Alain YVER

Alain YVER

JERU THE DAMAJA

JERU THE DAMAJA




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Chronique

Jeru the Damaja
The Sun rises in the East

http://www.abcdrduson.com/chroniques/chronique-811-jeru-the-damaja-the-sun-rises-in-the-east-.html

Préambule. Quand est sorti "Graduation", le troisième album de Kanye West, Tom Breihan a publié sur le site de Village Voice un billet mémorable. Il y décrivait un moment suspendu ; ce moment où le disque et le contexte dans lequel on l’écoute sont en parfaite adéquation. Où on se dit que cet album a été fait pour nous, pour qu’on l’écoute là, dans ces conditions, à cet instant précis.

Désolé pour ceux qui se foutent complètement de ma vie - et j'imagine que vous êtes nombreux -, mais, pour le coup, je ne peux pas faire autrement. J’ai passé un mois à Paris en janvier. Qui dit Paris dit métro, et qui dit métro dit un walkman et un pack de piles. Dans mon baladeur, je n’ai presque fait tourner qu’un seul album : "The Sun rises in the East", de Jeru The Damaja. J’ai longtemps considéré Jeru comme un rappeur sympa mais surrestimé, une espèce de fils caché du Wu-Tang Clan et de KRS One qui aurait pondu un chef d’œuvre ('Come clean'), suivi d’une floppée de titres pas mal mais sans plus. Je me trompais ; et c'est le métro parisien qui m’a fait comprendre la puissance de son premier album.

En fait, c’est même pire que ça. Je suis persuadé que Jeru et DJ Premier ont conçu cet album en pensant aux gens qui prennent le métro. En pensant à ses longs couloirs froids, à ses vieilles rames grinçantes, à ses shlags défoncés qui errent ou squattent, à ses regards vides et durs quelle que soit l’heure, qu’il fasse jour ou nuit, aux canettes de bière abandonnées qui roulent d’un bout à l’autre du wagon, sous les sièges. En pensant au métro new-yorkais, bien sûr, et, par ricochet involontaire, à celui de Paris. A modern day city symphony.

Le déclic a eu lieu un soir, sur la ligne 2, entre Stalingrad et Ménilmontant. Un clochard d’une quarantaine d’années hoquette puis se vomit dessus. Au-dessus de lui, de part et d’autre du wagon, deux pubs pour Priceminister : "Devenez radin" et "Revendez vos cadeaux de Noël". Dans les oreilles, 'Ain’t the Devil happy', ses cordes lugubres, le rire ténébreux de RZA sur 'Tearz' scratché en guise de refrain, la répétition par Jeru de la phrase "Ain’t the Devil happy...", suivie par l’attaque terrible du dernier couplet, égrenée mot par mot : "Niggas are in a state of nothingness, hopelessness, lifelessness"... Et, sous-jacent, comme un roulement en fond, le martèlement lourd et régulier du beat : le train continue d’avancer, life goes on. Tant pis pour lui, c'est triste mais c'est comme ça. Sortie du métro à Ménilmontant, bouffée d’air froid, démarrage de 'My mind spray' sur le sample du 'Nautilus' de Bob James. L’enchaînement est parfait.

