Alain YVER

Alain YVER

ICE T

ICE T








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Ice-T rappe derrière la camér
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Ice T : flic ET gangster au cinéma.
Ice T, gangsta-rappeur et acteur, publie ses mémoires : percutant
Par Laure Narlian Publié le 13/11/2012
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Gangster, rappeur, rocker, acteur : Ice T a eu plusieurs vies. Dans le rap, domaine qui l'a fait connaître, il est l'une des voix les plus rebelles et les plus articulées de sa génération. A 54 ans, l'Original Gangster publie une autobiographie dans laquelle il livre son parcours en détails, cartes sur table, et les enseignements qu'il en a tiré. En dépit de son côté « Oncle Ice vous prépare aux pièges et périls de la vie », cet ouvrage qui se lit d'une traite est un must de toute bibliothèque hip-hop.
Premier partout, et pas que sur le rap
« J'ai toujours aimé repousser les limites. J'ai toujours aimé être le premier à faire quelque chose. », résume Ice T dans « Ice, Mémoires de ma vie de gangster et de ma rédemption». Nulle exagération ici.
De fait, Ice T a d'abord été le premier à utiliser des mots interdits (nigga, ho, mutherfucka) dans un disque de rap (« Rhyme pays » en 1987). Il reste aussi comme le premier à avoir rimé sur la vie des gangsters de Los Angeles. Son hit "6'N the morning", est d'ailleurs considéré comme le premier « gangsta-rap » de l'histoire.
Ice T a également été le premier rappeur à monter un authentique groupe de rock hardcore, Bodycount, et à obtenir un premier rôle à Hollywood (dans « New Jack City »). Mais il est surtout le premier rappeur à être passé du statut d'ennemi public numéro un de la police américaine pour sa chanson "Cop Killer" ("Tueur de Flic") à celui d'idole des policiers. Par quel miracle ? En incarnant l'inspecteur Tutuola dans la série télévisée à succès "New York Unité Spéciale". Qui dit mieux ?
Ice T "Original Gangsta"
Une vie à rebondissements
« La vie ce n'est pas les biens matériels », assène notre homme. « La vie c'est les expériences exceptionnelles que tu rencontres. » Et en la matière, Tracy Marrow en a sous la semelle. Ceux qui ont eu le bonheur de l'interviewer le savent : ce rappeur est aussi volubile que passionnant et il n'y a qu'à tendre le micro pour que pleuvent les anecdotes, toutes plus folles les unes que les autres.
Son autobiographie, rédigée avec l'aide du journaliste Douglas Century, est rythmée comme un polar et aussi imagée qu'un bon rap. On y suit l'ascension fulgurante d'un garçon vif et malin, mélange de sagesse et de roublardise, dont l'intelligence tout terrain fera merveille aussi bien dans le milieu des voyous et des maquereaux que dans celui d'Hollywood.
L'histoire d'un jeune assez clair de peau et d'yeux « pour donner le change », qui découvre le racisme et réalise qu'il est noir à l'âge de 7 ans. Puis celle d'un grand délinquant réchappé de justesse du pénitencier qui prend un jour le parti d'utiliser son passé comme matériau pour son travail, à l'instar de son modèle, l'écrivain proxénète Iceberg Slim.







Le rappeur angeleno a été élevé sur la côte Est 
Première surprise :
 
