Alain YVER

Alain YVER

JAVA

JAVA




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AU BISTROT
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http://www.youtube.com/watch?v=plLgDMslgwo

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LABEL DU GROUPE
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FAN CLUB
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DISCOGRAPHIE COMPLETE
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La musique est le refuge des âmes ulcérées par le bonheur.
Java – Maudit Français : l’interview
Publié le 17 mars 2009 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi |

 Interviews

C’est le 27 avril prochain que Java reviendra dans les bacs avec son troisième album Maudit Français. L’occasion de rencontrer une nouvelle fois l’inénarrable chanteur R.wan et le bassiste du groupe Pépouse pour une discussion portée en grande partie sur l’utilisation du folklore dans la chanson française, mais aussi notre manque d’ouverture aux autres.
Comment vous est venue l’inspiration de cette pochette si particulière ? 
Java est un vrai groupe. Avec tout le positif, comme la force que l’on a en concert, mais aussi le négatif qui est qu’il n’y a pas de chef. De temps en temps, quelqu’un arrive à se hisser au-dessus en essayant de diminuer les autres, mais ça ne reste jamais longtemps en place. La pochette c’est le batteur qui l’a faite. Au moins, c’est un parti pris, il n’y a pas de concession. De toute manière dans Java, on n’arrive pas à faire un truc qui soit tiède.
Comment se passent justement les prises de décision au sein du groupe ? 
On est quand même obligé de faire des compromis sinon on n’aurait pas fait un groupe. On a en plus des gouts très différents, mais lorsqu’on arrive sur scène on a vraiment un truc qu’on ne retrouvera nulle part.
Comment tu choisis tes textes justement, en fonction de tes albums solos ou des albums pour Java ? 
Pour les albums solos, je fais ce que je veux, c’est moi le chef. Dans Java les autres peuvent donner leur avis sur les textes. En même temps ils sont très critiques, mais ne proposent jamais rien (rires).
Et en musique tu proposes des trucs ? 
Ouais, ouais, c’est un peu moi qui compose les morceaux ! (rires) Non mais bien sûr, le groupe n’est pas du tout cloisonné, c’est un bordel. C’est ce qui fait qu’artistiquement le projet de Java a bien fonctionné. Le groupe répond bien à plusieurs questionnements que certains autres groupes peuvent avoir, comme le fait de chanter en Français. On a fait un projet qui était au départ complètement spontané et instinctif et ça a marché.
Où se situe l’identité de la musique du groupe aujourd’hui ? 
On essaye de faire une musique qui corresponde à notre époque, en ayant fait des recherches sur le passé, car c’est important au sein de la mondialisation de ne pas se noyer dans quelque chose de vide et d’avoir nos racines qui sont là pour nous asseoir et pour nous ouvrir sur l’extérieur. On est comme un groupe de rock, sans utiliser les instruments du rock puisqu’on a remplacé la guitare par un accordéon. Et on chante en Français, une langue qui est quand même assez contraignante.
Vous n’aviez pas envie d’aller vers d’autres styles ? 
Non ce sont les ingrédients de base. Cet album est quand même différent des autres. On fait de la musique qui doit marcher en concert, qui est assez instantanée et instinctive. Si on voulait faire de la vraie recherche musicale, ce serait dans le jazz ou des musiques plus savantes. Nous on a une recette de cuisine qu’on essaye de faire marcher, tout en étant un petit peu sophistiquée, comme grâce à l’emploi de rythmes ternaires.
C’est important que votre musique soit dansante ? 
Oui, qu’on retrouve les mêmes clichés musette récurrents, on s’en fout, autant y aller à fond. Mais il faut surtout qu’on arrive à faire des trucs dansants, c’est ce qu’il manque en France où l’on est super cérébraux. On a tourné avant de faire le disque et on a essayé de garder les morceaux que l’on puisse jouer sur scène, retrouver cette simplicité-là.
C’était la même démarche sur les albums précédents ? 
Non, sur le deuxième album pas du tout, il y avait plein de morceaux que l’on était incapable de jouer sur scène, c’était une autre recherche. Comme sur le premier album, il y a des morceaux qui sont très longs, avec énormément de texte. Sorti de France, les gens sont hermétiques à ça, comme on a eu la chance de jouer à l’étranger on s’en est aperçu. Les gens font attention à notre sonorité, il fallait donc simplifier et travailler la musicalité des mots. On a finalement une démarche intellectuelle pour sortir une chose qui est très instinctive.
Et pourquoi mêler autant le folklore français à votre musique ?
Parce que ça fait partie de notre identité. On s’en rend compte quand on va à l’étranger. Il nous manque un vivier où puiser tout ça. J’étais récemment en Bulgarie où il existe une chaine qui ne passe que des chants folkloriques. Alors bien sur c’est ringard, mais au moins on les connaît. On est traversés de manière extraordinaire de choses différentes en permanence qui nous enrichissent. Malgré les grands discours universalistes français et le nombre de productions de world music réalisées en France, on reste dans une sorte de snobisme à regarder tout ça de haut. C’est ce que disait Céline du Français : c’est un être intelligent qui est très malin, qui arrive à comprendre plein de choses, mais est incapable de vivre sa vie.
Parce qu’on ne connaît pas ses racines ? 
En effet, on a une population qui est de plus en plus cosmopolite, qui possède ses propres racines, et on est en train de faire une société à l’américaine, communautariste. Dans la musique, les blancs font du rock à l’anglaise, les noirs et les arabes vont faire du rap et chacun se sclérose dans son truc. Alors que tout le monde devrait être influencé par tout le monde. On vit ensemble, on devrait arriver à créer quelque chose de commun.
Tu reviens encore sur Paris dans cet album avec notamment une photographie d’une ville de bobos pas très attirante. 
C’est une ville que j’aime beaucoup, c’est pour ça que je suis assez dur avec. C’est une ville qui serait censée être un carrefour culturel, mais c’est au final une vieille dame qui est en retraite et qui vit sur ce qu’elle a fait avant, sur sa rente. Pourtant, Paris n’est pas Venise, ce n’est pas une ville morte, c’est une ville qui est vivante. Mais il manque quand même une sorte de vitalité, il existe une vraie uniformisation. Le ciment de cette ville c’était quand même ses clubs, ses cabarets, ses bars. Mais je ne suis pas nostalgique pour autant.
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Java - Hawaï
écrit par Loic, le 26/01/2003
Hawai

