Alain YVER

Alain YVER

JOAN MITCHELL

 JOAN MITCHELL






Les musées ou l' on peut voir ces toiles
//www.artcyclopedia.com/artists/mitchell_joan.html



Joan Mitchell (1925-1992)
    est une artiste-peintre américaine faisant partie du mouvement expressionniste abstrait de « seconde génération ». Elle développa une œuvre à la fois abstraite et expressionniste très puissante. Ses œuvres sont exposées dans les plus grands musées d'art moderne à tavers le monde.

Biographie

Joan Mitchell est née en 1925 à Chicago. Elevée par sa famille fortunée, son père était un médecin célèbre, elle se tourna très vite vers les arts. En 1942, elle s'inscrivit au Smith College qu'elle quitta en 1944 pour le Art Institute of Chicago. Elle y reçut son diplôme (Bachelor of Arts degree) en 1947 et un autre diplôme (Master of Fine Arts) en 1950. Elle étudia aussi à l'école de Hans Hofmann à New York et voyagea en France, Espagne et en Italie. Dans les années 1950, elle était considérée comme un élément essentiel de l'École de New York.

Son travail a été influencé à ses débuts par Vincent Van Gogh, Paul Cézanne, Wassily Kandinsky, puis par Franz Kline et Willem de Kooning, entre autres.

En 1955 Joan Mitchell s'installa en France pour rejoindre son compagnon le peintre canadien Jean-Paul Riopelle, avec lequel elle eut une relation longue, riche et tumultueuse. Ils n'habitèrent pas ensemble et conservèrent des ateliers séparés, mais dinaient et buvaient ensemble tous les jours. Ils habitèrent d'abord Paris, avant de déménager à Giverny, près de la maison de Claude Monet.

Elle mourut à Vétheuil en 1992.

Les œuvres de Joan Mitchell sont souvent de grandes dimensions, couvrant deux panneaux. Ses tableaux sont très expressifs et émouvants.

Elle disait de ses tableaux qu'ils devaient « transmettre le sentiment d'un tournesol fanant » (« to convey the feeling of the dying sunflower. »)
Une fondation en sa mémoire a été créée au Etats-Unis. Elle attribue des bourses à de jeunes artistes :

Fondation Joan Mitchell
//www.foundationcenter.org/grantmaker/joanmitchellfdn/






Paris sous les coups de brosse de Joan Mitchell

Béatrice de Rochebouët.
Publié le 13 octobre 2006


     oeuvre majeure de l'artiste américaine sera dispersée pendant la Fiac, avec la collection du célèbre marchand Jean Fournier.
 
DES COUPS de brosse impulsifs, violents et tendres à la fois, une palette aux couleurs fortes de l'eau et du soleil, une concentration de matière jouant sur les dissonances chromatiques, la gestuelle picturale de Joan Mitchell (1926, Chicago- 1992, Paris) éclate à la figure. Paris (*) a la chance de voir passer aux enchères une toile majeure, Salut Sally (1970), de cet artiste américaine issue de la seconde génération de l'expressionnisme abstrait, dont elle a gardé le goût pour la technique à l'huile et la facture de l'action painting pour mieux traduire l'émotion ressentie au contact de la nature.
 
«C'est une vraie pièce de musée, d'une liberté et d'une poésie totale, qu'accentue son format impressionnant. La toile a été peinte à une date charnière, au moment où Joan Mitchell arrive à Paris après avoir quitté New York où elle a découvert Cézanne, Van Gogh et Kandinsky et s'est initiée à l'expressionnisme avec de Kooning et Kline», explique l'expert d'Artcurial, Martin Guesnet, fier de pouvoir rivaliser, un cour instant, avec le marché anglo-saxon grâce à une telle oeuvre. Elle est proposée 1 à 1,5 M€. Une estimation forte soutenue par une belle provenance : celle de «la collection personnelle» de Jean Fournier, le marchand qui a toujours encouragé Joan Mitchell et l'a exposée depuis son installation à Vétheuil en 1969 ainsi que son mari Jean-Paul Riopelle (250 000/300 000 €, Après la nuit, vers 1957).
 

Voilà l'occasion, à travers neuf oeuvres ayant appartenu à ce galeriste de la rue du Bac, de redécouvrir les protagonistes de notre avant-garde française : de Jean Degottex, fervent praticien de l'abstraction lyrique gestuelle (10 000/25 000 € le 29 août II 1956, grande huile de 145 x 96 cm) à Simon Hantaï avec ses toiles pliées avant d'être peintes (130 000/150 000 €, Étude, de 1969). C'est pour bénéficier de l'impact de la Fiac et de la venue espérée des collectionneurs internationaux qu'Artcurial a changé son calendrier, passant de décembre à octobre pour ses ventes d'art moderne et contemporain. Un timing dont profite depuis longtemps l'étude Cornette de Saint-Cyr qui vend plusieurs collections (Philippe Meaille, Mr Dubarry, Banque Worms...) et de l'art contemporain chinois. Le produit attendu d'Artcurial de 7 M€ pour le contemporain qui offre une belle sélection d'Agnès Thurnauer, Djamel Tatah ou de Gasiorowski et d'art indien en pleine explosion (1,4 M€, 97,7% en valeur, le 22 septembre pour la vente inaugurale de Sotheby's à New York). Mais on est encore très loin des produits attendus à Londres, cette semaine, en pleine effervescence de la Frieze Art Fair.
 