Ice T, rappeur emblématique de South Central Los Angeles, est né sur la côte Est, à Newark, et a passé son enfance dans le New Jersey avant de perdre mère et père (deux crises cardiaques à quelques années d'intervalle) et d'être expédié chez sa tante en Californie.
Comment, dans les rues féroces de South Central (Los Angeles) où il a atterri à la pré-adolescence,  a-t-il esquivé la terrible loi des gangs qui y prospéraient ? En refusant habilement d'arborer les couleurs du gang des Crips auquel il était naturellement affilié par son quartier, tout en évitant de se mêler aux meurtrières querelles internes.  «J'ai compris très jeune que ma survie viendrait de ma capacité à garder mon calme », se souvient-il.
Son hygiène de vie rigoureuse, particulièrement rare dans les milieux où il évoluait - pas de cigarettes, de drogues ni d'alcool qu'il trouvait non seulement « dégueulasses » mais qui auraient risqué de lui faire « perdre le contrôle » - a également servi sa cause.
En tant que gangster « je suis allé très loin dans le crime, mais je n'ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit » se justifie-t-il. Ice T refusait d'utiliser une arme à feu pendant une attaque, au motif que «si je sortais un flingue cela donnait aux autres le droit de me tirer dessus et de me tuer». Il reconnait toutefois ne devoir son salut qu'à l'ami pour la vie qui ne l'a pas dénoncé aux flics.
Ice T "I Must Stand"
L'armée ? Il y a beaucoup appris...
Mais tout cela ne serait sans doute rien sans ses quatre longues années passées dans l'armée de 17 à 20 ans, après la naissance du premier de ses deux enfants. Là réside l'une des autres grosses surprises du livre.
C'est en effet à l'armée qu'Ice touche pour la première fois au proxénétisme, à Hawaï, grâce à un souteneur qui le prend sous son aile. Là qu'il acquiert la rigueur, la discipline et la théorie tactique et stratégique qui lui serviront plus tard à l'organisation d'opérations criminelles. Et là encore qu'il puise la plus formidable niaque de sa carrière grâce aux humiliations d'un sergent chef qui le traite abruptement de « loser » incapable de s'en sortir « dans la vie civile ».
Le rappeur qui aimait le hard-rock
Dans ses mémoires, Ice explique aussi son amour des riffs acérés du hard-rock, en particulier ceux de Led Zeppelin et Black Sabbath, découverts grâce à son cousin Earl, « un des rares noirs que je connaissais qui aimait le rock ». Dès lors, « il y a toujours eu l'influence du rock sur mes albums de rap », à commencer par le premier, "Rhyme pays", pour lequel «j'ai utilisé "War Pigs" de Black Sabbath », rappelle-t-il. «  J'ai adoré la puissance, la valeur ajoutée que ces sons intenses de guitare électrique apportaient » au rap.
Au point de monter, après quatre albums en tant que rappeur, un groupe de rock hardcore à grosses guitares, Body Count, un vrai « garage band » qu'il rêvait de voir jouer avec Slayer. Ice T revient sur l'énorme controverse provoquée par sa chanson coup de poing "Cop Killer" ("Tueur de flic"), dont on retient surtout qu'il ne garde pas rancune à sa maison de disques Time Warner de l'avoir lâchement abandonné au plus fort de la tempête : à leur place, il n'aurait pas agi autrement.
Body Count "Cop Killer" (montage amateur)
Hollywood, ton monde impitoyable
Ice T nous fait profiter en chemin de sa philosophie vis-à-vis de la gent féminine, qui tient en peu de mots : « Les mecs veulent trois femmes : une pour faire la fête, une qui rapporte du fric, une maman. Trouves-en une qui soit les trois. Ou prends-en trois. » Lui qui considère malgré tout la monogamie comme "le fin du fin », hisse sa compagne actuelle, la blonde et plantureuse Coco, au statut de « co-pilote » de sa vie.
Le gangster-rappeur nous immerge aussi longuement dans les coulisses de son ascension dans le monde du cinéma. Le récit mollit alors sérieusement et ne redevient jamais aussi mordant que ce qui a précédé. Le monde d'Hollywood, pour lequel Ice travaille aujourd'hui à plein temps, impose sans doute une réserve et une complaisance qui brident la parole de cette grande voix par ailleurs sans tabou.
S'il prend soin de ne pas mordre la main qui le nourrit, Ice T lâche cependant avoir trouvé plus fort que lui dans les studios de cinéma. « J'ai connu certains des plus impitoyables gangsters de South Central à L.A., mais je n'ai jamais rien vu de comparable au gangstérisme de Hollywood» qui brasse « des milliards de dollars ». En tant qu'acteur, il ne se donne pas non plus le beau rôle : « je suis une pute de luxe, mais je suis quand même une pute ». Savoureux et sans illusion, comme cette autobiographie bourrée d'aphorismes bien sentis, sans doute la meilleure à ce jour sortie de la cuisse du hip-hop américain.
« Ice, Mémoires de ma vie de gangster et de ma rédemption, de South Central à Hollywood » (G3J éditeur, 240 pages, 25 euros)
http://www.francetv.fr/culturebox/ice-t-gangsta-rappeur-et-acteur-publie-ses-memoires-percutant-124711








Lundi 28 septembre 2009
La madeleine : Ice T "Do you know who you're f***ing with ?"
 Aujourd'hui, pour le commun des mortels, Ice-T, de son vrai nom Tracy Lauren Marrow, né le 16 février 1958 à Newark dans le New Jersey, est au mieux un acteur de série, puisque c'est lui qui tient actuellement le rôle d'Odafin Tutuola dans la série New York Unité Spéciale (TF1), au pire un parfait inconnu
Mais il fut un temps, ou Ice-T, c'était autre chose !

Revenons un peu en arrière, à une époque où quand Fun Radio s'autoproclamait "premier sur le rap", ça voulait encore dire quelque chose ! Cette époque où la France découvrait le rap, les NTM, IAM, Assassin et autres groupes, qui suivaient les pas de leurs aînés américains, du flow plein les micros.
Une époque où dans le magazine ELLE, des articles expliquaient aux parents inquiets les tenants et aboutissants de cette nouvelle musique "des cités".

