Alain YVER

Alain YVER

JEAN MICHEL BASQUIAT

Jean Michel BASQUIAT



IL A PEINT SON ÉPOQUE, LE MIEUX EST DE VOIR SON TRAVAIL, TOUS LES LIVRES QUE VOUS POUVEZ TROUVER. VOIR LE FILM : Basquiat ou David Bowie prend le rôle de Wahrol. (voir l' article). à lire : " EN COMPAGNIE DE BASQUIAT " de Jennifer Clement publié chez Denoël. Une biographie en compagnie de BASQUIAT, ça va très vite dans ce livre hors norme, nous nous promenons en permanance à quelques mètres des protagonistes, vraiment fabuleux !!!!!!!




Du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011
Musée d'Art moderne


http://www.lefigaro.fr/culture/2010/10/14/03004-20101014ARTFIG00417-le-tourbillon-basquiat.php

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011 une vaste rétrospective à l’artiste américain Jean-Michel Basquiat à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa naissance. Cette exposition est la première de cette envergure à être présentée en France. D’origine portoricaine et haïtienne, né en 1960 à Brooklyn dans l’Etat de New York et mort à New York en 1988 à la suite d’une overdose à l’âge de vingt-sept ans, il appartient à la génération des graffiteurs qui a brusquement émergé à New York à la fin des années 70.

En 1977, il commence à signer ses graffitis du nom de SAMO (pour « Same Old Shit ») accompagné d’une couronne et du sigle du copyright. Au cours de sa fulgurante carrière, sa peinture passe de la rue au tableau. Son univers mélange les mythologies sacrées du vaudou et de la Bible en même temps que la bande dessinée, la publicité et les médias, les héros afro-américains de la musique et de la boxe, et l’affirmation de sa négritude. Il définit ainsi une contre-culture urbaine, underground, violente et anarchique, pétrie de liberté et de vitalité. De mieux en mieux intégré au monde de l’art new-yorkais, il réalise à partir de 1984 des peintures en commun avec Andy Warhol.

L’art conceptuel et l’art minimal étaient alors les courants dominants et austères de l’esthétique avant-gardiste américaine. Basquiat introduit une rupture et devient la vedette de la nouvelle peinture « néo-expressionniste ». Ce réveil inattendu de la peinture revendiquant l’innocence et la spontanéité, l’absence délibérée de savoir-faire et l’usage brutal d’une figuration violemment expressive s’opère aux Etats-Unis et en Europe au début des années 80. En 1982, il est invité à participer à la Documenta 7 de Kassel en Allemagne. L’année suivante, il est le plus jeune et premier artiste noir à exposer à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York.

L’exposition Basquiat a été conçue par la Fondation Beyeler et organisée en collaboration avec le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. D’abord présentée à la Fondation Beyeler à Bâle (9 mai - 5 septembre 2010), elle sera ensuite reprise au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Elle est la première exposition de cette ampleur jamais consacrée à Basquiat.

 







D’origine portoricaine et haïtienne, né en 1960 à Brooklyn
dans l’Etat de New York et mort à New York en 1988 à la suite d’une overdose à l’âge de vingt-sept ans, Basquiat appartient à la génération des graffiteurs qui a brusquement émergé à New York à la fin des années 70. En 1977, il commence à signer ses graffitis du nom de SAMO (pour « Same Old Shit ») accompagné d’une couronne et du sigle du copyright. Au cours de sa fulgurante carrière, sa peinture passe de la rue au tableau.

Son univers mélange les mythologies sacrées du vaudou et de la Bible en même temps que la bande dessinée, la publicité et les médias, les héros afro-américains de la musique et de la boxe, et l’affirmation de sa négritude. Il définit ainsi une contre-culture urbaine, underground, violente et anarchique, pétrie de liberté et de vitalité. En 1982, Basquiat est invité à participer à la Documenta 7 de Kassel en Allemagne. L’année suivante, il est le plus jeune et premier artiste noir à exposer à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York.

À partir de 1984, il réalise en commun des peintures avec Andy Warhol jusqu’à la mort de ce dernier en 1987.S’étant toujours défini comme un peintre influencé par son environnement urbain quotidien, les racines de sa pratique «expressionniste primitiviste» sont à trouver du côté d’une peinture européenne d’après-guerre, celle de Jean Dubuffet, réfractaire à l’«asphyxiante culture» ou celle de Cobra, ainsi que du côté de la grande tradition américaine de Robert Rauschenberg à Cy Twombly. Après sa mort prématurée en 1988, il laisse une œuvre considérable habitée par la mort, le racisme et sa propre destinée. Sa vie brûlante et explosive, mêlant le star-système et la révolte, a inspiré en 1996 le film « Basquiat » du peintre et cinéaste Julian Schnabel. En 1984, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris avait déjà présenté Jean-Michel Basquiat dans une exposition collective consacrée au mouvement de la Figuration Libre France/USA, aux côtés de Robert Combas, Hervé Di Rosa, Keith Haring.

