Alain YVER

Alain YVER

HOCUS POCUS

HOCUS POCUS




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www.hocuspocus.fr

http://www.onandon-records.com/

http://www.youtube.com/watch?v=cLvZIsLAERg





[Interview] 20Syl (Hocus Pocus) : "16 pièces"
Publié le 12 mars 2010 par Ondablog



À l'occassion de la sortie de 16 pièces, le nouvel album d'Hocus Pocus (après Seconde Formule, 73 touches et Place 54), Ondablog vous propose une interview de 20Syl, l'homme multi-disciplinaire à la tête du groupe depuis plus de dix ans.

Avant de commencer, rappelons toutefois qu'Hocus Pocus est une formation musicale, un véritable Hip Hop Jazz Band, composé donc de 20Syl (MC et Compositeur), DJ Greem, RV (Basse), Dadoo (Guitare), Mat (Piano) et Ant1 (Batterie).

[Interview] 20Syl (Hocus Pocus) : "16 pièces"

Spry : Je voulais revenir sur ce qu'on peut considérer comme le début pour le grand public, c'est à dire les albums 73 touches et Place 54. Il y a eu la nomination aux Victoires de la Musique, le disque d'or, les tournées… Dans quel état d'esprit étiez-vous lorsque vous avez commencé à penser au nouvel album 16 pièces ?

20Syl : Disons qu'on a un rythme un peu particulier. C'est à dire que j'ai l'impression que parfois, on commence à faire des concerts alors que le disque est à peine sorti et pas encore dans la tête des gens. C'est ce qui s'est passé sur Place 54 : Très tôt, on a commencé à tourner, faire des concerts avant même la sortie de l'album, et du coup, j'ai l'impression que si aujourd'hui, on commençait la tournée Place 54, ça pourrait presque fonctionner aussi bien que quand on l'a fait à l'époque, le temps que les gens assimilent aussi notre musique, etc.

Aujourd'hui [l'interview a été faite le 28 janvier 2010], on a déjà fait une tournée de 35 dates sur les nouveaux morceaux de l'album qui sort en mars. Donc on est toujours en avance au niveau du live par rapport à ce qu'on fait sur disque.

Sinon, il y a une période de six mois où on a arrêté de tourner pour se consacrer à l'album, et sur la fin de celui-ci, on s'est mis à fond sur les répétitions. Donc ce qu'on faisait pour le live influençait aussi la fin de création du disque, et inversement. Maintenant, on arrive avec un set où on a dix nouveaux morceaux qu'on va présenter à partir du mois de mars, avec un nouveau décor, les cuivres en plus sur toutes les dates… Enfin, vraiment un spectacle travaillé et qu'on a déjà présenté à Saint-Nazaire en résidence et qui fonctionne super bien.

Donc voilà, on est dans une passe où l'album va sortir, et on va repartir sur les routes à nouveau. Et ça se passe super bien parce que de plus en plus de dates sont complètes, et on ne demande que ça… C'est parfait.

Spry : La tournée Place 54 s'est terminée par trois dates complètes à la Maroquinerie. J'ai l'impression qu'il y a un vrai amour du public parisien par rapport à Hocus Pocus, car à chaque fois, les salles sont complètes très rapidement. Alors que vous êtes un groupe nantais…

20Syl : Je pense que c'est dû au fait que d'un point de vue médiatique, on a été soutenu par des radios, des magazines qui sont spécifiquement parisiens. Par exemple : Générations. Nous, on l'a pas à Nantes, et eux on joué le jeu depuis le début. Idem pour Radio Nova. Donc c'est vrai qu'il y a pas mal de radio qui ont diffusé HP plus en région parisienne qu'à Nantes. Donc au final, on se retrouvait à être plus connu ici que chez nous.

Et de ce point de vue-là en effet, quand on fait des dates à Paris, elles sont souvent complètes. Alors maintenant, ça se généralise. Sachant qu'on a aussi fait Les Victoires de la Musique, Taratata, qu'il y a eu l'effet disque d'or… Tout ça fait que ça se popularise un peu plus, et en province aussi, on commence à être complet.

Par exemple, la dernière tournée de cet automne, qui n'était pas vraiment la fin de tournée de Place 54, mais plutôt une transition vers le prochain album, vu qu'il y avait déjà six nouveaux morceaux. Sur les trente-cinq dates, il y en avait une trentaine de complètes. Alors c'était pas des grandes salles, entre trois cent et six cent personnes, mais pour nous, c'était déjà énorme d'aller à l'autre bout de la France et de savoir que c'était complet deux semaines avant.

Ça a été un vrai plaisir pour nous de savoir que les gens nous suivaient, que le bouche à oreille faisait son effet, et je croise les doigts pour que ça se passe de la même façon pour la nouvelle tournée. Je pense surtout qu'on fait l'effort que les gens passent un bon moment, qu'il y ai un partage sur scène avec eux. Le public participe vraiment au show.

Spry : Ben justement, on sent que le choix des petites salles, ce n'est pas anodin. On sent vraiment qu'il y a une communication…

20Syl : … et que ça ne marche pas forcément dans des lieux hyper impersonnel, où tu vas voir un concert mais que finalement, tu n'as pas l'impression de faire partie d'une énergie globale. Nous, on aime avoir ce truc là, que pendant les presque deux heures de spectacle, tu as l'impression que tout le monde ne fait qu'un et qu'on est tous dans la même énergie. Et ça, quand tu ressens ce truc là, c'est que c'est gagné, et que finalement, les gens reviendront.

Spry : Et quand vous jouez à Nantes, ça se passe comment ? Y'a une appréhension particulière de se dire qu'on joue à domicile ?