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Java, laissez-moi faire les présentations. Java est un groupe de rap-musette. Oui, vous avez bien lu, c'est du rap accompagné par de l'accordéon. Ne vous enfuyez pas, laissez-moi vous expliquer pourquoi il faut aimer Java. Tout d'abord, il n'est pas nécessaire d'adorer le rap ou la musette pour apprécier leur musique, je n'écoute moi-même aucun de ces deux styles. Tous les clichés habituels du rap français sont consciencieusement évités. Les paroles des chansons sont toutes de petites merveilles de poésie et d'humour, dignes des plus grands paroliers, et sont à elles seules le meilleur argument pour convaincre les plus sceptiques.
Mais Java sait également varier sa musique. Sur son album Hawaï, en plus de ses chefs-d'oeuvre classiques que sont Sex, accordéon et alcool, Pépètes, Dieu et Métro (dont les paroles sont presque entièrement composées de noms de stations, applaudissez la performance), quelques chansons sortent du lot de par leurs sonorités originales, comme le très jazzy Chihuahua, l'engagée le poil ou la parodique au banquet des chasseurs. Ces quelques chansons s'intercalent entre les autres, et cassent le rythme de l'album pour éviter à l'auditeur de rentrer dans un train-train créé par des compositions certes merveilleuses grâce à leurs paroles et au phrasé du chanteur, mais qui auraient pu lasser enchaînées les unes après les autres.
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, pour le prix d'un album, vous pourrez acquérir un coffret comprenant Hawaï et le live, Java sur Seine. Ce disque retranscrit parfaitement l'ambiance festive d'un concert de Java, et la communication bon enfant entre le groupe et le public, malgré le peu de chansons qu'il comporte. En effet, il ne compte que sept titres, dont deux inédits. Ainsi, on remarquera l'absence de deux titres phares de Java, Métro et Dieu. Cette absence est compensée par les deux inédits, Apocalypse et Chronique d'une toxine. Car si le premier est loin d'être la meilleure chanson de Java, le second n'a aucun mal à se situer dans le peloton de tête. Pas d'accordéon dans cette chanson, le chanteur n'est accompagné que par une batterie et un piano, ce qui donne une ambiance jazz, contrastant avec les paroles, racontant l'épopée d'une coulée d'urine des rues de Paris à l'Atlantique.
Mais le meilleur de ce disque est gardé pour la fin, avec une version originale de Sex, accordéon et alcool. Ce titre de près de 15 minutes, aux accents reggae, comprend de nouveaux couplets aux paroles toujours aussi merveilleuses, et ajoutant une touche d'engagement social et politique, ce qui pouvait manquer sur Hawaï, mais en gardant le ton humoristique de la chanson originale.
Un dernier point concernant Java : puisque vous êtes sur Internet, allez faire un tour sur le très bon www.javasite.net, où vous pourrez assouvir un fantasme que tout homme normalement constitué se doit d'avoir : latter un chihuahua (en référence à la chanson bien sûr). Amusez-vous bien.


http://musique.krinein.com/java-hawai-693.html







Sounds Mag’

Francais  Java - "Safari Croisière"
Java - "Safari Croisière"
lundi 16 février 2004


Les fans que nous sommes de Hawai, le premier album de Java, attendions avec impatience la sortie de cette petite suite à leur lyrico-poésie hilarante…
Mais voilà le problème. Nous n’avions pas encore pu écouter le premier titre de Safari Croisières que nos amis nous assénaient déjà avec leurs opinions personnelles sur le nouveau venu. « Ben tu verras… c’est pas mal mais bon. C’est moins drôle. C’est moins bien construit. C’est moins réfléchit… » ou alors le triste commentaire que redoute tant l’artiste : « Avec cet album, ils sont terminés, ça c’est sûr… ».
A-t-on été influencé ? Peut-être quand même assez pour oublier qu’il pèse sur les épaules de Java un lourd fardeau. Ces malheureux ont sorti un véritable chef d’œuvre avec Hawai et donc porté les exigences très, très haut. Voilà tout le problème. Ce n’est ni la fin de Java, ni un mauvais album, ni un album moins intelligent. Au risque de me faire traiter de gros con, ou pire, de mauvais critique (ça fait mal… ?), Safari Croisières c’est simplement Safari Croisières.
Aux ‘déçus’ je propose de faire une nouvelle écoute de ce deuxième album. Et soyez attentifs ! L’intro, « 6 sur 8 » est très bien foutue. Vous noterez d’ailleurs que c’est dès le début que Java nous présente les nouveaux instruments utilisés ici. Car Java se diversifie. Certes, le style reste caricaturable : une forme de rap-musette comique avec des petites envolées d’accordéon et de rimes… Mais sur les titres « Samba do Jerusalem », « Sacrifice chez les zombiles » et « La guerre » il y a du nouveau. Les deux premiers empruntent aux ambiances latines, avec percu et samba, tandis que le troisième voit des vocalises tintées Afrique se joindre à l’accordéon – de rigueur dans presque chacun des titres du groupe.
Quoi… ? Ca ne suffit pas ? Vous voulez des jeux de mots semblables à ceux de « Pépètes » (sur Hawaï)… et bien écoutez bien « Carte bleue » ou « La muse » ! Vous voulez rire comme sur « Dieu »… et bien écoutez « Cendrier » (un de mes titres favoris), « Trafic info » (hilarant dans sa parodie de FIP) ou encore « Ce s’ra tout » !!
Java n’a pas changé. Ils se sont juste lancé un défit de taille en sortant Hawaï… car comment procéder pour que les fans ne deviennent pas les juges d’une soi disant « baisse de qualité » après un bijou pareil…
Si vous êtes un de ces ‘déçus’ et que vous n’avez pas encore revendu votre album, alors réécoutez le…