Cette rétrospective composée d’une centaine d’œuvres majeures (peintures, dessins, objets) provenant de nombreux musées et de collections particulières américains et européens, permet de reconstituer le parcours chronologique de l’artiste et de mesurer son importance dans l’art et dans l’histoire de l’art au-delà des années 80.

L’exposition Basquiat a été conçue par la Fondation Beyeler à Bâle - où elle a d'abord été présentée (9 mai - 5 septembre 2010) -, et organisée en collaboration avec le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. C'est la première exposition de cette ampleur jamais consacrée à Basquiat.

Commissaire général de l'exposition : Fabrice Hergott
Commissaires : Dieter Buchhart et Marie-Sophie Carron de la Carrière














La frénésie de Jean-Michel Basquiat électrise Paris

Paris rend hommage à l'un des enfants terribles les plus prolifiques de l'art du XXe siècle : Jean-Michel Basquiat, star new-yorkaise dont la mort prématurée n'a fait que nourrir une légende née de son vivant.
La frénésie de Jean-Michel Basquiat électrise Paris

Paris rend hommage à l'un des enfants terribles les plus prolifiques de l'art du XXe siècle, Jean-Michel Basquiat, avec une rétrospective qui s'ouvre ce vendredi au Musée d'art moderne de la ville de Paris.

La rétrospective qui s'ouvre ce vendredi au Musée d'art moderne de la ville de Paris coïncide avec le 50e anniversaire de la naissance de ce disciple d'Andy Warhol mort d'une overdose en 1988, à l'âge de 27 ans.
Le peintre formé à l'école de la rue, hanté par ses racines afro-caribéennes, habité par un sentiment d'urgence, laisse une oeuvre dense et fulgurante, à l'image de sa courte vie.
Dans le hall du musée parisien, un portrait géant du beau visage de l'artiste terriblement élégant à la coupe afro en bataille et au regard un rien insolent accueille le visiteur.
Dans les grandes salles immaculées, les quelque 150 tableaux et dessins de Jean-Michel Basquiat, venus du monde entier, frappent par leur frénésie de couleurs et de formes jetées sur la toile avec rage et enthousiasme.
Le bleu profond du ciel de New York sert de toile de fond à maintes oeuvres, qui rappellent parfois des bandes dessinées ou les gribouillis de dessins d'enfants habités de bonhommes, d'anges, d'animaux, d'avions.
Le sexe, la drogue, qui caractérisent la scène artistique du New York ces années-là, sont aussi omniprésents.

SOUS L'AILE DE WARHOL
Jean-Michel Basquiat peint des figures africaines bien avant de connaître la terre de ses ancêtres, qu'il découvre en 1986, et se fait, comme Warhol, le témoin de son époque.
Il consacre une toile au boxeur Cassius Clay, une autre à Sugar Ray Robinson. Une grande toile prêtée par le tennisman John McEnroe, "Pegasus", représente une liste d'objets nommés ou dessinés chapeautée par des jets de peinture noire.
Partout, des couronnes, qui font figure de signature pour celui qui fut "le roi de la rue" au temps où il réalisait des graffiti dans le métro.
Né en 1960 à Brooklyn, l'artiste d'origine portoricaine et haïtienne, qui compta Keith Haring, Madonna et Debbie Harry parmi ses amis, connut le succès dès le début des années 1980.
Pris sous l'aile d'Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat fut bouleversé par la mort en 1987 du maître du Pop art, qui le précéda dans la tombe de quelques mois seulement.
"Il a été très affecté par la mort de Warhol, qui était pour lui une figure tutélaire, un garde-fou contre les mauvais esprits", a expliqué la commissaire de l'exposition, Marie-Sophie Carron de la Carrière.
"Quant à Warhol, il était fasciné par la jeunesse de Basquiat, par le fait qu'il soit peintre, alors que lui-même avait abandonné la peinture au profit de la sérigraphie".
Grand amateur d'art, l'ancien président Jacques Chirac est venu jeudi visiter l'exposition en avant-première, en même temps que la presse.
Programmée jusqu'au 30 janvier 2011, la rétrospective Basquiat, la plus vaste jamais présentée en France, est complétée par un film de Tamra Davis, "The Radiant Child", sorti mercredi au cinéma.