Le 28 octobre à 15 heures chez Artcurial. www.artcurial.auction.fr





Joan Mitchell peintre de lumière
Incandescente, cette peinture de l'artiste américaine figure dans la collection de Jean Fournier, son galeriste attitré, dispersée dans quelques jours.


        
Adjugé : 2 586 000 €.
Joan Mitchell ( 1926-1992).
Salut Sally, 1970,
huile sur toile, 260 x 195 cm.
Hôtel Dassault, samedi 28 octobre 2006.
Artcurial - Briest - Poulain - Le Fur - F. Tajan SVV.

Magmas de couleur renforcés de blanc, coulures, touches diaphanes à peine colorées de tendres pastels... Joan Mitchell utilise toutes les techniques de l'expressionnisme abstrait pour cette oeuvre de lumière concentrée. Fidèle aussi aux figures tutélaires qu'elle s'était choisies, Cézanne, Matisse et Van Gogh. Durant son enfance à Chicago, lorsque son père l'emmène à l'Art Institute, elle est frappée par la densité lumineuse des peintures de Matisse, puis elle s'enchante de Cézanne, de cette incomparable sensation de la nature, où elle-même puise toute son inspiration. Vient enfin Van Gogh, le maître coloriste qui vit pleinement dans ses toiles, hymnes de joie et de souffrance, expressions lyriques d'un émoi individuel. En 1947, Joan Mitchell, fraîchement diplômée de l'Art Institute de sa ville natale, arrive à New York, lorsque Pollock, de Kooning et Gorky révolutionnent la manière de peindre. Intéressée, mais pas convaincue, elle part pour Paris, puis au Lavandou, avant de revenir à la fin de 1949. Elle se joint alors au groupe de Ninth Street, qui compte entre autres Franz Kline, Philip Guston et Willem de Kooning, expose avec eux. Mitchell est vite reconnue comme une artiste à part entière. Dotée d'un caractère bien trempé, financièrement indépendante, elle préfère travailler dans la solitude. À partir de 1955, Paris, puis Vétheuil sont ses lieux de résidence et de création, là où elle peut mûrir les leçons de l'Action painting, auxquelles elle sera toujours fidèle. Son oeuvre transmet son regard, les personnes et les lieux fixés dans sa mémoire, sans cesse retravaillée. "C'est une image, une image réelle, explique-t-elle à Henri Michaud, le mouvement est immobilisé, comme un poisson pris dans la glace." Dans cette toile peinte en hommage à sa soeur Sally, les images de leur parcours commun sur les bords du lac Michigan – le soleil sur l'eau, le bleu profond du lac en été, les frisottis de glace bordant ses rives au début de l'hiver, bref, toutes les couleurs de la nature en toutes saisons – affleurent la toile, s'incrustent avec la force de l'émotion. Joan Mitchell parvient avec économie de moyens et sûreté du geste à exprimer la joie teintée de nostalgie, une Arcadie perdue. Le tableau a été peint à une époque où l'artiste se confronte au deuil, à ses propres peurs de la mort."Peindre est l'opposé de la mort. C'est ce qui permet à quelqu'un de survivre", dit-elle. Ses oeuvres constituent une élégie lumineuse d'un passé rêvé, d'autant plus précieux qu'il est révolu, ou peut-être parce qu'il n'a jamais existé. Peu de temps avant sa mort, Joan Mitchell gardait un poème de Rilke : "De tes yeux (...) tu lèves lentement un arbre noir et le places sur le ciel, [...] et tu as créé le monde. Ainsi, il se profile immense, comme un mot qui mûrit en silence (...) tendrement, tes yeux le laissent partir".

Anne Foster
    








HOMMAGE À JOAN MITCHELL


Le peintre américain Joan Mitchell est décédée il y a quelques mois à Paris, à l'âge de 66 ans.

Née à Chicago, elle s'était établie définitivement à Paris en 1959. S'inspirant des impressionnistes français, particulièrement de Claude Monet, elle commença par peindre des paysages. Plus tard, s'adonnant à la peinture abstraite, elle se mit à peindre des formes géométriques circulaires empreintes de mouvement.

Mitchell, ancienne compagne du peintre canadien Jean-Paul Riopelle, vivait seule dans un faubourg de Paris, où habita jadis Monet ...











20/08/2007
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