20syl : C'est vrai que les concerts à Nantes sont toujours particuliers parce que le public, c'est des gens qui nous connaissent personnellement, soit parce que c'est des gens qu'on a croisé, avec qui on a été à l'école, avec qui on a déjà fait de la musique… enfin, tout le monde te connait. Donc il y a plus une optique de jugement qu'ailleurs. C'est à dire qu'à Paris ou en province, quand on arrive, les gens arrivent et se disent "On va voir Hocus Pocus, c'est un kif, c'est un groupe qu'on aime ! ". Alors qu'à Nantes, c'est "Ah ouais, Hocus Pocus, c'est Matthieu qui est au piano, je jouais avec lui dans tel groupe avant".

Donc j'ai l'impression qu'il y a une atmosphère qui est un tout petit peu plus retenue. Mais sachant que notre public s'élargit un peu plus et que les concerts ont tendance à être complets rapidement, les premiers qui achètent les places, c'est pas forcément ceux qui nous connaissent personnellement.

[Interview] 20Syl (Hocus Pocus) : "16 pièces"

Spry : Pour l'album 16 pièces, est-ce qu'il y a eu une manière différente de travailler par rapport aux deux autres, suite aux expériences accumulées ? Et comment se compose un morceau d'Hocus Pocus ?

20Syl : Pour cet album là, il y a eu différentes phases de travail. Pendant 2 mois, on s'est dit : "chacun travaille de son côté, essaye de faire des sons, chacun dans son style". Par exemple, David a cherché des grilles de guitare, des petites mélodies, des choses comme ça. Moi, je me suis mis sur mes machines, j'ai commencé à faire des instrus vraiment plus abouties, comme j'ai l'habitude de le faire. D'autres ont plus cherché des idées, comme des grilles de piano…

Moi, j'ai fait une quarantaine de compositions, les autres ont fait leurs trucs de leurs côtés… On a tout réunis, et à la fin, j'ai commencé à piocher, à écrire sur tout ce qu'on avait fait.

Donc dans mon cas, lorsque je bosse une instru, je vais partir d'une rythmique, d'un groove qui me plait. Soit d'un côté très électronique où l'on sent la machine, soit d'un côté très acoustique où j'essaye de donner l'impression qu'il y a un mec qui joue. Y'a d'ailleurs ces deux facettes dans 16 pièces.

Ensuite, je vais commencer à faire des recherches, soit de samples, soit sur mes claviers ou à la guitare, voire de chanter des mélodies sur la base. Et puis voilà, de fil en anguille, j'essaye de faire en sorte que quand j'ai fini mon son, il ressemble de près à celui qui va sortir au final, parce que j'ai du mal à laisser les choses en travaux. Il faut que j'aille jusqu'au bout.

Après ça, on en arrive au moment où tout se mélange. David va venir et poser de la gratte ou Matthieu du piano… On met couche par couche, et lorsqu'on a choisi vraiment les morceaux et les textes qui vont avec, on file tout à Thomas, qui est saxophoniste, et qui va faire tous les arrangements de cuivre, pour habiller encore un peu plus le tout.

De là, je vais découper, je vais garder ce qui m'intéresse, je vais recaler deux trois trucs, et en général, il y a beaucoup de bons dans ce qu'il m'envoie, j'enlève pas grand chose, et ça fait des morceaux avec énormément de matière. Donc la fin du processus, c'est vraiment d'en enlever, d'aller à l'essentiel, essayer d'épurer et de mettre aussi la voix en avant.

Voilà, le processus, c'est celui-là : Deux mois de compositions, deux mois d'écritures et après, presque 4 à 5 mois de nettoyage, d'éditions, d'aller-retour avec les cuivres, etc.

Spry : Pour vous avoir vu en concert, on sent qu'il y a des différences subtiles entre les versions albums et les versions live de vos morceaux. Est-ce que c'est pensé au moment de l'écriture du morceau ou bien plus tard, au rythme de la tournée ?

20Syl : Il y a un peu tous les cas de figures. Il y a des morceaux qu'on arrive à rejouer directement et qui sonne très bien avec les instruments, en collant le plus possible avec la structure de l'album, mais on se contente rarement de ça. Il faut qu'on rajoute des breaks, un passage où on va aller chercher le public, une introduction… Enfin, quelque chose qui soit live. Donc ils prennent souvent une tournure vraiment différente.

Maintenant, il y a des morceaux qu'on arrive pas du tout à rejouer comme dans l'album, donc on se prend pas la tête… Soit on change carrément l'instru, soit on essaye de garder la grille mélodique et on change complètement le groove, on trouve un truc qui puisse avoir une bonne énergie sur scène.

Par exemple, dans la dernière version de "J'attends" en live, on est plus dans le Funk, alors qu'il y a déjà deux versions de ce titre [la version acoustique et le remix], et elle ne ressemble à aucune des deux. Et pour les gens qui sont déjà venus nous voir plusieurs fois en concert, ça les changent un peu de ne pas entendre la mélodie habituelle qu'on a déjà fait tourner plein de fois.

Mais on sait aussi que parfois, les gens, ils ont envie d'entendre les morceaux qu'ils aiment. Donc c'est aussi une manière d'amener les morceaux qu'ils connaissent, qu'ils aiment, mais d'une façon surprenante et qui va leur donner une autre vision du morceau original. Donc voilà, il y a toujours une recréation, quelle qu'elle soit.

Spry : Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur le nouvel album ? Et d'ailleurs, j'ai remarqué à l'occasion de la diffusion du titre "À mi-chemin" (en featuring avec Akhenaton et Ben l'oncle Soul) que ce n'était que la seconde fois que vous faisiez un morceau avec un rappeur français sur l'un de vos albums…

20Syl : Ben on nous avait souvent reproché de ne pas en faire beaucoup. Donc il y avait eu Khondo, et puis là maintenant Akhenaton… Et il y a aussi Oxmo Puccino dans l'album, qui est un gros kif. Enfin, on s'est fait plaisir… Pour moi, c'était des rêves de fan que j'avais envie de réaliser, et il s'est trouvé qu'on avait les bons morceaux à leur proposer au bon moment. Que eux ont apprécié la démarche aussi, parce qu'ils ont senti le côté "échange générationnel". On est pas forcément de la même génération Hip-Hop, mais nous, on a débuté avec eux, et aujourd'hui, on va les voir pour les inviter sur nos morceaux.