Jean Michel BASQUIAT

1960
Naissance de Jean-Michel Basquiat le 22 décembre au Brooklyn Hospital à New York. Son père est d'origine haïtienne et sa mère portoricaine. Il grandit dans le milieu aisé de la petite bourgeoisie.

1964-1967
Déjà enfant, Basquiat manifeste un vif intérêt pour le dessin. Son père, comptable de profession, lui apporte souvent du papier de son entreprise. On retrouvera de nombreux cahiers remplis de croquis dessinés à partir de dictionnaires. Sa mère, sensible à l'art, l'emmène souvent visiter le Brooklyn Museum, le Museum of Modern Art, le Metropolitan Museum of Art et l'encourage à développer ses talents.

1967
Basquiat est envoyé dans une école privée catholique. Avec un camarade de classe, ils illustrent des livres pour enfants. Basquial se passionne pour la lecture: il lit des textes en anglais, en espagnol et en français.

1968
Jean-Michel continue à dessiner en s'inspirant de films d'Alfred Hitchcock, d'automobiles et de bandes dessinées. En mai, il est renversé par une voiture alors qu'il joue au ballon. Il est hospitalisé pendant un mois, souffrant d'une fracture du bras et de diverses lésions internes. Durant sa convalescence, sa mère lui offre le célèbre manuel d'anatomie de Gray. Cet ouvrage aura une influence capitale sur son oeuvre. Ses parents se séparent : le jeune garçon et ses deux sœurs vivront dorénavant avec leur père.

1971
Basquiat quitte l'école privée et entre dans un établissement scolaire public.

1974-1976
Une promotion professionnelle amène le père de Basquiat à s'établir à Mira Mar, à Porto Rico. Jean Michel fait sa première fugue.
Basquiat par Louis Jammes 1986
1976
La famille revient à New York. Basquiat est envoyé dans une école spécialisée, City-as-School, qui propose un programme adapté aux jeunes adolescents. doués. La méthode d'enseignement s'appuie sur le précepte de l'apprentissage pratique. Basquiat y rencontre AI Diaz, un graffitiste avec qui il se liera d'une profonde amitié. Ils commencent à peindre au spray dans la partie basse de Manhattan. Leurs graffiti se caractérisent par d'étranges symboles et des messages poétiques. En décembre, il fuit à nouveau le domicile familial et erre pendant 2 semaines à Washington Square Park à Greenwich Village, se droguant à l'acide.

1977
Basquiat s'engage dans une troupe de théâtre appellée Family Life Theater. A cette époque il signe ses graffiti sous le pseudonyme de SAMO (pour Same Old Shit). A une année de l'obtention de son diplôme, Basquiat renverse un sceau rempli de crème à raser sur la tête de son professeur et se fait expulser de l'école.

1978
Basquiat décide de vivre seul et quitte définitivement sa famille. Lors de ses sorties nocturnes, il rencontre des musiciens et artistes au Mudd Club dans le Downtown et plus tard dans le Club 57. Il côtoie des personnalités comrne David Byrne, Madonna et le groupe B-52. Au cours de ces soirées dans l'underground new yorkais, il fait la connaissance des futurs membres de son groupe de musique Gray (allusion au livre d'anatomie): Michael Holman, Danny Rosen et Vincent Gallo. Basquiat est fasciné par la musique de Jimi Hendrix et Janis Joplin, tous deux morts d'une overdose à l'âge de 27 ans. Pour subvenir à ses besoins, Basquiat commence à vendre des cartes postales réalisées à partir de collages de coupures de magazines photocopiés, ainsi que des T-shirts qu'il peint et au dos desquels il inscrit la légende MAN MADE (fait par l'homme). Dans un hôtel de Soho, il vend une carte postale à Andy Warhol. Basquiat rencontre Rammellzee, un DJ graffitiste. Tous deux évoluent dans le monde de la culture hiphop, du rap, du graffiti et de la drogue. En décembre le journaliste Philip Faflick du The Village Voice écrit un article sur SAMO. En fait, Basquiat et AI Diaz sont payés par l'hebdomadaire $100 pour expliquer comment leurs graffiti ont évolué vers une forme d'expression plus complexe.

