Alain YVER

Alain YVER

JEAN TINGUELY

TINGUELY





MUSÉE TINGUELY
http://www.tinguely.ch/fr/museum/jean_tinguely_follow.html

Le Cyclop de Jean Tinguely à MILLY LA FORÊT
http://www.pourinfos.org/index.php?action=motscles&quoi=Traits-Plastiques&incat=publications

Niki et Jean, l'Art et l'Amour
http://arts.fluctuat.net/blog/tag-tinguely.html

FONTAINE STRVINSKY
http://www.insecula.com/oeuvre/O0012347.html

UN LIVRE TOUT À FAIT HORS DU COMMUN :
http://www.horay-editeur.fr/art/hp_tingu.htm




Anecdotes sur Jean Tinguely

Hommage destructeur


A New York, en 1960, au Museum of Modern Art, Jean Tinguely présente l'une de ses nouvelles machines, qui s'est auto-détruite au terme d'une demi-heure d'animation. Cet 'Hommage à New York' a été plus que remarqué !


BIOGRAPHIE JEAN TINGUELY

Jean Tinguely commence son apprentissage de la peinture à l'Ecole des Beaux-Arts de Bâle, puis s'installe en 1953 à Paris. Passionné par le mouvement, il réalise ses premières Méta-Mécaniques, robots animés en fil de fer et tôle mettant en mouvement des formes géométriques.

En 1956, Tinguely fait la connaissance de Niki de Saint-Phalle, elle-même peintre et sculptrice, avec laquelle il forme un couple d'artistes brillants.

Il présente en 1959, à la Biennale de Paris, ses Machines à peindre, sortes d'insectes mécanisés capables de réaliser des peintures abstraites. La même année il réalise L'Hommage à New York, construction explosive qui s'autodétruit dans le jardin du MoMA à New York, illustrant ainsi sa pensée : « On s'en fout de l'art ».

Car au-delà de l'art, ses « machines happenings » veulent être « quelque chose qu'on n'a pas vu auparavant », utilisant de vieilles ferrailles vouées au rebus et qui vont renaître au musée.

En 1961, Jean Tinguely signe avec Yves Klein, Arman, Raymond Hains, etc. la déclaration constitutive du Nouveau Réalisme.

Dans la dernière phase de son œuvre, Jean Tinguely réalise des retables et autres compositions auxquelles il intègre des crânes d'animaux, œuvres inquiétantes et profondément poétiques.

Il s'éteint en 1991, à Berne, à l'âge de 66 ans.









VOICI QUELQUES RENSEIGNEMENTS RASSEMBLÉS DEPUIS DES SITES INTERNET EN ATTENDANT LA PUBLICATION EN COURS DE RÉALISATION.
DOCUMENTS PRÉPARÉS PAR FRÉDÉRIC LEVAL, IA IPR GUADELOUPE MARTINIQUE
 

          
    Jean Tinguely, (1925 - 1991)     
    Biographie réalisée à partir du site consacré au Cyclop de Jean Tinguely (artikfilms.com)     
    
                
    1925           
    Jean Tinguely naît le 22 mai à Fribourg, en Suisse. Son père est ouvrier. Jean Tinguely est fils unique.     
    1928           
    La famille s'installe à Bâle. Tinguely s'exprime en français à la maison et en allemand à l'extérieur et à l'école.
    
    1932-37                 Niki de Saint Phalle, Luginbuhl, Seppi Imhof et Tinguely sur le chantier de la Tête en 1971.
    