Mais aussi avec cette vision du fan qui invite un peu son maître sur le disque, tout en se disant que ce n'est pas non plus "L'Hommage". On a l'impression que les amener dans notre univers, ça peut aussi leur apporter un truc à un moment donné. Parce qu'on a l'impression d'avoir créé quelque chose, et qu'on a envie de les entendre ces mecs là dans notre univers.

Sinon, il y a aussi Alice Russell, la chanteuse Soul. Il y a encore une fois les Procussions, on s'en lasse pas… Sauf que c'est assez différent des morceaux qu'on a fait précédemment avec eux. Là, le morceau est plus conscient, mais ça reste un morceau très hip hop et très efficace. Il y a aussi des artistes nantais comme Elodie Rama ou Gwen Delabar, qu'on avait déjà entendus dans les albums précédents. Et beaucoup de musiciens. Comme je le disais, les projets sont riches en arrangements.

Donc "À mi-chemin", c'est vraiment un tout petit aperçu de ce qu'il y a dans l'album. C'est peut-être même l'un des morceaux le plus "à part" dans le disque. Il y a vraiment des choses complètement différentes et très riches en terme d'arrangements rythmiques… Celui-là, c'est un des plus Hip Hop et en même temps très simple. Donc il y a encore beaucoup de choses à découvrir.

Après, dans l'écriture et les couleurs musicales, ça suit un peu notre histoire personnelle, enfin, la mienne en particulier. Parce que là, j'ai trente ans, donc forcément, j'ai pas la même vision qu'il y a trois ans lorsqu'on a fait Place 54. J'ai peut-être le regard un peu plus affuté sur la société, le monde qui m'entoure. Je me sens peut-être un peu plus sensible à certains événements, et du coup, quand on me dit qu'il y a des morceaux plus cyniques, plus sombres, et c'est peut-être le cas. Y'a des choses un peu plus conscientes dans ce disque là.

Par exemple, dans 25/06 [un morceau sur la mort de Michael Jackson], il y a un regard un peu plus actuel sur la manière dont les médias ont traité certains événements, comment ils en ont éclipsé d'autres. Peut-être qu'à la première écoute, on l'entend comme un hommage à Michael Jackson, mais c'est pas vraiment le cas, malgré les multiples clins d'oeil.

Spry : Et donc au niveau des couleurs, on est toujours dans une ambiance Rap, Soul, Jazz ?

20Syl : Oui mais alors peut-être plus Rap d'un côté, et plus Jazz, plus Soul de l'autre… Mais on a peut-être moins de morceaux entre deux. C'est beaucoup plus radical.

Spry : C'était une volonté de votre part ?

20Syl : Déjà, j'avais envie à la base de refaire des morceaux "rentre-dedans", avec des beats qui tapent fort. Vraiment, j'avais besoin de ça. Et le morceau avec Oxmo, c'est un peu ça. C'est un morceau qui est vraiment Hip Hop dans l'esprit et dans l'énergie… Sur Place 54, j'ai l'impression que c'était plus en demi-teinte, quand là, c'est vraiment plus affirmé. Mais ça reste dans la suite logique de ce qu'on a fait.

[Interview] 20Syl (Hocus Pocus) : "16 pièces"

Spry : Et est-ce qu'un jour, il y aura un album live d'Hocus Pocus ?

20Syl : En fait, on se dit que ça serait dommage de dissocier l'image et le son, en ce qui concerne le live. Donc si on en sort un, il y a forcement aussi un DVD. Et on voudrait le faire bien, donc on y pense pour la fin de la tournée de 16 pièces, quand on aura bien rodé les morceaux, et que tout le monde sera bien à l'aise sur scène. Je pense qu'on essaiera d'enregistrer un live dans de bonnes conditions, et éventuellement le sortir en ligne.

Parce que c'est vrai que les maisons de disques, ça ne les intéresse pas vraiment. Surtout qu'à-priori ça ne marche pas tant que ça, les ventes de DVD Live. Donc faudra qu'on le sorte par nos propres moyens. Mais ça pourrait être sympa.

Après, on avait une autre solution, on en a déjà parlé avec notre tourneur : c'est de faire des concerts évènements, où les gens peuvent repartir à la fin du concert avec le disque de la soirée. D'ailleurs, il y a aussi une boîte qui fait des clés USB dans le même principe. Et je trouve ça assez mortel de le faire vraiment pour des évènements ponctuels.

Spry : Pendant que je te tiens, je connais beaucoup de personnes qui sont "fans" d'Hocus Pocus sur Facebook qui réclament les fameuses photos que tu prends pendant vos concerts.

20Syl : (Rires) Ah oui ! J'ai essayé de commencer à en mettre pas mal…

Spry : J'ai vu aussi qu'à une époque, tu avais un blog, qui s'est mélangé dans le site d'On and On. C'est simplement par manque de temps ?

20Syl : En fait, on s'est dit qu'on avait du mal à tout gérer entre le site, Facebook, Myspace, les forums, etc. Alors on s'est dit qu'on allait tout regrouper sur la même page, donc sur le site d'On and On, où il y a à la fois le shop pour les t-shirts ou les vynils, le blog, qui est lié directement aux news Myspace et Facebook… Ça nous permet de faire un lien avec tout ça… Parce que c'est vrai que quand tu as quinze sites à gérer, tu t'en sors plus…

Mais tu vois, la page Facebook, j'essaye de m'en occuper le plus possible. Là, j'avais commencé à mettre les photos des lives au fur et à mesure, mais j'en ai tellement des photos que c'est un travail de dingue. Mais je trouvais ça cool.

