaillant sur des sources parfois étonnantes, tels les enregistrements de negro sprituals a cappella par le musicologue Lomax, en Alabama, dans les années 30, ce premier chapitre retrace la genèse, l'utilisation et la trasmission du patrimoine chanté des Afro Américains jusqu'au tube mondial de Moby "Trouble so hard". On y découvre comment certains spirituals permettaient aux esclaves de prendre la fuite en se constituant une carte chantée du parcours à suivre vers la liberté. On y lit aussi la retranscription de l'émouvant témoignange de Mme Brown, esclave de Nashville, dont le père s'est mis  à chanter "Trouble in Mind" après avoir été violemmet fouetté par son maitre. Le livre n'est pas encore traduit en français mais si le reste de son contenu est aussi riche que son premier chapitre, l'investissement risque d'être  icontournable.
 
On trouvera également dans cette partie la chronique d'une biographe de Bob Marley publiée en 2006 par CJ Farley, dans la New york Review of Books. Elle est l'occasion de suivre le chemin de cet artiste fondamental du XX siècle, des faubourgs de Kingston à l'interprétation de "Redemption Song" à Pittsburg lors de son dernier concert. Un portrait très émouvant et éclairant qui cite des textes forts, ceux de "Slave driver", de "No woman, no cry" ou de "Get up, stand up" qui devint l'hyme d'Amesnesty international. Une biographie qui interroge aussi les trajectoires historiques et identitaires du peuple Noir.
 
On glisse ensuite doucement vers la fin des 70's et le début des années 80 pour une nouvelle démonstration de la force émancipatrice de la musique. Alice Echols publie en 2010  "Hot Stuff, disco and the remaking of american culture". Chroniqué dans le New York Times, on comprend, par son étude historique, comment le disco contribua à l'affirmation et la libération des identités gays à cette époque.
 
Avant de s'achever sur un portrait d'Eminen le rappeur blanc, le magazine reprend un article de The Nation s'interrogeant, à la faveur de la sortie du livre "Can't stop, won't stop" de Jeff Chang, sur l'évolution de la culture hip-hop, de son statut constestaire et menaçant l'ordre établi, à sa récupération et son intégration dans le business musical dans un pacte funeste avec "l'hypercapitalisme". Un papier aussi captivant que désolant sur la trajectoire d'une forme extremement riche et complexe de contre-culture qui s'est transformée et pervertie, au fil de sa pénétration par l'argent, et de la disparition tragique de ses figures emblématiques.
 
Le dernier volet du dossier est également assez convaincant, abordant les liens souvent forts et paradoxaux entre la musique et le pouvoir politique. Quelques articles retiennent particulièrement l'attention. Les relations entre Prokofiev et le pouvoir stalinien sont présentées dans toutes leur complexité par l'historien de la musique Simon Morrisson dans une étude intitulée "The People's artist. Prokofiev's soviet years" chroniquée dans la NY Review of Books. 3 articles abordent  les phénomènes d'instrumentalisation du 4° art dans le contexte des camps de concentration (à la fois moyen de survie et outil de propoagande et de d'asservissement pour les SS), dans le cadre des nouvelles conflictualités (Irak/Guantanamo) et dans celui des activités de Muzak Corporation, firme productrice de musiques d'ambiances destinées soit à stimuler (la production des vaches laitières ou la productivité des employés de Black et Decker!) soit à anesthésier (ce quon appelle la musique d'ascenseur ou de supermarché).
 
Au détour de ces questionnements éclairants, la chronique de la biographie de l'artiste Nigérian Fela par John Collins dans The Observer Music Monthly, est l'occasion de découvrir, (ou de se remémorrer), la personnalité à la fois provocante, iconoclaste, engagée et terriblement talentueuse de celui qui s'était autoproclamé "The Black President".

http://blogs.mondomix.com/samarra.php/kiosque/
 





















20/03/2013
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