      En réaction à l'ambiance autoritaire qui règne
    à la maison, Tinguely délaisse l'école et préfère vagabonder par les rues, s'offrant parfois le plaisir de quelques petits chapardages. Il devient un lecteur attentif et passionné, tout spécialement de biographies : Alexandre le Grand, César, Napoléon et Byron.     
    1937-39     
    Il trouve fréquemment refuge dans les bois des environs de Bâle, afin de s'adonner à la lecture sans être dérangé. Il y réalise les premières œuvres " méta-mécaniques ": des roues hydrauliques avec effets sonores.
"Alors, j'ai commencé à faire une chose très bizarre: plusieurs samedis et dimanches de suite j'ai commencé à construire de jolies petites roues en bois, bricolées comme ça, le long d'un ruisseau [...]. Aucune idée d'art [...]. Dans la forêt, j'utilisais un ruisseau: il faut dire que c'était une forêt de sapins qui formaient une sorte de cathédrale, avec les qualités sonores d'une cathédrale [...], les sons s'amplifiaient formidablement bien. J'ai fait jusqu'à deux douzaines de petites roues dont chacune avait sa propre vitesse, et parfois cette vitesse était variable selon la vitesse de l'eau, variable elle aussi. Chaque roue avait une came [...]. Une came, c'est une chose qui assure une irrégularité à la roue–tu vois! Ça frappait, ça actionnait sur un petit marteau qui tapait sur différentes boites de conserve rouillées ou pas, des sonorités différentes. Ces sons, ces tonalités à des rythmes différents, étaient répartis tous les cinq à six mètres, et ces concerts s'allongeaient parfois jusqu'à cent mètres dans la forêt. J'imaginais alors le promeneur solitaire lui aussi dans la forêt, qui entend d'abord ce concert avant d'entendre les bruits de la forêt. Parfois, ça fonctionnait jusqu'à quinze jours, c'était évidemment fragile mais il y en avait quelques-uns qui fonctionnaient pendant des mois.."
    
    1939     
    Les troupes de Mussolini occupent l'Albanie. Tinguely cherche à rejoindre l'Albanie pour participer à la lutte antifasciste. Il est arrêté par la police à la frontière italienne pour son refus de décliner toute identité: après trois jours d'emprisonnement, il est renvoyé à sa famille. Son père lui trouve un travail dans un grand magasin, mais Tinguely est licencié pour avoir arraché du mur l'horloge et la pointeuse. Il trouve un emploi dans une firme concurrente comme assistant du chef décorateur qui l'encourage à fréquenter l'Allgemeine Kunstgewerbeschule, une école d'arts appliqués de Bâle.
    
    1941-45     
    Tinguely, qui ne fréquente pas régulièrement les cours de la Kunstgewerbeschule, y suit les enseignements de Julia Ris, Theo Eble et Max Sulzbach. Il s'intéresse plus particulièrement au cours de Julia Ris portant sur l'étude des matériaux où les étudiants peuvent travailler directement sur le bois, le sable, le méta}, I'argile, les tissus, et réaliser des collages s'inspirant de Kurt Schwitters. Julia Ris attire également l'attention de Tinguely sur le mouvement comme moyen d'expression artistique.
    
    1945-50     
    Au cours de cette période d'expérimentations, Tinguely peint, continue à créer ses roues hydrauliques, réalise des structures en fil de fer, des " sculptures comestibles ", des constructions à l'aide de paille, de bois et de papier. Il étudie également l'effet de dématérialisation obtenu par la rotation d'objets à grande vitesse. Dans son appartement de Bâle, il fixe une porte au plafond ; il y monte un moteur puissant dont le vilebrequin passe au travers de la porte. À ce dernier, il suspend des objets les plus disparates: des tableaux, des sculptures, un sac à main, une chaise. La vitesse de rotation élevée leur fait perdre leurs caractéristiques originelles pour en acquérir de nouvelles, jusqu'à ce que ces objets volent en éclats.
    
    1945-53     
    Durant la guerre et l'après-guerre, Bâle, comme par le passé, devient un lieu de rencontres pour les réfugiés politiques. Syndicalistes, anarchistes, ex-communistes, se retrouvent chez le libraire éditeur Heinrich Koechlin (éditions Don Quichotte).
Tinguely participe avec ardeur aux discussions, y faisant ainsi l'acquisition d'une solide éducation politique. Il réalise aussi la mise en pages de quelques livres pour Koechlin. Tinguely s'intéresse à Yves Tanguy, Salvador Dali, Juan Miro, à Paul Klee et aux travaux du Bauhaus. Il peint des motifs abstraits "d'une manière désespérée", puis renonce à l'art pour un certain temps. Il travaille alors comme guide touristique et accompagne même des pèlerins à Lourdes.
Il se lie d'amitié avec Daniel Spoerri, ancien danseur de ballet au Berner Staatsoper, qui partage un intérêt identique pour les nouveaux moyens d'expression artistique anti-conventionnels. En 1951, Tinguely épouse Eva Aeppli, étudiante à la Kunstgewerbeschule. Leur fille Myriam naîtra en 1953.
    
