Alain YVER

Alain YVER

HÉGÉSIPPE MOREAU

HÉGÉSIPPE MOREAU




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Hégésippe Moreau est un écrivain, poète et journaliste français, né et mort à Paris (8 avril 1810 - 20 décembre 1838).

Biographie

Inscrit à l’état civil sous le nom de Pierre-Jacques Roulliot, il porte dès son enfance le nom de son père naturel et adopte le pseudonyme d’Hégésippe en publiant ses premiers vers à Paris en 1829. Il utilise également le nom de plume d’Alphonse Dardenne[1].

Son père, Claude-François Moreau, né à Poligny (Jura) en 1756, nommé professeur au collège de Provins (Seine-et-Marne) en 1810, meurt de tuberculose le 16 mai 1814. Sa mère, Marie Roulliot — née le 12 mars 1774, inscrite à l’état civil de Cluny (Saône-et-Loire) sous le nom de Jeanne-Marie Rouillot — se place chez Madame Guérard, de Provins, qui recueille Hégésippe, alors âgé de quatre ans. Sa bienfaitrice lui fait commencer ses études au collège de Provins, puis, la famille ayant quitté la ville pour la campagne, il est placé au petit séminaire de Meaux, puis à celui d’Avon (près de Fontainebleau). Il y apprend la mort de sa mère le 5 février 1823, elle aussi décédée de tuberculose.

Dans sa préface aux Œuvres de Hégésippe Moreau, Sainte-Beuve affirme qu’il « fit [à Avon] ses études, d’excellentes études classiques, sans oublier les vers latins qu’il variait et tournait sur tous les rythmes d’Horace. »

À sa sortie du séminaire d'Avon, en 1828, Hégésippe Moreau entre en apprentissage, comme correcteur, chez un imprimeur de Provins, M. Lebeau. La fille de M. Lebeau, Louise, est celle que Hégésippe Moreau appelle sa « sœur » et à laquelle il dédie ses contes. Cette année-là, Charles X, revenant d’un voyage que lui avait fait faire M. de Martignac, passe par Provins, et selon Sainte-Beuve, « à cette occasion, Moreau écrit sa chanson patriotique qui a pour titre : Vive le roi ! et pour refrain : Vive la liberté ! »

Hégésippe Moreau retourne à Paris à cette époque et, sur les conseils de M. Lebrun, il adresse à M. Didot son Épitre sur l'imprimerie. Hégésippe Moreau est embauché à l’imprimerie Didot, rue Jacob à Paris.

Peu après juillet 1830, M. Lebrun est nommé à la direction de l’Imprimerie royale. Il cherche à y faire entrer Hégésippe Moreau, mais ce dernier a déjà quitté l’imprimerie Didot ; d'après Sainte-Beuve, il « suivait dès lors une autre voie, et il n’était pas de ceux qui se laissent protéger aisément. »

Hégésippe Moreau participe aux journées de juillet 1830. Il devient maître d’étude, mais abandonne vite ce qui n’est « pas une carrière » (Sainte-Beuve) ; il vit en bohème, de faim et de poésie.

En 1833, après une hospitalisation, il revient en convalescence à Provins, chez Mme Guérard. Il entreprend de lancer un journal en vers, Diogène, sur le modèle de La Némésis de Barthélemy. Mais, pour Sainte-Beuve, « [l]e talent qu’il y montra ne put sauver une telle publication partout très-aventurée, et qui l’était surtout au milieu des rivalités et des susceptibilités d’une petite ville. Il avait eu beau faire appel à toute la contrée de Brie et de Champagne, et s’écrier « Qu’il me vienne un public ! ma poésie est mûre, », le public répondit peu. Le poëte blessa et aliéna ceux même qui l’avaient d'abord soutenu. Il eut finalement un duel, et dut s’en revenir bientôt à Paris, désappointé de nouveau et irrité comme après un échec. »

De 1834 à 1838, il vit de nouveau à Paris, dans une grande misère et, d'après Sainte-Beuve, « au moment où il venait de trouver un éditeur pour ses vers, et où le Myosotis, publié avec luxe (1838) et déjà loué dans les journaux, allait lui faire une réputation, [il] entrait sans ressource à l’hospice de la Charité et y mourait [de tuberculose] le 20 décembre 1838, renouvelant l'exemple lamentable de Gilbert et faisant un pendant trop fidèle au drame émouvant de Chatterton, dont l'impression était encore toute vive sur la jeunesse. ».