Une époque, le début des années 90, où la France et le monde découvraient surtout la "guerre" East Coast / West Coast aux USA. Musicalement, tout oppose le flow New Yorkais à celui de Los Angeles : l'un est inventif, léger et flirte parfois avec le jazz, l'autre est lourd, syncopé et menaçant.

 Justement recueilli à Los Angeles à la mort de son père (sa mère étant morte lorsqu'il était enfant) par sa famille, le futur Ice-T pratique le Breakdance tout en suivant des cours au lycée de Crenshaw dans le quartier de South Central, l'un des plus chauds de L.A. Il commence petit à petit à s'intéresser au rap et également à s'associer aux gangs locaux. C'est à ce moment-là qu'inspiré par Iceberg Slim (un truand auteur de livres et de poèmes) il se donne le surnom d'Ice-T.

Au début des années 80, Ice T s'essaye à enregistrer ses premiers singles, tout en jouant en 1984 dans le film "Breakin'". Mais c'est réellement en 1987 que la carrière musicale d'Ice-T prend de l'ampleur. Il signe alors un contrat avec le label Sire Records avec lequel il sortira son premier album, "Ryhme Pays", qui sera un véritable succès.
Suivent un second album en 1988, un 3ème en 1989 et un 4ème en 1991.

En France, l'ampleur du phénomène rap se développe aussi par la musique d'Ice-T, entre autres groupes. Son 4ème album justement, intitulé "Original Gangster" marque l'apogée de sa carrière et peut être considéré comme une des pierres angulaires du style West Coast, qui sera dès lors nommé le "Gangsta Rap". Tournant autour des thèmes chers aux truands (alcool, drogue, femme, grosses cylindrées et mauvais coups), il arbore dans un langage très cru le quotidien des malfrats et des gangs.

Autant dire qu'à cette époque, les anciens lecteurs de Docteur Justice, épris de combats dans lesquels le  faible gagne contre le fort en utilisant la force de l'adversaire commencent à comprendre que face à des grands gaillards déterminés et fort en gueule comme ces malfrats des quartiers chauds, la planchette japonaise ne va pas suffire !!

L'un des titres de cet album, "Body Count", va être le déclencheur d'une nouvelle orientation musicale pour Ice-T. Il mêle en effet au rap lourd de la côte Ouest du heavy metal saturé de guitares électriques et de batterie. Un mélange détonnant qui l'amène à lancer avec son complice Ernie C. un nouveau groupe, nommé tout simplement "Body Count".
Impression de puissance et de violence confirmée dès le premier album de cette nouvelle formation d'Ice-T : titré "Cop Killer" ("Tueur de flic"), il  entraînera un véritable scandale en raison de ses paroles virulentes envers les forces de l'ordre américaines. Les esprits sont si échauffés que l'on accuse le groupe à chaque échauffourée entre les gangs et la police. A L.A., l'ambiance est électrique, tant et si bien que l'album est retiré de la vente, et sera réédité dans une version expurgée de la chanson "Cop Killer", et sous un nouveau titre (simplement "Body Count")
La réputation de gangster d'Ice-T n'est dès lors plus à faire (même s'il n'a jamais eu affaire à la police). Parallèlement à une carrière d'acteur en plein essor, Ice-T poursuit la carrière du groupe Body Count, puisque ce dernier publie "Born Dead" en 1994 et "Last days : Violent Demise" en 1997, ainsi que ses projets solos (Home invasion en 1993; VI - Return of the Real en 1996 et The Seventh Deadly Sin en 1999).

"Last Days" contient une de ces chansons coup de poing dont le groupe a le secret, et qui contient une leçon chère à nos cœurs de jeunes apprentis en self protection. Sobrement intitulée "You're F***ing with BC" ("tu cherches la merde à Body Count"), elle pose la question que tout un chacun devrait se poser "Do you know who you're f***ing with ?". "Est-ce que tu sais avec qui tu cherches les ennuis" (traduction polie).
La réponse est évidemment bien sentie, à base de membres de gangs carburant au crack, toujours armés et de refusant pas une petite explication à base de 9mm quand l'occasion se présente.