En fait, à la base, l'idée c'était que les gens puissent se taguer dessus. Mais le problème, c'est que c'est tellement petit qu'en fait, tu peux pas vraiment.

Spry : Et c'est important pour toi cet aspect "communauté" ?

20Syl : Sans qu'il y ai un côté "secte", c'est vrai qu'HP, sans le public, il existe pas. J'ai vraiment l'impression que le public est un membre du groupe. Et vraiment, pour nous, il faut que le public il participe du début à la fin. Et c'est en ça que je pense qu'on a crée une espèce de communauté, parce que les gens, ils aiment venir voir HP parce qu'ils savent qu'ils vont triper et être acteur du concert. Ils vont être dedans, les gens qui connaissent les paroles par coeur, je ne vais pas les rater et je vais aller les voir… Y'a vraiment un échange comme ça qui se crée.

http://www.paperblog.fr/2930981/interview-20syl-hocus-pocus-16-pieces/








28 avril 2011
Hocus Pocus : Un nouvel album intitulé '16 Pièces'


Avec son opus Place 54 (2007), Hocus Pocus recevait enfin la reconnaissance méritée et présentait à un public plus large sa griffe : un rap acoustique, groovy et positif, joué avec de vrais instruments. De quoi rendre des couleurs à un genre musical qui souffre d'un certain manque d'originalité en France...

En mars 2010, le groupe revient avec un troisième album intitulé 16 Pièces. Le titre A mi-chemin, autoportrait schizophrène et jazzy en duo avec Akhenaton est la première pièce du puzzle.
Sortie le 15 mars 2010.Achetez ici l'album 16 Pièces de Hocus Pocus
Le groupe nantais Hocus Pocus fait figure d'OVNI dans le paysage hip hop actuel

composé de cinq membres dont le talentueux producteur, MC et DJ 20Syl, leur musique intègre de véritables instruments (basse, batterie, Fender Rhodes, platines…), fait particulièrement rare, non seulement dans le hip hop français mais également dans le hip hop mondial. Hocus Pocus mêle ainsi les éléments propres au hip hop (scratchs, samples, rap) à un son instrumental influencé par le jazz, la soul et le funk.
Le groupe revendique un état d'esprit positif et une identité artistique affirmée, loin des sentiers battus du rap français. L'écriture de 20Syl, teintée d'humour et d'ironie , est en parfaite harmonie avec les instrumentaux chaleureux et efficaces servis en live par les musiciens. Cette formule permet de laisser une place appréciable à l'improvisation sur scène. L'alchimie entre le flow limpide, parfois chantant, du MC et les instruments assure une cohérence à l'ensemble.
Retrouvez ici l'interview exclusive accordée par le groupe à la rédaction de Musique.evous en février 2010.

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Depuis son émergence au milieu des années 1980, le petit monde du rap français ne se résumait en grande partie qu'à l'axe Paris-Marseille, dont les productions perdent par ailleurs en qualité au fil du temps.

Contre vents et marées, des trublions réussissent l'exploit de redonner ses lettres de noblesse au Hip Hop hexagonal, grâce à un savant mélange alliant rap, jazz et soul. Mais qui sont-ils? Les coupables sont tout trouvés et empruntent leur nom de scène à une célèbre formule magique: Hocus Pocus. Cela fait donc quinze ans que le groupe de Nantes – élevé aux sons des A Tribe Called Quest et autres Jurassic 5 – peaufine son art dans le but de conquérir le coeur du public français. Si les débuts furent discrets, leur ascension n'en fut pas moins spectaculaire.

Ainsi, après avoir sorti leur premier véritable album intitulé 73 Touches en 2005 qui connut un vrai succès critique, HP ne perdit pas le rythme et enchaîna avec son second opus Place 54, le premier à être signé en major chez Motown France. A travers ces deux galettes, le groupe a su redonner un peu de vitalité à un rap français cloîtré dans des rythmiques trop souvent sombres et monotones, utiles à la simple description du train-train des cités. La recette appliquée par Hocus Pocus les amène à dépasser certains clivages pour faire un bond en arrière d'une vingtaine d'années, à une époque où le Hip Hop ne pouvait vivre sans emprunter des sonorités au jazz et à la soul.

Cependant, cette initiative reste inhabituelle en France et plus globalement en Europe où la culture noire américaine est naturellement moins ancrée dans les esprits qu'aux Etats-Unis. A y regarder de près, Hocus Pocus est en train de réussir son pari, en témoigne l'attente grandissante engendrée par l'annonce de la sortie de leur troisième album 16 Pièces. N'ayons pas peur des mots, ces adeptes de « titres quantifiés » nous offrent avec ce LP, probablement le meilleur album de rap français de la décennie. Si avec ce genre de déclaration, vous avez l'impression que mon sérieux en prend un coup, suivez-moi plutôt à la découverte des « pièces » qui constituent cette machine huilée à la perfection.

En premier lieu, la politesse nous incite à présenter les quelques artistes invités au festin musical orchestré par le « Master of Ceremony » 20Syl et le reste de son équipe de producteurs de C2C. Deux monstres sacrés du rap français font tout d'abord une apparition remarquée sur cet album: Oxmo Puccino au sommet de son art sur Equilibre – titre empli de poésie de haut vol et à coup sûr le meilleur morceau de cet opus – et Akhenaton sur A mi chemin, le premier single de 16 Pièces. Quant aux autres convives, Hocus Pocus reste fidèle au groupe américain Procussions – déjà présent sur les albums précédents – dont les membres Mr J. Medeiros et Stro The 89th Key apportent une touche internationale sur le titre Signe des temps – les scratchs salvateurs y ponctuent une instrumentale démentielle d'efficacité – et sur l'épuré I wanna know. La réputation d'Hocus Pocus n'ayant pas de limite géographique, la chanteuse soul anglaise Alice Russell vient – à la manière d'une crooneuse noire américaine – ouvrir le bal en jouant des cordes vocales sur Beautiful Losers.

