Alain YVER

Alain YVER

HIROSHI SUGIMOTO

HIROSHI SUGIMOTO







//www.sugimotohiroshi.com/


//www.laboiteverte.fr/les-photos-delectricite-dhiroshi-sugimoto/

//www.laboiteverte.fr/les-paysages-marins-dhiroshi-sugimoto/

//phototrend.fr/2012/07/zoom-photographe-10-hiroshi-sugimoto/

//madame.lefigaro.fr/art-de-vivre/hiroshi-sugimoto-maitre-temps-270113-340738?page=6




Hiroshi Sugimoto
par Henri Peyre

Sugimoto quitte en 1970 son Japon natal pour étudier l'art à Los Angeles. A cette époque y régnent l'art conceptuel et le minimalisme qui vont fortement influencer son travail à venir. La série des Cinémas commence en 1978. Sugimoto parle volontiers de ses travaux en soulignant qu'ils mêlent art, science et religion. Les ambitions esthétiques sont évidentes dans ces grandes photographies au fin travail des noirs, mais l'idée d'observation aussi, comme l'ambition spirituelle. Qu'est-ce qui est observé au juste ? Probablement la capacité de la photographie à retenir le lent écoulement du temps.
Chacune des vues de la série répond évidemment aux critères classiques de la beauté, de la symétrie et de la poésie visuelle mais chacune également prétend se soucier assez peu de l’endroit d’où elle a été prise, des caractéristiques du lieu. L’appareil photographique tente d’atteindre une sorte d’impartialité dans la prise de vue. Les sujets de Sugimoto sont généralement des lieux où les gens se réunissent pour une contemplation collective (mer, musées, cinémas).
La série des cinémas et des drive-in commence par la description de cinémas du quart Est des Etats-Unis. Ces lieux construits dans les années 30 reflètent les illusions de grandeur d'Hollywood. Parallèlement Sugimoto s'intéresse aux drive-in, ces cinémas à ciel ouvert qui dans les années cinquante à soixante incarnent le rêve américain de l'automobile, de l'espace ouvert et de la liberté individuelle. Dans ces lieux déjà démodés passent le souffle de loisirs encore communautaires et d'un cinéma qui forge autant que la religion l'inconscient collectif de tout un peuple.
Pour réaliser chaque photo, Sugimoto place sa chambre 8x10 dans le cinéma ou en plein air en paramétrant les réglages de sorte que la totalité de l'exposition corresponde à la totalité de la durée du film. La lumière qui éclaire l'architecture du cinéma ou le drive-in est donc celle de la totalité du film, transformée en une seule image. L'arrêt de toutes les images en une seule, fixe, statique et silencieuse, renvoie évidemment à l'idée de mort, dans un jeu curieux où ce qui était plein (l'image de cinéma) est maintenant vide (blanc). Comme un mort nous est présent par les actes avec lesquels il a engagé nos vies de son vivant, la lumière du film achevé continue d'éclairer le cinéma où a eu lieu la projection. La mémoire de ce qui n'est plus donne ainsi un sens à ce qui nous reste, tandis que l'image, nous proposant l'illusion autant qu'elle la dénonce, nous oblige à y réfléchir.
Marquer fortement le passé en travaillant ainsi son irruption au présent est le fil du travail de Sugimoto.

//www.galerie-photo.com/hiroshi-sugimoto.html





Hiroshi Sugimoto, le maître du temps


Reportage à New York dans l'atelier d'un des plus grands photographes contemporains
Par Sixtine Léon-Dufour

Photographe, et apprenti sorcier, il vit entre New York et Tokyo à la poursuite de la beauté du monde. Avec son œuvre protéiforme où se fondent illusion et réalité, poésie et métaphysique, Hiroshi Sugimoto nous invite à la réflexion. Visite de son atelier de Chelsea.

