Alain YVER

Alain YVER

JOE HENDERSON

JOE  HENDERSON





Tout ce que les studios d'enregistrement américains comptent comme requins en cette fin d'années 90 se trouve dans les pupitres du big bandréuni par Joe Henderson à la poursuite de ses propres compositions, standardisées pour certaines. Joe Henderson dispose à souhait de l'art du conteur avec une sonorité chaude, qui sait à l'occasion se faire rugueuse et figure au premier plan de cet extraordinaire big band, au placement sans faille et à la volubilité extrême. Il faut dire que l'orchestre est placé sous la baguette de trois fameux conducteurs, esthètes en matière d'arrangements pour grande formation : Bob Belden, Don Sickler et Slide Hampton. L'ensemble dégage une fraîcheur et une rondeur que ne font qu'accroître l'énergie novatrice des pupitres. Un disque qui s'écoute sans reprendre son souffle, à l'écoute de celui de Joe Henderson et de ses big bandboys qui ne ménagent pas le leur pour enflammer cette session, comparable à celles données en d'autres temps par un certain Dizzy Gillespie. --Jean-Michel SchlosserTout ce que les studios d'enregistrement américains comptent comme requins en cette fin d'années 90 se trouve dans les pupitres du big bandréuni par Joe Henderson à la poursuite de ses propres compositions, standardisées pour certaines. Joe Henderson dispose à souhait de l'art du conteur avec une sonorité chaude, qui sait à l'occasion se faire rugueuse et figure au premier plan de cet extraordinaire big band, au placement sans faille et à la volubilité extrême. Il faut dire que l'orchestre est placé sous la baguette de trois fameux conducteurs, esthètes en matière d'arrangements pour grande formation : Bob Belden, Don Sickler et Slide Hampton. L'ensemble dégage une fraîcheur et une rondeur que ne font qu'accroître l'énergie novatrice des pupitres. Un disque qui s'écoute sans reprendre son souffle, à l'écoute de celui de Joe Henderson et de ses big bandboys qui ne ménagent pas le leur pour enflammer cette session, comparable à celles données en d'autres temps par un certain Dizzy Gillespie. --Jean-Michel Schlosser



JOE HENDERSON BIG BAND





Joseph Henderson, plus communément appelé Joe Henderson (né le 24 avril 1937 et décédé le 30 juin 2001) était un saxophoniste ténor et compositeur de jazz.

Biographie

Joe Henderson est né à Lima dans l'Ohio, d'une famille pauvre de 15 enfants. Il découvre le jazz grâce aux enregistrements des Jazz at the Philharmonic de l'un de ses frères. Encouragé par ses parents et par son frère, il commence à pratiquer la batterie, puis le saxophone ténor à 13 ans en étudiant le répertoire de Lester Young. Très vite, il compose pour l'orchestre de son lycée et se produit dans des clubs locaux.

Plus tard, Henderson étudie la musique au collège d'État du Kentucky (Kentucky State College) puis à l’université Wayne de Detroit (Wayne University) à l’âge de 18 ans. Il devient actif sur la scène jazz de cette ville, et participe à des jam sessions en compagnie des stars new-yorkaises de passage. Ces opportunités l’encouragent à apprendre la flûte et la basse, et surtout à développer ses compétences pour le saxophone et la composition. Ces camarades de classe, parmi lesquels on peut citer Yusef Lateef, Barry Harris, ou Donald Byrd, lui apportent certainement d’autres sources d’inspiration.

Après son service militaire (de 1960 à 1962), il s’installe à New York où il est pris en main par le trompettiste Kenny Dorham. De 1963 à 1968, il enregistre en sideman sur une trentaine d’albums du mythique label Blue Note. Bien que ces premiers enregistrements soient empreints d’une forte influence hard bop, son jeu embrasse non seulement le be-bop, le R&B ou le latin, mais aussi l’avant-garde. Ses participations incluent le quintette d’Horace Silver jusqu’en 1964 — on lui doit un solo sur Song for My Father, le fameux tube du pianiste — , l’album Prisoner de Herbie Hancock ou l’avant-gardiste Black Fire de Andrew Hill.










Joe Henderson est mort (2001)


Les grandes étapes de la carrière du saxophoniste.
C'est le 30 juin 2001 que Joe Henderson est mort à l'âge de 64 ans.
Né le 24 avril 1937 à Lima, dans l'Ohio, Joe Henderson apprend la batterie avant de se mettre au ténor à l'âge de treize ans. Il signe ses premières compositions alors qu'il est encore au lycée, et joue parallèlement dans les clubs locaux. En 1956 il part pour Detroit, et étudie à la Wayne State University. Il y fait la connaissance de Yusef Lateef et Hugh Lawson. Il commence sa carrière professionnelle, conjointement, dans l'orchestre de l'université et dans des clubs avec Sonny Stitt, Donald Byrd et Pepper Adams. En 1959, alors qu'il réside à Montréal, il joue quelque temps avec le guitariste René Thomas qui s'y est aussi établi. De 1960 à 1962, il accomplit son service militaire au sein du “Rolling Along Show”, où il joue parfois de la contrebasse. Son service militaire terminé, il séjourne trois mois à Baltimore, puis prend la direction de New York, où il travaille avec Brother Jack McDuff, avant de diriger un quintette avec Kenny Dorham, puis de collaborer avec Horace Silver (1964-66). A la fin des années 1960, avec Louis Hayes et Freddie Hubbard, il co-fonde “The Jazz Communicators”. Il séjourne ensuite dans la formation de Herbie Hancock et passe quatre mois avec Blood, Sweat and Tears. Il devient ensuite leader de ses propres formations. Artiste Blue Note, il enregistrera pour eux de très nombreux disques, puis signera un contrat avec Verve. Enseignant depuis de nombreuses années à San José en Californie, il avait notamment joué depuis avec Charlie Haden, Al Foster, Irene Renee Rosnes, etc. Son état de santé l'avait contraint à s'éloigner de la scène depuis plus d'un an.



19/08/2007
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