Hocus Pocus ayant acquis de la bouteille dans le milieu, ils peuvent se permettre de jouer le rôle de « parrains » en chapeautant d'autres artistes de Loire-Atlantique comme Elodie Rama, venue prêter main forte sur le titre très jazzy Portrait, ou encore Gwen Delabar, qui vient conter de sa voix suave l'histoire d'un certain Marc aux côtés d'un 20Syl, dont le sens du verbe est très appréciable.

Au niveau des sonorités employées, Hocus Pocus perpétue son entreprise innovante débutée en 2005 avec la sortie de leur premier album. Les instrumentales soul/jazzy sont d'une homogénéité impressionnante frôlant parfois la redondance lorsqu'on les comparent à celles des autres albums. Au moins, on ne peut pas leur reprocher d'avoir une véritable marque de fabrique. Les DJ et leurs scratchs enflammés sont très présents sur cet album – sur trois interludes notamment -, nous réconciliant un peu plus avec l'essence même du Hip Hop.

Enfin, la force du groupe nantais réside aussi dans sa capacité à aborder toutes sortes de sujets avec simplicité. Le thème de la paternité est mis en avant avec humour dans le titre Papa? alors que sur WO:OO, 20Syl nous relate de façon déjantée le réveil d'un MC qui se rend compte de l'omniprésence des lettres W et O. Le pendant mélancolique de HP trouve sa place sur 16 Pièces par l'intermédiaire de 25/06, sorte d'hommage à Michael Jackson teinté de critique d'une société de consommation qui oublie trop facilement les personnes souffrant en silence, à l'ombre des caméras.

Si les membres d'Hocus Pocus « jouent les funambules sur un câble invisible et défient l'impossible », ils ne trébuchent pas et ne tombent jamais dans les affres de la médiocrité ou de la facilité. Au contraire, cette constance dans l'excellence rend cet album indispensable. L'horizon semble dégagé et le succès garanti pour le groupe nantais qui incarne au fil des ans, de façon toujours plus pertinente, la quintessence du Hip Hop en France.

16 Pièces sort aujourd'hui dans les bacs!









Soyons simple : le nouvel album d'Hocus Pocus, « 16 pièces », sorti hier, défonce et assoit le groupe dans un trône confortable de locomotive du rap français. 

Je vois déjà arriver tous les haters pour tailler le crew trop lisse aux yeux des puristes. OK, 20Syl n'a pas les textes d'un Fuzati ou d'un Rocé mais l'énergie communicative du groupe a su en convaincre plus d'un. J'ai moi-même craint le retour des nantais sur le devant de la scène avec un album trop consensuel qui plaira à tout le monde et dans lequel je ne me retrouverai plus (oui, le sempiternel credo français pour rejeter les groupes qui réussissent commercialement). A ma grande surprise, je ne ressens rien de tout ça car au bout de 5, 6 écoutes de l'album, je constate que HP a bien fait son travail.

Mon appréciation de l'album se situe dans un savant mélange d'objectivité et de subjectivité. Pour l'objectivité, il sera difficile de venir critiquer les productions de l'album. « 73 Touches » et « Place 54Åç montraient déjà un talentueux don pour la création d'un hip hop gorgé de soul et de funk ; « 16 pièces » est encore un niveau dessus. Hocus Pocus a également su s'entourer de pointures de la soul et du rap qui se fondent parfaitement dans l'esprit du groupe. Alice Russell impose sa voix chaude reconnaissable entre mille sur l'introduction « Beautiful losers »; les vétérans du rap français, Akhenaton et Oxmo Puccino assurent respectivement sur « A mi-chemin » et « Equilibre »; les anciens membres de Procussions, Stro the 89th Key et Mr J. Medeiros, étalent leur complicité avec Hocus Pocus sur le bon « Signes du temps » … et j'en passe sur les bonnes prestations de Ben l'Oncle Soul et les interludes des compères de 20Syl dans C2C (Greem, Pfel et Atom).

Pour la subjectivité, ça me fait quand même quelque chose de voir réussir un pur produit de ma région. Venant de Loire-Atlantique, j'ai découvert pour la première fois Hocus Pocus en 2003 lors de la première édition du festival Couvre-Feu à Corsept. Ils ouvraient la soirée avec un show dans la pure tradition de ceux qu'ils réalisent depuis des années ; généreux, convivial et musicalement pointu. Tu ramasses ta dose de funk, ton soupçon de soul et tes kicks de hip hop. Pour les avoir vus 3, 4 fois depuis, les nantais ont su étoffer leurs prestations au fil du temps et plaire au plus grand nombre (dans le bon sens du terme en les amenant dans leur univers). En plus de leur prestance scénique indéniable, Hocus Pocus ne cesse d'honorer mes références fétiches du rap (A Tribe Called Quest, The Roots, J Dilla, De La Soul, …).

En ces temps où la majorité visible du rap n'est plus qu'une caricature, le retour d'Hocus Pocus apparaît donc comme une excellente nouvelle qui nous rappelle que le hip hop est né d'un esprit positif, festif. Ce leitmotiv est aussi souvent entendu qu'oublié. Je viens appuyer le discours du groupe et je vous invite à les voir sur scène, c'est là que Hocus Pocus prend tout son sens.

http://www.jubox.fr/2010/03/hocus-pocus-16-pieces/









Hocus Pocus - 16 pièces

01 - Beautiful Losers Feat. Alice Russel
02 - 25/06
03 - À Mi Chemin Feat. Akhenaton & Ben l'oncle Soul
04 - Putain De Mélodie
05 - Papa ?
06 - Pièce N°6 (Dj Atom)
07 - Signes Des Temps Feat. Stro & Mr J
08 - Équilibre Feat. Oxmo Puccino
09 - Marc Feat. Gwen Delabar
10 - Pièce N°10 (Dj Pfel)
11 - I Wanna Know Feat. Stro
12 - WO:OO
13 - Portrait Feat. Élodie Rama
14 - Pièce N° 14 (Dj Greem)
15 - Le Majeur Qui Me Démange
16 - 100 Grammes De Peur

Le "Rap Acoustique" est une véritable infamie. Non pas dans son essence - puisque cette dernière est tout à fait légitime - non, c'est dans son exécution à la Française que ce "sous-genre" donne bien souvent des nausées... D'un premier album tout simplement impeccable, Hocus Pocus est passé à un second projet soporifique trahissant un manque évident de "mordant". Autant dire que pour 16 pièces, le troisième opus du groupe Nantais ; la partie n'était pas gagnée d'avance...