Gondolées et un peu jaunies par endroits, les photos semblent attendre, à même le sol, qu’un traitement les ressuscite. Entreposées dans les sous-sols, les cinq pièces qui composent l’œuvre The Last Supper (La Cène, NDLR) ont malheureusement subi les assauts de l’ouragan déchaîné qui a balayé la côte est des États-Unis en octobre dernier. Alors délicatement, des assistants tentent de réparer l’outrage, même si la cause paraît vaine. Hiroshi Sugimoto, offrant un tour de son atelier de Chelsea, juste au-dessus de la High Line, commente malicieusement : « C’est intéressant aussi comme ça, vous ne trouvez pas ? » Puis il poursuit la visite, sans autre forme d’exégèse. Là, c’est la vue magique sur le skyline de Manhattan chatouillé par les rayons roses d’un soleil couchant, ici des tirages d’une Lady Di plus vraie que nature de la série Portraits, juste à côté, sur de gigantesques bureaux, son incroyable collection de fossiles, silex et autres fragments de météorites. À l’étage, comme perché dans un donjon moderne, son salon pour la cérémonie du thé. Hiroshi Sugimoto, l’un des artistes les plus importants de la scène photographique contemporaine, a beau vivre plus de la moitié de l’année à New York, il reste profondément ancré à la culture japonaise. Raffiné, précis, patient. Autant de dispositions nécessaires à son travail, « une combinaison de perfection technique et d’ingéniosité », dit de lui son galeriste.

L'obsession du temps qui passe
Dans les années 1970, après des études dans un environnement « très occidentalisé finalement », dit-il, puisqu’il suit notamment des cours de sociologie et de sciences politiques à l’université catholique de Saint-Paul à Tokyo, Hiroshi Sugimoto s’installe à Los Angeles pour parfaire sa formation, avant de poser définitivement ses appareils à New York. « Comme tous les touristes », il flâne notamment au musée d’Histoire naturelle, d’où naîtra l’une de ses premières séries : les Dioramas, qui mettent en scène des animaux sauvages empaillés, figés dans des décors en trompe-l’œil : « J’ai eu la sensation, tout à coup, que ces scènes qui sentaient le renfermé étaient en fait étonnantes de vitalité. » Un ours polaire qui contemple sa proie morte gisant sur la banquise, des antilopes dans une savane désertique, des iguanes géants au bord d’un lac sont autant de scènes factices, mais qui révélées sur le papier semblent aussi vraies que nature. En filigrane, le thème de l’évolution, de la formation de la vie, qui n’a cessé depuis « de le tarauder », précise Hiroshi Sugimoto, avant d’ajouter, un peu moqueur : « C’est peut-être l’âge aussi. » 

Alors il est retourné, l’année dernière, photographier dans des musées d’Histoire naturelle où il n’était pourtant pas retourné depuis 1994. Cette fois, son objectif s’est uniquement attardé sur les paysages. Cette série, baptisée Plant and Tree offre une vision fantasmée de la terre à la fin de l’humanité. « Avec le développement à tout-va, la croissance des pays industrialisés, le monde prend une drôle de direction », poursuit-il. Avant d’ajouter, tout en montrant les gratte-ciel par l’immense verrière de son atelier : « Dans cent ans, s’il n’y avait plus d’hommes sur la Terre, c’est la nature sauvage qui reprendrait ses droits ici. »
La fuite du temps, toujours... Et son corollaire, la mort. Car depuis quarante ans, si les thèmes explorés ont été différents (Portraits, Theaters ou Seascapes), ses photos ont toutes une chose en partage : l’obsession du temps qui passe. Obsession dont Sugimoto ne se défend pas, d’ailleurs : « Le temps, le sens du temps, le passage du temps, c’est la conscience. On doit d’abord regarder en arrière avant d’imaginer le futur. Tout comme il est fondamental de savoir d’où vient notre esprit, explique-t-il. Nous sommes si loin de la nature et de l’origine des choses, aujourd’hui. »
    •    
    •    Troubler le regard
    •    C’est la même frontière, entre mythe et réalité, qu’il a cherché à franchir avec sa série de Portraits, entamée en 1999, en ramenant des figures de cire du musée de Madame Tussauds à la vie. S’inspirant de Holbein le Jeune, peintre Renaissance de la cour d’Angleterre, il a voulu figer des personnages « en substituant la photographie à la peinture ». Illusion ou réalité ? Contemporain ou historique ? La confusion est entière et méthodiquement entretenue par Hiroshi Sugimoto, qui, énigmatique, interroge : « Que signifie réellement être vivant ici et maintenant ? » Peu importe la réponse. Pour lui, ces œuvres remplissent leur fonction dès lors qu’elles incitent à la réflexion, au mystère et font acte d’esthétisme. Une Sainte Trinité omniprésente dans ses Seascapes, des paysages marins qu’il a photographiés invariablement de la même manière, avec une identique proportion de ciel et de mer. Au début étaient l’air et l’eau. Variations apaisantes de blancs, gris et noirs, divisées par une ligne d’horizon, ces images sans perspective « sont toutes à peu près semblables, et toutes absolument différentes », écrit un critique. L’analogie avec le peintre Rothko (disparu en 1970) s’impose, lancinante. « C’était mon rêve d’exposer mes photographies avec ses peintures, et son fils a dit oui, s’enthousiasme-t-il. Nous avons tous deux de très profondes racines en commun. » Une évidence, à voir les murs de la Pace Gallery à Londres, qui exposait les œuvres des deux artistes jusqu’en novembre dernier.

