Alain YVER

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HERVÉ DI ROSA

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Hervé Di Rosa (né à Sète en 1959) est un peintre français contemporain, qui fut avec son frère Richard Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard et Robert Combas l'un des principaux artisans du mouvement français de la « Figuration libre », renouveau de la peinture dans les années 1980, une peinture décomplexée empruntant souvent à la BD, au rock et au graffiti.

Hervé Di Rosa né à sète en 1959. En 1978, il quitte Sète pour Paris où il s'installe avec son ami peintre Robert Combas et entre à l'École nationale supérieure des arts décoratifs.

En 1985, Hervé Di Rosa participe à la Biennale de Paris.

Il est le co-fondateur avec son frère Richard du Musée international des arts modestes (MIAM) à Sète qui ouvre en 2000.

Son art est la figuration libre.






Hervé Di Rosa est né à Sète en 1959.

En 1978, il quitte sa ville natale pour Paris, où il s’installe avec son ami peintre Robert Combas. Di Rosa s’inscrit à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs et réalise ses premières peintures.

En juin 1981, Bernard Lamarche-Vadel expose dans son appartement un ensemble de travaux de jeunes artistes qui lui apparaît «le plus divergent de mêmes tendances étrangères et le plus intense dans la singularité», où Rémy Blanchard, François Boisrond, Robert Combas et Hervé Di Rosa se trouvent réunis pour la première fois : ainsi naît la «Figuration libre». C’est le recours à des images non traditionnelles, simples, très colorées et illustratives, images très liées aux codes de la bande dessinée.

Associé avec son frère Richard, sculpteur, il exécute nombre d’installations, dont la plus grande réalisée à ce jour est présentée en 1988 au musée d’Art moderne de la ville de Paris : «Viva Di Rosa».

En 1993, Hervé Di Rosa entreprend un tour du monde au cours duquel il réalisera sur place, une série de travaux utilisant les cultures et les modes d’expression de chaque pays où il séjourne. La première série, les «Di Rosaïcônes» réalisées en Bulgarie selon la technique des icônes, est présentée à la Fiac’93 sur le stand de la galerie Louis Carré.

La deuxième série est réalisée au Ghana où Hervé Di Rosa se rend en 1994. Il y exécute, en collaboration avec l’atelier d’Almighty God Art Works à Kumasi, des peintures sur panneaux empreintes de l’expression spécifique des enseignes publicitaires créées et diffusées dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest. Celles-ci sont exposées à Paris, galerie Louis Carré, en novembre 1994.

Pour sa troisième étape, il séjourne à Porto-Novo, au Bénin, où il réalise des «appliqués» (dessins de tissus cousus sur toile) avec les descendants Yèmadjé, tisserands royaux d’Abomey, qui sont exposés à Paris en 1995 au musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie.

La quatrième étape du Tour du monde d’Hervé Di Rosa est l’Éthiopie en 1996 où il peint, selon la pratique éthiopienne sur des peaux parcheminées de zébus ou d’agneaux, qui sont présentées à la galerie Louis Carré à l’automne 1996.

En 1996, il séjourne au Viêt Nam, cinquième étape de son voyage, où il prépare des laques avec incrustations de nacre. Il y retourne à plusieurs reprises en 1997 et en 1998.

Il se rend à Durban en Afrique du Sud en 1997 pour organiser la prochaine étape de son voyage autour du monde avec les artisans Zulus qui s’achève en 2000 par deux expositions à Durban et Johannesburg.

À l’automne 1997 est présentée au musée de l’Objet à Blois l’exposition «Di Rosa et l’Art modeste», préfiguration du futur musée international de l’Art modeste (MIAM) à Sète qui sera inauguré à l’automne 2000.

La maison de la Culture d’Amiens présente au printemps 1998 une exposition rétrospective des différentes étapes du tour du monde d’Hervé Di Rosa. Cette exposition est reprise, à l’automne, au centre régional d’Art contemporain de Sète.

En 1998, à la Fiac à Paris, la galerie Louis Carré & Cie présente le travail qu’Hervé Di Rosa a réalisé au Viêt Nam. L’exposition rencontre un très grand succès auprès des collectionneurs.

Le 30 octobre 1999, diffusion sur Canal+ du premier épisode de la nouvelle série d’animation, Les Renés, créée par Hervé Di Rosa.
2000, il est présent à la 5e Biennale d’art contemporain de Lyon où une salle lui est entièrement dédiée.

Le 30 octobre 1999, diffusion sur Canal+ du premier épisode de la nouvelle série d’animation, Les Renés, créée par Hervé Di Rosa.
2000, il est présent à la 5e Biennale d’art contemporain de Lyon où une salle lui est entièrement dédiée.

Il retourne au Mexique et décide de s’installer à Mexico pour deux années.

