Alain YVER

Alain YVER

HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC

HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC






//www.toulouselautrec.free.fr/

//www.museetoulouselautrec.net/

//www.toulouselautrec.free.fr/peintures.htm

//www.tourisme-aveyron.com/diffusio/fr/visiter/patrimoine/camjac/chateau-du-bosc-toulouse-lautrec_TFO18699713165.php

//www.cinetrafic.fr/liste-film/3660/1/toulouse-lautrec-au-cinema

//www.vangoghaventure.com/francais/etsesamis/toulouse-l.htm




Henri de Toulouse-Lautrec

Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa, né le 24 novembre 1864 à Albi et mort le 9 septembre 1901, est un peintre et lithographe français.
Avec beaucoup d'esprit, il aimait à dire : "Je boirai du lait quand les vaches brouteront du raisin."
Biographie
Fils d'Alphonse, comte de Toulouse-Lautrec-Monfa (1838-1913) et d'Adèle Tapié de Celeyran (1841-1930), il grandit au château Malromé.
Henri de Toulouse-Lautrec est né dans l'une des plus vieilles familles de France, descendant en effet en droite ligne des comtes de Toulouse, qui furent jusqu'au XIIIe siècle parmi les plus puissants féodaux du royaume. Cependant, cette branche cadette, malgré son nom illustre,ne vit que comme une famille aisée de l'aristocratie de province.
Au XIXe siècle, les mariages dans la noblesse se faisaient couramment entre cousins afin d'éviter la division des patrimoines et l'amoindrissement de la fortune. Ce fut le cas des parents d'Henri, Alphonse de Toulouse-Lautrec-Monfa et Adèle Tapié de Celeyran, qui étaient cousins au premier degré. Henri était l'aîné ; quatre ans plus tard naquit son frère Richard-Constantine, qui mourut un an après.
L'incompatibilité d'humeur entre les deux époux entraîna leur séparation en 1861 et Henri resta sous la garde de sa mère. Il eut une enfance heureuse jusqu'au moment où, par suite de la consanguinité de ses parents, débuta en 1874 une maladie qui affectait le développement des os, la pycnodysostose . Ses os étaient fragiles et entre mai 1878 et août 1879, il souffrit d'une fracture au fémur à chaque jambe, la gauche puis la droite, qui l'empêchèrent de grandir davantage et ne lui permirent qu'une taille d'1,52 m. On essaya de le guérir au moyen de décharges électriques et en lui plaçant à chaque pied une grande quantité de plomb.
Son tronc était d'une taille normale mais sa tête avait des lèvres et un nez épais. Il bavait et zézayait en parlant. Des yeux noirs achevaient d'en faire un nabot grotesque. Il en jouait, faisait le provocateur dans les salons. Il se fit photographier nu sur la plage de Trouville-sur-Mer en enfant de chœur barbu, ou avec le boa de Jane Avril (dit « mélinite »), tout en étant très conscient du malaise que son exhibitionnisme suscitait.
En juillet 1881 Henri échoue au baccalauréat à Paris, mais est reçu à Toulouse à la session d'octobre. C'est alors qu'il décida de devenir artiste. Soutenu par son oncle Charles et René Princeteau, ami de son père et peintre animalier, il finit par convaincre sa mère. De retour à Paris, il rend visite à René Princeteau, dans son atelier au 233, de la rue du Faubourg-Saint-Honoré.
Incapable de participer aux activités qu’un corps normal aurait permises, Toulouse-Lautrec vécut pour son art. Il devint un peintre du post-impressionnisme, un illustrateur de l’Art nouveau et un remarquable lithographiste ; il a croqué le mode de vie de la Bohème parisienne à la fin du XIXe siècle. Au milieu des années 1890, il a contribué par des illustrations au magasin humoristique Le Rire.