Une œuvre multiforme et méditative
Il y a chez Hiroshi Sugimoto quelque chose qui tient du scientifique visionnaire. Si, en héritier assumé de Marcel Duchamp, il manie facilement la facétie ou l’art de surprendre, le questionnement est perpétuel ; et sa conversation constamment émaillée de questions métaphysiques et autres remises en cause. « Artistes et scientifiques ont exactement la même approche, finalement. Léonard de Vinci en est le meilleur exemple », poursuit-il. Une démarche réfléchie, savante, que l’on retrouve dans sa série sur les théâtres entamée à la fin des années 1970. Pendant longtemps, l’artiste a photographié d’anciens théâtres à l’italienne transformés en salles de cinéma en réglant le temps de pose de son appareil sur la durée du film. Au final, un écran blanc semble illuminer seul la salle et occupe tout l’esprit, le poussant à la méditation. C’est la lumière aussi qui domine Lightning Fields, son travail où des éclairs de lumière sont capturés dans des formes poétiques. Grâce à une chambre noire installée dans son atelier et à l’aide d’un générateur de Van de Graaff, Sugimoto transpose des décharges électriques sur pellicule, donnant l’impression d’avoir capturé la foudre. En noir et blanc, toujours. La couleur ? « C’est un peu contrefait », lâche-t-il. Chaque matin, pourtant, dans son atelier tokyoïte, il observe l’arc-en-ciel projeté au mur grâce à un prisme de cristal géant qui disperse la lumière. C’est de cette contemplation, et à l’aide d’un Polaroid, qu’est née l’une de ses rares infidélités au noir et blanc : une collaboration avec Hermès, pour qui il a revisité le légendaire carré à travers une épiphanie chromatique.
Une cote exponentielle
Hiroshi Sugimoto est l’un des photographes les plus cotés. Selon le rapport annuel d’Artprice sur le marché de l’art contemporain en 2011, il était numéro trois en termes de produit des ventes aux enchères de l’année avec derrière Cindy Sherman (11,2 millions) et Andreas Gursky (8,5 millions).
    •    En décembre dernier, au cours d’une des ventes les plus récentes enregistrées par l’artiste, l’un de ses paysages marins, Tyrrhenian Sea, a été adjugé à 335 725 € (446 500 $). L’ensemble Henry VIII et ses six femmes, de la série des Portraits, a été vendu 560 000 € (744 000 $) chez Sotheby’s il y a quelques années. En moyenne, ses œuvres s’adjugent entre 150 000 € et 225 000 €. Preuve que la cote de Sugimoto est exponentielle, en octobre dernier, lors de la vente aux enchères de l’immatériel organisée par Phillips de Pury au profit du palais de Tokyo, la proposition « Un moment autour d’un thé avec l’artiste japonais dans son atelier de New York » s’est arrachée à 7 000 €.
Artiste sans frontières
Design, architecture, cuisine, théâtre nô... Hiroshi Sugimoto ne s’interdit aucun champ exploratoire : « Je ne me limite pas qu’à la photographie », insiste-t-il tout en annonçant la sortie prochaine d’un livre de recettes de cuisine et l’organisation d’un festival de théâtre de marionnettes bunraku à l’automne prochain en France. « Le théâtre, c’est vivant, différent chaque jour, et je suis de plus en plus attiré par cette forme d’art », confesse l’artiste. Architecte accompli, il conçoit et réalise régulièrement les scènes sur lesquelles la troupe se produit, tout comme il n’a pas hésité plusieurs fois, lors d’expositions, à remodeler l’espace muséal et à faire déplacer les murs pour mieux mettre son travail en valeur. Sur l’île de Naoshima, dans la mer intérieure du Japon, dévolue à l’art contemporain, il a, par ailleurs, rénové un petit temple shinto, le Go-Oh Shrine.