Tout dans la musique de Jeru et Preemo retranscrit ces sensations souterraines. Quelque chose d’à la fois dur, pressé et saccadé. Comme cette façon géniale qu’a le rappeur new-yorkais de couper les mots et les phrases en deux ("Chop off domes with the poems that come out of my pin-eal / gland, as I expand, you know who I am"), comme s’il arrachait une bouffée d’oxygène à la dernière minute avant de replonger en apnée. Comme les beats rugueux et pesants de Premier – 'Statik' et 'D.Original' en tête. Marche, arrêt. Marche, arrêt. Kick, snare, kick, snare. Attente. "Walk like a ninja on the asphalt / Here talk is cheap, you're outlined in chalk". Attention aux pickpockets. Surveillez vos bagages. Ne mets pas tes mains sur la porte, tu risques de te faire pincer très fort. Gare de l’Est, Château-Landon, Louis Blanc. Bonjour, j’ai faim. Bonjour, mes enfants ont froid. Bonjour, ma petite amie est dans le coma. S’il vous plaît. Philippe Auguste, Alexandre Dumas, Avron – "Une femme s’y est faite poignarder hier, je sais pas si tu l’as lu dans Metro ?" Attente interminable dans un tunnel. Tags de Trane. "Uh Uh, heads up, cause we droppin’ some shit !"  Nation. Terminus. Descente. Bousculade, tout le monde s’engouffre le plus rapidement possible dans l’escalier, vers les lignes 1 ou 6. "Chant my power to devour all the snakes and rats / Extrasensory perception to avoid all traps". Correspondance, nouvelles têtes fatiguées, nouveaux baillements. Jeru The Damaja accompagne toutes ces situations quotidiennes banales, leur donne une autre ampleur, un autre sens.

"Step into my realm and be fried / by the statik…" Fin. Repeat all. "Liiiiife is the result of the struggle between dynamic opposites…"

"The Sun rises in the East" est unique.









[US.] Jeru The Damaja de retour avec DJ Premier ?

9 mars 2011 .
By crazyhorus, in News
La nouvelle risque de faire du bruit au sein de l’underground US, puisque le old timer new yorkais Jeru The Damaja dans une récente vidéo, affirme qu’il aimerait renouer avec DJ Premier à  l’occasion de son prochain album qui devrait paraà®tre cette année. Rappelons pour l’histoire que les deux premiers opus de Jeru, The Sun Rises In The East (1994) et Wrath Of The Math (1996) ont été produits par Primo et son considérés comme des must have. Depuis Heroz4Hire (1999), son troisième album, Kendric Jeru Davis n’a plus jamais travaillé avec la moitié de Gangstarr suite à  un différent artistique. Après s’être lancé en solo et notamment en tant que producteur, sa carrière s’en est malheureusement ressentie… Par ailleurs, le MC a aussi émis le souhait de pouvoir travailler avec Pete Rock, JuJu des Beatnuts et Large Professor. A noter que le dernier album de Jeru Still Rising date de 2007 et qu’on a pu le retrouver récemment sur le clip en hommage à  Guru de Group Home. The Black Prophet serait-il de retour ?