On le considérait comme « l’âme de Montmartre », le quartier parisien où il habitait. Ses peintures dépeignent la vie au Moulin Rouge et dans d’autres cabarets et théâtres montmartrois ou parisiens, ainsi que dans les maisons closes qu’il fréquentait (et où peut-être il contracta la syphilis). Deux des femmes bien connues qu’il a représentées étaient la chanteuse Yvette Guilbert, et Louise Weber, plus connue comme La Goulue, danseuse excentrique qui créa le « cancan ».
Toulouse-Lautrec donnait des cours de peinture, et il encouragea les efforts de Suzanne Valadon, un de ses modèles qui fut probablement sa maîtresse.
Alcoolique pendant la plus grande partie de sa vie d’adulte, il entra dans un sanatorium peu avant sa mort à Malromé, la propriété familiale, à la suite de complications dues à l’alcoolisme et à la syphilis, à près de 37 ans. Il est enterré à Verdelais (Gironde) à quelques kilomètres de son lieu de naissance.
Ses derniers mots furent « Vieil imbécile ! » adressés à son père qui était présent au moment de sa mort ; il aurait dit aussi, faisant allusion aux goûts de cet aristocrate fantasque et passionné de chasse : « Je savais que vous ne manqueriez pas l'hallali ».
Après la mort de Toulouse-Lautrec, sa mère ainsi que Maurice Joyant, son marchand de tableaux, voulurent mettre en valeur son œuvre, la comtesse de Toulouse-Lautrec donna les fonds pour qu’un musée fût construit à Albi, ville où naquit l'artiste.
On dit que Toulouse-Lautrec est un artiste génial dont les remarquables capacités d’observation se sont accompagnées d’une sympathie profonde envers l’humanité. Il n’a jamais laissé voir quelque regret que ce fût en raison de sa difformité. Il vécut sa vie pleinement, se fit de nombreux amis et fut toujours accepté malgré sa taille étriquée.
Jusqu’en 2005, la vente de ses peintures n’a pas produit moins de 14.5 millions de dollars américains.
Son rôle est joué par John Leguizamo dans le film Moulin Rouge.
Son art
Malgré une vie courte et marquée par la maladie, l’œuvre du peintre fut très vaste : le catalogue pratiquement complet de ses œuvres publié en 1971 énumère 737 peintures, 275 aquarelles, 369 lithographies (y compris les affiches) et environ 5 000 dessins.
Dans sa jeunesse les chevaux constituaient pour lui un sujet habituel. Depuis l’enfance il aimait l’équitation et devoir y renoncer à cause de sa maladie fut pour lui quelque chose de très douloureux, et c’est pourquoi il décida de continuer à faire vivre dans ses œuvres sa passion pour les chevaux.
Au début de sa carrière il peignit quelques nus masculins comme exercices, mais ses meilleurs nus représentent des femmes. En général il préférait partir d’ébauches, mais beaucoup de ses nus doivent avoir été faits d’après nature. D’habitude ses modèles ne sont pas de belles jeunes filles, mais des femmes qui commencent à vieillir. Pour peindre ce genre de tableaux il s’inspirait d’Edgar Degas.
Il ne cessait de dessiner : quelques dessins sont des œuvres en eux-mêmes, mais beaucoup sont des ébauches pour des peintures ou des lithographies. Quelquefois ses dessins ressemblaient à des caricatures qui, en quelques traits, rendaient un geste ou une expression ; pour les réaliser il employait divers moyens (crayon, encre, pastel et fusain).
N’ayant pas besoin d’exécuter des œuvres sur commande, Lautrec choisissait des sujets qu'il connaissait bien ou des visages qui l’intéressaient et, comme il fréquentait des gens de toute sorte, ses tableaux couvrent une vaste gamme de classes sociales : nobles et artistes, écrivains et sportifs, médecins, infirmières et figures pittoresques de Montmartre. Beaucoup de ses tableaux montrent des prostituées parce qu’il les considérait comme des modèles idéaux pour la spontanéité avec laquelle elles savaient se mouvoir, qu’elles fussent nues ou à moitié habillées. Il peignait leur vie avec curiosité, mais sans moralisme ni sentimentalisme et, surtout, sans chercher à leur attribuer le moindre caractère fascinant.

