Alain YVER

Alain YVER

HANK MOBLEY

HANK MOBLEY



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Hank Mobley était un saxophoniste de hard bop américain né en 1930 et mort en 1986.

Il jouait du saxophone ténor dans un style situé entre l'agressivité de John Coltrane et la douceur de Stan Getz, c'est-à-dire avec un jeu subtil et mélodique. Il a accompagné Dizzy Gillespie, Max Roach, Art Blakey, Horace Silver, Kenny Dorham, Lee Morgan, Jimmy Smith, Herbie Hancock et Miles Davis.

Ayant déjà l'expérience de musicien professionnel avec un groupe de R&B, et avec une virtuosité acquise, Mobley est apparu sur la scène newyorkaise de jazz aux environs de 1950. Il est bientôt devenu très apprécié dans les clubs de NY, et trouva sa place dans le groupe d'Art Blakey qui portera plus tard le nom des "Jazz Messengers". Certainement formé et influencé par la tradition bop de Parker/Gillespie, son style est un hard bop teinté de funk et de bossa. Dans les années 1950-60 Mobley était un des saxophonistes les plus enregistrés sous l'étiquette Blue Note. Il a également fait de nombreuses compositions à l'époque, dont peu sont connues aujourd'hui, et il a même fait un stage assez bref avec l'orchestre de Duke Ellington dans les années '50. Des solos de Mobley dans ce cadre ne seraient pas enregistrés/connus. Bien qu'apparemment dans l'ombre des ténoristes "géants" de l'époque (par exemple Coltrane, Rollins, Getz, Dexter Gordon), la popularité de Mobley n'a cessé de croître vers 1960, et certains diront que l'apogée de sa carrière intervient avec son engagement de Miles Davis en 1959-60. De ce groupe existe un album (2 cédés) intitulé "Friday/Saturday Night at The Black Hawk", enregistrement "live" de ce club de San Fransisco. Il quittera bientôt Miles, et vers 1970 il enregistre moins que pendant la décennie '50-'60. Des années 1970 il faut mentionner l'album "Thinking of Home". Mobley souffrait d'une maladie pulmonaire qui progressivement l'empêchait de poursuivre son métier de musicien.

Discographie

Comme leader

    * Tenor Conclave
    * Hi Voltage
    * Workout
    * No Room For Square
    * Soul Station
    * "Dippin'" (1965)
    * "Roll Call"

Comme sideman

    * 1963 : My Point of View d'Herbie Hancock











Hank Mobley
Par Pierre FAGALDE le 29 mars 2010

//jipiblog.jipiz.fr/2010/03/29/hank-mobley/

On a tous ses chouchous, et ce ne sont pas nécessairement les plus connus.
Parmi les miens, voici Hank Mobley, une figure du hard bop, fort heureusement enregistrée abondamment, notamment par la firme « Blue note ».

Originaire de Eastman en Georgie, Hank (1930-1986) a commencé sa carrière dès l’âge de dix neuf ans dans des groupes de rhythm and blues. Chapeauté par Max Roach à son arrivée à New York en 1953, il a alors fréquenté, sans qu’on le sache trop, les plus grands (deux semaines chez Duke Ellington, quelques temps avec Clifford Brown chez Tadd Dameron, un petit tour chez Dizzy Gillespie) avant de rentrer en 1954 dans les groupes de Horace Silver et Art Blakey. On est en plein Hard bop. Fatigués des acrobaties souvent anti swing des boppers, certains musiciens vont introduire dans ce langage déjà moderne, le gospel et le blues. On s’éloigne des bombardements continus des batteurs, pour un jeu plus affirmé sur l’after beat, avec des thèmes relativement simples, mais interprétés de façon appuyée, bien au fond du temps. Les orchestres deviennent « funky », et bénéficient à cette époque (les années 50), des merveilleux enregistrements du microsillon et de la stéréo. Chez « Blue note records », on fait des merveilles avec l’ingénieur du son Rudy Van Gelder. Les invités de la firme vont se voir dérouler sous leurs pas un pont d’or.

On pense à Miles Davis et John Coltrane (selon moi, à leur meilleure période), mais aussi à Sonny Rollins, au moins connu Ike Quebec, aux guitaristes Grant Green et Kenny Burrell, au très impressionnant trompettiste Lee Morgan, à Clifford Brown, bien sûr, ou au vibraphoniste Milt Jackson. Les rythmiques deviennent mythiques avec les pianistes Horace Siver, Sonny Clark, Kenny Drew, et surtout un de nos préférés à tous, Wynton Kelly!!!. A la basse Paul Chambers assure avec autorité une présence quasi permanente. Les batteurs très techniciens, accentuent fortement le tempo (Art Blakey, Art Taylor, Charles Persip). Tous ces enregistrements sont des monuments. C’est dans cet écrin viril, mais correct, qu’ a évolué Hank Mobley. J’aime particulièrement ce musicien au son velouté, feutré, un peu granuleux, un des plus beaux que je connaisse. Le phrasé est fluide, construit de façon logique, et constamment swing, sans esbrouffe….Amusant de constater que Miles a embauché Hank après Coltrane. On ne peut éviter la comparaison. Il faut écouter « Tenor conclave » (prestige 1956 à totu petit prix chez Amazon.fr) . Hank se trouve avec Zoot Sims, Al Cohn et John Coltrane….Dieu sait si j’aime Zoot et que j’écoute souvent…John Coltrane. Mais , pour moi, le roi de la séance, souvent chorusant en premier, c’est Hank Mobley!…A découvrir aussi, « someday my Prince will come » de Miles Davis (Sony 1961) avec Hank et John, encore réunis. L’ambiance y est très cool (Miles!…) et on peut goûter aux expressions intimistes (assez rares) de Mobley sur les ballades, dont « Old folks« .
Sans aucune hésitation, j’ai placé ce musicien dans mon Zénith à moi.

A vous maintenant de le découvrir ou le redécouvrir….Comme un bon colombo guadeloupéen, vous me direz ce que vous en pensez….












Hank Mobley

//www.majazzotheque.com/article-hank-mobley-soul-station-blue-note-1960-64750953.html

Hank Mobley est très certainement l'un des instrumentistes les plus prolifique de  l'histoire du jazz, mais c’est principalement en tant qu’accompagnateur que son nom est passé à la postérité.

Pourtant, il fût sans aucun doute l'un des saxophonistes les plus talentueux de sa génération. Un artiste lyrique, affectionnant les mélodies inventives qui se joue comme un chat des  tensions harmoniques et rythmiques.  Ses notes, semblant couler sans effort, laissent apparaître un jeu totalement pétrit de décontraction. Tout ne semble être qu’évidence et simplicité.

A l’époque de cet enregistrement - futur classique de l’écurie Blue Note - le saxophoniste fait partie du groupe de Miles Davis et c’est tout naturellement qu’il entraîne deux de ses acolytes, le pianiste Wynton Kelly et le bassiste Paul Chambers, dans l’aventure. Pour compléter le groupe : l'explosif batteur Art Blakey qu’il connaît bien pour avoir été l’un des piliers des Jazz Messengers.

Les lignes bluesy, élégantes, fluides, épaisses, rondes et belles du saxophoniste se déroulent sur le tapis soul que tricotent tout à la joie de jouer ensemble cette section rythmique de rêve.

37 minutes de jazz sublime méritant tout simplement de figurer parmi les cinquante meilleurs albums de l'histoire du jazz.




22/06/2011
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