Polo
http://www.soundsmag.org/+Java-Safari-Croisiere+






JAVA


Java nait en 1998 de la rencontre entre deux parisiens : le compositeur Fixi et l'auteur R.wan. Leur participation à différentes formations musicales les a conduits au même constat : en France, nous manquons de références folkloriques dans lesquelles puiser pour créer notre propre musique. Il nous faut chercher des racines ou en inventer. Fixi décide de se mettre à l'accordéon (il est clavier de formation). Il utilise aussi à la manière des rappeurs américains qui samplent des disques de saoul, de jazz, des échantillons trouvés sur de vieux vinyles de musette. R.wan effectue le même travail sur le langage en essayant de développer un univers singulier qui s'appuie sur le décor qui l'entoure : Paris. Ensemble, ils composent des chansons en mélangeant phrasé hip hop, accordéon, rythmes ternaires propres au musette, instruments du passé avec sonorités modernes. Ils élaborent leur cuisine en utilisant des ingrédients venus du rock, du rap, de la chanson française, de la musique africaine, de la musique électronique etc…
Bistrol Banto (batterie) et Pépouse Man (basse) rejoignent le groupe dès les premières maquettes. Java sort son premier album en 2000 : Hawai ; un live en 2001 : Java sur Seine et un deuxième album en 2003 : Safari croisière (réalisé en partie au Brésil). Durant 6 ans ils se produisent sans interruption dans les salles et les festivals de France et du monde. Ils se font ainsi connaitre en grande partie grâce à la qualité de leurs prestations scéniques.
En 2006, ils décident de faire un break mais n'arrêtent pas leurs collaborations pour autant. Ils s'associent avec le label Makasound qui produira les deux albums solo de R.wan (radio cortex 1 et 2). Bistrol Banto accompagne R.wan sur ce projet. Fixi, lui, continue de tourner avec Tony Allen et réalise l'album Paris Rockin' du chanteur jamaïcain Winston McAnuff (artiste produit par makasound). Le collectif est rejoint par K-Mille (producteur, multi-instrumentiste) et monte le Paris Rockin' tour ; tournée marathon qui mêle les trois projets : Radio Cortex , Winston McAnuff et Java.
En 2008, Java reprend le chemin des studios sous la houlette de K-Mille et réalise un nouvel album (mixé par Jean Lamoot): Maudit Français qui sortira en Avril 2009 toujours sur le label Makasound.


http://www.radioneo.org/artistes/biographie-java






Chronique de Hawaï


A l’aube de ce troisième millénaire, Java lance une formule inédite : du rap-musette. De l’accordéon avec le phrasé du hip-hop ? On imagine que l'idée a pu faire rire bon nombre d’incrédules. C’était sans compter sur le talent de cette formation janusienne, menée d’un coté par l’expérience et la foi inébranlable de François-Xavier Bossard (dit Fixi), accordéoniste et chef d’orchestre, et Erwan Seguillon (futur R-Wan en solo), auteur inspiré doté d’un sens inné de l’autodérision, qui n’a donc rien à perdre à part son courage. Au nez et à la barbe de ses détracteurs, Java relève le défi et signe, chez Sony, ce brillant premier album en 2000.

Assistés du contrebassiste Jérome Boivin et du batteur Alexis Bossard, qui resteront ensuite membres du groupe, les Java font appel à DJ Shalom (que l’on a pu entendre et voir à l’époque sur scène avec -M- puis Bumcello) et se présentent en enfonçant les portes avec une chanson-bélier « Sex accordéon et alcool », un hymne qui ferait passer (à tort) ces parisiens pour de simples faiseurs de trouble, trop arrosés. 

Le meilleur est à venir. Ces présentations font place à un flow de paroles réjouissantes, empruntant à la fois au Depardieu des grands jours (on notera une citation d’une réplique culte des Valseuses de Blier), au Brel des grands soirs (« Danser » et sa valse à trois temps) et à l’humour iconoclaste d’un Boris Vian. Il est vrai qu’Erwan Seguillon possède une gouaille et un flegme sardoniques à souhait. Les titres, qui s’enchainent sans temps mort, prennent pour cible les fainéants (« Et Dieu créa la flemme ») comme les usagés pressés du « Métro », sans oublier les femmes (« Le Poil », « Pépètes »). Heureusement, « Le Ramses » et ses clins d’œil appuyés à l’univers de Gainsbourg et un « Interlude » jazz manouche réservent de belles accalmies. 

Comme le prouve la pochette d’Hawaï, qui n’a rien d’une carte postale, ce premier album de Java est un coup de fouet stimulant, un coup d’essai transformé en succès « populaire » : ce que le duo Fixi et Erwan a justement souhaité à l’origine. Rapide et enjouée, cette java n’est pas bleue, elle est rouge, impertinente et a le poing levé contre la bêtise et la morosité. 



Anne Yen
http://www.music-story.com/java/hawai/critique



 

 

Interview

JAVA
maudite musique, maudites paroles, maudits français !
Date : 28/07/2009
Par : Jagunk