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Henri de Toulouse-Lautrec - Notes biographiques

 (Le texte qui suit est de Claude Barjac. Il a paru initialement dans le Larousse Mensuel en avril 1922.)
Henri de Toulouse-Lautrec descendait des comtes souverains de Toulouse. Il naquit à Albi, le 24 novembre 1864, d'Alphonse de Toulouse-Lautrec et d'Adèle Tapié de Celeyran. Ancien officier, son père menait une vie libre, fougueuse, excentrique. Le comte Alphonse vivait plus souvent à la chasse que chez lui et, lorsqu'il venait en ville, il ne laissait pas de s'y faire remarquer. On le vit plus d'une fois, se promenant, un faucon sur le poing gauche, de la viande crue dans l'autre main, et s'arrêtant tous les dix pas pour nourrir son oiseau. Ce fut lui encore qui, pendant une saison, monta, au Bois de Boulogne, une jument laitière, dont il descendait parfois pour la traire, et boire son lait.La comtesse, au contraire, était douce et pieuse ; elle fut chargée d'abord de l'éducation de l'enfant. Le père s'en occuperait plus tard, pour le modeler à son image. La mère et l'enfant vinrent à Paris, et Henri fut mis au lycée Condorcet ; sa mère lui servait de répétitrice. Les vacances se passaient au domaine de Celeyran dans l'Aude. Mais à treize ans, le petit garçon se cassa une jambe et, l'année suivante, il se cassa l'autre. Dès lors, il ne grandit plus ; il resta nain, et ce fut là l'infirmité de sa vie, comme c'en sera le désespoir. Il brûlera sa vie, mas ce sera pour oublier. Il fréquentera des spectacles souvent crapuleux, mais il finira par en aimer les tristes héros, et il montrera, en les dessinant, une verve passionnée.
Dès son enfance, Lautrec avait été le familier d'un atelier de peintre et plus précisément un peintre de chasses, de chevaux et de chiens, René Princeteau. Princeteau n'était sans doute pas un grand peintre mais, chez lui, Lautrec rencontra des artistes et trouva des modèles. Il se mit à peindre et à dessiner les chevaux qu'il ne pouvait pas monter et, quand Princeteau vit les dispositions qu'il montrait, il lui choisit un maître : ce fut Bonnat. De l'atelier Bonnat, où il ne resta que peu de temps, le jeune homme passa à l'atelier Cormon ; mais si l'influence qu'exerça sur lui Cormon fut médiocre, il se lia avec Van Gogh, Gauzi, Claudon, Anquetin,, qui ne jurait que par Delacroix, Degas, Manet, Renoir et les Japonais. «Son maître d'élection, écrit Gauzi, était Degas ; il le vénérait. Ses autres préférences parmi les modernes allaient à Renoir et à Forain. Il avait un culte pour les anciens Japonais ; il admirait Vélasquez et Goya et, chose qui paraîtra extraordinaire à quelques peintres, il avait pour Ingres une estime particulière.»Quand Lautrec sortit de chez Cormon, la vie le prit ; une vie particulière, puisque ce fut celle de Montmartre. Montmartre, en ce temps-là, n'était pas ce qu'il est devenu. Montmartre, c'était le Moulin-Rouge, c'était le Moulin de la Galette, c'était le bal de l'Élysée Montmartre, c'étaient tous les cabarets qui avoisinaient ces bals ; c'était aussi les ateliers de Roybet, de Puvis de Chavannes, d'Henner. Au Moulin-Rouge, Lautrec établit ses assises. Sa table y fut retenue chaque soir. La Goulue, la Mélinite [Jane Avril], Valentin le désossé étaient les héros du lieu. Lautrec regardait, observait tout. L'alcool et la danse le surexcitaient, aiguisaient ses sentiments, et il y aura autant de pitié que d'horreur dans les tableaux où il représentera ensuite ces spectacles quotidiens. Au sortir du bal, il va au cabaret de Bruant ; encore, il note les visages et les attitudes, pour s'en souvenir quand il sera devant la toile.
Il passait ses après-midi à peindre d'après nature. Il allait aussi fréquemment au Louvre, à Notre-Dame, à Saint-Séverin. Les soirées, il les passait au cirque.Les sports aussi l'attirèrent. Tristan Bernard l'entraînera au vélodrome. Lui-même, quand il allait dans le bassin d'Arcachon. il aimait à ramer, à nager. De retour à Paris, les luttes des Folies-Bergère l'attiraient également. Il fréquenta les champions, les dessina. Mais plus que les spectacles des sports, c'était peut-être le spectacle des foules qui l'enivrait ; de ces foules exaspérées et délirantes, où apparaissent en traits violents les passions les plus troubles et les plus forcenées.Ensuite, il allait dans les bars, et se livrait à l'alcool. Il y retrouvait ces cris, ces chants, ces acteurs, cette musique sauvage qui ne sont pas faits pour apaiser les nerfs. Il en sortait, la tête en folie.
Parfois, pourtant, Lautrec quittait Paris ; non certes pour la campagne qu'il n'aimait guère, mais pour des villes étrangères, où il retrouvait les excès qui l'enchantaient à Paris. C'est ainsi qu'il se rendit en Angleterre, en Espagne, en Belgique, en Hollande. Le voyage en Hollande ne lui fut pas plaisant, mais d'Angleterre, il ramena des recettes de cocktails. À Madrid, il s'enthousiasma pour Goya, et pour le Gréco à Tolède ; il n'oubliera plus ni l'un, ni l'autre.Mais, ce qu'il aimait le mieux, c'était Taussat dans la baie d'Arcachon. Il aimait les bateaux, il aimait la natation. Il apprivoisait les cormorans, et il se faisait accompagner d'un d'eux, comme jadis son père portait au poing son faucon. Mais toujours il finissait parvenir à Montmartre.
Son atelier avait d'abord été à l'angle des rues Tourlaque et Gaulaincourt ; puis, avec son ami, le docteur Bourges, il s'était installé rue Fontaine. Un comptoir de bar se trouvait en bonne place dans l'atelier. En 1897, Lautrec habita avec sa mère rue de Douai et eut son atelier dans l'avenue Frochot.
Mais la vie que vivait Lautrec était trop excessive pour qu'il pût la mener bien longtemps. L'alcool lui donna des hallucinations et, au cours de 1899, on fut obligé de le faire rentrer dans la maison de santé du docteur Semeaigue, à Saint-James, près de Neuilly. Il y composa, de mémoire, une série de dessins remarquables, aux crayons de couleur, qu'on édita plus tard sous le titre Au cirque et, au bout de deux mois, il put sortir de Saint-James, apaisé. Cet apaisement ne dura pas. L'entrain même pour le travail finit par lui manquer. Il n'a plus d'illusions sur son état.
En août 1901, à Taussat, la paralysie le frappa. Sa mère l'amena au château de Malromé. Il y meurt, religieusement (sic), le 9 septembre.