    1953     
    Tinguely travaille avec Daniel Spoerri, dans l'atelier de Jean Lurçat, à un projet théâtral consistant à porter une action sur une scène, à animer celle-ci, qu'il y ait ou non des acteurs. Ils mettent en scène le ballet Prisme, sur une musique de Nico Kauffmann, avec Beaumont, Sanders et Spoerri lui-même comme danseurs. Ce ballet est présenté à un concours chorégraphique organisé par Serge Lifar à la salle Iéna, à Paris. Au moment où le premier danseur doit faire son entrée sur la scène, la totalité du décor s'effondre!
    
    1954     
    Il crée une série de petites sculptures en fil de fer intitulées par la suite Moulins à prière, et un ensemble de reliefs constitués d'un fond noir sur lequel se déplacent des formes géométriques métalliques blanches, qui seront appelées plus tard des Méta-Malevitch. Réalisation des premiers Méta-matics, sculptures en fil de fer avec éléments géométriques colorés. Premières expositions personnelles à la galerie Arnaud de Paris et au Studio d'Architettura b24 de Milan. Participation au Salon des Réalités nouvelles. Tinguely rencontre Pontus Hulten, et commence une amitié qui ne s'interrompra jamais.
    
    1955     
    Jean Tinguely et Eva Aeppli emménagent dans un atelier au 11 de l'impasse Ronsin, en face de celui de Brancusi. Réalisation de reliefs avec un mécanisme caractéristique des machines à dessiner qui viendront un peu plus tard (les hiéta-matics de 1959).
Participation à l'importante exposition d'art cinétique et optique Le Mouvement, à la galerie parisienne Denise René. Réalisation des premiers reliefs sonores, grandes sculptures horizontales à percussions: martelets heurtant des poêles à frire, des entonnoirs, des bouteilles et autres objets les plus divers, provoquant ainsi la mise en mouvement des éléments métalliques suspendus à des fils de fer. Tinguely présente son premier Relief sonore au Salon des Réalités nouvelles. Il fait la connaissance d'Yves Klein.
Exposition personnelle à la galerie Samlaren de Stockholm. Les formes géométriques deviennent de plus en plus complexes, contenant des éléments fixes,et mobiles dans lesquels le mécanisme reste visible: ces œuvres s'intituleront: Méta-Kandinsky, Méta-Herbin, etc.
    
    1956     
    Tinguely participe au premier Festival d'art et d'avant-garde installé dans les Unités d'habitation de Le Corbusier, à Marseille, où est également présent Klein.
Exposition personnelle à la galerie Denise René avec les Peintures cinétiques. Les sculptures métamorphiques exposées, avec leurs formes métalliques découpées, se différencient des reliefs de 1954 par leur plus grande irrégularité et leur asymétrie ainsi que par leur plus grand nombre. Elles sont blanc sur noir, blanc sur blanc, noir sur blanc.
    
    1957     
    Tinguely, amateur de courses automobiles (symbole d'un mouvement inutile) et de grande vitesse, a un grave accident avec sa voiture. Cela l'oblige à cesser toute activité durant six mois.
    
    1958     
    En juin, Tinguely expose des étoiles, Concert pour sept peintures à la galerie Iris Clert, à Paris. Chaque relief est mis en mouvement par les visiteurs et produit chaque fois de nouveaux sons semblables à la musique concrète. À cette exposition fera suite celle d'Yves Klein intitulée Le Vide. Les deux artistes effectuent une recherche sur la dématérialisation de l'objet qui sera également présentée chez Iris Clert: Vitesse pure et Stabilité monochrome: disques de diverses dimensions peints par Klein et tournant à des vitesses différentes grâce aux moteurs construits par Tinguely.
    
    1959     
    Exposition personnelle à la galerie Schmela de Düsseldorf. D'un avion volant au-dessus de Düsseldorf, Tinguely lance 150000 manifestes Für Statik(Pour la statique). Il met au point les Méta-matics, machines à dessiner qu'il présente à la galerie Iris Clert. Avec ces machines, les visiteurs réalisent des dessins abstraits. Construction de la grande Méta-matic n°17 pour la première Biennale des jeunes à Paris, qui produit et distribue 40 000 dessins. Exposition personnelle à la galerie Kaplan et conférence à l'lnstitute of Contemporary Arts (ICA) de Londres, où la Cyclomatic (combinaison de bicyclette et de Méta-matic) actionnée par deux cyclistes réalise un dessin abstrait d'une longueur de 1500 mètres.
    