//madame.lefigaro.fr/art-de-vivre/hiroshi-sugimoto-maitre-temps-270113-340736







Zoom Photographe : Hiroshi Sugimoto
31 juillet 2012 par Emmanuel
Hiroshi Sugimoto est un des plus importants photographes contemporains japonais.

Né en 1948, Hiroshi quitte à 20 ans le japon pour Los Angeles. Il y découvre l’art conceptuel qui va influencer son travail mais aussi le dadaïsme et le surréalisme. Sa première série montre des peintures du muséum d’histoire naturel, qui à travers l’appareil, donnent un réalisme inattendu aux fresques. En 1978 commence son célèbre travail sur les cinémas, qui met en évidence l’écoulement du temps. Une autre série importante montre des paysages de ciel et mer, à différents endroits du globe, sous une même structure et composition. Hiroshi garde une constante dans tout son travail : capturer l’écoulement du temps plutôt qu’un instant en particulier. Il utilise une chambre 8×10 avec de très longues expositions, ce qui lui confère une reconnaissance pour la qualité technique de ses images.

Que faut-il comprendre de ses images ?
Il est essentiel de comprendre le procédé photographique, car celui-ci est directement en cohérence avec son travail. En utilisant une chambre 8×10 avec des pauses allant de 20min à plusieurs heures, il permet de capturer des sujets éphémères et intangibles. Ce procédé crée des paradoxes qu’il est difficile de percevoir au premier coup d’œil.
Dans la série des cinémas, on aperçoit une grande salle vide avec un écran blanc et lumineux, comme si le projecteur était resté allumé à la fin de la séance. En réalité, la salle est pleine de monde et le film se joue. Cette illusion vient du fait que le l’obturateur a été laissé ouvert pendant toute la durée du film. Autrement dit, l’appareil a capturé tout le film avec les spectateurs dans la salle, mais au final, seul un écran blanc et une salle vide est visible. Il s’agit d’un paradoxe poétique intéressant entre vie et mouvement d’un coté, silence et mort de l’autre.

On remarque une attention particulière dans le cadrage, directement issu d’un style épuré et minimaliste.
Une autre série tout aussi troublante nous montre des portraits de personnalités célèbres. Avec des pauses de plusieurs dizaines de minutes, comment cela est-il possible ? Encore une illusion, il s’agit de personnages en cire. Comme pour les fresques historiques du museum, le biais de la photographie rend ces personnages bien réels.

Hiroshi a également travaillé sur une série montrant des images de la mer à divers endroits, avec toujours la même composition. La thématique de l’écoulement du temps est particulièrement marqué par le fait que ces images sont comme des machines à remonter le temps : il s’agit de paysages intemporels que tout individu a pu contempler il y a 100, 1000 ou 10 000 ans. Le spectateur est invité à méditer en observant les détails de l’eau, qui d’une image à l’autre font ressortir des contrastes et des subtilités. « A chaque fois que je vois la mer, je sens une sensation de calme et de sécurité, comme si je visitais la maison des ancêtres. Je m’embarque dans un voyage de contemplation. »

« C’est très important de connaître les noms et les localisations des mers que je photographie. Je veux que les spectateurs s’imaginent la mer avant qu’elle soit nommée : comment l’auriez vous appelé si vous étiez le premier à y poser les yeux ? »
Malgré l’absence d’individus dans ses images, il s’agit de descriptions poétiques de lieux où les gens se réunissent (théâtres, cinémas, bord de mer…) pour contempler ensemble. Les photographies d’Hiroshi Sugimoto sont un parfait mélange entre philosophie, mystère et esthétisme. Toujours en noir et blanc, on est comme perdu dans des mondes imaginaires où la réalité, la fiction et le temps se confondent.