L'oeuvre de Lautrec est abondante et diverses. Il commença par peindre des chevaux, des chiens, des artilleurs et des moines. Quand il connut le Moulin-Rouge, il voulut l'exprimer sur la toile, avec ses danses, son bruit, son mouvement, ses lumières aussi et ses brumes, ses couleurs livides et ses fards, sans se soucier du goût ou de l'opinion du public, attentif seulement à rendre ce qu'il voit, ce qu'il sent. Le trait de Lautrec est âpre et incisif ; il deviendra toujours plus mordant. C'est l'Écuyère au cirque Fernando, c'est le Quadrille au Moulin-Rouge, c'est le Départ de quadrille, c'est Jane Avril, c'est la Goulue. Toutes ces scènes de bal ont été faites d'après des spectacles vus, d'après des croquis exacts. Lautrec observe d'abord ; il travaille ensuite. Les sujets dans ces foules interlopes ne lui manquaient pas. Il les reproduit sans rien sacrifier à l'anecdote, à la sensiblerie, à l'obscénité ou à la blague. Il sentait la misère de la vie qui s'agitait sous ses yeux, et l'on ne peut pas ne pas penser à Baudelaire, quand on voit les tableaux où il exprime cette misère.
Lautrec a laissé aussi de très nombreux portraits, parmi lesquels ceux de Van Gogh, de H.-G. Ibels, de Mme Natanson, de Heny Nock, de Romain Coolus, de Tristan Bernard, de Paul Leclercq, de Maxime de Thomas, d'André Rivoire, de Maurice Joyant. Il fit aussi celui d'Oscar Wilde ; d'autres encore, fouillés, creusés, et où s'inscrit, d'une précision singulière, le caractère de toute une époque. Mais si Lautrec peignait le plus souvent dans son atelier, il fit aussi de la peinture en plein air. Il y avait sur l'emplacement actuel de l'Hippodrome, au bas de la rue Caulaincourt, un jardin, à l'état sauvage, qui appartenait à un photographe, le père Forest. Dès qu'il faisait beau, Lautrec s'y rendait ; il s'y installait, il y recevait des modèles. C'est là que furent faites la Femme à l'ombrelle, la Femme au chien, la Femme au jardin, la Danseuse.On a dit déjà que Lautrec aimait le cirque. Il y prit de nombreux modèles. Les clowns, les acrobates, les écuyers le ravissaient, et il s'enchantait devant les pantomimes de Footit et de Chocolat qu'il dessina de façon inoubliable. De même, s'il s'ennuyait au théâtre, les physionomies et les tics des acteurs le passionnaient et, tour à tour, il fit revivre Sarah Bernhardt, Guy et Méaly, Réjane et Brasseur, Antoine et Judic, Lavallière et Baron, Mme Caron, Mme Bartet, Mlle Marcelle Lender surtout. Au café-concert, il prit danseuses et diseuses, mais il préféra Yvette Guilbert, à qui il consacra les pages de deux albums.Les courses lui fournirent aussi des sujets et, avec tendresse, il peignit de nombreux chiens.Mais il se passionna surtout pour la lithographie, à laquelle il s'était mis dès 1892. Lautrec composa des lithographies pour l'«Escarmouche», hebdomadaire illustré, fondé par Ibels ; il en composa pour des morceaux de musique et des chansons. C'est là qu'on voit le mieux la certitude du dessin de l'artiste ; c'est là qu'il pouvait donner le mieux cours à sa fantaisie et à sa sensibilité. Lautrec aimait le dessin ; il en fit de toute sorte : au crayon, au pinceau, des fusains, des sanguines, des dessins à la plume, des dessins rehaussés de couleurs. Il collabora au «Courrier français» de Jules Roques, au «Mirliton» d'Aristide Bruant, à «Paris illustré», au «Rire», au «Figaro illustré», à la «Revue Blanche». Il fit des affiches. Il fit des aquarelles. Il illustra des livres.