La rubrique Faits Divers des journaux regorgent d'histoire de gens qui n'ont pas su contenir leur Ego et se ont fait abusés par les apparences : "il retourne à sa voiture, prend un fusil de chasse et tire sur sa victime", "Rejoins par sa bande, il roue de coup son interlocuteur", "Ancien boxeur, il fracture la mâchoire d'un homme qui tente de s'interposer", "Particulièrement saoul, l'homme se sert de sa voiture comme bélier pour blesser le nouveau petit ami de son ex-compagne", etc.
Vous l'aurez compris : ne vous laissez pas abuser par les apparences, vous ne savez jamais à qui vous avez affaire, et tenez vous prêt à toute éventualité. Et si la lecture de ce conseil ne vous suffit pas, une petite écoute d'un des albums de Body Count devrait vous faire un traitement de choc !
http://pasmalpasnormal.over-blog.com/article-36479734.html






Portrait
ICE T. Ce rappeur, né Tracey Marrow, revendique son passé de truand et de maquereau, aime le luxe et joue le rôle d'un SDF dans «Que la chasse commence», qui sort demain. Un gangster racheté par le rap.
1 août 1995
Par RIGOULET Laurent
Ce mec est tombé des pages d'une série noire. Dans la cour du

collège, il en récitait à la volée les passages fleuris aux mômes de South Central, bas quartier des émeutes de Los Angeles. Pour cette assistance captive, le jeune cabot chiquait déjà au criminel, pose assassine, langue bien pendue, regard en meurtrière. Bien avant d'endosser la défroque d'Ice T, rapper-acteur controversé que George Bush traitait de «malade» et que le FBI avait porté aux premiers rangs de la liste des ennemis intérieurs en réponse aux paroles de «Tueur de flic» («Crève, sale porc, crève»), Tracey Marrow voyait sa vie en noir: dans son petit monde fantasmé, il était Iceberg Slim, un personnage frappé des polars de Donald Goines, écrivain du ghetto des années 70, maquereau-truand-junkie qu'on surnommait le Chien jaune et qui s'est fait dessouder à 37 ans. Tracey Marrow doit au romancier de Detroit son nom d'artiste milliardaire ­ «Les potes me disaient: "Allez T refais nous Ice un petit coup!» ­ et un vaste pan de sa destinée: «Après avoir fait toutes les saloperies possibles. Je me suis dit: Putain, ce mec était un gangster, un maquereau. Comme moi. Et il s'est fait connaître en le racontant. De ce jour, je n'ai pensé qu'à utiliser mon passé pour réussir. Je ne me considérais pas comme un écrivain mais j'étais le roi des baratineurs. En taule, les mecs me poussaient toujours à essayer le rap: Allez Ice, lance-toi, laisse tomber les conneries!»
Il en a fait. Un paquet. Et s'anime toujours à les évoquer, assis tendu, cintré dans sa tenue guerrière, à l'arrière d'un bus où ses potes font un joyeux bordel en écoutant NTM. «Je n'ai jamais été attiré par la violence, dit-il. Mais j'aimais le frisson du crime. Le "rush, la poussée d'adrénaline. Plus excitant que le butin. J'aime raconter ça dans mes textes, me glisser dans la tête des psychopathes, des criminels et des opprimés pour démonter la mécanique.»
C'est à Newark, poche de misère du New Jersey, qu'Ice T a appris à tutoyer la zone. Il l'a retrouvée à Los Angeles où il a débarqué chez sa tante à la mort de ses parents. «Elle s'occupait de moi par devoir et le faisait bien sentir. J'ai commencé à fréquenter les voyous du coin et j'ai fait mon chemin.» Il a commencé par prendre son baluchon à 17 ans pour voler des auto-radios et vivotait d'une pension de 1.000 francs dans un trou à rats. Quelques années plus tard, il vivait en toute illégalité sur un très grand pied: «On roulait en Mercedes, fanfaronne-t-il, on prenait des suites dans les meilleurs hôtels de Beverley Hills, on s'habillait Gucci, on s'équipait Vuitton, on s'invitait chez Stallone. J'avais toujours pensé que je trouverais ma place dans les hauts quartiers d'Hollywood.»
Ice T n'a jamais abandonné le luxe et la violence. Il vit aujourd'hui dans une somptueuse villa sur les hauteurs de Los Angeles. Entre les murs blancs et le mobilier noir, il fait tenir ses trésors troublants de porte-voix du ghetto: la statue de guerrier qui trône à l'entrée, les disques d'or, la réplique miniature d'Hannibal Lecter, fameux serial killer du Silence des agneaux. Dans un coin, il garde une belle collection de flingues. Sa compagne sort rarement sans son Smith et Wesson pour lady. Et lui reste armé le plus souvent. Il n'oublie pas que Donald Goines, son modèle, s'est fait rattrapper par son existence de truand au moment même où il pensait lui avoir tourné le dos: «Je n'ai pas peur de retourner dans le ghetto. Les mômes me disent: Ice, t'as les foies. S'ils savaient ce que j'ai vécu, ils se pisseraient dessus. Je suis le seul de ma bande à m'en être sorti. Les autres sont morts. Ou en prison. J'étais le seul à ne pas me défoncer. Ça aide. J'ai pensé qu'il était temps de changer de voie quand tout s'est écroulé autour de moi. Plus d'entourage, plus personne pour m'entraîner.»
Il dit qu'il a de la chance d'être en vie. Que c'est par chance aussi qu'il n'a pas tué: «Le mec que j'attendais tranquillement avec un flingue sur mon canapé a eu la bonne idée de ne pas se pointer ce jour-là.» Il écrit ces jours-ci le script de sa vie et jure qu'il se fera un plaisir de ne rien laisser dans l'ombre, de raconter comment il kidnappait les trafiquants de drogue d'une bande adverse pour toucher d'énormes rançons («Ils étaient mal placés pour téléphoner aux flics»), comment il défonçait les supermarchés en voiture, comment il jouait les maquereaux. «On va encore me dire que je glorifie cette existence. Je m'en tape. A la fin du film mes personnages seront morts, emprisonnés ou condamnés à mort. Si après ça, on refuse toujours de comprendre que je n'appelle pas au crime mais que je veux montrer l'Amérique telle que je la connais, qu'est-ce que j'y peux? Aujourd'hui, les Noirs décident de ce qu'ils ont à dire. Grâce au rap et à des films comme Menace II Society, le monde peut porter un regard clair et compatissant sur ce que vit notre communauté. Mais ma musique, je la fais pour pointer ce qu'il y a d'humain dans l'univers de la rue.»
Au plus chaud de la controverse déchaînée par «Tueur de Flic» en 1992, Ice T lançait à un journaliste londonien: «Je suis le maire de l'Amérique, je divise le pays en deux et qui dit que je n'ai pas la majorité?» Il parle à tout bout de champ, vient de signer pour un talk-show à la télé anglaise, donne des conférences dans les universités en citant Martin Luther King pour attaquer de front le racisme, parler du sida, des homeless et «combattre la désintégration de la protection sociale». Sa rage et son humanisme ne le mènent toutefois pas très loin dans l'engagement politique. Il n'a pas voté pour les présidentielles et l'explique toujours par la même pirouette: «Si Dieu avait voulu que l'on vote, il nous aurait donné des candidats à soutenir.» Il a beau s'interroger à voix haute devant les interviewers du monde entier qui le questionnent sur le «marketing de la violence» ou sur ses accès de misogynie, il avoue qu'il ne se départira jamais de sa désillusion. «Quand j'étais maquereau, j'avais une vue imprenable sur la nature humaine. J'étais impressionné par ce que les mecs sont capables de faire pour toucher un cul. Moi, si on me payait pour baiser, je serais la plus grande pute du monde. D'ailleurs qu'est-ce que je fais d'autre aujourd'hui? S'il faut danser nu pour avoir du blé, je le ferai. Je veux une maison sur chaque plage du monde».
Ice T en 5 dates 1957. Année présumée de la naissance de Tracey Marrow, qui entretient le mystère sur son âge.
1991. Gros succès avec l'album de rap Original Gangster et un premier rôle dans le film New Jack City de Mario Van Peebles.
1992. Forme son groupe de rock metal Bodycount. Cédant à la pression du gouvernement et des syndicats de police, la maison de disques Warner retire la chanson Cop Killer de l'album.
1993. Rupture de contrat avec Warner. Nouvel album, Home Invasion, chez Priority.
1995. Tournée des festivals avec Bodycount, sortie du film.
http://www.liberation.fr/portrait/0101151667-ice-t-ce-rappeur-ne-tracey-marrow-revendique-son-passe-de-truand-et-de-maquereau-aime-le-luxe-et-joue-le-role-d-un-sdf-dans-que-la-chasse-commence-qui-sort-demain-un-gangster-rachete-par-le-rap