La soirée affichait complet depuis déjà quelques semaines et pour cause ! Après 6 ans sans un nouvel album, JAVA revient avec son nouvel opus : « Maudit Français ». Un mélange de Rap, Hip-Hop et de Musette, marque de son identité française. Nous ne pouvions rater ça. Rencontre aux Nuits de Fourvière avec R-Wan, chanteur de JAVA, pour en savoir un peu plus sur cet album…
R-Wan : Vous avez écouté notre dernier disque ?
ZYVA : Non, on ne l’a pas écouté, personne ne nous l’a envoyé !
R.W. : Ah… Et bien, ça va être un problème pour l’interview.
Z. : Non, on a l’habitude de faire l’interview sous forme de discussion. Votre dernier disque, tu peux nous en parler et on peut aussi parler d’autres choses. Si tu te fais chier, on arrête. Si nous, on se fait chier, on arrête. Tu vois ce que je veux dire… C’est une discussion tranquilou (rires). Donc on n’a pas pu écouté l’album mais tu vas nous en parler. Déjà, pourquoi le titre de l’album, « Maudits Français » ?
R.W. : Parce qu’il fallait l’écouter justement. Il fallait le télécharger.
Z. : Chez ZYVA, on télécharge peu. Ou alors pour découvrir et acheter l’album après, généralement. On est très attaché à l’objet, enfin pour la plupart d’entre nous.
R.W. : Donc vous ne connaissez pas du tout notre nouveau disque. C’est difficile de parler de la musique…
Z. : Mais pourquoi « Maudits Français » ? Est-ce qu’il y a une réelle explication ? Y a-t-il un rapport avec votre nouvel album ou avec ce que vous faisiez avant ?
R.W. : Dans notre album, il y a un morceau qui s’appelle Mots Dits Français. Des mots dits en français.
Z. : On a lu les paroles et tu finis par une reformulation de la Marseillaise.
R.W. : Non, ce ne sont pas les paroles, ce sont des explications que j’ai mises pour faire la présentation du disque sur notre myspace. Le morceau Mots Dits Français raconte une histoire assez humoristique sur les différences de langage entre la France et le Québec. Un français se rend au Québec et il lui arrive de nombreuses mésaventures car il ne comprend pas tout ce qu’on lui dit. Les Québécois utilisent beaucoup d’expressions qui peuvent avoir un double sens ; elles ont un sens pour eux mais un tout autre pour les français. Ce sont des expressions assez imagées. Le morceau raconte donc une histoire de quiproquo. Au cours de l’Histoire, le Québec a souhaité rester français et non pas devenir américain. Or la France ne l’a pas aidé et l’a laissé se faire coloniser. C’est pourquoi, depuis, les Québécois les appellent les maudits français. J’ai ensuite repris le principe du quiproquo évoqué dans la chanson, à partir de mots dits en français pour donner « Maudits Français ». Pour le titre de l’album, on a pris ce terme. Cela reprend donc la langue française que nous considérons un peu maudite. En France et dans la musique française, on trouve une sorte de malédiction. C’est un pays très centralisé dans lequel on a aligné tous les folklores. La France a colonisé d’autres pays mais s’est finalement auto colonisée. Je pense qu’aujourd’hui, il y a un nouveau folklore à inventer en puisant dans notre passé, dans notre histoire même si on la réinvente… Il ne faut pas copier une seule musique, il faut savoir s’ouvrir sur l’extérieur. En faisant cela, ta musique va pouvoir plaire, même à ceux qui ne la comprennent pas parce qu’ils ne parlent pas la même langue. Elle va leur plaire car ils vont voir qu’elle vient du cœur. Il faut savoir être personnel et original. Avec « Maudits Français », on travaille sur le folklore. Cela correspond au français car dès qu’on parle de français, il peut y avoir derrière un bon côté patriotique ou un mauvais côté nationaliste. Par exemple, quand tu vas au Brésil, les habitants sont fiers de leur nationalité. Ils sont fiers de dire qu’ils sont brésiliens. Ce n’est pas une espèce de nationalisme guerrier. Ils connaissent leur folklore et n’hésitent pas à le mélanger avec du Métal, du Rap…
« Il a une nouvelle façon de concevoir son identité musicale mais aussi son identité culturelle. Avec JAVA, on fait des références au passé. Non pas pour être réactionnaire, mais mélangées avec du Rap ou de la Musique Africaine, on obtient quelque chose de neuf, correspondant à notre époque. «
Z. : Tu as l’impression que quand on dit que l’on est Français, on se rattache trop au passé ?
R.W. : En France, le problème est que l’on a un passé assez glorieux, une histoire très longue, comme un vieux pays essoufflé. Certaines personnes s’accrochent à une idée de la France assez réactionnaire. Contrairement à cela, nous sommes dans un pays jeune, qui a la chance d’être l’un des plus métissés d’Europe. Il a une nouvelle façon de concevoir son identité musicale mais aussi son identité culturelle. Avec JAVA, on fait des références au passé. Non pas pour être réactionnaire, mais mélangées avec du Rap ou de la Musique Africaine, on obtient quelque chose de neuf, correspondant à notre époque.
En France, je pense également qu’il est difficile d’avoir un destin commun avec toutes les personnes d’origines différentes qui habitent ce pays. Cela me semble dû en partie au manque de perspectives et d’évènements qui rassemblent la population. La seule chose qui ait rassemblé les Français ces derniers temps, c’est le football. Ceci dit, je pense que cela reste assez superficiel. Lorsque l’on parle d’intégration, j’ai surtout l’impression que les personnes de notre gouvernement, comme Eric Besson, ministre de l’immigration, représentent en fait un pouvoir centralisé. Une vieille droite, une classe politique qui finalement se reproduit entre elle. Ce sont des individus qui ne sont pas du tout intégrés. Certes, ils revendiquent l’intégration mais ils ne sont pas intégrés dans le monde dans lequel on vit. Enfin… je suis parti loin quand même ! Mais pour en revenir à notre identité musicale, je ne me suis pas posé de question. C’est en faisant des interviews que j’y ai réfléchi réellement. Lorsque l’on a monté JAVA, on avait un manque.
Moi, j’avais des groupes de Reggae et des groupes de Rap. Puis, en faisant du Hip-Hop, je trouvais que l’on retombait toujours dans les mêmes clichés. Des clichés liés au ghetto… Dans le Reggae, c’était pareil. Il y avait toujours les mêmes clichés. Au départ, on avait des textes sur des versions Hip-Hop classiques et l’on s’apercevait que le texte perdait de sa saveur. On a donc essayé de personnaliser notre musique, ce qu’on pense être le plus important. Il fallait que l’on ressente une recherche dans notre habillage musical, ainsi qu’un travail sur le langage. Parler de l’endroit d’où l’on vient, de Paris, de son accent et utiliser l’argot.