//udenap.org/tl/toulouse_lautrec_bio.htm







toulouse_lautrec

Henri-Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa, naît le 24 novembre 1864 à Albi, d’une famille royaliste issue de la plus ancienne noblesse provinciale. Sa mère, Adèle Tapié de Céleyran, a épousé son cousin germain Alphonse, comte de Toulouse-Lautrec, brillant cavalier, passionné, comme toute sa lignée, de chasse et de chevaux.
Henri grandit dans un climat de tendresse partageant sa vie entre le château du Bosc, situé au Nord d’Albi dans le Rouergue et le château de Céleyran, près de Narbonne.
L’année 1878 est marquée par un accident qui se déroule dans le salon de sa maison natale : Henri se lève d’une chaise basse, glisse et se casse le fémur gauche ; puis un an après, il se fracture l’autre jambe à la suite d’une chute banale. Lautrec souffre d’une maladie osseuse d’origine congénitale probablement due au mariage consanguin de ses parents. Elle orientera définitivement la destinée du jeune homme. Immobilisé de longs mois, il occupe en effet ses journées en dessinant, puis en peignant, développant un goût largement répandu dans son entourage, et un don qu’il avait manifesté très jeune, jusqu’à en faire une vocation.
A partir de 1882, Lautrec complète sa formation dans les ateliers académiques de Léon Bonnat, puis de Fernand Cormon, situés à Montmartre. Son immersion dans la vie de la Butte achève sa mutation : confronté à tous les mouvements artistiques qu’il découvre aux cimaises parisiennes, il s’engage dans la modernité, et devient acteur autant que témoin d’une bohème montmartroise qui lui fournit son inspiration.
Portraitiste de génie, il immortalise les stars, d’Aristide Bruant à Jane Avril, d’Yvette Guilbert à la Loïe Füller. Familier des maisons closes, il s’attache à la simple réalité quotidienne des prostituées. Le théâtre, la Comédie-Française, le vaudeville ou les scènes d’avant-garde pour lesquelles il conçoit programmes et décors, alimentent son goût insatiable pour la comédie humaine. Novateur dans de multiples domaines, il révolutionne l’illustration et les arts appliqués.
Les trente et une affiches qu’il conçoit de 1891 à 1900  s’imposent par leur force et leur magistrale simplification de l’image, et font de lui un précurseur de l’affiche du 20ème siècle. Sa production lithographique comprend également 361 estampes mettant en évidence la virtuosité de son trait, expressif et élégant.
Dévorée par sa quête passionnée, Lautrec mène sa vie au rythme de sa création. Son travail acharné, mais aussi les plaisirs et l’abus d’alcool altèrent peu à peu sa santé. Il s’éteint, au domaine de Malromé, propriété de sa mère en Gironde, le 9 septembre 1901.

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Toulouse-Lautrec et Yvette Guilbert

    Henri de Toulouse-Lautrec remarque Yvette Guilbert dès 1890 au Divan japonais mais ne fait vraisemblablement sa rencontre qu’en 1892 par l’entremise de Maurice Donnay (1859-1945), compositeur et écrivain. 
Elle devient, avec sa silhouette reconnaissable entre toutes – longue silhouette aux mains gantées de noir – une source d’inspiration pour le peintre. Toulouse-Lautrec représente Yvette Guilbert pour la première fois dans l’affiche qu’il réalise en 1893 à l’occasion de la réouverture du café-concert, le Divan Japonais. Figurée la tête coupée par le haut de l’affiche, Yvette Guilbert est reconnaissable à sa seule silhouette qui devient ainsi emblématique. 
De la même manière, dans le projet d’affiche de 1894 qui doit annoncer la saison 1894-1895 de la chanteuse aux Ambassadeurs conservé au musée Toulouse-Lautrec d’Albi, le peintre met en avant la silhouette caractéristique, une attitude typique ainsi que ses mimiques expressives. En 1894, Lautrec soumet le fusain à Yvette Guilbert, mais celle-ci le rejette, au profit de la proposition plus flatteuse de Steinlen, par ces mots : « (...) Mais pour l’amour du ciel, ne me faites pas si atrocement laide ! un peu moins… ! (...). »
Yvette Guilbert reste en effet peu convaincue par les productions de l’artiste qu’elle juge trop caricaturales. Dans les gants noirs d’Yvette Guilbert, Lautrec synthétise effectivement la célèbre diseuse et ne retient que l’accessoire le plus marquant de son costume de scène, ses longs gants noirs.
Le succès des deux albums de lithographies rehaussées de crachis que Toulouse-Lautrec réalise, la rende moins réticente à son égard.
La Suite française, en 1894, album de seize planches dans une mise en page sobre, sont en parfaite correspondance avec le texte écrit par le critique Gustave Geffroy. Toulouse-Lautrec choisit à nouveau les gants noirs, traités à plat, sans modelé comme couverture de cet album. Dans la dernière planche, la Diseuse salue le public à la fin de son spectacle comme courbée pour recevoir les applaudissements. Lautrec fige, à la manière des estampes japonaises, la mimique d’Yvette Guilbert, lèvres soulignées de rouge et sourcils relevés. 
La Suite anglaise, créée en 1898, comprend neuf lithographies au dessin épuré représentant la Diseuse interprétant ses plus fameuses chansons La Glu ou bien encore La Soularde. Le musée Toulouse-Lautrec conserve un exemplaire de chacun de ces albums ainsi que huit pierres lithographiques de l’album dit Suite anglaise.
Toulouse-Lautrec illustre également trois chansons écrites par Maurice Donnay, Adolphe ou le jeune homme triste, Eros vanné, Les vieux messieurs… Conservées au musée Toulouse-Lautrec, ces lithographies mentionnent le nom d’Yvette Guilbert.
Toulouse-Lautrec a grandement contribué à la notoriété de la diseuse et a assuré sa postérité.
Par sa volonté de se construire un personnage de toute pièce, simplifié à l’extrême, sans bijou ni fioriture, elle se démarque du Paris nocturne de la Belle Epoque, et en devient finalement l’une des effigies aujourd’hui, grâce à l’image conçue par Toulouse-Lautrec.