...Et pourtant ça se tient presque ! Le talent de compositeur de 20syl est une nouvelle fois au rendez-vous, la fabuleuse odyssée musicale continue. Les patterns usés jusqu'à la corde trouvent un nouvel écho dans la MPC de l'homme à tout faire : il appuie aussi bien la puissance vocale d'une Alice Russel (Beautiful Losers) que les "bars" anecdotiques de rappeurs indépendants Américains passés dans une désuétude finalement bien méritée (I wanna know).

Si quelques morceaux présente un intérêt lyrical certain (À mi-chemin, Équilibre, Marc), on remarquera malheureusement que le rappeur du groupe n'est bon qu'accompagné. La majeure partie du temps 20syl apparait creux, aussi bien sur le fond que sur la forme. Il rappe dans les temps, il raconte des histoire, mais il ne sait plus nous emporter... et n'a finalement plus grand-chose à dire. La preuve (s'il le faut) vient entre autres du morceau 25/06, espèce de Faits divers 2.0...

Et si le grand public se délecte aujourd'hui (enfin !) de ces petits morceaux bien faits, mettons ce succès sur le dos d'une carrière rondement menée dès ses prémices plutôt que sur un album dont les charmes seront probablement éphémères. Quelques écoutes suffisent avant de zapper, le charme des notes bleutées fane malheureusement bien vite.

Alors oui, c'est bien fait, oui ça s'écoute tranquillement mais ça tourne terriblement en rond... Le puzzle de 16 pièces n'appartient plus au public Hip-Hop mais à la ménagère de moins de 50 ans. Attendons simplement que Sylvain se décide à retravailler avec d'autres rappeurs, pourquoi pas le temps d'albums complets.








En ce début d'année, les bling bling ont été mis de coté. Avec des sorties comme celles de Rocé, Casey, Papillon ou Ahmad, c'est le rap tout simplement qui est mis en avant. Les Booba, Rohff et compagnie on les gardera pour finir l'année en « beauté ».

Intéressons nous cette fois-ci à Hocus Pocus. Hocus Pocus ? Non, non ce n'est pas une formule d'une sorcière bien aimée. Ni le titre du dernier film de Spielberg. Mais bel et bien un groupe de rap pour ceux qui ne le savaient pas. Depuis quelques temps le groupe prend de plus en plus de valeur au vu du grand public dans ce qu'on appelle le rap game (ou plutôt varièt) à la française. Après 73 touches, Place 54 voici leur 3e album : 16 pièces. On ne va pas jouer au  numérologue alors entrons dans le vif du sujet, 16 Pièces fait référence aux 16 titres qui composent l'album. Ce nouvel opus est dans la lignée des précédents, c'est-à-dire un rap qu'ils ont saucé de jazz, soul et funk. Hocus Pocus est groupe passionné de musique et cela s'entend à travers ses albums.

En ce qui concerne l'album 16 pièces, les musiques sont bien réalisées. Il faut dire que le groupe est composé de vrais musiciens, une chose qui est rare dans le rap. Ceci est donc un moyen avantageux pour créer une meilleure harmonie entre chaque note de musique. Le jazz est omniprésent tout au long du disque. Un piano, une batterie, une basse et on se croirait à un bœuf orchestré par 20syl. Tantôt apaisant, tantôt percutant, les sons de l'album se veut divergents. Des titres comme A mi-chemin ou Signes des temps pencheront plus vers un coté rap alors que 100 grammes de peur ou I wanna know tendront plus vers de la soul music. Les aficionados de jazz trouveront forcément une petite jouissance dans cet album mais on ne pourra pas dire de même des amateurs de hip hop. En effet certains titres s'éloignent beaucoup de cet art de rue. On pourrait même douter de l'étiquette à donner à cet album. Toutefois on note des titres qui passeront à merveille même dans l'oreille d'un sourd. Signe de temps  accompagné de J. Medeiros, dont le groupe en est à sa 2e collaboration avec le monsieur, et surtout son refrain scratché de Dj Greem qui donne tout son charme au morceau. (D'ailleurs on constate de plus en plus de scratchs qui reviennent aujourd'hui dans les projets qui sortent.) Au final, les 16 pièces ou plutôt les 13 pièces sont agilement fignolées. Et tout ceci donne une musicalité agréable dans l'ensemble.