 jeudi 30 juillet 2009 
Ice-T (né Tracy Morrow) a prouvé qu'il était une des stars du Hip Hop les plus distinctes et intelligentes, si bien que se fut pour lui un de ses plus gros échecs.

Ice-T (né Tracy Morrow) a prouvé qu'il était une des stars du Hip Hop les plus distinctes et  intelligentes, si bien que se fut pour lui un de ses plus gros échecs. A son apogée, le rappeur a écrit quelques uns des plus beaux portraits de la vie du ghetto et des gangsters, si bien qu'il a produit quelques uns des meilleurs commentaires sociaux Hip Hop. Comme il le fit souvent, il pouvait combiner sexisme et violence gratuite, même quand ses rimes étaient ingénieuses et saisissantes. Ses meilleurs enregistrements ont toujours été fait avec de grands collaborateurs comme The Bomb Squad ou Jello Biafra. Avec sa musique, Ice-T a fait des efforts intentionnels pour gagner une vaste audience des jeunes adolescents blancs comme ses fréquentes excursions dans sa bande de Heavy Metal, Body Count, le prouvent. Á chaque fois, il s'est heurté à un barrage constant de critiques et de controverses pour devenir une figure respecté pas seulement de la presse musique mais aussi des médias généraux.

Bien qu'il fut un des leaders du Hip Hop californien dans les années 80, Ice-T est né à Newark, NJ. Quand il était enfant, il déménageât de son Newark natal pour la Californie après que ses parents ne meurent dans un accident de la route. Pendant qu'il était au lycée de Crenshaw dans le South Central de Los Angeles, il est devenu obsédé par le Rap. Ice-T tient son nom de Iceberg Slim, un truand qui a écrit des nouvelles et des poésies. Ice-T avait l'habitude de mémoriser des lignes de ses poésies, les récitants à ses amis et ses camarades de classe. Après avoir quitté le lycée, il a enregistré quelques médiocres singles aux début des années 80. Il est aussi apparu sur les B.O. des films Hip Hop à petits budgets Rappin', Breakin', et Breakin' II: Electric Boogaloo et a essayé de commercer sa carrière.

Ice-T a finalement décroché en 1987 un deal avec un grand label, Sire Records, qui sortiront son premier album, Rhyme Pays. Sur ce disque, il fut appuyé par DJ Aladdin et le producteur Afrika Islam, qui l'ont aide a créer le roulement, les beats ménagés et les samples qui fournissent le fond des rimes des rappeurs charismatiques ; l'album deviendra disque d'or. Cette même année, il fera la chanson du générique de Colors de Dennis Hopper, un film sur la vie dans les quartiers pauvres de Los Angeles. La chanson, aussi appelée Colors, était plus forte et plus incisive que tout ce qu'il avait publié avant, tant au niveau des paroles que de la musique. En 1988, Ice-T forme sa propre label, Rhyme Syndicate (subdivision de Sire/Warner) et sort Power. Power était un disque plus assuré et impressionnant, lui rapportant de meilleures critiques et son second disque d'or. Publié en 1989, The Iceberg / Freedom of Speech ... Just Watch What You Say l'établit comme vrai superstar du Hip Hop en mêlant une excellente musique caustique avec d'intelligents commentaires politiques féroces, spécialement à propos de la censure sur le Hip Hop.

Deux ans plus tard, Ice-T commença une carrière d'acteur, se posant sur le film New Jack City ; il a aussi enregistré New Jack Hustler pour le film et ce morceau deviendra une pièce maîtresse de son album sortit en 1991, O.G. : Original Gangsta, qui est son plus gros succès en date. Figure aussi sur l'album un morceau Metal appelé Body Count  enregistré avec sa bande du même nom. Il les a ensuite amené avec lui en tournée l'été suivant. La tournée provoqua une augmentation de la demande de la part de fans d'autres genres musicaux et aussi de la part des adolescents de classe moyenne. L'année suivante, le rappeur décidât de faire entièrement un album avec sa bande, aussi appelé Body Count.

Body Count deviendra un tournant dans la carrière de Ice-T. Avec le morceau Cop Killer, sur lequel il expose son point de vue sur une affaire d'un policier meurtrier, le disque embrasa une controverse nationale ; engendrer par le NRA et les groupes activistes policiers. Time-Warner Records ont d'abord défendu Ice-T puis il refusèrent de sortir son nouvel album, Home Invasion, soi-disant à cause de sa pochette. Ice-T et le label se séparèrent à la fin de l'année. Home Invasion fut publié chez Priority Records au printemps 1993 pour relancer les critiques et les ventes. Quelque part en chemin, Ice-T commença à perdre beaucoup de son audience Hip Hop et plut ensuite principalement aux adolescents blancs des banlieues. En 1994, il écrivît un livre et publia son second album avec Body Count, Born Dead qui échoua dans son but de soulever une polémique comme le fît le premier album. Néanmoins, Body Count marchait bien dans les clubs et Ice-T continua les tournées avec sa bande. Á l'été 1996, Ice-T publia son premier album rap depuis 1993, Return of the Real. L'album fut accueillît par des mixs révisés mais n'obtînt pas le succès attendu. Le septième album, Deadly Sin, suivit en 1999. Un Greatest Hits fut ensuite publié en 2000.
http://westsidaz.pagesperso-orange.fr/icet.shtml






Ice-T (de son vrai nom Tracy Lauren Marrow) est un rappeur et acteur américain né le 16 février 1958 à Newark, au New Jersey.