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Toulouse-Lautrec, affichiste

1. Toulouse-Lautrec lithographe

L’affiche connaît un large développement après la promulgation de la loi du 29 juillet 1881 qui consacre la « liberté de la Presse » et proclame le libre affichage.
Jules Chéret, peintre et affichiste introduit et développe l’usage de la couleur dans la lithographie. En 1889 il est l’auteur de l’affiche qui lance le bal du Moulin Rouge.
La première affiche « Moulin-Rouge, la Goulue » commandée en 1891 à Lautrec par Zidler, directeur du célèbre cabaret, est un succès. Elle incite Lautrec à s’engager dans la création d’affiches et plus largement de lithographies. Entre 1891 et 1900, Henri de Toulouse-Lautrec crée 31 affiches et près de 325 lithographies qui lui permettent de se faire connaître d’un plus large public.
Lautrec, admiratif devant l’affiche « France-Champagne » conçue par Pierre Bonnard en 1891, se fait conduire par l’artiste chez l’imprimeur Ancourt. Le père Cotelle, l’un des ouvriers, l’aurait initié à la technique de la lithographie. Le peintre travaille aussi avec l’imprimerie Chaix qui, en 1881, a racheté les ateliers Jules Chéret.
Dans ces ateliers, Toulouse-Lautrec a à sa disposition un personnel spécialisé. Il réalise lui-même la pierre de trait et les reports sur les pierres de couleur pour les petits formats à partir de ses dessins préparatoires au fusain et de ses cartons peints avec une peinture très diluée à l’essence. Les techniciens préparent les pierres, les encrent, reportent les dessins, veillent au calage et s’occupent du tirage pour les estampes de dimensions plus grandes. À partir de 1893, Lautrec renonce aux dessins préparatoires et compose directement sur la pierre.
Il utilise le pinceau ou le crayon dans ses premières estampes et incorpore avec brio le crachis, projection d’encre produite au moyen d’une brosse à dents que l’on trempe dans l’encre lithographique.
Chaque composition reflète son souci de lisibilité. Lautrec reprend les principes des estampes japonaises. Le dessin prime toujours : lignes ondoyantes ou tracés nerveux, premiers plans occupés par des silhouettes coupées arbitrairement et cernées d’un trait épais, figures planes et stylisées.
Le traitement de la couleur transforme l’image en affiche : de larges aplats de couleurs pures et contrastées visant à attirer le regard des spectateurs.
Il conçoit l’affiche comme un outil de communication : messages brefs et efficaces, parfois répétés pour frapper les esprits.
Sa réflexion porte autant sur l’image que sur le lettrage, sa forme et sa disposition. Le succès d’une affiche tient dans le choc qu’elle crée, dans l’immédiateté de ce qu’elle donne à lire et à voir. Lautrec révolutionne la technique de l’affiche en y apportant fraîcheur et inventivité et préfigure l’art publicitaire contemporain.
La plupart de ses lithographies ont été tirées à un petit nombre d’exemplaires : éditions allant de 12 à 100 épreuves pour lesquelles la presse à bras était utilisée. La reconnaissance immédiate de la critique et des amateurs justifie des tirages restreints pour les collectionneurs.

2. L’affiche comme témoignage

Si les affiches de Toulouse-Lautrec portent en elles le sceau de la modernité, elles évoquent la mémoire de Paris fin de siècle.
Lautrec prend pour thèmes les scènes de café-concert, les scènes de théâtre, les acteurs et les actrices. Les affiches sont autant de témoignages du monde du spectacle de cette époque. « Moulin Rouge, la Goulue » met en exergue Louise Weber dite la Goulue et Valentin le désossé en proposant une vision forte, réelle et synthétisée du légendaire « cancan ». « Ambassadeurs, Aristide Bruant » met en scène le créateur du cabaret Le Mirliton, devenu le chansonnier réaliste vedette d’un des cafés-concerts les plus réputés de l’époque, Les Ambassadeurs.
On se souvient de May Milton, danseuse de café théâtre d’origine anglaise, de Jane Avril , danseuse et amie de Lautrec, d’Yvette Guilbert qui a refusé l’affiche proposée par Lautrec, de l’imposante stature du comique Caudieux surnommé « l’Homme-canon ».
Lautrec ne fixe pas seulement la vie nocturne. Il crée des affiches pour l’édition. « Reine de Joie, Moeurs du demi-monde » (1892) et « Babylone d’Allemagne » (1894) annoncent les romans de Victor Joze.
Lautrec conçoit des annonces pour des feuilletons qui paraissent dans Le Matin « Au pied de l’échafaud » (1893), et dans La Dépêche de Toulouse « Le Tocsin » (1895). Les frères Natanson lui commandent la couverture de leur revue d’avant-garde, « La Revue Blanche » (1895).
Le succès et la modernité de ses affiches l’amène à créer des images publicitaires pour un fabricant d’encre américain « Au concert ou Ault et Wiborg Co » (1896), pour son ami « Le Photographe Sescau » (1896), pour la papeterie londonienne J. et E. Bella « Confetti » (1894), pour une firme de bicyclettes anglaises qui a inventé un nouveau modèle de chaîne « La Chaîne Simpson » (1896).
En 1899-1900 Lautrec réalise sa dernière affiche. « La Gitane », incarnée par l’actrice Marthe Mellot, illustre une pièce de théâtre de Jean Richepin.