    1960     
    Premier voyage à New York à l'occasion d'une exposition personnelle à la galerie Staempfli. Il fait la connaissance de Robert Rauschenberg et Jasper Johns, et s'entretient avec Marcel Duchamp qu'il avait déjà rencontré l'année précédente lors de son exposition de Méta-matics à Paris. Le 17 mars, la première machine autodestructrice, l'Hommage à New York, est présentée dans les jardins du Museum of Modern Art.
De retour à Paris, Tinguely exécute d'autres sculptures assemblant les objets les plus divers tels que des roues de bicyclettes, des courroies, des châssis d'automobiles; elles auront comme nom: Marilyn, le Cyclograveur, Gismo. Installation de cinq de ses œuvres à la galerie Les Quatre-Saisons, rue de Grenelle, pour une exposition personnelle sous le titre: L'Art fonctionnel de Tinguely et pour laquelle Raymond Hains réalise l'affiche. Tinguely éclaire ses œuvres avec des spots afin que les ombres projetées sur les murs en soulignent toute l'immatérialité.
Début de la période des sculptures en ferraille (matériau de rebut et sans valeur) qui atteindra sa phase ultime avec la série Balouba (fin 1961-début 1963). Première exposition personnelle dans un musée, la Haus Lange de Krefeld, en Allemagne, où sont présentées 45 œuvres ainsi que sa première fontaine. Exposition avec Norbert Kricke et Bernhard Luginbuhl à la Kunsthalle de Berne, organisée par Franz Meyer.
En octobre, Pierre Restany fonde à Paris le groupe Nouveau Réalisme, avec Arman, César, Dufrêne, Hains, Klein, Raysse, Rotella, Spoerri, Tinguely Villeglé. Christo, Deschamps, puis Niki de Saint Phalle rejoindront le mouvement un peu plus tard. Tinguely va vivre avec Niki de Saint Phalle, artiste d'origine française vivant à New York. L'un et l'autre, tout au long de leur vie, seront une source d'inspiration réciproque, tant sur le plan humain que sur celui de leur art.
    
    1961     
    Participation à l'exposition Le Mouvement dans l'art (Bewogen Beweging), présentée au Stedelijk Museum d'Amsterdam, au Moderna Museet de Stockholm et au Louisiana Museet de Humlebaek. C'est dans cette dernière ville, près de Copenhague, que sera montée la seconde machine autodestructrice: Étude pour une Fin du monde n° 1. Exposition personnelle à la galerie Staempfli de New York. Au théâtre de l'ambassade américaine à Paris, Tinguely, Niki de Saint Phalle, Robert Rauschenberg et Jasper Johns réalisent le montage scénique de Variation 11, une œuvre de John Cage interprétée par David Tudor. Construction avec Niki de Saint Phalle d'un taureau de plâtre et de plastique qui explose dans les arènes de Figueras en Espagne, pour une fête en l'honneur de Salvador Dali.
    
    1962     
    Première exposition personnelle en Suisse, à la galerie Handschin de Bâle. Tinguely réalise l'Étude pour une Fin du monde n° 2, troisième machine autodestructrice, composée de grands éléments alignés verticalement dans le désert du Nevada et dont la destruction sera retransmise par la chaîne de télévision NBC. Avec Niki de Saint Phalle, Robert Rauschenberg, Oyvind Fahlstrom et quelques autres, participation à The Construction of Boston de Kenneth Koch, mis en scène à New York par Merce Cunningham.
Exposition Dylaby (Lahyrinthe dynamique) au Stedelijk Museum d'Amsterdam, installée en trois semaines par Robert Rauschenberg, Martial Raysse, Niki de Saint Phalle, Daniel Spoerri Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt. Exposition de sept fontaines à Baden-Baden et nouvelles œuvres présentées à la galerie Alexandre lolas de New York.
    
    1963     
    Exposition personnelle à la galerie Minami de Tôkyô et à la Dwan Gallery de Los Angeles. Tinguely introduit l'idée du mythe de Sisyphe qui détermine une phase nouvelle de son travail. Les machines fonctionnent à l'aide de mouvements répétitifs et sans fin, elles sont peintes d'un noir opaque et deviennent de plus en plus volumineuses. De retour en Europe, il reçoit sa première commande pour une sculpture qui sera présentée à l'Exposition nationale suisse de Lausanne en 1964. À ce moment, le dessin occupe une place importante dans son œuvre. Abandon de l'atelier de l'impasse Ronsin et acquisition, avec Niki de Saint Phalle, d'un ancien dancing à Soisy-sur-École, près de Paris.
    