Z. : Tu penses que petit à petit, on arrive à réaliser cette fusion entre les individus ? Que ce soit une fusion musicale ou culturelle.
R.W. : Les choses se font petit à petit. Pour moi, quand tu fais de la musique, tu as deux façons de faire. Soit tu fais de la musique pour tout péter, un truc rebelle et tu y vas à fond comme certains groupes de rock l’ont fait où comme NTM l’a fait. Soit tu essayes de créer un lien dans ta musique au cours de tes concerts. D’ailleurs c’est ça, faire un concert. C’est réunir les gens, créer un lien entre eux.
Z. : Je vais te donner un exemple, on a fait le Printemps de Bourges cette année. Nous sommes allés voir un groupe qui s’appelle Zone Libre, avec Casey et Hamé. C’était le premier groupe de la soirée et ils se sont fait huer par le public présent pour voir Médine, Rohff, etc.
R.W. : J’ai vu Médine en concert. C’était pas mal franchement, pas mal du tout.
Z. : Pour en revenir à ce que tu disais, cela ne m’a pas étonné mais en même temps ça m’a mis une claque.
R.W. : Mais… Le public avait quel âge ?
Z. : Il y avait pas mal de jeunes. Je suis d’accord avec toi, génération MTV, environ 15-20 ans…
R.W. : Ils sont un peu débiles à cet âge là. À l’adolescence…
« Au départ, le Rap était une musique rebelle. Comme tous les mouvements, il a été récupéré et revisité. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes écoutent du rap, mais ce n’est peut être pas de ce côté qu’il faut regarder pour voir ce qui va se passer au niveau musical. »
Z. : Oui c’est sûr. Mais ce seront les adultes de demain, est-ce qu’ils auront changer d’ici là ?
R.W. : Oui, je pense. Tout le monde peut changer. Tu étais comment toi à 15 ans ? Après oui, il y a beaucoup de stupidité mais il faut aussi voir ce qu’est devenu le Rap. Au départ, le Rap était une musique rebelle. Comme tous les mouvements, il a été récupéré et revisité. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes écoutent du rap, mais ce n’est peut être pas de ce côté qu’il faut regarder pour voir ce qui va se passer au niveau musical. Il y avait quoi comme groupes au Printemps de Bourges ?
Z. : Médine, Rhoff et Kery James.
R.W. : J’ai 35 ans aujourd’hui, donc j’ai réellement connu les débuts du rap. J’ai connu les « sound system », ce Reggae mixé par des DJs et c’est ce qui m’a donné envie de faire de la musique. À cette époque, le Rap était un petit enfant. Il était super créatif, disait tout et n’importe quoi, partait dans tous les sens… Il était naïf, magnifique. C’est également ce qui m’a donné envie. Ensuite, il y a eu la période NTM, IAM, etc. à la fin des années 90. Avec NTM, le rap est devenu un ado turbulent, qui se révolte. Comme un jeune adulte, il a un ton un peu guerrier. Il désire s’imposer. Ceci correspond à une réalité sociale. Aujourd’hui, je pense qu’il y a un problème avec l’immigration. Quand tu es noir avec un bac +5, tu vas quand même avoir des difficultés pour trouver du travail. Il y a une certaine forme de racisme. Elle est là, on ne peut pas l’ignorer. D’ailleurs certaines personnes la revendiquent. Le Rap véhicule ce message, cette réalité. Mais moi ce que j’attends du rap, c’est qu’il devienne un vrai adulte. Qu’il ait ce coté guerrier mais qu’il soit capable d’exprimer ses faiblesses. C’est d’ailleurs ce qui le rend plus fort. Le jour où les rappeurs arriveront à faire une belle chanson d’amour au milieu de chants rebelles, ils deviendront adultes. On trouve aussi autour du Rap une espèce de mode provenant des États-Unis, de l’influence des jeux vidéo ou de la télé. Il y a un fantasme autour de la banlieue, autour du rap construit par les Américains et repris en France. Il correspond à une réalité rêvée, comme montrer dans les clips de rap de grosses voitures, de belles filles sexy… C’est une espèce de fantasme, ce n’est pas la réalité.
« La solution pour rapprocher les peuples serait de trouver des valeurs communes, dans la musique ou dans la culture. D’avoir également plus de personnes issues de l’immigration au gouvernement. Il n’est pas normal qu’il n’y ait qu’une seule femme noire à l’Assemblée Nationale. »
En réalité, la misère est bien présente, elle est un peu partout mais personne n’en parle. Très peu de gens décrivent leur situation. Mais heureusement certains rappeurs sont en train de s’éloigner de ce fantasme américain et reviennent à la réalité. Kery James en fait partie. Des chanteurs comme lui revendiquent le fait qu’il y ait deux France. Ils insistent sur le fait qu’il y ait une réelle séparation. La solution pour rapprocher les peuples serait de trouver des valeurs communes, dans la musique ou dans la culture. D’avoir également plus de personnes issues de l’immigration au gouvernement. Il n’est pas normal qu’il n’y ait qu’une seule femme noire à l’Assemblée Nationale. Cela ne représente pas la France. On trouve également des chanteurs comme Zone Libre qui ont un discours très intellectuel. Au départ, le rap était un moyen d’éduquer les populations. Il provient des DJs jamaïcains qui se rendaient dans les campagnes, de ces fameux « sound system », puis ont suivi les bals populaires. Si l’on remonte au plus ancien, les troubadours servaient de relais d’informations politiques. Quand tu es musicien, au lieu de faire de grands discours, de nombreux passages médiatiques, il vaut mieux faire des concerts. Lorsque le Rap est devenu un phénomène important, au cours des années 90, les sorties d’albums étaient à leur apogée. Il se vendait énormément de disques. Les artistes sortaient des albums à tour de bras, mais on produisait aussi énormément de merdes. A cette époque, il existait une sorte d’ébullition autour des rappeurs. De nombreux petits jeunes, sortis de nulle part, se retrouvaient en tête des ventes à 20 ans, avec des propositions à 50 000 francs. Ceci suscitait beaucoup de jalousie. Il y avait trop d’envieux, trop de pensées négatives. Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles le rap n’a pas pu s’épanouir comme le rock. Les maisons de disques et la mauvaise gestion de l’argent en sont aussi responsables.
Z. : Ça ferait de bonnes chansons tout ça (rires)… On va terminer là. On pourrait en parler pendant des heures, ça c’est sûr…
Titre d’un artiste ou d’un groupe qui vous représenterait vous et/ou votre musique :
Serge Lama - Je Suis Malade
J’ai fait une reprise de Je Suis Malade version Reggae dans « Il est 5 h, Kingston s’éveille ». J’ai sorti 2 albums solos avec le label Makasound, label qui au départ produit du Reggae. On a également sorti deux compilations reprenant des chansons françaises en Reggae, par la scène Reggae française.