Jeru The Damaja
(MC, production), Sabor (production) + Showkase (production), Camile Velasco (chant)
chronique
Raven
hip-hop
Beaucoup se souviennent de Jeru The Damaja pour son premier disque désormais culte sorti en 1994, The Sun Rises In The East, dont la pochette a sûrement plus de célébrité que le contenu (on y voyait une vision prémonitoire des deux tours du World Trade Center en flammes en toile de fond). Cet album et le suivant, (dont je me sentirai de parler quand je serai dans une phase plus "nineties"), ont finalement comme beaucoup d’autres de la même époque symbolisé ce qu'était alors le must du rap dit "conscient". Il est toujours intéressant de prendre la température et de voir ce que valent aujourd’hui des vieux briscards comme Jeru – en ces temps de médisance où le hip-hop n’apporte guère plus d’une poignée d’album marquants par an, on peut légitimement se demander si un type comme lui, surtout après des apparitions auprès de La Coka Nostra, n’a pas perdu de sa superbe. Eh bien non – après 4 ans d’absence Jeru a peut être même gagné en maturité. Contrairement à d’autres premiers couteaux East Coast de la grande époque, le rappeur est resté intègre et fidèle au hip hop "conscient", malgré quelques coups de canifs dans le contrat, ce MC peut être dûment respecté à l’heure où bon nombre de ses frères se sont purement et simplement vendus et creusé par la même occasion leur propre tombe. Still Rising est un album dur et frontal, à l’image du personnage. Les choses ne sont pas dites à demi-mot, le flow du lascar s’est peut être même bonifié avec le temps : rocailleux et puissant, sans aucun relâchement, et d'une froideur extrême, les émotions les plus triviales étant totalement bannies. Jeru articule chaque mot, rappe cliniquement; sa diction carrée et impassible, dénuée de pathos, livre des punchlines très crues. Son rap est paradoxalement plus violent de la sorte. Prisonnier du personnage qu’il s’est lui-même créé (un soi-disant "prophète du hip-hop" venu pour sauver le genre pris en otage selon lui par des imposteurs – on peut dire qu’il avait vu juste aujourd’hui, mais était-ce si difficile à pronostiquer en 1995 ? Le ver était déjà dans le fruit), responsable de quelques-un des egotrips les plus mégalos du genre, et un des défenseurs les plus acharnés de la cause black. Nous sommes en 2007 et DJ Premier a quitté la barque, lui qui s’est au fil du temps révélé de plus en plus incapable de renouveler ses exploits passés (il y’en a de toute façon eu suffisamment pour qu’il mérite un bel épitaphe sur sa tombe, même si ça a viré au vinaigre). Les productions sont désormais assurées par un certain Sabor (qu’on avait déjà pu voir à l’œuvre sur Divine Desing) et Jeru lui-même. Des prods très basiques mais efficaces qui ne sont finalement pas si proches que ça de celles plus soulful, bluesly ou jazzy de Primo. Il y a en commun le même minimalisme certes, mais absolument rien de 'chaleureux' ici. Sans aucune forme de subtilité (ni de superflu), elles ont recours à peu d’artifices pour poser une ambiance bien noire (voix shootées à l’hélium, déformées, bruits de porc), et se servent plus de bribes d’electro et de sons flippés en tout genre, plutôt que de samples organiques (avec des moments un peu moins heureux comme "Hold Tight", sous influence du 2001 de Dre sans l'impact). Pour tout dire, je trouve même un charme malsain et sulfureux à ces prods que n’avaient pas celles plus funky de Premier, quelque chose de poisseux, de moche, se trame là-dedans, difficile de ne pas sentir une lourde menace se profiler dans les enceintes en écoutant "The Crack" ou "Mudera", ou le gimmick abrutissant de "How Ill". Mais rien n’explosera. Pas le style de la maison. Le flow du Damaja n’oscille pas, aucun mot plus haut que l’autre, la tension est maintenue en expert dans la voix, gorgée de mépris, comme dans les beats pesants, et les seuls moments un tant soit peu lumineux se trouveront vers la fin, pour ce qui est du reste Jeru est bien trop constipé par ses principes pour se permettre de plaisanter avec les choses graves – même quand il donne dans l’ironie sur l’intro du génial "Kick Rocks" c’est pour mieux enfoncer le clou : "I apologize to all persons that I have hurt in the past"… de plates excuses d’une amertume non dissimulée envers "tous ceux qu’il a blessé ou déçu" I’m sorry.. so sorry... that was a joke… On y croit pas… ou plus. Pléthore de branleurs de tout bord fraîchement débarqués sur la scène et excités comme des puces auraient quelque chose à apprendre en écoutant cet album, c’est sûr. Plus que la philosophie de vie discutable du MC, une philosophie de style digne des grands samouraïs de la East Coast: savoir se focaliser sur la tension de son rap, concentrer tout son dégoût et sa rage intérieure figées dans un flow monocorde et frontal, à l’antithèse de la violence débridée. Les lyrics sont clairs, sans ambiguïté, le MC pose un regard parfois critique sur ses erreurs de jeunesse, et frappe souvent juste. Nul besoin de trop en faire. Sur cet opus le Damaja reste en marge des projecteurs, et livre quelques cuts peut être peu originaux pour les initiés de longue date, mais très percutants. On regrettera juste la présence d’une prod plus légère signée Showkase sur "NY", titre qui sonne déplacé à mon goût, et le featuring r’n’b qui aurait été plus appréciable en d’autres circonstances. Certainement pas le meilleur album du vétéran, mais un des plus sombres, sans nul doute. Torve. (mercredi 18 février 2009)
tags des internautes sur : "Still Rising"