Biographie
Histoire
Sa mère meurt d'une crise cardiaque alors qu'il n'a que 10 mois et quatre ans plus tard, il perd également son père qui succombe lui aussi à une crise cardiaque. Il est alors recueilli par de la famille résidant à Los Angeles en Californie.
Il pratique le breakdance au sein du groupe West Coast Locksmiths. Durant son adolescence passée à l'école secondaire de Crenshaw dans le quartier de South Central, il commence à s'intéresser au rap et également à s'associer aux affaires des gangs locaux (il rejoint le gang des Bloods). C'est à ce moment-là qu'inspiré par Iceberg Slim (un truand auteur de livres et de poèmes) il se donne le surnom d'Ice-T.
Après avoir été quelques années militaire au sein de la 25e division d'infanterie, et après quelques tentatives infructueuses de promotion de la danse hip-hop, il décide au début des années 1980, sur les conseils de son entourage, d'enregistrer ses premiers singles. Il se fera connaître dans les environs de Los Angeles en tournant avec des artistes tels que Afrika Islam ou les New York City Spinmasters, et commencera à s'imposer comme un personnage important dans le milieu du rap West Coast.
Carrière
Musicale
En 1984, il débute une carrière d'acteur avec le film Breakin', film où il apparait également sur la bande originale avec le titre Reckless d'Ice T & Chris 'The Glove' Taylor.
Mais c'est réellement en 1987 que la carrière musicale d'Ice-T prend de l'ampleur. Il signe alors un contrat avec le label Sire Records avec lequel il sortira son premier album, Rhyme Pays, qui sera un véritable succès. Il fait dès lors partie des pionniers du gangsta rap.
Un an plus tard, Ice-T fonde son propre label, le Rhyme Syndicate et publie son second album : Power. En 1989, il sort son troisième album The Iceberg / Freedom of Speech dans lequel il dénonce la censure dans le monde de la musique (notamment l'association Parents Music Resource Center).
Ice-T publie, en 1991, son quatrième album, Original Gangster, qui marquera sans doute l'apogée de sa carrière. Outre le succès du titre New Jack Hustler, un autre morceau, Body Count, va être le déclencheur d'une nouvelle orientation musicale pour Ice-T.
Le succès de ce titre de rap metal, enregistré avec des musiciens qu'il connaît bien de son école secondaire va lui ouvrir la route vers un projet parallèle, avec ce groupe qu'il baptisera Body Count.
Ce groupe sort d'ailleurs son premier opus cette même année, avec l'album Cop Killer (« tueur de flic »), qui entraînera un véritable scandale en raison des paroles virulentes envers les forces de l'ordre américaines. Les forces de l'ordre eurent donc l'ordre de saisir tout album comportant le hit "Cop Killer" et brûler ces milliers d'albums. Ice-T devra rompre son contrat avec la Warner pour ressortir une version censurée de cet album en 1992, avec le nom de Body Count.
En 1993, ils participe à la B.O. du film Judgment Night en duo avec le groupe de thrash metal Slayer. À partir de ce moment-là, Ice-T va multiplier les apparitions cinématographiques, tout en gardant un pied dans la musique, puisqu'il enregistrera Home invasion en 1993; VI - Return of the Real en 1996 et The Seventh Deadly Sin en 1999. Ces albums ne connaîtront en revanche qu'un succès mitigé par rapport à Original Gangster.
Ice-T continue également sa carrière avec le groupe Body Count, puisque ces derniers publient Born Dead en 1994 et Last days : Violent Demise en 1997. En 2006, il sort avec Body Count un quatrième album, Murder 4 Hire, neuf ans après la sortie du troisième opus, et revient sur le devant de la scène rap avec un album solo sorti dans la foulée : Gangsta Rap.
En 2008, il sort "Ayaya" avec Filthee et Grand Master Caz et devient le générique du PPV de la TNA, Hard Justice.
Cinématographique
Ice-T a joué dans une cinquantaine de films, dont New Jack City, Johnny Mnemonic, Que la chasse commence, Destination : Graceland ou Christmas. Il a par ailleurs joué dans la série Players, les maîtres du jeu, et tient actuellement le rôle du policier Odafin Tutuola dans la série New York unité spéciale.
Discographie
Solo
    •    Rhyme Pays (1987)
    •    Power (1988)
    •    The Iceberg / Freedom of Speech (1989)
    •    Original Gangster (1991)
    •    Home Invasion (1993)
    •    VI - Return of the Real (1996)
    •    The Seventh Deadly Sin (1999)
    •    Greatest hits : The evidence (compilation, 2000)
    •    Gangsta rap (2006)
Avec Body Count
    •    Body Count (1992)
    •    Born Dead (1994)
    •    Violent Demise : the last days (1997)
    •    Murder for Hire (2006)
Collaborations
    •    Avec Black Sabbath : sur le morceau The Illusion of Power, dans Forbidden.
    •    Avec Motörhead : sur le morceau Born To Raise Hell, notamment avec Whitfield Crane, tiré de l'album Bastards
    •    Avec Six Feet Under : sur le morceau One Bullet Left, dans True Carnage.
    •    Avec Slayer : sur 3 reprises de The Exploited, dans la BO du film Le Jugement de la nuit.
    •    Avec 187(Big B): plusieurs morceaux sur l'album Furious
    •    Avec Icepick : sur le morceau "Real Recognizes Real", dans Violent Epiphany (album), avec les plus grands noms du Punk Hardcore