    1964     
    Achèvement de la sculpture intitulée Eurêka pour l'exposition de Lausanne. Eurêka, haute de plus de 8 mètres, symbole de notre société industrielle, sera placée dans le parc Zurichhorn de Zurich une fois l'exposition terminée. Construction d'une série de Chars qui se déplacent de manière répétitive, à l'infini, dans un va et-vient perpétuel.
Exposition personnelle à la galerie Alexandre lolas de Paris, où James Johnson Sweeney, directeur du Musenm of Fine Arts de Houston, Texas, se rend acquéreur de neuf sculptures grâce aux fonds de la donation De Menil.
    
    1965     
    Tinguely représente la Suisse à la Biennale de Sâo Paulo. Exposition avec César et Roël d'Haese au musée des Arts décoratifs de Paris, et au Jewish Museum de New York avec Nicolas Schoffer (exposition itinérante : The Washington Gallery of Modern Art, Washington D.C.; The Walker Art Center, Minneapolis; The Carnegie Institute, Pittsburgh ; The Contemporary Art Council of the Seattle Art Museum, Seattle). Présentation de soixante-quatre œuvres parmi lesquelles Dissecting Machine, construite spécialement pour l'exposition. Au Jewish Museum, représentation d'une nouvelle pièce de théâtre de Kenneth Koch, The Tinguely Machine Mystery, dans laquelle les machines de Tinguely sont considérées comme des acteurs.
    
    1966     
    Avec Niki de Saint Phalle et Martial Raysse, Tinguely est chargé des décors pour Éloge de la folie, un ballet de Roland Petit : il construit un " rideau" composé de grosses roues, de courroies et de balles, mis en mouvement par un danseur cycliste dont la silhouette fait partie de la sculpture. Longue interview avec Alain Jouffroy dans la revue L 'OEil. Réalisation, pour le Moderna Museet de Stockholm, de la gigantesque sculpture Hon (Elle), avec Niki de Saint Phalle et Per Olof Ultvedt. Une " nana " allongée longue de 25 mètres et haute de 9 mètres, contenant un bar, un distributeur de bouteilles, un toboggan, un aquarium, un mini-cinéma et plusieurs effets sonores et visuels, et dans laquelle le visiteur entre en passant par le vagin.
    
    1967     
    Tinguely et Niki de Saint Phalle sont sollicités par le gouvemement français pour construire une œuvre destinée à l'Exposition universelle de Montréal: Le Paradis fantastique qui est un ensemble de " nanas " et de machines. Depuis 1971, Le Paradis est installé à Stockholm, de manière définitive. Pour cette même Exposition universelle, le gouvemement suisse passe une commande à Tinguely : ce sera le Requiem pour une feuille morte, qui mesure plus de 10 mètres de long.
Présentation, à la galerie Alexandre lolas de Pans, de Rotozaza I. Exposition au Kroller-Mùller Museum d'Otterlo (Pays-Bas) avec Bemhard Luginbühl. À l'occasion d'un congrès de futurologie: Vision 1967: Survival and Growth, il construit Rotozaza II sur la scène du Loeb Student Center de New York. La machine représente une attaque de la société de consommation et est constituée d'un tapis roulant qui transporte des bouteilles de bière détruites par un énorme marteau. Pendant la représentation, Clarice Rivers, accompagnée par un trombone, chante un texte de Tinguely : Too much, too many.
Publication, dans le National Zeitung de Bâle, de la déclaration de Tinguely : Kunst ist Revolte (L'Art est révolte).
    
    1968     
    Jean Tinguely et Bemhard Luginbühl travaillent au projet du Gigantoleum-Kulturstation (Gigantolenm-Station culturelle), gigantesque sculpture promenade. Participation à l'exposition The Machine organisée par Pontus Hulten au Museum of Modem Art de New York.
    
    1969     
    Retour en Suisse où il passe la majeure partie de son temps. Présentation de Rotozaza III, dans la vitrine du grand magasin Victor Loeb à Beme, qui détruit en peu de jours des milliers d'assiettes.
Réalisation de Méta I à Osaka, au Japon. 1970
Commencement des travaux pour la construction de La Tête à Milly-la-Forêt, près de Paris: tentative de réalisation d'une figure gigantesque, en collaboration avec plusieurs artistes.
Pour le dixième anniversaire du Nouveau Réalisme, construction, devant le Dôme de Milan de La Vittoria, énorme phallus qui s'autodétruit lentement.
    