http://www.zyvamusic.com/java-nuits-de-fourviere-zyva-interview/






A l'occasion de la sortie de l'album « Maudits Français », rencontre avec le groupe parisien qui a créé le rap musette...
Par Florence Magnier  le Mercredi 13 Mai 2009

Le groupe Java
Leur premier album Hawaï, édité en 2000, avait enchanté les esgourdes des titis parisiens et de leurs cousins provinciaux. Le premier titre de l'opus introduisait les bases et allait bientôt devenir leur hymne officiel: « Java c'est pas de la menthe à l'eau, c'est du rock'n roll, c'est le vrai son parigot. La devise : sexe, accordéon et alcool ».

Depuis, l'eau (du pastis) a coulé sous les scènes et le CD fraîchement pressé « Maudits Français » a la carrure d'un caïd qui sait s'imposer. Même si l'humour décapant des textes d'Erwan Seguillon et l'accordéon de François-Xavier Bossard alias Fixi sont toujours présents, Java a grandi...
Rencontre avec les protagonistes.

Java est-il bel et bien de retour ?
Nous avions tous besoin de vivre autre chose, d'aller dans de nouvelles directions, d'exprimer des choix artistiques pas forcément compatibles avec l'esprit du groupe. Java, c'est une quête de sons, d'images mais avec des frontières floues. Il fallait rester au service de cet élément vivant, sans que cela devienne n'importe quoi et que chacun y trouve sa place sans frustrations. Après avoir quitté Sony en 2005, on a pu se ressourcer. Et il y a 18 mois, on a remis ça avec Makasound, un label artisanal à taille humaine, loin du marketing de masse...

Pourquoi ce titre, « Maudits Français » ?
Parce que c'est une vraie malédiction de faire un groupe de musique dansante avec des ingrédients qui ne sont pas fait pour ! Il est difficile de faire "groover" la langue française. D'ailleurs, il n'y pas d'équivalent au mot "groove" en français...
Il y un problème dans notre histoire musicale, un problème de rythme. En France, on est rationnel, on sépare toujours la tête et les pieds. C'est le pays de Descartes... Ce qui est bien pour l'esprit ne l'est pas forcément pour le corps. Or, pour nous qui faisons de la chanson française, le texte n'a son importance que s'il investit la musique pour la rendre dansante.
Alain Bashung disait : « Une chanson, on y vient pour la musique, on y reste pour le texte ». Il est là notre but.


Le groupe Java
Dans votre album, vous faites référence au cinéma d'Audiard, de Blier...
Oui, au réalisateur Joël Séria également. Parce que c'est un langage truculent, fleuri. Ces films sont français sans être franchouillards, uniques par leur culture du bon mot, des situations, de la bouffe... C'est l'art de vivre français sans le côté sclérosé. On n'est pas fier d'être français, on s'en fout. Mais cela nous offre un décor avec lequel on joue.

D'où la quête du "folklore", de racines musicales ?
Partout, tout le monde écoute la même soupe, ça finit par sonner un peu creux. Mais pour pouvoir donner autre chose, il faut un ancrage solide, sinon c'est une coquille vide. Aux USA, les rappeurs samplent les vieux disques de soul. En France, il y a la musette, mais pour cause d'étiquette "ringarde", ces vinyles ont disparu des étagères de nos salons. Alors pour faire une musique qui nous correspond, nous avons eu une démarche d'ethnologue, et cherché dans les bibliothèques ce qu'il allait devenir notre point de départ.

Vous avez même exporter vos concerts sur des scènes australiennes...
Il n'y a rien de mieux comme sensation que de jouer à l'étranger, de chanter en français hors des frontières ! Les gens viennent t'écouter et du même coup assimilent ta musique à ton monde. Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas ouvert au métissage mais juste que nous avons une racine vivante, non figée, qui nous ressemble. Après l'intention des morceaux passe naturellement...

Il y a toujours la verve, la bonne humeur et l'accordéon mais une note plus sombre s'est installée sur cet opus...
C'est normal, on est plus vieux... Le premier disque avait une spontanéité et une fraîcheur qu'on ne retrouvera plus. Celui-ci est plus mélancolique. Comme dans la vie, c'est un mélange de moments de bonheur et de moments tristes. Ca correspond à notre univers aussi, après tout, nous vivons à Paris. Cette ville a des parties sombres, grises. Comme dans les BD de Tardi. Et puis, c'est la crise !

La suite sur Teva.fr : Maudits Français : Java se marre... - Teva.fr http://www.teva.fr/actualite/274876-rock-francais-groupe-java-album-maudits-francais.html#ixzz2lwNaoOMH

http://www.teva.fr/actualite/274876-rock-francais-groupe-java-album-maudits-francais.html





La biographie de Java

Avec une devise pareille, « Sex, accordéon et alcool », le rap-musette de Java ne pouvait qu'enflammer les foules. Pour sûr, le cocktail sympathique et allumé de ce groupe haut en couleurs, ce n'est pas de la menthe à l'eau, mais un bon dosage plein d'humour et savoureux, entre textes malins, ambiances électro, contrebasse déchaînée et des airs d'accordéon complètement déjantés. Lino Ventura dirait que Java, « faut quand même admettre que c'est plutôt une boisson d'homme », mais les femmes aussi y trouvent leur compte, et pour finir, tout le monde se fend bien la poire à l'écoute des rimes tordantes et des jeux de mots bien arrosés de nos cinq parigots préférés. En effet, non seulement Java a su renouveler le rap et la musette, deux genres musicaux quelque peu éculés à trop avoir été caricaturés, mais Java a aussi beaucoup fait pour la condition de la femme, en réhabilitant…Le Poil ! C'est en 2000 que Erwan (chant), Alexis (batterie), Jérôme (contrebasse) et François Xavier dit Fixi (claviers et accordéon), quatre têtes de chien à la langue bien pendue et au rap bien musette, mettent leur tambouille musicale délirant au menu du jour en publiant un premier opus, « Hawaï » où l'on peut retrouver des morceaux d'anthologie comme « Le Poil » (toutes celles qui souffrent le martyre à coup d'épilation à la cire doivent ABSOLUMENT écouter cette chanson géniale !) et « Sex, accordéon et alcool » (avec une chouette référence aux « Valseuses » : « décontracté du gland » ça vous dit quelque chose ?!?). Après la sortie d'un live en 2001, « Java sur Seine », Java est de retour dans les bacs en 2003 avec un nouvel opus, « Safari Croisière ».