Ice-T : ses confessions intimes

Zoom

Ice-T se raconte dans une autobiographie à paraître le 15 novembre prochain, « Mémoire de ma vie de gangster et de ma rédemption, de South Central à Hollywood ».
vant d'être connu pour son rôle de l'inspecteur Fin dans la série policière New York Unité Spéciale, Ice-T a été l'un des précurseurs du rap West Coast dans les années 80. C'est avec ses mots à lui qu'il a décidé de se raconter dans un livre, « Mémoire de ma vie de gangster et de ma rédemption, de South Central à Hollywood ».
Dans cet ouvrage, la star revient sur son enfance. Né dans le New Jersey, il perd sa mère puis son père à quatre ans d'intervalles. Il a 12 ans et est alors envoyé chez sa tante, qu'il ne connaissait que peu, à Los Angeles, une ville où il n'avait jamais mis les pieds. De là, il va connaître les petits larcins, la survie dans un milieu urbain où les gangs émergent. C'était avant les émeutes de 1992.
Il n'aime pas son quotidien, part de chez sa tante pour vivre seul. Lorsque sa petite amie de l'époque tombe enceinte, il décide de s'engager dans l'armée pour subvenir à leurs besoins. A son retour plus rien n'était pareil. En quatre ans, la ville avait évolué. « Quand j'ai touché terre, à South Central, j'ai à peine reconnu mon quartier, écrit Ice-T. J'ai demandé à mes potes et ils m'ont expliqué le truc : les bandes avaient pris de plus en plus d'importance. [...] La vie quotidienne, c'était les meurtres, les représailles, et à nouveau les meurtres. »
Pour survivre, Ice-T se met à organiser des vols, jamais armés. La musique fait toujours partie de sa vie, mais c'est un accident de voiture va changer le cours de sa vie. « L'immobilité m'a donné le temps de penser, de réfléchir sur ma situation. [...] J'ai eu cette sensation écrasante : Espèce d'abruti, tout ça c'était ta vie, et vraiment, essaye d'être honnête avec toi-même : t'as rien branlé ! »
De là, Ice-T a pris plus souvent le micro, et le succès fut au rendez-vous. Avec ses textes précis et vrais, il a été à l'origine du mouvement gangsta rap, même s'il s'en défend dans son ouvrage. Dès lors, un tout nouvel univers s'est ouvert à lui.
« Mémoire de ma vie de gangster et de ma rédemption, de South Central à Hollywood » (éd. G3J) sort le 15 novembre et est déjà disponible en précommande.
 Cover Media
http://www.bluewin.ch/fr/index.php/1750,691085/Ice_T___ses_confessions_intimes/fr/people/covermedia/






Ice-T: Le rappeur s'apprête à publier son autobiographie



Ice-T: Le rappeur s'apprête à publier son autobiographie
Alors qu'il est présent sur la chaine E! Entertainment pour son émission, Ice-T aime Coco, le rappeur de South Central publiera son autobiographie mi-novembre. Il semblerait qu'Ice-T ait eu plusieurs vies. Rappeur dans les années 90, acteur dans les années 2000 et aujourd'hui, star de la télé-réalité aux côtés de sa femme, Coco Austin. Mais il n'en reste pas moins la légende du rap de Los Angeles que l'on connait. Et c'est d'ailleurs cette vie-là, ses débuts qu'il raconte dans une autobiographie qui paraitra le 15 novembre aux éditions G3J.Dans Body count, Ice-T revient sur son enfance, la mort de ses parents (sur laquelle il fait d'ailleurs toute la lumière tant le sujet a été abordé et déformé au cours du temps), mais il revient également sur ses débuts dans le rap, sa vie avec celle qui est devenue sa femme, Coco Austin mais également une part de lui que l'on connait moins: sa vie de père. Père d'un garçon et d'une fille, le rappeur explique comment il a tenté de les élever au mieux. Le rap bien sûr est également présent, tout comme la carrière du rappeur, qui dure depuis plus de 20 ans déjà. De ses débuts au tournant qu'à pris sa carrière, s'orientant vers la télévision, Ice-T revient sur tout, sans fard. Body Count, Mémoires de ma vie de Gangster et de ma Rédemption de South Central à Hollywood, paraîtra le 15 novembre aux éditions G3J.  


http://www.skynet.be/lili-fr/people/actu/925537/ice-rappeur-apprete-publier-son-autobiographie





29/11/2012
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