En se reportant aux différents avis des auditeurs, on remarque que beaucoup de personnes ont du mal avec ce groupe. Est-ce le mélange jazz and rap ? Pas vraiment, vu que ce mix a été déjà concocté par d'autres rappeurs et bien accueilli par le public. Ce serait plutôt l'ennui (il n'y a pas d'autre mot) que peut  dégager 20syl au micro. En effet le rappeur n'arrive pas à donner vie aux morceaux. Le manque de punch et  de swing dans ses chants est évident. Il suffit d'écouter les featuring pour s'en rendre compte de la différence de ton entre lui et les autres. Ses convives apportent beaucoup plus à l'album sur un titre que lui sur toute la galette. Même en voulant donner du punch sur Le majeur qui me démange, cela ne passe pas. Accélérer une voiture de façon instantanée ne fait pas d'elle un bolide c'est sûr. On a l'impression qu'il ne met pas vraiment de rythme là où il en faut malgré un brin d'effort de sa part. Il est donc difficile d'écouter le chanteur d'un seul trait pendant tout le disque. Pourtant les morceaux comme Wooo, Beautiful losers ou encore Putain de mélodie sont bien patates. Musicalement il n'y a rien à dire, ça sonne parfaitement bien. Le hic viendra donc du rappeur par moment. Sa façon de s'approprier le mic se rapproche plus à du slam. Cela semble être une raison pour ce manque d'efficacité à faire bouger les têtes. C'est d'ailleurs dans ce style qu'on trouve un bon Sylvain. 25/06, l'hommage à Michael Jackson est une réussite sur un air de piano bar. Les amateurs de jazz apprécieront particulièrement ce titre.

Ce dernier album d'Hocus Pocus n'a rien de surprenant quand on a découvert les deux premiers. Si on a aimé Place 54 alors on aimera celui là. Et cela marche aussi dans son contraire.  On aurait pu s s'attendre et même voulu une évolution de leur part. Mais le groupe préfère suivre la trace d'un disque d'or déjà obtenu grâce au précédent album. 16 pièces est donc  une nouvelle occasion pour le groupe d'élargir son public. L'apport du renouvellement viendra des invités. C'est de ce coté qu'on pourra trouver une dissemblance entre les titres qui composent l'opus. Avec cet album, le groupe ne fera pas changer d'avis les haterz, mais risque bien de ratisser un public plus large.

Mes 5 titres préférés : Signes des temps, Equilibre, A mi-chemin, Wo:oo, Putain de mélodie

http://rapfrancais.2kmusic.com/article/hocus-pocus-16-pieces-chronique/409









"16 pièces" - Hocus Pocus

Les Nantais passent du 54 au 16 en démontrant que le hip-hop français est bien plus qu'une histoire de chiffres.

Christophe Vannier le 19/03/2010 pour MusicActu

La pochette de "Place 54", le deuxième album d'Hocus Pocus, laissait transpirer un esprit créatif cérébral, à l'image de la musique rap-jazzy-groovy-soul du sextet. Trois ans plus tard, les Nantais ont enregistré "16 pièces" à domicile et offrent une pochette géométrique colorée, qui colle plutôt bien avec le contenu de l'oeuvre. Une chose est sûre, le groupe emmené par 20Syl (Sylvain Richard), n'a pas dévié de sa philosophie de base : surfer sur un genre musical authentique qui ne s'est jamais laissé influencer par une mode hip-hop bling-bling plutôt déshonorante pour cette scène musicale.

Avec une richesse sans limite, ces "16 pièces" font la part belle aux voix : une certaine Elodie Rama pose son timbre usé tranquillement sur "Portrait" et Gwen Delabar fait une apparition sur "Marc", un hymne réjouissant qui évoque notamment l'hypocrisie et les mensonges autour du "bio". Surprise en ouverture : l'Anglaise à la folie jazzy Alice Russell fait exploser les émotions pour évoquer avec ironie le côté tristounet des personnalités issues du monde du divertissement. Avec son flow très posé, 20Syl débite toujours ses histoires avec une maîtrise et une droiture étonnantes, qui confèrent à ce disque un charme fou.








Actualité  Hip-hop
mar, 08/06/2010 - 13:01, par Yann Guillou

Hocus Pocus envahit le Zenith de Paris en octobre 2010
Après avoir rempli la Cigale et l'Elysée Montmartre en février et mars dernier, le collectif de hip-hop Hocus Pocus retrouvera la Capitale pour défendre son nouvel album "16 Pièces", le 13 octobre 2010 au Zenith de Paris. Les Nantais continue actuellement leur tournée hexagonale.

L'ascension ne s'arrête plus pour le hip-hop atypique d'Hocus Pocust. Après le succès des deux dernières représentations parisiennes jouées à guichet fermé le 17 février à la Cigale et le 24 mars à l'Elysée Montmartre, le collectif nantais reviendra dans la Capitale pour envahir le Zénith le 13 octobre 2010. Les places sont déjà disponibles, au prix unique de 34,10 euros (frais de location inclus).

En pleine tournée pour la promotion de leur dernier album "16 Pièces" sorti en mars dernier, les six membres d'Hocus Pocus ne chômeront pas cet été et seront à l'affiche de nombreux festivals à travers toute la France. Leur griffe inimitable qui mêle une musique rap et hip-hop à une instrumentation jazz et funk se fera entendre dès le 11 juin lors du festival Skabazac à Onet le Château (Averyon), puis le 12 juin au festival Les 3 Elephants à Laval, le 25 juin sur la scène des Solidays (Paris), le 26 juin à Rohan (Morbihan) pour le Roch'An Feu et le 10 juillet au Festival Bête de Scène au Noumatrouff de Mulhouse.

Hocus Pocus poursuivra notamment sa virée estivale au Francofolies de la Rochelle le 16 juillet (où ils bénéficieront d'une « Carte blanche »), au Festival de Thau à Mèze (Hérault) en compagnie d'Oxmo Puccino, le 22 juillet dans la Salle de la Fregate aux Sables d'Olonne (Vendée) avec Lexicon, le 27 juillet à Vienne (Isère) pour le festival Les Authentiks avec Caravan Palace et Pony Pony Run Run et le 28 juillet aux escales du Cargo à Arles en compagnie de Féfé. Les billets pour la majorité de ces dates sont toujours en vente.

Le collectif formé à Nantes en 1995 a su se démarquer d'un univers hip-hop devenu trop stéréotypé grâce à une musique fluide, audacieuse et positive, porté par le flow chaleureux du MC 20Syl. Connaissant un succès croissant depuis la sortie de l'album "73 Touches" en 2005, confirmé avec l'album "54 Places" en 2007 (vendu à plus de 75 000 exemplaires), Hocus Pocus n'a cessé d'évoluer pour arriver à une formule scénique laissant libre part à l'improvisation, où les scratchs du rap s'associent aux guitares et aux cuivres.