À l’automne, l’association Art et Culture de Campredon lui consacre une exposition-rétrospective à l’hôtel Donadéï à l’Isle-sur-la-Sorgue.

C’est en 2001, qu’il réalise ses premiers «mollah» (tissus cousus) en Colombie, tout en poursuivant ses travaux inspirés de la tradition mexicaine. Il couvre à même les murs une salle du musée de la Cuidad de Mexico d’une monumentale carte de l’art modeste.

En 2002, l’ensemble des œuvres créées au Mexique est présenté dans une exposition itinérante qui circule dans les musées d’Oaxaca, Monterrey, Merida et Mexico D.F., à partir d’avril.

À Paris, la galerie Louis Carré & Cie présente une sélection de la série des peintures monochromes réalisées sur du papier amate marouflé sur bois, encadrées de moulages en «pweter», alliage d’aluminium et d’étain, façonnés à partir de dessins d’Hervé Di Rosa.

Durant l’été, le centre d’art et d’histoire du Château de Vascœuil retrace les dix étapes de son tour du monde dans une exposition intitulée «Hervé Di Rosa. Tout un Monde».

En août, Hervé Di Rosa quitte le Mexique pour s’installer aux États-Unis, à Miami Beach en Floride, 12e étape de son voyage autour du monde.
2003, il commence la série des paysages de Miami (11e étape de son tour du monde) et une série de sculpture dans l’atelier d’Olivier Haligon.

Il entreprend, à Foumban au Cameroun (12e étape de son tour du monde), une série de sculptures à la cire perdue avec les artisans Bamoun.

Il publie , en collaboration avec Marie Nimier, Etan, la fille du volcan aux éditions Paris-Musées et illustre le texte de Pascal Bruckner, Au secours, le ère Noël revient aux éditions du Seuil.

En 2004, il participe à l’exposition de groupe «ID International», présentée à Art Basel-Miami Beach.

La galerie Haim Chanin Fine Arts de New York présente, au printemps 2005, une exposition personnelle de l’artiste «Hervé Di Rosa. The Solo Group Show», qui montre quatre grandes pièces de 200Å~450 cm, chacune constituée de 130 petites pièces de formats différents, encadrées sous verre, réalisées selon des techniques également différentes (acrylique, collage, technique mixte, aquarelle ou gouache).

En mai 2005, la galerie Louis Carré & Cie présentait «Miami Landscape. Autour du monde. 12e étape, Miami Beach», série de paysages urbains de la ville et de sa banlieue.

La « Figuration libre » c’est le recours à des images non traditionnelles, simples, très colorées et illustratives, images très liées aux codes de la bande dessinée.







HERVÉ DI ROSA

De retour à Paris, le peintre voyageur, inventeur de l'art modeste, nous a ouvert les portes de son loft-atelier de Barbès. Visite guidée.

Di Rosa a quitté Miami pour atterrir à Barbès? Pas si étonnant. Où l'artiste le plus nomade de sa génération pouvait-il s'installer, si ce n'était dans un quartier bigarré, populaire, vivant de la capitale? Blottie au fond d'une cour d'immeuble apparaît une façade classée en verre et en fer forgé, aux faux airs de serre du Jardin des Plantes. Après des années de pérégrinations à travers le monde, le chef de file de l'art modeste a choisi de faire escale dans cette ancienne imprimerie, aménagée par l'architecte Marie-France de Saint-Félix en un immense loft-atelier de 480 mètres carrés.
Diaporama
Hervé Di Rosa
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Des fauteuils à bascule signés Charles et Ray Eames y côtoient une table en plastique assortie d'un parasol et de deux chaises pliantes qui font le bonheur de Tess et d'Antonia, ses jumelles de 5 ans. Idem pour les vélos rouges à trois roues, avec franges en cuir noir sur le guidon, garés sous deux grandes bâches. Des œuvres qu'il a réalisées avec des peintres mexicains, spécialistes de l'affichage publicitaire, un souvenir parmi d'autres de la période où il vivait à Mexico. «La déco, ce n'est pas mon truc; je ne veux pas que, chez moi, cela ressemble à un show-room, j'aime qu'il y ait des mélanges», prévient l'artiste, avec son accent chantant de Sétois pure souche. On le croit sur parole. Il n'y a guère que la cuisine multicolore qui évoque les photos des magazines de déco. Dans le reste du loft, sur les tables, le sol ou les étagères, surgissent d'un peu partout des objets loufoques: des statuettes en bronze fabriquées au Cameroun aux visages surnaturels, une madone en plastique prise dans les flammes, un couple de bébés jumeaux (clin d'oeil à la naissance de ses filles), un bonhomme baptisé Peter d'où s'échappe un nuage de gaz, un panneau en bois gravé par Keith Haring, cadeau de l'artiste... Autant d'œuvres qu'il a lui-même réalisées ou collectées aux quatre coins de la planète.