1979
Très peu de temps après la parution de cet article, la collaboration entre Basquiat et AI Diaz cesse et l'on peut lire un peu partout dans Soho "SAMO is Dead" (SAMO est mort). Basquiat continue à vendre ses cartes postales et ses T-shirts, essentiellement à Soho, à Washington Square et en face du Museum of Modern Art. Formation du groupe de musique Channel 9, rebaptisé Test Pattern, puis Gray. Basquiat y joue de la clarinette et du synthétiseur. A cette époque Basquiat rencontre les artistes Kenny Scharf et Keith Haring. Ce dernier avait déjà remarqué et admiré les graffiti signés SAMO. Au Mudd Club, il fait la connaissance de Diego Cortez, conservateur, artiste et réalisateur qui l'introduit dans la scène du East Village, encourage sa production, devient son premier marchand et le présente au très influent critique Henry Geldzahler.

1980
En juin, il participe à sa première exposition de groupe intitulée Times Square Show dans une galerie alternative qui se trouve dans le sud du Bronx et qui regroupe des artistes dont David Hammons, Jenny Holzer, Kiki Smith et Kenny Scharf. Le magazine Art in America fait en particulier l'éloge de l'installation de Basquiat constituée d'une série d'oeuvres à partir du répertoire SAMO. Encouragé par ce succès, il quitte le groupe Gray.

1981
Basquiat vit avec son amie Suzanne Mallouk. En février Basquiat participe à l'exposition New York/New Wave organisée par Diego Cortez où il présente une vingtaine de peintures et dessins. Environ vingt artistes sont invités dont Keith Haring, Andy Warhol et Robert Mapplethorpe. Lors de cette exposition son travail attire l'attention des galeristes Emilio Mazzoli, Bruno Bischofberger et Annina Nosei. Au mois de mai, la Galerie Emilio Mazzoli à Modène lui consacre une exposition personnelle pour la première fois en Europe. Basquiat est invité à prendre part à l'exposition de groupe Public Address à la Galerie Annina Nosei qui présente des oeuvres au contenu socio-politique chargé. Suivant les conseils de l'artiste Sandro Chia, Annina Nosei propose à Basquiat de devenir son premier marchand officiel et met à sa disposition un atelier dans le sous-sol de sa galerie. Joseph LaPlaca, ancien collaborateur de Julian Schnabel, lui apprend comment travailler simultanément sur plusieurs toiles et comment traiter différents matériaux.
Basquiat par Richard Leslie Schulman 1984

 1982
Annina Nosei met à sa disposition un appartement qu'il partage avec Suzanne Mallouk et organise sa première exposition personnelle à New York. Les ceuvres valent à cette époque entre $2.000 et $10.000. Son galeriste lui offre un salaire de $4.000 par semaine pour sa production artistique. Il dilapide cet argent pour sa consommation de drogue, l'achat de vêtements de marque et de nombreux voyages. Il rencontre un artiste des Bermudes: Serge Kapharoah qui lui fait partager son intérêt pour les idéologies et la diaspora africaines. Il collabore à l'exposition de groupe Transavanguardia ItalialAmerica organisée par Achille Bonito Oliva, où il côtoie des artistes néo-expressionnistes comme Sandro Chia, Francesco Clemente, Enzo Cucchi, David Salle et Julian Schnabel. En juin, il est invité à participer à la Documenta 7 de Kassel. A l'âge de 21 ans, il est le plus jeune artiste jamais exposé dans cette manifestation internationale. En septembre, il expose pour la première fois à la Galerie Bruno Bischofberger à Zurich. Celui-ci deviendra son marchand exclusif en Europe. A la fin de l'année, il quitte la Galerie Annina Nosei avec fracas. Il lacère 15 peintures à cette occasion. Basquiat continue à mener un grand train de vie, passe l'hiver dans un luxueux hôtel de Los Angeles et dépense des sommes importantes pour sa toxicomanie. Les titres de ses toiles évoquent sa passion pour les musiciens de Jazz: Miles Davis, Dizzy Gillespie, Billie Holiday, Charlie Parker et Max Roach. Les marchands du monde entier commencent à s'intéresser au "phénomène Basquiat" et le prix de ses oeuvers ne cesse de croître.