Hocus Pocus

Genre musical        Hip Hop, Jazz rap
Années d'activité  1995 à nos jours
Labels                On and On Records, Motown France
Influences                A Tribe Called Quest, Dilated People, The Roots, Jay             
                             Dee, Jurassic 5, Pete Rock

Composition du groupe Membres     20Syl

DJ Greem
David Le Deunff
Antoine Saint-Jean
Hervé Godard
Matthieu Lelièvre
Anciens membres     Cambia
Yves-Dominique Richard
Yannick Busi
Chris Bellier

Hocus Pocus est un groupe de rap, hip-hop français formé en 1995 à Nantes[1], principalement influencé par la scène jazz rap américaine des années 1990 (A Tribe Called Quest, Mos Def, Jay Dee, The Roots, Jurassic 5, Pete Rock, etc.) [réf. souhaitée].

Le groupe est aujourd'hui composé de :

    * 20Syl (MC et compositeur),
    * DJ Greem,
    * David Le Deunff (guitare et chant),
    * Hervé Godard (guitare basse),
    * Matthieu Lelièvre (piano),
    * Antoine Saint-Jean (batterie)
     et des cuivres (parfois).

20Syl et Greem sont également membres du groupe de DJs C2C, ex Coups2Cross, quadruple champion du monde DMC.


 Biographie

À l'origine, le groupe est uniquement formé de deux MCs, 20Syl et Cambia. En 1996, ils sortent leur première mixtape Première Formule, enregistrée sur un quatre pistes cassette avec un expander (générateur de sons multitimbral commandé par un clavier MIDI extérieur)

En 1997, ils rencontrent DJ Greem, et se lancent dans la production d'un premier album. Seconde Formule sort ainsi en 1998, suivi de quelques concerts[réf. nécessaire]. La formule deux MCs, un DJ ne fonctionne pas sur scène[réf. nécessaire], et le groupe commence peu à peu à se disperser. 20Syl continue ses productions de son côté, tandis que Greem se concentre sur le collectif Coups2Cross, notamment avec DJ Atom. En 2000, les deux premiers recommencent à travailler ensemble, ce qui les amène à faire quelques scènes avec cette nouvelle configuration, un MC et un DJ.

En 2001, le label On&On est créé et le maxi Malade sort, suivi du 8 titres Acoustic HipHop Quintet, édité grâce à leur arrivée en finale lors des Tremplins MCM Session en 2002[2]. Conçu plutôt comme une maquette, l'album remporte plus de succès que prévu[3]. Les scènes se multiplient, deux maxis (Conscient et On & On Part II) sont édités, pour aboutir en février 2005 à l'album 73 Touches. Reivax du site Abcdrduson conclut ainsi sa critique du disque : « Relativement court, cet album n'est pas exempt de critiques. Reste que l'ensemble s'avère globalement de haute tenue, et que l'humilité et l'amour de la musique transpirent à chaque note.»[4].

En 2003, Chris Bellier quitte le groupe.

L'album 73 Touches est réédité fin 2006, avec sept titres en plus et le clip de Hip Hop ? réalisé par Arthur King.

En mai 2007 sort le single Vocab! en featuring avec T Love et The Procussions, puis Smile en featuring avec Omar, extraits de leur dernier album Place 54, sorti le 8 octobre 2007, dans lequel le groupe reprend aussi "petit pays" de Cesaria Evora.

Pour Yannick Sker d'Abcdrduson, « 20Syl devient parfois ennuyeux et trop répétitif » mais il n'oublie pas de faire l'éloge de cet album travaillé si entraînant « Toujours aussi agréable à l'écoute, le mix se veut encore plus soigné qu'avant, de quoi mettre l'accent sur la musicalité et l'orchestration, carte maitresse de la formation. On retrouve donc la même veine artistique qu'auparavant, avec une atmosphère tantôt jazzy, tantôt soul, un esprit résolument positif et des thématiques simples, afin qu'un maximum d'auditeurs puissent s'y retrouver »[5]

En avril 2008 sort le clip Mr tout le monde, de nouveau réalisé par Arthur King.

Le groupe sort son nouvel album "16 Pièces" le 15 mars 2010[6]. Le premier titre "A Mi-chemin (feat. Akhenaton)" est dévoilé sur le myspace du groupe le 17 décembre 2009. Le clip de "Beautiful Loser (feat. Alice Russell)" voit le jour le 10 avril 2010, réalisé par WU YUE.

Le groupe est passé au long des années d'un style Hip-Hop Rap, qui ressemblait à du rap old school du genre KDD ou ATK (Leur album Seconde Formule),à un style plus rap jazz posé et qui s'éloigne de plus en plus du rap (Leur album 16 Pièces).

Formation

    * 20Syl (MC et compositeur),
    * DJ Greem (scratchs et samples),
    * David Le Deunff (guitare et chant),
    * Hervé Godard (guitare basse),
    * Matthieu Lelièvre (piano),
    * Antoine Saint-Jean(batterie)

Anciens membres

    * Cambia (MC et compositeur) (1995-1999)
    * Yves-Dominique Richard (guitare basse) (2000-2003)
    * Yannick Busi (piano) (2000-2003)
    * Chris Bellier (scratchs et samples) (2000-2003)

Albums

    * Première Formule (Mixtape - 1996)
    * Seconde Formule (Album autoproduit - 1998)
    * Acoustic HipHop Quintet (Maxi - 2002)
    * 73 Touches (2005)
    * Place 54 (2007)
    * 16 Pièces (2010

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hocus_Pocus_(groupe)





Liens externes


























19/07/2012
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