«Pour la première fois de ma vie, je me pose: j'ai toujours vécu dans une roulotte», confie celui dont le livre de chevet n'est autre que L'Usage du monde, de Nicolas Bouvier... La solitude de l'atelier, très peu pour lui. Depuis 1993, il sillonne le globe en quête de techniques artisanales méconnues ou tout bonnement ignorées. «J'adore voir comment ces traditions résistent à notre rouleau compresseur occidental», dit-il. Après la Bulgarie, la Corse, le Ghana, il s'est installé pendant quatre ans au Mexique, puis pendant cinq ans aux Etats-Unis, à Miami. Dans chaque lieu, le principe est le même. Di Rosa s'imprègne de l'artisanat local et travaille de concert avec les ateliers tantôt la laque, tantôt le bronze, tantôt le bois. Le résultat? Des œuvres collectives, dont quelques spécimens sont dispersés dans son loft comme les esprits malins d'une planète inconnue. Tous forment la grande famille de ce que Di Rosa a nommé voilà trente-cinq ans l'art modeste. En 2000, il a en a fait un musée à Sète et, dans un livre qui vient de paraître, il a réuni, pour la première fois, près de 600 illustrations représentatives de ce cousin du kitsch («sans l'ironie», précise-t-il), de l'art populaire, de l'art brut et de l'art primitif. Une œuvre modeste, c'est aussi bien un grigri en coquillages qu'un portail en forme de papillon, un autel, un jouet en plastique tressé, une enseigne de charcuterie figurant un cochon rose!

«L'art modeste n'est pas un concept, c'est une notion, qui consiste à regarder autrement ce qui nous entoure, résume-t-il. Nous vivons parmi des milliers d'objets et d'images que nous négligeons. Parmi eux se trouvent pourtant des chefs-d'œuvre. Tout dépend de la façon dont on les observe. Je considère qu'il n'y a pas d'artistes modestes, il n'y a que des collectionneurs.» Et Di Rosa de citer l'exemple de Michelin, qui n'avait rien gardé de ses archives: «Heureusement qu'un amoureux de Bibendum l'avait fait pour eux!» lance celui qui collectionne robots et figurines des magasins de jouets du monde entier. De la famille Simpson aux tortues Ninja, en passant par les X-Men ou la Batmobile de Batman, ils sont des milliers à s'entasser sous blisters dans sa cave. «Mes filles savent que ce sont "les jouets de papa" et qu'il est interdit de les ouvrir. De temps en temps, j'achète un robot ou une voiture en double pour qu'elles puissent en profiter elles aussi.»

Di Rosa a aiguisé son oeil dans les BD, la pub, les dessins animés. «Je suis un enfant de cette culture américaine volontiers vulgaire», dit-il. A 24 ans, tout jeune diplômé des Arts déco, il décroche la bourse de la Fondation Médicis et file à New York. Là, il rencontre celui qui peint dans le métro, Keith Haring, un autre militant de l'art pour tous, avec qui il monte sa première expo. Di Rosa enchaîne ensuite les voyages et les rencontres. Sa peinture regorge de cette imagerie populaire. Cependant, depuis son étape à Miami (2002-2007), où il a croqué non pas la jet-set mais le quartier de Little Haiti, il a amorcé un nouveau tournant. En partie vidées de ses personnages aux faciès caricaturaux, ses toiles ne respirent plus l'abondance de ses débuts. Elles construisent en quelques coups de pinceau noirs des paysages plus structurés. Dès son retour à Paris, il a entrepris des tableaux inspirés des décors urbains. Une autre série portera, elle, sur tous les lieux parisiens (boutiques, restaurants...) qui portent le nom de Miami. Les premières toiles attendent déjà parmi une multitude d'autres dans son atelier, au sous-sol.

Car la planète Di Rosa est en mouvement perpétuel. L'artiste peint toile sur toile pour répondre aux commandes des galeries, organise des expos en Tunisie ou en Israël, en monte et en démonte d'autres dans toute la France, des Sables-d'Olonne à Rodez. Jamais en panne de projet, il rêve de retourner au Vietnam, à Binh Duong, travailler dans ce village du sud du pays spécialisé dans les panneaux de laque incrustée de nacre. Un jour, aussi, l'homme aimerait réunir, en France, dans une grande biennale de l'art modeste, des artistes et artisans du monde entier et des œuvres de disparus. L'art modeste ne doit être porteur d'aucun message, aime-t-il rappeler. Pourtant, s'il devait n'en transmettre qu'un, ce serait: «Dire aux gens qu'ils peuvent aimer des choses pour elles-mêmes.» Envers et contre tous les diktats et les zélateurs du bon goût.






16/01/2010
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