http://musique.ados.fr/Java.html





Java et les « mots dits français »
Mireille Bonhomme

.Le groupe rap-musette JAVA
.La musique rap et hip-hop prenant de plus en plus d’ampleur dans l’univers musical de la francophonie, certains groupes, comme le groupe acadien Radio Radio par exemple, s’approprient le genre en y ajoutant leur propre identité culturelle. Que ce soit dans sa prose ou dans le choix des échantillons de musique, le rap peut aujourd’hui s’apprêter à toutes les sauces et cultures et inspirer certains groupes à sortir de la mêlée. C’est le cas de Java, quatuor rap parisien dont la particularité réside dans leur désir de marier patrimoine folklorique français, tout spécialement l’accordéon et le bal-musette, à un son urbain et moderne. Un groupe festif et ludique dont le hip-hop et le folklore riment tantôt avec un humour à l’argot parisien coloré, tantôt avec une poésie mordante.
.Sexe, accordéon et alcool
Le groupe se forme en 1998 après la rencontre de R.Wan (Erwan Seguillon), rappeur et auteur, et Fixi (François-Xavier Bossard), accordéoniste et compositeur. Les deux artistes s’inquiètent alors de l’ampleur de plus en plus importante que prennent la culture américaine et même la mondialisation sur la musique française, et constatent par le même fait qu’il n’existe aucun groupe de rap français qui puise dans la musique traditionnelle du pays. De cette union naît Java, premier groupe « rap-musette » au monde! Leur devise « Sexe, accordéon et alcool », donne rapidement le ton!
Se joignent à eux, le contrebassiste Jérôme Boivin, dit Pépouseman, et le batteur Alexis Bossard, dit Bistol Banto. Le groupe prend son envol en se produisant sur scène presque sans relâche.
Leur premier album, Hawaï, sorti en 2000 et une performance remarquée au Festival des vieilles charrues de Carhaix l’année suivante, les consacrera comme figures montantes de la scène rap/hip-hop française et leur permettra d’enregistrer un deuxième album, Safari croisière, au Brésil en 2003.
.Maudit français
Mais il faudra attendre presque six ans pour le troisième album, Maudits français, dont la chanson-titre « Mots dits français », relate avec humour et ironie l’arrivée d’un Français au Québec en plein mois de novembre, essayant tant bien que mal de comprendre les mots et les expressions québécoises qui lui sont lancées dès son débarquement sur le sol montréalais.
Dépaysement total pour ce « maudit français », qui se fait servir une bière « avec Charlebois sur l’étiquette », alors qu’il aurait rêvé d’avoir « Gainsbourg sur son anisette ».  Une histoire de quiproquo amusante qui offre un regard plutôt ironique sur ce qui distingue les expressions québécoises des françaises.
Bien qu’un peu cinglante, la chanson se veut tout de même un hommage aux « cousins » du Québec. En effet, la bande à R.Wan semble prendre un malin plaisir à imiter l’accent et à débiter les expressions de la Belle Province. La pièce se termine d’ailleurs sur de belles paroles de Richard Desjardins, « quand j’aime une fois, j’aime pour toujours », belle déclaration d’amour de Java pour le Québec.
En espérant un quatrième album et une visite en terre québécoise pour bientôt. Gageons que ce ne sera pas en novembre!


http://pontransat.com/508/java-et-les-%C2%AB-mots-dits-francais-%C2%BB/






Concert Rap musette et chanson rock
Le chanteur de Java s'en vient

Publié le 27 mars 2012.

Belle gueule, gouaille d'enfer, le chanteur-rappeur R. wan, en concert à Roubaix, en jette indiscutablement. Au point qu'on se demande comment le business discographique ne lui a pas encore mis le grappin dessus. Peut-être la franchise du bonhomme est-elle dissuasive. « Tu fais qu'un encart sur moi, envoie-t-il d'entrée au journaliste, je vais pas te raconter ma vie ».
Rap et accordéon
Il la raconte quand même un peu. « J'ai eu la chance de grandir entouré de bouquins, dans une famille d'enseignants, en banlieue parisienne. » Mordu de dub et de hip-hop, R. wan devient le M.C de Java, groupe fondateur du rap-musette. « Le milieu hip-hop nous prenait pour des tocards, dit-il. Sauf qu'on a tourné jusqu'en Australie, et souvent été copiés. » Au bout de quatre albums, il reprend son indépendance. « On avait tous de gros egos, et puis je rêvais d'un projet différent. » Avec son nouvel album, Peau rouge, « du rock avec accordéon », R. wan se révèle digne fils de Vian, Gainsbourg et Renaud.
Antoine Pecquet

http://www.20minutes.fr/article/905293/chanteur-java-vient






Java est un groupe de musique parisien proposant un mélange rap-musette.


Genre musical


Le groupe propose un mélange musical original fondé sur un phrasé rap accompagné d'une musique de bal-musette à base d'accordéon. Les textes sont très riches en jeux de mots et en double sens. L'humeur du groupe peut se résumer à son hymne officiel :
« Java c'est pas de la menthe à l'eau,
Java c'est du rock'n roll,
Java c'est le vrai son parigot,
La devise : sexe, accordéon et alcool. »
Membres
    •    Chant : Erwan Seguillon alias R.wan (auteur-interprète)
    •    accordéon et claviers : François-Xavier Bossard alias Fixi
    •    contrebasse : Jérôme Boivin alias Pépouseman
    •    batterie : Alexis Bossard alias Bistrol Banto
Parcours
Le groupe se forme en 2000 et sort la même année Hawaï son premier album qui contient le single Pépettes. C'est par la scène que le groupe connaîtra son succès, notamment après un passage aux Vieilles Charrues en 2001. Le groupe sort son premier live Java Sur Seine l'année suivante.
En 2002 le groupe reprend Saucisson de cheval de Boby Lapointe sur l'album Boby Tutti-Frutti - L'hommage délicieux à Boby Lapointe de Lilicub.
Le groupe enregistre son deuxième album studio au Brésil. Safari Croisière parait ainsi en 2003, la chanson Samba do Jerusalem étant choisie comme single.
En 2006 Erwan Seguillon, auteur-interprète du groupe, sort un disque sous le nom de R-Wan. L'album se nomme Radio Cortex et contient notamment Lâche l'affaire, un remake de la chanson de Renaud Laisse Béton.
Fin 2006 le groupe part en tournée avec le chanteur de reggae Winston McAnuff et fait paraitre l'album Paris rockin. Le groupe continue ses tournées. En 2008, R.Wan sort Radio Cortex 2. Le plus récent album du groupe est paru le 27 avril 2009, précédé par une tournée australienne et française.
Le 7 septembre 2010, le groupe annonce qu'il entame une pause à durée indéterminée.
Discographie