    1971     
    Rétrospective au Centre national d'art contemporain de Paris (exposition itinérante : Kunsthalle, Bâle ; Kestner-Gesellschaft, Hanovre ; Modema Muscet, Stockholm ; Louisiana Museet, Humlebaek ; Stedelijk Museum, Amsterdam, 1972-1973).
    
    1972     
    Participation, avec Bernhard Luginbùhl, à une série de Kanonen (Canons) présentés à la galerie Komfeld de Beme. Construction de la structure interne du Golem que Niki de Saint Phalle réalise à Jérusalem. Parution de Méta, par Pontus Hulten, premier ouvrage consacré à Tinguely et édité en suédois, français, anglais et allemand.
Scénographie et costumes pour Cenodoxus de Jakob Bidermann, au Festspiele de Salzbourg.
    
    1973     
    Début de la construction de Chaos I pour le Civic Center de Columbus, Indiana, achevé l'année suivante.
Micheline Gygax et Tinguely ont un fils, Milan, appelé également Gouki.
    
    1974     
    Débricollages à la galerie Bruno Bischofberger de Zurich, où le public est invité à construire lui-même sa propre œuvre.
    
    1976     
    Exposition de dessins et de gravures réalisés pour ses sculptures, au Cabinet des estampes du musée d'Art et d'Histoire de Genève.
    
    1977     
    La revue Du consacre un numéro entier à Tinguely que l'artiste réalise avec la collaboration de Dominik Keller, et qui s'intitule: Was mir gefallt.
Construction, avec le concours de Bernhard Luginbuhl, du Crocrodrome, un monstre géant placé dans le forum du Centre Georges-Pompidou à Paris. Inauguration de la fontaine construite pour la ville de Bâle, sur la place, face au théâtre et à la Kunsthalle, et composée de dix sculptures jouant avec l'eau.
    
    1978     
    Réalisation de Relief bleu, Relief rouge, Plateau agricole et Das Marchenrelief (La Fable-relief).
Rétrospective au Wilhelm-Lehmbruck Museum de Duisburg. Participation à l'exposition collective Hammerausstellung, organisée par Felix Handschin dans une usine de la Hammerstrasse de Bâle.
Début de la série des Méta-harmonies
    
    1979     
    Exposition, pour la première fois, de Klamauk, sculpture sonore montée sur un tracteur, et de Méta-harmonie II, triptyque musical. Rétrospective à la Stadtische Galerie in Stadelschen Kunstinstitut de Francfort.     
    1980     
    À l'occasion de l'exposition Skulplur im 20. Jahrundert, construction d'une fontaine sur le lac de Wenken Park à Bâle. Participation, avec quatre œuvres des années cinquante, à Paris-Paris exposition sur l'art français de 1937 à 1957, réalisée par le Centre Georges-Pompidou à Paris.
    
    1981     
    À l'exposition Westkunst, consacrée à l'art occidental de 1945 à 1980, Tinguely montre sa deuxième sculpture sonore de 1955 et cinq sculptures de 1960.
Exposition personnelle à l'abbaye de Sénanque avec la machine monumentale Cercle et Carré éclatés, et à la galerie Bruno Bischofberger de Zurich avec Cenodoxus, hommage au Retable d'lssenheim peint par Grünewald.
    
    1982     
    Le Ballet des pauvres (de 1961) représente l'œuvre de Tinguely dans l'exposition 60-80, au Stedelijk Museum d'Amsterdam. Début des travaux pour le Totentanz (La Danse de mort).
Publication du Catalogue raisonné des sculptures et reliefs 1954-1968, par Christine Bischofberger. Réalisation de l'affiche du seizième Festival de jazz de Montreux.
La ville de Paris commande à Niki de Saint Phalle et Tinguely une fontaine qui sera dédiée à Stravinsky, près du Centre Georges-Pompidou, sur la place Igor-Stravinsky sous laquelle se trouve l'IRCAM dirigé par Pierre Boulez.
Rétrospective à la Kunsthaus de Zurich (exposition itinérante: Tate Gallery, Londres, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles; Musée d'Art et d'Histoire, Musée Rath, Genève).
    