Poète mal compris, mal-aimé, Hégesippe Moreau reste un poète attachant du XIXe siècle, mort trop jeune, tombé dans l'oubli, même si une rue parisienne porte son nom, dans le XVIIIe arrondissement ainsi qu'à Avon (Seine-et-Marne) et Provins. Hégésippe Moreau aurait-il écrit de grandes œuvres ? Walter Benjamin parle positivement de fragments de son œuvre publiée.







Hégésippe MOREAU, écrivain et journaliste français né à Paris le 8 avril 1810 et décédé dans cette ville le 20 décembre 1838.
Oeuvre principale : Le Myosotis (1838). Les textes présentés sur cette page, pour certains d'abord parus en revue, composent les Contes à ma soeur insérés dans le recueil Le Myosotis : petits contes et petits vers publié par Desessart en 1838. textes établis d'après l'édition de la Bibliothèque du bibliophile parue à Lyon en 1920 chez H. Lardanchet.

Le gui de chêne : "Un jour, la date précise m'échappe, mais c'était deux ans environ après la mort d'Hercule, il y avait grande foule et grand bruit à Delphes. Ce jour était le dernier des jeux pythiens, et, chose inouïe ! les luttes et les courses expiraient sans spectateurs, les athlètes et les cochers triomphaient inconnus, et l'on dit même que le poète Simonide, qui chantait alors en plein vent la gloire de je ne sais quel cheval, n'eut, ou peu s'en faut, que son héros pour auditeur. Mais si l'arène était vide, en revanche la foule débordait du temple d'Apollon. Un mot, un mot magique avait suffi pour l'y précipiter : «Voici les Héraclides !» Et ce mouvement de tout un peuple soulevé par un nom, vous le comprendrez sans peine, ma soeur : il n'est pas une Française, je pense, qui n'eût sacrifié de grand coeur une loge au spectacle pour voir le fils de Napoléon (ce pâle jeune homme qui s'est laissé voir si peu de temps) ! ..."

La souris blanche : "Il y avait une fois, ma soeur, un vilain roi de France, nommé Louis XI, et un gentil dauphin, qu'on appelait Charlot, en attendant qu'il s'appelât Charles VIII. D'ordinaire, le vieux roi, superstitieux et malade, régnait, tremblait et souffrait, invisible, à l'ombre des épaisses murailles de son château du Plessis-lès-Tours. Mais, vers le milieu de l'année 1483, il venait de se traîner en pèlerinage à Notre-Dame de Cléry, soutenu par Tristan-l'Hermite, son bourreau, Coictier, son médecin, et François de Paule, son confesseur ; car il avait grand' peur, le vieux tyran, des hommes, de la mort et de Dieu..."

Les petits souliers : "Le 6 janvier 1776, jour de l'Épiphanie, il se passa sur le gaillard d'arrière du vaisseau français le Héron, une petite scène assez piquante pour mériter qu'on la raconte. Tous les officiers que le service de l'équipage ne réclamait pas ailleurs se promenaient, causant et fumant sur le pont, lorsqu'un jeune aspirant de marine, montant l'escalier qui conduisait à la chambre du capitaine, parut et s'écria : «Chapeau bas, messieurs ! voici la reine !...» ..."

Thérèse Sureau : "Je flânais un jour avec délice, bouche béante et le nez en l'air, sous les marronniers en fleurs du jardin des Plantes ; car ce jour était un dimanche, et j'étais alors de mon métier compositeur d'imprimerie ; or, par la littérature qui court, c'est un terrible métier, je vous jure. Figurez-vous que j'avais pâli et bâillé toute la semaine sur le nouveau roman d'un auteur en vogue. - «Mais, pourquoi donc, avais-je murmuré vingt fois, souffleter ainsi, brutalement et à tout propos, Vaugelas, Restaut et Wailly, ..."

Le neveu de la fruitière : "COMMENT malheureux ! - répétait à son fils le père Lazare, cuisinier à Versailles, - tu auras six ans à Noël, et tu ne possèdes pas encore le moindre talent d'agrément : tu ne sais ni tourner la broche, ni écumer le pot !»... "

Jeanne d'Arc : "Les progrès de l'invasion anglaise au XVe siècle furent rapides et terribles. L'invasion, ma soeur, si vous ne comprenez pas ce mot, interrogez vos soeurs aînées, elles vous diront les figures étranges qu'elles virent passer deux fois devant leur berceau, l'incendie à l'horizon, le bruit du canon dans l'air, les hommes qui partaient beaux et fiers, puis revenaient sanglants et pâles, et les pauvres mères qui pleuraient : tout cela, c'est l'invasion ! ..."







Hégésippe Moreau.    