Nom
Kendrick Jeru Davis
Naissance
14 février 1972 (40 ans)
Wyandanch, New York,  États-Unis
Activité principale
Rappeur
Genre musical
Hip-hop
Rap East Coast
Années d'activité
1986-présent
Labels
Payday
FFRR
PolyGram Records
Know Savage Records
Ashenafi Records

Entourage
Gang Starr
Gang Starr Foundation
Afu-Ra
Group Home
modifier Jeru the Damaja (pour « Jeru the Damager » qui signifie « Jeru le casseur [de micro] »), de son vrai nom Kendrick Jeru Davis, (14 février 1971 à New York - ) est un rappeur américain issu du quartier d'East New York à Brooklyn, New York. Il a surtout collaboré avec les deux membres de Gang Starr, Guru et DJ Premier, qu'il a connus au lycée.
Biographie
Membre émérite de la Gang Starr Foundation, Jeru débute sa carrière en 1992 sur le titre I'm the Man, morceau présent sur l'album de Gang Starr Daily Operation.
L'année suivante, il sort son premier single, Come Clean, produit par DJ Premier, suivi par son premier album, The Sun Rises in the East en 1994, qui s'impose directement comme une référence du genre. La couverture de l'album montre l'une des tours du World Trade Center en feu et s'effondrant sur elle-même, et ce bien avant les attentats du 11 septembre 2001. Dès ce premier album, à défaut de posséder un flow techniquement exceptionnel, Jeru démontre une intelligence et des qualités d'écriture indéniables, particulièrement visibles dans le morceau éponyme où il personnifie l'ignorance, la jalousie et l'envie qui pervertissent la jeunesse.
En 1996, Jeru sort son deuxième album Wrath of the Math, produit à nouveau intégralement par DJ Premier. Comme sur son premier album, Jeru dénonce les labels et artistes qui commençaient à infester le hip hop de l'intérieur (cf. The Bullshit, One Day, Ya Playin' Yaself), toujours avec son attitude subversive et à l'aide du même style de rimes complexes qui avait fait le succès du premier disque, même si toutefois ce second effort est reconnu comme légèrement moins réussi que le premier.
Suite à cet album, Jeru se brouille avec Gang Starr et il disparaît de la scène jusqu'en 1999, avant de sortir son troisième album, Heroz4Hire. Cet album est son premier sans production de DJ Premier et également son premier sous son nouveau label, KnowSavage Records. Il inclut le single 99.9 %, qui attaque directement Gang Starr.
Après avoir signé sur Ashenafi Records, Jeru sort un quatrième album, Divine Design, en 2003.
Son dernier album à ce jour, intitulé Still Rising, est sorti en 2007.
En mars 2011, le Dirty Rotten Scoundrel annonce son grand retour à venir, avec en prévision des productions de Pete Rock, Juju des Beatnuts, Large Professor et donc DJ Premier, près de 15 ans après la dernière collaboration.
Dans ses textes, Jeru critique le matérialisme consumériste (Da Bichez, Me or the Papes, Ya Playin' Yaself), dénonce le racisme et l'oppression (Jungle Music, Invasion) tout en s'opposant à certains stéréotypes (Not the Average).
En outre, il est végétarien et taoïste et se réclamait à l'époque régulièrement de l'héritage idéologique des Black Panthers ou encore de la philosophie rasta.
Discographie
    •    1994 : The Sun Rises in the East
    •    1996 : Wrath of the Math
    •    1999 : Heroz4Hire
    •    2003 : Divine Design
    •    2007 : Still Rising
    •     Interview sur Divine Design par The Situation




03/12/2012
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