    1983     
    Inauguration de la fontaine Stravinsky en présence de Jacques Chirac et de Jack Lang. Les documents, projets, photographies, dessins, sont exposés durant l'été au Musée national d'Art moderne de la ville de Paris, alors qu'est publié le livre Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle: Stravinsky-Brunnen Paris.
En automne, Tinguely travaille à Poja et à d'autres objets pour l'exposition du Stedelijk Museum d'Amsterdam.
    
    1984     
    Début de la construction de Pit-Stop dans un hangar des halles de Rungis. La sculpture, réalisée avec une automobile de course donnée pour l'occasion par la Régie Renault, et de projections de films, est exposée à la Kunsthalle de Berne à la fin de l'année, et à la nouvelle Biennale de Paris au début de 1985.
La galerie Schmela de Dùsseldorf présente Poja un ensemble de sculptures lumineuses dédiées à Alfred Schmela, disparu en 1981 et intitulé Schmela's Geist (L'Esprit de Schmelaj.
Tinguely donne une série de conférences consacrées à son œuvre au Gymnasium du Bugnon à Lausanne, au Kunsthistorisches Institut de l'université de Bonn (avec un film d'Adrian Maben), à l'Akademie der Bildende Kunste de Munich, et au Kunsthalle de Zurich.
Tinguely offre à la ville de Fribourg une fontaine dédiée à son ami Jo Siffert, le pilote de formule 1, mort au volant de son automobile lors d'une compétition. Tinguely réalise pour la Cafeteria zur Munz (dans l'immeuble de la banque Bar, à Zurich), un décor peint en noir opaque, et monté sur des éclairages colorés actionnés par des moteurs.
Présentation Enfer, un petit début constitué de crânes, de lumières, d'instruments et d'objets divers et dessins de couleur, à la galerie Kornfeld de Berne. Attribution du Kunstpreis par la ville de Zurich.
Pour la chaîne de magasins Seibu de Tôkyô, Tinguely réalise Méta-Harmonie III (Pandemonium), présenté au nouveau musée de Shiga pour l'exposition inaugurale de sculpture moderne.
A Milly-la-Forêt, la construction de La Tête progresse et s'enrichit de plusieurs travaux dont Les Veuves d'Eva Aeppli, Mai 1968 de Larry Rivers, Pénétrable de Jesus Rafael Soto, Restaurant de Daniel Spoerri, Piccolo Museo de Giovanni Podestâ. Les artistes cherchent une solution pour permettre l'accès de l'œuvre au public, et afin de la protéger des risques de vandalisme. Le président François Mitterrand visite la construction et promet de les aider.
    
    1985     
    Voyage en Italie, où Niki de Saint Phalle travaille à un jardin composé de sculptures promenades reproduisant toutes les figures du jeu de Tarot; Tinguely construit une machine pour La Tour de Niki.
Réalisation, pour le carnaval de Bâle, de costumes et de masques pour le groupe des Kultlerbutzer auquel il appartient.
Tinguely travaille à une nouvelle Méta-Harmonie (Maxi-Maxi).
Exposition personnelle à la Kunsthalle (Der Hypo-Kulturstiftung) où sont présentées des œuvres de 1980 à 1985: Méta-Harmonie IV(Fata Morgana), Die Hexen ou Schneemittchen und die Sieben Zwerge (Les Sorcières ou Blanche-Neige et les Sept Nains) et Maschinentar, objets rassemblés entre 1960 et 1985.
    
    1986     
    Exposition au casino de Knokke, en Belgique, et au Louisiana Museet de Humlebaek, au Danemark.
    
    1987     
    Présentation d'une série de nouvelles sculptures à la galerie Beyeler de Bâle, chez Noumura, à Kyoto, et réalisation d'une gigantesque MétaHarmonie exposée au Palazzo Grassi de Venise à l'occasion de la rétrospective Tinguely, inaugurée en juillet.
Don du Cyclop à l'Etat Français
    
    1988     
    Achète une ancienne fabrique de bouteilles à la Verrerie
Réalise en collaboration avec Niki de Saint Phalle La Fontaine de Château Chinon commandée par le Président Mitterrand
Début de la série des Carrousels et des Philosophes
Exposition au Centre Georges Pompidou à Paris
    
    1989     
    Stabilisations de sculptures de Niki de Saint Phalle. Exposition à la Galerie Beaubourg à Paris
Attribution du Docteur honoris causa par le Royal College of Art, Londres.
Le Safari de la Mort moscovite à la Freitagsgalerie, Soleure
    
    1991     
    Tinguely meurt d'une attaque cérébrale.











08/06/2007
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