égésippe Moreau fut un enfant naturel, et issu d'une famile pauvre. Il porta un nom qui ne lui appartenait pas. Il naquit à paris le 9 avril 1810. Tout petit il accompagna ses parents, où son père trouva une place de professeur au collège.
Son père mourut très tôt, sa mère décéda peu après. Madame, F*** garda avec elle l'horphelin et veilla sur lui. Au petit séminaire il composa ses premiers vers à l'âge de douze ans.
    20 décembre 1838 à l'âge de vingt-huit ans, son âme s'envola vers le ciel. A sa mort il fut désigné non pas par son nom, Hégésippe Moreau, mais par le numéro 12. Sa courte existence fut marquée surtout par des drames et des malheurs.
Amoureux fou et sincère d'une femme mariée, il mourut jeune de "la phtisie".
   Presque inconnu pendant de son vivant, on découvrît véritablement son talent qu'après sa mort. Son œuvre se résume dans le Myosotis (1838).

   Voici comment son beau talent a été apprécié par M. Sainte-Beuve :

    « Moreau est un poète; il l'est par le cœur, par l'imagination, par le style : mais chez lui rien de tout cela, quand il mourut, n'était achevé et accompli. Ces trois parties essentielles du poëte n'étaient pas arrivées à une pleine et entière fusion. Il allait, selon toute probabilité, s'il avait vécu, devenir un maître, mais il ne l'était pas encore. Trois imitations chez lui sont visibles et se font sentir tour à tour : celle d'André Chénier dans les ïambes, celle surtout de Barthélémy dans la satire, et celle de lié ranger dans La chanson. Dans ce dernier genre pourtant, quoiqu'il rappelle Béranger, Moreau a un caractère à lui, bien naturel, bien franc et bien poétique; il a du drame, de la gaieté, de l'espièglerie, un peu libertine parfois, mais si vive et si légère qu'on la lui passe. »







Il serait étonnant que vous ayez dans vos connaissances une personne portant ce prénom. Seulement 90 enfants furent prénommés ainsi depuis 1900 !

Issu du verbe grec égoumai, conduire, et hippos, le cheval, ce nom signifiant le cavalier apparaît à plusieurs reprises dans l'Antiquité.

Mais qui était Hégésippe Moreau (de son vrai nom Pierre-Jacques Roulliot) ?

Ecrivain, poète et journaliste français, né et mort à Paris (1810 - 1838).

Poète mal compris, mal-aimé, Hégésippe Moreau reste un poète attachant du XIXème siècle, mort trop jeune, tombé dans l'oubli même si une rue parisienne porte son nom (XVIIIème arr.)

On sait que Georges Brassens était féru de poésie et qu'il aimait se plonger dans la lecture des poètes.

Il découvrit ce texte de Moreau qu'il mit en musique. Un très beau texte qui donne à réfléchir et qui nous rappelle qu'aimer est certainement ce qu'il y a de plus urgent à faire dans la vie.

Cette chanson fut interprétée par les Compagnons de la Chanson.

Hélas, si j'avais su lorsque ma voix qui prêche
T'ennuyait de leçons, que sur toi rose et fraîche
L'oiseau noir du malheur planait inaperçu,
Que la fièvre guettait sa proie et que la porte
Où tu jouais hier te verrait passer morte
Hélas, si j'avais su !

Enfant, je t'aurais fait l'existence bien douce,
Sous chacun de tes pas j'aurais mis de la mousse ;
Tes ris auraient sonné chacun de tes instants ;
Et j'aurais fait tenir dans ta petite vie
Des trésors de bonheur immense à faire envie
Aux heureux de cent ans.

Loin des bancs où pâlit l'enfance prisonnière,
Nous aurions fait tous deux l'école buissonnière.
Au milieu des parfums et des champs d'alentour
J'aurais vidé les nids pour emplir ta corbeille ;
Et je t'aurais donné plus de fleurs qu'une abeille
N'en peut voir en un jour.

Puis, quand le vieux janvier les épaules drapées
D'un long manteau de neige et suivi de poupées,
De magots, de pantins, minuit sonnant accourt ;
Parmi tous les cadeaux qui pleuvent pour étrenne,
Je t'aurais faite asseoir comme une jeune reine
Au milieu de sa cour.

Mais je ne savais pas et je prêchais encore ;
Sûr de ton avenir, je le pressais d'éclore,
Quand tout à coup pleurant un pauvre espoir déçu,
De ta petite main j'ai vu tomber le livre ;
Tu cessas à la fois de m'entendre et de vivre
Hélas, si j'avais su !




16/05/2012
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