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Henri de Toulouse-Lautrec, né le 24 novembre 1864 à Albi et mort le 9 septembre 1901 au château Malromé, est un peintre et lithographe français de la fin du XIXe siècle.

Jeunesse
Fils du comte Alphonse de Toulouse-Lautrec-Monfa (1838-1913) et d'Adèle Tapié de Celeyran (1841-1930), il grandit entre Albi, le château du Bosc (demeure de ses grands-parents) et le château de Celeyran.
Henri de Toulouse-Lautrec est né dans l'une des plus vieilles familles de France, descendant en effet en droite ligne des comtes de Toulouse, qui furent jusqu'au XIIIe siècle parmi les plus puissants féodaux du royaume. Cependant, cette branche cadette, malgré son nom illustre, ne vit que comme une famille aisée de la noblesse de province.
Au XIXe siècle, les mariages dans la noblesse se faisaient couramment entre cousins afin d'éviter la division des patrimoines et l'amoindrissement de la fortune. Ce fut le cas des parents d'Henri, Alphonse de Toulouse-Lautrec-Monfa et Adèle Tapié de Celeyran, qui étaient cousins au premier degré. Ils eurent deux garçons dont Henri était l'aîné ; quatre ans plus tard naquit son frère Richard-Constantin, qui mourut un an après.
L'incompatibilité d'humeur entre les deux époux entraîna leur séparation et Henri resta sous la garde de sa mère.
Problème de santé et infirmité
Henri de Toulouse-Lautrec eut une enfance heureuse jusqu'au moment où, par suite de la consanguinité de ses parents[réf. nécessaire], débuta en 1874 une maladie qui affectait le développement des os, la pycnodysostose. Ses os étaient fragiles et, entre mai 1878 et août 1879, il souffrit d'une fracture au fémur à chaque jambe, qui l'empêcha de grandir au-delà d'une taille de 1,52 m1. On essaya de le guérir au moyen de décharges électriques et en lui plaçant à chaque pied une grande quantité de plomb.
Son tronc était d'une taille normale, mais ses jambes étaient trop courtes. Il avait des lèvres et un nez épais. Il avait un cheveu sur la langue, ce qui le faisait zézayer en parlant. Il en jouait, faisait le provocateur dans les salons. Il se fit photographier nu sur la plage de Trouville-sur-Mer, en enfant de chœur barbu, ou avec le boa de Jane Avril (dit « Mélinite »), tout en étant très conscient du malaise que suscitait son exhibitionnisme.
En juillet 1881 Henri échoue au baccalauréat à Paris, mais est reçu à Toulouse à la session d'octobre. C'est alors qu'il décida de devenir artiste. Soutenu par son oncle Charles et René Princeteau, ami de son père et peintre animalier, il finit par convaincre sa mère. De retour à Paris, il rend visite à René Princeteau, dans son atelier au 233, de la rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Vie parisienne

Incapable de participer aux activités qu’un corps normal aurait permises, Toulouse-Lautrec vécut pour son art. Il devint un peintre du postimpressionnisme, un illustrateur de l’Art nouveau et un remarquable lithographe ; il a croqué le mode de vie de la Bohème parisienne à la fin du XIXe siècle. Au milieu des années 1890, il a contribué par des illustrations à l'hebdomadaire humoristique Le Rire.
On le considérait comme « l’âme de Montmartre », le quartier parisien où il habitait. Ses peintures dépeignent la vie au Moulin Rouge et dans d’autres cabarets et théâtres montmartrois ou parisiens, il peint Aristide Bruant ainsi que dans les maisons closes qu’il fréquentait et où peut-être il contracta la syphilis. Il avait notamment une chambre à demeure à La Fleur blanche. Trois des femmes bien connues qu’il a représentées étaient Jane Avril, la chanteuse Yvette Guilbert, et Louise Weber, plus connue comme La Goulue, danseuse excentrique qui créa le « cancan » et enfant de Clichy dans les Hauts-de-Seine où elle travailla comme blanchisseuse avec sa mère.
Toulouse-Lautrec donnait des cours de peinture, et il encouragea les efforts de Suzanne Valadon, un de ses modèles qui fut probablement sa maîtresse.