1983
En mars, il participe à la Biennale du Whitney Museum of American Art. A 23 ans, il est à nouveau le plus jeune artiste jamais exposé à cette importante manifestation américaine. Au mois d'août, il loue $4.000 par mois un atelier appartenant à Andy Warhol. A cette époque les deux artistes commencent à se voir régulièrement. Ils travaillent, discutent et sortent beaucoup ensemble. Warhol lui suggère de suivre des cours de dessin anatomique à la New York Academy of Art et lui recommande de placer son argent plutôt que le dépenser pour la drogue et les habits de luxe. Il va même tenter de le dissuader, en vain, de s'adonner à l'héroïne. En novembre, sous la direction de Bruno Bischofberger, débutent "'les collaborations" qui réunissent Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol et Francesco Clemente. Basquiat passe une semaine en Jamaïque avec des amis. Il en profite pour peindre et écrire dans ses carnets de notes. A la fin de l'année, Bruno Bischofberger devient son marchand exclusif, car Basquiat s'est à nouveau brouillé avec ses galeristes. Les œuvres de Basquiat remportent un grand succès. La toile Flesh and Spirit est achetée pour la somme record de $12.000.

1984
Basquiat passe les trois premiers mois de l'année à Maui, à Hawai, où il lit et peint. A son retour, il entre à la Galerie Mary Boone à New York qui représente des artistes comme Eric Fischl, David Salle et Julian Schnabel. La galeriste organise, en collaboration avec Bruno Bischofberger, des expositions personnelles de Basquiat. Au mois de mai, il expose au Museum of Modern Art dans le cadre de An International Survey of Recent Painting and Sculpture. Basquiat est considéré dans le monde de l'art comme un artiste incroyablement prometteur. Lors d'une vente aux enchères, son oeuvre Sans titre (Skull) se vend à $19.000. La peinture avait été achetée l'année précédente pour la somme de $4.000. A la fin de l'année, il rencontre Jennifer Goode qui devient son amie. Elle finit par le suivre sur la voie de l'héroïne et de la cocaïne. Les amis de Basquiat se préoccupent beaucoup de son état de santé: ils constatent qu'il est de plus en plus souvent atteint de crises paranoïaques. Il interrompt un programme de désintoxication après trois semaines.

1985
En février il apparaît en couverture du journal The New York Times Magazine illustrant l'article de Cathleen McGuigan intitulé: New Art, New Money: The Marketing of an American Artist (le nouvel art, le nouvel argent: la commercialisation d'un artiste américain). Au mois de mai, il participe au projet de réarnénagement d'un nouveau club, le Palladium sur la recommandation de Henry Geldzahler. Ce travail réunit Jean-Michel Basquiat, Francesco Clemente, Keith Haring et Kenny Scharf. En septembre, Tony Shafrazi/Bruno Bischofberger présentent 16 collaborations Basquiat/Warhol. L'affiche annonçant l'événement montre les deux artistes en tenue de boxe. La mauvaise réception de la presse artistique refroidira considérablement l'amitié qui unit les deux artistes et mettra fin à leur travail en commun. La détérioration physique de Jean-Michel Basquiat est de plus en plus visible: des taches foncées apparaissent sur son visage qu'il tente en vain de faire disparaître par divers traitements.

1986
En août, il se rend avec Jennifer Goode pour la première fois en Afrique. Il expose à Abidjan en Côte d'Ivoire. Ses relations avec la galeriste Mary Boone se détériorent et il se retrouve à nouveau sans marchand aux Etats-Unis. A 25 ans, il expose pour la seconde fois en Europe: la Kestner-Gesellschaft à Hannovre accueille plus de 60 peintures et dessins. A la fin de l'année, Jennifer Goode et Basquiat rompent. La jeune femme, depuis longtemps, se plaint des abus d'héroïne de son ami et décide de le quitter. Le monde de l'art se fait de plus en plus critique à l'égard de la production artistique de Basquiat.
1987
Basquiat est profondément affecté par le décès de Andy Warhol le 22 février. La mort de son ami le perturbe énormément, il mène dorénavant une existence recluse et produit moins. Grâce à Tony Shafrazi, Basquiat fait la connaissance de Vrej Baghoomian qui lui achète des toiles et exposera ses œuvres. Baghoornian lui propose de prendre un assistant: Rick Prol, un ancien ami de Basquiat. Jean-Michel commence à travailler pour des expositions à New York, Paris et Düsseldorf.
Basquiat et Warhol par Richard Leslie Schulman 1984

1988
Basquiat expose à nouveau, après une année et demie d'absence, à la galerie Baghoomian à New York. Cette nouvelle exposition connaît un réel succès. Afin de quitter le milieu de la drogue, Basquiat se rend à nouveau à Hawaï au mois de juillet. Le 2 août il rentre à New York où il déclare avoir arrêté de se droguer. Le 12 août, Basquiat est retrouvé mort dans son appartement de la Great Jones Street. On constate un décès dû à une overdose d'héroïne, il avait 27 ans.



10/01/2007
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