2000 : Hawaï
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2001 : Java sur seine (album live)
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2003 : Safari Croisière (Sony)
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2009 : Maudits Français (Makasound/PIAS)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Java_%28groupe%29







Le rap musette rattrapé par la dégoulinante bien-pensance


3 février 2011 par Louis
Vous connaissez le légendaire groupe parisien de rap-musette Java ? Si ce n’est pas le cas allez acheter les albums Safari Croisière et Hawaii maintenant. VITE ! Mais surtout quoiqu’il arrive, N’ACHETEZ PAS leur dernier album Maudits Français à moins que vous aimiez la récup’ qui sent vraiment bien le réchauffé et surtout… le gauchisme. Vous m’avez bien lu, Java a sombré dans les limbes de la damnation éternelle en se vautrant dans des paroles d’un incommensurable politiquement correct. Exemple :
« [Je n’aime pas] ceux qui brandissent l’étendard,
Qui mettent des barbelés à leur bouclard »
Noooooooon ! Déjà on se sent mal.
« Car comme le dit Brassens
Y a que les cons qui sont fiers de venir de quelque part »
Attention ce n’est pas fini.
« Que tu sois d’Algérie, d’Auvergne ou de Zanzibar
Paname soulève sa jupe si t’as la classe de lâcher le pourboire »
Tout fan de Java non communiste pleure après avoir entendu ces paroles, c’est statistiquement prouvé. Bon alors de deux choses l’une : soit leurs précédents albums ont été jugé trop parisiano-franchouillards et ils ont décidé de mettre de l’eau dans leur vin pour montrer à la seigneurie médiatique qu’ils sont de gentils tolérants qui aiment l’Autre et ses richesses de mes couilles ; soit ils n’ont plus d’inspiration et tombent dans le panneau de l’époque, au lieu de tout simplement s’arrêter, ce qui vaudrait mille fois mieux qu’écrire des textes pour dire que les parisiennes doivent fricoter avec des Noirs de Zanzibar. Sur l’album il y a même une chanson entière dédiée aux gentils immigrés, « On », se voulant une sorte de poème un peu figuratif dénonçant le racisme à l’égard de « ceux qui veulent traverser nos frontières ». Le résultat est juste calamiteux, on dirait un poème écrit par une gamine de 14 ans. Dans un autre morceau, une allusion est faite au Front national, qui est un parti de vilains-pas-beaux. Passer de deux albums dont quasi chaque morceau était une bombe d’intelligence linguistique et de fun à des textes puant la démagogie néo-beauf sans-papiériste, ça fait très mal.
In Memoriam :


http://nocountryforwhitemen.wordpress.com/2011/02/03/le-rap-musette-rattrape-par-la-degoulinante-bien-pensance/





Auteur : Matt
(Publié le 03/01/2005)

Mêler Rock, musette et rap n'est pas chose aisée, et Java s'est imposée comme formation incontournable en la matière depuis leur apparition en l'an 2000. Etant donné le faible nombre de groupes officiant dans le domaine, les mauvaises langues pourront dire que le fait d'être hissé au rang de référence n'est qu'une piètre performance. Et pourtant, sans se cantonner au rock/rap/musette, de nombreux groupes français tentent de remettre au goût du jour certains instruments classiques associés à des styles passés comme l'accordéon notamment ou encore le violon, la contrebasse et les cuivres lourds. Alors l'attrait particulier que suscite Java, au nom déjà évocateur, doit puiser sa source ailleurs que dans son style musical particulier.

A l'écoute, la réponse ne sait pas fait attendre. D'abord dès le premier titre, les parisiens donnent le ton : "Java c'est pas de la menthe à l'eau, Java c'est du rock'n'roll, [...], la devise sex accordéon et alcool". Même si l'accordéon peut apparaître comme l'intrus de cette devise, il en est pourtant la clé de voûte : autour de l'instrument fétiche d'Yvette Horner, Java parle de sexe (un peu) et d'alcool (beaucoup). Bien sûr ce résumé est forcément réducteur, car loin d'être un groupe d'alcooliques anonymes dévergondés qui débite des textes d'avinés autour d'un accordéon, le combo tire en fait tout son intérêt de ses paroles bourrées (hips!) de jeux de mots bien vus et réjouissants.
A mi-chemin entre déclamation et phrasé rap, Erwann (parolier chanteur) délivre une forme de poésie linguistique acrobatique fondée sur le langage familier, en abordant des thèmes allant du poil ("Le poil") à une critique poétique de notre société égocentrique ("Mon monde"), en passant par un chihuaha ("Chihuahua"), une conversation avec Dieu ("Et Dieu créa la flemme"), ou encore par un moment de bravoure autant lingual que linguistique ("Le métro") durant lequel sont casés le nom des stations parisiennes en grande majorité. En clair, si l'on devait gratifier d'un "bien vu le jeu de mots !" sonore à chaque jeu de mot bien vu, on risquerait fort de couvrir de notre voix les trois-quarts de cet album exemplaire.

La musique quant à elle, festive et sautillante la plupart du temps apporte encore une autre dimension sur ces 13 titres d'Hawaï.
A base de rythmes rap/rock et articulée autour du chant et de l'accordéon principalement (sauf sur "Hawaï" et "Mon monde" où le piano est particulièrement bienvenu pour renforcer des paroles hors-gabarit et poétiques qui dénotent agréablement du reste de l'album), la musique de Java colle aux textes en donnant à Hawaï ce côté festif populaire et frais qui fait du bien.

On obtient au final un premier album d'une telle qualité autant musicale que textuelle, que Java aura peut-être placé la barre un peu haute en vue de leur prochain(s) album(s), car en effet, certains accrocs d'Hawaï et de la première heure s'avèreront plus hésitants en terme d'éloges concernant le second effort studio du groupe : Safari croisière.

http://www.albumrock.net/critiquesalbums/java-hawai-1196.html










28/11/2013
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