Décès

Alcoolique pendant la plus grande partie de sa vie d’adulte (il avait coutume de mélanger à son absinthe quotidienne du cognac au mépris des convenances de l'époque), il entra dans un sanatorium peu avant sa mort à Malromé, la propriété de sa mère, à la suite de complications dues à l’alcoolisme et à la syphilis, à près de 37 ans. Il est enterré à Verdelais (Gironde) à quelques kilomètres de Malromé.
Ses derniers mots furent adressés à son père qui était présent au moment de sa mort, faisant allusion aux goûts de cet aristocrate fantasque et passionné de chasse : « Je savais que vous ne manqueriez pas l'hallali ». À noter qu'au musée « Toulouse LAUTREC » (Albi, Tarn), il est fait allusion aux dernières paroles de l'artiste, adressées à sa mère. Les relations qui Lautrec entretenait avec son père ont été sujettes à de nombreuses divagations non fondées. Le peintre n'a jamais été un artiste maudit par sa famille, bien au contraire. Voici la lettre que le comte Alphonse, père de Lautrec, écrit à Gabrielle de Toulouse-Lautrec, sa mère et donc grand-mère du peintre, le soir de la mort de son fils : « Malromé, 9 septembre 1901 : Ah chère Maman, que de tristesses. Dieu n'a pas béni notre union. Que sa volonté soit faite, mais c'est bien dur de voir renverser l'ordre de la nature. J'ai hâte de vous rejoindre après le triste spectacle de l'agonie longue de mon pauvre enfant si inoffensif, n'ayant jamais eu pour son père un mot enfiellé. Plaignez-nous. Alphonse2. »

Postérité

Après la mort de Toulouse-Lautrec, Maurice Joyant son ami intime, son protecteur, marchand de tableaux voulut mettre en valeur son œuvre avec l'accord de la comtesse de Toulouse-Lautrec, ils donnèrent les fonds nécessaires pour qu’un musée soit créé à Albi, ville où naquit l'artiste. La comtesse Alphonse de Toulouse-Lautrec (1841-1930) et Maurice Joyant (1864-1930) offrirent leur superbe collection de tableaux au musée Toulouse-Lautrec d'Albi.
On dit que Toulouse-Lautrec est un artiste génial dont les remarquables capacités d’observation se sont accompagnées d’une sympathie profonde envers l’humanité. Il n’a jamais laissé voir quelque regret que ce fût en raison de sa difformité. Il vécut sa vie pleinement, se fit de nombreux amis et fut toujours accepté malgré sa taille étriquée.

Son art

Malgré une vie courte et marquée par la maladie, l’œuvre du peintre fut très vaste : le catalogue raisonné de ses œuvres publié en 1971 énumère 737 peintures, 275 aquarelles, 369 lithographies (y compris les affiches) et environ 5 000 dessins.
Dans sa jeunesse les chevaux constituaient pour lui un sujet habituel. Depuis l’enfance, il aimait l’équitation et devoir y renoncer à cause de sa maladie fut pour lui quelque chose de très douloureux, et c’est pourquoi il décida de continuer à faire vivre dans ses œuvres sa passion pour les chevaux.
Au début de sa carrière, il peignit quelques nus masculins comme exercices, mais ses meilleurs nus représentent des femmes. En général, il préférait partir d’ébauches, mais beaucoup de ses nus doivent avoir été faits d’après nature. D’habitude ses modèles ne sont pas de belles jeunes filles, mais des femmes qui commencent à vieillir. Pour peindre ce genre de tableaux il s’inspirait d’Edgar Degas.
Il ne cessait de dessiner : quelques dessins sont des œuvres en eux-mêmes, mais beaucoup sont des ébauches pour des peintures ou des lithographies. Quelquefois ses dessins ressemblaient à des caricatures qui, en quelques traits, rendaient un geste ou une expression ; pour les réaliser il employait divers moyens (crayon, encre, pastel et fusain).
N’ayant pas besoin d’exécuter des œuvres sur commande, Lautrec choisissait des sujets qu'il connaissait bien ou des visages qui l’intéressaient et, comme il fréquentait des gens de toute sorte, ses tableaux couvrent une vaste gamme de classes sociales : nobles et artistes, écrivains et sportifs, médecins, infirmières et figures pittoresques de Montmartre. Beaucoup de ses tableaux montrent des prostituées parce qu’il les considérait comme des modèles idéaux pour la spontanéité avec laquelle elles savaient se mouvoir, qu’elles fussent nues ou à moitié habillées. Il peignait leur vie avec curiosité, mais sans moralisme ni sentimentalisme et, surtout, sans chercher à leur attribuer le moindre caractère fascinant.
En tant qu'illustrateur, Henri de Toulouse-Lautrec a réalisé des affiches devenues célèbres et, partie moins connue de son œuvre, il a également illustré une quarantaine de chansons, des succès principalement interprétés dans les trois grands cabarets parisiens de l'époque : Le Moulin Rouge, Le Mirliton d'Aristide Bruant et Le Chat Noir.

//fr.wikipedia.org/wiki/Henri_de_Toulouse-Lautrec
















31/01/2013
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