//phototrend.fr/2012/07/zoom-photographe-10-hiroshi-sugimoto/






Hiroshi Sugimoto


Du 28 septembre au 26 novembre 1995
Commissaire de l'exposition : Joyce Yahouda
Cette exposition constitue la plus importante rétrospective des œuvres de cet artiste au Canada. Elle a été présentée en collaboration avec le Consulat Général du Japon de Montréal.
En mars 1996, le CIAC présentera cette exposition à l'ambassade du Canada à Tokyo. Afin de faire connaître le travail de cet artiste ailleurs au Canada, le CIAC met en circulation l'exposition jusqu'au 15 août 1996. L'exposition est actuellement présentée à la Art Gallery of York University à Toronto jusqu'au 31 octobre 1995. Elle est disponible pour location à toute institution œuvrant dans le domaine de l'art contemporain.
Hiroshi Sugimoto est né à Tokyo au Japon en 1948. Il a complété des études en photographie au Art Center College of Design à Los Angeles en 1972. Il habite New York depuis 1975 environ. L'artiste est représenté par la galerie Sonnabend à New York. Réputé internationalement, Hiroshi Sugimoto a exposé dans divers musées et galeries à travers le monde dont, entre autres, au Musée d'art contemporain de Los Angeles (MOCA), au Palais des beaux-arts à Charleroi en Belgique, au Musée d'art contemporain de Bordeaux (CAPC) et à la Kunsthalle de Basel. En décembre 1995, le Metropolitan Museum of Art de New York présentera une exposition personnelle de ses œuvres.
L'exposition comporte une cinquantaine d'œuvres regroupées en quatre séries photographiques réalisées entre 1978 et 1994: Cinémas et Ciné-parcs, Dioramas, Les mers le jour et Les mers la nuit, Personnages de cire (les meurtriers, les vedettes de cinéma). La notion de temps est le thème commun de ces séries. Par le choix de sujets particuliers (salles de cinéma construites dans les années 20 et 30 en Amérique, ciné-parcs, musées d'histoire naturelle, musées de cire, mers et océans du monde) et de techniques appropriées telles que les longues expositions, l'artiste réussit à représenter un moment suspendu dans le temps. Pour toutes ses photographies, Sugimoto utilise un dispositif en bois de fabrication américaine qui ressemble aux boîtiers photographiques du XIXe siècle. La prise de vue est effectuée sur une pellicule de format 8 x 10 pouces et les tirages sont de quatre fois la taille du négatif.

//www.ciac.ca/fr/hiroshi-sugimoto





Hiroshi Sugimoto

Hiroshi Sugimoto (杉本博司, Sugimoto Hiroshi), né le 23 février 1948, est un photographe japonais partageant actuellement son temps entre Tokyo et New York. Son œuvre se compose de séries ayant chacune un thème différent mais partageant une logique semblable. Sugimoto est réputé pour son excellente technique photographique, centrée sur l'utilisation du format 8×10 pouces et des expositions extrêmement longues. Les aspects conceptuels et philosophiques de son travail sont tout aussi appréciés.
Éléments biographiques
Sugimoto a commencé son travail par Dioramas, en 1976, une série dans laquelle il photographie des présentoirs dans des muséums d'histoire naturelle. Il s'intéresse au postulat culturel courant selon lequel les appareils photo montrent toujours la réalité brute, une hypothèse qui piège beaucoup de spectateurs, qui supposent par exemple que les animaux sur ses clichés sont vivants, jusqu'au moment où ils examinent les images avec attention. Sa série Portraits, commencée en 1999, est basée sur une idée semblable. Sugimoto photographie des figures en cire de Henry VIII et de ses épouses. Ces figures sont basées sur des portraits du XVIe siècle ; lors de la prise des clichés de cette série, Sugimoto essaye cette fois de recréer l'éclairage utilisé par le peintre.
Commencé en 1978, la série des théâtres l'a amené à photographier de vieux cinémas et drive-in américains. Sugimoto choisit d'exposer le film pendant toute la durée de la séance, le projecteur du cinéma fournissant l'unique source de lumière. L'écran lumineux et intensément blanc est au centre de la composition, les détails architecturaux et les sièges du cinéma devenant les seuls sujets de ces photographies. L'unique source de lumière donne à ces travaux un aspect irréel et donne à Sugimoto l'occasion de montrer le temps qui passe au travers de la photographie, technique de l'instantané.
L'artiste collabore avec Hermès en 20121,2.

    1.    ↑ Claire Guillot, « Le verre à soie de Sugimoto [archive] », M le magazine du Monde sur lemonde.fr, Le Monde, 15 juin 2012. Consulté le 1er juillet 2012
    2.    ↑ Jean-Sébastien Stehli, « Hiroshi Sugimoto enchante Hermès [archive] », Photo sensible sur lefigaro.fr, Le Figaro Madame, 4 mars 2012. Consulté le 1er juillet 2012
    3.  
 
  //fr.wikipedia.org/wiki/Hiroshi_Sugimoto



31/03/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres